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interviewLCI (sur YouTube)· 17 avril 2026 108 min

Le 22h Nivat du vendredi 17 avril 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Mesdames, messieurs, bonsoir. Est-ce du bluff ? Est-ce le sentitel optimisme de Donald Trump ou l'avènement réel d'une future Pax americana [musique] ?

Aujourd'hui, Donald Trump qui semble excité comme un enfant depuis la mi-journée, qui a tweeté un [musique] certain nombre de fois, encore plus grand que d'habitude, je dirais, n'a cessé de poster sur son réseau social depuis justement le tweet du ministre iranien des avaires étrangères. Résultat sur les points litigieux [musique] d'Ormous et celui du nucléaire, les choses ont peut-être bougé. On vous raconte tout sur LCI.

Nous sommes avec Michel Goya, consultant militaire del LCI. Michel, bonsoir, merci d'être là. Xavier Tittlemman, bonsoir Xavier, ancien aviateur militaire, spécialiste aéronautique et défense.

Merci d'être avec nous. Luc Manget, grand reporter, merci [musique] bien à vous aussi. Sopia Amara, vous êtes grand reporter spécialiste de Moyen-Orient.

Très content de vous voir ce soir ainsi que Sylvie Berman, [musique] vous êtes ancien ambassadeur de France en Russie et Romu Alciora. Remu Alora, bonsoir, vous êtes directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis. [musique] à l'IRIS.

Vous êtes essayiste, politologue et documentariste franco-américain. [musique] Donc ce soir, ça va être très riche parce que regardons d'abord cette image de Donald Trump. Donald Trump qui est présentement dans un avion.

Voilà, ça c'était il y a quelques minutes à peine. Donald Trump était en train de monter dans Air Force One. Euh, il était à Las Vegas quand il a pris Air Force One.

Il est en train de se rendre au moment où nous vous parlons euh en Arizona à Phenniix euh parce un événement politique majeur pour galvaniser la base MAGA en en républicaine en vue des élections de mi-mandat. On vous en reparlera tout à l'heure parce que Donald Trump sera sûrement avec nous au moment, voyez, il a failli il a failli faire se se faire mal à la tête en rentrant dans l'avion et là il est dans l'avion et on le reprendra tout à l'heure quand il atterrira bien sûr à Phenniix. Donc reprenons pour ce soir, c'est-à-dire dans la journée, vous savez avant nous préparons cette émission sur LCI, moi et mon équipe avec Aurélie Delmour et et d'autres bien des heures avant avant l'antenne bien évidemment et nous scrutons ce qui se passe du côté du réseau social de Donald Trump.

Mais alors aujourd'hui, c'était, j'allais dire la Qata, pas la Qata, c'était la la cascade la cascade de de Trump. Il y a eu plus de 10 tweets en plus en une heure seulement, mais tout a commencé. D'abord par le tweet non pas de Donald Trump mais du ministre iranien des affaires étrangères, Abbas Arakchi.

Voilà ce qu'il a tweeté. Euh à 14h45 he française. Le passage de tous les navires commerciaux à travers le D3 d'Ormous est déclaré complètement ouvert pour la durée restante du CC le feu.

Bon alors déjà on note qu'il a pas précisé quel CC le feu. Est-ce le CC le feu actuellement en cours en Iran ? Laisse le cesser le feu en cours depuis hier soir au Liban.

Il n'a pas précisé. Mais 20 minutes plus tard, premier tweet de la salve de Donald Trump. Voici ce tweet donc à 15h06, celui de Donald Trump.

L'Iran vient d'annoncer que le D3 d'ormous est entièrement ouvert et prêt à accueillir tout types de trafic. Merci. Voilà, c'est le début d'une cascade que nous allons analyser.

Romual Sora, vous êtes spécialiste des États-Unis. Est-ce que donc sans rentrer dans les détails parce que les détails, on va les donner euh longuement tout au long de la soirée. Est-ce que le fait que Donald Trump voilà a tweeté 20 minutes après le ministre d'affaires des étrangères signifie quelque chose ?

Oui, bien évidemment. Euh, d'abord, il faut garder à l'esprit que Trump cherche une sortie de secours à ce conflit déjà depuis un bon moment où il s'est piégé lui-même. Et il a sa sortie de secours.

Il a un compromis qui visiblement lui permettra de garder la face, la tête haute face aux Américains et comme vous l'avez dit précédemment, de redynamiser essentiellement lors de ce grand meeting sa base Maga qui s'était fragilisé et qui semblait se détourner un petit peu de lui. H alors ces deux annonces, c'est c'est lié directement effectivement à la mise en œuvre du CC le feu Israël Liban. Euh Lucas Manget.

Euh il y a un autre tweet de Donald Trump qui est lequel je m'y perd un peu. Donc c'est euh celui sur euh le Liban. Lequel est ?

Voilà. Alors c'est euh avec voilà cet accord n'est aucunement lié au Liban, mais nous allons rendre sa grandeur au Liban. En fait chacun essaie de tirer la couverture à soi et surtout Donald Trump hein.

Oui mais les Ianiens aussi. Non non mais les Iraniens aussi sont rentrés. La preuve, vous l'avez dit, le premier tweet et des iraniens, ils sont rentrés progressivement dans une forme de dialogue, enfin j'allais dire mondial, en tout cas mondialement écouté ou lu avec Donald Trump et il fonctionne, ils ont appris à jouer comme lui et donc c'est à celui qui parlera le plus vite, le plus fort parce que on va analyser les les les séries de de déclarations qu'il y a eu dans la journée dont certaines sont parfois contradictoires, mais quand il dit qu'il y a pas euh ce n'est pas lié à l'accord avec le Liban, il c'est parce qu'il ne veut pas que que les que les Iraniens donnent l'impression que ce sont eux qui qui gagnent parce que les Iraniens ont évidemment expliqué que cet accord n'était possible que parce que Donald Trump avait eu la gentillesse de tendre le bras de de l'ennemi Netaniaahu et de le contraindre à signer un un un cesser le feu au Liban.

Et c'était l'exigence des des Libanais, des Iraniens pardon depuis le début de cette négociation. Donc évidemment chacun essaie de dire "Non, non mais c'est moi qui avais raison et je ne me suis pas fait manipuler par les autres." Et Donald Trump a a tweeté toute la journée pour donner l'impression comme toujours saturer l'espace médiatique que c'est lui qui est à la manœuvre sur absolument tout ce qui n'est pas vrai en l'espèce.

Oui. Alors Donald Trump a tweeté sur le D3 d'Ormous en donnant quelques précisions. Donc il dit le D3 d'Ormous est entièrement ouvert et prêt à accueillir tout trafic à permettre un passage libre.

Mais le bloc le blocus naval, c'està-dire le blocus naval américain, restera en vigueur en ce qui concerne l'Iran uniquement jusqu'à ce que notre transaction avec l'Iran, donc un futur accord, soit terminé à 100 %. C'est-à-dire euh comme d'habitude, on a l'impression euh euh s'affirmera que Donald Trump d'abord se laisse aller à son sentiment du moment qui est cette véritable excitation à 15h06 après le tweet du ministre des affaires étrangères irranien en disant voilà ça y est c'est ouvert merci. Il dit merci, il remercie grand seigneur et ensuite il recule un peu puisqu'il dit attention attention il y a quand même un blocage naval le mien qui restera tant queil y a pas d'accord complètement signé.

Alors qu'est-ce qui s'est passé ? Il y a ces conseillers qui lui ont dit qu'il fallait pas que ça aille trop vite ou quoi ? C'est un peu ce que j'allais suggérer, mais on n sait pas pas grand-chose puisque évidemment c'est toujours très difficile de lire entre les lignes de Donald Trump et celle de son ses tweets notamment, mais on dirait qu'il s'est empressé dans dans parfois il a une certaine naïveté plutôt positive de dire "Ah, vous avez fait ça alors bravo et même merci." Donc on en est à remercier la République islamique pour avoir pour avoir ramené la situation à ce qu'elle était le 27, c'est-à-dire la veille du début du conflit et peut-être qu'on lui a dit non mais gardez une carte en main.

Voilà donc le bloqueur qui fut l'Iran a débloqué mais celui qui a surbloqué ben il faut qu'il continue à bloquer pour qu'il garde une carte de négociation. Oui [grognement] c'est exactement ça Michel. Vous le comprenez de la même façon.

Oui, à peu près. Oui. C'est-à-dire que alors d'abord c'est une des rares fois où je le vois ou l'entends dire merci à quelqu'un.

Oui. Oui. Non mais aujourd'hui il a dit merci plusieurs fois.

Ça a commencé à 15h06 et ça s'est poursuivi. Il faut profiter. Il remerci Donald Trump parce qu'il y croit il cro il bon il bonur.

Mais oui alors et en même temps c'est toujours il y a toujours le jeu de savoir qui est le mal dominant quand même un peu dans dans toutes ces négociations à 3 entre lui Netaniaahu et le ça le collectif iranien. savoir qui est en fait en train de dicter sa loi aux autres et c'est pas forcément évident. Maintenant, voilà ce qui est intéressant, c'est que la pour placer un bon mot, c'est la la guerre de 3.

La guerre du D3 n'aura pas lieu. Ah, merci. Elle est belle.

La guerre du D3 n'aura pas lieu. Mais enfin et en même temps, on l'espère. Mais parce que oui, c'est un vrai geste des escalades de la part des des Iraniens avec quand même quelques bémoles.

C'est la durée du cesser le feu. Bon, ce qui veut peut-être dire qu'ils ont peut-être envie justement que ce CC le feu se prolonge, que apparemment ils ont conservé un peu l'idée du droit de péage. Il faut quand même pas que déconner non plus, il y a du il y a quand même de l'argent à se faire.

Et puis ensuite, il conservent malgré tout toujours la possibilité de le bloquer quand ils veulent. Voilà, ils ont toujours cette capacité. Donc c'est un geste incontestable mais qui leur coûte pas trop en réalité.

Alors vous parliez de la guerre de3 du D3 et bien figurez-vous que Donald Trump en anglais dans le texte dans son premier tweet quand il dit que l'Iran vient d'annoncer que le D3 d'Amus est entièrement ouvert en fait il l'a appelé, il s'est trompé, il a dit le D3 d'Iran. Il a pas dit le D3 d'ormous parce qu'il l'a écrit très vite ce premier ce premier tweet, celui qui était le début de toute une salve. Et selon Donald Trump, plus tard dans dans l'après-midi, on va y venir dans le détail parce que il a parlé également du nucléaire.

Selon lui, il va y avoir Sylvie Berman, un accord très proche. Donald Trump parle de entre iranien et américain de dans un jour ou deux, c'est ce qu'il a dit à une chaîne privée israélienne, Channel 12. Euh, il insiste, cet accord euh sera peut-être obtenu ce weekend précisément avec un retour des négociations.

Est-ce qu'il prend son désir pour des réalités ? Alors, c'est possible, on n'en sait rien effectivement parce que pour le moment les Iraniens ne sont pas du tout sur cette ligne-là parce qu'il dit que ils vont accepter le transfert de l'uranium en Ruch vers les États-Unis. Les Iraniens disent le contraire et effectivement ça serait étonnant.

Mais en fait, Donald Trump a pas besoin comme porte de sortie impérativement d'avoir un accord sur le nucléaire qui soit supérieur à ce qu'il y avait en 2015, c'est-à-dire le euh l'accord d'Obama qu'il a dénoncé. Et donc ça pourrait porter effectivement là-dessus, mais ce n'est pas facile, ce n'est pas garanti et pour le moment les Ianiens sont pas sur la même ligne. Alors, il y a sûrement des informations que nous n'avons pas, mais euh c'est ça paraît très optimiste.

Il y a des informations que nous n'avons pas bien évidemment, mais ça n'est pas une raison pour ne pas faire cette émission. C'est-à-dire, nous faisons avec les émissions que nous avons, nous travaillons beaucoup et nous essayons de saisir. Il est aussi normal que la plupart des négociaux et vous savez en tant que diplomate Sylvie Berman, soit soit ne soit pas toute publique bien évidemment, mais il y a un jeu entre le public et et ce qui est officieux et ce qui est officiel.

Le nucléaire, on va évidemment y revenir plus tard dans la soirée parce que les deux points aujourd'hui, c'est horormous, le débocage et sans doute le nucléaire avec Donald Trump qui dit qu'il va récupérer le matériau nucléaire. Évidemment, les Iraniens démentent. Mais pendant ce temps, qu'est-ce qui se passe en Europe et plus spécifiquement en France ?

Et bien en France, c'est ces annonces d'aujourd'hui sont venues percuter une réunion à Paris. Là, vous voyez Georgia Melon, le chancelier allemand, le premier ministre britannique Emmanuel Macron. C'était tout à l'heure à Paris. euh les États non belligérants euh qui se sont dit prêts à une mission dite neutre neutre de sécurisation d'Ormous, du D3IT d'Ormous dont ils ont demandé la pleine réouverture au-delà de l'annonce justement euh iranienne.

C'est-à-dire que l'annonce iranienne dont je vous ai parlé tout à l'heure à 14h45 est venue percuter ces décisions, ces ces ces ces discussions à Paris et euh 49 pays ont participé. Là, on a les quatre principaux qui étaient là physiquement. Donc, Lucas Manger, ça a été quand même, on n' pas l'impression que les Européens ont une grande place importante dans la réouverture ce n'est des trois d'ormous.

Donc, on peut se féliciter de ce que disent les Iraniens et les Américains, mais on est un peu en retard. Ça ça ressemble un peu à une coalition des volontaires comme ce qui se passait avec l'Ukraine. C'est pas la même temporalité.

C'est-à-dire que d'une certaine manière, je pense que Trump d'ailleurs a a dû prendre un malin plaisir à à annoncer cette réouverture au moment où les Européens se réunissaient à Paris parce que c'est c'est un comment dire, c'est une manière de faire qui n'est pas celle de Trump. C'est la diplomatie du temps beaucoup plus long, c'estàdire c'est les les vrais enfin je parle sous le contrôle de d'une ambassadrice. Donc je vais faire très attention à ce que je dis mais mais c'est la méthode du temps long, des choses qui prennent du temps, qui se négocient alors que Trump est dans une logique de l'immédiaté, de la puissance et de on chasse un problème par un autre.

C'est-à-dire que si demain bah c'est Cuba qui vient dans l'actualité, cette question pour lui de du Normous n'existera plus ou reviendra à un autre moment. Les Européens font ce qu'ils peuvent. Euh je pense qu'il faut pas non plus euh enfin ils font ce qu'ils peuvent, ils font ce qu'ils peuvent.

La réouverture du Normous ne va pas se faire en 48 he quoi qu'il arrive. Oui, mais je suis pas sûr que les Européens aient une grande influence sur les ressources du trois d'ormous. C'est simplement ce que je voulais dire. essayer, ils vont ils vont essayer et et les pays du golf et les pays de la région vont avoir besoin de la sécurisation de la région parce que la la réouverture du D3 d'Ormous, le passage des bateaux va va prendre effectivement des semaines et le réapprovisionnement mondial du pétrole depuis l'Iran, l'Irak et les pays du golf va prendre plusieurs mois.

Alors euh selon le premier ministre britannique Kirstarmer euh ça va effectivement, vous avez raison, euh continuer concrètement puisque la réunion de planification militaire concernant euh cette mission de sécurisation aura lieu dans quelques jours, la semaine prochaine à Londres. Euh Georgia Meloni quant à elle a insisté sur et bien ceci, on l'écoute. Il est clair qu'une présence internationale à Ormous ne pourra être mise en place qu'une fois les hostilités cessées.

En coordination avec tous les acteurs régionaux et internationaux et dans le cadre d'une posture exclusivement défensive. Il me semble qu'il y avait également un accord total sur ce point ce matin. Euh Michel Goya exclusivement défensif, c'est une idée de Emmanuel Macron dès le 9 mars, c'est dès le tout début de la guerre, il en avait déjà parlé.

Oui. Alors, c'est quelque chose qui devrait ressembler un petit peu à le l'opération aspides dans la mer rouge, c'est-à-dire qu'on escorte des navires. Euh maintenant, cette opération cette escorte des navires dans la mer rouge, on l'avait fait alors que il y avait une menace véritablement.

Là, on attend qu'il y a la fin des menaces. Donc, j'ai un peu de mal à comprendre le concept en fait. On attend la fin de la guerre, donc la fin des menaces pour protéger contre les menaces.

Euh, ça va, c'est bien dit là, vous avez raison. C'est un vrai paradoxe tout de même, non ? Ben oui, qui me gêne un petit peu quand même.

On aurait pu peut-être, si on avait été un peu plus volontariste dire "Écoutez, voilà, les combats ont cessé actuellement." Et bien, allons-y. Allons-y.

Là, il y a une fenêtre dans laquelle mais on y va. On envoie comme c'était l'opération Prometé dans les années 80, l'opération française où on envoie des navires dans le dans le golf pour protéger pour escorter les navire de commerce. On passe au large de l'om là dans cette zone qui est un peu moins contrôlée par les euh par les Iraniens et puis et puis on force on force les choses.

Euh voilà, maintenant les Iraniens on dit, je le rappelle que il n'y accepteraiit aucun navire militaire dans la région. Donc ce serait malgré tout une provocation directe enfin une confrontation directe Emmanuel Macron Emmanuel Macron également s'est exprimé suite à cette réunion qui se tenait donc à l'Élysée sur le fait que il estime que la mission est encore plus légitime maintenant. L'initiative que nous avons tenue tous ensemble aujourd'hui est encore plus légitime parce qu'elle est ce qui va permettre de consolider ces annonces à court terme et surtout de leur donner une possibilité de tenir dans la durée.

Une Oui. Xavier Tittelman. Bah la question de tenir dans la durée, ça me fait un petit peu penser Michel l'a vécu au casque bleu.

Une fois qu'il y a la paix, on met des casques bleus comme au Liban et puis ils sont là, ils comptent les coûts éventuellement. mais ils servent à rien pour imposer la paix et si ça reprend, ils sont au milieu et finalement ils deviennent des cibles comme les autres. Alors effectivement la position de la France c'est très bien d'assurer sa présence, de garantir une sécurité mais on assure une sécurité uniquement en temps de paix et on cherche pas à pousser.

Est-ce qu'on va déminer d'ailleurs ? Est-ce qu'il y a des mines ? Parce que si le l'Iran prétend que le D3 est ouvert, est-ce qu'il y avait des mines que ce soit une mine, 100 mines, 1000, il y en a certainement zéro puisque désormais ils disent qu'on peut de nouveau naviguer dans la zone.

Ouais. Mais que que des navires sont passés dans la zone les navires sont passés. Donc logiquement, on a même pas besoin de navires des mineurs.

Donc qu'est-ce qu'on va faire ? On va mettre des navires des frégates antiaériennes pour éventuellement intercepter des missiles iraniens le jour où ça recommence. Mais est-ce qu'on va avoir des frégates antiaériennes dédiées à la mer en face de l'Iran pendant des années et des années ?

C'est compliqué. Ouis. Je pense que le problème effectivement la question se pose.

Ce qui ce qui aurait été intéressant de voir à l'issue de cette rencontre, c'est de voir évoquer la question des des droits qui que l'Iran prétend vouloir prélever à ce jour. C'est-à-dire que la différence entre le 27 février et aujourd'hui, si tentez que le D3 soit réellement et et définitivement ouvert par les Iraniens, Donald Trump vient de dire que les Iraniens se sont engagés à ne plus jamais fermer ce D3, et bien ce serait que la France, l'Europe puisse négocier auprès des Iraniens qui sont relativement en bon terme et bien c'est d'obtenir le fait que et bien il ne taxe plus les navires, les tanqueurs et les bâtiments qui passe par ce D3 et que tout se fasse gratuitement comme c'est la loi. H euh justement la trêve entre le Esbola et Israël qui a commencé la nuit dernière cette nuit semble lever un obstacle pour parler de paix entre les États-Unis et l'Iran.

En tout cas, c'est une question qui est posée et là il faut se référer à ce que dit Donald Trump parce que ce qu'il dit et ce qu'il écrit met peut mettre en rage et mettre en rage du côté d'Isra d'Israël. Et d'ailleurs, on va se rendre en Israël dans quelques minutes. Je cite Donald Trump.

Les États-Unis collaboreront séparément avec le Liban et traiteront la situation du Esbola de manière appropriée. Israël ne bombardera plus le Liban. Les États-Unis leur ont interdit de le faire.

Interdit en lettre capitale. Ça suffit. Merci.

Alors, il remercie encore. Là, on en était au 3e de l'après-midi. Tweet de Donald Trump.

Euh nous sommes en ligne avec Stéphane Goldin. Stéphane Goldin, vous êtes en direct d'Israël, vous êtes analyste sécuritaire, vous avez commandé une une unité d'élite de Tsal. Merci d'être avec nous ce soir.

Il semblerait que Donald Trump a relativement choqué Benjamin Netanyahou avec son message déclarant, décrétant que justement les frappes au Liban étaient interdites et que Israël a demandé des éclaircissements concernant cette déclaration. Bonsoir effectivement c'est vrai que cette information qui nous est arrivé, on l'a reçu un petit peu comme un coup de point dans la figure, mais c'est vrai qu'il y a eu des explications qui ont été données entre l'administration Trump et l'administration israélienne. Et concrètement, Israël a décidé pour dire clairement les choses, que elle ne mènera aucune action militaire offensive sur le territoire libanais, mais évidemment se préserve préserve son droit à l'autodéfense en cas où il y aurait une attaque du resbola sur le territoire israélien.

Il faut quand même rappeler que encore c'est ce matin qu'il y a eu un haut responsable du Cresvola qui est intervenu auprès d'une télé américaine pour ne pas la citer NBC et qui a dit clairement qu'ils étaient satisfaits du cesser le feu qui était mise en place mais n'avaient aucune intention de de vouloir se désarmer. Donc là, tout est dit, mais il faut aussi comprendre que dans l'accord qu'il y aurait entre le Liban, Israël et les USA, il est stipulé clairement la question du désarmement du resbola. Oui, mais justement, il y a eu tout à l'heure, il y a quelques heures un drone israélien, drone d'attaque israélien qui a mené une frappe dans le sud du Liban.

Euh, il y a eu un mort, un motard selon des médias libanais. Alors euh aidez-nous à comprendre Stéphan Goldin, cette frappe de drone. Justement, de quoi s'agit-il ?

C'est une frappe défensive si l'on peut dire. Oui, c'est une frappe défensive où il y a une ça veut dire que le motard en question était quelqu'un du Esbola. C'est cela.

Il y avait il y a des fortes présemptions pour que cette personne soit proche du Rbola et qui voulait mener une attaque qui était contre le territoire israélien. Vous savez, Israël pour le moment essaie de respecter ce c'est c'est le feu au plus possible malgré je dirais le goût amer qu'on a pu avoir ces dernières heures quand on a appris je dirais le fait qu'il y ait ce peu et mettez-vous à la à la place des populations du nord qui vivent depuis non pas le 7 octobre 2023 mais depuis le 8 octobre 2023 sous les bombardements du euh du resbola. Donc faut comprendre que le resbola dans cette affaire euh veut à tout prix euh casser cet accord, veut ne veut pas cette preuve même si elle s'en félicite entre guillemets.

Et rappelons-le quand même aussi euh parce qu'il y a un lien quand même avec l'Iran, c'était euh hier le 16 avril. Oui. Euh où le président du Parlement iranien qui est pas qui est une figure relativement pématique, je dirais en Iran, qui a dit clairement que le resbola au Liban et l'Iran ne font qu'un.

Donc on voit très bien que le resbola peut-être un état dans un état, peut continuer à déstabiliser euh le président Aoun. Et on voit très bien que d'un autre côté le président Aoun, le président libanais en tout cas veut arriver à cette discussion, veut dit clairement aujourd'hui parler avec Israël n'est pas un acte de faiblesse et on voit très bien dans le fond du côté libanais, en tout cas du gouvernement libanais, des bonnes volontés. Oui.

Euh Sopia Mara, mais euh est-ce que euh il y aurait des tensions entre Donald Trump et Benjamin Netanyahou à venir euh que l'on voit déjà peut-être dans ce dans ce dans ce tweet, c'est-à-dire que le principal allié d'Israël impose déjà un un arrêt des opérations à Israël. Oui. Oui.

Mais ça ne peut-être que passager. Euh évidemment que ça fait plaisir aux populations du nord d'Israël, à celle du Liban où il y a eu quand même euh plus de 2000 morts dont euh 500 femmes et enfants euh sont le ministère de la santé euh euh libanais. Euh euh et donc et donc ça ne peut être que passager parce que le problème c'est que le esboll tient encore son arsenal.

Et le problème c'est qu'aujourd'hui vous avez vu peut-être ces citoyens revenir vers le sud Liban qui est un des fièves du Esbola. Ils y sont tous allés avec des drapeaux du esbola et le Esbola ne lâche pas et refuse de rendre son arsenal. Le seul les deux seuls points positifs qu'on a très brièvement, le premier c'est que les Libanais ne veulent plus qu'on négocie leur sort sur des tables de négociation tenues par les Iraniens, les Syriens comme ce fut dans les années 90.

Il négocie tout seul et à Washington. Et le deuxième, c'est qu'on a un premier ministre et un chef de l'État libanais, Stéphane l'a dit tout à l'instant, qui sont déterminé à aller jusqu'au bout à tel point qu'aujourd'hui on évoque la possibilité, le risque de voir les attentats contre les chefs ou les responsables libanais reprendre à Berout et on craint carrément pour la vie du premier ministre libanais Nawaf Slam parce que vous savez que les attentats politiques sont légion dans ce pays. On voit à l'écran ces images qui ont été nombreuses depuis hier, c'est-à-dire justement toute une population libanaise qui redescend du nord vers le sud Liban.

Stéphane Goldin, les les habitants du sud-liban ont commencé justement à revenir malgré donc en dépit des avertissements d'Israël leur demandant de rester à l'écart de ces zones situées au sud du fleuve l'Italie. Est-ce qu'ils ont tort de revenir ? Écoutez euh bien sûr qu'ils veulent revenir, mais c'est vrai que pour le moment c'est encore un peu tôt pour revenir dans le sud du Liban.

Maintenant, il faut comprendre aussi autre chose, c'est que les armes les armes lourdes du Resbola ont été complètement déplacées au nord de Beou. Et donc toute la question est de savoir comment on va arriver à démilitariser euh le resbola et ça ne pourra se faire qu'avec l'aide d'une armée libanaise forte. Or, cette armée libanaise, on le sait très bien, elle est complètement vérôée euh par un mouvement chite et il faudra franchement un véritable travail entre les USA, entre Israël et avec ce gouvernement libanais qui veut franchement aller de l'avant pour pouvoir franchement démilitariser le Hbola.

Ça ne peut pas s'arrêter simplement au Litanie. Malheureusement, le Rbola s'est déjà déplacé au nord de Beou et a déjà planqué, je dirais, pas mal d'armes là-bas. Hm.

Euh Rematera on comprend d'après les propos de Donald Trump aujourd'hui euh que les États-Unis veulent traiter justement avec le esbola séparément. Est-ce que est-ce qu' est-ce qui est-ce que c'est possible ? Est-ce qu'il est sérieux Donald Trump quand il affirme cela ?

Écoutez, visiblement oui. Euh cela me semble assez difficile, mais n'oublions pas que le Esbola est fragilisé euh comme il ne l'a jamais été depuis longtemps. Je me permets de revenir sur ce qu'on nous disions précédemment lorsque vous parliez de Donald Trump et de ses excès, son enthousiasme aujourd'hui.

Et lorsque Sylvie Berman disait avec justesse que les Iraniens ne sont pas sur la même longueur d'onde concernant le programme nucléaire et l'uranium, n'oublions jamais, et cela répondra également à votre question concernant le le Esbola que Donald Trump s'adresse toujours et avant tout à son obsession, c'est-à-dire à sa base électorat maga qui est fragilisée. Il sait très bien qu'il n'obtiendra pas le deal qu'il souhaite avec l'Iran, mais il ne veut pas se retrouver dans tr jours à admettre avoir obtenu un deal minima et donc il préfère dès aujourd'hui se vanter d'avoir obtenu l'accord du siècle et sa base électorale boit ses paroles et dans quelques jours ne se rendra pas compte du petit tour de de magie que Donald Trump a pu nous faire et nous assistons avec le esbola et ce qu'il nous a dit sur les Esbola à également de la communication de la part du président américain. Il sait très bien que les États-Unis ne pourront pas véritablement traiter avec le SBO, mais une fois encore, il se présente comme le maître du jeu, le maître des horloge et celui qui a toutes les cartes.

Bon, Benjamin Netherniaou, le premier ministre israélien qui est quand même dans une situation peut-être temporairement délicate comme vous avez dit Sophia Maren mais dans une situation quand même délicate puisque c'est Donald Trump qui s'exprime en premier et de façon répétée et soutenue avec ses avec ses tweets. Mais voici ce qu'a dit Benjamin Netanyanaou à propos de son ami Donald Trump. À la demande de mon ami le président Trump avec qui nous avons transformé le Moyen-Orient et obtenu des résultats remarquables, nous avons convenu d'incesser le feu temporaire au Liban.

À sa demande, nous allons donner l'occasion de promouvoir une solution politique et militaire globale avec le gouvernement libanais. Et je vous rappelle que pour la première fois en 43 ans, des représentants de l'État d'Israël dialoguent directement avec des représentants du Liban. Le chemin vers la paix est encore long mais nous l'avons emprunté.

Lucas Manger, il est quand même tout à fait clair que Benjaminou est sous pression sous pression de Donald Trump alors que justement les objectifs n'ont pas été atteints en ce qui concerne le Esbola. Il est donc dans une position délicate. Ah oui, là il essaie de se de se rattraper d'une certaine manière dans le le l'extrait de la conférence de presse que vous venez de montrer.

Il essaie de ramener à lui en disant "J'ai négocié avec le président Trump". Il essaie de rentrer dans le jeu. Ça c'est faut pas oublier la situation intérieure de Benjamin Netaniaou que Donald Trump connaît très bien.

N'oubliez jamais que Donald Trump déteste les perdants et que Benjamin Netaniaou en ce moment est un potentiel futur perdant. Un potentiel futur perdant. Il est plus bas dans les sondages, il va devoir imposer des élections.

Enfin, il va devoir organiser des élections pour les imposer. Tout le monde lui demande de les organiser mais il ne le fait toujours pas. Il a jusqu'à fin octobre pour les faire.

Si perd le pouvoir, il va en prison. Vous pensez que c'est peut-être pour ça effectivement que Donald Trump psychologiquement presque en profite et parce qu'il sent que il est il n'est plus dans une position de victoire assurée dans 6 mois. Il est fort probable si les les la situation ne change pas, même pas dans 6 mois dans que Benjamin Net ne sera plus premier ministre d'Israël et sera plus probablement dans un lâche.

Oui, mais attendez, ce qu'a fait Trump hier et ce qu'il a fait au mois de juin, aucun président américain n'a tordu le bras de cette manière à un premier ministre israélien dans l'histoire. C'est-à-dire que Trump le met sous une pression. Netaniaou essaie d'utiliser la force de Trump comme au judo mais sauf que Trump lui rappelle régulièrement que c'est lui le patron et que c'est lui qui décide. quand il le le tweet que vous avez cité sur le Liban euh les tirs doivent cesser tout de suite et immédiatement et c'est comme ça et pas autrement.

Quand vous êtes premier ministre de l'État hébreu, ça doit pas être agréable. N'oublions pas donc Berman, il faut [rires] avoir le cuir un peu dur quand on traite avec Donald Trump. Oui, enfin Benjamin Etenaou a le cuir dur, hein.

Franchement, il a euh blessé un certain nombre de de dirigeants. Mais en revanche, qui est important, c'est ce que fait Donald Trump sur le Liban parce que c'est la première rencontre au niveau des chefs d'état, déjà au niveau des ambassadeurs israéliens et libanais. Moi, je me souviens dans toute ma carrière diplomatique, il ne pouvait même pas coexister dans la même salle et les Libanais quittaient la salle quand il y avait un Israélien.

Donc c'est quelque chose de fondamental et je ne sais pas quelle sera la nature de l'accord sur l'Iran, mais s'il obtient cela déjà et c'est important, c'est ça a une nature historique. Remura non, juste un mot pour euh n'oublions pas non plus l'impopularité d'Israël auprès de l'opinion américaine et Donald Trump va toujours dans le sens du vent, surtout quand c'est le sens de son électorat. Et les magas aujourd'hui ont euh Israël dans le collimateur, hein.

C'est pour eux Netaniaou Netaniaahou est pour eux celui qui a poussé à cette guerre qu'il ne n'apprécie pas, qu'il déteste et qu'ils ne comprennent pas. Cela joue beaucoup. À propos du tandème américano-israélien, nous ne résistons pas au plaisir de vous montrer cette vidéo, quelques secondes de cette vidéo évidemment iranienne et de l'IA et de l'intelligence artificielle bien événement qui se qui commente à sa façon ce tandeme.

Regardons, écoutons. [musique] [musique] You are dismissed. [musique] [musique] [grognement] Derrière le mas, c'est tout le temps Israël.

Bon, c'est de la propagande iranienne bien évidemment. C'est sorti aujourd'hui Sopia Mara. Ils vont très vite hein.

Oui, c'est c'est sorti aujourd'hui. Il y en a plort. Évidemment que c'est de la propagande, de la communication de guerre.

Les Iraniens savent faire et ils se régalent tout comme les Américains. Et parfois je même si évidemment sans avoir aucune sympathie pour ce régime euh celle de des Iraniens semble encore plus fine que celle des Américains. Alors, on en a vu Benjamin Nataniao et Trump dans en plein océan dans une tempête l'un qui s'accroche à l'autre et ils finissent par couler tous les deux tandis que le nord-coréen Poutine et le président chinois boivent des cocktails sûrement sans alcool puisque c'est de la propagande iranienne au soleil tout tranquille.

Effectivement, cela dit, cela renvoie une réalité, il y a des faits qui sont bien réels puisqu'ils ont été relatés de manière admirable par le New York Times qui raconte cette fameuse rencontre du 11 février durant laquelle Benjamin Nathano a réussi à convaincre Trump. À quel point était-il déjà dans le dans cette volonté là, nous ne le savons pas. Mais en tout cas euh effectivement, le Premier ministre israélien a poussé euh le président américain à entrer dans cette guerre en lui garantissant que et bien les résultats seraient rapides et euh suffisamment intéressants pour euh entrer en guerre.

Hm hm. Euh Benjamin Netaniaahu est effectivement quelque peu gêné par cette façon de tweeter d'affirmer les choses de Donald Trump. Mais il y a également le ministre de la défense israélienne Israël Catz qui aujourd'hui même essae de de de donner des précision et les voici sur le terrain.

Ce qui est nécessaire que Tal continue à faire sur le terrain au sud de Liban. L'armée israélienne contrôle et continuera de contrôler tous les lieux qu'elle a nettoyé et conquis. La manœuvre terrestre au Liban et les attaques contre le Sebbola sur l'ensemble du territoire libanais ont permis d'obtenir de nombreux résultats mais ne sont pas encore achevé.

Stéphane Goldine, vous êtes encore avec nous. Donc, qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? C'est-à-dire ces zones sont vides de leur résident.

Bien évidemment, elles ont été débarrassées, si je comprends bien, des militants et des armes, nettoyées et conquis. C'est ça que cela veut dire. Mais finalement, aujourd'hui, qu'est-ce qui qu'est-ce qui va se passer ?

C'est-à-dire que Israël a [rires] va rester et même potentiellement si le cesser le feu est violé quoi continuer à à faire son opération militaire et même aller plus vers le nord puisque vous nous dites que c'est maintenant que sont les caches c'est là que sont les caches du Esbola. Alors bon non, ce sont pas les terrains conquis parce que Israël n'a pas vocation à y rester. Mais c'est vrai dans un à long terme et pour le moment, c'est vrai que Israël va rester dans cette bande de sécurité qui fait 7 km à peu près, je dirais, au nord de la frontière israélienne.

Israël n'a pas non plus vocation à vouloir aller au-delà donc plus de Beou et actuellement Israël euh je dirais joue le jeu du cesser le feu et n'a aucune véléité de vouloir vouloir frapper au-delà de certaines de de certaines zones. Troisièmement, pour le moment, évidemment, si Israël devait être attaqué, la donne serait différente. Concrètement, on a euh on a un homme qui s'appelle Donald Trump et nous avons des acteurs et Donald Trump dans cette affaire dans le fond, on est une sorte d'arbitre.

C'est comme un un match de foot et c'est cet arbitre qui signe le début du match. C'est cet article qui signe aussi la mi-temps. Et c'est cet article qui finira aussi qui ciplera, pardon, excusez-moi, à un moment donné la fin du match. parce que dans le fond, on est derrière aussi des enjeux qui sont bien plus vastes que ceuxl entre la Chine, entre les États-Unis et dans le fond dans cette affaire, on n'est pas des pions mais on sent quand même qu'il y a d'autres enjeux qui sont beaucoup plus vastes que simplement celui d'Israël et du Liban, même si aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a une véritable opportunité pour le Liban et pour Israël.

Et euh concrètement euh l'histoire du Liban est loin d'être arrêtée est loin d'être de s'arrêter là. Je pense qu'on va avoir une nouvelle histoire [raclement de gorge] du Liban et je souhaite franchement qu'on ait une nouvelle histoire du Liban avec Israël. H merci Stéphane Goldine, merci d'avoir été avec nous en direct d'Israël.

Mais l'information ce soir, c'est ce Détroit Dormose et on va essayer de comprendre, de clarifier s'il est ouvert ou fermé. Vous voyez ça, ce sont les images de trafic de marine trafic que nous vous montrons sur LCI depuis un certain nombre de jours. Alors, d'un côté, nous avons ce tweet iranien qui a mis le feu au poudre, si je puis dire, euh cet après-midi, en tout cas, qui a été le début de de la salve de tweet de Donald Trump.

Le ministre des affaires étrangères iraniens disait ceci : "Le passage de tous les navires commerciaux est déclaré complètement ouvert pour la durée restante du cesser le feu." Alors, il s'agit sans doute, il fait sans doute mention le feu entre les États-Unis, Israël et l'Iran qui doit se terminer mardi. Et attention, ça ne veut pas dire que ce soir tout d'un coup le D3 d'Ormouse est ouvert est ouvert à tout à tous à tous les navires et que tout le monde passe.

Bien sûr que non. Donc la circulation aujourd'hui concrètement euh Xavier Tittlemman, elle est la suivante. C'est-à-dire que les navires militaires euh ne peuvent pas circuler dans le détroit d'Hormous, ça c'est toujours la même chose.

Seuls les navires non militaires circulent sur des routes qui sont censées être désignées, je crois qu'on avait une carte aussi qui le montrait par justement les gardiens de la révolution, par les autorités iraniennes. Alors les Iraniens, ils annoncent plus ou moins ce qu'ils veulent dans les faits. Chacun dans ce qu'il veut hein, à vrai dire hein.

Mais il y a deux navires américains qui ont réellement traversé le D3 il y a quelques jours de ça, il y a une bonne semaine. Donc ça veut dire qu'en réalité à partir du moment où un navire a les moyens de se défendre et bien il peut se permettre de traverser. C'està-dire quand il a le courage militaire de passer militairement.

C'est ça. Parce que les Américains ont des systèmes d'interception des missiles. On sait que les missiles chinois tirés par l'Iran ont dysfonctionné dans une très grande proportion.

On sait qu'il y a le portail. Ils sont dysfonctionnés. Ouais.

Il y a eu beaucoup beaucoup de d'échecs de tir. Ils sont tombés dans l'eau avant même d'avoir été abattus par les Américains chinois. Oui.

Chinois fourni pas mal. Donc il y a des dysfonctionnements techniques. Grosse pub négative pour les missiles chinois.

D'ailleurs, [rires] pas mal de problèmes dans la région. Il y a le porte-avion américain Trump s'en était vanté mais les Iraniens avaient dit qu'ils avaient tiré une centaine de vecteurs sur le porte-avion. Trump il avait dit qu'ils avaient tout intercepté.

Je pense que le chiffre était faux mais accessoirement les deux camps en rajoutent. l'un pour dire qu'ils ont beaucoup de moyens, l'autre pour dire qu'ils sont très bons pour les intercepter. Et donc en l'occurrence les militaires américains quand ils veulent et quand ils peuvent prendre le risque, ils le font et ça se passe bien pour eux.

La question c'est pour tous ces bateaux civils. Maintenant, comme je le disais tout à l'heure, si effectivement le D3 n'a pas été miné contrairement à ce que les Iraniens avaient dit, allez-y, tout le monde peut y aller. Oui, enfin personne n'y va, Xavier.

Mais oui, mais parce que justement, il y a pas la protection qui est garantie par et surtout il y a pas les assurances. C'est ça. Les assurances restent encore très chères.

Alors euh nous avons noté quand même cet après-midi que un paquo de croisière de croisière un paquo de croisière a essayer de passer dans le D3 vers dans la direction vers Romane vers Mascat. Euh rassurez-vous, il n'y avait pas de croisiériste à bord, il n'y avait pas de passagers. Ce bateau de croisière était vide mais il a été bloqué dans le D3 d'Ormous.

Il s'agissait du Celestial Discovery et il n'a pas emprunter Michel Goyal les itinéraires justement prévus euh près des côtes irniennes. Oui. Comme quoi c'est possible euh comme quoi c'est matériel.

Alors quoi ? C'est une question pourquoi il a décidé de passer ce celui-là ? Ben parce qu'il ont peut-être considéré que effectivement le risque était était en réalité assez faible que on pouvait tenter le coûp.

Bon voilà euh mais ça est-ce que son assureur l'a autorisé ? Oui. Oui.

Non mais c'est ça en fait. C'est ça. C'est concrètement on dit "OK ben on y va maintenant ça suffit.

On perd plus d'argent peut-être en restant euh sur place que en tentant le le coût. Donc euh donc en avant. Mais euh non mais le les Ianiens en fait ce qu'il propose c'est de faire la même chose hein.

C'estàdire continuez à passer par le l'île de l'arrac et puis vous continuez à à être contrôlé par nous et à payer la taxe simplement. Bon voilà kikous. So voyez vous pouvez désormais vous pouvez passer quoi et payer et mais globalement ça change pas grand-chose à la situation de fait.

Alors maintenant et puis je rappelle qu'il y a toujours cette idée que le toute la région sud là au nord de d'Oman c'est est éminée. C'est quand même l'argument iranien. Ah non donc et je reviens ce que je disais tout à l'heure, bah oui, on pourrait effectivement nous français on a des on a des chasseurs de mine, on est très bon d'ailleurs dans dans ce domaine.

On pourrait on pourrait on pourrait on pourrait on pourrait mais bon on aurait pu être voilà ou on aurait pu être enfin voyez les temps voyez comment vous conjugez vos verbes. Bon donc c'est pas au présent au présent maisil que ça veut dire que c'est quand même possible c'est possible. Et alors justement tweet de Trump tout à l'heure aujourd'hui à 16h20 l'Iran avec l'aide des États-Unis a retiré ou est en train de retirer toutes les mines marines.

Merci. C'est la troisème fois que le président Trump dit merci ce soir. Sylvie Berman, oui, là il peut mais non mais attendez, moi je me rappelle que la semaine dernière sur ce même plateau, tout le monde était en train de dire "Attendez, on sait pas si c'est miné." Donald Trump dit que c'est miné, il est en train de de de de de le prétendre.

On ne savait pas ce qu'il en était. Maintenant, il dit de toute façon, tout est en train d'être déminé. Alors, il dit mais et ça se voit ces chosesl hein.

C'est ça se voit. C'est ça se voit sur la carte que vous avez montré tout à l'heure. Vous voyez les bâtiments les chasseurs de mines iraniens qui viendraient déminer, qui viendraient récupérer et on ne les voit pas.

Et il est peu probable et il est peu probable que dans le contexte actuel qui reste d'hostilité entre l'Iran et les États-Unis, même s'il y a des négociation, il mène une opération conjointe de des minages. Donc euh c'est quelque chose qu'il invente très probablement. Oui oui, comme les mines d'ailleurs qui l'invente alors son dernier enfin son dernier à 16h40 hein.

Moi pendant que je suis à l'antenne là, voyez mesdames et messieurs, je ne regarde plus les les tweets de Donald Trump parce [rires] que non c'est pas vrai. Bien sûr, nous les regardons. J'ai quelqu'un qui le regarde en régie pour moi, spécifiquement Aurélie Delmour, ma ma rédactrice en chef.

Mais à 16h40, Donald Trump a dit ceci : "L'Iran a accepté de ne plus jamais fermer le D3 d'ormouse. Il ne servira plus d'armes contre le monde, le président Donald Trump. Là, Romu Alura, il prend vraiment il va un peu trop loin là quand même quand il dit là quand il dit cela Donald Trump.

Non, il ne va pas trop loin. Il s'adresse une fois encore à son électorat et au peuple américain. Écoutez, voyons les choses telles qu'elles sont.

Les Américains ne sont pas totalement stupides. Cette guerre est plus impopulaire que toutes les guerres précédentes. On sait très bien que les États-Unis n'ont peut-être pas perdu cette guerre, mais en tout cas, ils ne l'ont pas gagné.

Il faut bien que le président américain vende quelque chose à la nation, sinon là une c'est vraiment toute sa base électorale qui va qui va partir. Non mais alors si vous vous me dites il va pas trop loin parce qu'il s'adresse à sa base. Très bien.

Il va pas trop loin dans le mensu communication. Évidemment on est dans une opération qui prétend tout de même que les Iraniens ne fermentont plus jamais Hormous. Il prétend qu'il y a des mines.

On sait très bien qu'il n'y a pas de mine. Il prétend que maintenant main dans la main joyeusement c'est les bisous nours. Tout le monde va déminer le D3 d'Ormus.

Et il y a deux jours, il nous disait la grande victoire des États-Unis. Le D3 d'ormous est ouvert mes amis. grande victoire alors que le des fonctionnait très très bien et était ouvert avant que Trump nous entraîne dans cette guerre.

Donc bref, il ne fait que vendre sa marchandise avarié si je puis dire au peuple américain et ça fonctionne ça fonctionne auprès de sa base. Dans quelques jours, il y aura un accord un accord qui ne sera évidemment pas et probablement pas aussi bon que l'accord de 2015 sur le nucléaire mais néanmoins, il aura préparé son électorat et la base Maga croira qu'il s'agit plus ou moins d'une victoire américaine. C'est de la com.

Nous avons diffusé tout à l'heure une vidéo de propagande de la télévision iranienne. Maintenant, passons, j'essaie d'être objectif, voyez, en tout cas, d'être équilibré. Diffusons, partageons avec vous cette vidéo de communication de la Maison Blanche à propos de Donald Trump.

Je vous laisse. Jug [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] La Maison Blanche, vous aurez reconnu bien évidemment Let him cook he c'était le le commentaire de la Maison Blanche. Laissez-le travailler, laissons-le travailler sur une musique de Die quand même le Michel Goya.

Quelle était la la chanson deceau ? Oui, le morceau et euh Sultans of Swing. Sultans of Swing qui avait été un grand un grand hit à l'époque.

Mais euh je dois dire que comme il le straight c'est le mot D3 en anglais donc évidemment là il y a pas mal de jeux de mots par rapport au au D3. Donc Donald Trump peut-être avec Sultan mais je sais pas. Ah peut-être.

Qu'est-ce que vous pensez que ça serait ? Non rien rien. Non non.

Bon, en tout cas, euh il y a des dissensions tout de même en Iran sur ce sur ce qui s'est passé depuis le début de l'après-midi, c'est-à-dire même sur Sopia Mara, le l'expression du ministre iranien des affaires étrangères, le fait qu'il ait le premier parler de cette réouverture du D3 d'Ormous, et bien ça ne plaît pas à tout le monde en Iran parce que le guide suprême présumé puisqu'on l'a toujours ni vu ni entendu hier encore disait que le D3 d'ormouse n'était pas en train de recouvrir. Non seulement ça, en effet Anne, mais son conseiller euh Reda [raclement de gorge] est même allé jusqu'à dire et a affirmé que si ça ne tenait qu'à lui, il ne fallait pas respecter le cesser le feu et qu'il regrettait qu'il y ait un cesser le feu entre les États-Unis et l'Iran. Euh alors, est-ce que ils sont en train de jouer au au good cop, bad cop est-ce qu'on peut y voir réellement comme de nombreux experts de l'Iran et même les gens de l'intérieur disent qu'il y a des dissensions au sein même des passes d'A qui sont devenus de plus important au cœur de ce régime qui a été décapité par Washington mais qui a laissé quand même au pouvoir les durs des durs.

Alors là, c'est la grande inconnue. Oui. Alors effectivement euh bon il y a beaucoup de euh débats euh là-dessus.

Alors d'abord la monarchie a plus ou moins disparu parce que effectivement le guide suprême est en tout cas hors d'état d'usage et euh ça a été un coup d'état d'ailleurs qui a été critiqué par les religieux quand il a été euh nommé. Donc c'est les pasaranes qui aujourd'hui sont au pouvoir et dans les pasaranes euh il y en a qui euh sont certainement plus réalistes, dur mais plus corrompu, pas du tout idéologue et qui serait euh sans doute prêt à faire un accord et euh d'autres qui contestent effectivement cela en disant à Raki le guide était à peine mort que déjà vous avez commencé à négocier avec ceux qui l'ont tué. Hm hm.

Effectivement euh le D3 d'Ormous donc c'est pas encore très clair s'il est réouvert ou pas. En tout cas il y a une autre question essentielle pour la poursuite ou la fin de cette guerre, c'est la question du nucléaire. Et selon Donald Trump donc il y a pas que sur Hormous que des des des progrès ont été faits aujourd'hui ou dans son esprit, mais il y a également la question du nucléaire.

Selon Donald Trump, les Iraniens ont accepté de remettre aux États-Unis l'iranium, l'iranium enrichi qui se trouve encore dans les fameuses installations souterraines de Ford et de Nathan qui avait été endommagé bien évidemment en juin dernier par les frappes de B2 Spirit israélo-américaine et plutôt américaine sur l'Iran. Bien sûr, l'Iran a démenti ce soir, mais voici ce que Donald Trump a dit en début d'après-midi. Les États-Unis récupéreront toute la poussière nucléaire puisqu'il appelle ça la poussière, les restes de c'est en fait c'est un aveu.

Évidemment, Donald Trump est obligé de reconnaître que c'est c'est ce matériau nucléaire n'a pas disparu. Donc il appelle ça de la poussière. cette poussière nucléaire générée par nos formidables bombardiers, aucune somme d'agents ne sera échangé sous quelque forme que ce soit.

Alors là, on arrive à un sujet Lucas Manget particulièrement compliqué et et touchy, j'allais dire puis mais c'est le sujet le plus important. C'est le vrai, c'est le cœur du je faire un mauvais jeu de mot du réacteur. Le cœur du réacteur, [rires] pardon.

Non non, c'est un très mauvais jeu de mot mais c'est le cœur du sujet et c'est vraiment ce qu'il y a de plus important dans dans cette histoire puisque les Iraniens ont laissé entendre aujourd'hui qu'une somme d'argent pouvait être évoquée. En fait, quand il parle de ça, c'est que l'Iran a enfin le régime iranien au pouvoir, les militaires qui sont au pouvoir a désespérément besoin d'argent. Le pays est ruiné 55 semaines de guerre et il y a quand même 100 milliards d'avoir iraniens qui sont gelés dans les banques amériques.

Donc s'il pouvait récupérer ces 100 milliards en échange d'un peu d'uranium, peut-être qu'il y a une piste de négociation. Je n'en sais rien. On va place au direct.

Donald Trump justement est en train de sortir de son avion. Vous savez Air Force One dont je vous dis je vous disais tout à l'heure et nous l'avions vu sur LCI en direct qu'il était parti de Las Vegas justement vers l'Arizona. Là il descend et il arrive donc à Phoenix.

Pourquoi faire ? Phenix, il va participer à un événement politique majeur qui est une le turn le le fameux Turning Point USA. C'est dont le fondateur et je vous rappelle Charlie Kirk, Charlie Kirk qui avait été assassiné il y a 1 an et Trump va s'afficher à ce meeting dans une méga church, donc une une église de plus de un complexe de plus de 5000 places.

Et là, il va parler aux journalistes. Bien se passer. Nous avons eu des débats très riches.

Les sujets vont vous intéresser. Nous avons fait du très bon travail. Les négociations sont en cours.

Elles continueront ce weekend. De très bonnes choses en cours et avec le Liban. Question sur les différences entre les déclarations.

On va régler tout ça mais je ne pense pas qu'il y a de grosses différences. Question sur la fin du blocus. Lorsqu'il y aura un accord, le blocus sera terminé.

Question sur la Maison Blanche. Comme vous avez pu le voir, Donald Trump était particulièrement sobre dans ses réponses, particulièrement laconique. Il a commencé par évidemment dire que de très bonnes choses étaient en cours et que bien sûr les États-Unis travaillaient bien et que tout cela était le résultat d'un formidable travail.

Remu et qu'il a il a été très vite sur le il a été un un ton peu boudeur hein. J'ai l'impression qu'on va voir s'il parle à nouveau tout à l'heure de ces questions-là quand il sera en meeting électoral. À mon avis ça sera pas le même ton.

Mais là il disait tout simplement que non il y avait pas du tout de grosse différence entre la position américaine et la position iranienne. Et que sur la fin du blocus et bien le blocus sur lequel à propos le blocus dans nous à propos duquel tout le monde se pose des questions et bien il sera terminé quand il y auras un accord. Merci.

Il y a jamais eu vraiment de problème. D'ailleurs, ils sont en train de déminer main dans la main. Donc tout ça n'était qu'une petite balade bien évidemment, mais il minimise.

Euh, il est aussi peut-être un petit peu fatigué. Trump en tout cas va essayer euh de récupérer, de se sauver des deux bévues qu'il a faites cette semaine concernant la religion, ses attaques contre le pape et cette image qui a été jugée blasphématoire euh par son opinion publique et essentiellement par les évangéliques. Il a heurté les catholiques qui est un électorat qui l' retiré non d'abord les attaques contre le pape.

Et ça c'est un problème quand même parce que l'électorat catholique au contraire des évangéliques bouge beaucoup. un coup il vote démocrate, un coup il vote républicain. Donc ça c'est mauvais pour lui.

Et les évangéliques ont été heurtés évidemment par le blasphème de cette image où on le voit vêtu comme Jésus en guérisseur. Bref, donc aujourd'hui également l'objectif de ce meeting qui est quand même à résonance religieuse est d'essayer alors il a déjà essayé en se faisant livrer du McDo, ce qui est une bonne communication à la Maison Blanche, de récupérer un petit peu son électorat, mais là de flatter sa base religieuse. Donc oui, il faut s'attendre à ce qu'il revienne évidemment sur la guerre.

Mais dans un ton, je dirais un petit peu plus prophétique, le celui qui aura amené la paix euh sur la terre sainte, celui qui aura résolu un problème qu'aucun de ses prédécessoires n'ait pu résoudre. Donc là, il sera un petit un petit peu plus enthousiaste, je pense. Alors là, sa descente d'avion à Phenniix, je rappelle où Donald Trump va participer à un meeting préélectoral concernant les les mythmes du mois de novembre que nous suivrons bien évidemment tout à l'heure sur LCI s'il le faut.

Et bien, il n'a pas parlé du nucléaire Donald Trump là tout de suite, mais cet après-midi, il en a été beaucoup question puisque il dit Donald Trump que l'Iran va suspendre son programme nucléaire tout bonnement, tout simplement d'Xit Donald Trump et ne recevra aucun argent pour cela. C'est alors que euh ça n'est pas du tout ce que dit un média américain bien informé euh Axios euh en disant que euh les États-Unis seraient en train d'être d'accord pour débloquer 20 milliards de dollars de fonds iraniens qui ont été gelés en échange justement de l'abandon total par Teran de son stock d'uranium enrichi. Est-ce que c'est plausible Sopia Marin ?

Oui, c'est ce que évidemment nous avons lu, mais euh il y a il y a deux points importants quand même pour les États-Unis, à moins que euh le président Donald Trump fasse semblant de de ne pas les voir ou compte sur le peu de suivi de la part de sa base électorale pour réaliser qu'il les a entre guillemets enfumé. C'est-à-dire qu'il y a d'abord ce qu'il appelle cette poussière nucléaire où c'est 440 kg d'uranium enrichi à 60 %. Mais il y a aussi un engagement de l'Iran à ne plus jamais euh euh enrichir au-delà d'un certain seuil ou en tout cas un moratoire.

Alors, les Iraniens auraiit proposé euh 5 ans, les Américains 20 et il faut peut-être espérer qu'ils qu'il coupent un peu la la poire en deux, pour ainsi dire, et qu'il tombe d'accord que pour 10 ans et bien euh l'Iran en en laissant évidemment entrer des inspecteurs de la IEA pour vérifier la la l'application de cet accord, la bonne marche de cet accord. Ça ça reste là aussi une grande question. Mathieu Carman, vous êtes en direct avec nous de Washington.

Merci d'être avec nous. Vous êtes avec Julie Janus. Euh Donald Trump donc euh vous l'avez vu comme nous, vous l'avez analysé comme nous, euh n'a cessé depuis le début de la journée pour vous euh de poster de poster des tweets à propos d'Ormous, à propos du nucléaire et euh également dans l'après-midi, il a il n'a cessé de passer des coups de fil à des agences, à des journalistes ou plutôt ce sont les journalistes qui lui ont téléphoné. il a répondu.

Donc on a l'impression qu'il est quand même extrêmement impatient Donald Trump d'arriver à quelque chose. Si on l'écoutait effectivement ça serait ce weekend. C'est ce qu'il est en train de dire.

Absolument Anne, parce que Donald Trump a posté une dizaine de messages en moins d'une heure sur son réseau social Truce en la mi-journée ici à Washington et il a ensuite reçu, vous l'avez dit, de nombreux coups de téléphone de la part de journalistes américains. Et ce qu'il faut retenir ce soir, c'est que Donald Trump explique notamment à CBS que l'Iran a tout accepté sur la question du nucléaire. Ils ont accepté de céder la totalité de leur uranium enrichi, quelques 440 kg qui sont enfouis à plusieurs centaines de mètres sous terre.

Et ce qu'il faut retenir Anne, c'est cette phrase assez incroyable de la part de Donald Trump à la question "Qui va aller chercher cet uranium enrichi en Iran ?" Donald Trump répond "Ce sont nos hommes mais ce ne sont pas les troupes américaines." Alors, de qui parle-t-il ? toute la question des prochaines heures et des prochains jours.

On descendra les chercher avec eux et ensuite on prendra le contrôle de cet uranium dit Donald Trump. On se concertera car d'ici là il y aura un accord et il n'y aura plus besoin de se battre. Donald Trump explique que cet uranium enrichi sera ensuite rapatrié ici aux États-Unis.

Reste à savoir d'ici combien de temps il y aura un accord entre l'Iran et les États-Unis. Donald Trump parle d'ici un ou de jours. Reste à savoir si tout cela se confirmera dans les prochaines heures.

Cet accord pourrait être signé à Islamabad au Pakistan. C'était là où avait eu lieu le premier round de négociation. En tout cas, on écoutera avec attention Donald Trump.

Il s'exprimera dans les toutes prochaines minutes du côté de l'Arizona où il est arrivé il y a quelques instants et puis il sera de retour ici à la Maison Blanche dans la soirée. Il a expliqué qu'il poursuivrait les négociations directes avec l'Iran tout le weekend. Un point important à vous donner Anne sur l'agenda de Donald Trump.

Il n'est pas prévu à l'heure actuelle qu'il se rende à Maralago en Floride et c'est assez rare pour le souligner puisque'habituellement il passe tous ses weekends dans sa résidence de Floride mais il sera bel et bien ici à la Maison Blanche à Washington parce qu'il est très occupé. Merci. On voit bien le où vont ces préoccupations.

Merci infiniment Mathieu Carman d' d'avoir été avec nous en direct de Washington avec Julie Janus. Benoît Grémard, vous nous avez rejoint. Bonsoir Benoît Grémard.

Vous êtes chercheur associé à l'Institut d'étude de stratégie et de défense, spécialiste du nucléaire militaire. Avant de venir à vous, je voulais vous poser cette question Michel Goya. Euh effectivement, Donald Trump a eu cette réponse assez hallucinante euh comme vient de le l'expliquer Mathieu Carman, à savoir comment récupérer euh cet uranium euh enrichi et ça poserait pas un problème.

Ça serait une une opération conjointe euh maintenant dans la tête de Donald Trump que les Iraniens et les Américains ne sont plus des béigérants. Donc ensemble ensemble peut-être ils iraient chercher creuser creuser pour aller chercher cette fameuse poussière nucléaire comme l'appelle Donald Trump. Oui.

Alors alors attendez je le je le cite je le cite. Nous allons nous organiser Donald Trump dit nous allons y aller avec l'Iran à un rythme tranquille [rires] et commencer à creuser avec de grosses machines. Nous remporterons le tout aux États-Unis.

Mais [rires] euh Oui oui. Non mais comment dire c'était il y a toujours des aspects un peu un peu surréalistes dans les dans les propos de Donald Trump. Euh oui.

Alors je sais pas s'il est lui-même sait très bien euh concrètement comment ça ça se passerait. Euh peut-être, espère-il, que ce soit les Uraniens eux-mêmes qui euh peut-être surveiller euh qui récupèrent tout ça parce que bon quand même rappeler à la base que il considère que tout ça est enterré euh grâce à à ses bombardements, que tout était enterré, euh tout est déjà neutralisé mais que voilà, il faut le récupérer. Donc peut-être espérat-il que ce soit les Iraniens qui aillent mettre la main [rires] dans la radioactivité pour aller récupérer le tout tout ce ce tout cet uranium et qui le livre ensuite à je sais pas trop qui mais priori peut-être des troupes américaines qui pour le coup viendrai les chercher sur place et pour aller les les amener aux États-Unis.

Donc ça semble se dessiner comme ça mais en réalité mais c'est dans la tête de Donald Trump c'estàdire ce sont les souhaits de Donald Trump. dans [rires] la réalité, ça se passera évidemment très différemment quoi. Euh à l'instant, nous venons d'apprendre la réaction du ministre des affaires étrangères iranien euh On l'écoute, qui parle qui évoque justement cette question cruciale, celle dont nous parlons à l'instant, cette question du transfert de l'uranium.

L'uranium enrichi de l'Iran ne sera transféré nulle part. Tout aussi important et sacré que le sol iranien pour nous. Également pour nous.

Le transfert de l'uranium enrichi de l'Iran vers les États-Unis n'a jamais été évoqué dans les négociations. Ces questions soulevées font partie d'une campagne médiatique lancée pour influencer les négociateurs et la table des [raclement de gorge] négociations. Alors d'abord pardon, ça n'était pas le ministre d'affaires étrangères iraniens monsieur Arakchi, c'était son son porte-parole.

Euh Benoît Grémard, comment comprendre cette là si les Iraniens réagissent immédiatement parce que là on est on est dans dans du direct. Il y a très peu de temps qu'il a qu'il a qu'il a exprimé ceci le porte-parole du ministère des affaires étrangères, c'est qu'ils sont passablement excédés par justement, j'imagine les tweets de Donald Trump qui prétendent que l'uranium sera extrait d'Iran et apporté aux États-Unis. Oui, c'est un amanti direct et et formel de la part de l'Iran de manière assez rapide dans le sens où le on voit bien qu'en fait que le nucléaire iranien, donc les l'uranium enrichi, c'est un enjeu de guerre.

C'est dans dans cette guerre notamment que les les Américains veulent faire de dépolifération. Là là là, vous êtes finalement dans un outil de souveraineté que les Iraniens ne lâcheront jamais. Et donc euh Donald Trump peut en fait souhaiter tout ce qu'il veut.

J'imagine que il pourrait aussi souhaiter la même chose auprès de la Corée du Nord. Enfin, tout le monde va lui riironner au niveau de cette de cet enjeu. Les Iraniens ne lâcheront jamais en fait les kilos d'uranium au niveau des des États-Unis, même pour 20 milliards ou même pour n'importe quelle somme que vous souhaiterez.

H mais alors Romu Alura, vous êtes spécialiste des États-Unis, comment comprendre ? Parce que moi je fais partie de ceux qui ne pensent pas que Donald Trump soit fou. Donc je j'aimerais comprendre et que vous nous aidiez à comprendre pourquoi il ose poster tous ces tweets de toute cet après-midi.

C'est pour donc augmenter la pression. C'est encore un moyen de pression supplémentaire, une façon de négocier de Donald Trump pour obtenir quelque chose de la part des Iraniens. Qu'est-ce que c'est ?

Trump n'est pas fou. Vous avez tout à fait raison. Et Trump n'est pas un idiot sinon il en serait pas où il en est.

N'oublions pas qu'il s'est fait tout seul au niveau de de la politique. Euh non, il y a deux raisons. La première, j'y reviens, c'est un peu obsessionnel aussi pour é mais son électorat.

Les États-Unis n'ont pas gagné cette guerre. Euh Trump a s'est lancé tout seul dans une guerre qui ressemble un peu à une défaite. C'est-à-dire il a peur que son électorat se rende compte qu'elle n'est pas gagnée.

Mais surtout que pour la première fois depuis 10 ans, son électorat commence à se détourner de lui. Jamais jusqu'à présent la base maga hein, celle qu'il a suivi le 6 janvier. Maintenant, voilà, exactement celle qu'il a suivi sur la SA contre le congrès et dont il pourrait avoir besoin dans des circonstances similaires, s'est fragilisé, c'est détourné, s'est senti trahi une fois encore par ce président qui lui avait promis de ne jamais entraîner le pays dans l'une de ses guerres style Irak et Afghanistan.

Donc oui, c'est à cet électorat qu'il parle. Il sait très bien qu' il y aura un deal probablement dans quelques jours. Il sait très bien que ce deal ne sera évidemment pas parce qu'il est en train de nous dire cet après-midi.

Évidemment, il sera bien moins meilleur que celui qu'il a lui-même jeté à la poubelle, le deal sur le nucléaire iranien de 2015. Et il faut donc qui qu' qu'il réussisse à convaincre cet électorat qu'il y a quelque chose. Et donc en répétant et en répétant euh Advitam eternam qu'il est victorieux, qu'il obtiendra, qu'il aura l'uranium, qu'il reviendra aux États-Unis et cetera, ça marche.

C'est quand même un électorat qu'il a convaincu qu'il avait bâti un mur 5 ans auparavant alors qu'il n'a jamais bâti son mur. Et ces gens-là ont revoté pour lui. Il faut quand même se mettre ça dans dans la tête.

Et deuxième chose, ce qui a été très bien dit, évidemment mettre la pression sur l'Iran en essayant d'obtenir un quelque chose après avoir clamé euh ce qu'il voulait. D'où la réaction immédiate euh des Iraniens qui s'expriment à leur télévision euh par l'intermédiaire du porte-parole des ministères des affaires étrangères. Socialement juste mot, c'estàd que voilà, Donald Trump parle au maga, parle à son électorat et ce sont les Iraniens qui sont obligés de répondre.

Euhme vous raison parce qu' ça correspond pas à la réalité de du terrain quoi. Il y a pas négociation en cours. Il y a deux niveaux de discours qui sont qui sont décalés quoi.

Sopia moi j'entends tout à fait merci votre propos Romuald mais ce que je ne comprends pas c'est comment court-t-il le risque d'être démenti par les Iraniens sur la même plateforme qui est Twitter X pour ce qu'elle vaut n'est-ce pas euh puisque les Iraniens quand il répondent souvent ils le remettent dans la boucle. Ça veut dire que toutes les tout toutes les toute sa base à laquelle il s'est adressé en leur faisant miroiter ou en leur faisant croire qu'il va ramener tranquillement euh etth bien ce ce nucléaire enrichi à la maison, mais ils vont voir la réponse et le démenti des iraniens. Ils ne [rires] pas ce que j'ai déjà dit sur ce plateau, je je vis dans le seul quartier maga de New York et donc je peux vraiment j'ai le po francoaméricain, j'ai oublié de le dire.

Donc vous vivez entre les États-Unis et la France. Je vis aux États-Unis, je vis dans un quartier maga purement maga avec ma propriétaire qui avait affiché le portrait de Trump sur notre immeuble. Donc pour vous dire, je peux prendre le pou chance.

Mais pour prendre le pou, c'est parfait. Malheureusement, on parle vraiment de de l'électorat maga de base, je parle pas des républicains en général évidemment peu importe ce que les Iraniens pourront dire, peu importe, ils lent que lui. Exactement.

Regardez tous les mensonges quand même depuis 8 ans, les promesses qui n'ont jamais été tenues. Et non, ils lui font crédit, il le croit. Donc ils boivent ses paroles et [rires] la logique maximaliste en fait nucléaire par rapport à Donald Trump, c'est effectivement pousser un maximum les les curseurs dans la négociation pour peut-être j'imagine espérer revenir à un à peut-être un accord de type accord de Vienne de 2015 où on limite à ce moment-là seulement les centrifugeuses mais en fait on laisse tout ce qui est finalement côté côté kilogramme d'uranium enrichi sur place tout ce qui a été déjà enrichi enfin c'est côté iranien ce serait ce serait le côté en fait peut-être de des négociations sous-jacentes dans l'esprit Donald Trump de faire une poussée maximaliste dans la négociation pour revenir à un terrain relativement acceptable pour les deux parties et faire une sortie de crise.

En tout cas, nous parlions des désirs de Donald Trump et nous essayons de comprendre sa sa façon de s'exprimer sur trousse sociale et ce que cela veut dire. Mais surgit la réalité et la réalité c'est que CNN nous informe que une nouvelle série tout de même réunion entre les négociateurs côté iraniens et les négociateurs américains devraient se tenir lundi, ce lundi à Islamabad de nouveau, donc la capitale du Pakistan et ces mêmes responsables ont également indiqué s'attendre à l'arrivée de ces négociateurs CV Berman dès dimanche. Ça veut dire que les négociations vont reprendre.

Bien sûr. Non, mais c'est pour ça que Donald Trump reste là. Ça qu'il y ait des négociations, c'est une réalité.

Il y a c'est le feu, faut bien l'utiliser euh à quelque chose. Euh le négociateur en chef, c'est Mouni, hein, Mounir qui est l'homme le plus puissant du du Pakistan et le maréchal préféré de Donald Trump. Marchal préféré de Donald Trump, absolument, qui a été le responsable des services de renseignement, qui a toujours été le partenaire stratégique des États-Unis.

Donc, il a à la fois de bonnes relations avec l'Iran et avec euh les États-Unis et euh il tient à jouer ce rôle de médiateur qui était un petit peu inattendu parce que sur les différents dossiers, on a vu beaucoup de médiateurs jusqu'à présent, jusqu'à la Turquie, euh d'ailleurs, Oman ou euh d'autres et là les les Pakistanais effectivement essaient de d'obtenir d'obtenir un accord. Alors moi, je m'interroge quand même sur la possibilité pour Donald Trump de revenir avec un accord qui serait moins bon que celui ou de 2015 parce que si les magas croient tout ce qu'il raconte, bah d'abord il devrait croire qu'il a gagné la guerre et d'autre part naturellement les Européens et tous les pays vont souligner le fait que c'est moins bon que l'accord. Donc je vois pas comment il peut accepter ça.

Justement, posant la question à Remu Alura, euh le les Donald Trump euh se n'a sans doute pas vraiment d'attention pour ce qu'en penseront les Européens, euh mais en revanche pour ce qu'en pense sa base MAGAGA, euh ça va ça va le le toucher si effectivement l'accord qu'il obtiendra peut-être cette semaine avec ces négociations qui vont reprendre au Pakistan comme nous venons de la prendre qui pourraient reprendre si elles sont pas si c'est pas aussi bon que était cet accord de 2015 ça va être difficile à expliquer. Ça va être difficile mais c'est pourquoi dès aujourd'hui il victoire me il va dire il écrit victoire. N'oublions pas qu'il y a de jours il nous a dit le D3 d'ormous est réouvert c'est une grande victoire pour les États-Unis et sa base Maga a totalement oublié que le D3 d'ormous était parfaitement ouvert il y a encore un mois et demi avant que Trump nous embarque dans cette guerre.

Donc cette base cette base ira boire ira boire ses paroles jusqu'au bout. Par contre, effectivement, et c'est là où Cberman a raison, les républicains, les républicains du centre si je puis dire qui pourrai être tenté de voter pour quelqu'un comme Gavin Newom, le gouverneur de de Californie qui est plus ou moins centriste, évidemment se réaliseront le mensonge de Trump et seront évidemment conscients de l'échec des négociations en faveur des États-Unis. Alors, cela dit, Nicki Hele qui a été très critique de Trump a dit que le contreblocus c'était une idée de génie.

H oui, qu'elle l'a quand même soutenu là-dessus. Oui, elle l'a soutenu là-dessus mais ceci dit, le contreblocus était sans doute une bonne idée. Est-ce que c'est le contreblocus Michel Goya qui a eu pour résultat le fait que aujourd'hui il y a comme un comme un déblocage du D3 d'Ormous ? en tout cas à en croire les expressions du ministre des affaires étrangères iraniens et les réactions de Donald Trump.

Écoutez, alors d'abord je dois faire un rectificatif. Ce n'était pas Sultan of Swing, c'était Money for nothing. Oh là vous avez raison [rires] la musique que j'écoutais quand j'étais beaucoup plus jeune et je me disais bien cit et on peut finir et on peut finir le refrain.

Je rappelle que c'était une vidéo de la Maison Blanche à propos de Donald Trump, une vidéo de communication de la Maison Blanche qui a été diffusée aujourd'hui même avec ce sous-titre laissez-le travailler maintenant. Alors pour répondre à votre question d'abord, oui, le je pense que le contreblocus américain était plutôt une bonne chose une bonne chose parmi toutes les initiatives, toute la stratégie américaine depuis le début de la pression. Oui.

Non non, bien sûr, ça a mis la pression. Maintenant, attention à ce qu'on appelle le biais de proximité, quoi. C'est pas parce que vous avez le jour J, jour 1, vous avez ce contreblocus qui le jour 2, vous avez les Iraniens qui disent "Bon, on ouvre notre blocus" que il y a forcément un lien entre les deux.

Ça voilà, çaappelle un billet de proximité. C'est pas forcément le cas. Euh il y a c'est en réalité c'est "Oh là là là ! nous casser toutes nos illusions mais non mais mais non maintenant c'est je pense que c'est un ensemble de choses en réalité c'est que à l'intérieur de du pouvoir enfin iranien ça ça cogite quand même depuis un certain temps avec cette idée que il fallait peut-être comment dire faire un geste en tout cas et peut-être allez oui vous avez raison c'est peut-être un contre-coup au contre contrebcus en disant bah voilà bah nous on l'ouvre vous vous le fermez bah nous on l'ouvre c'est dire il y a une concurrence pour le fermer ensuite une concurrence pour l'ouvrir.

C'est et l'un et l'autre. Euh en tout cas Benoît Gremar, aidez-nous à comprendre parce que ces négociations sur le nucléaire sont cruciales. Effectivement, elles se passent à Islamabad et sans doute pas que à Islamabad, c'est-à-dire il il communique entre les deux.

Et d'ailleurs, justement, il y a une question, c'est que Donald Trump selon l'INGRAM sur Fox News qu'il a dit tout à l'heure, le sénateur républicain de Caroline du Sud, euh voici ce qu'il a dit. C'est un breaking news pour moi. Donald Trump parle directement avec les Iraniens.

C'est lui qui négocie. Est-ce que ce vous pensez que c'est possible ? C'est toujours possible quand on parle de nucléaire dans le sens où là vous êtes vraiment dans il prendrait son téléphone directement.

C'est tout à fait possible. Donal Trump aime bien communiquer, c'est un négociateur. Mais quand on parle de nucléaire, on parle vraiment en fait au somum de l'État des intérêts vitaux.

Et euh effectivement, c'est souvent en fait le président que soit euh que soit Trump, que soit Poutine, que soit que soit Macron qui parle en fait du nucléaire parce qu'il engage finalement la nation entière. Mais euh oui, c'est tout à fait possible effectivement que Donald Trump euh utilise en fait euh son son téléphone pour parler dans le sens où euh si on voit cette guerre comme une guerre dès le prolifération, c'est vraiment sortir par le haut de de cette crise par puisque on voit que le changement de régime n n'a pas fonctionné, que le soulèvement de la population iranienne n'aura pas lieu et cetera. Et donc c'est une c'est une des seules finalement cartes à jouer politiques au niveau de Donald Trump pour arrêter cette guerre relativement dans des termes qui pourrait finalement euh être acceptable pour lui, j'entends dans le sens où on va il va pas non plus dénucléariser en fait la l'Iran comme il n'a pas su dénucléariser le la la péninsule coréenne.

Ça ça çaus il faut effectivement regarder aussi le résultat mais c'est une façon pour lui aussi justement de de montrer en fait qu'il est dans le jeu et au centre en fait de des manettes. Oui. alors justement sur ces négociations en cours sur le nucléaire, le moratoire est très important.

La durée du moratoire, il y a donc un document qui est en cours d'élaboration comme dans toutes les négociations. Et à Islamabad la semaine dernière, les États-Unis ont exigé de l'Iran un moratoire de 20 ans, c'est-à-dire que il s'arrête pendant 20 ans. Ce à quoi les Iraniens ont répondu 5 ans.

Donc entre 20 ans et 5 ans, il y a quand même une énorme différence. Comment comment trancher ? Comment trancher avec l'intérêt justement avec les élections aussi politiques dans le sens où le nucléaire c'est quelque chose sur du temps long.

Les les Iraniens ne sont pas encore au fait de développer un un ar nucléaire opérationnel. C'estàdire vous avez en fait c'estàd qu'ils ont le temps long pour eux comme ils l'ont fait depuis 20 à 25 ans. C'està-dire le nucléaire iranien était clandestin jusqu'en 2002 après justement des après sa révélation.

Mais euh vous avez en fait un temps de production euh duur raniement réhichi. Ensuite vous allez avoir la miniaturisation, la vectorisation, la détonation et souvent une puissance nucléaire fait un petit test en fait pour montrer à la face du monde qu'il est devenu qui a accédé au rang au rang nucléaires. En 5 ans euh bah écoutez, vous avez le temps de faire beaucoup de choses, c'est-à-dire enrichir progressivement de l'uranium, de rebâtir des centrifucheuses, de rebâtir en fait tout un complexe souterrain progressivement avant justement de publiquement annoncer un enrichissement.

Mais vous Benoît Grémard, vous êtes spécialiste nucléaire, vous voyez pas du tout les Iraniens abandonner cette prérogative. Ils l'ont jamais abandonné. C'est-à-dire même avec l'accord de l'accord de Vien de 2015 où l'idée c'était en fait de de mettre au rebut 13000 centrifucheuses.

Les Iraniens les ont stocké, c'est-à-dire ils en sont pas débarrassés, ils ont pas remis à la UA, ils ont pas fait sortir de l'Iran. Le stock, vous serait prêt à le faire sortir ? Non, bien sûr que non.

Non, puisque c'est un enjeu de puissance. Si vous si vous voulez euh quand Donald Trump propose 20 milliards de dollars euh ça ne coûte rien, ça n'est rien par rapport à une sanctuarisation du territoire où vous empêcher le Grand Satan, les États-Unis de bombarder une nouvelle fois en fait l'Iran au risque d'une menace nucléaire. Avant que Sopia Mara vous pose une question, euh je vous livre cette citation là aussi du porte-parole du ministère des affaires étrangères là-dessus.

L'uranium enrichi est aussi sacré pour nous que la terre iranienne et ne sera transférée nulle part en aucune circonstance. Oui, ça va dans le sens de ce que vous disiez. D'ailleurs, cela dure depuis le chat, avant même la la la République islamique.

Est-ce que vous pouvez confirmer ou pas en tant qu'expert que les Iraniens même malgré la signature en 2015 du fameux du fameux accord sur le sur le nucléaire et bien ont continué en cachette et malgré les visites des experts de l'AE à produire à avoir des diff des des comment vous appelez ça euh ces centrifugeuses. Est-ce que c'est vrai qu'il y a eu violation de l'accord de 2015 en cachette par les Iraniens ? Ce qui justifiéait d'une certaine manière le fait qu'en 2018 Donald Trump ait jeté le fameux accord ?

Que disait l'accord de Vienne ? C'est-à-dire l'accord de Vienne autorisait l'Iran à enrichir à 3,67 %. On en est à 60 %.

Si vous voulez les activités civiles, vous enrichissez de 3 à 5 %. au maximum, vous vous faites à 20 % mais pour des raisons médicales, entre 20 et 60 %, là on est clairement dans une autre dynamique, c'est-à-dire en fait clairement du militaire parce que il est toujours plus facile en fait d'enrichir c'est sa l'enrichissement en fait le temps diminue au fur et à mesure vous arrivez de 100 %. Donc on va pas se leurer, c'est même plus la question, ils veulent une bombe nucléaire pour c'est pour ça c'est après le fait que que Donald Trump ait rejeté cet accord.

Moi, je parle de 2015 à 2018. Y a-t-il eu ou non tricherie de la part des Iraniens ? C'était le temps de la percer.

C'est-à-dire l'idée c'était finalement la Cord de Vienne était là pour limiter le temps d'acquisition mais finalement quand en 2015 vous avez 300 kg d'uranium richis et qu'en 2025 vous en avez 450 effectivement on peut dire qu'il y a un peu de tricherie. D'autant que si vous empêchez la pendant alors pendant l'âge d'or entre les deux pendant la Oui, mais si vous empêchez la UA de faire des contrôles de regarder, forcémenta forcément il y a la trichie et vous avez forcément quelque chose à cacher parce que vous ne faites pas euh une œuvre de de bonne foi au niveau notamment du droit international. Alors il y avait la IEA et il y a également la Russie. la Russie dont on entend plus beaucoup la voix.

Euh mais Serge Lavrov, le ministre des affaires étrangères russes ce matin depuis Moscou lorsqu'il présidait une réunion de la communauté des États indépendants, oui, ça existe encore, a dit ceci à propos justement du rôle potentiel que pourrait jouer la Russie par rapport à l'uranium iranien. La Russie comme elle l'avait fait lors de la conclusion de l'accord de 2015 et prête à jouer son rôle dans la résolution de la question de l'uranium enrichi. Toute solution acceptable pour l'Iran, sans je le répète, porter atteinte à ce droit inaliénable comme celui de tout autre état d'enrichir de l'uranium à des fins pacifiques.

Sylvie Berman, Serge, enfin la Russie avait joué un rôle en 2015 là, elle espère jouer encore un rôle. Elle a effectivement évoqué cette possibilité. Je crois qu'elle l'a fait également auprès de Donald Trump qui bon Oui, la Russie s'est proposé pour recevoir cet uranium.

Mais oui, parce que dans en 2015, l'accord c'était effectivement que les Russes construisit la centrale nucléaire civile de Boucher et recevait l'uranium en Russie qu'il renvoyait ensuite à Boucher et d'ailleurs ils étaient en train de construire une deuxième tranche et ont dû fuir il y a eu il y a eu des frappes. effectivement si un pays qui peut jouer ce rôle c'est effectivement la Russie parce que c'est un pays qui est plus proche de l'Iran et ça pourrait être plus acceptable pour les Iraniens que évidemment de transférer aux États-Unis. C'est c'est un peu c'est un peu une une tradition, c'est peu une habitude hein.

Je rappelle en Bostie en 1994 euh lorsqu'il y avait eu des grand massacre que on était à deux doigts d'une guerre contre les les bossbes, la Russie est arrivée en proposant ses bons offices et proposant une solution de porte sortie pour tout le monde. 2013 en Syrie au moment de l'emploi des armes chimiques par Assad, bien hop, la Russie est arrivée. Écoutez, on va trouver une solution.

Mais pourquoi vous dites ça ironiquement Michel Goya ? Non non, c'est pas ironique. Non non, c'est c'est le rôle que que joue la Russie depuis longtemps et qui euh qui arrive en faisant en disant voilà mais qu'elle a un peu plus de mal à jouer aujourd'hui là euh avec moi effectivement Sopia et pourquoi pas être ironique puisqueà l'époque il a tout à fait raison en 2013 lorsqu'elle a récupéré la Russie a récupéré les armes prohibées utilisées par le président syrien de l'époque Bachar Elassad contre sa population civile la Russie dans sa grande bonté était venue récupérer ces armesl pour empêcher la frappe que la France comptait mener contre ce régime.

Obama s'était à la dernière minute défilé et donc bien sûr qu'on peut être ironique puisque juste après la force russe s est entrée en Syrie et a massacré le peuple syrien de 2015 jusqu'à quasiment 2022. ce qui a provoqué aussi enfin et qui a eu un autre usage des armes chimiques qui en 2018 ont provoqué cette fois la première la première des des guerre de Donald Trump en fait. Bien sûr.

Oui. Avec les Français et les Britanniques. Et les britanniques.

C'était la seule qu'on a fait en en coopération. Je rappelle les nouvelles du soir qui sont directement liées au tweet, au poste de Donald Trump. On en sera peut-être plus lorsque Donald Trump va s'exprimer à Phenniix en Arizona euh lors d'une réunion politique euh dans quelques minutes, dans quelques instants, on ne sait pas encore exactement à quel moment il va parler, mais le plus important, c'est ce qui se passe concernant le D3 d'Ormouse.

Est-il réouvert ? Va-t-il réouvrir ? Les Iraniens et les Américains sont-ils sur la même longueur d'onde ?

Et puis sur le nucléaire également, la même question, sont-ils sur la même longueur d'onde ? C'est pour le moment la plus grande confusion en tout cas sur le terrain. Une chose est certaine, militairement, c'est tout à fait le statut quo.

C'est-à-dire que dans le D3 d'Ormous, les deux marines, l'iranienne et l'américaine restent face- à face. Du côté américain, vous avez quand même trois portesavion sur place. Regardons cette carte.

Vous avez le Lincoln qui est là depuis janvier. Vous avez euh le Ford qui est en de là depuis février qui est en Méditerranée oriental et puis vous avez le Bush qui est vient de passer le cap de bonne espérance et qui est donc au niveau de de l'Afrique du Sud et qui va bientôt arriver. Euh Xavier Tittelman.

Donc on a quand même cette cette force de frappe en cette projection de puissance des des portesavions qui qui sont là et qui pour le moment restent là. qui reste. Alors logiquement les hommes au bout d'un moment les machines et les hommes sont fatigués.

Il faudrait quand même avoir une relève. Donc on sait pas si trè [raclement de gorge] porteavion va assurer une relève ou va augmenter la capacité de frappe américaine dans la zone. Il faut pas oublier encore à côté de ces trois portavions principaux, vous avez les Marines et les Marines, ils ont des sortes de gros portes hélicoptères sur lesquels vous avez aussi des avions de chasse des F35B à décollage court et à réterissage vertical qui sont des vrais avions de chasse et qui peuvent aussi participer à ces missions de bombardement.

Comme c'est pas des vrais porte-avion et catapultes, on les fait pas afficher, mais en réalité, vous avez encore des dizaines et dizaines d'avons de chass supplémentaires qui sont présents dans la zone et qui continue euh à affluer. Donc la capacité de frappe américaine, elle va être encore beaucoup plus forte si par malheur le CC de feu de vait s'arrêter. Mais elle peut-être relever le relever le Gérald Ford même si alors justement voyons les chiffres et je vous pose cette question Michel Goya.

Donc preuve de ce qu'il avance Donald Trump, des milliers de soldats supplémentaires sont en train d'être envoyés au Moyen-Orient. On parle de 6000 soldats donc à bord de l'USS Bush et plusieurs navires d'escorte. Ça on en a déjà parlé. 4200 soldats du groupe Amphibie Boxer qui est également là qui a quitté Hawaï la semaine dernière.

Bon, donc ils sont pas encore arrivés mais il y a sur dans ce groupe son cette fameuse unité expéditionnaire des Marines embarqué qui est la 11e unité expéditionnaire qui devrait arriver euh fin avril. Comme par hasard, tout ce monde-là euh devrait arriver converge pour être là vers la date de fin du CC le feu, c'est-à-dire mardi de la semaine prochaine environ, en tout cas dans la semaine prochaine avec des hélicos, des engins de département de débarquement et cetera. Oui.

Oui. Puis vous avez toujours là la brigade de la 82e airborne qui est en cours toujours en cours de de déploiement. si c'est pas terminé euh et cetera plusité des forces spéciales des Rangers euh mais tout ça c'est des éléments qui étaient prévus qui étaient lancés hein euh avant le avant c'est le feu hein.

Donc c'est pas avant ce qui s'est passé cet après-midi. Exactement. Donc je veux dire s'il y a pas il y a rien de nouveau.

On aurait pu, on aurait pu imaginer que Donald Trump dise "OK, on va en rajouter encore mettre des renforts pour peser encore plus sur sur les négociation et voilà pour dire voilà écoutez maintenant pour avoir le gros bâton plus gros bâton encore pour pour négocier c'est possible mais non il s il s'est limité à ce que était déjà prévu et qui au passage aurait pu être là dès le début bien avant et aurait pu être bien plus impression si voilà si Donald Trump lui-même n'avait pas sous-dimensionné volontairement l'opération militaire pour qu'on ne puisse pas dire que c'était une guerre que ça reste une petite opération assez rapide, ben on aurait pas été à obligé de renvoyer des renforts un peu dans l'urgence. Voilà. Donc maintenant, ben ces renforts ils restent là, ils resteront là.

Il est probable aussi par la suite, quel que soit l'issue des négociations, que les Américains seront quand même obligés de maintenir pendant au moins quelques temps un dispositif relativement important. C'est comme ça que ça s'était passé précédemment ? Euh bah oui, oui, ça restera quand même une période de tension.

C'està-dire quand Non, mais c'est-à-dire quand les portes-avions sont sur sont sur place, il ils ne partent pas. euh rapidement, c'est-à-dire ils peuvent rester plusieurs mois. Regardez le le Ford, ça fait combien de temps qu'il est euh qu'il est en opération ?

Euh certainement trop longtemps. D'ailleurs, il était engagé dans les Caraïbes. Ensuite, il vient d'être engagé en Méditerranée.

C'est c'est beaucoup c'est beaucoup pour porte-avion. Euh voilà, donc là, il y aura forcément des relèves, mais ce que je veux dire, c'est qu'il y aura toujours un dispositif qui même relativement important euh ne serait-ce que pour surveiller surveiller peut-être la l'application des euh [raclement de gorge] de ce qui aura été décidé pendant les négociations. Alors, Xavier, vous le mentionniez il y a un instant, les hommes sur ces portes-avions sont fatigués et alors vous croyez pas si si si bien dire, il y a aussi des questions de nourriture avec pardon [raclement de gorge] des des militaires américains partagent des photos.

Vous les voyez de ces plateaux repas qu'ils ont. Voyez, c'est à moitié vide. Ça a l'air particulièrement insipide.

Pardon parce que ça ce sont des photos que des militaires américain du Lincoln ont envoyé au aux membres de leur famille carrément. Ils ont partagé ça avec eux. Les membres de la famille sont absolument inquiets.

Ils sont inquiets. Ils préparent des colis, des colis destinés justement au militaire américain déployés pour améliorer l'ordinaire. Mais ces colis sont bloqués.

Donc on a quand même un double problème là où ça en est Xavier. Euh c'est c'est quand même très compliqué les pour ceux qui sont euh sur euh sur ces portes-avions et qui en plus ne peuvent recevoir aucun colis. Non mais il y a une logistique qui est monstrueuse quand on imagine des portes avions qui doivent être ravitaillés.

Une partie des ravitaillements doivent être réalisés par des pétroliers ravitailleurs qui accessoirement ont de la nourriture mais c'est des prostures qui sont longues. Je suppose qu'il y a des ravitailleurs qui ont dû faire des allers-retours au sol et peut-être qu'ils ont pas eu le temps ou peut-être qu'ils ont raté un ravitaillement ou deux. Mais quand vous avez une ville euh avec euh 3000 hommes, 3500 hommes avec une centrale nucléaire et cetera, des gens qui travaillent 24 he/ 24, il y a un moment peut-être qu'ils sont arrivés au bout de leur ration fraîche et donc ils sont pas ils ont tapé dans les stocks les rations de combat, les rations de survie.

Effectivement euh même pour les Américains, c'est quand même en dessous de la moyenne parce qu'il faut savoir que vous êtes d'accord Michel, qu'est-ce que vous pensez de ces photos là ? Mais alors c'est en dessous des rations. Oui oui.

Non mais non mais les rations autant les rations individuelles sont américaines sont pas terribles, autant sur les moi alors moi j'étais que sur des porte hélicoptè. Vous étiez sur des portes hélicoptères là et on mangeait très bien. Euh dans les bases américaines, on mange aussi sur un porteavion.

Là ça vous semble euh correspondre aux normes habituelles qu'est-ce que c'est là dans l'image de droite ? Pardon ? C'est un morceau de viande c'est de l'aubergine.

Mais non c'est un Ah, vous [raclement de gorge] pensez que c'est une aubergine ? une tranche d'aubergine en tout cas non mais c'est le le navire est quand même parti assez rapidement. Il y a pas eu le temps de faire forcément des escales pour seis.

Euh donc euh voilà c'était une programme enfin une planification un peu rapide quand même on va le dire. Mais les services postaux américains cylberman ont suspendu donc je le disais leur livraison vers les militaires américains déployés mais ils les ont suspendu indéfiniment en raison de la guerre en Iran. C'est pas du tout pour le moment question que ça reprenne.

Non, absolument. Et Trump va pas demander aux Iraniens de livrer du cavier. [rires] Mais non, Seboua.

Non, effectivement, mais depuis le début, ils ont des problèmes logistiques. Alors moi, je suis pas en mesure de les expliquer mais c'est vraiment problématique et ça porte pas uniquement sur la nourriture d'ailleurs puisque on se souvient des sanitaires qui étaient dysfonctionnels. Enfin, il y a eu beaucoup de problèmes.

C'était d'ailleurs sur le Ford. C'était sur le front. Ouais, là c'est là c'est le Lincoln.

Là c'est le Lincoln. Alors la guerre est peut-être proche de se terminer en Iran comme le prétend Donald Trump mais tout de même le Pentagone a discuté ces derniers jours très récemment avec des grands constructeurs automobiles américains et les fabricants américains pour justement augmenter leur rôle dans la intensifier leur rôle dans la production militaire. De qui s'agit-il ?

De quelles entreprises ? et ben pas des moindres puisqu'il s'agit de Ford et de General Motors. Vous avez le PDG de Ford Jim Farley et la PDG de General Motors, Mary Bara qui était présent il y a quelques jours dans le bureau oval pour en parler et c'est une pratique qui rappelle ce qui était quand même en vigueur pendant la seconde guerre mondiale Michel Goya.

C'est-à-dire que pendant la Secon Guerre mondiale, les autos, les constructeurs automobiles de D3 par exemple de Detroit CT avait cessé la production de voiture pour passer bah évidemment à la fabrication de bombardiers, de moteurs d'avion, de camion. Bon là on en est pas là mais quand même une discussion pour leur demander d'utiliser leur capacité de production et leur personnel à à produire éventuellement des munitions et d'autres équipements. C'est c'est fort.

Oui. Oui. Non mais enfin c'est il faut surtout se poser la question parce qu'ils ont pas un problème de budget.

Euh dire que on est ce problème en France OK que capacité à produire de masse et cetera. Non les Américains, ils ont un budget de presque 1000 milliards de de dollars par an. et il est en train d'être augmenté à 1500.

Ouais. Alors, je sais pas si ça se fera mais ce que veux dire c'est déjà gigantesque. Euh et donc normalement ben on pourrait imaginer qu'il y ait des suffisamment de commandes tout simplement.

C'est une question de de chèque hein. Vous faites des commandes, ben l'industriel Ford ou Général Ford, ben il va créer des chaînes de production supplémentaires pour assumer la production. Or, c'est pas le cas.

C'est pas forcément le cas. On est là, il y a un vrai problème aussi de gestion de gestion des moyens gestion des stocks aussi. Oui.

Alors après effectivement ce qui s'est passé aussi c'est que on a une industrie militaire qui s'est qui est devenue d'une certaine façon sorte d'artisanat de luxe qui fabrique des artisanat de luxe. Oui. Ah oui.

Non j'adore la comparaison. C'est Non mais vous voulez dire que finalement il y avait très peu il y avait très peu de la quantité était était finalement négligeable presque en temps de guerre en tout cas. Bah c'est pour certaines notamment pour certaines munitions critiques dites critiques euh c'est bah les missiles Tomahaw par exemple, les intercepteurs TAD enfin les intercepteur antimissile TAD SM3 les euh les missiles Airol Jasm et cetera.

Enfin, vous avez un certain nombre de missions très sophistiquées, très précieuses, très puissantes et cetera, mais qui ne sont produites que euh qu'en petit nombre et accessoirement euh avec souvent des composants qui viennent de Chine, euh enfin en tout cas de plein de d'éléments qui viennent de de l'extérieur. Et donc ben là, très concrètement, il y a cette guerre mais en réalité les Américains enfin depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir, bah il a fait quand même bombarder au Nigéria et guerre Vuela, il a fait bombarder en Somalie. en Syrie et je crois je oubli en Équateur même d'ailleurs il y a une il y a des attaques donc ça je veux dire ça ça y va quoi ça ça disperse ça disperse de la munition j'ai oublié les outils 5 milliards de dollars de munition balancé sur les outils. 5 milliards de Oui pour finalement pas grand résultat.

Ah si il y a eu un accord quand même. Il y a eu le fait effectivement euh et donc ça veut dire ça disperse quand même de tous les côtés et c'est la guerre. Oui, non bien sûr, mais il faut ass mais c'est parce que vous dites ça n'était pas prévu. n'était pas voilà c'est notamment notamment pour certaines munitions qui là dans le stock évidemment b mais la doctrine américaine normalement prévoit qu'on peut mener deux guerres deux grandes guerres c'est nom c'est deux guerres de grandes guer deux guerres majeures deux guerres majeures de haute intensité dans la durée et alors là on s'aperçoit que c'est pas c'est et que ce n'est pas le casement et en plus sur les matériaux ce que disait Michel Goy c'est qu'effectivement les Tomaso par exemple ont du Galium qui est un métorat et dont la Chine a le quasi monopole.

Oui. Donc le la guerre mue la dépendance accrue des États-Unis par rapport à la Chine commercialement commercialement parlant. Sopia Mara Oui, en plus là on n'est pas dans une guerre de haute intensité.

On a la première puissance des États-Unis qui fait la première puissance du monde qui fait face à une puissance régionale certes mais qui n'est pas voilà. Donc ça c'est première chose. Deuxièmement, on on peut pas considérer qu'ils sont à découvert les Américains.

Sauf que pour parer à tout manque euh et vous me corrigerez colonel, là apparemment pour tout ce qui est euh euh stock et munition critique, ils sont à découvert pour 4 ans. Est-ce que Est-ce que vous le confirmez ou pas ? Mais en tout cas, ils ont consommé 4 années années de production de production.

Donc pour éviter un découvert, il faut qu'il les qu'il se réachalent ou qu'il se réapprovisionne pour ne jamais être dans une situation où il manquerait de stock s'il étaient ou il en sont aussi à retarder des des exportations voir à aller détourner. Exactement ce que je l'ai. Non mais juste en mot, c'est-à-dire que en fait c'est ça date pas, on se préoccupe pas de ça euh à partir de la guerre aujourd'hui.

Allantevir les entreprises mais bien avant la guerre avec cette idée. Je rappelle, il y avait un rapport qui avait été qui était sorti en disant attention face à la Chine qui produit beaucoup bah nous militairement euh bah nous on est en train d'être dépassé donc il faut augmenter notre production et notamment dans certaines munitions critiques avec l'optique face à la Chine pour si on veut vraiment dissuader la Chine euh d'attaquer le Taiï de se faire simplement bah il faut être fort et pour être fort il fa notamment beaucoup de ces munitions critiques et donc il faut accélérer la production et là ce qui se passe c'est l'inverse qui pass c'estàd que en fait ils ont diminué leur capacité de dissuasion face à la Chine pour faire très simple et la guerre en Iran a également une autre conséquence inattendue, c'est-à-dire que des responsables américains ont informé certains de leurs homologues européens que des livraisons d'armes américaines qui étaient prévues seront retardées la guerre en Iran justement puisant dans les dans les stocks. Quel quel pays ont été touchés ?

Suisse le pire pays, je pense que le meilleur exemple c'est la Suisse. La Suisse devait recevoir à partir de l'année prochaine des systèmes de défense aérien patriotes et les Américains leuront dit "Allez 3 ans de retard." Alors les Suisses qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont dit bon bah on arrête de payer ce cas-là les Américains tour de pass ils ont pris de l'argent que les suisses avaient déjà payé sur le F35 ils l'ont affecté de manière totalement arbitraire puisque c'est dans les forêts militar ils font ce qu'ils veulents l'argent des avions de chasse pour les mettre sur les patriotes et ils disentus bah il y a plus d'argent pour payer vos avions de chasse vous pouvez remettre le repos maintenant donc [rires] ils prennent à la gorge leurs clients mais ça fait très longtemps qu'on dit sur ces plateaux que les Américains font ce qu'ils veulent ils ont arnaque quand ils veulent leur matériel encore une preuve de Su les pays scandinaves et et Balt d'une manière générale les F35 sont en retard, ils sont pas au niveau qui était prévu. Les pièces détachées n'arrivent pas parce que comme les Américains utilisent beaucoup leurs avions sur ce front, leur front leur priorité c'est de se servir eux-mêmes avant tout. Donc il retirent les pièces détachées et la maintenance des avions.

Donc les les avions de chasse les F35 alors qu'ils doivent voler environ 220 he par an, ils sont en dessous de 180 he par an. Donc chaque avion vole moins. Et vous avez par exemple les Pays-Bas qui ont un rapport, ils l'ont dit, nos avions ne permettent pas à nos pilotes de faire le minimum pour que nos pilotes maintiennent le minimum des des exigences euh réglementaires dans le cadre de l'OTAN qu'on dû faire les Pays-Bas.

Ils ont dû racheter davantage de F35 pour compenser la faible disponibilité de leur flotte dû au fait que les Américains ne livrent pas les pièces détachées. Donc on a ça dans tous les pays d'Europe et on restera soumis aux Américains tant qu'on continuera à dépendre d'eux. Il y a 300 milliards de dollars de matériel militaire américain qui doit être livré à l'Union européenne dans les prochaines années.

Voilà. Bah ça il faut arrêter tout de suite. Ouai.

Lucas Mang c'est un autre. Mais non mais pardon de me faire l'avocat du diable. Finalement, est-ce que ce que les Américains font, c'est-à-dire préférer se se préférer eux-mêmes, c'est-à-dire décider que effectivement ils vont pas livrer et que ils vont penser à eux-mêmes, est-ce que tout le monde ne le ferait pas ?

Bah, vous connaissez un pays qui ferait pas ça ? Mais c'est ce que je suis en train de vous dire, je suis d'accord avec vous. Faut, c'est la question, c'est la question de la souveraineté.

Par ailleurs, au passage, ces annonces ont un autre mérite pour Donald Trump, hein, le fait de relancer, d'accentuer l'économie de guerre, c'est que l'économie américaine n'est quand même pas aussi florissante que Trump. Trump l'annonce. Il y a certains chômages qui est beaucoup plus bas que dans la plupart des pays européens, notamment chez nous, mais qui est qui est existant.

Il y a une inflation, ça permet de relancer aussi les cadences de l'industrie américaine et et d'avancer beaucoup plus vite et de tout simplement de générer de l'argent. Donald Trump est tout sauf fou. Il y a des élections qui approchent.

Une campagne qui commence et qu'il est peut-être déjà en train de commencer ce soir. Il a besoin de relancer les l'économie américaine, de dire à Cadillak, "Allez me fabriquer des chars." Bah ça permet de de faire travailler plus de gens chez Kadak tout simplement.

Ouais. Oui. Alors, évidemment euh Donald Trump, vous vous savez, a eu des quelques quelques mots, je dirais, avec l'Espagne, hein, parce que en Europe, il y a l'Espagne qui tient tête à Donald Trump.

Et euh voici ce ce qu'il a dit. Est-ce que nous avons voilà le le tweet de Donald Trump qui continue à tweeter comme je vous disais, il a beaucoup tweeté aujourd'hui à propos de de l'Espagne. L'Espagne, CV Berman ose quand même tenir tête.

Ah mais depuis le début parce que quand il y a eu le sommet de l'OTAN, l'Espagne est le seul pays qui a refusé de s'enter augmenter non là l'espace aérien c'est [rires] mais au moment du sommet de l'AN ce que l'Espagne a refusé c'est d'augmenter son budget de défense à 5 % et donc Donald Trump était déjà furieux et là il est davantage et Donald Trump parmi ses grandes qualités est très rancuné. [rires] Alors justement s'en prend effectivement ah oui les rancuniers il s'en prend à l'empormous et du nucléaire je vous ai laissé le meilleur pour la fin il y avait également l'OTAN c'est-à-dire qu'il a pensé à tout Donald Trump qu'est-ce qu'il a dit ? Écoutez j'ai tellement de de tweets de Donald Trump que je ne sais plus si voilà je l'ai retrouvé à 16h13h français Donald Trump a écrit maintenant que la crise du D3 d'Ormous est terminée pense-t-il.

J'ai reçu un appel de l'OTAN me demandant si nous avions besoin d'aide. Je leur ai dit de rester à l'écart à moins qu'ils ne veuillent simplement remplir leur navire de pétrole. Très cynique ça quand même là le commentaire de Donald Trump.

Ils se sont montrés inutiles au moment où on avait besoin d'eux un tigre de papier. Bon là ça fait beaucoup. Nous allons tout de suite demander son avis, ses commentaires, ses lumières à Mathieu Carman.

Bonsoir. Rebonsoir Mathieu. Vous êtes en direct avec nous de Washington.

Vous êtes avec Julie Janus. Vous avez du soleil visiblement devant la la Maison Blanche. Attention à vos à vos coups de soleil.

Expliquez-nous ce qui s'est passé avec Donald Trump à propos de de l'OTAN cet après-midi. C'est-à-dire que euh on sait ce qu'il pense de l'OTAN et en plus il nous humilie maintenant en parlant de tigre de papier. Absolument.

Et et ce message que vous venez de lire à l'instant Anne, a été publié au milieu des quelques 10 messages concernant le D3 DO et sa réouverture annoncé un peu plus tôt dans la journée. Et vous avez dit, Donald Trump a employé ce terme, le tigre de papier. Alors, pourquoi utilise-t-il ce terme ?

Parce qu'il veut définir l'OTAN comme une organisation qui semble puissante et menaçante mais seulement en apparence parce que pour lui la réalité est tout autre. Donald Trump qualifie l'OTAN de faible et d'inefficace. Et c'est exactement cela que reproche Donald Trump à l'OTAN et ses alliés.

Il reproche justement aux différents pays de ne pas soutenir les États-Unis depuis le 28 février dernier le déclenchement de la guerre en Iran. Il a accusé certains alliés de des États-Unis et bien de tourner le dos tout simplement au peuple américain. Il les a qualifié de lâche à de nombreuses reprises.

Je regardais il y a quelques secondes à peine le compte Tru Social de Donald Trump et j'ai tapé seulement NATO autant en anglais dans la barre de recherche. On voit qu'il y a plusieurs messages par semaine concernant cette organisation. Euh Donald Trump qui menace depuis plusieurs jours et depuis plusieurs semaines de se retirer tout simplement euh de l'organisation du traité Atlantique Nord.

Et vous l'avez dit, il a publié il y a quelques je quelques heures, pardon, un message également concernant euh l'Espagne. "Ils n'ont jamais été là pour les États-Unis", dit Donald Trump. "Vez, la passe d'arme entre les États-Unis et l'OTAN est loin, très loin d'être terminé." H Merci beaucoup Mathieu Carman, merci à Julie Janus qui est avec vous.

Essayons de comprendre exactement ce qui veut dire Remal Tiora le sur l'OTAN. C'est pas la première fois que Donald Trump s'en prend à à l'OTAN. Formule humiliante, celle quand même de tigre de papier.

C'était celle de de Maung tout de même pour désigner les États-Unis, hein. Et là, il nous avons Je pense pas qu'il ait conscience de la référence. Oui, vous pensez que c'est pas ses références.

Non, non, non, non. Euh, humilier ses alliés et flatter les puissants russes et Chinois fait partie de la rhtorique trompienne. Non.

Euh vous savez, si on voulait résumer l'objectif de la politique internationale de cette administration parce qu'on parle beaucoup trop de Trump. Euh, il ne faut pas oublier que Trump l'administration entière, il faut pas oui Trump d'eau, c'est pas Trump 2016 hein, c'est plus un homme isolé, c'est un homme qui a été élu avec l'aide de l'extrême droite américaine, une extrême droite très structurée, radicale, cryptofasciste comme je dis avec à sa tête et aujourd'hui euh dans cette administration des intellectuels de haut niveau. J Vent, vice-président Suzy Will, secrétaire général de la Maison Blanche, la femme la plus puissante au monde selon enfin Jny Ven, j'ai pas l'impression que enfin il a il l'envoie plutôt au charbon et ça marche pas.

Ça, je suis pas d'accord avec tout ce qui est J Ev a quand même mis des pressions pour être J V. Vous savez, Trump s'est quand même planté en Iran. J V aurait été bien content d'être celui qui serait revenu avec le deal que Trump n'a pas été d'accord.

Mais il ne l'a pas fait. Ça a pas réussi mais il a quand même eu pression pour y être. D'accord.

Non mais vous étiez en train de dire, c'est très intéressement que c'est toute l'administration qui partage les opinions de Donald Trump. Justement cette guerre c'est la guerre de Donald Trump. Il a fait contre JD V contre Siiz Wills qui le supplie depuis des mois de ne pas s'engager en Iran et qui le supplie depuis des semaines de cesser ce conflit contre la plupart des généraux du Pentagone contre les sénateurs républicains.

C'est la guerre de Trump, c'est pas la guerre de cette administration. Bref, mais cette administration a un objectif sur la scène internationale qu'on pourrait résumer entre mettre à bas le système multilatéral poste 1945. Je vous coupe puisque Donald Trump est à Phenniix, il est sur scène, il va arriver sur scène, le voici.

Euh il a la veuve de Charlie Kirk vient de parler puisque il s'agit de ce meeting organisé par la grande organisation Turning Point USA. C'est un événement politique majeur justement pour galvaniser la base républicaine en vue des élections de mi-mandat. [musique] Trump est là pour s'afficher au côté des figures locales avec cette veuve du fondateur, avec le candidat au poste de gouverneur de l'Arizona.

Ça se passe où ? Ça se passe dans un une méga church comme on les appelle aux États-Unis. C'est un immense complexe de 5000 places avec des équipements audio, vidéos, de pointe et c'est la première prise de parole quand même de Donald Trump euh depuis euh le blocus euh débloqué, j'allais dire.

Enfin, c'est ce que souhaite Donald Trump et ça sera très intéressant de de se rendre compte Lucas Manga. Manget, pardon, si Donald Trump tient un discours ce soir vraiment victorieux, c'est-à-dire qui irait dans le sens de tous ses tweets de cet après-midi, de tout ce qu'il a posté, c'est-à-dire qu'il prend ses désirs pour des réalités en disant que Hormous, grâce à son contreblocous est réouvert et en disant que le nucléaire et bien c'est pas un problème, il sera sorti des d'Iran très facilement. Bah, on va voir, on va écouter ce ce qu'il va dire, mais c'est vrai qu'il a l'air d'être plutôt plutôt en forme, avoir la sa forme sur les trousseaux chaules aujourd'hui et qu'il est en tout cas en terrain conquis là.

Il est il est face à une base, c'est une base électorale totalement acquise à sa cause. Euh donc il y a peu de chance qu'il se lance dans un grand discours euh diplomatique expliquant la difficulté de de l'accord avec les Iraniens sur le nucléaire, mais plutôt de se féliciter ce qu'il a fait. Il faut quand même avoir en tête euh que c'est le lancement officiel de la campagne des midterms qui se ces jours-ci qui ont lieu en novembre prochain.

Mais à partir de maintenant, les États-Unis rentrent enfin les États-Unis, pas Trump mais Trump pour son camp. Mais dans chacun des États américains, la campagne commence, elle est extrêmement importante et aujourd'hui à l'heure où on se parle, les républicains perdent. Alors voilà, Donald Trump est resté immobile, assez solennel en attendant la fin de sa musique.

Là, il s'approche du pupitre. Nous entendons les applaudissements. Merci beaucoup. [acclamation] Merci beaucoup.

Je suis profondément touché. Je tiens à remercier tout simplement les personnes les plus âgées mais aussi les plus jeunes. Je n'ai jamais vu autant de jeunes.

Et un grand bonjour à Phenniix, des gagnants, les gens de Phenniix, les gens de l'Arizona. Je suis ravi d'être ici en Arizona où les gens sont travailleurs, croyants et participe à l'action de l'association Turning Point et se battent pour les États-Unis. Il y a 7 mois, notre pays a perdu un combattant de la liberté, un ami, un homme incroyable.

Charlie Kirk, un homme incroyable. Charlie a été assassiné, assassiné par un meurtrier cruel qui pensait qu'en le faisant terre, il ferait terre une idée. Mais ici aujourd'hui, on voit bien que la voix et l'idée de Charlie n'a pas été anéantie.

On l'entend d'ailleurs raisonner bien plus fort, plus fort que jamais. Son message est inarrêtable. Inarrêtable.

Son mouvement. ne s'arrêtera pas. Le succès est la seule issue pour son message.

C'était un ami incroyable. Nous parlions beaucoup, nous parlions souvent de politique, de dieu, de beaucoup de sujets. C'était quelqu'un de vraiment très spécial.

Et je tiens à remercier Erika qui est dans une situation extrêmement compliquée, extrêmement compliquée. Certains pensent que ce n'est pas si difficile, mais si c'est très difficile. Erik a été profondément amoureuse de son mari et elle a fait un trvail incroyable.

Donc je tiens à la remercier profondément. Merci Erica. [applaudissements] Ensemble, nous rendons sa grandeur à l'Amérique et en novembre, nous allons remporter les élection de mi-mandat.

Nous allons gagner. Nous allons gagner comme jamais auparavant pour plusieurs raisons, même quand on a un très bon mandat comme c'est le cas actuellement. Et d'ailleurs, je vais vous donner des bonnes nouvelles sur l'Iran.

Est-ce que ça vous intéresse ? Ça faisait longtemps que c'était prévu et je me suis dit que je n'allais pas faire de rencontrre avec les médias mais me voici. Bon, c'est vrai qu'on entend beaucoup de désinformations.

On pourrait remplir cette salle avec des journalistes et que quelqu'un veut leur donner leur place. Cette période a été absolument incroyable. Je vais vous en parler d'ailleurs davantage en 2024,