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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 9 juillet 2024 24 minContradictoireMixteInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asileÉducation & recherche

Coalition, référendum, "Front républicain"... L'interview en intégralité de Marine Tondelier

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous soutenez cette initiative, une grande marche populaire pour faire pression sur Emmanuel Macron ?

  • 2:46FerméeRéponse directe

    Vous pensez réellement que le président de la République ne va pas respecter les résultats des urnes ?

  • 3:41FerméeRéponse partielle

    S'il vous appelle demain, vous serez prêt à lui donner un nom ?

  • 4:41FerméeÉludée

    Est-ce que le nom est arrêté, oui ou non, puisque vous voulez que le président vienne vers vous ?

  • 5:19OuverteRéponse directe

    Imaginez que le Rassemblement national, avec 25% des voix au second tour, est le premier groupe. Vous auriez réellement dit c'est leur victoire, ils ont gagné.

  • 9:57OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous n'avez pas peur qu'à moyen, long terme, en tout cas, si vous n'êtes pas menacé d'une censure d'ici là, de décevoir une partie de l'électorat parce que vous avez fait une promesse et vous avez suscité un espoir et vous n'auriez été en capacité ni d'augmenter les salaires, ni de faire les promesses.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:14InvitéFait
    « On n'allait pas réussir à faire le nouveau Front populaire, on a réussi. »
  • 1:20InvitéChiffre
    « 73% des Français demandent une rupture politique avec le macroniste. »
  • 14:50InvitéChiffre
    « Il y a 3,6 millions de femmes dans ce pays qui ont été victimes depuis leurs 15 ans d'une agression de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. »
  • 15:57PrésentateurFait
    « qu'il ait 182 voix ou 220 voix, il sera très difficile de répondre aux attentes des Français »
  • 19:04InvitéFait
    « tous les bookmakers nous donnaient perdants depuis plusieurs semaines. »

Temps de parole

  • Invité56 %
  • Invité 215 %
  • Invité 39 %
  • Invité 48 %
  • Présentateur6 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité 53 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Marine Tondelier, on voulait commencer par vous faire réagir à ce tweet d'Adrien Quatennin. Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de le voir. Ah non, mais je sens que je vais découvrir beaucoup de choses en direct dans cette émission. Du coup, ce que vous en pensez, alerte, Macron veut nous voler la victoire et manœuvre pour faire barrage à l'application du programme du NFP. Le seul souverain que la République connaisse, le peuple, doit le faire céder. Pourquoi pas une grande marche populaire en direction de Matignon ? Vous soutenez cette initiative, une grande marche populaire pour faire pression sur Emmanuel Macron ? Là, on a l'impression que la France, c'est une cocotte minute.

0:33
Invité

C'est-à-dire qu'on a eu une dissolution express, décidée seule par Macron, comme il a d'ailleurs décidé tout pendant 7 ans. Il se vantait, il y a pile 4 semaines, le lundi 10 juin au matin, à Auradour-sur-Glane, ce qui en plus était très déplacé, d'avoir mis une grenade dégoupillée dans les jambes de la gauche. Il nous avait sous-estimé. Et donc, depuis, le récit constant, c'est qu'ils ne vont pas y arriver. Ça ne marchera jamais. Donc, on n'allait pas réussir à faire le nouveau Front populaire, on a réussi. On n'allait pas réussir à faire un programme, on a réussi. On n'allait pas réussir à se partager les circonscriptions.

Mais sur l'initiative, une grande marche populaire en direction de Matignon. Je vous explique. On n'allait pas réussir à faire campagne, on a réussi. On n'allait pas réussir à gagner, on a gagné. Et maintenant, on nous explique qu'on ne va pas réussir à gouverner. Moi, je pense que, vu les scores de dimanche dernier, il faut faire preuve d'une grande modestie au nouveau Front populaire. Il ne faut pas faire comme si on avait la majorité absolue. Je ne sais pas de problème. On doit faire preuve de modestie, mais le gouvernement actuel et la majorité présidentielle, qui n'est plus majoritaire, ne peuvent pas être dans le déni. Je lis quand même depuis hier des choses qui me stupéfient.

J'ai l'impression que pendant 7 ans, on a été dans le « en même temps » et que là, on est au paroxys du « en même temps ». Tout le monde a bien vu que dimanche, on avait gagné. Et Emmanuel Macron nous explique qu'en même temps, il n'a pas perdu. Mais maintenant, il va falloir peut-être arrêter la plaisanterie. C'est un braquage démocratique. Donc, il faut marcher sur Matignon ? Il a pris une décision seule. Maintenant, il en assume les conséquences. Donc non, moi, je pense qu'on ne va pas marcher sur Matignon. Je pense qu'il faut laisser… Je n'aime pas du tout cette image culinaire, parce que je suis végétarienne et que je ne veux pas faire souffrir les animaux.

Mais il faut laisser dégorger les escargots. Ça fait 48 heures qu'on laisse dégorger les escargots, que tout le monde se remet de ses émotions. Ceux qui disaient « on va reconter, retrouver des députés ». Bon, tout le monde recompte. On avait quand même le bon compte depuis le départ. Et maintenant, il faut que le gouvernement accepte la réalité. Donc, c'est… Parce qu'en fait, d'un côté, vous dites qu'il faut que le président accélère et en même temps qu'il faut laisser le temps aux choses. Parce qu'il y a aussi ce communiqué du nouveau Front populaire. Ça, j'imagine que… Oui, qui remet un peu l'église au milieu du village. Qui dit… Et les mots sont forts quand même.

Qui met en garde solennellement le président de la République contre toute tentative de détournement des institutions. Si le président persistait à ignorer le résultat de l'élection de dimanche, ce serait une trahison de l'esprit de notre Constitution et un coup de force démocratique. Oui, parce que c'est ce qui se prépare. Mais vous pensez réellement, Marine Tondelier, que le président de la République ne va pas respecter les résultats des urnes ? Vous le pensez ?

Écoutez, la logique institutionnelle de ce pays, celle dans laquelle Emmanuel Macron s'est inscrit en prononçant cette dissolution, quand on voit les résultats, la logique institutionnelle lui dicte de prendre son téléphone, d'appeler les chefs de partie du nouveau Front populaire pour leur demander le nom d'un Premier ministre. C'est ça qu'il doit faire.

3:04
Présentateur

À ce stade, il ne l'a pas fait. Tout de suite ? Parce que lui dit, j'attends de connaître la structuration de l'Assemblée nationale pour prendre des décisions. Ce n'est pas un argument valable ? Donc il va attendre encore 15 jours,

3:14
Invité

puis après il va nous dire que c'est les Jeux Olympiques, puis après il va nous dire que c'est la rentrée, puis après il va dire que c'est l'automne, il y a le budget, puis en fait ce ne sera jamais. Donc je pense qu'il faut qu'il soit clair, et je trouve qu'en ce moment, il n'est pas clair. Il attend que vous désignez quelqu'un, tout simplement. Le Rennes avait dit c'est Bardella, la majorité s'en compte, avait dit c'est Attal. Écoutez, il est très ambigu, il ne faut pas faire semblant de ne pas le voir. Ils font courir des rumeurs. Il se réjouit, peut-être. Xavier Bertrand, gouvernement technique, ils font courir beaucoup de rumeurs aussi, et ils s'organisent. Dépêchez-vous !

Vous avez raison de me poser cette question. Mais s'il vous appelle demain, vous serez prêt à lui donner un nom ? On lui dira qu'on va lui donner, oui. Donc attendez, ça veut dire que le nom est prêt ? Alors, mais les chefs de parti sont en ce moment même en réunion, je les rejoindrai dès que je sors de ce plateau, et on aime tellement, la France veut tellement trouver des solutions qu'on va faire ça pendant le match des Bleus, c'est quand même vous dire notre abnégation. Alors tout le monde regardera le foot. C'est normal que ça prenne du temps. Je vous le dis, on n'a pas non plus tout l'été, parce qu'on s'est engagé en parlant d'urgence sociale, d'urgence démocratique.

Il y a des familles monoparentales, des mamans isolées, des familles modestes qui attendent de savoir si le panier de fourniture scolaire pour la rentrée sera gratuit ou pas. Et selon qu'on leur dit oui ou non, ils pourront peut-être envoyer avec cet argent leur enfant une journée à la mer et peut-être que ce sera leur seule vacance. Donc on leur doit ça. Après, tout le monde a bien vu, vos téléspectateurs le savent, la situation politique inédite dans laquelle nous sommes. On ne peut pas faire comme si on avait la majorité absolue, on ne peut pas faire comme si tout était simple, et on ne va pas se mentir ce soir en disant ça aurait dû être facile, évident, simple.

C'est normal que ça prenne un peu de temps. Oui, mais là vous déloignez du sujet. Je veux que tout le monde accélère. Est-ce que le nom est arrêté, oui ou non, puisque vous voulez que le président vienne vers vous ? On ne va pas arrêter les noms et les dévoiler sur les plateaux PRD. Non, mais est-ce que vous vous êtes mis d'accord sur un nom ? Nous avançons, parce qu'en fait, ce qu'il faut savoir, c'est que le sujet, ce n'est pas juste qui. C'est la méthode. Le vrai sujet, c'est pourquoi faire. Et le vrai sujet, c'est comment on va le faire. Parce qu'on n'a pas la majorité absolue. Et on est... Mais vous n'avez pas la majorité tout court. On n'a pas la majorité absolue.

Pardon, Marine Tondelier, la question... Non, les autres non plus. Mais vous ne l'avez pas. C'est-à-dire qu'au moindre blocage, un gouvernement porté par le nouveau Front populaire va tomber. Et je suis très étonnée. Je suis juste une question. Et c'est pareil pour le Rassemblement national. Mais bien sûr, c'est d'ailleurs pour ça que, justement, il ne faut pas en rester à cette logique des blocs. J'ai quand même une question. Il y a des dimensions de votre programme qui me semblent formidables, urgentes. Très bien. Pas tout. Mais il y en a une partie. Mais chacun aura un avis différent sur quoi ?

Imaginez que le Rassemblement national, avec 25% des voix au second tour, est le premier groupe. Vous auriez réellement dit c'est leur victoire, ils ont gagné. La logique des institutions, c'est qu'ils aillent à Matignon. Avec 184 députés... Je trouvais extrêmement lâche le comportement de Jordan Bardella, qui, outre qu'il refusait le débat, ça n'aura pas porté bonheur, nous expliquait que lui, il allait à Matignon que si c'était confortable, que si c'était royal au bar. Mais attendez... S'il n'avait pas une majorité absolue, il n'y allait pas. Mais comme personne n'allait la voir... Vous avez contesté pendant deux ans... Alors on faisait comment ?

Aux macronistes, le fait qu'ils faisaient passer des lois alors qu'ils avaient 250 députés. Il y en a 184. On a contesté le recours au 49.3, permanent. Que Jean-Luc Mélenchon, aujourd'hui, prétend utiliser. Ainsi que le gouvernement par décret. Je vais vous expliquer, moi, comment je pense qu'il faut faire. On a obtenu une légitimité populaire. Mais non. Faites attention. Mais si je peux en placer une. Oui, oui, allez-y. Il y a nos électeurs. Il y a aussi des électeurs qui n'ont pas voté pour nous. Et des électeurs qui n'ont pas voté du tout. Qui souhaitent aussi la justice sociale et la justice environnementale. Et des électeurs qui ont voté pour vous pour faire un barrage.

73% des Français demandent une rupture politique avec le macroniste. Tous les sondages montrent le même résultat. Et donc moi, je pense qu'il faut mettre chacun face à sa responsabilité. Quand nous aurons un gouvernement, nous allons aller à l'Assemblée nationale. Nous allons dire, par exemple, le chariot de course pour la rentrée, gratuit pour les Françaises et pour les Français, nous le mettons sur la table. Qui vote pour ? Qui vote contre ? Celles et ceux qui veulent dire, moi je vote contre, voilà pourquoi. Le feront. La taxation des super profits. 80% des Français sont pour. Donc on va aller à l'Assemblée nationale. Taxation des super profits. Qui vote pour ? Qui vote contre ?

Et les gens qui veulent voter contre, ils expliqueront pourquoi. Abrogation de la réforme des retraites. Qui est pour ? Qui est contre ? On va regarder. La régularisation des clandestins. L'obligation n'est pas pour. Oui, mais c'est le gouvernement qui propose. Et toutes les voies seront bonnes à prendre, Marine Tondelier ? Même celles du Rassemblement national ? Ce n'est pas nous qui décidons. Oui, mais là vous êtes en train de nous dire que vous allez vous mettre d'accord texte sur texte. Est-ce que je vous dis également ? Vous ne répondez pas à la question. Est-ce que toutes les voies seront bonnes à prendre ?

Alors, moi j'entends, je vais vous dire comment les macronistes sont en train de nous expliquer. Ils disent les voies du Rennes, on ne les prend pas. Bon, ils ne les ont pas prises sauf pendant tout leur mandat. Non, je précise quand même qu'ils leur ont donné la vice-présidence à l'Assemblée, la culture... Enfin, c'est ça pour le coup, c'était la logique des institutions. Il y a énormément dessus. Là, je lis une tribune de Stéphane Séjourné, qui est le chef du parti Renaissance, qui est ministre d'Affaires étrangères. Lui, il dit aujourd'hui, on va faire une coalition, on ne prend pas le RN, on ne prend pas la France insoumise.

C'est-à-dire qu'ils procèdent par exclusion, c'est d'ailleurs comme ça qu'ils ont procédé pendant 7 ans avec les Français. Mais vous, comment allez-vous faire ? Je n'ai pas eu le même prof de mathématiques qu'eux. Je regarde l'Assemblée nationale, vous enlevez tout le Rassemblement national, vous enlevez toute la France insoumise, il n'y a pas de majorité. Et donc, comment vous faites ? Comment on explique aux Français ? Moi, je veux bien les rarmer dans ma vertu et dire, alors, pas eux, pas eux, pas eux, pas eux. Il ne reste plus que nous que les écologistes n'en rendent pas tous. Donc, vous répondez, on partit à la question. Vous avez une majorité absolue, justement.

Mais vous voyez que ça ne va pas marcher. En fait, c'est pour ça que la méthode que je vous donne est, à mon avis, la seule possible. C'est la seule possible. Et après, il y en a une autre possible aussi. Non, il y avait celle de Raphaël Glissman dimanche soir. Je pense qu'on pourra procéder aussi, et que c'est une bonne chose, par référendum. Sur certains sujets qu'il mérite, on doit pouvoir faire des référendums.

Marie-Anton de Vé, si on se projette dans le sens de votre action en ce moment, où vous cherchez à obtenir le pouvoir, donc arriver à Matignon et composer un gouvernement, vous avez suscité certes un espoir, je pense, dans l'électorat de gauche, dans les sympathisants de gauche et même au-delà, vous avez des propositions qui, sans doute, parlent au français, l'augmentation du pouvoir d'achat, la réforme fiscale. Vous avez parlé vous-même à plusieurs reprises, vous avez entendu parler de la rentrée scolaire, qui va être effectivement un rendez-vous important pour un certain nombre de maires, notamment célibataires.

Non, mais mettons-nous en situation, vous êtes au gouvernement, mais effectivement, vous n'avez pas de majorité. Donc vous allez être sans doute largement empêché, souvent empêché d'ailleurs, par le reste de l'hémicycle de l'Assemblée nationale. Est-ce que vous n'avez pas peur qu'à moyen, long terme, en tout cas, si vous n'êtes pas menacé d'une censure d'ici là, de décevoir une partie de l'électorat parce que vous avez fait une promesse et vous avez suscité un espoir et vous n'auriez été en capacité ni d'augmenter les salaires, ni de faire les promesses. Oui, mais c'est ça que je veux. Évidemment, et c'est pour ça que les résultats...

Est-ce qu'il y a un risque à vouloir absolument prendre le pouvoir aujourd'hui et décider d'aller à Matignon ? Non, mais il y a toujours un risque à provoquer de l'espoir chez les Français et chez les Français. Les gens qui sont allés voter Nouveau Front Populaire au premier tour, je dis bien au premier tour, c'est parce qu'ils avaient de l'espoir dans notre projet. On ne peut pas les décevoir. Après, tout le monde comprend bien que la situation politique est compliquée.

On sait bien qu'il y a des députés qui ont été élus pour faire barrage au Rassemblement national, et c'est vrai pour certains députés du Nouveau Front Populaire, mais c'est aussi vrai pour beaucoup députés de la Macronie, qui à chaque vote devront penser à qui ils doivent leur victoire. Moi, je pense qu'en politique, il faut toujours savoir pourquoi on est là, grâce à qui et pour quoi faire. Et très sincèrement, beaucoup de députés du centre et de la droite sont là parce que les électeurs de gauche et écologistes ont fait un barrage, que j'y ai appelé même avant le deuxième tour, que j'ai été un peu pénible sur le sujet, mais je sais pourquoi.

Et donc, ils ne peuvent pas faire comme s'ils ne tenaient leur légitimité que de leur programme. Mais la réciproque est vraie. Sauf que 73% des Français veulent une rupture politique avec le macronisme et veulent plus de justice. D'accord, mais dans ces 73%, il y a des électeurs, par exemple, du Rassemblement national qui, à mon avis, veulent une rupture avec le macronisme. Et ceux-là, je ne sais pas si, en effet, la régularisation de tous les clandestins, ça leur convient. Mais ça, nous n'allons pas le proposer. Vous êtes en train d'effacer toute une partie de l'électorat. En fait, Mme Poligny, vous faites le procès de Marine Tondelier au lieu de faire le procès des institutions.

Est-ce que ça me fait plaisir ? Non. Est-ce que ça va être confortable ? Non. Est-ce que ça va être facile ? Non. Est-ce qu'on va se défiler ? Non. Non, je ne fais pas votre procès. Votre procès, je m'inquiète, je m'inquiète de la frustration de beaucoup de citoyens. Mais vous avez raison d'être inquiète. Et ça nous oblige toutes et tous. Parce que je vais vous dire, toutes celles et ceux qui nous ont dit, Front Républicain, même au centre, voilà, Mme Poligny, il y en a qui ont dit, au secours, le RN, votez pour nous. On n'a pas le choix.

Mais en 2027, si on continue cette politique jusqu'en 2027, en 2027, il ne faudra pas venir me chercher avec ma veste verte pour aller demander aux gens d'aller voter pour nous. Non, mais bien sûr, mais c'est ça que je vous dis. C'est que si on continue à ne pas écouter ce que veulent les citoyens, non seulement sur les questions de pouvoir d'achat, mais aussi sur les questions de sécurité et d'immigration, je pense que ça va à la catastrophe. Alors, quelle serait la troisième voie, Natacha Poligny ?

Juste pour bien comprendre votre raisonnance, parce que vous sembliez dire, en interviewant Marine Tourdulé, que finalement, ce nouveau Front Populaire n'est pas en mesure de revendiquer, de pouvoir nommer un Premier ministre. Pourquoi ? C'est-à-dire, alors, du point de vue des institutions... Je répondrai après à ce que vous dites sur les immigrants. Il y a le pur point de vue des institutions et le fait qu'avec 184 députés, on ne peut pas expliquer qu'on a la majorité. Non, ce n'est pas une majorité. C'est une minorité qui peut prétendre à gouverner si elle sait s'allier sur différents sujets. On est la première coalition de l'Assemblée.

Ensuite, deuxième point, moi, ce qui m'inquiète là-dedans, c'est tout simplement l'état réel du pays et les attentes des citoyens. Or, ce que j'entends, pas de votre part, parce que vous êtes mesuré dans le paysage du nouveau Front Populaire, mais ce que j'entends chez beaucoup de membres de ce nouveau Front Populaire, c'est l'idée qu'on va appliquer le programme comme ça parce que les gens nous ont élus, ce qui n'est pas vrai. Ce n'est pas le cas. Et du coup, j'alerte sur le fait qu'il y a une prise de conscience.

Et je pense que la gauche française, en particulier, devrait essayer de réfléchir à ce que signifie le fait d'avoir un parti comme le Rassemblement National qui a atteint de tels niveaux. Et je pense qu'il faudrait donc s'intéresser aux aspirations. – Vous savez d'où je viens ? – Justement, c'est pour ça que je vous le dis. – Je suis née, j'ai grandi, je vis et je suis élue dans une ville gérée par le Rassemblement National depuis 10 ans. – Bien sûr. – Donc je sais parfaitement ça. Je sais que quand on vit dans une ville où le jour de sa naissance, on a déjà 5 ans d'espérance de vie, de moins que si on était nés à Paris, que quand il y a la misère sociale…

– Non mais vous ne parlez que de la question sociale. – Non, je viens de vous parler de la santé notamment, du fait qu'on meurt 55 ans. – Oui, c'est la question sociale pour moi. – Et de la crise politico-judiciaire, parce que mon maire, figurez-vous, c'est-à-dire trouver en prison pour 18 chefs d'inculpation. Donc il y a tout ça. Et il y a le sentiment d'humiliation permanent. Vous savez, Bernard Tapie, il avait la bonne image. Il disait le Rassemblement National, il y a la croûte, c'est les fachos réels, il y en a un dans ce pays. – Oui, il en reste. – Et puis c'est la voiture balai de la société.

Toutes celles et ceux qui à un moment s'estiment reléguées, trahies, usées, se retrouvent dans cette voiture balai. Et je vois bien cette image, parce que je me suis souvent retrouvée dedans pendant des trails où je n'étais pas assez entraînée. Et donc il disait, plus la cote va être raide, plus on se retrouve non mieux dans cette voiture balai. Et en ce moment, la cote est très raide. Et les gens qui demandent des mesures très fortes sur l'immigration, c'est régulièrement. Et je pense que si à un moment, les Français vivaient mieux, la bouc-émissérisation des migrants serait moins forte.

Mais si, parce que je vais vous dire par exemple, pendant toute la campagne, moi j'ai entendu Marion Maréchal-Le Pen, pendant la campagne européenne, qui franchement, elle était tellement méchante qu'on aurait dit qu'elle se cherchait des Dalmatiens pour se faire un manteau avec. Elle a passé chaque interview à dire, il y a des migrants qui violent des gens dans la rue, pour les femmes, tu stoppes les migrants. Il y a 3,6 millions de femmes dans ce pays qui ont été victimes depuis leurs 15 ans d'une agression de leur conjoint ou de leur ex-conjoint. Si on ne règle pas le problème des VSS, on met, voilà, c'est le problème des VSS, c'est les migrants.

Le problème du pouvoir d'achat, c'est les migrants. Le problème du chômage, c'est les migrants. Non mais je vous parle de l'assage, je vous parle de sécurité, je vous parle de méritocratie à l'école. Tout ça, ce sont des choses qui sont absentes de votre programme. Et je trouve dommage que la gauche ne parle pas de ces choses. Sur la sécurité, on fera la police de proximité. Sur l'école, on mettra des moyens réels, parce que le problème à l'école, c'est le problème des 3000 profs qui manquent. C'est le problème en Seine-Saint-Ni. C'est le problème de la discipline dans les classes. Nous sommes derniers de l'OCDE. Et vous pensez que l'uniforme, ça allait régler ça, par exemple ? Ah non ?

Non, je n'ai jamais pensé que l'uniforme allait régler. Je pense qu'il y a d'autres moyens. Mais on fait des problèmes. On veut revenir à une déclaration de la soirée, s'il vous plaît. Une déclaration d'Edouard Philippe. Qu'est-ce que c'est que cette déclaration de la soirée ? Non, mais c'est aussi notre rôle ce soir de faire part de...

15:38
Présentateur

Je crains pire à chaque fois maintenant que vous me dites ça. ...qui propose une autre voie. Une marche sur le nouveau populaire. On propose, lui, une coalition entre Renaissance et les Républicains. On écoute Edouard Philippe. Évidemment. Aujourd'hui, elle est très difficilement gouvernable. Et la vérité, c'est que quel que soit le bloc qui accède au pouvoir, qu'il ait 182 voix ou 220 voix, il sera très difficile de répondre aux attentes des Français et très difficile d'être à la hauteur des enjeux considérables de faire des réformes dont le pays a besoin. Donc je crois qu'à court terme, il faut garantir la stabilité. Donc il faut une coalition, une coalition plutôt de droite.

Le futur Premier ministre... Le centre du droit. Moi, je suis un homme de droite, mais je pense qu'on peut réunir de LR à Renaissance un bloc qui permet d'être majoritaire ou plus exactement d'avoir une majorité relative. Faible, mais relative. Ne pas vouloir rentrer dans cet accord pour les Républicains, ce serait devoir expliquer à leurs électeurs, demain, qu'ils ont préféré un gouvernement du nouveau Front populaire avec la LFI plutôt qu'un accord au centre et à droite qui prévaut dans toutes les collectivités territoriales que nous gérons. C'est aussi la solution que met en avant Jean-Pierre Raffarin ce matin sur RMC.

C'est vrai que quand on fait les calculs ensemble et les Républicains, c'est à peu près 220 sièges. Quels Républicains ? Ceux qui sont partis avec les fachos, avec Eric Chiotti,

16:51
Invité

ceux qui sont enfermés dans le local ? Le nouveau Front populaire.

16:54
Présentateur

Mais forcément, arithmétiquement, effectivement, si c'est ça que décide Emmanuel Macron, ils sont plus forts que vous. Et peut-être que ça pourrait mener à un gouvernement de centre droit.

17:03
Invité

Mais ça irait contre la logique institutionnelle de ce pays. Après, je vais vous dire, les escargots dégorgent. Chacun va poser sa stratégie. Et moi, je le dis en toute amitié pour mes partenaires du nouveau Front populaire, ceux-ci ne devraient nous inciter à accélérer. Est-ce que vraiment, ça va contre la logique institutionnelle de ce pays ? Normalement, on se tourne vers le premier bloc numériquement constitué. C'est le Front populaire, puisqu'ils se sont constitués avant. Mais s'ils n'arrivent pas à proposer rapidement... Nous allons y arriver, grâce à Édouard Philippe, qui va donner un intérêt à agir avec les collègues. Un programme commun.

Il faut ensuite valider cela dans un accord avec le président de la République. Si vous lui dites, Éric Coquerel ira à Bercy, et puis le ministère de la Défense, ça sera aussi un LFI, ça ne va pas le faire. Donc, il faudra aussi prendre en compte le rapport de force institutionnel... Écoutez, M. Vallée, vous composerez le gouvernement pour qu'il plaise à Macron. Non, mais c'est pas pour qu'il plaise. C'est pour qu'il soit, du point de vue de l'Élysée, fonctionnable, s'il peut me permettre ce néologisme. Est-ce que vous pensez que c'est pour cela que le président traîne et qu'il ne vous fait pas signe, précisément ?

Je vous ai dit au tout début de l'interview qu'il faisait preuve de beaucoup d'ambiguïté. Et vous m'avez dit, oui, vous avez l'air un peu complotiste. Je l'ai vu dans vos yeux. Bon, c'est ce qui se passe exactement. Non, non, ne me faites pas dire ce que mes yeux ne disent pas. Non, mais vous m'avez dit, est-ce que vous êtes sûre, etc. Oui, j'en suis sûre. Non, mais parce que certains membres de LFI semblent laisser entendre que le résultat des heures ne sera pas respecté. Donc je voudrais savoir si c'est l'inquiétude que vous partagez. Oui, parce que je pense que dans une situation de grande incertitude politique, les gens vont essayer de trouver les failles.

Les gens vont essayer de s'imposer. C'est normal. Quand c'est incertain, c'est dangereux. La démocratie est en danger dans ce pays. Tout le monde va essayer de jouer son jeu. Puis vous allez voir qu'il va y avoir des comportements très masculins, à vouloir mettre sa candidature sur la table, moi, je, machin, truc, égolon. Ça, c'est déjà fait depuis longtemps. Regardez, Pascal vous pose une question, Marine Togelier, parce que c'est aussi le but de cette émission, de donner la parole à ceux qui nous regardent. Non-Nationale, mais pas pour le programme du Nouveau Front Populaire. C'est ennuyeux, car ce n'est pas un parti, j'ai l'impression, de m'être fait avoir.

Alors, cher Pascal, vous ne vous êtes pas fait avoir pour deux raisons. La première, c'est qu'on a gagné tous. La République a gagné dimanche soir. Et je vous rappelle que tous les bookmakers nous donnaient perdants depuis plusieurs semaines. Et ça, il ne faut pas l'oublier. Parce que je pense que, moi, j'étais en PLS, comme beaucoup, le dimanche à 19h, avec les premiers sondages sortis des urnes. Il faut quand même voir d'où on revient. Alors, évidemment, à 20h sans qu'on est rassuré, et à 20h10, comme on est français, on commence à dire, oui, bon, maintenant... OK, mais rappelez-nous qu'on pourrait avoir Jordan Bardella à Matignon aujourd'hui. Et donc, moi, ça, on l'a gagné.

Pour combien de temps la République va tenir ? Je ne sais pas, ça dépend de nous tous. Mais on a gagné. La deuxième chose, c'est qu'elle a l'impression de s'être fait avoir. Mais il y a aussi beaucoup, comme je vous le disais, de députés macronistes qui ont été élus grâce aux voix de la gauche et des écologistes. Et donc, il va falloir le rappeler tout le temps à tout le monde. Et vous savez, moi, je suis la recordmane. Mon premier désistement républicain, c'était en 2009, quand mon maire était en prison, nous avons une municipale partielle, à Énan-Beaumont. Premier désistement républicain. Je sais que c'est dur politiquement et humainement. Après, j'ai dû voter Emmanuel Macron.

Une fois, deux fois, j'ai dû voter pour Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France. J'habite à un endroit où je suis spécialiste de ce sport. Et je sais que ce n'est pas agréable. Et je sais aussi qu'Emmanuel Macron et Xavier Bertrand avaient dit des choses fortes entre les deux tours. Et après leur élection, ils avaient dit « ce résultat nous oblige ». Ils avaient dit « on en tiendra compte, on s'en rappellera ». Moi, je l'ai tellement attendu que je suis… Forcément, je l'aurai tout le temps en tête. Forcément, je l'aurai en tête, tout ce mandat. Il faut compter sur moi là-dessus.

Parce que vraiment, j'ai 10 ans d'avance, vu où je vis et où je milite, sur cette angoisse permanente qu'est le Rassemblement national au port du pouvoir, puis au pouvoir, puis sa politique. Donc je sais tout ça. Et il faut compter sur moi là-dessus. Je serai à ce moment-là. Pierre Rapineur, j'ai crois. Oui, justement, par rapport à ce que dit Pascal. Parce qu'on voit bien que là, les coalitions qui sont en train d'essayer de faire au sein de la Macronie et avec la droite, ils ont perdu trois élections successives, les européennes. Le premier tour des législatives, le second tour des législatives. Et ils décident que ça doit être autour d'eux que doit se faire cette coalition. C'est un déni.

Oui. Et donc, du coup, c'est la droite qui veut le gouverner. Alors, on sent bien quand même qu'il y a une partie des macronistes qui ne vont pas adhérer à cette terre. Plus ils vont à droite, plus ils perdent d'ailleurs. Et s'il y a bien unanimité dans cet hémicycle, c'est quand même unanimité contre Emmanuel Macron, y compris dans ses propres troupes. Oui. Est-ce que vous discutez, est-ce que justement, compte tenu de ces tentatives de la Macronie et de la droite, de créer une coalition ? Est-ce qu'il y a une partie de cette Macronie qui se dit, non, il faut tirer les leçons du passé. Il y a un premier groupe qui arrive, c'est la gauche. Il faut commencer à discuter avec eux.

Est-ce que vous avez déjà des discussions avec une partie de cette Macronie ? On sent qu'il y a la Macronie de gauche. Je ne sais pas si elle existe, mais en tout cas, on dit qu'il y a une Macronie de gauche qui s'organiserait en ce moment. Est-ce que vous seriez prêts à discuter avec cette Macronie de gauche ? J'ai lu dans votre communiqué que vous avez publié ce soir, qui est une interpellation, ou une adresse en tout cas au président de la République. Vous vous dites, pas de coalition contre nature. Est-ce que ça engage, est-ce qu'en tout cas, est-ce que ça comprend des Macronistes qui pourraient se retrouver dans certaines de vos propositions ?

Écoutez, les Macronistes de gauche, je voyais ce que c'était en 2017, en 2008 un peu, en 2019 moins. Et là, un Macroniste de gauche en 2024, il n'est plus Macroniste en fait. Quand on a secoué le prunier, il y a quand même beaucoup qui sont tombés. Les derniers pendant la rémigration... Par exemple, Sacha Oulier. D'accord, mais ceux qui sont encore là, très sincèrement, ils sont quand même très accrochés. Après, oui, il y en a peut-être deux ou trois qui vont changer la vie et venir avec nous, mais très sincèrement, on m'a alerté beaucoup, beaucoup ce soir sur différents risques. Moi, je vous alerte sur un autre risque. C'est les espoirs déçus.

Moi, en 2012, j'étais place de la Bastille pour fêter la victoire de François Hollande. C'était mon 1981 en mois. Et puis après, j'ai eu la loi travail, la déchance de nationalité, la mort de Rémi Fraisse, le non-arrêt de Notre-Dame-des-Landes. On a quand même dû attendre Emmanuel Macron pour tenir cette promesse, cet engagement de campagne. Et donc, je sais aussi qu'on ne peut pas trahir dans cet espoir. Et encore une fois, ce n'est pas que nos électeurs. C'est certains électeurs qui n'ont pas voté pour nous et certains qui n'ont pas voté du tout.

Marine Tondelier, il suffisait de lire, enfin, de regarder la carrière de François Hollande et notamment de lire le livre qu'il avait publié en 1984 pour dire que la gauche devait adopter les lois du marché. Laissez-moi le bénéfice. Je suis désolée. J'avais voté pour Eva Joly. En revanche, j'étais déjà écologiste. J'ai une question de la gauche arrêt au pouvoir parce que c'était mieux que Sarkozy. Vous avez dit tout à l'heure « La République a été sauvée, c'est formidable ». Et pour combien de temps ? Voilà.

Oui, en effet, la question étant, est-ce que vraiment, c'est formidable d'être dans un groupe politique où il y a par exemple un député qui a passé la campagne des Européennes à traiter Raphaël Glucksmann de candidat sioniste ? Est-ce que ça ne vous chiffonne pas un petit peu ? Est-ce que vous ne vous dites pas que quand on défend la République, il y a un petit souci ? Moi, écoutez, j'ai toujours été très ferme sur les questions d'antisémitisme. et d'antiracisme. Pas tout le monde dans le nouveau Front populaire, visiblement. Et il y a un moment où je peux me permettre de répondre, ce sera pour moi. Oui, mais il faut faire des choix.

Nous avons aussi été extrêmement fermes dans le programme du nouveau Front populaire. Et ce n'est pas des mots qu'on a écrits à légère. On en a beaucoup discuté. Et les mots qui sont écrits dans ce programme, c'est la seule ligne du nouveau Front populaire. Celles et ceux qui s'écarteraient de cette ligne, s'écarteraient du nouveau Front populaire et qui pourraient en tirer toutes les conséquences. Je le dis fermement devant vous, vous aurez la vidéo pour pouvoir la ressortir.

23:41
Présentateur

Un dernier mot en deux secondes, vous faites partie des noms pour Matignon, Marine Tondelier ? Vous vous sentez...

23:46
Invité

Oui, alors j'ai vu tous les comportements masculins dans cette histoire. Moi, je vais adopter un comportement féminin. C'est-à-dire ? Je vais vous dire que je suis concentrée sur pourquoi faire ce que je vous ai dit tout à l'heure. C'est peut-être comme ça que les femmes échappent au plus grand poste ou n'y arrivent que tardivement. Il faudrait peut-être être plus offensif. Vous voulez qu'on vienne des hommes et qu'on vienne des filets avec le CV sur les plateaux. Non, mais vous pourriez dire comme Olivier Forge que je serais prête à assumer cette fonction ? Non, ce n'est pas qui je suis et ce n'est pas comme ça que je fais. Je suis concentrée sur d'autres choses présentement.

Ce n'est pas moi qui compte très sincèrement dans ma période.

24:13
Présentateur

Merci Marine Tondelier d'être venue sur ce bateau.