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Débat28 minutes - ARTE· 22 juillet 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSantéEurope & international

Acétamipride, flupyradifurone : urgence agricole ou alerte sanitaire ? | 28 minutes | ARTE

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse directe

    François Valred, qu'est-ce qu'il protège ? Quel type de culture sont protégés avec ce pesticide ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Tatiana Nagirot, en quoi justement est-il dangereux pour l'environnement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Aurélie Catalo, l'Europe autorise ces insecticides jusqu'en 2029, que cela signifie-t-il ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    François Valette, est-ce que ce sujet aborde un problème de souveraineté alimentaire ?

  • 18:00RelanceRéponse directe

    Tatiana Girola, est-ce que réintroduire ces insecticides est si grave ?

  • 20:00OuverteRéponse directe

    Aurélie Catalo, réintroduire ces pesticides met-il en danger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00JournalisteFait
    « Ces insecticides sont pointés du doigt par des études scientifiques pour leur nocivité sur les abeilles et l'environnement. »
  • 24:00Tatiana GirolaFait
    « Le Conseil constitutionnel l'a dit, le Conseil d'État, il y a 120 sociétés savantes qui se sont positionné pour dire qu'il fallait pas les autoriser. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Finalement non. Après avoir annoncé sa démission ce matin sur LinkedIn, Monique Barbu, ministre de la transition écologique, a rétropédalé. [musique] Elle a pris le temps d'échanger avec le premier ministre d'une part et puis ensuite avec le président de la République.

Le président de la République a refusé cette démission. En cause, l'adoption de la loi d'urgence agricole hier et plus précisément une disposition en particulier, celle qui ouvre la voie à la réintroduction de deux insecticides jugés dangereux par les défenseurs de l'environnement. La [musique] cétamipride et le flupi Radifuron.

C'est un texte totalement obscurantiste qui vient d'être adopté contre la vie de plus de 2 millions de Français qui l'année dernière avait signé une pétition contre la vie du Conseil national de l'ordre des médecins. Utilisé habituellement dans les cultures de noisettes, betterve, cerises ou encore pommes, ces insecticides sont pointés du doigt par des études scientifiques pour leur nocivité sur les abeilles et l'environnement. Certains agriculteurs estiment ses risques exagérés écrites à la concurrence desloyales.

Ces insecticides étant autorisés ailleurs dans l'Union européenne. Inquiétude pour la santé d'un côté, impératif de rendement de l'autre. Pour tenter de calmer le jeu, la ministre de l'agriculture convoque un arbitre, l'agence sanitaire Ansè.

Dans ce texte de loi, qu'est-ce qui est dit ? et qu'il appartient non pas au politique de dire ce qu'on autorise ou ce qu'onutorise pas comme produit phytosanitaire, c'est à la science de le dire et uniquement par dérogation pour un temps limité et pour une seule filière, la filière noisette qui correspond à 0,02 % du parcellaire agricole. L'ANES disposera de 2 mois pour [musique] statuer.

Est-ce bien suffisant ? Alors que cette agence est placée sous la tutelle du ministère de l'agriculture, [musique] son rapport peut-il être considéré comme totalement objectif ? Les intérêts [musique] de l'agroindustrie l'ont-ils emporté sur le principe de précaution sanitaire ? [musique] Voilà.

Et pour en débattre de ce soir, nous recevons François Valred. Bonsoir. Bonsoir.

Vous êtes agriculteur, secrétaire général de la coordination rurale. La coordination rurale 2e syndicat agricole de France. Vous êtes également membre du CE, hein.

Selon vous, l'usage de ces pesticides est très encadré par la loi sur des cultures ciblées. La France est déjà, vous le dites, une très bonne élève, voire trop bonne élève au point de s'interdire des produits autorisés partout ailleurs en Europe. À vos côtés, Tatiana Nagirot.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes écologue, membre de l'Académie des Sciences.

Votre livre La biodiversité en infographie, l'urgence du vivant, comprendre pour agir est paru aux éditions Tana. Selon vous, les insecticides prévus par la loi menacent insectes et pollinisateurs sans lesquels on ne peut pas avoir une agriculture viable. Le risque humain, dites-vous, est quant à lui suffisamment préoccupant pour justifier l'application du principe de précaution.

Et puis Aurélie Catalou, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes directrice du programme agriculture et alimentation France à Lidri qui est l'Institut du développement durable et des relations internationales.

Selon vous, une forme de quoi qu'il en coûte politique a prévalu dans l'adoption de cette loi. Les intérêts de la filière agricole concernée ont été jugés prioritaire en dépit, dites-vous, de l'opinion publique. Et pour entamer ce débat, c'est avec vous Hélène.

Alors là, aujourd'hui donc c'est le mot, on va dire en 15 lettres du jour. Un mot un peu barbare, je vous l'accorde. Le flupiradifuron, c'est l'autre insecticide introduit dans cette loi d'urgence agricole.

Il est interdit en France depuis 6 ans hein, depuis 2020, autorisé dans tout le reste de l'Union européenne jusqu'en 2029. François Valer, qu'est-ce qu'il protège ? Quel type de culture sont protégé avec ce pesticide ?

Ben [grognement] en France, en tout cas, ce qui est prévu dans la loi d'urgence, c'est que ce fluiradifuron, comme vous le dites, euh peut être utilisé pour les betteraves, euh pour les cerises et pour les pommes. On est très loin d'autres pays comme l'Allemagne, hein, qui le l'autoris sur plus de 25 espèces différentes. Donc là, c'est une une utilisation vraiment très ciblée sur ces trois cultures uniquement.

Alors, Tati Giros, alors ce n'est pas un néonicotinoïde mais alors un buténolide. Alors, en quoi justement est-il dangereux pour l'environnement ? Donc c'est quand même une forme de nicotinoïde he qui va attaquer le système d'herb des insectes.

Donc c'est c'est une molécule qui est faite pour tuer les insectes pour les affecter. C'est pour ça qu'il est répandu sur les cultures quand il y a des maladies. Donc ça va surstimuler le cerveau des insectes jusqu'à parfois les paralyser.

Euh donc ce soit les inse les abeilles domestiques, les insectes sauvages, les abeilles sauvages. Donc euh ça tue les insectes globalement et y compris les pollonisateurs, y compris plein d'insectes dont on dépend absolument pour l'agriculture et pour plein d'autres choses. Et également sur l'eau, les napatiques, c'est ça.

Euh donc euh ces insecticides, souvent ils sont euh ils sont enrobés sur des graines et donc ils vont être lessivés par les par les pluies, ils vont être répandus dans les napréatiques, dans les sols. Donc ils vont affecter les micro-organismes du sol, les verrs de terre, ils vont être mangés par des petits mammifères, elles vont être mangées par des oiseaux. Donc elles affectent globalement le vivant et ça c'est un effet qui a été démontré qui est très toxique globalement pour la biodiversité.

Aurélie Catalo, on a vu l'Europe qui elle autorise ce flupiradifuron jusqu'en 2029 2033 même pour l'autre insecticide d'étame. Ça veut dire quoi ? Que la France on est le trop bon élève comme disait François Valrette à l'instant.

Ça veut dire qu'on a effectivement un sujet de distorsion de concurrence et c'est là que se trouve à mon avis le vrai débat. On a du côté de l'environnement et éventuellement de la santé publique un corpus scientifique qui est relativement abondant pour dire attention, il on a de bonnes raisons de d'être très préoccupé. En revanche, on a un sujet économique et politique qui est de savoir et bien quel dans quelle situation l'interdiction de ces substances en France place les producteurs de betteraves, de pommes, de ceris, de noisettes euh par rapport à leurs principaux concurrents européens et quels sont les dispositifs qu'on met en place pour compenser ou les réorienter la situation de distorsion de concurrence dans laquelle ils sont.

Mais donc c'est un débat de nature économique et politique. Il ne faut pas rentrer dans un débat sanitaire ou environnemental. Globalement, on a largement assez de preuves pour savoir que le sens de l'histoire, c'est un sens de diminution des pesticides et pas un sens de réorientation des substances réautorisation pardon des substances.

Ça va dire ? Oui, je je voulais réagir effectivement sur le le fluier radiadifuron effectivement qui est dont la possibilité de réutiliser est là. Euh c'est là que l'ANCS quand même intervient.

Voilà, parce que il est pas question de l'utiliser n'importe comment. Effectivement, il y a des risques pour l'environnement et c'est là que les scientifiques sont là pour mesurer les effets positifs négatifs et de mettre des limite à l'utilisation. Effectivement, PI radifuron, on partirait plutôt sur un enrobage de semence qui évite une dispersion dans l'atmosphère pour ne pas que les pollénisateurs puissent être puissent être touchés sur des dates d'utilisation également.

Si si ça devait être pulvérisé, il y a ce serait probablement soumis à l'arrêté abeille. Donc interdiction une fois que le soleil se lève ou [grognement] pour ne pas que les pollinisateurs soient sortis au moment où le le produit est utilisé. Tout ça c'est extrêmement important de dans la façon dont c'est utilisé et dans les restrictions d'usage qui sont là pour la protection effectivement de l'environnement.

C'est pas un une autorisation pour n'importe quel usage, n'importe comment. Ça tient gir réagir. L'enrobage des semences c'est pas mieux que la pulvation voire ça peut être pire hein parce que ça veut dire l'embourage ça veut dire qu'on les graines sont rebées systématiquement.

Ça veut dire qu'on répand tout le temps partout des molécules toxiques dans nos sols qui vont se répandre dans l'eau, qui vont être mangés par les petits animaux. Donc c'est pas c'est vraiment pas mieux. Ensuite, le fait qu'on dise que l'ANES va euh évaluer à ses pesticides, vous savez que l'État a été condamné l'année dernière justement en justice parce que tous les tests d'homologation et compris ce qui est accepté par la NES ne respecte pas les consensus scientifiques notamment n'évaluent pas la toxicité chronique, la toxicité par les neurotoxiques, n'évalue pas la toxicité sur les les abeilles sauvages mais que sur l'abeille domestique. que les tests qui vont être faits ne sont ne mesurent pas la vraie toxicité dans la nature.

Alors, en terme de toxicité, on va voir ça aussi avec vous Fanny, puisque les opposants à ces pesticides, eux là, ils pointent les effets sur la santé humaine. Oui, en l'occurrence sur l'acétamyride, il existe de nombreuses études. Alors, certaines menées sur des abeilles ou des souris ont ont montré que l'acétamyride faisait chuter le taux de testostérone.

Autrement dit, c'est un perturbateur endocrinien. plus inquiétant encore des scientifiques chinois, suisses ou encore japonais ont retrouvé cet insecticide dans le liquide céphaloorachilien, celui dans lequel baigne notre cerveau et notre moelle épinière à la fois chez des enfants et chez des adultes. Le problème d'après ces scientifiques, c'est que la cétamiprite peut peut altérer la structure de certaines parties de notre cerveau et donc provoquer des troubles moteurs ou autistiques.

Elle pourrait aussi déclencher du diabète gestationnel chez la femme enceinte, des maladies cardio-vasculaires, voire des cancers du foie. L'Europe ne dit pas le contraire, elle ne nie pas les risques. L'fsa, l'autorité européenne de sécurité alimentaire, l'a dit à deux reprises déjà en 2013 et 2016 dans deux avis.

Mais il n'existe pas de consensus scientifique total sur la question. Dans un nouvel avis, cette fois il y a 2 ans, le sa point d'ailleurs, je la cite, des incertitudes majeures quant aux effets sur la santé humaine. Et elle avait d'ailleurs recommandé à l'époque d'abaisser les seuils autorisés d'acétamypride sans pour autant réclamer d'interdictions pur et simple.

Quand on flupie radifurone et bien les études sont moins nombreuses mais d'après les chercheurs, ces effets seraient les mêmes que l'acétamyde même si la composition est un petit peu différente. Est-ce que réintroduire Aurélie Catalo ses insecticides, ces pesticides dans l'agriculture, même en encadrant avec l'ANES, on en parlait, est-ce que c'est tous nous mettre en danger ? A priori, il y a pas un danger imminent parce qu'on va manger une noisette ou parce qu'on va manger du sucre issu d'une betterave qui a qui a été contaminé avec ces produits là.

En fait, globalement, les effets pour la santé des pesticides en général, ce sont plutôt des effets qu'il faut observer à l'ône du cumul de substances. Donc, c'est ce qu'on appelle l'effet cocktail. Et puis c'est des effets qui s'accumulent dans le temps.

Donc, il faut pas paniquer à la consommation d'un produit, il faut plutôt réfléchir au signal qu'on envoie au consommateur. Ce qu'on dit aux français, c'est les agriculteurs français ont besoin d'être soutenus. on vous invite à consommer français et pour ça bah souvent on c'est un petit peu plus cher de payer français en tout cas sur une partie des produits.

Typiquement les fruits, c'est le cas. Et bien sur quoi on veut générer le consentement à payer du consommateur français si on lui dit finalement il n'y aura pas de caractère mieux disant d'un point de vue sanitaire ou environnemental de la pomme française par rapport par exemple à la pomme polonaise de la cerise française par rapport à la cerise espagnole. Sur quoi voulons-nous que le consommateur français ait envie de dépenser un peu plus cher pour acheter ces produits français ?

C'est vraiment ça le sujet me semble-t-il. François Valette justement sur les ces pesticides et là justement cette réintroduction possible grâce à cette loi. Est-ce que aujourd'hui finalement à travers ce sujet c'est ce dont vous parlé tout à l'heure, est-ce qu'on aborde également notre un problème de souveraineté alimentaire ?

Ça veut dire en gros est-ce que sans ces pesticides est-ce qu'on peut préserver et bien vous par exemple sur les betteraves le fait qu'on soit le plus gros pays producteur de betteraves en Europe et le deuxième au monde ? Bah c'est compliqué. On l'a bien vu euh à la première interdiction des néonicotinoïdes.

On a eu une crise sur la jaunisme nénissante des des betteraves qui a occasionné une baisse de production extrêmement importante. Et c'est suite à cette crise de la jaunice que Julien de Normandie avait ministre d'agriculture l'ancien ministre de l'agriculture avait réintroduit ses et réautorisé temporairement ses ses néonicotinoïdes parce que clairement il y avait pas de solution alternative pour pouvoir lutter contre ça. que si on se donne pas les moyens d'avoir une production suffisante effectivement pour notre souveraineté alimentaire, pour notre souveraineté générale, l'alimentation et l'agriculture, un certain nombre de pays ont quand même compris que c'était une arme diplomatique importante dans le monde.

Et si on veut pouvoir nous aussi bénéficier de cette arme là, il faut se donner les moyens pour produire suffisamment pour se nourrir, pour nourrir la France, l'Europe, mais mais aussi pour être fort diplomatiquement dans le monde. Oui. Tatania Girola cet am prix des on l'a vu hein, elle va être introduit sous condition limite limité aux exploitations de noisettes.

C'est euh 350 exploitants en France et euh moins de 8000 hactares. Est-ce que vraiment c'est si grave ? Bah oui, c'est grave.

C'est grave pour plusieurs raisons. Déjà c'est un peu la pied dans la le pied dans la porte hein pour faire sûrement davantage après. C'est aussi sur les betteraves qui sont sur des grandes surfaces.

C'est sur le principe même de précaution hein. Vous dites il y a pas de consensus mais ça veut bien dire que il y a des études qui montrent que c'est toxique. C'est toxique on le retrouve dans le cerveau des fétus, on le retrouve ça a des conséquences sanitaires très probables.

Et donc le principe de précaution devrait s'appliquer. D'ailleurs, le Conseil constitutionnel l'a dit, le Conseil d'État, il y a 120 sociétés savantes qui se sont positionné pour dire qu'il fallait pas les autoriser. le conseil de l'ordre des médecins s'est positionné pour dire que il fallait pas les autoriser.

Donc globalement, il y a consensus parmi les scientifiques, parmi les médecins pour dire qu'il faut pas les réautoriser pour la santé humaine. Et donc vous disiez que il y a pas d'autres solutions pour produire des betteraves, mais l'hydra montre que en combinant différentes solutions, des résistances génétiques, des auxiliaires de culture, on peut arriver globalement à réduire les maladies. Et puis effectivement après c'est un choix.

Est-ce que euh on préfère aider une filière en subventionnant de temps en temps quand il y a des baisses de rendement toute et pour garder un environnement sain et puis euh permettre au consommateur de dire qu'on va plus acheter français où est-ce qu'on veut on préfère euh ben euh autoriser des des pesticides qui mettent qui risquent de mettre en danger la santé humaine et surtout qui vraiment qui font s'effondrer les insectes. He les insectes se sont effondrés de 90 % à 75 % en 30. Si le consensus il est si fort que ça en en Europe, on a quand même culturellement les mêmes références.

Je pense que les Allemands, ils ont tout autant envie que nous de préserver leur environnement, de préserver leurs enfants, de préserver les générations futures. Ils ont un parti écologique qui est beaucoup plus fort que nous depuis beaucoup plus longtemps. Comment est-ce qu'on explique que dans tous les autres pays européens qui ont l'équivalent de l'ANCS, tous les autres au vu de des de ce soit-disant qu'on sint scientifique ont tous choisi de d'autoriser ces produits et nous en France, on le ferait pas.

Donc c'est pas parce que les autres font pire au niveau de la santé de l'équit quand tout le monde le fait, on peut se dire quand même euh si nous on est les seuls à penser alors soit la conclusion de cette loi d'urgence est qu'on est vraiment suprêmement plus intelligent que tous les autres pays d'Europe et ce sera la bonne nouvelle la deuxième bonne nouvelle de cette loi d'urgence ou alors c'est que on est trop idéologisé, trop politisé et pas assez scientifique. On a été un modèle, la France a été un modèle pour beaucoup de choses et en avance sur beaucoup de choses et c'est un un une des choses sur lesquelles elle était en avance. Alors, un mot justement oui là-dessus, est-ce qu'on on avance finalement ?

Est-ce qu'on peut être un modèle là-dessus ou alors maintenant le fait que il y a une réintroduction, c'estàd qu'on s'aligne. Oui. Oui.

On avait la France avait été en avance sur l'interdiction de ces substances. Si on les réautorise, bah on se réaligne sur ce qui est valable ailleurs dans l'Union européenne. Et en fait ça ça révèle un peu le dilemme politique dans lequel la France se trouve, c'est soit on s'aligne sur le moins 10 ans, c'est-à-dire sur ce qui est fait ailleurs.

Et dans ce cas-là, comme je le disais, bah on considère que ce qui prévaut vraiment la compétitivité prix et que charge aux agriculteurs français de s'en sortir à ce jeu de cette compétitivité prix et d'aller sortir de la betterave, de la pomme, de la noisette le moins cher possible et rivaliser avec l'Italie, avec la Roumanie et cetera alors qu'on a pas du tout globalement la capacité à rerentrer complètement dans cette course à la compétitivité pris pour une partie de ces productions pour bien d'autres raisons que les pesticides, par exemple, le coût de la main d'œuvre et cetera. Ou alors on considère que la France avait raison d'être pionnière, que c'est à elle de porter politiquement au niveau européen ce débat de est-ce qu'on l'interdit ou pas les substances au niveau européen et puis aussi de réfléchir à bah pour mes agriculteurs, pour mes industries agroalimentaires concernées, quelle alternative je leur offre. Donc c'est soit de trouver des solutions euh compensatoires, c'est soit aussi de se dire "Bah demain, c'est clair, on va faire moins de betteraves que ce qu'on fait aujourd'hui.

On va peut-être faire le titre de premier producteur de betterave dans l'Union européenne, mais c'est pas un but en soi. Par contre, est-ce que je peux offrir des cultures alternatives aux producteurs de betteraves sur lesquelles il génère un revenu au moins équivalent ? Et qu'est-ce que je peux proposer aussi aux industries qui aujourd'hui tournent grâce à la betterave ?

On voit que c'est une vraie question politique. F Tati Algéro, ce matin, la ministre de la transition écologique, Monique Barbu, a présenté sa démission. Elle a justifié sa décision dans un poste sur LinkedIn dans lequel elle dénonce un éème le voilà le recul gouvernemental de trop.

Euh bon finalement des missions pas accepté, elle reste au gouvernement. Est-ce que vous diriez qu'une personnalité issue de la société civile qui a qui défend l'écologie des idées écologiques a vraiment un avenir en politique ? Euh bah en ce moment, on a l'impression que c'est pas le cas hein.

Il y a plusieurs ministres de l'écologie qui ont démissionné. clairement, ils ont pas une voix qui porte leur dans le protocole, ils ont été rétrogradés plusieurs fois, le contour de leur ministère a été raboté plusieurs fois. Clairement, ils ont pas une voix qui porte suffisamment et c'est vrai queon voit, il y a des reculs environnementaux depuis quelques années absolument effroyables que ce soit sur la production la protection des zones humides, la protection des espèces en général sur les pesticides.

Je voudrais quand même parce que c'est vrai que ça nous a rappelé quelque chose tout de même cette démission qui n'a pas été acceptée et au début la présidence Emmanuel Macron et ben il y en a eu une autre, c'est notre archive du jour qui nous ramène en août 2018. Ce jour-là apparaît au grand jour les tensions au sein du gouvernement entre promesse écologique et maintien du modèle agricole. Nicolas Hulot alors ministre de la transition écologique va refuser de s'aligner et va démissionner en direct.

C'est une séquence réalisée sans filet. Je ne veux plus me mentir. Je veux pas donner l'illusion que ma présence au gouvernement signifie qu'on est à la hauteur sur ces enjeuxl et donc je prends la décision de quitter le gouvernement aujourd'hui.

Vous vous êtes sérieux là ? Oui, je suis sérieux. Nicolas Hul a les larmes aux yeux.

C'est sans doute la succession de nombreux revers dont le dernier s'est déroulé hier. Une réunion à l'Élysée avec les représentants des chasseurs. J'ai découvert la présence d'un lobéiste qui n'était pas invité à cette réunion et c'est symptomatique de la présence des lobby dans les cercles du pouvoir.

La présence des lobbyes, le lobby agricole. François Valerte est-il encore à la manœuvre dans cette réintroduction des pesticides dans la loi agricole ? Mais non, mais là là on a des grands acteurs.

Si chaque ministre de l'agriculture avait démissionné ou fait un cinéma pareil à chaque fois qu'il y avait un recul pour l'agriculture, on aurait changé de ministre toutes les semaines. Même ou Ah ben non, mais pas toujours. Pas toujours. 2016 interdiction des néonicotinoïdes.

Clairement, ils ont perdu. Ils ont pas fait un cinéma pareil. Là, là, on est dans le théâtre clairement.

En attendant, cette loi agricole a généré une ambiance électrique, hein, à l'Assemblée nationale pour le juste avant le vote. C'est lundi soir. Euh la gauche dénonce un déni de démocratie et même dans le camp présidentiel, certains vont regretter le manque de débat.

C'est le cas de la présidente de l'Assemblée nationale elle-même, à elle Brand Pivet. Je vous propose de la regarder. Je suis toujours extrêmement gênée que des dispositions telles que celle-ci dont on sait à quel point elle heurte nos concitoyens et en témoigne les 2 millions de signataires de la pétition sur la loi du plomb l'année dernière ne puisse pas être débattu par l'Assemblée nationale.

Vous savez dans une démocratie, il ne faut jamais avoir peur du vote. Alors est-ce que il s'agit d'un déni Aurélie Catalo ou bien est-ce que c'est une instrumentalisation politique ? La loi agricole dans son ensemble, c'était un texte très hétéroclite et je ne doute pas qu'il y a des dispositions pour lesquelles il y ait un une majorité plutôt favorable.

Je pense aux disposition qui était relative par exemple à la sécurisation du revenu agricole. En revanche, sur le sujet des deux pesticides don dont on parle là, quand même nos concitoyens, ils avaient eu l'occasion déjà d'exprimer leur opposition. Le principe d'une démocratie lors de la loi du plomb notamment l'été dernier 2 millions de signataires.

Exactement. Le principe d'une démocratie, c'est normalement le pouvoir par le peuple et le législateur, il est censé représenter l'opinion de nos concitoyens. Là, le législateur a dit "Je pense que nos concitoyens se trompent, n'ont pas raison.

Je sais mieux que eux ce qui est en faveur de l'intérêt agricole et donc je prends une décision qui est son taux de vraissemblance enfin non non conforme à l'opinion publique. Ça déjà ça n'est plus vraiment une démocratie. C'est ce qu'on appellerait soit une aristocratie un peu éclairée au sens des gregs antiens ou éventuellement une technocratie.

C'est plus exactement une démocratie et en plus cette décision elle est pas complètement assurée assumée. On voit bien qu'elle a fait débat politiquement et donc le politique pour ne pas avoir endosser 100 % de la responsabilité de cette décision renvoie la décision à l'anesse. Et donc là vraiment je pense que ça endosse un peu ce principe de technocratie où une décision qui est de nature politique n'est plus assumée par le politique.

Oui. Alors justement à propos de l'ancessina Girot euh l'agence de sécurité sanitaire va avoir 2 mois hein donc pour se prononcer sur la dangerosité du produit. Les opposants disent que euh ce n'est pas suffisant pour analyser vraiment le produit.

Pourtant des études, vous en avez cité tout à l'heure, on en a depuis des années. Donc pourquoi finalement et bien aujourd'hui et bien on le connaît exactement ce qui se passe ? Euh pourquoi il nous faut autant de temps encore pour connaître la la dangerosité de ce produit ?

Donc euh le problème, il y a plusieurs problèmes. Le problème de l'ANC, c'est que donc il y a eu un décret qui a fait que qui l'a mis sous tutelle du ministère de l'agriculture. Donc elle est plus complètement indépendante.

Il y a le problème que les études qui sont fait sur la toxicité euh des insectes, donc on a des études hein qui sont faits mais euh quand un produit doit être homologué, euh en général c'est euh les industriels qui produisent ces molécules qui font les tests et qui les présentent. Donc déjà, c'est un problème. Ils le font sur des tests de toxicité aigu.

Donc en mettant des très grosses doses mais en regardant pas tout le long de la vie des insectes. Ils éluent pas l'effet cocktail alors que on sait que la combinaison de plein de pesticides, c'est plus toxique qu'un seul pesticide. Ils le font que sur l'abeille domestique et pas sur les abeilles sauvages et cetera.

Donc dans les textes qui existent actuellement, il y a plein de problèmes et donc comme je disais, l'État a été condamné et devait présenter un texte cette année pour produire des tests qui étaient des vrais tests qui prennent en compte la science et n'a pas produit un test à la hauteur. Donc il y a pas actuellement euh d'études qui sont à la hauteur de l'évaluation de la toxicité environnementale malheureusement. Bon et ben écoutez, j'ai l'impression qu'on va à côté.

Ceci étant, la directrice voulait 6 mois un amendement été proposé, il a été refusé de l'anestre mais si elle est un peu clairvoyante, elle sait qu'elle va être consulté donc elle peut dès maintenant lancer essencer à faire des études làdessus hein. Vraiment le problème c'est que l'in a été mis sous tutelle. Voilà, qui dépend en effet du ministère l'agriculture.

Il faut le dire aussi l' Merci en tout cas à vous trois d'être venus débattre ce soir de ce sujet dont nous allons sûrementarler ces prochain jour.