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interviewPublic Sénat· 27 mai 2026 3 min

Retraites : le RN réfléchit à supprimer l’âge légal de départ, mais “ce n’est pas aussi simple”

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

– Sur la réforme des retraites qui là sera aussi à n'en pas douter un thème de la campagne, est-ce que vous reviendrez sur la réforme Macron qui place l'âge de départ à 64 ans – Ah, tout à fait. Nous reviendrons sur cette réforme. – Mais pour faire quoi ? – La réforme qui a été présentée par Marine Le Pen et Gerdinand Badella, encore à la dernière élection législative, si on revient à 62 ans, avec 42 annuité et donc si vous avez commencé à travailler avant 20 ans vous partez à 60 ans avec les annuités et puis après entre 40 et 42 ans vous partez selon votre date d'entrée votre âge d – Mais juste qu'on comprenne bien Jean-Philippe Tanguy, parce que… – Si par contre vous avez commencé à travailler tard, vous devrez, vous devrez… – Mais c'est ça, parce que les gens ils ont quand même envie de savoir quand ils vont partir.

Donc vous dites on va revenir sur les 64 ans d'Emmanuel Macron, mais il faut 42 annuités. L'âge moyen d'entrer sur le marché du travail, c'est 22 ans. Donc ça veut dire qu'avec vous aussi, les Français partiront à 64 ans. – Ils pourront partir à 62 ans mais avec une décote. – S'il faut 42 annuités. – Non mais à 42 annuités pour avoir la retraite. – Voilà donc pour avoir sa retraite à taux plein, il faut attendre 64 – Vous avez raison, mais ça c'est déjà le cas actuellement.

Aujourd'hui si vous partez même à 63 ans, là c'est 62 ans et 9 mois, et que vous n'avez pas vos annuités, vous avez déjà une décote. Donc notre réforme ne change rien à Notre réforme, par contre, elle remet l'âge à 62 ans. – Mais est-ce que ce n'est pas un peu démago de faire croire aux Français qu'avec vous, ils n'iront pas jusqu'à 64 ans ?

Ils iront aussi jusqu'à 64 ans ? – Ah non, ce n'est pas démago, on a toujours dit qui n'irait pas jusqu'à 64 ans. On a toujours dit que c'était pour favoriser ceux qui avaient commencé à travailler et tôt, et qui avaient donc des métiers difficiles.

Mais comme c'est prévu dans la réforme actuelle ? Non, aujourd'hui...

Dans la réforme actuelle, ceux qui commencent à travailler tôt, avant 20 ans, oui, mais on a une zone grise dans la réforme actuelle, qui d'ailleurs a été reconnue par Mme Borne, c les gens qui ont commencé à travailler tôt, mais qui ne sont pas dans le dispositif carrière longue. Alors souvent on explique effectivement que les gens qui ont des métiers très difficiles, qui ont commencé par exemple à 18 ans, c'est vrai qu'aujourd'hui ils ont des dispositifs. Par contre vous êtes une infirmière, vous avez fait 3 ans d'études, vous avez commencer à travailler à 21 ans.

Aujourd'hui, malheureusement, vous devez travailler jusqu'à 63 ans. Avec notre réforme, cette infirmière pourra partir beaucoup plus tôt. Enfin, beaucoup plus tôt.

Un an plus tôt. – Mais est-ce que vous allez continuer à maintenir un âge de départ ? Ou est-ce que là aussi vous réfléchissez à ne plus tenir compte d'un âge de départ et à ne tenir compte que des annuités ? – Je vous remercie pour cette question parce qu'effectivement Gabriel Attal a fait des annonces qui me paraissent un peu prématurées par rapport au mesure technique qu'il a présenté.

On voudrait tous, enfin je pense qu'il y a un consensus à l'Assemblée nationale pour supprimer l'âge de départ et que ce soit beaucoup plus simple à savoir vous avez cotisé tant de trimestres, tant d'années, vous avez le droit à telle retraite et vous pouvez c'est pas qu'il n'est pas viable, c'est qu'il est injuste. C'est-à-dire que ce critère d'âge peut créer des injustices une fois plus pour les femmes notamment, les femmes qui ont été charges de famille essentiellement la charge de famille aujourd'hui c'est les femmes qui s'en occupe, ça sert à rien de se cacher derrière son petit doigt, ça crée des injustices donc on essaie toujours de s'améliorer mais c'est pas si facile et si, comment dire, depuis la libération il y a à la fois une durée de cotisation et un âge légal, nos prédécesseurs avaient de bonnes raisons malheureusement. Voilà, vous savez, j'aime bien critiquer, mais pas pour critiquer, parce qu'il y a des choses à critiquer, mais il faut c'est de constater que nos prédécesseurs parfois avaient de bonnes raisons.

Mais on travaille et on a bon espoir de trouver une solution. Autre sujet pour là aussi bien comprendre votre ligne, Jean-Philippe Tanguy.