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Interviewyoutube.com· 13 mai 2023Fond programmatiqueRetraitesTransportsSanté

Interview politique : Emmanuel Blairy, député de la 1ère circonscription du Pas-de-Calais

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • Emmanuel BlairyChiffre
    « j'ai quand même 294 communes, avec parfois des problématiques différentes, des thématiques différentes »
  • Emmanuel BlairyPromesse
    « j'avais dit pendant la campagne de 2022 que mon travail serait vraiment d'être en circonscription, pour prendre le pouls de la circonscription »
  • Emmanuel BlairyPromesse
    « on avait un programme clair, qui était donc de un départ progressif jusqu'à 62 ans, pour les Français qui ont commencé après l'âge de 20 ans »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour M. Blairy. Bonjour.

Vous êtes député de la première circonscription du Pas-de-Calais. Vous avez été élu le 19 juin dernier avec un peu plus de 55% des voix. Ça fait donc bientôt un an.

Quel bilan tirez-vous de cette première année ? Écoutez, une année, j'allais dire, assez mouvementée, que ce soit ici sur le territoire ou à Paris. Je tente au mieux, du mieux possible, d'articuler les deux, c'est-à-dire le travail parlementaire à l'Assemblée nationale.

Et en même temps, j'ai quand même 294 communes, avec parfois des problématiques différentes, des thématiques différentes. Donc j'essaie vraiment d'être un peu partout. Je me suis entouré d'un cabinet pour ce faire, qui est là aussi pour me soutenir et me guider dans mes démarches.

Donc j'avais dit pendant la campagne de 2022 que mon travail serait vraiment d'être en circonscription, pour prendre le pouls de la circonscription, les problématiques, et aller les étudier à Paris. Voilà, j'ai tenté de faire cela pendant un an. Les dossiers n'ont pas manqué.

Et est-ce que les habitants font part de leurs craintes ? Et si oui, lesquelles ? Et est-ce que la réforme des retraites en fait partie ?

Notamment la réforme des retraites. Je dirais même que c'est la plus grande crainte actuellement, qui n'est plus une crainte. C'est surtout aujourd'hui ce sentiment de ne pas être écouté.

Les Français ont le sentiment de ne pas avoir été écouté, puisque le Parlement n'a pas été consulté pour donner au moins son avis, pour voter pour ou contre cette réforme. Il y a effectivement cette problématique de la forme des retraites. Nous, on avait un programme clair, qui était donc de un départ progressif jusqu'à 62 ans, pour les Français qui ont commencé après l'âge de 20 ans.

Et pour ceux qui ont commencé tôt, avant l'âge de 20 ans, un départ à 60 ans, puisqu'on considère que ceux qui ont commencé tôt sont aussi ceux qui ont les métiers les plus difficiles. D'autres problématiques sur la circonscription. On a le pouvoir d'achat, qui est effectivement un problème.

C'est-à-dire qu'on a une circonscription exclusivement rurale. On a beaucoup de nos concitoyens qui vont travailler dans les grandes villes, ou les villes moyennes, Arras, Amiens, Lille parfois. Un exemple concret, j'ai des habitants du Bapalmois ici, qui vont travailler sur l'île tous les jours.

Donc, il y a un coût en matière de carburant. Demain, on passerait au tout électrique en 2035. C'est pareil.

Comment vont-ils faire pour déjà s'acheter un véhicule électrique ? La classe moyenne est incapable d'acheter un véhicule électrique aujourd'hui. Et puis, en plus, on aura ces ZFE qui vont augmenter, puisqu'on prévoit, j'avais voté le compte, mais en tout cas, on a proposé une loi qui supprimait les ZFE.

Et donc, ces habitants de notre circonscription vont devoir, effectivement, se serrer encore plus à la ceinture. Moi, je me bats à l'Assemblée nationale pour le port d'achat, notamment des Français. On a la problématique des déserts médicaux aussi.

Alors, la circonscription, je dirais qu'elle est un peu inégale à ce niveau. Mais, effectivement, on a du côté de Rheux, par exemple, de Boirie-Saint-Rix-Trude aussi. On a quelques soucis à ce niveau.

Donc, on travaille à l'Assemblée nationale à étudier toutes les solutions possibles pour qu'on puisse, effectivement, router le maximum de médecins vers notre circonscription, mais notamment vers les zones rurales. Je parle de ma circonscription, mais finalement, c'est l'ensemble des zones rurales de France qui sont, moi, j'ai pas l'habitude de dire, qui ne sont pas des déserts médicaux, mais des toundras médicales tellement c'est froid en matière de santé. Voilà.

Donc, on a toutes ces thématiques devant nous, à bras le corps, et on travaille pour, je vais dire, étudier des solutions, surtout des solutions.