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interviewLCI· 11 décembre 2025 132 min

Brunet sans filtre du jeudi 11 décembre 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Un tout petit peu avant midi sur LCI, c'est l'heure de Brunet sans filtre. Bonjour à tous, soyez les bienvenus. Bonjour Éric.

Salut Magalie. Alors on va pas tellement sourire aujourd'hui, c'est le [musique] choc du côté d'Orléan puisqu'on l'a appris au cours de la matinée. Liquidation de Bron Ça y est, elle est prononcée.

La justice a rejeté [musique] le projet de reprise en scope. 700 salariés se retrouvent d'un coup au chômage à la veille de Noël. C'est un coup très dur porté [musique] à l'industrie française, affirme le président de la région centre Val-deoire.

Nous nous rendons sur place sur le site de sur l'un des sites de production [musique] où la nouvelle est en train d'être annoncée officiellement au salariés. Notre journaliste sur place va tout nous raconter dans une poignée de seconde. Nous serons peut-être avec François Ruffin d'ailleurs dans cette à [musique] 12.

Oui. À 1220 un petit peu plus tard. Moi, ce sera l'objet de de mon édito. [musique] Je vous dis tout de suite parce que je considère franchement que Brant a été assassiné par l'État.

Non pas parce que l'État n'a pas fait ce qu'il fallait aujourd'hui. Non non mais parce [musique] que c'est c'est des décennies de politique publique qui sont totalement loufo et qui ont conduit à désindustrialiser la France. Mesdames messieurs.

Et puis nous allons parler de cette petite phrase d'Emmeric Caron le député la France insoumise qui dit "Ben la semaine des 35 he c'est terminée. Il faut se préparer désormais [musique] à passer à la semaine de 15h. Et oui, l'intelligence artificielle est là et donc on va aller vers cela, dit Emeric Caron. [musique] On sera d'ailleurs avec un spécialiste de l'intelligence artificielle, Laurent Alexandre, qui sera avec nous dans quelques instants.

Bon brand, c'est la terrible nouvelle du jour, mais on va quand même pousser un [musique] petit cocorico dans notre émission avec du 100 % made in France qui en ce moment fait le tour du monde pluie des loges pour un petit film d'animation. Une publicité en fait réalisée en France par des Français. Le tout sur une chanson de Claude François. [musique] Son concepteur sera avec nous pour nous expliquer les secrets de ce succès fulgurant.

Notre émission [musique] sans filtre commence maintenant. [musique] Mesdames, messieurs, Brant a donc espéré jusqu'au bout, mais le coup prêt est tombé ce matin peu avant 11h. Le fleuron de l'électroménager français est donc placé en liquidation judiciaire.

C'est dur, c'est très dur. Conséquence immédiate pour commencer 700 emplois supprimés. J'ai reçu un message de mon de mon supérieur comme qu'on était convoqué à midi, mais je l'ai suis en simultané à la télé comme quoi on était licencié, je les suis en direct à la télé.

En plus, ils c'est bête parce que c'est un fleuron de l'industrie française. C'est quand même nous, c'est quand même nous le site de Saint-Jean qui aventé. Vous quand vous connaissez dans le commun, dans vos commun de vos cuisines l'induction, c'est nous qui l'avons inventé.

Bah, on a appris ça à la télé, je pense que comme pas mal de personnes et bah un peu déçu quand même parce que on pensait que la scope allait fonctionner mais du coup non. Et on va rejoindre notre journaliste de sur place Matthéo Sia Varino. Bonjour Matthéo, vous êtes sur l'un des sites de production près d'Orléan.

Donc avec ce coup dur, on imagine l'ambiance assez pesante aujourd'hui donc sur l'un des sites de production de Brant et vous êtes d'ailleurs visiblement avec le maire d'Orléan. Oui, exactement. Serge Groire très remonté ce matin.

Monsieur le maire, c'est une colère froide que vous avez ce matin. Elle est froide ou elle est chaude mais c'est une grosse colère. Oui, parce que parce que c'est insupportable ce gâchi et cette incurie et cette incapacité que nous avons en France à traiter de ce type de dossier.

C'est juste insupportable. Alors, tout le monde vient gloser sur la réindustrialisation de la France, mais la réalité, elle est là aujourd'hui. Elle est qu'on a une super boîte qui va couler parce qu'on a été incapable incapable de prendre en compte la réalité de ce qui se passait.

Et parce que nous, et je suis vraiment furieux, nous collectivité locale et je me permets d'associer la région donc ville d'Orléan, métropole d'Orléan région, nous avons été prévenus le 27 novembre il y a quelques jours qu'il n'y avait pas d'offre sur la table. Alors que le redressement judiciaire date du 1er octobre, on a perdu 2 mois et parce qu'on nous a caché la copie, la réalité elle est là. Et je suis furieux parce que les boîtes, on sait les sauver.

Ici sur ce territoire, on en a sauvé d'autres récemment, Duralex dont toute la France a parlé. Pourquoi Duralex a été sauvé ? Parce que j'ai voulu que ça soit sauvé avec le président de la région.

Voilà, il y a deux personnes qui ont sauvé Duralex et vous pouvez le demander à tous les salariés et là on n'a pas eu le temps de le faire. Cette boîte, elle était sauvable. Cette boîte, elle aurait dû tourner.

Elle doit continuer d'exister cette boîte. Merde, c'est la France ici, quoi. C'est un gâchi, mais c'est plus qu'un gâchi.

C'est une pétère et c'est un système qui ne fonctionne plus, qui est vérolé. Voilà. Et c'est un système central qui est vérolé en remerciant le ministre de l'industrie, Sébastien Martin, de tout ce qu'il a fait parce que lui aussi il a mouillé la chemise.

Sauf qu'il y a des administrations centrales qui ne savent pas faire et qui emmerdent tout le monde. Il y a une réunion qui va être tenue à midi. Qu'est-ce qu'on attend ?

C'est une c'est une réunion. On est là, on est là avec voyez, vous avez l'administration de l'État ici avec la préfète, elle a fait le job, elle a fait tout ce qu'elle a pu, on a fait tout ce qu'on a pu. Mais tout ça, c'est un système, il faut comprendre.

C'est c'est le système que dénonce tous les jours Jean-Louis Borlot. Il a raison. Ce système est vérolé.

Il ne fonctionne plus. Il y a des gens qui ne savent pas de quoi il parle et qui prennent des non décisions et qui nous amènent là. Et nous bah on va on va on va essayer on va essayer de voir avec les salariés ce que l'on peut faire.

On a des gens bien ici. Ça me fout les boules à quelques jours de Noël qu'on ait des centaines de gens au tapis parce qu'il nous a manqué quelques semaines. Le tour de table bancaire qui n'a pas pu être mené jusqu'à son terme.

Il aurait pu avoir lieu si on nous avait donné allez 6 semaines. On l'a fait dans d'autres cas. Là on nous a donné 6 jours.

Bah c'est mission impossible. Madame le préfet. Oui, je pense que le ministre de l'industrie, monsieur le maire vient de le dire, est venu il y a 10 jours ici.

Il a il s'est mobilisé, il a mis il a proposé que l'État mette 5 millions d'avance remboursables dans le projet de Scope qui effectivement a été monté très vite, sans doute trop vite parce que le partenaire industriel qui devait reprendre ses démis au dernier moment, je rappelle que c'est le tribunal de commerce qui est souverain et qui a considéré pour des raisons qu'il va falloir que nous découvrions ensemble les raisons pour lesquelles il ne donnait pas sa chance à ce projet. Évidemment, on le regrette tous. Euh maintenant, on va être autour des salariés soit pour trouver un plan B, soit pour les accompagner.

Orléan, Vandô, ce sont des des territoires industriels très dynamiques. Ces gens ont en effet un savoir-faire industriel éprouvé. Ils sont mobilisés et donc pour ce qui est des individus, je pense qu'on trouvera des solutions.

On va les accompagner ou peut-être qu'on trouvera un plan B. Mais enfin voilà, je voulais dire je comprends la colère du maire évidemment il a raison et nous on est très on est très on est très déçu mais je pense que ça ne enfin voilà c'est pas la la responsabilité des administrations centrales qui était si si si si si c'est la responsabilité de tous ceux qui n'ont pas trouvé la solution parce que la solution elle existait voilà c'est les règlements européens absurdes qui fait que BPI France ne peut pas aider une boîte comme ça parce qu'elle a plus de 250 salariés c'est du très concret parce qu'on nous a caché la copie. C'était quoi la solution dans ce cas-là ?

La solution c'était la scope est une bonne solution. Vous montez une scope en 5 jours. Mais c'est juste aberrant.

Si on avait pu la commencer vers le début octobre, une fois qu'on apprend le redressement judiciaire, qu'est-ce qui s'est passé ? Tout le monde s'est dit "C'est des belles boîtes, il va y avoir des repreneurs." Et les repreneurs, ils sont tombés tous les uns après les autres.

Ils ont lâché le truc. Et pourquoi ils ont lâché le truc ? Notamment parmi toutes les raisons parce qu'il y en a plusieurs.

Parce qu'il y a ce qu'on appelle ici une fiducci. Une fiducci. Donc le foncier n'appartient pas à Brand, il appartient à une autre entité.

Il y a eu des discussions avec cette autre entité qui n'a rien lâché et donc il y a un coût de reprise du foncier qui est très élevé et je pense que la plupart des repreneurs industriels ont lâché l'affaire à cause notamment pas seulement mais notamment de cela. Ça c'est des petits calculs financiers. C'est pas un problème industriel ça.

Merci monsieur le maire. Voilà, vous l'aurez entendu donc monsieur le maire très remonté évidemment face à cette situation, une réunion en cours, vous l'avez entendu, soit pour accompagner, soit pour un plan B vis-à-vis des des 700 salariés qui se retrouvent aujourd'hui donc sans emploi. Merci.

Merci Matthéo Sierravino. On a tous entendu Serge Groire, le maire de d'Orléan extrêmement remonté qui dit tous les partenaires étaient là autour de la table. Ça aurait pu fonctionner la reprise de Brant mais cette décision de justice est incompréhensible.

Il a le sentiment que enfin on a été confronter à des magistrats qui connaissaient pas bien le dossier. C'est un petit peu ce qui transpire à travers euh l'incompréhension exprimée par le maire d'Orléan. En tout cas, le ministère de l'économie a aussitôt réagi dès lors qu'il a appris vers 11h la nouvelle du redressement judiciaire.

Profonde tristesse après la liquidation liquidation judiciaire pardon. euh profonde tristesse après la liquidation d'un fleuron français. Ça c'est le ça s'est Berion Centre Valde Loire euh parle de son côté d'une terrible nouvelle, un choc, un coup très dur porté à l'industrie.

Catherine André, notre journaliste économique est avec nous. Bon ben voilà, c'est un peu la chronique d'une mort annoncée que c'est c'est c'est la désindustrialisation française amorcée il y a des décennies à l'époque même de la de la des 30 glorieuses. En 1961, c'était 30 % de l'économie française qui était qui était industrielle, une part industrielle.

Voilà. Aujourd'hui, on est aux alentours de 13 %. On est à 10 à 10 %.

Ouais. Ouai. C'est c'est exactement ça.

C'est le miroir. Et là on est vraiment dans dans je dirais l'exemple brut de la désindustrialisation française parce que si on prend Brand dans les années 70-80 c'était le symbole de l'innovation euh le symbole de la qualité. Il y a eu un succès monumental de cette entreprise.

Les parents avaient un laveaisselle brand à la maison on avait un lave brill foyers et même encore hein si vous recherchez vous avez forcément de l'électroménagé brand chez vous. Et puis qu'est-ce qui s'est passé ? On se rend compte que depuis 20 ans, l'entreprise a changé de de main à de multiples fois.

Je crois qu'on est sur une dizaine de fois où il y a eu des des changements de main. Depuis 10 ans, c'est un conglomérat euh algérien et et ce qui s'est passé depuis 20 ans, c'est que euh la France, pas seulement la France hein, parce que c'est toute l'Europe qui est confrontée à cette concurrence des pays asiatiques, à vu des fairerl des produits électroménagers, du gros électroménager produit en Asie, produits moins cher. Pendant un temps, on s'est dit bah nous on a de notre côté la qualité.

Sauf que aujourd'hui et bien les Chinois, ils produisent également de l'électroménager de de qualité. ce décrochage français. C'est évident parce qu'en plus nous on a des boulets au pied, on a cette fiscalité, c'est ces charges sociales beaucoup plus élevées qu'ailleurs.

Mais honnêtement, le décrochage industriel en ce moment, il est européen et c'est effectivement absolument dramatique ce qui arrive aujourd'hui à l'industrie européenne. Nous avons décroché face aux Chinois et face aux États-Unis. Vous revenez avec nous à 1220.

On revient sur cette décision de justice, donc la liquidation de Brant, je vous dis mais je je je fais mon édito sur ce sujet. Je pense que on verra ça à 1220, mais je pense que c'est un assassinat programmé d'une d'une entreprise française, une entreprise industrielle. très effectivement YVG sera avec nous et puis nous aurons d'autres réactions de salariés en direct qui sont en ce moment même donc réunies pour l'annonce officielle de ce licenciement massif he 700 emplois donc qui vont être supprimés à la veille de Noël on le rappelle et nous serons en direct également avec François Rufin le député vous le savez qui est très investi dans l'industrie française et dans dans ce combat là mené est-ce que il est déjà perdu d'avance le reste de l'actualité et la DZ mafia qui décidément est partout même au cœur du tribunal agentes du tribunal judiciaire de Marseille viennent d'être mises en examen.

Elles auraient été payées pour consulter des documents. Les explications de Jean-Baptiste Guénet. Une corruption au sein du Tribunal Judiciaire de Marseille.

Deux agentes administratives ont été mises en examen pour avoir contre de l'argent consulter des fichiers confidentiels contenant des renseignements précieux permettant par exemple de savoir si une enquête a été ouverte ou si des suspects sont placés sur écoute. La première âgée de 26 ans, est accusée d'avoir consulté ses fichiers entre 2023 et 2025. Elle aurait fourni des informations à son compagnon impliqué dans des dossiers de trafic de stupéfiant.

La seconde 24 ans est l'expit ami d'un proche de la DZ mafia. Elle aurait consulté ses fichiers confidentiels une cinquantaine de fois ces deux dernières années et reçu 18 virements pour un montant de 3600 €. On a constaté statistiquement hein une augmentation effectivement euh de de phénomènes larges de d'atteinte à la probité lié à ce narcotrafic.

De pouvoir être renseigné sur l'activité de ceux euh qui sont chargés de lutter contre le phénomène est un avantage. Révéler des informations issues d'une enquête ou d'une instruction peut être puni jusqu'à 10 ans de prison maximum. Et puis mesdames messieurs, des images choquent à présent.

En Floride, dans l'état de la Floride aux États-Unis, un avion de tourisme s'est écrasé, figurez-vous, sur une voiture. Le tout sur une autoroute qui était extrêmement fréquentée. Et bien, il y a parfois des miracles dans dans la vie.

Le bilan là est vraiment lui miraculeux. Une seule personne blessée, légère. En revanche, on ne sait toujours pas ce qui a pu provoquer un tel accident.

Jeanne Kancard. On pourrait croire à une scène d'un film hollywoodien, mais elle est bien réelle. Un avion en perte d'altitude, obligé d'atterrir sur cette autoroute, il percute une voiture.

Oh mon dieu ! Oh mon dieu ! Rebondit dessus avant d'être stoppé par le muret en béton.

Oh merde ! On dirait qu'ils vont bien. Difficile à croire mais oui, par chance aucun mort.

Le pilote instructeur et son élève qu'on voit ici sont indemnes. Seule la conductrice de la voiture percutée est légèrement blessée. Oh [ __ ] !

Vous savez combien j'aime ma voiture ? On s'en fiche de la voiture. Ce qui compte c'est vous.

Si elle avait eu des passagers dans sa voiture, ils auraient tous été écrasés car l'avion a percuté de plein fois le côté passager et le coffre. L'avion volait depuis plus d'une heure quand ces deux moteurs seraient tombés en panne. Une enquête doit déterminer les circonstances exactes de cet accident spectaculaire.

Assez incroyable. Un mot maintenant de la Ligue des Champions et les Parisiens qui vont devoir encore patienter pour se qualifier directement pour les 8e de finale. Le PSG a été tenu en échec hier soir sur la pelouse de l'Athletique Bilbao 0 à0 à deux journées de la fin de la phase de Ligue.

He les Parisiens sont 3e derrière Arsenal et le Bayern. Prochain match pour les Parisiens, ce sera le 20 janvier sur la pelouse du Sporting Portugal. Voilà mesdames messieurs, restez avec nous.

Je suis encore sous le coup de l'émotion des mots du maire d'Orléan qui a ben découvert en fin de matinée aujourd'hui que çaen était [musique] fini de cette usine brant euh marque vedette de l'électroménager français. 700 salariés qui se retrouvent à la trappe. Alors que Brant [musique] était tout à fait sauvable.

Il ne comprend pas cette décision de de justice qui prononce donc la la liquidation judiciaire. Il dit "Nous nous aurions eu besoin de quelques semaines de plus pour sauver [musique] Brant. Euh, on réécoutera d'ailleurs ce ce cet élu [musique] qui est littéralement scandalisé, mesdames messieurs, et ce sera également l'objet de mon édito avant qu'on ouvre le débat.

J'ai le sentiment que [musique] c'est un assassinat programmé des politiques publiques anti-industrialisation [musique] qui sont déployés en France depuis des décennies et des décennies. À tout de suite mesdames, messieurs. Comment vous dire les choses ?

Brant est mort. L'entreprise industrielle française Brant est morte. Nous l'avons appris aujourd'hui et il faudrait que les politiques cessent de verser des larmes de crocodile à chaque fois qu'un champion de l'industrie française [musique] coule parce que cet assassinat est en réalité, qu'on le veuille ou non, un assassinat programmé.

Voilà, en 1961 en France, on est dans les 30 glorieuses et bien l'industrie c'est 30 % du PIB. Aujourd'hui, c'est à peine 10 %. Merci les politiques publiques.

Car c'est de cela dont il est question. Les politiques publiques, qu'est-ce que c'est ? Vous savez, c'est des petits hommes gris, c'est desarques.

Voilà, qui disent par exemple il y a quelques années au groupe Peugeot là mes pauvres amis, arrêtez d'être ringar, il faut faire du diesel. Le diesel. Oubliez toutes vos recherches sur les carburants classiques, les moteurs thermiques avec les carburants classiques.

Non, il faut faire du diesel. Voilà. Et quelques années plus tard, on dit à Peugeot finalement on se gratte un peu la tête.

Finalement, non le le diesel faut arrêter ses ploues, c'est nul, c'est ringar, on va faire de l'électrique, mais attention, on va laisser les Chinois faire les batteries électriques parce que les les batteries électriques, c'est épouvantable, ça pollue beaucoup. Laissons le monopole des batteries électriques aux Chinois. Non, nous on va faire juste la carcasse, la voiture et cetera.

C'est ça les politiques publiques, vous voyez, c'est ça les politiques publiques qui sont déployées depuis des années en France. C'est ces ces mêmes générarques hein leurs frères, leurs cousins qui ont décidé dans les années 80 que la France devait devenir un pays de service. Pourquoi ?

Parce qu'il il était urgent de désindustrialiser parce que l'industrie c'est sale, l'industrie c'est totalement asbine, c'est ringar, c'est nul. Les usines, la pollution, les ouvriers, il faut laisser ça aux Chinois ou à d'autres, pas en France. C'était les années 80.

Voilà. Alors maintenant, c'est vrai, les petits hommes gris se grattent à nouveau la tête et ils rêvent de réindustrialiser la France. Oui, mais malheureusement, j'ai un peu le sentiment parfois que la bataille est perdue.

Mesdames, messieurs, on a le droit d'être honnête, on a le droit d'être pessimiste à la télévision et bien je vous le dis pour moi, la bataille est perdue. Voilà. Euh avec notre coût du travail tellement élevé en France, avec notre durée annualisée du temps de travail également qui est l'une des plus faibles du monde, je ne vois pas comment la France va remonter le courant.

Voilà, en un demi-siècle, ces petits hommes gris, c'est ça qu'il faut retenir dans cette affaire, ces Enarques, appelez-les comme vous voulez, ont coulé la France des 30 glorieuses. Aujourd'hui, c'est Brant qui est mort, mais demain d'autres champions nationaux mourront encore. Sans qu'un Narc n'est finalement appris la véritable leçon de cette affaire, c'est que l'industrie française au fond n'a plus besoin de politique publique, n'a plus besoin de politique publique pédante, inutile pour prospérer. l'industrie française, ce dont elle a besoin, c'est un peu moins de taxe et surtout qu'on lui fiche la Voilà, on va voir ce qu'on pense nos nos invités.

GG est avec nous. Bonjour, merci d'avoir répondu à notre sollicitation. Directeur de la publication de la lettre du Made in France, ancien ministre bien évidemment, Catherine André, toujours avec nous de notre service économie et et Nivine Potros, notre journaliste également autour de la table.

Euh on on sera rejoint on sera rejoint tout à l'heure par François Rin. On pourra on a pas mal de questions à lui poser. On est à quelques jours de Noël.

Ce sont 700 emplois qui d'un coup là sont supprimés. Ces salariés ne n'auront plus de salaire à partir de ce lundi. Vous imaginez le choc sur les sites de production de Brant ?

C'est à côté d'Orléans. L'une de nos équipes est sur place sur l'un des sites de production et l'une des salariés s'est confié à notre micro. Écoutez.

Ah ben on a pris on a appris la nouvelle à 9h30. On est tous tombés euh très bas. Déjà qu'on y était mais là on est vraiment tombé très bas quoi.

On pensait au moins à sauver les 55 personnes qui avaient abandom. Malheureusement on n'a pas réussi. Là ça fait drôle hein.

C'est c'est dur hein. Dur dur. Ouais.

Ben, on va aller sur place dans le Loiret retrouver Matthéo Savarino qui est avec nous, qui est sur place qui suit cette affaire de de depuis euh le début de la matinée. Il était au micro, il avait à son micro tout à l'heure le maire de le maire d'Orléan. D'ailleurs, je vais demander à la régie de de de nous repasser dans quelques minutes ce qu'a dit le maire d'Orléan.

Ça faisait longtemps longtemps que j'avais pas vu un élu aussi effondré, dépité par une décision de justice qui met encore une fois 700 emplois sur le carreau. Bon Matthéo, vous avez le micro, rebonjour. Que se passe-t-il autour de vous ?

Pour l'instant, c'est calme, hein, puisque vous l'avez vu, tous les employés sont rentrés pour participer à une réunion qui était prévue pour midi avant ça. Donc, vous l'avez mentionné Éric, le maire d'Orléan qui est venu très remonter sur notre antenne pour expliquer son dégoût, l'idée de Gashi quant à cette liquidation judiciaire. D'autant plus que pendant un temps et bien un projet de reprise était envisagé sérieusement. il a dit il manquait quelques semaines pour que ce projet de reprise aboutisse auquel et bien l'État avait promis de contribuer à hauteur d'à peu près 5 millions.

Pareil pour la région et la métropole à hauteur de 5 à 7 millions proche des 25 millions requis pour sauver Brant mais voilà c'est bien la liquidation judiciaire qui a été prononcée et la perd donc pour plus de 700 salariés de cette entreprise. Certains salariés on les a rencontré. Vous avez passé un son juste avant nous. euh travaille ici depuis des générations, depuis des décennies, le père, la mère, le frère, la sœur, ils sont évidemment abattus.

Il faut désormais pour revoir ce qui leur ait proposé. On en saura plus à l'issue de cette réunion dans quelques minutes. Merci Matthéo.

Vous nous vous contactez vraiment, faites-le vraiment s'il se passe quelque chose sur place à Orléan, c'était assez chaud. Il y a quelques instants, il y avait autour de vous le la préfète, il y avait le maire de la ville. Vous nous contactez dès qu'il se passe quelque chose.

Yego, vous qui êtes un inspirateur du du made in France, je vous vois, vous êtes aussi dépité, aussi déconfuit que que le maire d'Orléan. Et ben, je le comprends Serge Groard de sa colère, d'autant plus qu'il y avait effectivement une perspective de solution sur la table. Si ça s'est joué qu'à quelques semaines, on se demande pourquoi le tribunal a pas attendu ces quelques semaines pour se faire.

Alors, évidemment, on est sous l'émotion, c'est la perte des emplois. On voit les gens à la veille de Noël, vous avez raison. Mais mais c'est pire que ça d'abord parce que je vais corriger une petite erreur que vous avez commise.

Brand ne disparaît pas. C'est l'usine française de Brand qui disparaît. On va continuer à fabriquer du Brand euh en Algérie, euh en Italie et en Chine.

Donc la marque française avec toute sa puissance et sa capacité de séduction va rester et les gens vont continuer à acheter du brand. Sauf que le brand peut-être peut-être sur un kipy proco d'ailleurs en pensant que c'est français des kiproco puisqu'on confond souvent la marque et l'origine. Ouais.

On me dit souvent "Ah monsieur Gego, j'ai acheté une voiture française." Et puis quand vous savez quelle voiture, vous apercevez que c'est une marque française mais qui fabrique ailleurs. Donc Brand n'est pas morte.

C'est l'usine française de Brand qui est morte. Et deuxièmement, il y a une chose qu'on ne dit pas au-delà évidemment de l'émotion qu'on partage avec les salariés, c'est moi j'ai fait le calcul ce matin avec la rédaction de la lettre du Médine France, on a fait le calcul. C'est la perte pour la nation.

C'est 15 millions par an de cotisation sociale, caisse de retraite de cotisation sécurité sociale d'impôt, c'est 15 millions de par an. Vous avez fait vous ce calcul, c'est 700 emplois. Vous dites que c'est 15 millions de cotisation. 700 emplois, c'est 15 millions qui ne rentrent plus dans les caisses de la sécurité sociale, de la Casse nationale d'assurance vieillesse, c'est-à-dire des retraites et dans les finances des collectivités locales et de l'État.

C'est une perte nette de 15 millions et les brantes chinoises de demain, elles peront ni leur retraite, ni la sécurité sociale, ni quoi que ce soit. Donc, au-delà de l'émotion qu'on partage avec les salariés qui est légitime, mais c'est une perte. Et c'est pour ça qu'on est en faillite en France.

C'est pour ça qu'on a des débats infinis à l'Assemblée nationale qu'on arrive pas à résoudre pour dire comment faire, on va travailler plus longtemps, il faut supprimer ceci ou cela parce que comme on nachète plus et on ne fabrique plus en France et bien on perd de la richesse. Et moi, je pense que au-delà de ce qu'on partage avec les ouvriers, il faut aussi montrer aux français, il faut aussi dire aux français en cette période de fête, quand vous achetez un produit qui n'est pas fabriqué en France, vous ne financez pas votre traite. Vous ne financez pas la sécurité sociale et ce que vous croyez gagner quelquefois en tant que consommateur parce que c'est souvent moins cher, vous le perdez en une partie de la solution est entre les mains des consommateurs.

Il y en a peut-être d'autres. Vous êtes gros décrochage de compétitivité malheureusement. Mais ça alors là on vient sur l'explication.

Pourquoi on en est arrivé là sur ce sujet ? Sans doute parce que les actionnaires de brand il faut dire aussi les choses n'ont peut-être pas fait les efforts de compétitivité de robotisation. On est dans un monde où ce sont les robots qui vont fabriquer les produits et celui qui n'anticipe pas sur ces sujets, c'est compliqué.

Donc on a un vrai sujet national et c'est là où les politiques doivent jouer tout leur rôle de compétitivité. On n'est plus assez compétitif. Je note que dans l'électroménager hein, on a 50 % qui vient de Chine en France, on a 25 % qui vient de Turquie, 5 % de Corée, tout le reste vient quand même de l'Europe. la Pologne et l'Italie reste le reste c'est plus grand-chose là quand je fais votre calcul là bah ça reste quand même encore 20 ou 25 c'est pas du gros électroménager c'est mais peu importe il y a des grandes marques comme Sebent à fabriquer en France et qui montrent que quand on se modernise quand on quand on se repise on peut y arriver c'est pas totalement perdu l'industrie Éric Brunet c'est pas totalement perdu il faut juste que ça devienne le sujet numéro 1 de la vie politique.

Il faut que le mot produire soit au cœur de tout le débat politique. François Ruffin est avec nous depuis l'Assemblée nationale. François Ruffin, je vous salue, je vous dis bonjour.

Je sais que c'est un sujet sur lequel vous êtes particulièrement sensible. Je voudrais, si vous êtes d'accord, si vous pouvez l'écouter dans votre oreillette, vous faire écouter la réaction au bord des larmes ce matin d'un élu, le maire d'Orléan. Je vous la fais juste écouter et après je vous passe le micro parce que le maire d'Orléan lui il dit c'est scandaleux on pouvait sauver Brant et ses 700 emplois écoutez-le et puis si vous êtes d'accord dans une poignée de seconde on vient vers vous monsieur Ruffin.

Donc Serge Grouard tout de suite quand il a découvert cette information en fin de matinée le tribunal prononçait la liquidation judiciaire de Brand et de ses 700 salariés en quelque sorte. Écoutez-le. C'est une grosse colère.

Oui, parce que parce que c'est insupportable ce gâchi et cette incurie et cette incapacité que nous avons en France à traiter de ce type de dossier. C'est juste insupportable. Alors, tout le monde vient gloser sur la réindustrialisation de la France, mais la réalité, elle est là aujourd'hui.

Elle est qu'on a une super boîte qui va couler parce qu'on a été incapable incapable de prendre en compte la réalité de ce qui se passait. Et parce que nous, et je suis vraiment furieux, nous collectivité locale et je me permets d'associer la région donc ville d'Orléan, métropole d'Orléan région, nous avons été prévenus le 27 novembre il y a quelques jours qu'il n'y avait pas d'offre sur la table alors que le redressement judiciaire date du 1er octobre. On a perdu 2 mois et parce qu'on nous a caché la copie et là on n' pas eu le temps de le faire.

Cette boîte, elle était sauvable. Cette boîte, elle aurait dû tourner. Elle doit continuer d'exister cette boîte.

Merde, c'est la France ici quoi. Vous que c'est un gâchi, mais c'est plus qu'un gâchi. C'est une pétère et c'est un système qui ne fonctionne plus, qui est vérolé.

Voilà. Et c'est un système central qui est vérolé en remerciant le ministre de l'industrie, Sébastien Martin, de tout ce qu'il a fait parce que lui aussi, il a mouillé la chemise. Sauf qu'il y a des administrations centrales qui ne savent pas faire et qui emmerdent tout le monde où on a fait tout ce qu'on a pu.

Mais tout ça, c'est un système, il faut comprendre. C'est c'est le système que dénonce tous les jours Jean-Louis Borlot. Il a raison.

Ce système est vérolé. Il ne fonctionne plus. Il y a des gens qui ne savent pas de quoi il parlent et qui prennent des non décisions et qui nous amènent là.

Et nous, bah on va on va on va essayer on va essayer de voir avec les salariés ce que l'on peut faire. On a des gens bien ici. Ça me fout les boules à quelques jours de Noël qu'on ait des centaines de gens au tapis.

François Ruffin, vous j'espère qu'on vous avez bien entendu depuis l'Assemblée nationale. Est-ce que vous partagez cette colère et surtout cette colère envers ce qu'il appelle un système qui aujourd'hui est totalement vérolé ? Écoutez, d'abord moi je je suis triste avec les salariés.

Je pense d'abord aux salariés parce que quand vous savez quand on parle de centaines d'emplois en fait, ce sont des centaines de familles qui vont se retrouver brisées avec des questions sur comment je paye mon crédit avec de l'inquiétude pour l'avenir des enfants aussi. Donc c'est d'abord à eux évidemment où je pense et ensuite quelle est la cause de ça ? Parce que c'est un gâchi comme ça été dit mais c'est un gâchi qui dure depuis 40 ans.

C'est aujourd'hui la part de l'industrie dans le PIB qui vient de passer sous la barre des 10 % et vous savez ce qui est vécu avec Brant là c'est ce que j'ai connu chez moi avec WHPOL avec BER avec Magetti Marelli avec Wellell avec Continental avec Bridgeston et je peux vous faire une liste infinie et ça fait 40 ans que ça dure. Quelle est la cause centrale de ça ? C'est le libre échange.

Ça fait 40 ans que on autorise des produits là venant de Chine ou venant de Turquie qui sont fabriqués avec évidemment des bien moindres coûts de production parce que les salaires en Chine ou en Turquie et bien ils sont bien inférieurs à ici et qu'on les laisse venir quasiment sans taxe sur le marché français et le marché européen. Bah forcément ça peut pas tenir. Et donc là ce qui est nécessaire d'abord ce sont des taxes frontières, ce sont des barrières douanières, ce sont des quotas d'importation et c'est là-dessus qu'il faut agir en priorité.

Et évidemment, si ça dure comme ça depuis 40 ans, c'est parce que ce sont des ouvriers qui sont licenciés. Imaginez que le même plan social concerne les 577 députés qui sont ici à l'Assemblée et parce que finalement le député chinois, le député turc est moins cher. Ben le lendemain vous auriez des protections qui seraient établies le lendemain même.

Et là ça fait 40 ans que ça dure et on n'agit toujours pas pour de vrai. Évidemment là ce qui François Ruffin. Vous savez aussi qu'il y a des politiques publiques comme on dit, on adore utiliser ce terme, des politiques publiques qui ont été décrétées il y a des des décennies par des des haut fonctionnaires, des qui disaient "Bon ben Peugeot, on a on fait que du diesel maintenant et quant à l'industrialisation, c'est vulgaire, il y a des usines, c'est sales, il y a des ouvriers maintenant on veut faire de la France un pays de service." Ça c'était il y a il y a quelques décennies seulement.

Il y a des politiques publiques qui ont qui ont contribué à désindustrialiser le pays. Ce sont pas seulement des politiques, ce sont des dirigeants politiques et économiques qui ont posé comme un dogme que l'industrie s'était le passé, s'était dépassé, que ça pu polluer, qu'il fallait s'en débarrasser. Ils s'en sont débarrassés.

Ils se sont débarrassés de nos fleurons. C'est Brand aujourd'hui mais c'est Alcatel, c'est Arcelor, c'est Alstom, c'est Péchiné. Et tout ça, on l'a découpé en morceaux et on l'a laissé partir tantôt aux Canadiens, tantôt aux Indiens et en le délocalisant à l'autre bout du monde.

Et oui, on nous disait bah voilà maintenant ce qui compte c'est les services, c'est la banque et les assurances, c'est la finance, c'est ça qui compte désormais. Et ben, on voit maintenant euh on l'a vu depuis la prise du Covid qui enfin parce que les ouvriers le pensaient depuis longtemps, les Français le savent depuis longtemps, les français, ils ont voté non à cette politique-là en 2005 à 80 % chez les ouvriers pour dire non, on ne veut pas de concurrence libre et non faussée. On sait que ça nous amène dans le faussé.

Et ben euh là euh enfin à partir de la crise du Covid, c'est arrivé jusqu'à la tête de nos dirigeants politiques économiques qui se mettent enfin à dire "Oui, il faut de l'industrie dans notre pays, mais euh maintenant il faut y mettre les moyens et des moyens, on n'arrivera pas à ramener une industrie dans notre pays s'il y a pas des taxes frontières, des barrières douanières, des quotas d'importation, bref des protections, des protections qui sont mises en œuvre soit à l'échelle de l'Europe, soit si l'Europe est pas fichue de le faire à l'échelle de la France parce que ça sera moyens de sauver à la Donald Trump. François Rffin le la différence que j'ai avec Donald Trump, c'est que je pense pas qu'il nous faille des taxes 20 % 30 % 40 % sur tous les produits. Moi je suis pour qu'on ait un plan.

Je suis pour qu'on ni c'est ça. Je peux vous en d'autres. Il faut du ciblage sur les aides publiques et non pas qu'on arrose tous.

Il faut une mobilisation de capital à nos industries et enfin il faut un prix d'électricité qui soit un prix d'électricité constant et qui varie pas avec le marché. Si vous mettez ces quatre piliers-là, vous avez une chance de retrouver de l'industrie dans notre pays. Mais pour l'instant, on s'en donne pas mes moyens parce qu'on laisse faire le marché.

Merci beaucoup François Ruffin d'avoir répondu à nos questions en direct donc cet après-midi dans notre émission. Il y a beaucoup de choses. Est-ce que vous êtes d'accord avec à ce que avec ce que dit François Ruffin ?

Est-ce que vous allez pouvoir répondre à notre question ? Le maire de Ordéance s'interroge pourquoi le projet de Scope ça marche pour Durale Alex, ça marche pas pour Brant. Mais on saisit la balle au bon quand vous parlez des consommateurs.

Les consommateurs sont-ils prêts à acheter plus de l'électrodénager français dans le déclaratif ? La réponse est oui. Je vous propose de l'écouter, de les écouter.

Pourtant il faut qu' faut faire la concurrence avec le Medentina en connaissant plus français. Français européens surtout pas chinois. Voilà, je pense qu'il y a beaucoup de gens en France qui de prix surtout pas acheter chinois.

Sauf que dans les faits ça se passe comment Nivine ? Alors, disons qu'il y a 20 ans, les Français ils achetaient du made in France. Il y avait de l'électroménager type les robots boulinex, les sèchinge, wearpol, les machines à laver, l'électrolux, ça c'était avant.

Pourquoi ? Parce que c'était français ça euh whpol, elleuxe, tout ça, tout moulinex, tout ça c'était français. Mais depuis qu'est-ce qui s'est passé ?

Et bien les usines, elles ont tout simplement fermé. Au moins 13 sites ont mis la clé sous la porte ces 20 dernières années. 13 sites ces 20 dernières années.

À cause de quoi ? Bah du coup du travail évidemment mais aussi de la concurrence chinoise. Aujourd'hui, on estime que 1/ers de l'électroménager qui est vendu en France est fabriqué en Chine selon les chiffres du GFAM.

Pour le reste, c'est de l'Europe, de l'Est principalement, mais aussi d'Asie. Si les Français ils seont ils achètent finalement du made in France, c'est parce que souvent ils n'ont pas le choix en terme de gros électroménagé, c'est-à-dire les frigos, les lave-linges, les lave-vaisselles, il n'y a quasiment plus de madeine France à l'exception de quelques marques mais qui produisent quoi ? Et bien des produits très haut de gamme, très chers.

C'est le cas par exemple de Gajenu, Lacange, Cornue pour ce qui est du petit la cornue là là là c'est la super superbe marque mais il faut mais pour milliardaire là. et il faut dépenser plusieurs milliers d'euros pour s'équiper évidemment c'est pas apporter toutes les bourses. Pour ce qui est du petit électroménager, les aspirateurs, les robots cuisines, les machine à caver, il existe une production française mais elle est très minime.

Sur les 8300 références que propose Fnac d'Arti, à peine 230 produits sont made in France avec évidemment des prix qui sont bien plus élevés que le made in China. Deux exemples, ce gaufrier de la marque La Grange, il vaut 159 €. Il est produit en France, c'est trois fois plus cher que le modèle chinois. 2è exemple, un défroisseur 129 € pour ce défroisseur français de la marque Calor qui est produit en Iser à pont évêque 129 € c'est quatre fois plus cher.

Sauf que évidemment et bien le prix c'est le principal argument. Le problème il est là parce que les Français ils continuent d'acheter de l'électroménager. Plus 8 % de vente pour le petit électroménager l'année dernière.

Les Français ils achètent mais ils achètent principalement les produits les moins chers et ce ne sont jamais les produits qui sont fabriqués en France malheureusement. Ouais c'est c'est assez déprimant je vous dis. C'est assez déprimant.

N'essayez pas de nous coller une dose d'optimisme pour remonter le moral de nos téléspectateurs quand ça va pas. Quand le patient est malade, il faut lui dire "Vous êtes malade". Monsieur, je suis très inquiet.

C'est pas parce qu'on est inquiet qu'il faut pas se battre, mais on peut se battre en étant très inquiet. Euh euh ce que vous venez de dire est très juste. Euh c'est la même chose sur le textile.

Vous pourriez avoir exactement les mêmes propos sur le textile. Ce sera la même chose demain sur l'automobile. Ce sera la même chose après-demain sur l'industrie aérienne.

Vous verrez qu'Airbus sera concurrencé par l'avion chinois de façon tout à fait honteuse. Et je crois, vous m'interrogiez sur François Ruffin, il a raison en partie. Il faut que l'Europe se réveille.

Il y a 458 jours aujourd'hui que Mario Dragui a déposé un rapport pour un New Deal sur le bureau de la Commission européenne, il est sous la poussière, personne ne l'a ouvert, où il propose de mettre le paquet pour ce qu'il appelle le le New Deal, la nouvelle donne industrielle européenne pour qu'on se défende ce dumping qu'on évoque à l'instant. Rien n'a bougé. h l' est en lgie complète et ce qui est ce qu'on est en train de vivre aujourd'hui avec l'usine française de Brand va continuer.

Le consommateur sera toujours dans la confusion parce qu'il achètera une marque, il pensera que c'est français et comme on ne lui dira pas où c'est fait, il se fera avoir. Et de ce fait et bien nos régimes sociaux, nos régimes de retraite, l'État continuera à avoir des déficits considérables s'il y a pas une mobilisation politique et si ce sujet de la production en France et d'une France des usines n'est pas au cœur de 2027 et si tous les candidats de la droite la plus extrême à la gauche la plus extrême n'en font pas leur gimiic, moi je vous dis c'est une génération qui sera sacrifiée et nous serons dépendants des autres. Alors mesdames messieurs, si nous parlons de bande, vous l'avez compris, c'est parce qu'en fin de matinée, nous avons appris la liquidation judiciaire de ce site industriel tellement symbolique de l'électroménager français.

C'est fini, Brant en France, les magistrats l'ont décidé. C'est terminé mesdames messieurs. 700 salariés sur le carreau.

On a vu la réaction au bord des larmes du maire d'Orléan. On est dans le Loiré Orléan, Vandô et et c'est beaucoup de gens sont tabassourdis parce que beaucoup de gens ils croyaient. Il y avait eu l'exemple de la scope dualex qui avait qui avait fonctionné.

Je vais faire un truc qui se fait pas. Tout à l'heure, juste avant l'émission, on a un peu refait le monde, vous et moi, et vous me disiez le drame, c'est que pendant ce temps, il y a en Chine des Dark Factories, c'est-à-dire des des usines sans salarié qui fabriquent des machines à laver, des laves vaisselles qui vont arriver, des voitures qui vont arriver sur le marché français. Vous vous aviez pris ce cet exemple de ce prix de 99 € d'un lave-vaisselle ou d'une machine à laver à 99 €.

Les Chinois ont vaincu la technologie, l'ont mis au service de la production. Il y a ce qu'on appelle ces usines noires, c'est Dark Factories, il y a pas d'ouvriers, il y a pas de d'éclairage, il y a pas de chauffage, il y a que des robots qui fabriquent. Euh je peux vous donner l'exemple de celle de Xiaomi fabricant de du concurrent d'iPhone.

Euh tris euh par seconde 24 he sur 24, 7 jours sur 7. Si l'Europe ne se réveille pas pour se dire est-ce qu'on fait il est temps qu'on invente les Dark Factories européennes. On peut dire ça va mettre à mal les ouvriers, ça pose plein de questions.

Mais de toute façon, c'est en train d'exister. Si on ne se réveille pas, on sera deux fois mort. mort parce qu'on a plus d'usine et mort parce que ceux qu' on des usines les auront infiniment plus modernes que cell qui nous restent.

Donc moi, j'appelle à ce sursaut, à ce New Deal, à ce réveil européen pour dire comment on va gagner en compétitivité. On va regagner en compétitivité en robotisant la production, en en en faisant en sorte que grâce à la technologie, on puisse redevenir compétitif. Il y a des exemples en France qui qui le sont. euh qu'alors qu'elle le groupe SEB euh qui qui qui a su euh faire cette compétitivité.

Il faut aussi expliquer aux français ce que vous faites très bien ici mais qu'on ne fait pas assez ailleurs. Que quand on croit gagner, vous avez dit c'est moins cher, c'est moins cher comme consommateur mais vous le payez en impôt. Donc c'est la même chose.

Et en plus comme ces produits venus de Chine ne respectent aucune des normes européennes de toute façon votre gaufrier que vous avez payé 50 balles, vous le changez trois fois en 5 ans. Donc si vous aviez acheté un gaufrier français, au moins vous le conservez. Il y a une éducation du consommateur qui n'est pas facile, je l'avoue à avouer.

Et puis il y a la transparence parce que moi j'en ai aussi un peu assez que des marques dites françaises vous vendent des produits qui ne sont plus faits en France. Merci Yve Gego. Merci à vous.

Euh on reviendra sur cette affaire bien évidemment. Euh tout de suite, je vais demander à nos éditorialistes Isabelle Saporta et Renault Pila d'avoir la gentillesse de nous rejoindre. Nous allons parler de la droite française qui elle ben fait sa révolution fait sa révolution fait véritablement sa révolution.

On a vu les les déclarations les unes après les autres de de Ténore. On a vu Nicolas Sarkozy aussi sur ce cordon sanitaire qui n'existe plus. Et bien là, ce sont les électeurs LER qui sont prêts qui sont murs pour faire une alliance avec le Rassemblement national.

Ils sont même une très grande majorité. Regardez c'est un sondage Toluna Haris interactif pour RTL. Les sympathisants de droite sont largement favorables à une candidature euh commune RN LR.

Ils sont 68 % à le souhaiter et regardez, ça va même plus loin puisque 72 % des sympathisants de droite veulent même que ce soit un candidat Ern qui porte l'Union des droites. Isabelle sa porte, ça y est, sur le plateau en attendant donc et Renault Pila qui s'installe 72 %. La révolution, elle est là.

Ça peut être un candidat Ren qui porte notre famille politique. Je pense que les électeurs de droite sont très pragmatiques. Qui voi bien que aujourd'hui le camp entre guillemets leader, c'est celui du Rassemblement national et que du coup ils sont prêts effectivement à se ranger.

Donc les R sont morts. Bah moi je pense qu'on peut se dire que ça fait un petit paquet de temps qu'on s'en est rendu compte à partir du moment où Bruno Retaillot est sorti du gouvernement et qu'on a vu l'effondrement de sa côte de popularité qu'on s'est rendu compte que il n'augmentait effectivement dans les sondages que tout temps qu'il faisait au fond une il avait une une pensée erreenne sans être erreine on s'est dit il peut porter peut-être un autre chemin finalement il part bah et on forcé de constater que la ligne Ren portée par quelqu'un de Ren qui dit des choses erenes et qui est premier parti de France bon bah c'est c'est Jordan Bardella Là, c'est le RN. Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

C'est pas pour rien d'ailleurs que Nicolas Sarkozi a quasiment enfin pas quasiment a doublé le Rassemblement national dans son interview avec Fran Olivier Gisbert. Enfin, je veux dire là, je la droite est à l'extrême droite. Ça y est, c'est fini quoi.

Donc ça veut dire qu'il y a un effet Bardella. C'est la conséquence de l'effet bardel ça. Oui, c'est la conséquence de c'est la conséquence de deux de dynamiques différentes à la fois effectivement le phénomène Bardella et le phénomène Marine Le Pen parce queon voit également que Marine Le Pen est très fort dans le sondage et puis la disparition de leader à droite.

Je suis désolé, lorsque vous avez un parti LR qui s'est pas reconstruit depuis depuis 5 ou 10 ans et que vous avez un candidat LR, les candidats LR qui sont à 12 ou 13 % et que vous avez le RN qui est à 33 34 %, et bien Nicolas Sarkozy pour l'instant c'est le seul en tout cas publiquement et bien considère que désormais il faut s'adapter à cette nouvelle donne et il faut et ça c'est très important séparer séparer la ligne Bardella de la ligne Marine Le Pen parce qu'il considère que la ligne Bardella elle est beaucoup plus libérale et qu'il faut mieux quelque part fagociter fagociter Bardella si jamais il gagne en 2027 pour quelque part si ce n'est contrôler en tout cas faire du mélonie plutôt que subir subir la ligne Marine Le Pen on va voir une réaction de du côté du Rassemblement national avec Philippe Ballard qui nous attend d'abord une réaction vous quand même ancien ministre qui je je ne fais plus je n'ai plus de carte parti politique ça veut pas dire que je n'ai plus un avis de citoyenn je vais vous donner je pense que le RN s'est débarrassé si j'ose dire de l'prere qui pesait sur lui à partir du moment où il s il a enlevé l'habit de l'antisémitisme que portait Jean-Marie Le Pense de ce moment-là et Dieu sait si ça c'était une inversement de tendance puisque c'est aujourd'hui plutôt l'extrême gauche qui porte l'antisémitisme que le RN, je pense qu'il est redevenu un parti du champ républicain à partir de ce moment-là et qu'effectivement je l'entends moi je suis encore élu dans ma commune de Montreux je l'entends tous les jours. les gens des électeurs de droite, ils veulent l'alliance et il arrive un moment où les états-majors des partis politiques, ils sont bien obligés de faire ce que veulent leurs électeurs. Vous voyez voter Jordan B ?

Moi je je me je préfère voter pour un candidat de mon ex-famille politique sur ce sujet-là. Pour lequel ? Quel est leader aujourd'hui ?

Moi j'ai un leader de cœur, il s'appelle Jean-Louis Borlot. Jean-Louis Non non mais il sera pas candidat. Mais vous savez pas, vous savez, on ne sait jamais dans un dans un monde tel qu'il est sur ce sujet-là.

Mais mais ce que je ce que je veux dire c'est que je pense qu'effectivement il y a une vraie mutation et que LR qui ne pèse plus que 10 % se dit euh quel est notre avenir. Philippe Ballard est avec nous à l'Assemblée nationale, parlementaire rassemblement national. Alors là franchement euh je je plagie ce collectif de d'entrepreneurs français de cultivateurs.

C'est qui le patron ? Et bien là c'est qui le patron ? De plus en plus le patron de la droite c'est Jordan Bardella. et on voit s'agréger autour de lui discrètement ou moins discrètement beaucoup de personnalités de la droite.

Le dernier en date, c'est Nicolas Sarkozi qui a très bien dit explicité, il a fait la pédagogie de son de son rapprochement avec le Rassemblement national qui a clairement exprimé l'idée qu'il y avait plus de dig, il y avait plus de séparation imperméable entre les LR et le RN. Et puis encore une fois ce sondage 2/3 des Français de droite favoraable à une alliance LR RN. Ça change pour vous et la la diabolisation elle est partie hein.

Oui. Alors premier point ça montre effectivement un dynamisme du Rassemblement national de Marine Le Pen et de Jordane Bardella. Et deuxième point, moi je reprendrai les déclarations de de Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Nous nous tendons la main à tous les patriotes, à tous les souverainistes d'où qu'ils viennent et on pense bien sûr aux orphelins de la droite. Venez, nous allons travailler ensemble. Vous savez, en 2024, au moment des législatives, Éric Sioti a eu le courage de nous rejoindre.

Il a fondé l'UDR. Nous avons des députés apparentés au groupe qui sont qui ont été présentés par Marion Maréchal. Donc voilà, l'Union des droites, elle doit pas se limiter à la droite si vous voulez.

É sietti, il est parti avec très peu de députés, hein. Ben là aujourd'hui, il partira avec beaucoup plus il est Oui, mais je pense oui, je pense qu'il y en a beaucoup qui le regrette par contre parce qu'on se parle quand même entre nous si vous voulez dans le groupe LR, suffit de regarder le résultat du vote au ce qu'on PLFSS, le budget de la sécurité sociale pour pour s'en rendre compte. Mais après, quand on nous parle de l'Union des droites, enfin quel est le mode d'emploi ?

Parce que je devance un peu votre question. On se met autour d'une table, on fait comme pour les plus anciens, on se rappelle le programme commun de la gauche. Il y a le PC, le PS et le MRG.

Ils étaient mis autour d'une table, ils avaient fait un programme commun. Mais est-ce que vous nous voyez euh nous asseoir à la même table que des responsables LR ? Alors déjà lesquels ?

Euh parce que là il y a plus de pilotes dans l'avion, il y a même plus de plan de vol et ils en sont à lancer des mé m. Alors on n'est pas là pour les sauver si vous voulez. Donc euh nous on appelle tout simplement bah tous ces euh orphelins de la droite, mais pas que de la droite.

Moi j'écoutais Ruffin tout à l'heure là le mon collègue député euh alors qui est pas du tout euh Eren hein, vous l'avez bien compris mais euh je pense que ces électeurs quand il emploi les mots euh qu'il emploie euh bah à 99 % il partage nos vues. Le problème c'est que lui il a mis la main dans le pot de confiture. Et j'écoutais les analyses de monsieur Gego que je peux partager.

Moi j'ai fait un voyage parlementaire en Chine en décembre 2023. Je vais vous dire ce qu'il décrivait est tout à fait réaliste. Il va y avoir un vrai tsunami, il faut s'en rendre compte quand même, qui va déferler sur l'Europe et notamment la France.

Ça va se traduire par des centaines de milliers d'emplois supprimés. Donc nous on veut bien faire une alliance ou que les gens viennent travailler avec nous mais à condition de ne pas partager cette mondialisation qu'on nous avait promis heureuse. Et monsieur Gegou a participé à des gouvernements qui nous avaient promis la mondialisation heureuse.

On nous a mis en compétition avec des pays qui n'ont pas les mêmes règles fiscales, sociales, environnementales et cetera et cetera. Même chose pour monsieur Ruffin. Donc les électeurs de ces personnes et ben ils viennent chez nous maintenant.

C'est tout à fait naturel. C'est dans ce contexte qu'on a appris les amis. Je trouve ça absolument hallucinant.

Le mouvement des entreprises de taille intermédiaire vient vient de dire euh je pense aux entreprises hein parce que c'est cataclysmique, il va falloir qu'on en parle que 16 % des entreprises moyennes françaises qui avaient prévu d'investir en France par de la Chine ont décidé d'investir à l'étranger. Là c'est le tout nouveau baromètre de la banque palatine et du mouvement des entreprises de taille intermédiaire qui dit ça. 16 % seulement des investissements industriels prévus en France euh au lieu.

Vous imaginez le truc ? Je sais pas si vous pouvez commenter ça. Est-ce que c'est à cause des folies parlementaires des partis de gauche ces dernières ces derniers jours ?

Les chefs d'entreprise disent on avait prévu d'ouvrir peut-être une unité de production dans l'allié ou dans le finistère. Finalement on ira la faire en Italie, que sais-je, en Belgique ou en Allemagne. Mais c'est délirant.

Mais mais Éric ce qui se passe c'est ce que vous dites tous les jours avec Magalie ici, c'est qu'on est dans un monde de prédateur avec aujourd'hui le patron des États-Unis, le président des États-Unis qui dit "Venez chez moi sinon vous aurez des taux de douane d'aimant." OK ? Il fait tout pour faire venir l'industrie chez lui.

Et nous chez nous, on fait quoi ? On a des députés, vous parlez de la gauche, vous parlez de la droite, vous pouvez parler de tous qui ont fait comme si il y avait un qui était l'Assemblée nationale qui était coupée du monde où on pouvait faire semblant de distribuer des milliards qu'on a pas. Qu'est-ce que vous voulez ?

Vous êtes aujourd'hui industriel, vous êtes patron. Qu'est-ce que vous faites ? Bah vous restez pas en fait.

Donc si vous vou laissez ça, bien sûr qu'on paye ça. On paye ça. Et j'entendais monsieur Ballard qui déroulait sur le fait qu'il allait y avoir un tsunami.

Il pense qu'on va y arriver tout seul avec l'hexagone sur le tsunami parce qu'en fait il faut l'Europe pour ça. Donc si vous voulez, moi je veux bien qu'on soit antieuropéen, mais on fait comment en fait ? Je sais pas si Philippe Ballard peut nous répondre.

C'est sûr que tout seul nous français, on va pas y arriver hein. Ah non mais ce qu'il faut bien comprendre c'est que et monsieur Gegot en parlait tout à l'heure depuis des décennies l'Europe a ouvert grandes ses frontières c'est-à-dire on avait on a fait l'inverse de ce qu'il fallait faire. Il faut bien comprendre qu'à l'origine l'Europe elle est fait pour le consommateur, elle est pas fait pour le producteur.

Donc on ouvre nos frontières à tout va et voilà arrive ce qui arrive maintenant. Donc faut pas compter sur l'Europe telle qu'elle est actuellement pour nous protéger. Madame Vlayan a fait juste l'inverse.

Elle va négocier un accord sur le mercour qui va [ __ ] sur la paille notre agriculture. Donc oui, quelle Europe pour nous protéger ? Pas celle qui est là depuis des dizaines d'années et pas celle qui est là actuellement.

Notre projet c'est de changer l'Europe de l'intérieur. Philippe Balard, votre on va en parler dans une seconde. Votre collègue parlementaire la France insoumise Émeric Caron dit "La semaine de 35h c'est terminée.

Il faut passer à la semaine de 15h. L'intelligence artificielle arrive, c'est fini, il faut travailler moins, beaucoup moins. Qu'en pense Philippe Ballard et le Rassemblement national ?

Ça va aider ça. Est-ce que je suis obligé de [rires] répondre aux élucubrations de monsieur Caron ? Alors par contre, il y a effectivement il y a un point d'interrogation sur l'intelligence artificielle.

On sait pas où on met les pieds. Effectivement, que vont devenir les salariés qui vont être remplacés par l'intelligence artificielle ? J'en reviens à ces histoires de d'usine en Chine que j'ai visité.

Effectivement, il y avait quasiment pas de salarié. Il y avait pas de chauffage effectivement, je peux le confirmer et tout était guidé par la robotique et l'intelligence artificielle. Donc ces gens-là, qu'est-ce qu'on va en faire ?

Est-ce qu'on va trouver des emplois euh pour les les recaser ? Vous savez, c'est Schumpetter les destructions créatries. Est-ce qu'on va arriver à faire en sorte que ces gens-là aient un emploi ?

Voilà, donc il y a une vraie interrogation là. Là-dessus, effectivement, il y a une alerte extrêmement importante. Alors, attendez, merci beaucoup Philippe Ballard d'avoir répondu à nos questions.

On va lire ce que propose quand même Émri Carang. Je vois que ça vous fait réagir également, ça fait réagir tout le monde en fait. Ça fait réfléchir aussi.

Voilà ce que dit le député de la France insoumise. Ça vaut ce que ça vaut. Effectivement, ça peut faire bondir mais c'est de l'avenir dont il parle.

La semaine de 15h sera à terme la seule solution et elle permettra d'émanciper réellement les citoyennes et les citoyens. Pour les choquer, John Kanes donc le fameux économiste euh britannique alors qui n'était pas selon lui un dangereux gauchiste, avait prédit que nous ne travaillerions plus que 15h en 2030 car cela suffirait à couvrir nos besoins. Sauf que il n'avait pas anticipé l'émergence mortifère du néolibéralisme et de son esprit de prédation sans limite.

On est avec Laurent On est avec Laurent Alexandre, un médecin spécialiste de l'intelligence euh artificielle pardon. Il a publié "Ne faites plus d'études chez Bûchet Châtel. Arrêtez les études en gros hein, c'était le sens de votre livre qui vient de sortir il y a quelques semaines.

Arrêtez les études avec Lia, ça ne sert plus à grand-chose. Laurent Alexandre, euh qu'est-ce que vous pensez de cette qu'est-ce que vous pensez de cette phrase d'Émeric Caron ? Si on veut rater la révolution industrielle de l'intelligence artificielle et sortir de l'histoire, il faut suivre la proposition d'Emmeric Caron.

D'accord. de penser que dans un monde où tout le monde travaille beaucoup pour mettre en place cette nouvelle économie de l'intelligence artificielle euh et est est une la solution c'est de ne pas travailler. C'est une c'est une hérésie en réalité pour implémenter l'intelligence artificielle, pour bien gérer l'orchestration des intelligences artificielles, pour adapter les entreprises à l'intelligence artificielle, il va beaucoup falloir travailler. va falloir que les gens se forment pour être complémentaire de l'intelligence artificielle.

Ça va leur prendre beaucoup de temps. Et donc si nous arrêtons de travailler pendant que les puissances émergentes travaillent beaucoup en synergie avec l'intelligence artificielle, nous allons finir de couler. Ou mais alors Laurent Alexandre, parlons par exemple des Dark Factory.

Voilà la Chine qui a créé donc des usines, on appelle ça les dark factory qui sont des usines sans salarié. Voilà, apparemment c'est l'avenir puisqu'ils vont inonder le marché européen, le disait tout à l'heure, de machine à laver à 99 € fabriqué sans ouvriers. Bien évidemment, même le modèle chinois va être touché par l'intelligence artificielle.

Peut-être que demain les Chinois ne travailleront plus s'ils ont des usines sans ouvriers. Les Chinois travaillent énormément dans le domaine de l'intelligence artificielle bien sûr, dans le domaine de la recherche et pour développer plein de nouvelles activités. C'està-dire que derrière les Dark Factory chinoises avec des robots qui bientôt seront des robots humanoïdes extrêmement intelligent derrière ces Dark Factories, il y a en fait des millions et des millions d'emplois dans la conception des robots, dans l'organisation de l'intelligence artificielle et dans le management de cette nouvelle économie.

Les usines sont vides mais derrière les usines, il y a énormément d'emplois et ce ne sont pas des emplois ou 15h par semaine. Effectivement, mais c'est pas les mêmes compétences. Si Jo va pouvoir réagir, c'est c'est les ce sont les images que l'on voit ici.

Pourquoi c'est dans le noir ? per économies d'électricité parce qu'il y a pas d'ouvriers, il y a que des machines. Donc ça fait ce que dit Laurent Alexandre Lia, c'est la grande affaire et moi je été très surpris qu'un député en l'occurrence de de la République dise oui on sait pas l'IA.

Non l'a si on ne sait pas on va savoir douloureusement. Donc il faut organiser le pays. On va passer d'un monde de connaissance à un monde de compétence. il faut réorganiser l'éducation, faut réorganiser la formation, faut réorganiser la production en fonction de ce qui n'est pas une vue de l'esprit, ce qui est une réalité notamment en Chine mais dans d'autres pays qui ont anticipé, je pense aussi à la Corée.

Donc le pays devrait s'emparer de ce sujet mais effectivement les emplois de demain vont demander d'autres types de connaissances. l'ouvrier de fabrication va être emplacé sans doute par l'ingénieur ou par l'agent de maîtrise ou par le mathématicien qui va concevoir mais puisqu'on Yego puisqu'on pleure depuis ce matin ici même moi le premier la mort de Brant l'usine Brant va fermer liquidation judiciaire le maire qu'on a vu le maire d'Orléan était lui-même pratiquement en pleur donc l'avenir de de Brant c'est peut-être à Orléan une usine ultra moderne une Dark Factory qui fait des laves-vaisselles qui coûteront 99 € qui seront français et peut-être des ingénieurs français pour piloter tout ça. Alors, on l'aurait sauvé l'Aqu Brunet.

On va pas y arriver en en ça fait des années que les Chinois travaillent sur ce sujet. On va pas y arriver tout de suite mais l'avenir c'est ça et le New Deal avec l'IA pour qu'elle lequel plaide Laurent Alexandre, c'est la solution. C'est-à-dire qu'on peut rapatrier de la production sur notre territoire à condition qu'on mette le paquet pour faire en sorte que les robots ne soient pas que chinois mais qui soient aussi européens et pour faire en sorte qu'on ne rate pas ce virage qui est le grand virage.

Et effectivement on pourrait euh lancer l'idée que l'usine Brant euh pourrait tester euh cette idée de d'une Dark Factories à la française, mais ça ne régèera pas le problème des 700 salariés qui n'ont au boulot. Donc il faut aussi trouver une solutione. Vous voyez bien que face à ces mutations, ça nécessite un sans doute qu'on arrête de jeter à la figure la droite la gauche et que la production devienne un peu consensuelle et que deux on change complètement notre modèle de formation et notre modèle de production pour s'adapter au monde qui vient.

Château brillant disait "Je n'aime pas le monde qui vient mais je le vois venir." C'est exactement la phrase que je reprendrai aujourd'hui. Ah ben voilà.

Et donc si c'est la révolution, est-ce que ça peut pas être aussi la révolution du travail avec des ramené à 15h, c'est une idée folle pour vous ou pas ? Mais bien sûr que c'est une idée folle parce que aujourd'hui on a deux ou trois Frances qui sont en train de se séparer complètement dans le nouveau monde. On a une France qui propose de réduire à la semaine de 30h, la semaine de 15h, pourquoi pas ne plus travailler.

Ça c'était le rêve effectivement des libéraux. Les libéraux voulaient euh et Laurent Alexandre le sait très bien, libérer l'homme de la peine, libérer l'homme du travail grâce à la technologie. On y est progressivement et on va y être dans 10 ou 15 ans.

Aujourd'hui en Chine par exemple, vous avez dans la plupart des immeubles des grandes villes un robot qui et quand arrive Uberit qui pose la nourriture sur le robot et le robot entre dans l'ascenseur et arrive devant votre appartement, il y a un bruit. Voilà comment on vous livre. Voilà comment on vous livre dans les supermarchés.

Plus de portable, plus de carte bleue. Vous arrivez biométrique, vous mettez la main comme ça, vous passez avec vos courses. C'est ça le monde de demain.

Et nous, on en est à discuter. Alors, vous avez une grande partie des chefs d'entreprise et mais pas que le patronat, il y a une partie du patronat, je suis désolé qui a pas pris le virage, hein. H moi je suis en tout cas moi je pense que Laurent Alexandre et moi on va être d'accord sur une chose.

Je pense qu'il faut remplacer d'urgence tous les députés par une IA en fait. Mais vraiment, mais très très vite en fait hein. Parce que si on continue à avoir ces tocars, pardonnez-moi d'être un petit peu radical, mais non.

Il y a peut-être pas que des tocars. Ah benah, il y a peut-être pas les sénateurs avec si vous voulez, on peut faire les deux. Ça métait parfaitement égal.

Mais si vous voulez en tout cas par ces gens qui sont totalement hors sol, qui nous ont fait perdre des semaines, qui vont continuer à nous faire perdre des semaines à un moment où il y a une révolution, où on a le rapport de radis, où on sait les milliards qu'on pourrait avoir avec le niveau européen pour y aller et pour commencer parce que ça pour lancer des idées gogo, ils sont là hein, il est lanc les idées une idée par jour mais même par seconde pas député depuis 9 ans vous avez raison laissez-moi finir vot la question elle est pas là la question elle est français sont des gén Z si vous voulez qu'il soit à la hauteur du moment et la hauteur du moment c'est pas juste d'avoir l'air d'avoir l'air de faire des tweets et d'avoir une idée à la noix par jour ou toutes les 10 secondes. Isabelle si je peux vous interrompre une demise la question elle est on n pas de projet de société on a juste des toins dans l'assemblée non il y a pas de projet de société définis et donc on gère au jour le jour les petites choses et on n pas de grandes choses en commun. Quel est notre grand Oui mais je plaide pour qu'on a un grand projet de société. autour de la production mais parce que nous sommes ils sont je vais pas ils sont ils sont vous avez raison obsédés par leur élection.

Oui. Et enfermé dans un système dont ils ne peuvent pas sortir. Alors Laurent Alexandre vous écoutez ces ces débats.

Je rappelle que vous avez publié Ne faites plus d'études aux éditions BT Châtel. Euh ça veut dire que quoi pour sauver Brant dont on a appris ce matin qu'elle entrée en liquidation enfin oui en liquidation c'est fini. Bien, ça c'est fini, c'est terminé.

Il aurait fallu faire une Dark Factory mais elle aurait été française sans salarié mais avec des robots français. C'est ça. Il aurait fallu réformer le tissu économique français qui est complètement archaïque aujourd'hui.

La Chine est déjà à 31 % de la production industrielle du monde entier. Elle va bientôt être à 35 %. Les usines chinoises sont ultra modernes avec beaucoup de robots maintenant des robots humanoïdes et beaucoup d'intelligence artificielle et beaucoup de compétences humaine.

L'Europe et en particulier la France ont laissé pourrir leur tissus industriel et l'ont négligé. regarder dans quel état est la filière automobile européenne, elle est en train de mourir. Les acteurs chinois comme BYD font des voitures bien meilleur que les que les que les voitures européennes.

Euh il y a urgence aujourd'hui parce que Brant n'est que le début d'un phénomène plus général. C'est la mort accélérée de l'industrie européenne qui n'a pas pris le virage de la robotique, qui n'a pas pris le virage de l'intelligence artificielle. Nous avons aujourd'hui plus de 10 ans de retard dans notre tissu industriel par rapport à la Chine.

C'est catastrophique. Et la progression extrêmement rapide de la production industrielle qui vient de Chine, comme je le disais, on se rapproche de 35 % de la production mondiale, nous montre le chemin. Il faut des robots, de l'intelligence artificielle et des gens compétents.

Et il faut arrêter de surtaxer l'entreprise, arrêter de mettre des normes les unes après les autres. Il faut se dépêcher parce que dans quelques années nous l'industrie européenne. Laand Laurent Alexandre on a appris ce matin, je sais pas si c'est confirmé que la grosse société française symbolique de l'IA Mistral est en train d'acheter des locaux à Lausanne en Suisse et qu'il est possible et qu'il est même probable qu'elle aille s'installer en Suisse.

Commentaire de Laurent Alexandre. Alors, il faut faire attention à ce que les pépites européennes comme Mistrral ne partent pas surtout en en Amérique du Nord. C'est pour ça qu'il faut réformer les act lo européenne sur l'intelligence artificielle qui est un immense cadeau pour l'intelligence artificielle de la Silicone Vallée et pour l'intelligence artificielle chinoise mais qui met des semelles de plomb pour les entreprises européennes d'intelligence artificielle.

Avec cette loi européenne, ce règlement européen extrêmement dur sur l'intelligence artificielle, nous risquons de détruire les quelques petitte pépite que nous avons en Europe. Et il ne faut jamais oublier que la Silicone Vallé est en train d'investir 2900 milliards de dollars dans le développement de l'intelligence artificielle. Ce sont des sommes énormes.

Il faut qu'on fasse attention à ne pas tuer nos petites entreprises de l'IA. Merci Laurent Alexandre. Merci.

Bonne journée à vous. Merci beaucoup. Laurent Alexandre, c'est aussi qu'il faut donner le moral à ceux qui entreprennent et que l'ambiance, le climat, le le système ne donne plus le moral.

Un chef d'entreprise français, il a qu'une envie, c'est de partir s'il peut ou de de se mettre la tête sous sous sous le sable pour ne pas voir ce qu' donc il y a personne autour de ce plateau qui soutient la semaine de 15h que Emer Caron, le député la France appelle de ses vœux. Non, mais c'est intéressant. Ça arrivera peut-être dans 50 ans, peut-être. que les machines auront remplacé les hommes.

Moi j'ai le souvenir il y a 40 ans François Mit faisant campagne en disant on va faire les 35 he parce que les machines vont remplacer les hommes 40 ans après ça n'a pas marché ministère du temps moi ce dont j'ai très peur c'est que ce soit qu'il ait 15h et qu'elle soit subie ces 15h vous voyez ce que je veux dire et qu'on soit un taux de pauvreté terrible en fait c'est ça [musique] qui nous on n'est pas le reste. Merci beaucoup. Allez, dans un instant, on part aux États-Unis puisque l'administration Trump vient de prendre une mesure radicale.

Si jamais vous voulez vous rendre aux États-Unis, attention, maintenant l'administration pourra fouiller dans vos réseaux sociaux, toute votre historique depuis 5 ans. Oui. Vos groupes WhatsApp, vous le [musique] savez, vos boucles WhatsApp familial pour voir si on a dit du mal des Américains par exemple.

Ah oui, il y en a marre des Américains. Donald Trump trouve ça parfaitement normal. Il parle de mesures de sécurité.

On s'interroge nous. J'ai fait un [musique] tweet pour dire que c'était pas bien pour les Jeux Olympiques qui mettent quatre quarts au lieu de demi-temps. Donc du monde fini terminé les weekend à New York.

Terminé New York terminé. À tout de suite. Bye bye.

Vous allez pouvoir rest qui veut plus moi [musique] ? J'ignore mesdames messieurs si vous aviez prévu pour votre travail, pour votre vie personnelle de voyager aux États-Unis d'Amérique, attention attention, si c'est le cas, écoutez-nous bien. Ça va peut-être pas être aussi simple que prévu.

Oui, l'administration Trump vient d'instaurer un contrat [musique] numérique, c'est totalement inédit pour les ressortissants des 40 de 42 pays. Nous sommes concernés. Désormais, si vous voulez voyager donc aux États-Unis, on devra fournir l'intégralité de notre historique sur les réseaux sociaux depuis 5 ans.

Depuis 5 ans. Alors, je sais pas ce qu'ils vont fouiller, ce qu'ils veulent. Attendez, attendez.

Ça veut dire, vous allez dire "Monsieur le douignier, euh voilà mon téléphone." Voilà, monsieur le douigier, prenez mon téléphone. Comment vont-ils fouiller sur 5 ans d'Instagram, 5 ans de de Twitter de X, 5 ans de TikTok, 5 ans de de WhatsApp ?

WhatsApp ? Et si jamais il trouvent, j'en ai marre des Américains, ils vous disent non vous tirez. Des millions de touristes vont être soumis à ce contrôle approfondi, Isabelle depuis quasiment l'élection de Donald Trump, ça fait quasiment un an.

On assiste quand même à des dérives assez inquiétantes. Ah mais c'est plus les 10 ans de mail, les 5 ans de de portable, plus tous vos proches. Ils vont faire une arborescence de tout votre réseau, c'est-à-dire qui sont vos proches, leur adresse, leur numéro de téléphone, ceux qui font leur métier et cetera.

C'est-à-dire que moi, à part un régime autoritaire, je n'ai jamais vu ça en fait. C'estàdire que vous au fond vont excruter toutes vos prises de parole, tout ce que vous avez pu liker, pas liker, aimer, pas aimer, toute votre arborescence de de de réseaux sociaux, c'est-à-dire vos amis, vos amants, vos votre famille, tout le monde et vous serez finalement tributaire de ce que n'importe lequel d'entre d'entre eux-mêmes aura dit sur le président des États-Unis. Même George même George Orwell n'avait pas imaginé ça.

C'estàd seulement vous dites "J'ai jamais vu ça" mais en plus j'ai jamais vu dans la littérature un truc pareil. Non mais c'est c'est digne d'un état autoritaire parce que de fait vous tenir responsable de tout ce que votre réseau amical amoureux professionnel aurait pu dire de Donald Trump. C'est un truc de malade.

Alors c'est c'est passé juste le contexte, c'est passé au journal officiel américain. Donc hier soir, le président jours pour le contester. Si ça doit être contesté voilà, ça doit être appliqué en début février 2026.

Si jamais la justice est saisie, on verra ce que ce que dit la justice. Les journalistes évidemment ont interrogé le président américain sur cette question en disant "Mais ça va forcément avoir une une conséquence sur notre tourisme." Le président américain évoque des questions de sécurité.

Écouter, il y a une nouvelle proposition du service de la sécurité intérieure qui obligerait les touristes de nombreux pays à fournir 5 ans d'historique sur les réseaux sociaux pour obtenir un visa de touristes. Craignez-vous qu'en cas de mise en œuvre, cela entraîne une baisse du tourisme l'année prochaine ? Nous nous en sortons très bien.

Nous voulons simplement que les gens viennent ici en toute sécurité. Nous voulons la sécurité. Nous voulons nous assurer que nous ne laissons pas entrer les mauvaises personnes dans notre pays.

Alors les arguments de Mais d'abord une question presque peut-être personnelle. Magz, vous avez l'habitude d'aller aux États-Unis pour travailler. Est-ce que là une telle mesure ça vous inquiète personnellement ?

Vous voyez retourner aux États-Unis dans les prochains mois là ? Et nous on a un visa presse, c'est un petit peu différent que le parce que là c'est pour les gens qui euh vous savez qui qui remplissent les stars en fait au moment d'aller euh d'aller aux États-Unis et et c'est là où en effet les procédures vont être beaucoup plus longues parce que vous quand vous remplirez euh le document, vous serez obligé en effet de de mettre tous vos réseaux sociaux, euh d'indiquer euh en effet tous vos différents comp has en fait et donc là voilà tout sera sera vérifié. Alors évidemment alors attendez attendez vous m'intéressez beaucoup donc en fait quand je remplis mon document administratif pour aller aux États-Unis qui s'appelle l'Ation dans l'avion vous savez on rempl non non non on le rend plus dans l'avion maintenant c'est épouvantablement difficile.

On le fait avant de partir dans la semaine qui précède. On télécharge on remplit. Il faudra mettre mon adresse sur Instagram, mon adresse sur TikTok, mon adresse sur X et cetera et avec des intelligences artificielles, ils vont sans doute regarder si il y a le mot USA qui transparaît et si on dit du mal des États-Unis.

Mais je c'est c'est l'idée d'après ce que ce que l'on comprend, c'est comme ça que ça va ça va se passer. Donc vous imaginez les professionnels du tourisme qui voi déjà 6 % de baisse du nombre de touristes aux États-Unis en en 2025. Ce sont les chiffres annoncés par rapport à 2024 qui sont extrêmement inquiets.

Euh et puis je regardais un petit peu la presse américaine ce matin, l'argument de attention, on veut savoir qui rentre dans notre pays. Certains disaient "Mais attendez, vous croyez que le ceux qui veulent vraiment faire du mal aux États-Unis, hein, terroristes terroristes potentiel vont vont mettre sur leurs réseaux sociaux ce qu'ils pensent de de l'administration Trump ?" Donc en fait, il y a il y en a beaucoup qui disent "Mais non, mais ça ne de toute manière ça ne marche pas.

ça ne marche pas. Donc l'idée c'est vraiment une idée du contrôle c'estàd de faire rentrer des gens aux États-Unis qui sont compatible avec un contrôle absolument que c'est une dérive totalitaire. Bien sûr.

Euh oui, en tout cas c'est une bien sûr c'est une dérive totalitaire. Trump est en train d'inventer le régime autoritaire 2.0 avec le la digitalisation effectivement du contrôle.

On avait lu il y a 15 ou 20 ans des science-fictions là-dessus, qu'un jour on sera tous fliqués. Et bien effectivement Trump invente ça avec ses proches parce qu'il considère que je évidemment c'est pas sur la sécurité terroriste, c'est que c'est que Donald Trump a envie de démanteler l'Union européenne. On en a parlé lundi pour démanteler l'Union européenne, la détruire pour des raisons commerciales.

Il veut que les partis europhobes que les partis europhobes effectivement gagnent les élections en Europe et il ne veut pas que des touristes français, certains européens aillent aux États-Unis, discutent avec des Américains en disant "Mais vous êtes en train de vous êtes en train de Mais non, mais c'est fou vous de faire n'importe quoi. C'est une bascule. C'est une grande bascule.

Exactement. Exactement. Mais c'est la trouille en fait.

Pardon ? ce qu'il veut c'est c'est véhiculer de la trouille qu'on a peur en fait bien sûr quand il a commencé à dire mais euh aux frontières vous verrez ce que vous verrez la politique migratoire mais il y a plus personne aux frontières en fait c'est ça la truc c'est que c'est pour distiller de la peur et ça qui à part un état totalitaire s'appuie sur la peur et le contrôle de tout de vos proches et la responsabilisation de ce que vous vous êtes pila si l'un de vos proches dit ça ou ça qui fait ça en fait de de vous contrôler par le clan En fait, c'est que non seulement vous êtes responsable, mais toute votre famille est responsable. Si votre famille fait quelque chose, je veux dire, il y a que les mafieux et les dictateurs qui font ça en fait.

Et la prochaine étape, c'est la suppression de WhatsApp. En Chine. En Chine, il y a pas WhatsApp.

En Russie, il y a plus WhatsApp. Donc peut-être qu'on peut imaginer une prochaine étape. Si jamais une nuance, la justice valide. valide en février.

En février, il y a jusqu'en février, il faut que ça soit validé par la justice jusqu'en février. Donc c'est pas évidemment obligatoire que ça s'applique, mais vous avez là effectivement une dérive parce qu'on a trois ou quatre blocs désormais. On a le bloc l'empire chinois, on a l'Empire Poutine, on a l'Empire Trump, on a d'autres pays autoritaires en Europe, on a la Hongrie, Victoire urbane, on a des pays qui poussent là-dessus et c'est une société du contrôle parce qu'ils considèrent et tout ça est très bien réfléchi de leur point de vue que la digitalisation du monde avec des centaines de millions, bientôt 4 5 6 milliards de personnes connectées, on parle plus, on parle plus entre nous la plupart, on parle plus entre nous.

Mais alors donc ça reste c'est des traces vousêes ça c'est ça c'est génial quand on y réfléchit parce que nous nous sommes des esprits sophistiqués, on est des Européens, on est des gentils européens de l'Ouest. Nous on n'est pas hein mais la logique elle est implacable. C'est pourquoi tu viendrais aux États-Unis si tu passes ton temps à dire sur les réseaux sociaux qu'on est un pays pourri ?

Bah non. Alors tu sais quoi ? On t'accueille pas.

C'est ça. Et il y a beaucoup de gens qui vont peut-être dire "Oui, j'entends bien, mais il y a beaucoup de gens". Mais il fait la confusion lui euh à dessin tu dis, "Tu dis du mal de Trump, tu dis du mal de l'Amérique.

En gros, il fait la confusion au dessins." Et donc, il y a des tas de gens dans le monde qui vont peut-être se dire "Bah, il a raison d'ailleurs, pourquoi les gens viendraient chez moi au Vietnam, viendraient chez moi au Cambodge, au Guatemala, que sais-je, au Mozambique s'il n'aiment pas mon pays ?" Et ben voilà.

Et ben donc c'est une bonne idée. Des gens vont fonctionner comme ça. C'est possible. les les supporters en tous les cas de foot qui veulent aller, vous savez, à la coupe du monde de foot de 2026 de l'an prochain l'été prochain euh évidemment seront potentiellement donc soumis à ce à à ce genre de système.

Alors il il dit d'ailleurs Donald Trump que c'est aussi pour ça qu'il organise ça parce que va avoir un parce qu'il va y avoir un afflux en effet de tourisme. Donc il veut savoir qui rentre. C'est cette obsession du contrôle he du mur de l'immigration de savoir qui rentre qui sort.

Ce contrôle numérique, il se fait déjà pour euh pour certains euh vous savez chercheurs étrangers, les travailleurs et les travailleurs qualif, on l'a vu au printemps. Donc il y a cette volonté vraiment de savoir quand on vient s'installer aux États-Unis déjà, on scrutait vos réseaux sociaux et alors là, c'est maintenant y compris pour le touriste qui dit que l'un des piliers de la démocratie américaine, c'était le premier amendement, la liberté d'expression, le sacre sain premier amendement. Dans l'Amérique de Trump en fait, on ne peut plus tout dire.

En fait, on peut tout dire, sauf si on critique. C'est tellement paradoxal parce qu'il y a tellement, ils nous font tellement la leçon nous sur la censure soi-disant dans l'Union européenne et regardez ce qu'ils font quand maintenant on veut rentrer aux États-Unis, ils scrutent ce que vous pensez vraiment. Ça c'est intim c'est c'est quand même depuis j'ai peine à croire que ça tiendra.

De toute façon, ça ne fonctionne pas pour les sites pour les ressortissants américains. C'est les Américains ont toujours le droit de dire euh Trump je ne l'aime pas. On verra dans on verra dans un an.

Oui, mais Éric, moi je pense qu'il faut tout à fait écouter ce que vient de dire Magalie, c'est que même si ça passe pas, ça passe. C'est-à-dire que effectivement déjà les chercheurs effectivement, vous aviez raison de rappeler ça, se sont fait arrêter parce que on il y avait toute la communication avec on ne supportera pas des gens antisémitistes qui voulaient dire pas antisémites, qui voulaient dire propalestinien. En fait, tu n'as pas le droit d'avoir des prises de paroles propalestiniennes, c'est tout ce que ça veut dire.

Et donc ça veut dire qu'au fond maintenant tout sera regardé. Et le problème c'est que là, ça nous fait rebondir sur le premier sujet qu'on a évoqué dans cette émission. C'est-à-dire que pour tous les gars femmes, on est pied et point lié aux États-Unis.

Et donc là, il serait peut-être temps un tout petit peu de se dire peut-être qu'il faudrait qu'on a un système européen parce que le jour où il a envie de nous [ __ ] tous dehors et il y a femme aussi qui disent bah tu sais quoi Gmail c'est terminé tel et tel réseaux sociaux c'est terminé on veut plus de toi sur X mais il le fera de la même manière. Non mais on assiste depuis on assiste depuis quelques semaines à une dérive radicale de Trump incroyable. Vous avez vu ses propos hier, ses propos hier sur l'immigration.

Il a dit en se marrant, il a dit "Mais quand est-ce qu'on arrête de nous envoyer des gens de pays la Somalie, des pays de merde ?" Des pays de merde. Quand est-ce qu'on a des Norvégiens et des Suédois qui viennent chez nous ?

Ralbol. Des pays de merde. Allez, on va repartir près d'Orléan dans un instant.

Notre équipe attend sur place avec [musique] des salariés qui ont appris ce matin le choc. He, c'est le choc parce qu'à quelques jours de Noël, ils ont appris qu'ils sont tous [musique] licenciés. ne sont plus payés à partir de ce lundi.

Brot Brant, ça y est, la décision est 700 familles 700 Brant et liquid liquidation judiciaire pour ce géant [musique] de l'électroménager français Matthéo Tiavarino. Ça y est, nous attend. On vous rejoint Matthéo.

Vous allez pouvoir nous parler de ce choc he surtout ce site de production. À tout de suite. Mesdames, messieurs, il va falloir arrêter de verser des larmes de crocodile à chaque fois qu'une entreprise ou qu'un champion français meurt.

Brant [musique] est mort. Nous l'avons appris tout à l'heure aux alentours de 11h. Décision de justice, liquidation judiciaire.

Sur notre antenne, le maire était au bord des larmes. Le maire d'Orléan. Ça se passe dans le Loiret des sites, c'est Loirayet Vandô et le maire d'Orléan était au bord des larmes.

Bien évidemment, il était au bord des larmes parce qu'il avait la conviction qu'on pouvait à travers une scope [musique] sauver brand comme on a sauvé les verrs du il y a quelques semaines. Voilà. Mais la décision de justice et bien on a décidé autrement.

Mesdames, messieurs, moi j'en ai un petit peu marre de ce qu'on appelle les politiques [musique] publiques. Ça fait des décéenniques en France, des Enarques, hein, euh nous explique que des politiques publiques décident des inflexions, des directions que doivent suivre nos industriels. C'était il y a une trentaine d'années, les politiques publiques qui avaient dit à Peugeot surtout les amis, surtout le diesel, le diesel.

Quelques temps plus tard, on leur a dit non non, oubliez le diesel à Peugeot. On leur a dit préférez l'électrique mais en revanche surtout ne faites pas de recherche développement sur les batteries. On va laisser les batteries aux Chinois parce que les batteries ça pollue et cetera.

On va faire de l'électrique mais sans fabriquer de batterie. Absurde. Après ils ont dit bien évidemment on arrête complètement le diesel.

Donc vous imaginez les chocs industriels que pour des gens qui travaillent sur du moyen du long terme ça provoque. Chez Peugeot par exemple. Revenons à notre industrie dans les années 60.

En 1961, l'industrie c'est 31 % du PIB de la France. C'est les trones glorieuses. Tout va bien.

Quel génie il a fallu pour casser ça ? Il a fallu du génie pour détruire ça. Désormais l'industrie française, ça n'est plus 31 % du PIB.

C'est seulement 10 % du PIB. Et on le voit avec ce que nous avons mis en place au fil des années, c'est-à-dire le coût du travail le plus cher du monde en France, la durée adualisée du temps de travail la plus faible du monde. Et bien, on le voit, nos entrepreneurs sont littéralement handicapés et on voit une à une les boîtes s'écrouler. 114 boîtes entreprises, sites de production qui sont menacés en ce moment même à la minute où je vous parle et qui vont se casser la figure mesdames messieurs. 114.

Alors Brant, il y a des politiques qui versent des larmes de crocodile. On a vu le ministère de l'économie qui dit "Ah, c'est une bien triste nouvelle. Brente dans le Loiret 700 salariés sur la paille, 700 familles qui vont crever de faim.

Mesdames, messieurs, heureusement, il y a le il y a il y a a y a il y a des aides sociales en France. Moin, vous avez compris l'image ?" Et tout le monde se désole et tout le monde pleurniche.

Mais la réalité c'est que c'est nos petits hommes gris, nos avec leurs politiques industrielles depuis 30 ans qui s'amusent point par point à détricoter le tissu industriel français. Mesdames, messieurs, et ça me rend dingue, ça me rend dingue. Voilà.

Magalie Lunel, rebonjour. Rebonjour. Vous êtes en colère, il y en a un autre qui l'est.

C'est le maire d'Orléan qui est en direct avec nous. On va on va venir vous revoir, monsieur le maire, parce que tout à l'heure, vous nous avez confié, c'était aux alentours de midi, votre ralbol. Pourquoi ?

Pourquoi ça n'a pas fonctionné sur ce site de brand placé donc en liquidation judiciaire ? On l'a appris ce matin avec 700 personnes, 700 salariés qui se retrouve aujourd'hui au chômage. D'abord, on regarde ce qui s'est passé au cours de la matinée avec ce reportage de Léa Capdani.

Leur dernier espoir vient de partir en fumée. Le groupe Brant va disparaître. Ça fait mal.

Voilà, c'est pour moi ici c'est c'était ma vie hein. J'ai commencé ici à 19 ans. C'était ma vie.

Ça c'est dur hein. Dur dur très dur. Je pense qu'on réalise pas encore enfin parce que là on est encore sur le site mais bon après à la maison tout ça euh ça être compliqué quoi.

La reprise par les salariés n'a pas été validée par le tribunal de commerce malgré la proposition de l'État d'injecter 5 millions d'euros dans le projet. Les collectivités dénoncent une décision trop précipitée. Il fallait entre 20 et 25 millions d'euros pour relancer l'activité.

C'est donc la fin du groupe d'électroménagers. qui détenait non seulement la marque du même nom mais aussi Soter de Dittrich et Vedette. Vedette [musique] votre confiance.

Ça c'est vrai ça. Des marques historiques. Il n'y a pas de un fleuron de l'industrie française.

Ce matin devant cette boutique d'électroménagers, les clients nous font part de leur déception. Oui, c'est une vieille maison. Bien sûr, on l'a toujours vu.

Bien sûr. C'est c'est dommage. C'est dommage parce qu'on va se retourner qu'avec du matériel chinois.

Et c'est bien dommage qu'une marque comme Brant ne puisse pas perdurer et qu'on trouve pas les moyens pour arriver à la sauver. La concurrence asiatique, c'est en effet l'une des raisons du déclin de la marque, des prix toujours plus bas alors que les coûts des matières premières et de l'énergie eux augmentent. Autre raison, la crise de l'immobilier que l'on connaît depuis plusieurs années.

Quand on déménage, c'est là où on souvent se rééquipe. Donc si il y a moins de déménagement, moins d'achat de logement, il y a moins d'achat d'électroménager. Donc le marché immobilier a gros impact sur le marché de l'électroménager.

Les salariés sont actuellement reçus par la direction. Ce sont près de 700 emplois qui vont être supprimés. Les salaires ne seront plus versés à partir de lundi prochain 15 décembre.

Voilà, le décor est planté. Le maire d'Orléan qui a réagi à notre antenne tout à l'heure en direct euh plein de désarrois. Il est avec nous le maire d'Orléan.

Il s'appelle Serge Grouard. C'est épouvantable ce qui se passe. D'autant que vous vous dites on pouvait, si on avait eu un peu plus de temps, sauver Brand cette marque mythique.

Je me souviens, j'avais un lave-vaisselle Brand, j'étais gamin, j'avais eu de l'électroménager vedette. On se souvient de la merie. C'est patrimonial Brant.

C'est patrimonial. Voilà. C'est comme un monument euh parisien, bordelais, orléanais, Strasbourgeois Nissois.

C'est de la pierre. C'est un monument auquel il faut pas toucher et c'est terrible ce qui se passe dans votre ville hein, enfin dans votre département. Mais oui, bien sûr.

Mais mais c'est un monument bien sûr, mais c'est aussi viable. Voilà, c'est une entreprise qui peut-être performante. C'est une évidence ce que je dis là.

Et écoutez, je vais vous dire un truc tout simplement parce que c'est vrai que j'en ai plein les bottes, j'en ai ralbol. On a été prévenu qu'il n'y avait pas de repreneur le 27 novembre pour le passage au tribunal le 3 décembre alors que le redressement judiciaire, lui a été prononcé le 1er octobre. 2 mois pendant lesquels on ne sait pas ce qui se passe.

C'est juste aberrant et et je dis c'est scandaleux. Voilà. Et résultat, on a des centaines de personnes qui pour leur petit Noël sont sur le carreau.

Et puis on a la compétence France, vous voyez derrière moi, je sais pas si vous le voyez, il y a marqué Brand et en dessous il y a marqué France. Bah, on liquide Brand et ben on va bientôt liquider la France. C'est ce que vous disiez sur les chiffres.

Bien sûr, on vaut 31 % mais même dans le début des années 2000, on était encore à 20 % de part de l'industrie dans l'économie française. On est à 9 % aujourd'hui. Alors, on peut arriver bientôt à zéro.

Il y en a ralbol de ces aberrations, de ces absurdités. Je partage ce que vous avez dit sur les petits hommes gris, ralbol ici aussi sur le terrain, les services de l'État, ils sont actifs. Vous savez, il y a deux Frances et il y a deux États.

Il y a une France d'en haut qui fait n'importe quoi, hein, et il y a une France d'en bas qui se bat tous les jours en permanence. Mais nous, on nous a tenu à l'écart du processus de décision. On nous a tenu à l'écart, je le dis bien, pendant 7 semaines à peu près.

Et ces 7 semaines, c'est ce qui nous a manqué pour sauver l'entreprise. Mais alors juste donc c'est c'est juste scandaleux. Expliquez-nous ce qui s'est passé parce que nous on a parlé de Brant la semaine dernière avec ce projet de Scop, la mobilisation de tous les salariés qui avaient obtenu le soutien des pouvoirs publics.

L'État s'était engagé à verser 5 millions d'euros. votre la région s'était engagée, votre ville également et le tout faisait un un projet de reprise à 20 millions. Il fallait 20 à 25 millions pour sauver l'entreprise.

On y était presque. Pourquoi ça n'a pas fonctionné ? Mais on y mais on y était.

On y était. Sauf que entre le 1er octobre et le 27 novembre, il y a un certain nombre de repreneurs industriels qui se manifestent. Mais aucun d'entre eux ne va au bout d'une offre de reprise.

Ils jettent l'éponge, ils n'y vont pas. Et nous nous sommes tenus à l'écart dans ces différentes négociations alors que l'on aurait pu apporter notre participation notamment financière. Avec la région région métropole d'Orléan.

Nous proposions d'amener nous amenions 15 millions d'euros à nous deux. Et ça c'était l'élément financier qui était le déclencheur pour qu'il y ait un repreneur industriel. Mais évidemment, on est parti et moi je ne sais pas ce qui s'est passé dans cette période-là puisqu'on nous cache la copie.

Nous, on demande on en est où ? À partir du 1er octobre, on y est pratiquement tous les jours, toutes les semaines. On en est où ?

On en est où ? On nous dit c'est confidentiel, on nous cache la copie. Monsieur le maire, on a eu nous à LCI beaucoup de messages concernant la décision de justice elle-même.

Je voudrais qu'Isabelle Saportin qui est à côté de moi vous en lise un au hasard parce que j'aimerais vous entendre sur ce type de message que nous recevons ici abondamment depuis quelques minutes. Isabelle ? Oui, parce que c'est vrai, on en reçoit beaucoup qui disent en gros le tribunal de commerce est une totale opacité.

On ne sait pas ce qui se passe avec les liquidateurs judiciaires et on a jamais les raisons et qui parlent bien sûr, ils sont excessifs de mafia. Vous vous dites, on nous a caché la copie, comment vous voyez ça ? Là, quand je dis ça, je ne parle pas du tribunal et je ne me permettrai certainement pas de parler de mafia.

Je pense que le terme n'est pas du tout approprié. H ce que je dis c'est avant entre le 1er octobre où il y a le redressement judiciaire qui est prononcé et donc ensuite avec des repreneurs possibles jusqu'à la date du 27 novembre où nous sommes prévenus qu'il n'y a pas de repreneur industriel alors que l'on nous disait l'inverse pendant toutes les semaines il y a là une opacité totale. Il y a une opacité mais totale des services centraux qui de la part de qui cette opacité par des services centraux oui des du ministère de centraux de l'État Ber de Ber des services centraux de l'État de je vous dis de ceux qui sont en charge de des restructurations industrielles notamment du Syri parce que nous nous avons le contact avec ce ce comité interministériel et on ne nous dit rien et simplement c'est confidentiel et là je pense que certains espéraient qu'il y ait un repreneur industriel, mais il n'y a pas à ma connaissance entre le 1er octobre et le 27 novembre de tour de table bancaire.

Comment voulez-vous reprendre une entreprise s'il y a pas un tour de table bancaire ? Nous organisons avec la région il y a quelques jours à ma connaissance le premier tour de table bancaire. On a le ministre Sébastien Martin qui a mouillé la chemise, qui a fait tout ce qu'il a pu, je le dis hein, pour être bien pour pour bien discriminer les responsabilités. euh lui vient et il apporte 5 millions puis 6 millions.

Hm hm. Donc l'État fait un gros effort. Sauf que j'allais dire, si vous me permettez, c'est déjà cuit parce que entre le 1er octobre et le 27 novembre, il n'y a pas la mise en place des acteurs de tous les acteurs qui peuvent participer au redressement de fois plus.

C'est fabuleux parce que c'est fabuleux parce que C'est fabuleux parce que vous avez vous connaissez Jean-Louis Borlot. Jean-Louis Borlot est venu ici sur ce plateau nous raconter un petit peu, nous parler de sa perception des mots de la société française. Euh et finalement quand je vous écoute, je comprends qu'il y a autour de la table beaucoup de gens qui ont voulu sauver Brantes et qu'à un moment donné à un moment donné il y a eu un service central de l'État.

D'ailleurs, il s'agit pas de les pointer du doigt parce que bon voilà qui s'appelle le Siri et ce Siri, ce comité interministériel qui avait en charge de piloter, de chercher un petit peu des repreneurs, de les écouter et cetera, euh il vous a pas informé et ça s'est fait dans une relative opacité et donc vous pensiez vous pensiez qu'il y aurait des repreneurs et vous découvrez il y a quelques jours seulement, on vous dit "Bah finalement, c'est fini, il y a pas de repreneur, salut." Et vous aviez espéré pendant des semaines puisqu'on vous avait dit il y a des candidats mais oui jusqu'à 8. Et nous on a dit mais attendez ils vont pas tomber du ciel comme ça.

Il va falloir qu'il y ait un plan de financement il va falloir qu'il y ait une stratégie industrielle que deviennent les différents sites de Brant. On était sur Orléan et sur Vandô et puis sur la région parisienne. Donc nous, je dirais qu'on connaît tous ces processus on n'a pas été mis dans la boucle.

Et Jean-Louis Borlot, mais il a mais il a tout dit. Il a raison. Il a raison sur toute la ligne.

Donc ça va continuer si on ne change pas cette machine à broyer. Et ce n'est pas les individus qui sont en cause parce qu'il y a des il y a des gens qui sont très bien partout. C'est le système qui est un système qui ne fonctionne plus.

Il il est à la masse le système. Voilà. Et les acteurs locaux, les acteurs locaux ne sont jamais sollicités au bon moment.

Nous, on est la piétaille, on vient en bout de course, voilà, il manque de 3 millions. On va nous dire "Vous auriez pas de deux trois briques qui traînent par-ci parl." Nous, on sait l'ingénierie de projet.

Et je vous donne l'exemple d'un côté du Ralex. Duralex, c'est une scope qui tourne en ce moment. Si j'avais écouté les mêmes, il y aurait plus de Duralex.

On a sauvé nous localement ici Duralex. Ça marche, ça marche bien. Ils ont repris des parts de marché et c'est ça qui me écoutez, c'est ça qui me gonfle en permanence.

Vousz les sachant qui se foutent dedans tout le temps. Nous, on est sur le terrain, on sait comment ça se passe. Voilà.

Et on le fait. Sauf que là, on nous a même pas donné la possibilité de le faire. Hm.

On entend votre émotion, votre coup de gueule bien évidemment, mais votre émotion effectivement. Oui, un ral. Un rbolt inéressant parce que c'est un coup de gueule.

Mais c'est un coup de gueule. Mais c'est un coup de gueule étayé. C'est un coup de gueule mais aussi il y a du rationnel dans son coup de gueule.

Il dit il il nous explique ce qui dysfonctionne et que il y a dans cette bureaucratie française qui est souvent l'affaire est l'enfer estant pavé de bonnes intentions. Il y a souvent des gens brillants dans cette bureaucratie française. Il y a souvent une vraie volonté de sauver mais elle est tellement empétrée dans ses contradictions dans ses dillusions de pouvoir que y arrive pas qu'elle prend parfois des décisions qui sont totalement.

Alors très vite Serge Rou Serge Rou on va on va vous libérer parce que vous êtes très sollicité. Un seul mot pourquoi ça a marché pour Duralex ce projet de scope et pas pour Brant ? Vous voulez que je sois très prétentieux ?

Oui oui oui parce que j'y étais au départ [rires] et parce que la scope on y a cru. Mais oui mais parce que c'est la vérité pardon. Alors les gens qui qui écoutent et qui gardent vont se dire le maire d'Orlé il a pété les plombs.

Mais non on vous pouvez aller voir tous les tous les salariés de de Duralex mais c'est pas parce que j'ai la science infuse parce que on s'est organisé dès le début dès le début avec la région avec le président de la région avec la préfecture ici avec les les responsables locaux voyez et puis avec les salariés. Moi dès l'annonce sur Duralex, je reçois je vais le jour même suralex, je vois le patron du site, je vois un certain nombre de salariés qui me disent "Nous, on veut faire une scope, on veut sauver Duralex." Je dis "OK, Banco, on sait bien qu'il y a une prise de risque mais on prend le risque." Le problème, c'est que ce pays ne veut plus de risque.

Voilà, la vie c'est risquée, il fallait prendre un risque sur Brant. Et moi je vous dis que si on l'avait pris, ça aurait marché. Je peux pas vous le démontrer bien malheureusement.

H Renault Pil Renault Pila nous dit que les banques ont pas joué le le pas fait leur job. Il y a le secteur privé aussi les bancaires qui a pas joué son rôle. Mais mais vous savez quand est-ce qu'on fait le premier tour de table avec les banques ?

Non. Après le 27 novembre. Ouais.

Après le 27 novembre on était quand on était au tribunal à Nanterre, on était enin encore en train de discuter avec des banques. On a discuté jusqu'à hier avec des banques. Mais attendez, c'est pas sérieux.

H donc moi je je regrette que les banques soient frileuses. Oui, ça il faut le dire hein parce qu'il manque il manque au maximum 5 millions. On en a plus de 21 là.

Et vous avez cité le chiffre entre 20 et 25. Ces chiffres sont justes. Ouais.

Donc il manque rien. Il manque rien. Et pour alors oui, les banques sont frileuses.

Je comprends aussi qu'elles demandaient des garanties et cetera. Je sais comment elle fonctionne et je vous dis que si on avait eu 6 semaines, ben je pense, je peux pas vous le je peux pas vous le garantir mais je pense que le tour de table bancaire, il aurait été fait et on aura amené les 4 5 millions. Donc quel gâi !

Quel gâchi. Merci beaucoup. Merci.

C'est c'est voilà sans sans mot effectivement. Merci beaucoup merci merci d'avoir répondu à nos questions. Mais on n pas réussi.

Oui, malheureusement et un salarié va pouvoir répondre également à nos questions. Merci beaucoup. Tout d'abord un un mot de de ce qui vient de se passer sur notre plateau avec ce cri de cœur du maire d'Orléan qui nous parle d'un gâchi.

Ça aurait pu être sauvé. Ça s'est joué finalement. Ça pleuré hein Renault P.

Ça ça chialé hein. Oui je vous le dis c'est à pleurer. Quand il nous dit on avait 21 millions il nous en manquait cinq vous l'entendez on les a trouvé depuis le 27 novembre.

On on est on est le combien là ? On est on est le le 12 décembre. Le 12 décembre le 11 le 11 décembre.

Vous saz ils ont trouvé 21 millions en 15 jours et il leur en manquait que cinq pour sauver des Brantes et le tribunal a dit non terminé. Non mais 5 millions pardon 5 millions c'est rien du tout mais je vais vous dire euh c'est Brant Brant centenaire hein. Ça a été créé ça a été créé en 1925.

Edgar Brant vous savez qui vous savez Brand Edgar Brant qui l'a construit la plaque du soldat inconnu. Ouais. Ah, c'est Edgar Brand qui a connu ça.

C'est c'est le patrimoine français et c'est et je suis désolé, c'est la bascule. 165 sites industriels sont menacés actuellement en France. Les échos, hein, regardez dans les échos cette carte hein, je vous conseille de la regarder aujourd'hui.

Voilà, 165 sites industriels sont menacés. Coût de l'énergie euh charge sociale qui est menacé l'automobile, la chimie, l'acier. Hm.

Terrible. On va voir les salariés peut-être. Salarié de C'est l'obert effectivement avec nous.

Salarié de Brant. Merci de nous accorder quelques minutes dans dans ce temps extrêmement difficile avec ce coup de massu qui est ce matin. Bah d'abord, c'est un peu délicat mais on a envie de vous demander comment allez-vous cet après-midi ?

Bah écoutez déjà, merci de de consacrer une bonne partie de votre émission sur sur le sujet Brant et je je mesure l'impact que ça et je l'ai mesuré déjà puisque on a eu le soutien effectivement de la région et je remercie la région, je remercie l'agglomération et et la la ville de la ville d'Orléan qui s'est mobilisé au travers de son maire depuis depuis un certain temps. Mais je fais je partage un peu ce constat. Malheureusement, la procédure a été assez courte puisque le redressement a été prononcé le 2 le 2 octobre et effectivement ça aboutit à cette cette liquidation qui est qui est désastreuse.

Alors à plus d'un titre pour les salariés dans un premier temps qui sont investis dans ces entreprises depuis très longtemps parce que la la moyenne d'âge est est entre 50 et et 60 ans, on va dire, des gens qui sont vraiment détenteurs d'un vrai savoir-faire de compétences qui vont disparaître en France. Euh et c'est vraiment bien triste pour çaêtre sans famille touché directement et je le déplore parce que c'est moi-même évidemment je suis concerné mais on va dire que c'est c'est tout un savoir-faire qui disparaît démarque et effectivement le temps nous a manqué. La procédure qu'a évoqué monsieur Groard effectivement il y a il y a on peut on peut on peut la critiquer à certains égards.

Ceci dit le plan de financement malheureusement n' n'a été jé insuffisant par le tribunal. Est-ce qu'il manquait du temps ? Certainement.

Est-ce que le projet industriel en tant que tel a été jugé suffisamment fiable ? Visiblement non. Le tribunal n'a pas jugé suffisamment solide ce projet.

C'est fort malheureux parce que l'ensemble des salariés commença à se mobiliser la création d'une adosé au projet de monsieur C eston donc porte projet avec son gros provide et donc on voulait faire une comme un peu la dure Alex malheureusement le temps nous a manqué et l'énergie qui nous a qui nous a manqué voilà oui mais dans Duralex il y avait quand même un truc c'est Ouais attend attendez oui qu'est-ce que vous dites Isabelle ça pour dur Alex tous les salariés étaient derrière là il y avait quand même pardon de mettre les pieds d'empat mais le syndical à CGT qui était contre ce projet de SCOP. Donc vous aviez en plus une opposition syndicale à l'intérieur même du projet. Vous vous la CFDT vous étiez pour mais la CGT était contre.

A été partout sur tous les plateaux en disant que c'était un un pardon que c'était un que c'était porteur de destruction d'emploi. Ouais. Ouais.

Merci en tout cas. On vous entend pas très bien. Attends.

Alors est-ce que c'est Attendez parce qu'on avait un tout petit problème de liaison. On espère que c'est rétabli. Voilà.

Est-ce que Est-ce qu'effectivement il y a une partie des salariés des en tout cas la la syndicaliste CGT qui était sur notre plateau effectivement la semaine dernière et qui était foufurieux contre ce projet parce que ça ne reprenait pas l'ensemble des emplois. Concrètement, que va-t-il se passer pour vous ? Ce sont 700 emplois aujourd'hui qui sont détruits et des salaires qui ne sont plus versés à partir de lundi.

Tout à fait. Alors, je peux pas laisser dire ce qu'a dit madame Saintorta parce que c'est c'est faux. La CGT était pas tout à fait pas contre du tout.

Alors peut-être la CGT la Fédération de du Loir et Cher mais ça c'est autre chose. Mais les syndicats internes étaient pour le projet. Là, je peux pas laisser dire ça.

Moi-même euh représentant syndical de la CFTC et secrétaire du CSE euh porteur du projet dans le groupe 10 de la SCOP, le noyau dur de base a manqué, c'est le temps. Mais on avait sondé les salariés, on arrivait à peu près 70 % des des salariés motivés par le projet et puis de la moitié qui souhaitait investir. Donc non, il y avait une adhésion réelle, c'est effectivement le temps qui nous a manqué et sans doute la fiabilité du projet industriel.

Mais au-delà de tout ça, j'ai envie de dire aussi euh c'est c'est c'est multifactoriel. Le son n'est pas très bon. Certomateur, je suis désolé de vous couper, c'est pas très sympa, mais le le son n'est pas très bon.

Il y a beaucoup de de bugs, mais on a compris ce que vous vouliez dire. On a compris l'essentiel. Effectivement, il y avait une CGT centrale parisienne et départementale qui était plutôt style projet et puis il y avait à l'intérieur de de des salariés des une CGT qui était elle plus plus plus favorable au principe de de la scope.

Le le problème Nivine Potros, c'est que euh enfin c'est un autre problème qui se greffe là-dessus, c'est que il y a beaucoup de consommateurs français qui n'achètent plus euh français qui sort de nos usines quoi. Françis, oui, exactement. Il y a encore 20 ans, bien les Français ils achetaient massivement par exemple des robots moulinex, des sèche-linges Weirpool, des machines à laver elleux, tous produit en France.

Ça c'était avant parce qu'est-ce qu'il s'est passé depuis ? Et bien en 20 ans, ce sont usines qui ont mis la clé sous la porte à cause d'abord et bien du coût du travail, on le sait qui est extrêmement élevé en France, à cause aussi de la concurrence chinoise. Si bien qu'aujourd'hui plus d'un tiers plus d'un/ers de l'électroménager qui est acheté en France et bien vient tout simplement de Chine.

Pour le reste, vous avez entendu ce que disait tout à l'heure Ivgo, hein. Il y aura bientôt produits dans les usines, les dark factories, c'est-à-dire les usines dans le noir. Dans le noir parce qu'il y a pas besoin d'électricité, il n'y a pas de salarié pour des usines automatisées que des robots.

Il y aura des produits qui sortiront, des machines à laver qui seront industrialisé sans manutention, sans homme hein, que avec des robots vendus en France, en Europe, au prix de 99 € la machine à laver. Comment peut-on lutter contre ça ? Comment lutter contre ça ?

Ce chiffre d'un tiers, il va vraisemblablement augmenter ces prochaines années. Pour l'instant, il y a encore des produits qui sont fabriqués dans l'Est l'Europe, dans le reste de l'Asie, mais globalement ça vient de Chine. Et si les Français ils achètent du Made in Chaner, c'est parce qu'ils ont pas le choix en réalité.

Pour ce qui est de le du gros électroménager, donc le frigo, le lave-linge, le lave-vaisselle, et bien il n'y a plus de made in France aujourd'hui, à l'exception de quelques marques qui sont vraiment du très haut de gamme. On peut citer par exemple Gagno, la canche, la cornue, mais là il faut débourser plusieurs milliers d'euros pour acheter un appareil. Pour ce qui est du petit électroménager cette fois, donc la machine à café par exemple, le robot cuisine, l'aspirateur, là il reste une production française mais elle est minime.

Sur les 8300 références que propose Fnac d'Arti un peu la référence et bien seul 230 sont fabriqués en France et évidemment il coûte bien plus cher. Deux exemples. D'abord ce gaufrier qui est produit par la marque La Frange 159 € c'est trois fois plus cher que les autres référence en magasin.

C'est exactement la même chose pour ce défroisseur vapeur de la marque Calor. Il est produit en IER. Elle coûte 129 €.

Sauf que sauf que c'est quatre fois plus cher qu'un défroisseur classique. Le problème c'est que les Français ils achètent de l'électroménager. Les ventes, elles progressent année après année. + 8 % de vente l'année dernière pour le petit électroménager.

Les Français, ils les achètent, le problème il est pas là, mais il les achètent le moins cher et le moins cher n'est jamais français. C'est terminé les années d'or de des produits électroménagés français. Souvenez-vous, vous avez connu la merdenis vous ?

La merdenie, regardez. Vedette, Vedette, ça faisait partie du groupe Brant. Vedette, Brant, la même maison qui est morte ce matin à 11h.

Regardez cette vieille pub avec les mèden Deis. Avons conçu une [musique] machine à laver qui utilise juste ce qu'il faut d'eau et juste ce qu'il faut d'électricité, tout en respectant la tradition des bon lavage. [musique] Ça c'est vrai ça.

On est avec Benjamin Cuc, journaliste consau spécialisé des problématiques spécialisé des problématiques industrielles. Benjamin, bonjour, vous êtes avec nous, vous nous recevez, vous êtes là. Magal Bonjour.

Oui, bonjour Benjamin. Euh, bon ben voilà, Brand est mort. Euh, vous connaissez la marque, vous la suivez depuis des années comme d'autres marques industriel française.

Elles vont pas très bien ces marques. Tout à l'heure Renault Pilar rappelait qu'il y avait combien 165 sites industriels menacés. 165 euh sites industriels menacés en France.

Euh c'est terrible. Et puis en même temps, c'est vrai que les consommateurs qui ne pensent qu'à leur portefeuille, on les comprend, se détournent parfois des objets fabriqués en France quand ils sont plus cher. Bah je vais vous donner un exemple.

Moi, chez moi l'î Doléron, il y a il y avait un boucher dans le village où je suis et il a fermé le boucher et tout le monde se morfond en disant "Ah, c'est vraiment dommage, il était bien ce boucher, il était traditionnel." Et en fait tout le monde va chez tout le monde va chez Leclerc ou chez Intermarché parce que c'est moins cher et là c'est la course ou moins cher. Divid Potros parlait de la cornue.

La cornue c'est pas quelques milliers d'euros c'est 30000 ou 40000 € c'est la Rolls-Royce d'une de la de la cuisinière et la réalité c'est que aujourd'hui on a flingué l'industrie. Serge Groire avait beau beau jeu de parler mais pendant 15 ans il a été député au début des années 2000. Il a fait quoi pour l'industrie ?

La France s'est cassé la gueule d'un point de vue industriel dans la période où il était député. Et et maintenant il vient pleurer mais lui il est même lui-même estard qui est petit homme gris et maintenant il vient pleurer mais qu'il fasse son examen de conscience pour parler un langage maoïste que je ne suis pas et si aujourd'hui si aujourd'hui les Chinois sont en tête c'est que eux ont progressé eux se sont adaptés et font des prix toujours plus compétitifs quand on voit que les LR ont accepté 18 LR ont voté pour le pour le projet de loi finances de la sécurité sociale qui va plomber de 33 milliards en plus les comptes de la nation. Bah voilà, on en est là.

Il raison en fait en fait on passe notre temps à nous lamenter à dire "Regardez, les Chinois on ont des dark factory. Vous imaginez ? C'est des usines avec des lignes de production où il n'y a que des robots, il n'y a pas d'hommes et donc on commente, on est des commentateurs des commentateurs de commentateurs.

On se met les les bras comme ça en cruche là en disant "Vous imaginez ma bonne dame mais on fait rien. Vous avez raison. ni nous en même temps c'est pas notre boulot mais les parlementaires dit rien.

C'estd que on on continue à observer les sorts chinois qui qui fabriquent 30 % de la production industrielle mondiale en en comme des commentateurs, comme des observateurs. Mais vous avez raison, il se passe rien. Et et et les députés ont pas fait grandchose.

Nous sommes des lapins dans les phares et comme dira la mère de vrai ça. C'est-à-dire que on est on est dans des lapins pris dans les phares. c'est qu'on ne fait rien.

On ne fait rien pour réindustrialiser la France. On ne fait rien pour relancer l'économie de manière pérenne. Là, on augmente les retraites.

C'est formidable pour les retraiter. Merci pour mes parents. Mais le la réalité, c'est que aujourd'hui les travailler rapportent coûteent plus cher.

On gagne moins sa vie en travaillant qu'en étant à la retraite. Est-ce que c'est normal ? Les salariés sont paupérisés.

Faut pas pleurer qu'ils aillent dans des usines chinoises. Après, on va acheter des trucs chinois parce que c'est moins cher. Vous avez raison Benjamin C.

C'est vrai qu'en écoutant les syndicats, j'avais aussi cette impression là. C'est-à-dire que vous avez raison, les députés, les syndicats ne se sont unis que pour une seule chose, effectivement la suspension de cette réforme des retraites. Donc on est dans un monde où on sait qu'on on matraque en fait les salaires, que les salariés gagnent plus rien, que les patrons n'arrivent plus à embaucher parce que il y a tellement de charge sociale que ça devient dingue.

Et on a ces mêmes syndicats qui pardon mais ils sont des tartufes pas possibles là et qui viennent pleurer et qui arrivent même pas en plus contrairement à ce que nous a dit le syndicaliste qui arrive même pas uni pour défendre un projet parce qu'ils ont réussi à se tirer dans les pattes sur ce projet là en plus et qui arrivent en disant mais on comprend pas pourquoi ça se désindustrialise mais ça se désindustrialise parce qu'on n'est pas compétitif. Mais là-dessus, l'augmentation effectivement du prix de l'énergie, pourquoi ? À cause de la guerre en Ukraine, hein, faut quand même remettre ça dans une perspective internationale.

C'est ça. Ah bah si, c'est ça. Et le fait qu'on n pas électrisé Ah bah, pardonnez-moi, c'est exactement ça.

La déréglementation, c'est la déréglementation volue par les Allemands et appliqué par Derleyen. qu'on a pas on n pas modernisé suffisamment électrifié aussi notre industrie et ça c'est un vrai problème et on est en retard parce qu'elle est complètement électrifié l'industrie en Chine. Donc là on est alors qu'on est champions d'Europe avec notre industrie nucléaire, on est à la ramasse là-dessus.

Donc tout ça c'est ahurissant et vous avez raison tout ça ce sont des décisions politiques et ce sont des décisions syndicales. Donc au fond il faut aussi que tous ces corps intermédiaires se regardent un petit peu dans la glace. Benjamin Cuc.

Oui, c'est la réalité aussi, c'est que on a des on a on a un choix économique à faire et qu'on le fait tous. C'est le porte-monnaie qui c'est la réalité, c'est que c'est le porte-monnaie qui dicte et une un lave-linge brante qui va être 30 % plus cher s'il est pas garanti 10 ans. Aujourd'hui, on me dit "Ouais, achète du miel." Le miel, marque allemande.

La marque allemande, elle est garantie 10 ans, ça dure 25 ans. Tout le monde le sait. Je si on a un problème de fiabilité bah on va on va se retrouver sur quoi ?

On a on a fabriqué des produits pas chers, des produits on qui sont pas qui sont pas hyper fiables non plus. C'était très bien Brant mais c'était pas le somum de la fiabilité. Et c'est on a accepté de baisser ça, on a accepté on accepte toutes les on s'est résigné à des tas de à des tas de renoncements comme ça.

On a fait des renoncements aussi bien politiques qu' effectivement syndicaux et au final bah on a on a des produits et des gens qui perdent leur boulot parce que c'est pas 700 personnes qui vont perdre leur boulot. 700 personnes chébrantes, c'est dans l'industrie un emploi industriel, c'est quatre emplois induits. C'est 2800 personnes sur un emploi industriel c'est quatre emplois induits.

Oui, très très important parce que ça ça génère beaucoup plus de ch, beaucoup plus de d'activité ce que dirait Pascal Peris il était là qu'un emploi dans le tertiaire ou qu'un emploi dans le ter. Bien sûr, mais Benjamin et Isabelle et et Ric et Magalie, je je veux pas encore plus plomber l'ambiance, mais l'Allemagne a également des problèmes industriels. C'est général en Europe à cause des problèmes de l'énergie.

Attendez, laissez-moi cou laiss parler, laissez parler. On y arrive pas là. Le grand problème également, c'est, je suis désolé, la grande bascule du monde avec l'inondation des marchés européens des produits asiatiques.

Vous saviez combien est le salaire moyen d'un chinois ? H non, allez-y. 1400 € il y a des ouvriers qui sont pêchés qui sont payés en Chine 850 € par mois.

Le salaire médian en France est de 2100 €. Est-ce que vous voulez que la concurrence desloyales par les salaires, vous vouez vous voulez que progressivement on paye les on paye les ouvriers ou les salariés français chez Brand ou ou dans l'automobile 900 € par mois ? Je suis désolé, nous assistons à une grande bascule du monde à l'infit il y a 40 ans quand la Chine se réveillera.

Nous y sommes. Donc il faut repenser entièrement au niveau européen les secteurs dans lequels on peut sauver nos emplois. Est-ce que ce sont les services ?

Est-ce que c'est l'IA ? Est-ce que c'est autre chose ? Mais on va pas payer les ouvriers 800 €.

Si c'est les services, on est mort. Bien. Merci les amis.

Je rappelle que c'est dans ce contexte. Oui. Oui.

Benjamin voulait répondre un point. Oui. Euh je veux dire les Allemands fabriquent toujours Robert Bosch fabriquent toujours des lave-linges en Allemagne et ils sont très fiables.

Je veux dire le coût de la production en Allemagne, les salariés sont pas moins payés. Mais ils ont peut-être une autre doctrine, c'est qu'on n pas au 35 he et on n'est pas on a la productivité la plus faible de l'autre CDE. Je veux dire, il faut peut-être se remettre en cause je dire à un moment euh tant qu'on pas bosser et qu'on est plombé par des 35 heures depuis 30 ans bientôt c'est bien mais mais on on verra l'Allemagne dans 10 ans.

On verra l'Allemagne dans 10 ans. Benjamin exprès ses réformes. On a quand même un téléspectateur dans ce contexte les amis.

Oui. Il nous dit un téléspectateur qui répond à monsieur Cuc en disant que il a son four brand depuis 8 ans et qui marche très très bien qu' aime pas trop [rires] je pas de mal de brant. Non, je vous taquine, c'est juste qu'il y a un un téléspectateur qui a répondu direct à ce que vous aviez dit.

Dites les amis, c'est dans ce contexte qu'on a appris aujourd'hui à travers ce baromètre du méti entreprises de taille intermédiaire des entreprises euh qui sont au-dessus des PME qui sont des quand même des grosses boîtes avec des centaines de salariés qui dit que ce ce ces chefs d'entreprise ont été interrogés. C'est un gros baromètre fait par la banque palatine. À peine 16 % 16 % des chefs d'entreprise disent que les investissements qui étaient prévus en 2026 en France et bien seront réalisés. 16 % de ce qui était prévu comme investissement, nouveaux sites de production, achat de nouvelles machines et bien ce qui était prévu, il n'y enait que 16 % qui seront réalisés, les restes le reste seront réalisés à l'étranger.

Pas réalisé du tout. Ça c'est peut-être l'information du jour, mesdames messieurs. 16 % de ce qu'on devait investir en France en 2026 sera investi seulement.

Les 84 autres pour ne seront pas investis ou alors pas en France. Voilà ce que dit les patrons des moyennes entreprises en France. Allez euh bah merci Benjamin Cuc he d'avoir été avec nous dans dans notre émission.

On va vous prouver là maintenant que le 100 % français ça peut marcher que on peut être beaucoup plus fort nous français. Mais oui on peut être plus fort l'intelligence artificielle. La preuve regardez c'est une belle histoire.

C'est devenu un phénomène en quelques jours seulement. C'était une publicité en fait qui a été diffusée samedi soir et qui depuis bah a fait le tour du monde avec plus de 24 millions de vues à ce jour. En fait, c'est une publicité qui est une 100 % made in France.

Elle a été conçue en France. Elle a été dessinée par des Français sur une chanson française pour un distributeur de grande pour un distributeur pardon français. C'est une publicité en forme de compte de Noël.

Je vous laisse juger. Regarde. Est génial.

Tu veux un cadeau ? Mais il a peur des loups. Ah mais il faut pas parce que à la base le premier loup, il vivait dans la forêt et [musique] il avait pas de copain. [musique] Et ben sympa.

En même temps, si tu mangeais pas tout le monde. Je suis un loup. Qu'est-ce que tu veux que je mange ?

Ah, déjà pas des gens, des [musique] carottes, des champignons, des fruits, des légumes quoi. Ça chasse comment les légumes ? Laisse tomber là.

Besoin qu'on mme mais personne [musique] ne comprend ce que j'espère et que j'attends. Qui pourrait me dire qui je suis ? Et j'ai bien [musique] peur toute ma vie d'être incompris.

Car aujourd'hui je me sens mal [musique] aimé. Je suis le mal aimé. Non non mais c'est [musique] pas tel que je veux me montrer et on chercher à savoir d'où me viennent mes joies.

Si les apparences quelquefois contre moi, je ne suis pas [musique] ce que l'on croit. contre l'aventure de chaque jour. Je chargerai [musique] demain la joie d'un seul amour mais je suis là comme [musique] mal aimé je suis le malaimé [musique] encore être en retardable [musique] car je suis malé.

Je suis [musique] le malimé. qu'il était et c'est pour ça que 24 millions de vues en 4 jours. On a regardé ce matin, il y a des commentaires partout, notamment aux États-Unis qui disent "Voilà, les Français, ils savent faire ça sans l'intelligence artificiel, contrairement à Coca-Cola ou McDonald's dont les deux publicités, on vous les montrera tout à l'heure pour comparer et voir ce que vous en pensez vous aussi.

Coca-Cola et McDo qui font appel à l'intelligence artificielle et c'est affreux et ça fonctionne pas." Ouais. Bah vive la France non ?

Enfin franchement, vive la France, vive le génie français, ça donne envie de de se battre. C'estàd qu'on est là en train de de parler effectivement de mauvaises nouvelles, mais ça ça marche, c'est formidable. Euh Nivin nous nous racontera tout à l'heure toutes les autres euh les Shrek et cetera qui sont extraordinaires et qui viennent et qui viennent de chez nous et qui sont made in France.

Donc c'est formidable tout ça. Vraiment justement on avec Christophe Ltenstein. Vous êtes cfondateur et président de l'agence Romance.

Alors on explique comment ça se passe dans un processus publicitaire. C'est d'abord une agence qui est missionnée par une marque pour faire la pub de de cette marque. Donc vous vous êtes au début du processus et avant après vous avez donc démarcher des des studios d'animation pour mettre en œuvre vos idées.

Qu'est-ce quelle a été votre idée de départ ? Euh écoutez, on est l'agence d'Intermarché depuis 7 8 ans. L'agence a été fondée il y a j'entendais Isabelle Saporta dire "Vive la France".

Mais c'est vrai que l'agence a été fondée il y a une dizaine d'années par Alexandre Hervé et moi-même ici en France. On a commencé à de on est 120 aujourd'hui. On fait 25 millions de chiffres d'affaires.

Génial. Et on a la chance d'accompagner des marques, voilà, des marques puissantes. Je suis souvent vos plateaux.

Donc je suis très sensible aux questions de souveraineté, voilà, de de de et comment l'action publique peut aussi voilà nous aider à à supporter et à développer cette cette souveraineté. Donc c'est effectivement une une production 100 % française qu'on a initié avec Intermarché. Euh mais mais Christophe chop voudrais commencer ou je réponds pas à votre question, je sais faut être fou.

Je sais faut être Non mais faut être fou franchement faut être fou. C'est un compliment faut être fou pour dire pour dire à l'époque de l'IA parce qu'on verra tout à l'heure les films de Coca-Cola je trouve que il il tape pas juste dans l'intention mais techniquement c'est c'est un dessin animé fait à Lia qui est qui qui est très joli aussi dire faut faut être fou pour être publicitaire et pour dire non non Lia on s'en fout on va faire un dessin animé à la traditionnelle façon tex avri on en a rien à faire de de lia c'est c'est totalement déraisonnable ce que vous avez fait il se trouve que c'est Non, absolumentaisonn. Merci, merci, merci.

Alors, d'abord le fait que ce soit un succès mondial, je crois qu'il faut qu'on reste humble, c'est que c'était absolument imprévisible et quand on crée un objet comme ça et après on en perd le contrôle, l'objet ne nous appartient plus. Mais euh et c'est vrai qu'effectivement, alors cette nuit, je vous le dis, aux États-Unis, des gens ont créé une crypto sur le film, une cryptoonnaie. Ne me demandez pas comment ça marche, ça me paraît impossible.

Relayé par des faux comptes Trump. Donc on est là, on est dans ça y est, on est dans une folie une dimension incroyable. On est dans Oui, ça y est, on est dans une folie absolument absolument incontrôlable.

Mais vous disiez, il faut être fou mais en vérité il faut être très courageux. Euh et Intermarché l' été quand on est une enseigne euh qui défend euh sa proximité avec le monde agricole français, avec les filières agricoles et donc avec la qualité. Euh si on se pointe derrière avec des campagnes fabriquées en IA euh et des studios américains, on a quand même à défaut d'avoir l'air légèrement euh paradoxal.

On on risque aussi d'avoir l'air con. Euh c'est le cas des autres marques que vous citez. Donc euh il faut être courageux aussi à un moment pour dire Intermarché est une des rares enseignes qui a dit certains fruits et légumes ne se vendront plus hors saison dans nos magasins.

Euh donc tout ça procède de la même logique euh voilà de préserver les les talents français sur un film comme ça. C'est un an de boulot, 50 personnes qui bossent, euh des gars et des filles de Montpellier qui ont monté une boîte de d'animation qui s'appelle illogique qui est connue dans le monde entier. Ils ont été nommés nominés aux Oscars pour leur courtmétrage.

Euh, ils sont ultra talentueux. Sont trois grands comédiens français dont Fred Testo qui double les voix des personnages. Euh donc voilà, on est sur on est à la frontière entre un objet commercial et un objet artistique quoi.

C'est ça qui est passionnant. Assez ambitieux quand même. Renault.

Oui. Oui. Non mais ce qu'il y a vraiment d'extraordinaire, c'est que vous le courage depuis des années Ilogique Studio société d'animation en 3D de Montpellier coiffe maintenant parce que aujourd'hui on est obligé de dire c'est 100 % cerveau humain cette pub.

Ouais. On est obligé de distinguer désormais comme sur les réseaux sociaux avec Lia. Personnellement, je trouve ça fabuleux mais moi j'en ai ral bol de vérifier les photos.

Ouais, je vérifie toutes les photos sur les réseaux sociaux et donc vous êtes 100 % cerveau humain à la fois vous à la fois Ilogicque studio et vous avez coiffé au poteau effectivement Coca et toutes les grandes multinationales américaines qui désormais truc utilisent l'IA et puis vous êtes super ingénieux. Il Logic Studio ou Ilogicque Studio. Elle est sous-titrée la chanson de Claude François en anglais.

Ouais, elle est sous-titrée la chanson de Claude François mais c'est une des raisons pour lesquelles ça s'enflamme aux États-Unis. Ouais. Ouais.

C'est qui comp le malé ? Je suis le mal. Le premier opus le premier opus de la saga utilisé.

On avait mis la chanson de Mouji l'amour l'amour sur le premier film de la saga il y a 7 ans et ça avait produit exactement le même effet. Mais non mais vous avez raison. Euh c'est euh c'est une grande fierté euh d'une part d'avoir résisté euh voilà à la tentation de la technologie pour le plaisir de la technologie parce qu'en la réalité pour l'instant l'intelligence artificielle ne produit que l'illusion de l'intelligence et euh et en vérité que ce soit écrit ou non sur les images, les gens le voient et pour fabriquer une émotion, pour produire une émotion euh on peut pas se passer du talent des gens et de l'humain C'est de l'humain.

Mais on va on va proposer à nos téléspectateurs de se faire leur propre opinion. On a vu ces images donc la la publicité 100 % français don dont on parle. Vous allez vous faire aussi votre propre opinion.

On vous propose deux publicités qui sont comparées là en ce moment sur les réseaux sociaux. Donc cette publicité française qui est mise en exerve, il y a il y a des pluies de louange et en disant et à côté McDonald's utilise l'intelligence artificielle pour proposer cette publicité de Noël entièrement faite grâce à à l'intelligence artificielle. J'espère qu'on va la voir parce que j'aimerais que que voilà, c'est celle-ci en fait, c'est un peu le Noël où tout est gâché, rien ne fonctionne.

C'est la galère et puis à la fin, heureusement qu'il y a McDonald's face au tolé parce qu'elle a pas du tout plu cette publicité. Non, elle est jugée moche, elle est grise, elle est dans l'esprit du Grinch. Vous vous connaissez ce personnage qui fait un peu peur.

Elle aucune couleur. Il y a aucune couleur. C'est gris.

Ça a été retiré. Ça a été retiré face au tolé. Il y a ça, Mcdo.

Il y a Coca-Cola, on va l'avir aussi. entièrement réalisé grâce à l'intelligence artificielle où on voit effectivement le père Noël, il y a tout ce qu'il faut hein avec le fameux camion rouge et puis tout ça c'est de l'A, il y a rien d'humain, ça c'est de l'intelligence artificielle. Voilà avec les animaux vous allez voir.

Alors j'espère que nos téléspectateurs ont pu se faire une opinion peut-être c est mieux. Celle-là est mieux elle est mieux. Elle est mieux là le le principe par rapport à McDo.

Ah bah non, l'autre est génial mais l'autre il y a une une humanité en fait. Il y a il y a quelque chose qui transpire. Voilà.

Il y a une émotion, il y a le courage du petit écureuil qui ose aller voir le loup. Il y a Attendez, attendez là parce que là vous commencez, vous commentez la pub là. Vous parliez pas de la pub là.

Ah non, je parle de la pub. J'ai parle de la pub inter comme c'est de la télévision comme on fait de la télévision et qu'il y a une image. Je sais mais quand Magalie me disait laquelle vous préférez, j'ai voilà donc j'ai répondu à Magalie pardon hein, excusez-moi.

Christophe Lonchi, vous allez pouvoir réagir mais il y a aussi le patron d'Intermarché qui s'est exprimé ce matin. Pardon ? Oui, Isabelle Isabelle sa Pororta disait un truc enfin moi tu vois je suis avec vous tous les weekends donc je suis fan de vous donc pour une fois c'est vous qui êtes fan de moi, je suis content mais non mais Renault Pila, ça c'est formidable.

Écoutez écoutez juste mais vous étiez en train de dire il y a un sujet qui est beaucoup débattu sur vos plateaux et sur tous les plateaux et dans la presse écrite qui est le sujet rabâché. Donc je vais pas refaire des caricatures là-dessus sur l'archipélisation de la société française et cetera, la polarisation des des de de l'opinion exacerbée par l'utilisation des réseaux sociaux. Il y a un truc aussi que fait ce film auquel nous on tenait beaucoup et je pense que c'est une des raisons du succès au-delà du fait qu'il n'y ait pas d'intelligence artificielle, c'est que l'histoire de ce loup qui s'extrait de sa communauté et des autres animaux même si tout ça est très symbolique évidemment et et n'est pas le message premier du film, mais la la capacité de chacun de ces personnages à sortir euh de sa de sa communauté pour créer créer du lien autour d'une table de Noël, je pense c'est un truc truc qui dans l'époque actuelle où tout le monde se sent finalement isolé et en repli sur son identité est un truc qui je pense touche beaucoup les gens vraiment et les rassemble.

Donc il y a un beau message derrière. Ben vous savez quoi ? Le patron de la Intermarché dit même que ça ça devrait montrer à l'Assemblée nationale.

Écoutez-le. Écoutez-le. On l'écoute le message Noël c'est un moment de convivialité et donc l'idée c'est on exclut personne et même pas le loup qui va pas manger ses nouveaux amis, il sera à la table et tout va bien se passer et en fait c'est le vivre ensemble et en fait quand je vois cette pub il faudra peut-être qu'on la passe à l'Assemblée nationale pour que il y ait un vivre ensemble politique qui n'existe pas au députés [rires] c'est ça le vivre ensemble même pour les politiques, il devrait s'en inspirer c'est drôle je vous invite à lire un très bon bouquin de Raphaël Lorca qui s'appelle le roman national des marques où il explique que certaines marques et notamment intermarché réussissent à faire ce qu'aucune femme ou aucun homme politique ne réussit à faire.

Être capable de rassembler tous les Français autour de ces idées et ces idées simples quoi. Voilà. Et et dans cette fragmentation qui n'est pas seulement une fragmentation de l'opinion, mais aussi euh voilà des parties qui nous représentent, euh parfois les marques prennent le relais et je comprends ce que Thierry Cotillard dit quand il dit bah montrer ça à l'Assemblée nationale et puis que tout le monde tout le monde se mette autour d'une table pour se parler même si c'est pas une table de Noël et puis le repas ce sera la France et et la croissance française de demain et le et le gâteau de demain et ce sera tant mieux.

Voilà, je pense comme lui. Alors, je voulais vous montrer quelques images. Vous Christophe Lichantal, vous pouvez participer vous téléspectateurs également quelques images.

Regardez, c'est Nivin Potrose qui les a compilé pour nous. Évidemment, ça va vous rappeler tous quelque chose. Moi, moche et méchant, vous connaissez tous.

On va se dessin animé au succès planétaire, c'est français. Un autre euh où il est question, voilà, de réhabilitation d'un d'un vieux théâtre à Los Angeles, tous en scène, bah ça c'est français. Un autre qui nous fait hurler de rire comme des bêtes.

Et bien, ça c'est français. et un studio qui s'appelle Gobelin dans le 13e arrondissement de de Paris qui a quoi qui a euh participé regarder à ce dessiné K fufu panda Encanto le le Disney euh le fameux Disney et puis Astérix chez nous et bien ça c'est français aussi c'est ce que vous disiez pour le studio d'émission tout tout à l'heure on le rappelle on est quand même des champions à la matière 3e on est classé 3e au niveau mondial derrière les États-Unis et et le Japon bien sûr oui c'est pour ça que de la même manière qu'marché défend les filières agricoles français. Je pense que c'est notre devoir nous de défendre nos filières de de production et puis d'être capable au-delà de ce qu'on fabrique qui reste néanmoins très publicitaire.

C'est-à-dire ne j'ai pas ne soyons ne soyons pas prétentieux, on est voilà, on est aussi là pour vendre des produits. C'est un business même si c'est un business à la limite de de de la vente et et de la production artistique. Mais restons restons modeste là-dessus.

Mais oui, un de nos combats, c'est aussi de voilà de rayonner au-delà de la publicité du et de l'industrie qu'on représente et puis voilà de porter haut les couleurs les couleurs de la France. Ça ça coûte combien Christophe Ltenstein ? Ça coûte combien une campagne de publicité comme comme celle-là orchestrée par Intermarché ?

À mon avis, vous voulez que le vous voulez que le le type qui disait "I faut le montrer à l'Assemblée nationale me me vire demain matin [rires] Euh non mais ça j'ai j'ai pas le droit de le dire. Je peux juste vous dire un truc, c'est que la saga dure dure depuis longtemps et comme elle est de grande qualité, on arrive maintenant à agréger un grand nombre de talents autour de ces productions là à des coûts qui sont beaucoup beaucoup moins chers que si on faisait appel à des grandes maisons de production américaines notamment. Et et quelle est la retombée pour un groupe du savoir et de la qualité ?

On a le prix quoi ? Quel quelles sont les retombées pour un groupe comme Intermarché ? Parce que vous me dites que la publicité là, on le voit bien, elle est virale dans le monde entier.

De la Russie à Ouaya, du Japon à l'Afrique de l'Ouest, tout le monde la regarde sur son sur son sur son sur sa tablette, sur son iPhone. Mais la question c'est quelles sont les retombées pour Intermarché ? Est-ce que demain matin, il va y avoir plus de clients dans les Intermarchés de France ?

Alors pour qu'il y ait plus de clients dans les Intermarchés de France, il faut qu'il ait tout un écosystème de l'équation est complexe. Donc il faut évidemment avoir de bons produits, avoir un prix bien positionné, avoir une bonne promo, ce qui est très compliqué depuis égalimême si c'est une bonne loi et descrousaill surtout. Euh donc il faut avoir tout ça, mais il faut aussi avoir ce qu'on appelle un actif immatériel.

Et l'actif immatériel, c'est la marque. Ouais, c'est ça. Et cet actif immatériel, il permet de construire une relation émotionnelle entre le consommateur et l'enseigne.

Et ça, oui, ça produit des effets à long terme et on le mesure avec Intermarché dans des études quantitatives extrêmement sérieuses, extrêmement documentées, c'estàdire ça se fait absolument pas du tout au doigt mouillé. et euh le passage d'intermarché d'environ 13 % de part de marché à bientôt 20 euh qui est devenu le leader de la part de marché en Europe s'explique en partie bien je dis bien en partie seulement par cet actif immatériel qui est la marque et qui leur permet par exemple sur les produits de leur marque de labelliser intermarché les produits de leur marque si si l'actif n'est pas merci Christophe merci à vous merci à vous merci merci d'avoir répondu à question alors on a juste fait que vous avez investi beaucoup de temps et d'argent pour dessin animé 100% humain. Ça vous a pris 1 an, ça vous a pris beaucoup de de monde.

On apprend à l'instant que ça y est, Time Magazine a décerné son prix. Vous savez, la personnalité de l'année tous les tous les ans, on l'attend au mois de décembre. Qui est la personnalité de l'année ?

D'après vous, ça a un lien avec notre sujet. Ce sont les ingénieurs de l'intelligence artificielle qui sont honoré et cette année évidemment ça fait partie quand même de l'avenir. Tout le monde à l'envers là.

C'est le monde à l'envers. On adore que ce soit faitin mais on honore l'intelligence artificielle. C'est pas c'estàd que magazine en général qui choisit une personne particulière a a finalement beauté en touche en disant c'est l'ingénierie c'est c'est Lia l'homme de l'année la femme de l'année c'est Lia.

L'homme ou la femme de l'année c'est pas forcément rendre hommage attention time le choix c'est ce qui est en train de révolutionner le monde. C'est pas un hommage heime. Bien sûr effectivement merci beaucoup.

Euh on vous rappelle qu'on s'écoute maintenant cette émission peut s'écouter aussi en podcast, ne l'oubliez pas, sur toutes vos plateformes. Vous pouvez donc scanner ce QR code. Ça vous ramène sur vos plateformes habituelles.

Vous devez même hein, vousz [rires] nous regarder tous les jours en direct et nous écouter quand vous voulez sous vos plateformes. [musique] Voilà. En attendant, restez sur LCI.

Marie-Aline Mélve pour LCI direct. Bon après-midi à tous. Oh.