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interviewLe Figaro· 26 avril 2024 144 min

CNews, Hidalgo, éloge de la cigarette et liberté d'expression: un soir avec Nathan Devers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Nathan de ver pourquoi la philosophie la philosophie certains diraient pour essayer de de créer des concepts comme on dit aujourd'hui ou d'avoir une nouvelle vision du monde de créer un système de de pensée je dirais exactement l'inverse la philosophie comme l'école et pas que l'école la voix le chemin du questionnement questionement dans les esprits et du questionnement dans les corps bonsoir de merci de passer la soirée avec nous je me suis pas foulé parce que c'est la première phrase de penser contre soi-même votre essai chez Al d'ailleurs je vais continuer avec les autres questions les premières questions que vous poser je vais la première page pourquoi avez-vous choisi de vous orienter vers cette discipline étrange qui ne répond à aucune fonction précise dans notre société je veux des réponses et précise précisément peut-être pour transformer la vie en quête et ne pas l'enfermer dans une case c'est court et c'est précis très court très précis comment est née cette résolution d'apprendre un non métier elle est née bah elle est née un peu un peu ici alors pas forcément dans la librairie Vrain mais dans si vous voulez quand on est dans une librairie de philosophie c'est toujours extrêmement intimidant parce qu'on a l'impression d'être absolument rien vraiment and oui ça c'était ma question avant votre dernière question mais je vais vous la poser la dernière parce que vous n'y échapperez pas que signifie pour chacun d'entre nous un tel commencement un tel commencement si je devais le dire en une phrase ou ça signifie le fait d'accepter de prendre le risque de tout laisser sur ce commencement là de tout abandonner d'abandonner ses préjugés d'abandonner ses ctitude d'abandonner ses réflexes ses modes de vie ses représentations du monde d'abandonner tout ce qui nous a constitué en somme h de mener une sorte de suicide existentiel entre guillemets ça veut dire d'accepter de mourir à soi dans la version rigide de ce qu'on était d'arriver nu et de renaître autrement et d'où la quête d'où le changement et d'où aussi l'humilité on rentre dans la philosophie par quelque chose d'extrêmement violent et je vous remercie d'avoir choisi de commencer ici parce que la librairie Vrain la librairie vient la grande librairie philo exactement librairie légendaire du quartier latin et légendaire du monde philosophique parce que c'est une maison d'édition oui et la Libin c'est vraiment le lieu où on se sent absolument minuscule parce qu'on se dit que même si on passe une vie entière à à travailler comme un malade à travailler comme un forcené on voit bien qu'on narrivera à peine à maîtriser une demi-étagère peut-être si on est très très généreux deux étagères mais estce qu' sont pas un peu écrasé c'està-dire que un moment vous arrivez face à la philosophie face à tout ça moi je me dis non c'est trop exactement c'est trop moi je vais pas je peux pas c'est comme quand je vois une série beaucoup trop longue qui fait 18 épisodes 18 saisons avec 24 épisodes non c'est trop exactement là vous dites vous bah tiens j'y vais tout le paradoxe oui c'est que ici on se sent à la fois en situation vous voyez c'est le silence bon c'est la nuit mais ce sont quand même des lieux globalement silencieux on se sent en situation de de ce que user l'appeler le le vœux de pauvreté on se dit qu'on est prêt vraiment à tout abandonné pour la philosophie et en même temps de saturation la série qui fait 18 saisons et qui fait 50000 épisodes dans chaque saison est-ce que quand on voit tout ça on peut se dire qu'il y a encore des choses à inventer des concepts à trouver ou non tout a déjà été dit et finalement on fait que soit recopié soit prolongé vaguement bien sûr que tout a été tout a été dit merci n de ver tout a été ditr voilà comment comment poursuivre si tout a été dit et la la philosophie c'est pas de faire des iPhones c'est pas de progresser iPhone 1 iPhone 2 iPhone 3 non d'accord ça c'est lasionaisé CR Nau con cré nouvelle théorie c'est pas ça du tout la philosophie la philosophie c'est de rentrer dans un questionn Heidegger dit que tous les philosophes pensent évidemment différemment mais qui disent le même et c'est ça qu'il faut voir c'est pas la même chose le même c'est le même au sens où là vous avez ici dans chaque étagère dans chaque livre parfois dans chaque entre deux livres d'un même auteur vous avez des philosophies qui sont différentes ouais mais la démarche de philosophie elle a quelque chose d'universel quelle que soit la destination à laquelle elle peut mener mais le 21e siècle peut-il parce que dans ce 21e siècle on peut arriver à pousser plus loin j'imagine que vous oui vous me dites faut pas c'est pas un iPhone faut pas forcément progresser mais j'imagine qu'on veut pousser la pensée toujours plus loin est-ce qu'on peut encore pousser la pensée toujours plus loin au 21e siècle est-ce que je sais pas dans 50 ans d'ailleurs c'est question que je me pose on on citera au bac oui un auteur actuel de philosophie est-ce que des personnalités peuvent prendre la main porter cette discipline ou bon non on est peut-être un peu au bout très probablement mais la philosophie c'est d'essayer aussi c'est pour ça que tout à l'heure je vous parlais des questions ouis d'essayer de trouver les questions qu'il faut se poser d'essayer d'augmenter la quantité de questions qu'une société est capable de se poser et ça au 21e siècle mais évidemment qu'on a des nouvelles questions qu'est-ce que l'esprit humain h qu'est-ce que la singularité humaine au sein de notre cosmos au sein de la terre au sein de l'univers on s'est cru très très longtemps sans faire des grosse caricature mais on s'est cru très longtemps comme si vous voulez être humain séparé distingué du du restant de l'univers même des animaux qui sont les plus proches de nous dotés d'un esprit ça ça fait pas longtemps qu'on le pense ça fait un certain temps qu'on le sait scientifiquement qu'on en a pris la pleine mesure philosophique non la finitude de notre univers le fait que notre univers possiblement va tout ce qui nous constitue va possiblement se désintégrer cette semaine je lisais des choses incroyables sur la la mort du soleil pense jamais à ça c'est c'est pas un phénomène qu'on dont on a pris la mesure scientifiquement bien sûr mais ça pose des questions philosophique absolument énorme tout l'univers qu'on qu'on a construit on l'a construit pour sans aucune enfin si vous voulez en pure perte pour qu'il soit mené vers la vanité pour qu'à la fin il soit avalé comme de la poussière d'étoile tout ça c'est des questions et je vous cite deux petites questions là y en auraitin non mais des énormes questions mais deux questions mais il y en aurait évidemment plein et et et et la philosophie mais elle doit pas si vous voulez traduire transcrire dans son langage des questions ou des problèmes inventés par les scientifiques elle doit essayer ensuite de les incorporer à sa propre réflexion à sa propre démarche et donc ça en cela il y a il y a profondément un avenir de la philosophie vous avez cité déjà un oui Heideger je l' sur votre page wikipédia oui il y a un nom Heeger oui d'accord vot ou il a un N il y a pas qu'un n mais il y en a qui rient souv Heeger tiens d'ailleurs il est où ici alors heegger il doit être où est-ce qu'on peut le trouver c'est vous qui savez vous repérer mais je je vais pas être très je vais être honnête je oui il doit être par là je ne suis pas certain de vous dire exactement où il est ici euh TR alors là vous m'avez posé la question ah il est là ah bah il est là voilà tien moi je suis un profan en de devient m'expliquer ouiis une théorie une idée d'ideger qui vous vous a pris quiis vous a parlé qui vous a amené à la philo il y en a une grande ouis très grande c'est l'idée selon laquelle si on veut essayer de comprendre ce qu'est l'existence humaine c'est plus qu'une idée c'est vraiment un programme il faut arrêter de s'intéresser aux comportements qui sont les nôtres quand on agit de manière exceptionnelle quand on médite hééchit mais qu'il faut commencer par en par par partir de la quotidienneté moyenne euh vous Tibo moi tel qu'on existe au quotidien quand on prend le métro quand on va bosser quand on s'ennuie quand on bavarde quand on dit des conneries quand on fait des choses absolument inintéressante bref quand on n'est pas nous-même et Heidegger c'est ça c'est l'irruption dans la philosophie d'une étude du quotidien dans sa concrétude la plus élémentaire et dans son aspect le moins philosophique c'est quelqu'un qui étudie euh vraiment les relations humaines dans ce qu'elle peut avoir de plus débile qui aujourd'hui aurait étudié les smiley dans les textau qui étudie l'ennui qui étudie la quotidienneté voilà vraiment la plus la plus routinière et et et pour en faire jaillir les structures profondes de l'existence humaine ça c'est une idée c'est marrant parce que la la question suivante que jeallais vous poser c'est quand on est philosophe un prof de philo comme vous est-ce qu'on pense sa vie quotidiennement en philosophe ou non B non faut que je descende les poubelles vous vous dites pas tiens là c'est plus profond que ça tiens faut que je paye mes impôts h ou moi je pense pas philosophiquement à tout ça vous comment ça se passe dans votre tête est-ce que vous analysez tout est-ce qu'il y a toujours un prisme moi je je pense vraiment que la philosophie ça doit pas être une affaire de l'esprit c'est parit du corps quelque chose qui se ferait que dans les librairies puis les bibliothèques les universités je prends l'exemple vous descendez vos poubelles est-ce que vous philosophez alors peut-être pas dans le fait de descendre ses poubelles mais dans les comp avec la totalité de sa vie avec tout son corps avec tout son être ou moi je pense on va peut-être aller tout à l'heure boire un verre dans un dans un bar je pense que ça par exemple c'est un lieu qui peut donner vraiment lieu à des à des comportements à des manières d'habiter le réel qui contiennent en eux même quelque chose de philosophique autrement dit que la philosophie avant d'être l'art de créer des concepts c'est l'art de changer la vie ou de changer de vie je prends lequ si je prendre alors ça dépend en allemand en français non en français en français et ben en français il faut prendre alors si j'étais méchant je sais pas où il l' c'est le deè tome ils l'ont mis là pourquoi méchant non méchant parce que c'est non c'est pas c'est pas méchant c'est un beau cadeau mais c'est c'est une lecture voilà pas forcément passer un bon moment c'estàd qu'il va fallo je travail voilà c'est plus que travail c'est il faut se battre le le lire et si j'étais gentil je vous dirais les HS veg qui sont là en allemand alors je sais pas en français les chemins qui ne ment nulle part je sais pas où ils les ont mis mais les chemins qui ne metnent nulle part c'est un beau titre la philosophie comme als vegus c'est les chemins for quand vous marchez dans la forêt h c'est vous vous êtes vous êtes dans une forêt ouais il y a pas de chemin oui donc c'est vous qui le tracezcord et vous le tracez en fonction du paysage vous le tracez en fonction des obstacles vous pouvez complètement vous planter arriver dans un endroit où il se passe absolument rien hop vous faites demi-tour je peux réussir aussi et vous pouvez réussir arriver dans une clarrière sortir de la forêt et cetera c'est ça la philosophie c'est un art qui passe par l'erreur qui passe par les hasards qui passe par par les les les contingences de l'existence concrète qui passe peut-être par l'étape descendre ses poubelles ça je n'y ai pas spécialement réfléchi mais qui qui a lieu absolument partout la philosophie et enfin philosopher est un acte qui n'a pas de lieu c'est pourquoi alors c'est très symbolique c'est très beau de commencer ici et évidemment qu'il y a un aspect euh euh écrasant et et et et sublime à êt dans une librairie bien sûr très intellectuel mais je suis pas sûr que ce soit la meilleure image vous savez il faut jamais oublier un truc que disartre dans les mots ou c'est que quand on voit des livres on voit des cadavres de pensée hein vous voyez Michel fouco là ouais c'est un type qui était vivant qui a pensé avec avec littéralement sa chair avec son existence avec ses souffrances avec ses malheurs avec ses problèmes psychologiques pourrait dire sa folie quand il était jeune et cetera et c'est quelqu'un qui était éminemment un grand vivant un grand charnel de la pensée à la fin ça donne ça mais quand on lit et c'est pour ça qu'il faut lire peu moi le conseil que je donnerai à quelqu'un s'il est dans une librairie philosophique c'est de lire un livre tous les 3 ans j'exagère à peine et et si vous voulez de s'y plonger à fond pour les RE enfin pour pour pour pouvoir retrouver ce qu'il y a de vivant en eux quand je faisais mes études j'avais un copain qui allait je sais pas si cétait ici mais toutes les semaines il achetait des des livres d'occasion et évidemment il les achetit évidemment il il lisait deux pages et ensuite il s'arrêtait et donc si vous voulez c'est ça c'est toute la difficulté c'est qu'un livre c'est moi j'ai pas le fétichisme de l'objet livre et pourtant je lis de livres par jour je suis un amoureux mais il faut il faut faut faut sortir de l'objet il faut sortir de l'aspect cadavérique qu'il y a dans chaque livre pour essay de retrouver la quête qu'il a rendu possible je demand de vous confesser oui quel est vous qu est l'auteur ouais que vous n'avez jamais lu qui me fait chier vousz jamais lu il faudrait il faudrait l'avoir lu fait comme si vous l'aviez lu parce qu'évidemment il faut tout Lee je me suis peut-être que j'ai des trucs je sais plus il doit être ah oui ça do être par ici mais chezing non c'est vrai voilà je n'ai pas travailler vous faites comme si non non non pas dans comm question sera la même deviez conseiller un livre de philosophie un AD de 15 ansù allez on le trouve ici dites pas vous allez sur les lieux du crime et vous monz mais vous avez compris que je ne fréquente pas énormément donc je vais chercheroui très bien très bien très bien très bien le N il est où où est le N le NH alors c'est ici bon alors on peut dire en attendant on peut dire évidemment quand même DELEUSE qu'est-ce que la philosophie qui doit être par là vous l'avez là évidemment d'accord pourquoi alors donc ça parce que deeuse euh euh c'est quelqu'un qui a compris euh d'abord c'est un d'abord c'est un auteur magnifique c'est sublime qu'est-ce que la philosophie au début il y a tout un éloge de de la question de minuit la question qu'on se pose à la fin de sa vie en se disant qu'est-ce que j'ai passé ma vie à [ __ ] je ne m'en rends pas compte alors il le dit en philosophe il pourrait le dire quelle que soit l'existence qui est la sienne et c'est quelqu'un qui a proposé une l'idée selon laquelle fondamentalement il y a pas une différence immense entre l'artiste entre le romancier entre le cinéaste et le travail qui est celui de la philosophie c'est que dans tous les cas il s'agit d'un travail créateur et ça permet déjà de sortir un peu de la dimension intellectualiste du truc créer des concepts et je vous lis parce que votre première phrase on l'a dit c'est la première question que vous ai posé pourquoi la philosophie pourinrogation et un peu plus loin vous dites il s'agirait non de discuter dans la abstrait qu'est-ce que la philosophie et de prendre le problème à l'envers vous voulez prendre le problème à l'envers exactement là ça non mais ça pourrait euh pour pour en introduction ça pourrait être prendre le prendre prendre le problème de manière abstraite ça pourrait être pas mal moi ce que j'ai voulu faire c'était justement le prendre à l'envers et dire aux gens moi c'est comme ça que je commence mes cours chaque année quand je fais les cours à la fac mes étudiants en licence au premier premier cours de l'année je leur dis qu'est-ce que vous foutez là pourquoi vous êtes en philo pourquoi vous êtes pas en sociau en médecine enfin ou en autre chose de votre vie et en fait ce qui est intéressant c'est que vous savez il y a des gens qui me donnent des réponses un peu euh intellectualiste quoi parce que j'ai l' nietich et que ça m'a marqué je cherchais Nietzche tout à l'heure en livre à recommander je ne le trouvais pas mais bon parce que j'ai lu Nietzsche et que ça m'a marché marqué parce que j'ai lu Platon et cetera mais ce qui m'intéresse c'est des gens qui me disent moi j'ai envie de faire de la philosophie parce que je vais être humoriste et je suis persuadé que la philosophie va me faire découvrir le potentiel ridicule de l'humanité parce que je vais faire de la médecine et ce que je vais voir quand je vais me soucier de la santé des gens j'ai besoin d'en passer par de la philosophie parce que je veux faire de la politique et que la politique je pense que ça doit être quelque chose comme une philosophie appliquée autrement dit ce que j'aime c'est quand les gens savent ce qu'ils viennent y chercher ils vont pas du tout le trouver ils vont peut-être chercher autre chose après mais quand c'est toujours lié ce que je vous disais à des quêtes personnelles à 50 ans d quoi mais je n'ai pas 50 ans moi oui mais al je n'ai pas 50 ans c'est très difficile bah selon vous que lirez-vous à 50 ans ah bah tenez voilà un livre qui est là le hasard qui qui est sorti récemment la surprise de Nathalie de PR natthalie de PR c'est une voilà vivante ce livre est sorti vraiment il y a quelques quelques semaines je crois et et ça répond à votre question que doit faire la philosophie au 20e siècle et Nathalie de Pras typiquement c'est quelqu'un qui pense que la philosophie doit se jouer dans l'expérience charnelle vécu à la première personne et qu'il faut abandonner tout l' si vous voulez purement théorique purement rationaliste de croire qu'il y aurait un corps comme ça qui serait séparé de l'esprit une raison qui serait séparé des affectes et cetera pour assumer cette matière première de notre questionnement philosophique qui est celui par exemple d'un affect comme la surprise qu'est-ce qui se passe là si vous ressentez de la surprise en rencontrant quelqu'un d'autre tout à l'heure si je vous fais peur et que votre monde s'écroule que se joue-t-il dans cette expérience là donc Nathalie de Pras lecture de 50 ans que je n'ai pas encore al va plus loin dit-on à 85 ans à 85 ans avant de mourir oui alors je sais euh il n'y est peut-être pas il faut lire l'eclésiastre impérativement et peut-être même c'est ça la lecture de vous êtes en train de me faire une transition formidable ouais pourquoi l'Ecclésiaste l'Ecclésiaste vanité des vanités tout n'est que vanité ével àalim à col ével euh cette idée centrale moi c'est en tout cas c'est comme c'est le texte qui m'a fait rentrer dans la dans la philosophie ie que vous mettez maintenant une sorte de grande parenthèse sur toute la vie qui vous entoure vous enlevez toutes les projections de signification que vous déposez forcément autour de vous vous enlevez les évidences je travaille parce que c'est un projet qui reflète le sens de ma vie et que il y a telle ou telle logique je suis en couple avec telle personne je suis ceci je suis cela et cetera vous enlevez tout cela et vous voyez que non seulement à la fin des fins euh il ne restera rien de nous descendre et et peut-être des livres mais en tout cas rien du tout mais surtout que même au départ que même contemporain à votre action il y a aucune signification qui soit rien d'autre qu'une interprétation que vous avez donné des choses et que fondamentalement tout n'est rien que de la vanité c'est-à-dire le sens littéral c'est de la buée du petit souffle un petit bout de vie dans un air qui refuse ce souffle et qui va le désintégrer ça c'est la lecture de 15 ans peut-être la dernière aussi on avance allez on est parti Riad pass je vous ai pas présenté riadoir qui ouvre la porte qui oui bon alors Nathan alors c'est vous qui me montrez le chemin oui pour vers le ns bah très bien ouais vous connaissez mieux que moi je et puis je veux qu'on parle de ça pens contre somême Michel c'est l'histoire parce que vous racontez votre histoire je me dis toujours bon avez quel âge 26 26 ouais bon 26 ans on raconte sa vie des fois on dit bon mais alors c'est vraiment c'est c'est significatif il a quelque chose parce que je vais vous laisser me laisser le résumer vous laisser le résumer vous êtes un petit bigour en fait au début de votre vie ouais qu'est-ce qui se passe comment ça comment quel est le début déjà de votre vie quel est le début alors le début c'était euh c'était que je voulais absolument enfin je voulais pas c'est pas que je voulais pas faire de la philosophie c'est que je n'y pensais absolument pas d'accord que j'ai eu une enfance et une adolescence extrêmement euh extrêmement religieuse alors Bigo je sais pas parce que j'étais pas moi j'étais pas attiré par le côté superstitieux craindre Dieu comme on a peur du du du loupgarou ou ou le désirer comme le le Père Noël mais en tout cas oui j'ai eu une enfance extrêmement investie dans le dans la religion qui était la mienne enfin celle de ma famille et cetera qui était le judaïsme et mais avec une fougue qui était pas seulement dû au fait que le hasard avait voulu que je naisse dans une famille juive mais que c'était quelque chose qui qui m'attirait énormément et donc j'étais très pratiquant là j'aurais si si vous m'aviez vu il y a quand j'avais quand j'étais ado vous m'auriez vu avec une qui pas avec a 10s ans il y a ouais 10 11 ans oui c'est ça oui oui et je voulais être Rabin et c'est en en perdant la foi en ayant ce choc là de d'une vie qui perd qui perd son sens ce que je vous disais tout à l'heure vanité des plus que vousoulez le fait d'êreé par le M livresque librairies que j'ai vouluin que je que je me suis orienté vers la philosophie ça c'est un vrai sujet votre votre livre vous êtes juif bon de oui mais vous croyez parce que vous êtes né dans cette famille là et ça c'est ce que vous essayez de démonter oui expliquez-moi oui alors est-ce que vous avez choisi thibo de naître ou de ne pas naître non non est-ce que vous avez vous vous auriez choisi quoi tiens ça c'est une bonne question mais c'est pas mal là où je suis non mais c'estàdire que je fais des stats ou et je me dis bon honnêtement je là par pur hasard je tombe sur cette vill là je me dis que c'est pas mal vous êtes contents ouais ouais franchement ouais statistiquement je pense que j'ai de la chance en vivant ici avec ce métier nonord oui oui non je suis tout à fait d'accord avec vous mais c'est c'est vous faites partie dans ce que j'appelle dans de ce que j'appelle dans mon livre Les les élus du hasard ah voilà mais mais c'est formidable et vous avez raison mais ce que ce que je soulligne bon c'est que d'abord la naissance c'est non seulement un événement mais c'est une structure d'être autant que la mort la mort c'est pas seulement le fait que vous allez que vous allez décéder un jour que vous ne don vous ne savez pas encore la distance par rapport au présent c'est le fait plus général que vous sentez vous éprouver en première personne que votre existence n'est pas éternelle s moritourous je suis destiné à mourir un jour ou l'autre la naissance c'est pareil vous savez vous sentez que ce qui a déterminé toute votre vie toute votre existence c'est non seulement un événement que vous n'avez pas choisi mais un événement sur lequel vous n'avez eu aucune prise moi j'ai absolument pas choisi de nêtre en France j'en suis très heureux de nêtre à la fin des années 90 j'en suis heureux aussi j'ai pas choisi de naître chez mes parents dont je suis très heureux et ni dans une famille jean-jac Goldman j'ai pas choisi de naître ici ah voilà c'est jean-jac Goldman exactement on pourrait faire des références à des chansons tout au long de je vais en chercher ah oui vous avez raison je peux avec mes moyens et euh et et donc moi donc j'ai pas j'ai pas choisi tout ça et et évidemment que ça influence que ça détermine non seulement vos idées mais vos modes de vie vos comportements vos goûts et vos dégoûts votre manière de vous pour représenter le monde et je pense que la philosophie alors Socrate la définissait comme l'art d'apprendre à mourir dans le dans le Fiton moi je dirais que c'est l'art d'apprendre à ne pas naître ou d'apprendre à ne plus naître ou à prendre une forme de distance avec l'événement de la naissance et avec tout ce que ça implique dans votre identité donc c'est l'art d'ouvrir sa vie c'est ça qui est formidable on peut aller des deux côtés comme vous voulez c'est vous qui connaissez le chemin je alors il y a il y a le chemin Panthéon on se sent sur plomb a le chemin saintj comme vous voulez pantéon pantéon Riad faut quand même montrer le pantthéon franchementou non il veut pas tourner ah si conduit non ok bon alors c'est Riad qui c'est Riad qui nous guide et et on le suit c'est encore mieux ça moi je ve suivre r bon ben nous on admire le pantéon et puis vous B vous pouvez que l'imaginer c'est déjà pas mal votre famille oui elle ressemble à quoi c'est quoi votre famille ma famille et alors question qu'avez-vous fait de ce qu'on a fait de vous c'est ça exactement oui ma famille elle ressemble d'abord je dirais que mes parents euh je vais dire vraiment une une une une banalité absolue mais mes parents sont des gens en tout cas quand je pense à eux le premier mot que je dirais c'est ce sont des gens bien et quand je le dis c'est pas comme si je disais cela comme tout le monde peut dire ça de ses parents c'est des gens bien on les critique pas moi si c'était des gens que je trouvais pas bien je le DIRIS mais au sens où ce sont des gens qui ont vraiment l'obsession viscérale non seulement du bien mais de ne pas de ne pas tricher dans les VI c'est des gens qui détestent les postures je le décris dans mon livre il y a un moment où je dis c'était ce sont deux personnes que je n'ai jamais vu de toute mon enfance ni se disputer h ni se déguiser jamais j'ai vu mon père mettre une cravate jamais j'ai vu mon père surjouer le type qui met pas de cravate et pareil pour ma mère ce sont des gens sans uniforme sans étiquette et et qui détesterait l'idée d'avoir une posture quelle qu'elle soit et donc ils m'ont offert quelque chose qui est à la fois bon évidemment de l'amour et cetera mais à la fois une immense exigence une parfois don dont je me moque un peu he mais parfois devenant presque une sorte de d'obsession ou de nevvrose et en même temps une immense liberté quand je suis devenu beaucoup plus religieux queeux ils l'ont tout à fait accepté voilà alors ça plus prosaïquement c'est une famille religieuse ah oui c'est c'est ça votre question mes parents sont euh traditionnalistes plus ça veut dire ils sont pas ultra orthodoxes euh ils font ils ont une pratique attention rad il y a des chaînes ouais là il va aller sauter hop là il on wouh ils ont une pratique euh régulière du judaïsme assidu mais surtout ils sont traversés dans dans l'étude dans l'étude du talmude dans l'étude de la de la Bible euh et cetera et donc euh ils sont enfin la religion occupe une place important de leur vie mais pas en mode Bigot si vous voulez on est obligatoirement de la obligatoirement d'ailleurs non est-ce qu'on est obligatoirement de la religion de sa famille si est-ce qu'on peut faire autrement mais bien sûr mais ça veut dire quoi religion religion il y a une grande querelle entre Cicéron et Lactance sur le sens de ce mot et l'actence dit religion ça veut dire religarer créer des liens ou on peut dire que les réseaux sociaux c'est une religion qui nous relie les uns avec les autres donc évidemment on est toujours de la religion de sa naissance on est des liens qui n qui nous ont été enfin qui ont été tissés pour nous avant qu'on soiner un prénom c'est littéralement ça un prénom c'est le premier lien qui existe entre le monde et vous-même et sur lequel vous n'avez absolument aucune prise donc oui on est toujours au départ en tout cas de la religion de sa naissance il faut penser parce que c'est ça penser contre soiême c'est penser contre sa famille en fait alors non c'est d'abord je dirais c'est d'abord penser contre que mon identité que mon moi-même est quelque chose que je dois vivre comme un leg fermé rigide écrit comme si mon histoire était écrite par des mains étrangères et que je devais la subir et qu'elle devait se dérouler en moi et que je devais penser comme tout le monde a pensé ou comme tout le monde m'a conditionné ou m'a appris à penser c'est d'abord ça penser contre soi-même et ensuite évidemment et moi c'est toute la magie de la chose ça peut être aussi pensé contre les siens alors ça peut être une histoire de famille mais ça peut être aussi moi j'adore quand des des des intellectuels des penseurs de gauche vont écrire un article qui va donner raison à un moment X ou Y à à des penseurs de droite ou réciproquement quand des penseurs de droite peuvent se calibrer sur les idées de la gauche à un moment ou un autre je vous donne un exemple politique mais enfin on pourrait donner on pourrait multiplier les choses c'est ça c'est apprendre à sortir de la logique de se dire il faut pas que je marque un but contre mon camp il faut pas que je fasse le jeu des autres il faut que je me défende que je fasse le marketing de moi-même que je sois la marionnette de mon identité c'est ça apprendre à penser contre so et en politique justement est-ce que les hommes et les femmes politiques actuel sont capables de ça ah bah non pourquoi ah ben non parce que est-ce que ça a déjà été le cas d'ailleurs je dis en ce moment par le passé est-ce que ça a été le cas oui oui bien sûr bah oui le général de Gaulle que fait-il en 1940 c'est un homme qui a un arrière-plan intellectuel euh politique identitaire euh qui est euh euh ENF 1000 choses ont été écrites à son sujet mais quasiment moratien en 1940 et en 1940 cet homme-là se dit la France finalement elle peut être complètement sortie de son territoire et je peux aller la représenter tout seul en démissionnant de l'armée en me faisant condamner à mort par contunas pour un type qui rêvait de faire carrière dans l'armée et aller la représenter à Londres ça c'est un bel exemple de penser contre soi-même très très bel exemple et et on pourrait en en trouver d'autres aujourd'hui j'en vois pas beaucoup pourquoi c'est impossible pourquoi parce que ça suppose d'essayer d'essayer de ne pas vivre comme un algorithme je suis certain on reprenons l'exemple politique demain matin vous lisez votre journal ou ou vous vous écoutez un invité sur une une matinale vous savez même pas ce qu'il va dire que vous pourriez réciter à sa place ses propres éléments de langage vous n'êtes jamais surpris voilà et ben vous l'avez la chose et c'est même pas seulement d'être mais pourquoi c'est impossible c'est ça qui m'interroge pourquoi je veux dire qu'est-ce qui empêche une personnalité politique qui a des convictions qui doit représenter des gens dire bah là-dessus vous AZ figurez-vous que je pense pas comme vous l'imaginez pourquoi c'est impossible c'est trop dur aujourd'hui moi j'invoquerai une réponse qui tient en un mot le confort le confort le [ __ ] de confort intellectuel la volonté d'avoir une bonne conscience de se sentir à sa place dans le monde déjà les choses commencent à bugger à cet endroitl c'est quand on se dit je suis à ma place c'est une critique là que que je ferais c'est pas de la propriété au sens économique du terme c'est plus que ça encore c'est la propriété au sens même existentiel de me dire ça c'est pour moi cette cette ce ce rôle là cette étiquette cette masque ce masque là c'est celui qui m'appartient et qui doit me définir ça tu commence déjà à à être arrimé à ton confort et à tricher un peu quand tu fais ça évidemment le fort intellectuel combien de fois on voit des gens trouver des arguments pour démontrer une thèse à laquelle ils adhéraent déjà bien avant d'avoir à la démontrer combien de fois les réponses précèdent les questions je lisais sous la plume d'un d'un excellent philosophe mais qui religieux et qui est un fervant défenseur de la vie religieuse le fait qu' il s'émerveillait que dans la religion les les questions les réponses précédaient les questions on pourrait trouver on pourrait décliner hein les idéologie la politique et cetera tout ça fonctionne fondamentalement comme ça et et face à cela affirmer le primat de la question sur la réponse dire que finalement la réponse on s'en fout qu'on veut chercher qu'on veut pas trouver c'est quelque chose de vertigineux c'est quelque chose d'abissal comment pouvez-vous accepter de vivre si vous vous dites que le sens de votre existence n'est pas quelque chose de prédonné n'est pas quelque chose de tomber du ciel n'est pas quelque chose qui appartient comme ça à une galaxie transcendante mais alors une personnalité politique si je vous suis ce n'est que de l'ego c'est qu'un ce n'est que personnel parce que une personnalité politique j'imagine qu'elle embrasse qu'elle prend avec elle toute un peuple euh une grande partie des idées là non si elle ne va pas plus loin c'est uniquement par confort personnel mais incapable de s'ouvrir euh je je suis vous je veux pas donner des bons points et des mauvais points mais je oui oui j'ai cité personne vous avez vu je suis très lâche depuis le début de cette émission je ne me fâche avec personne bien sûr et alors par contre si vous voulez aller à c'est plutôt par là je vous suis je vous suis mais euh mais on peut faire un changement de parcours non non mais bien sûr c'est vous qui connaissez et euh oui parce que nous sommes ah vous allez me reprocher de citer tout le temps et Deger bon je vais varier après mais nous sommes dans l'époque des conceptions du monde c'est littéralement ça des conceptions du monde qui s'affrontent les unes les autres comme des sortes de points de vue de perspective qui refusent de se recouper qui refusent de chercher si vous voulez vou à tourner autour du monde pour voir que quand on change de point de vue enfin quand on change de point d'observation on change nécessairement de point de vue et ce sont des conceptions du monde qui en fait en ont rien à faire de la réalité ça veut dire qu'elles choisissent par avance les faits qui vont la confirmer combien de fois vous avez remarqué un truc moi ça ça ça me fait vraiment rire dans le débat public tous les gens et j'en fais partie ça m'arrive qui s'indignne du deux poids de mesure oui ah mais untel il a dit ça mais quand il y a eu le même événement qui allait pas dans son sens il l'a pas dit alors que c'était la même chose bon évidemment tiens par exemple en ce moment avec ses ces conférences annulé à l'université mais bien sûr voilà la liberté d'expression vous la défendez dans un cas pas dans l'autre mais le deux poids de mesure et la règle de base de l'époque des conceptions du monde c'est le principe quand un fait épouse ma conception je vais évidemment m'y intéresser et m'en indigner ou m'en féliciter et cetera et sinon ça ne m'intéresse pas c'est ça et donc évidemment le confort d'avoir sa petite conception du monde c'est quoi c'est le confort de se dire le monde est quelque chose c'est en fait c'est un rapport au monde vous voyez le monde comme quelque chose dont vous devez avoir une conception je dois avoir ma petite vision du monde de la même manière que je vais pas faire cette émission à poil avec vous je fais cette émission habillé c'est dommage enfin ou pas je sais pas on verra peut-être tout à l'heure dans dans une demiheure tourne la caméra habill de la même manière que je vais pas faire cette émission à poil avec vous je suis habillé et ben aussi je viens et c'est comme ça que les gens fonctionnent aujourd'hui ils se présentent habillés intellectuellement je viens avec ma petite tion du monde dans laquelle je me drape et qui me sert d'Oriflam mais tu as toujours enfin en tout cas c'est le cas depuis très longtemps je on a vécu 50 ans sous les deux blocs deux conceptions du monde c'était déjà des conceptions tout à fait bien sûr cette ce problème existe depuis de nombreuses années bien sûr et même il se renforce et il se renforce je je suis pas certain mais en tout cas il existe depuis très longtemps il change de visage qu'est-ce que le mythe de la caverne le myth de la caverne c'est des gens qui sont donc enchaînés dans leur caverern qui ne peuvent voir que ce qui se passe devant eux et on leur fait défiler des ombres et évidemment quand vous voyez une ombre quelle est la seule réaction que vous pouvez avoir face à elle que vous vous savez pas que il y a autre chose dans le monde que les ombes c'est soit vous allez trouver ça beau euh laassf excitant se sympathique soit vous allez trouver ça effrayant entre les monstres et les faits il y a pas de demi-mesure donc vous êtes déjà dans un rapport au monde qui est binaire et Platon quand il parle des gens qui agitent les ombres derrière la caverne les marionettistes il les appelle les les faiseurs de prestige c'est des gens qui créent des valeurs le myth de la caverne contrairement à ce qu'on dit souvent c'est pas du tout euh ah il y a un problème de micro non ah d'accord c'est pas du tout l'idée enfin c'est pas seulement le fait de critiquer la réalité sensible pour dire que les idées sont plus réels que le réel bon ça c'est c'est la lecture vraiment basique c'est une métaphore du système des Val ur chacun les ombres les idoles et cetera tout ça ce sont les valeurs qui font palpiter la cité c'est-à-dire la société humaine de Platon à aujourd'hui on n pas changé on marche dans Paris vous parlez de Paris d'ailleurs oui tout à fait c'est court oui c'est votre ville et si c'est votre ville c'est comme votre famille ou presque donc vous devez l'aimer ou en tout cas elle est là elle est présente il faut l'accepter exactement et avec le temps on peut la quitter ou juste se mettre à vraiment l'aimer c'est un peu ça tout à fait je regrette beaucoup je sais pas si vous avez grandi à Paris non pas du tout ah vous avez de la chance pourqu vous êtes arrivé il y a 8 ans maintenant ah oui d'accord non mais reg pas comme çaétait un PL non non non c'est non mais c'est mais j'aurais en fait non non il y avait pas de perfidie dans ma question là je me SEM voyz l'art de la question comment ça se retourne contre les gens c'est terrible Mo je vais me taire euh non mais Paris bah oui moi j'aurais adoré découvrir Paris sans me dire que c'était la ville depuis le début quoi que c'était ma place parce que c'est une ville folle Paris c'est une ville extraordinaire c'est une ville d'abord en fait moi je trouve qu'il faut arrêter de dire que c'est une ville c'est un un agrégat c'est une coluvie de ville qui sont toujours pas même si elles font partie de la même commune mais de la même municipalité on n'est pas dans les mêmes villes c'estàd que le 16e arrondissement n'a rien à voir avec le bah non mais là on est pas à Paris là on est dans le quartier latin ou d'accord on est dans la montagne saintjeun VII quand on va aller vers montparnass on sera à montparnas on sera dans un tout autre lieu qui a rien à voir qui sera une ancienne déchetterie enfin on en parlera mais on a toujours un point Paris et on a toujours le petite analyse de l'évolution de Paris sur les 10 dernières années ça c'est le point point H comme on dit vous en pensez quoi vous l'avez vous avez aimé vous l'évolution de Paris sur les 10 dernières années est-ce qu'elle évolue comme il faut comme une grande ville alors quand on fait de la philosophie on doit dire le plus grand bien d'idalgo c'est for non mais je rigole non non c'est catastrophe qu'est-ce que vous voulez que je vous dise c'est c'est c'est c'est AB c'est terrible non mais c'est c'est c'est ça ça fait vraiment de la peine en fait euh qu'est-ce que vous voulez que je mais je sais même pas par quoi commencer euh Paris est que deer à proposal non paris est une ville absolument magnifique et dont on voit quand même que elle prend pas forcément la direction dans laquelle on aimerait enfin en tout cas dans laquelle pour ma part j'aimerais qu'elle aille ça veut dire qu'on voit bien comment les choses et c'est pas que anidalgo d'ailleurs comment d'abord bon je pars de la discussion vraiment basique mais ça devient super chiant de se déplacer à Paris de de de bouger Deon et cetera premièrement deuxièmement la ville pour vous répondre à regarder autour de nous quoi c'est pas elle est pas particulièrement bon là ça va mais il y a des endroits où elle est vraiment dans un état dans un état pas bien et puis troisièmement en fait Paris ce que je trouve vraiment violent c'est que ah je vais vous faire plaisir je critiquer euh ce que je trouve violent c'est que c'est une politique qui est menée pour faire plaisir à un électorat qui est disons les Parisiens qui habitent en centr-eville donc eux ils sont très contents d'ailleurs ils revotent et qu'en fait on exclut tous les gens qui font vivre Paris mais qui ne sont pas parisiens Paris comme toutes les grandes villes c'est une ville qui ne vit pas par les parisiens mais qui vit des de ceux qui habitent à 1 heure à 2h de transport et pour qui depuis plus le temps passe depuis une dizaine d'années ça devient de plus en plus cauchemar d'esque et moi je trouve ça quand même étonnant que une politique qui se revendique comme de gauche euh ne prennent pas davantage en considération le sort des travailleurs qui viennent d'ailleurs enfin qui viennent des des des villes qui sont plus ou moins proche de Paris et je suis je vais vous donner une idée pour laquelle il faudrait je pense militer c'est qu'aux prochaines élections municipales vous avez vu qu'il y avait une question de les mettre au suffrage universel bien sûr mais il faut élargir il faut que ceux qui puissent voter à Paris soit ceux qui travaille aussi à Paris c'est central et cette ville leur appartient tout autant qu'elle appartient au aux Parisiens de de de nuit alors là vous allez poser un problème c'estàd que des gens qui travaillent dans des villes sans y habiter oui oui mais ils ont leur mot à dire sur la politique des transports par exemple c'est eux qui en souffrent pas ID ça bah oui ouais c'est VI que ça me fait pas plaisir moi je cherche celui ou celle qui va me dire du ver d'idalgo alors non je pe vous j'espéis j'espérais que vous soyez celui-ci mais je peux vous dire de bien sur deux points allez-y c'est que un je trouve euh que c'est une des rares femmes personnalités politique qui a une vision ouis ça veut dire c'est pas quelqu'un qui fait de la politique au jour le jour comme ça elle a une vision de ce que doit être Paris en 2050 et d'ailleurs je pense que sa vision elle est pas inintéressante c'est plutôt les méthodes pour accéder à sa vision qui sont criticables mais elle a une vision et et ça c'est quelque chose qui doit être louable elle a été globalement fidèle à sa vision même si comme tous les politiques parfois elle a dit je me présenterai pas elle s'est présenté et CETA globalement c'est quelqu'un qui a toujours tenu ses promesses premier point ça c'est le premier point et euh le deuxième point c'est que euh je la trouve humainement euh même si j'aime pas je critique ces méthodes mais je la trouve assez courageuse face au fait que si vous voulez elle devient parfois une sorte d'épouvantail comme ça que tout le monde critique la politique parisienne le devenir de Paris c'est pas que elle c'est pas que elle excusez-moi d'abord c'est toute une une municipalité il y a plein de partis qui font pression et cetera a ple ma euh à la mairie de Paris il y a plein de partis autre qu'el mais qui ont une influence sur la vie politique et puis il y a des trucs on en parlera peut-être tout à l'heure mais peut-être que depuis le coronavirus Paris un peu moins joyeux aussi je sais pas notamment le Paris nocturne le Paris du Figaro la nuit et peut-être un peu moins un peu moins Figaro et un peu moins nuit queavant le que en 2019 bon on est devant l'école normale alors le ns vous êtes un normalien ouais c'est où l'entrée parce que là on est passé devant là il y avait les les arts décoratifs c'est ça oui et puis il y avait un autre bâtiment de l'UNS il y a plein de enfin il y a plein de bâtiments et vous le vôtre mais euh il y en a plusieurs ça dépend ce que vous allez faire si vous voulez jouer du piano c'est là-bas d'accord alors fa faire de la philo ah bah ça dépend encore une fois il y a des cours là-bas non le bâtiment historique il est là il est ici ça c'est vraiment le bâtiment historique avec la c'est en fait ce qu'on peut pas voir il faudrait le donc vous voyez c'est un un bâtiment qui fait un grand carré et au milieu il y a une cour et en fait c'est une énorme bibliothèque d'accord à part cette aile là qui est réservée au bureau de la direction tout le deuxème étage et une bibliothèque absolument immense avec des ailes et donc vous avez ou neuf bâtiments dans la Bibl enfin 7 ou h je crois bâtiments dans la bibliothèque bibliothèque de philo de littérature et cetera et avec plein de salles et donc c'est vraiment là c'est le monastère dans le principe quoi c'est c'est vraiment dur c'est très dur d'étudier ici alors étud ça présente quoi en charge de travail il faut quand même avoir un niveau c'est l'élite de du pays oui concrètement ça veut dire quoi pour quelqu'un là si un jeune nous regarde il a envie de faire d'être normalien présente quoi je sais pas en charge de travail en capacité mental étudier c'est pas le ce qui est dur c'est la préparation et c'est là le moment le plus d'ailleurs quand j'ai dit que c'est un monastère tout de suite je me suis dit c'est pas la bonne expression le monastère c'est avant et oui là c'est une charge de travail énorme mais si on en a le plaisir peut dégoûter oui ça peut dégoûter bien sûr bien sûr et ça dépend aussi des conditions dans lequell vous préparez si c'est avec du sorte de compétition morbide entre les personnes c'est c'est ça ça peut dégoûter mais c'est un plaisir absolument immense bah il y a une épreuve par exemple quand vous passez le le ns l'oral où vous avez une traduction et commentaire d'un texte en latin sans dictionnaire donc ça voilà euh si on fait pas du latin tous les jours pendant 2 ou 3 ans ça se ça s'improvise pas vous avez une dissertation maintenant il y a un programme mais à l'époque enfin il y a des décennies il y avait même pas de programme et ceera donc oui oui c'est estce que quand on entre ici on a le poids des des anciens tout ceux qui sont passés là on le sent oui ou moi je trouve qu'on l'a dans tout le quartier latin ah oui ouais la première fois que vous êtes entré ici la première fois oua j'étais pas encore ou un poid immense ah oui oui on sent des on sent des des présences de de gens qui étaient des des géants absolus qui qui fréquentaient ce lieu qui qui qui qui qui vivaient dans ce lieu qui qui qui travaillaiit Berkson Sartre Merlot des gens absolument extraordinaire oui est-ce que c'est politisé bah moi quand j'y étais j'étais pas trop dans les trucs politisé politique donc enfin oui on parlait politique d'ailleurs moi toujours j'ai toujours pas je suis pas dans un parti je suis pas dans une chapelle donc oui il y a des gens politisé comme partout mais c'est pas c'est pas un lieu ontologiquement enfin vous êtes obligé de d'être encarté parce que souvent dans certaines écoles maintenant il y a des difficile quoi cohabiter ça va ici en tout cas pour moi ça allait mais vous voouez pas non non c'est vrai c'est vrai je le dirais c'était il y avait des gens très politisés mais mais comme partout on revient au livre parce qu'on a oui si vous voulez on était on en est resté à je suis né dans une famille oui euh juive traditionnalist plus oui je veux devenir radant he on en est là à peu près au point de d'entrer dans une école c'est quoi une école juive une école quoi concrètement une école juive oui mais même un peu vous me permettez de faire un petit petit analepse un petit flashbackou ouais ouais avant de de rentrer dans une école juive mais mes parents comme je vous ai dit ils étaient pas extrêmement extrêmement pratiquant et en fait il y avait un seul jour parce que le judaissme oui il faut l'exliquer peut-être qu'il faut commencer par là le judaïsme à la différence notamment du du catholicisme c'est une religion je cherche le chemin parce que j'ai gauche oui oui oui je je vois c'est une religion qui passe par la loi c'est pas par la grâce pas par le sentiment c'est pas par l'amour de Dieu c'est la loi d'accord et la loi juive elle rigole pas hein c'est des lois vous vous levez le matin vous ouvrez les yeux vous avez déjà plein de lois à respecter jusqu'au moment où vous vous couchez mais en permanence la l'ordre dans lequel vous mettez vos vos chaussures et vos lacets euh tout ça le le le évidemment l'alimentation évidemment la sexualité évidemment le vêtement vous n'avez pas le droit d'avoir certains tissus dans vos vêtements tout est matière de loi mes parents étaient pas donc ultra orthoprax qui respectaient pas toutes les lois sauf le jour de qui pour là on allait à la synagogue 25 enfin tout tout le temps de la journée on faisait le jeûne 25h on allait pas à la synagogue pendant les 25h mais on allait vraiment à la synagogue tout le temps on respectait absolument toutes les règles donc là on devenait vraiment juif à 100 % quoiou et moi tout petit 5 6 ans j'étais fasciné par la synagogue o on allait qui était un peu comme celle où qu'on va aller voir qui était un des grands exemples un des grands temples du judaïsme français dans sa magie humaine culturelle même presque politique enfin c'est un un grand exemple moi j'étais fasciné par ce lieu et par les vieillards qui étaient là comme ça voilà et puis un matin quand je suis devenu donc quand je savais que je voulais devenir pratiquant je me suis pointé mais un matin un lundi matin dans l'année ouais dans l'office de 7 6h30 7h du matin où il y avait 10 personnes quoi comme et donc là les gens se disaient mais qu'est-ce qu'il vient [ __ ] là ce petit collégien boutonneux avec son cartable et tout et puis c'était des gens la moyenne d'âge elle devait être de 80 ans quoi ouais et ils m'ont ils m'ont en quelque sorte adopté comme mascotte et je et je suis devenu le le le enfin moi c'est devenu comme une sorte de deuxième famille cette synagogue pour moi et et et et il me faisait participer à la vie com communautaire j'allais à la synagogue enfin je priais trois fois par jour j'allais à la synagogue quasiment tous les jours je faisais shabbat je faisais il y avait une figure très importante là-bas qui me proposait de faire les discours du du samedi parfois donner des cours et C donc vous êtes embarqué dans l'histoire exactement embarqué dans l'histoire et mais tout en restant dans dans un lycée public d'accord et j'étais très heureux j'étais tolérant j'étais pas une sorte de de fanatique fou ouiou mais un moment il y avait cours le le samedi donc malheureusement je ne pouvais plus parce que je je respectais mais je me bricolais bien au lycée public par exemple dans le judaïsme vous pouveaz pas faire la enfin dans le judaïsme orthopraxe vous pouvez pas faire la bise aux filles et vous faisiez comment et donc je je disais aux filles que j'avais que j'avais la grippe quoi et donc oui devant le lycée mais c'était mes copines on discutait tout j'étais pas mais mais je respectais mes trucs et voilà un moment vous basculez basculer vous vous rentrez dans une école dans une école juive oui parce que alors là ça m'intéresse ouais là c'est un choc il y a deux points déjà vous êtes plus ouvert sur le reste du monde ça c'est le premier point expliquez-moi oui alors le premier point il est simple c'est que euh être c'est pour ça que moi d'ailleurs je critique un peu la la laïcité à la française être juif super religieux orthopraxe dans un l'école publique où vous vous faites pas la bisophie vous avez votre kipa sous un B truc machin vous priez trois fois par jour mais vous avez des amis Catau musulmans até que quand vous buvez un café avec des vos amis vous vous parlez de votre religion eux ils parlent de leurs histoires de petits copains ils parlent de cul ils parlent de ceci de cela et et que tout ça non seulement ça ne heurte pas votre foi mais ça l'enrichit moi je me sentais tellement tellement enrichi dans mes propres dans ma propre religion quand j'allais au musée avec des amis complètement attés et qu'on regardait des œuves qu'on discuter qu'on voilà et vous arrivez dans un lycée juif ou dans un lycée confessionnel où le judaïsme devient tout de suite une identité fermée vous êtes dans l'entre soi vos amis sont juifs vos profs sont juifs le monde est juif vous avez l'impression en plus bon ça c'est normal comme dans sémitisme les portes étaient vraiment fermées vous pouviez pas sortir fumer votre club dehors quoi même même pendant la posuse midi mais vous aviez l'impression que là l'identité ça devenait quelque chose qui obstruait l'existence et ben là tout de suite c'est une sorte à la fois c'est sympathique c'est marrant ce côté ce côté un peu shle alors c'était surtout des juifs marocains donc c'était un shle version la vérité si jeement mais ça c'est marrant et puis en même temps très vite en tout cas pour moi sentiment d'étouffé premier point ou deuxème point vous entendez des choses des discours oui lesquel qu'est-ce qu'on vous dit qu'est-ce qu'on dit alors vous savez j'ai c'est le seul chapitre pardon par c'est le seul chapitre que j'ai un peu que j'ai eu enfin que je enfin je l'ai écrit et puis j'ai un peu atténué les les choses parce que c'est une expérience qui m'a vraiment euh pas traumatisé au sens psychologique mais qui m'a qui m'a rendu fou en fait donc sur un lycée c'était très minoritaire he c'était quelques élèves quelques excités comme dans toutes les communautés mais qui au nom de la religion rentre alors d'abord dans des comportements super superstitieux complètement débiles qui avait rien à voir avec la quand j'étudiaé le talmude dans ma synagogue ouverte truc si tu fais pas cette loi Dieu il va tuer ta mère tu vas pas avoir ton bac enfin des des conneries absolues premièrement bêtises intolérance pourquoi toi qu'est-ce que tu fous à lire des livres de littérature à t'intéresser à d'autres choses à à à estimer que le le la théologie chrétienne ça peut être aussi intéressant à ne pas vouloir voilà à ne pas être curieux du monde voilà et puis intolérance enfin intolérance à la haine alors la haine raciste la haine homophobe misogyne des propos comme ça voilà il n'y a qu'un pas alors évidemment tout ça était très minoritaire tout ça a était condamné personne disait que c'était formidable mais un peu à la manière dont on parle des choses aujourd'hui structurelles ou systémiques c'était là c'était là la manière d'une pathologie mais d'une pathologie qui était Fabri enfin qui découlait presque d'un lien de nécessité de la vie religieuse mais c'est pas ça qui m'a fait sortir de la religion mais ça m'a vraiment je dirais plutôt dégoûté du collectif le collectif comme une machine à secréter ses pathologies à secréter ses marges au sens négative le le terme simple qu'on emploie très souvent c'est communautarisme est-ce que c'est ça oui bien sûr quand vous commencez à trouver que ce qui est sympa dans votre identité c'est quand vous rester en bulle c'est quand ça devient vraiment littéralement une bulle que ça vous que ça vous casse le monde que ça vous crée une sorte de confort étouffant d'avoir des amis qui sont tous pareils d'avoir des proches qui sont de n'aimer que la proximité chez les gens jamais l'altérité jamais la différence jamais le type qui va dire qu'il est pas d'accord qu' croit pas en Dieu que ceci que cela et ben évidemment ça ça ça ça vous ça vous ça rigidifie tout de suite votre foi ça l' pauvrit et à partir de là ça ça la ça la ça la pousse vers ces aspects les plus les plus abrutissants on parle souvent de communautarisme en France à propos de l'islam c'est la même chose c'est le même modèle dans toutes les religions mais moi je dirais que c'est le même modèle dans toutes les identités ouais même vous étendez à la chose politique il y a des gens qui veulent pas avoir d'amis qui sont pas qui sont pas de gauche SS sont de gauche qui sont pas de droite s' sont de droite qui dès lors que ils sont confrontés à quelqu'un de différent qui se mettent tout de suite à à l'insulter rien que sur ses idées donc oui dès lors qu'une qu'une identité quel qu'elle soit est vécu sous un mode étouffant refermé rigidifié refusant justement d'aller à l'encontre de soi-même je pense qu'il y a un phénomène là de cette expression que j'aime bien de de se tirer vers le bas quoi c'est donc oui je dirais que c'est il y a quelque chose d'universel là-dedans ensuite ça prend pas toutes les formes dans est-ce que ça se renforce ce communautarisme est-ce que il est de plus en plus prignant aujourd'hui ouais aujourd'hui j'ai l'impression que on assiste quand même je sais pas si vous avez vu la la série la fièvre commencer à la regarder qui est intéressante euh j'ai l'impression qu'on a pouss à fond c'est intérant il y a des dynamiques quand même qui sont et même sur la communication euh on vit de plus en plus quand même une époque on le voit où les grands sujets politiques sont pas les grandes idéologies les grandes théories qui pouvaient exister au 20e siècle au 20e siècle la la la partition du monde même la partition géopolitique c'était avant tout une partition qui se faisait dans les têtes ouais et selon que vous étiez capitaliste communiste d'autres idéologies c'était alors il y avait évidemment des détermination sociale ça dépendait de de souvent de ses parents et cetera mais enfin revient à la question du début on revient à la question du début mais il y avait quelque chose qui se jouait dans les têtes aujourd'hui on voit bien que un des grands sujets du débat public de la manière dont tourne les sociétés c'est l'identité make America greatenne on a la version française on a la version italienne on a la version dans absolument tous les pays et sans doute dans toutes les communautés donc oui je pense qu'il y a un phénomène aujourd'hui où justement les gens deviennent de plus en plus euh euh les gens confondent de plus en plus leur identité avec un programme une identité ne pense pas une identité si on la vit comme quelque chose de fermé ne vit pas une identité c'est précisément le lieu peut-être pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure sur les livres la chose la plus cadavérique qui puisse exister une identité si on prend deux voitures de la même marque elles seront identiques l'une à l'autre puisqu'elles seront interchangeables avons-nous envie avez-vous envie d'être identique à moi et réciproquement non ce serait inintéressant de discuter entre cl la voiture est vraiment super quand même ou la vre mais non dans absolu non on s'approche de d'une CAG alors elle est elle est là exactement oui elle est là et après je continu parce que c'est la première brèche ça dans dont on vient de de parler dans votre foi ou tiens d'ailleurs au téléphone pour préparer cette émission oui vous on discute et puis on dit bah tiens on pourrait aller dans une synagogue vous dites ah bah non c'est c'est P ça oublié je n'y avais pas penser immédiatement non en préparant l'émission je m'en étais rappelé et donc ça veut dire que c'est complètement sorti de vous c'est complètement sorti oui alors là par honnêteté je vous dis je suis allé avec ma ma famille on a fait un repas de de fête où je suis allé mais je n'y avais pas pensé tout de suite J a pensé après mais d'ailleurs je crois que c'est la sortie d'un d'un office sans doute ouais c'est ici c'est ici ouais et c'est une synagogue assez importante parce que c'est une très ancienne synagogue et puis que c'est le séminaire rabinique c'est ici que sont formés les les rabins français c'est là où vous auriez pu venir c'est là où j'aurais tout à fait pu faire mes faire mes études rabiniques ouais est-ce que c'est toujours ultra sécurisé tout le temps et c'est souvent assez discret en certaine mais c'est dans un voilà il y a pas de si on le sait pas bon le bâtiment alors déjà oui mais le bâtiment c'est pas que une raison architecturale c'est pas queun raison sécuritaire pardon c'est aussi une raison architecturale c'est aussi cette idée euh c'est ce qui est très intéressant dans le judaïsme français c'est que contrairement à ce qu'on dit souvent c'était pas l'assimilation c'était pas de supprimer sa différence les gens continuaient de créer des synagogues d'avoir des des rabins d'avoir une une singularité d'explorer la pensé juire mais c'était une différence qui prenait si vous voulez c'était le le souvent quand on parle de enfin de de faire fusionner des identités on a l'impression que c'est si vous voulez créer une sorte de syncrétisme mou on est un peu ceci un peu cela et cetera non dans le judaïsme français il y a eu cette idée magnifique d'essayer de prendre tout le meilleur de l'exigence de la culture française et tout le meilleur de l'exigence de la culture juive avec un travail réflexif sur les deux culture lvinas qui était fréquentait pas ce lieu mais qui en fréquentait d'autres lvinas c'est ça c'est un regard éminemment plus que critique sur l'héritage de la philosophie occidentale voir ce qui en lui était profondément non seulement problématique mais presque piss à la violence mais c'est aussi un regard éminemment critique sur l'héritage de la pensée juive et et donc si vous voulez ces deux regards critique font un mariage d'exigence et une discrétion aussi c'était pas quelque chose le judaïsme français qui s ça existé hein ça existe je vous l'ai dit sur mon éc mais c'est globalement pas quelque chose qui s'est construit sur des revendications identitaires et vous le voyez là vous avez un bâtiment qui est tout à fait tout à fait neutre vous avez vécu j'imagine quand vous allez à la synagogue toujours avec cette question de la sécurité ça a toujours été le cas où ça s'est renforcé alors vous vous pratiquez plus mais devant les synagogue il y a souvent des policiers toutit c'était déjà le cas quand vous alliez vous à la synagogue c'était déjà le cas oui c'était moins le cas quand même non non c'était moins le cas mais c'était c'était déjà le cas enfin toutes les synagogues c'était un peu sont toujours un peu pas forcément bounérisé mais en tout cas avec de la sécurité et cetera puis moi quand j'avais une kipa sur la tête tout le temps dans la rue c'était je vous voyez bien ce que c'était que l'antisémitisme l'antisémitisme c'était pas nécessairement la garantie de se faire agresser tout le temps j'ai dû me faire agresser quelqu fois pas pas énormément en revanche c'était faire toujours attention à comment se fait agresser et voir qu'il y avait des regards al il avait juste des regard qui remarquaent une qui pas et cetera mais il y avait des regards éminemment hostiles et pas mal et essayer de sentir ce qui d'un regard hostile peut devenir une oui donc il y a une manière aussi de je dirais presque de de marcher en faisant en faisant attention où on va euh quel est l'état des forces dans la rue et cetera oui toujours sur les sur ses gardes oui ouais on avance on continue on prend la voiture un peu parce que fautad se repose c'est le seul qui marche euh Nathan je vous laisse passer derrière à ga derrière oui alors vous avez un peu un peu d'eau ah ben c'est formidable voilà metz-vous à l'aise vous êtes chez vous bonsoir Je présente Guillaume notre chauffeur enchanté alors il y a la première brèche on a parlé où là votre foi tangue un peu h à ce moment-là c'est quoi la suite là c'est le moment de la littérature le grand moment de la littérature exactement ce lycée juif où je me faisais chier comme comme un comme un ramort où j'en pouvais plus euh ce qui était en plus assez loin de de là où j'étais enfin donc je je je rentrais tard et tout ça et et j'avais un besoin de m'évader quoi et et ce besoin làà je c'est c'est très c'est très simple comme définition de la littérature mais la littérature comme la possibilité d'avoir des autres vies ou en tout cas de ne pas être là où on est de ne pas être totalement soi d'aller contre soi d'aller en dehors de soi et et donc c'était des lectures alors a une lecture qui m'a que une mes premières lectures passionnées fulgurante entre guillemets emporté c'était c'était terre des hommes de Saint exupéri génial la terre nous en dit plus sur nous-même que tous les que tous les livres du monde et et et et cette cette possibilité d'une littérature comme presque comme métaphore du voyage ou d'une VO d'un voyage comme métaphore de la littérature et puis il y a eu il y a eu plein de trucs mais un des textes le poème de Baudel élévation par-d c'est qui commence comme ça c'est pardà j'ai plus euh par de là tu tes mon esprit tu t'élèves tu te metux dans une dans une agilité et cetera et cette idée que la littérature c'était aller par-d là par-dà l'instant présent pardà soi-même et c'est pour ça je pense vraiment qu'il y a la littérature c'est pas seulement un un art c'est c'est un mode de vie c'est et qu'il y a fondamentalement quelque chose qui est bien sûr je sais que on dit toujours qu'il faut pas faire des des clichés sur le fait que les écrivains partageraient tous quelque chose que il y a des guerres du goût qu'il y a des lignes de force qu'il y a des mouvements qui se détestent et cetera mais je pense que fondamentalement écrire c'est c'est c'est vivre d'une certaine manière qui est toujours plus ou moins la même et la rupture comment elle s fait ou ah oui pardon je j'ai complètement bavardé là complètement c'est terrible je vous ai récupéré oui j'aurais pu continuer 3 heures là allez-y la rupture moment où vous dites bon Bahou bah ça y est je je crois plus quoi en au début j'imagine que ça doit être dur à accepter et puis comme une séparation puis ça se délite un peu puis moment bon ben faut exactement il y a eu deux choses il y a eu une première chose qui était ouais j'aiécouté j'ai eu la chance d'étudier avec des grands rabins ou des grands sages ou des grands spécialistes de la pensée juive et et quand je les écoutais souvent de plus en plus souvent j'avais ce sentiment bah justement que leur pensées se déroulaient d'elle-même et qu'ell voulaiit tout de suite se euh démontrer un petit paquet de certitude auquel il fallait pas toucher et donc souvent j' il y avait des des des des des rabins ou des professeurs qui commençaient leurs cours par des grandes questions ça se trouve Dieu existe pas ça se trouve Dieu a pas écrit la tor ça se trouve le monde va disparaître peut-être que nous n'avons pas d'âmees et que nous avavons juste un corps et là il y avait un questionnement et il y avait une pensée voilà et puis plus ça avançait ça c'est bien ça ça bien sû ça ça m'intéressait et puis surtout c'était en fait c'était assez piégeux parce que quand il disaient ça on avait l'impression qu'ils allaient pouvoir aller vers n'importe quelle réponse possible que tout était ouvert l'horizon est ouvert et évidemment comme par hasard il retombent toujours sur leur pattes double salto arrière existe et en fait et même s'il existe pas il faut d'autant plus respecter la Torah parce que s'il existe pas ça veut dire qu'il précède lettre qu'il est transcendant et donc s'il est transcendant tu dois et cetera des sortes de grande magie intellectuelle pour finalement ne pas changer ouais et donc moi ce qui m'intéressait c'était plus le questionnement que la que la religion et la deuxième chose c'est que j'avais un alors dans le livre j'ai juste non pas romancé mais j'ai changé le lieu où ça c'était passé mais donc le la synagogue dans laquelle j'étudiais m'ait donné un cours à faire sur le l'Ecclésiaste et un cours chapitre chapitre et en lisant ce texte j'ai été tellement euh cassé euh cassé dans toutes mes certitudes mais cassé au sens positif euh euhh en quelque sorte tué quoi vanité des vanités et l'Ecclésiaste raconte il se prend pour le roi Salomon le narrateur et il dit voilà j'ai compris que la vie n'est que vanité j'ai essayé toutes les vies j'ai eu une vie de plaisir sexuellement dingue on peut imaginer le roi Salomon et cetera j'ai eu une vie d'argent j'ai eu une vie de pouvoir j'ai eu une vie de livre et tout ça ne m'a rien n'a rien changé à mon constat que la vanité est le seul mot qui puisse dire le monde sans aussitôt tricher et ça quand j'ai lu ce texte et que je devais donner un cours religieux sur ce texte j'ai pas réussi à faire le cours religieux et j'ai fait un cours complètement déconnant entre guillemets complètement philosophique complètement et puis donc le la toute fin c'était j'avais un séminaire je visis vraiment ultra orthodoxe à La Plagne c'est cette villes dans les Alpes et en fait on était ou oui c'est une station de ski ah vous y allez ben je viens dere savoir mais oui ah bah voilà et vousz bien savoir j'essayie ouais vous skiez euh vous skiez et puis après vous vous aviez secours j'imagine vous allez pas à La Plagne pour pas SK non c'était l'été donc on et si un jour vous faites une émission figar au ski vous me direz vous verrez et vous prenez un hélicoptère et tout ça maisou voilà parce que c'est une catastrophe mais euh vous êtes à La Plagne et donc on est à La Plagne en été donc il faut imaginer la Plagne plein de juff religieux partout dans un et puis là je sens que que je vais tout que je que c'est la que c'est la fin que je quitte tout et je me dis je veux pas rester parce qu'il y a plein de gens qui ont la foi qui a vassillé mais pourquoi on peut pas être continuer à croire modérément voyez mais ça veut dire quoi et ben je sais pas je qu'est-ce que ça veut dire continuer à faire les choses modérément la religion c'est pas un truc qui est fait pour être confortable c'est pas un truc qui est fait pour vous accorder un petit équilibre de vie genre j'en ai besoin pour être heureux et je vais respecter telle ou telle tradition je vais faire qui pour et et les grande fête et je vais faire un peu un petit dîner le vendredi soir et point final c'est trop important si Dieu existe si Dieu a cré le monde si Dieu est la vérité du monde si Dieu nous a donné des lois un mode d'emploi existentiel la Bible bah on peut pas faire ça de le dimanche il faut faire ça toute sa vie donc moi je me suis dit si si là je décide de sortir j'ai trop de respect pour la religion pour y rester à moitié un peu comme si je sais pas vous avez été fou amoureux d'une femme vous la quittez alors enfin il y a des gens qui pourraient se dire bah je vais quand même la voir tous les weekends on pourrait se dire non là je j'arrête et donc j'ai j'ai je me souviens très bien c'était un repas de shabbat et je me disais ce sera le dernier mais ça veut dire que si si on croit si on n dans une religion on ne peut être que radical il être qu'à 100 % Mo je me permettrai pas d'universaliser mais je pense que en tout cas dans mon cas ou moi je n'arrive pas à concevoir l'idée que la religion ça puisse être quelque chose qu'on fait à moitié pour moi c'est on s'y donne à 100 % alors ensuite ça veut dire qu'elle est par exemple au-dessus de la France par exemple la République audessus de tout à ce moment-là donc on est forcément radical non parce que la religion n'est la religion n'est pas nécessairement fanatique la religion dans le judaïsme vous avez des principes par exemple que la loi de ton pays c'est ta loi et qu'elle a quasiment la même valeur que la vous me dit que vous alliez avec une qui pas à l'école par exemple bah ça non non alors si je vous donnais les détails j'allais avec une un béret que j'enlevais avant d'aller à l'école et à l'école j'étais un écolier OK et je respectais les lois et j'étudiais tout ce qu'il fallait étudier je faisais le sport je faisais et et et et et si on m'avait dit à l'école tu fais la bise à une fille j'aurais fait la bise à une fille ve dire j'étais pas du tout c'est c'est c'est pas ça on peut tout à fait pratiquer et et ne pas être dans une sorte de de fer est complexe quand même non parce qu'il faut il faut à mon avis distinguer le l'ordre de ces pratiques religieuses et puis ensuite l'état d'esprit dans lequel on est et moi quand j'étais quand j'étais religieux j'étais profondément euh amoureux et je le suis toujours de de de la France de la France de la République de la c'est des c'est des mots cons mais de la société ouverte oui bien sûr pourquoi vous avez dit que cette société cette laïcité à la française tout à l'heure vous dérange un peu alors il y a plusieurs choses la première c'est que bon la France c'est le 4e pays le moins religieux du monde hein c'est ou le plus athé ça dépend comment en compte mais donc c'est un pays si vous voulez qui qui qui qui parfois ne comprend plus rien au fait religieux qui a l'impression que dans la vie il y a deux choix soit vous avez la laïcité à la française loi de 1905 loi de 2004 et cetera interdiction des signes religieux à l'école soit vous avez la théocratie thérant non vous pouvez tout à fait avoir une séparation du théologique et du politique qui passe pas par l'aventure de la loi de 1905 la loi de 1905 c'est quand même quelque chose moi qui suis até ou agnostique je préfère le mot agnostique j'ai le plus grand respect envers les religions la loi de 1905 a aussi eu des choses extrêmement violentes et enfin bien avant d'ailleurs 1905 qui un rapport très spécial qui s'est joué vis-à-vis de la religion en France je parle pas du fanatisme je parle juste de la religion et la deuxième c'est que on met dans le même sac deux choses qui sont différentes moi que une une petite fille elle aille à l'école moi j'ai des étudiantes à l'université à l'université vous n'avez pas de problème une fille elle peut venir voiler c'est a pas c'est pas du tout interdit elle vient voiler j'en ai rien à faire je veux dire c'est c'est un non sujet absolu et elle fait de la philo et ell peuvent avoir des super notes pas toujours comme tout le monde mais c'est un non sujet en revanche ce qui est un probl c'est les idées fanatiques le fanatisme c'est une affaire d'idée c'est refuser d'étudier l'histoire c'est refuser d'étudier la littérature c'est refuser que c'est vouloir convertir les autres c'est vouloir emmerder les athé emmerder les homosexuels emmerder les femmes libres c'est ça le le le détester la France détester la République c'est ça le fanatisme et et je trouve queaujourd'hui de plus en plus on distingue le fait de comment les gens s'habillent et on fait toujours des crispations là-dessus et puis ajouter à cela une une jeune fille qui met qui met un voile tu lui dis enlève ton voile vous pensez qu'elle va avoir que ça se passe comme ça je je ne pense pas est-ce que ce cet habit n'est pas la traduction c'est ce que certains pensent du fanatisme bah cet habit d'abord c'est un habit quand même pour couvrir la femme bien sûr cet habit il existe historiquement il est lié à toutes les religions vous l'avez dans saint Paul saint Paul théorise le fait que l'homme appartient à Dieu la femme appartient à l'homme donc la femme se voile bon vous l'avez dans le judaïsme les femmes voil les femmes mariées cachent leurs cheveux et vous l'avez évidemment euh aussi dans l'Islam donc d'abord c'est une première chose deuxièmement de dire comme certains le disent que cet habille merci beaucoup que cet habit est un une marque d'un patriarcat c'est tout à fait c'est tout à fait pourquoi pas mais ça veut pas dire que les femmes qui il y a des femmes qui le P tout à fait librement l'idée de dire queune femme qui mettrait un voile serait nécessairement une femme aliénée encore une fois je pense que c'est ne rien comprendre à la vie religieuse mais est-ce que alors justement est-ce que c'est le faire totalement librement vous m'avez dit vous-même que quand vous naissez c'est dans une famille juive et que vous êtes pas libre oui de votre de de ce ce premier choix en tout cas s bien s donc c'est quelqu'un qui n'a peut-être pas pensé contre soi-même c'est plus rare d'avoir une jeune femme qui se voile si elle n'est pas musulmane pardon pas don sence mais de famille en tout cas voyez euh alors benah il bon il y aurait des convertis on pourrait donner cet exemple et et puis on pourrait dire ah mais il y a Nicolas je fin làdessus on pourrait dire je moi dans mon cas j'ai raconté que la philosophie m'a fait quitter la religion mais je pense qu'on peut tout à fait avoir cette dimension de questionnement de décentrement de sa naissance de son identité sans quitter la religion j'ai rencontré quelqu'un en Égypte là il y a pas longtemps qui catholique qui m'a dit qu'il avait eu la même histoire que moi très catholique doute et il m'a dit ma soi c'est enrichie après le doute elle était plus belle après qu'avant parce qu'elle était plus fragile et donc je pense que c'est possible aussi c'était pas ma voix mais moi je ne suis pas fanatique de de la philosophie telle que je la pratique nous présente et voici Nicolas que je vous présente alors tibtier Tib enchanté Nicolas de quanté votre éditeur ouis exactement il en faut vous nous ouvrez C locau alors je pense qu'il faut qu'on prenne un peu de reculiad si on y arrive parce que c'est très beau quand même cette architecture est-ce que tu ferais une petite explication oua ah oui je peux faire une pe expliation je m'approche de vous parce que c'est moi qui j'ai le micro alors faut que je je me colle à vous là vous êtes siège historique des édition Michel 1900 alors pour la petite histoire donc ALV Michel était a démarré comme libraire avec vieux flamaron donc il était libraire sous les arcades du thatre de l'Odéon et puis au bout d'un moment il a été voir le vieux F dis moi je pense qu'il y a un marché pour la librairie rive droite Mar il croyait pas du tout fini par quitter la maison il a ouvert sa sa librairie r des btim droite à Paris ça bien marché d'accord et puis il a décidé de lancer son premier auteur et et à l'époque il avait pris des pubs sur les grands boulevards a les ampoules et ca et ça a lancé la maison al Michel d'Illes ça resté un peu dans laadn de la maison d'avoir des gros lanc professionnel bref ça a très bien marché il est revenu r gauche bah oui par on est gaeition Michel ici donc là vous êtes vraiment dans le siège historique 1900 cette écriture fait très trépoque ouépo le bâtiment d'époque on peut rentrer on peut rentrre ah magnifique alors vous êtes retrouvé chez Albin Michel mais parce que vous avez pas commencé chez Albin Michel non j'ai pas commencé chez Albin Michel oui ah non il SAV ah mince c'est une catastr alors comment ça se passe c'est comme un mercato on est recruté on est alors nous on s'est rencontré je lui avais envoyé mon mon roman et euh et nous nous sommes rencontrés dans un dans un café et on a eu un en tout cas moi je ne sais pas si Nicolas va confirmer un coup de foudre amical aussi humain littéraire et donc on a eu tout de suite envie de mais parce que expliquez-moi quand on pour le coup je suis avec deux spécialistes quand on écrit un livre oui déjà première chose après je vous demanderai comment vous avez fait pour être publié au début mais vous écrivez quelques livres on signne un contrat vous avez pas un contrat avec on va essayer de trouver les les lumir parce que là on est on a juste peut-être une petite apartée ah oui avant de répondre à votre question c'est que on est vraiment dans ce qui Fa la beauté de ce bâtiment c'est ce vide au milieu il faut imaginer qu'en 1900 ici vous aviez des rails des vagonnets et des piles et des piles de livres parce que les éditeurs à l'époque stockaient leur propre faisait le paquet ficelle c'est qu' distribuit eux-mêm les livres au librair d'accord ça c'est un r donc le bâtiment évolué donc les livres étaient ici il y en a encore des livres ici ou non il passent plus par beaucoup mais en pile dans les différents bureaux éditeur là on a l'étage des attachés de presse icichaussé les éditeurs au premier étage et puis au dernier étage on a le marketing le commercial et ca et ce donc aujourd'hui ça a évolué mais là vous étiez dans des P montagnes de Liv et il y avait des petits vagons qu'on poussait comme ça et donc franc est donc le président du directeur d'ber Michel qui le petit fils d'ber Michel lui il jouait dans les wagons petits il poussa il m'a raconté ça il y très très longtemps voilà donc c'est vraiment un bâtiment c'est modernisé mais il y a toujours cette histoire alors c'est ça cette question comment vous vous faites vos premier livres dans chez un autre éditeur il y a pas de contrat vous avez pas un contrat avec un éditeur d'exclus ou non j'avais pas d'exclusivité d'accord a souvent mais j'en avais pas non d'accord et alors comment du coup vous dites bon j'ai un nouveau livre à publier j'ai pas de contrat d'usité je peux aller voir qui je veux comme ça que ça se passe je suis quelqu'un de fidèle dans la vie d'accord donc sans révéler de détails en général je ne je ne je ne trahli pas les gens je ne pars pas je ne quitte pas je suis pas une sorte vous avez parlé de merc jeis en train non non non justement donc moi je je suis pas le le type à vouloir regarder ailleurs voilà donc non je je suis parti parce que c'est il fallait que je enfin c'était voilà je je je devais partir en quelque sorte et euh ça se passait pas très bien et et donc dans ces conditions j'ai rencontré Nicolas et alors après une relation elle se elle se crée comment entre un écrivain et un éditeur c'est naturellement c'estd que moi j'ai en fait finalement on se connaissait pas j'ai reçu un manuscrit un jour par un avis commun c'est souvent comme ça que ça se passe alors je reçois beaucoup de manuscrits très mauvais généralement et de temps en temps des choses et un jour je reçois un manuscrit et je commence à l et là j'ai vraiment eu vous connaissz je connaissais pasan non non je connaissais pas Nathan quelqu'un qui dit tiens regarde ça peut-êreéress là j'ai lu un manuscrit que j'ai trouvé formidable et plus je le lisais plus j'étais emballé par le projet et donc la fin de la lecture j'ai appelé Nathan que je ne connaissais pas pour lui dire bah rencontronsnous on s'est retrouvé my un texto j'étais j'étais aux toilettes et la personne j'étais je suis aux toilettes et jeis ah [ __ ] comme ça croyait qu'il avait un problème et donc non et on s'est rencontré dans un dans un café ouais voilà et euh et et finalement alors c'est ça qui est très rare c'estd quand on peut aimer un texte et puis est très déçu parou conisi mais la limite est-ce que c'est grave l'important c'est ce que ou ça peut être grave qu'aujourd'hui mais moi finalement si moi je le lis et que j'aime si j'aime pas le P l'auteur je oui oui alors vous avez raison mais mais d'un point du point de vue de l'éditeur quand quand on est manuscrit le principal c'est le texte on est d'accord oui et aujourd'hui il faut que l'auteur il puisse en parler puisse s'exprimer puisse leur raconter et cetera et cetera donc ça compte ah plus qu'à une époque je pense ouais ou bah surtout aujourd'hui on est beaucoup dans l'audiovisuel et ah donc c'est-à-dire que le livre en lui-même ne suffit pas euh le livre il tout à fait il faut enfin il faut qu'il soit euh mais euh mais mais on est quand même dans un monde ce qui fait aujourd'hui vendre le les livres he c'est quand même le évidemment les les médias la radio la télévision et ceera donc ça ça compte beaucoup la manière dont on s'ex mais capable de parler de son livre je pas que c'est le principal et d'être un personnage mais oui en tout cas d'incarner une d'incarner un un texte une idée un style et cetera et surtout que Al pour être plus précis dans le cas de Nathan moi ce qui m'avait beaucoup touché dans son texte c'est qu'on sentait une dynamique et et et et vraiment une incarnation d'une pensée ce qui est assez rare il y avait pas de posture je que cé très vivant très novateur et quand j'ai rencontré Nathan je sais plus si c'est ça que je t'avais dit mais mais j'ai j'ai en parlant je voyais qu'effectivement il incarnait un peu sa pensée il y avait une espèce de philosophie dynamique qui m'avait passionné quand j'avais lu le Tex et que j'ai retrouvé d le personnag quand j'ai rencontré donc là je me suis dit mais merveilleux est-ce qu'on peut monter on peut monterivez-moi onesser de trouver la lumière mais peut-être qu'on la trouvera pas je sens qu'on va pas la trouver cherch moi pendant que alors peuttre je prendre la seule chose qui n'a pas été r dans les années 80 bâalier Histor Mar dans les piedsal Michel de toujour [Musique] familiau mais famutre je bure en pass donc tout ça est un grand bateau aussi ne le dites pas que je vous ai montré alors là on est au service des manuscrits ah alors ça c'est ça c'est c'est presque ça fait peur vous avez peur oui oui il faut il faut comprendre que là c'est un peu près ce qui arrive chaque jour chez AD Michel vous avez ah oui d'accord donc vous voyez tous ces manuscrits donc euh c'est pas des donc blag ils sont là ce sont ils sont tous luus donc ils arrivent ils sont ils sont enregistrés d'accord ils sont tous l alors des des piles et des piles là c'est particulièrement d's rangé aujourd'hui mais mais voilà voilà derrière vous ça c'est je pense que c'est auj'h ah oui c'est une journée ça ex et j'ai trouvé la lumière VO mais alors si ça ça m'intéresse c'estàdire que là il n'y a que des manuscrits de gens inconnus certainement oui oui à priori quelqu'un connaît il va le faire pass plutôt par c'est des gens qui on écrit dans le chez eux dans le coin et qui se disent ti j'envoiee à la mer combien arriv chez Alb Michel par la poste et sont publiés dans l'année alors par la PO c'est très peu dansédition je moyenne à mon avis je crois que c'est 1% c'est très très peu très r comment vous avez faitan au début prier premier roman c'était cétait par la poste par la posteavais éc donc il a été repéré au milieu de j'avais des amis dans une maison ouais mais je me disais si si ce livre ça m'énervait l'idée de de me faire publier parce que j'avais des copains quoi et et et donc je l'ai écrit et je l'ai envoyé par la poste à l'époque flamarion où je connaissais je connaissais personne et après c'était une magie quoi le le coup de fil dans un café vous vous attendez pas 3 mois plus tard parce qu'en plus c'est c'est des processus très très lents et oui on a reçu dans l'émission qui a écrit le mystère en rpque sur justement les manuscrits perdu un jour il y a manuscrit perdu jamais publié qui devient bien auourdhui avis idée il faut pas rater la perle r par que j'imagine que certains manuscritexcitation quand même justement de ne pas la rater et puis certains refusent si vous vous refusez un roman qui fait un bestellerire ailleurs j'imagine que quasiment aucun grand livre a été accepté tout de suite et tout de suite al là vous avez les tâes des éditeurs donc là on a la littitérat étrangère l française c'est placé par on va prendre un petit racourc alors là je vais faire entrer dans mon bureau mettre un peu deè ah oui on peutett pere ah oui très personnel ou la par particularité c'est que oui ce que je n'ai pas dit pouran j'ai pas dit pour Nathan c'est que jusqu'à Nathan je ne publiais que des beau livr des livres illustr et en lisant le manuscrit de Nathan j'ai tellement aimé ce texte je d devant lui donc il le sait c'est que j'ai j'ai vraiment souhaité publier mon premier livre de littérature avec donc ça a été mon premier Liv C les liens artificiel d'ailleurs dans le dans le dans le livre je CIS que c'est à la fin dites qu' a un sujet peut-être dans les toutes dernières pages ah oui sur le titre oui comment ça se passe une discussion vous étiez pas d'accord sur le titre oui oui alors souvent il y a les titres c'est la grande question les couvertures les titres c'est le grand sujet VO la couverture bon j'ai enlevé le oui voilà Mo c'est simple couverture blancheich après tout le sujet de la bande là on a changé la bandeon avait le prix mais non non il y a deux sujets dans l'édition c'est d'abord le titre évidemment mais alors souvent il vient à la fin de titre ou alors parce que pour tout avouer mon premier titre était histoire de mon suicide outre qu'il déplaisit à mon éditeur je me suis pas rendu compte que cette histoire n pas celle d'un crime et donc ça le titre original vous plaît pas mais vous pouvez lui dire ah oui oui on dit tout oui oui à quel point vous l'avez retouché c'est ça alors c'est pas de la retouche c'est parce que retouche souent temp que c'est moi qui voilà Brico tout et tout en fait le le pour que ça se passe bien c'est la manière dont je le vois c'est que c'est une discussion c'estd que Nathan il passe du temps des mois quelque fois c'est des années pour certains auteur des dizaines d'années si je cendis les yeux dein c'est 10 ans mais Nathan je sais pas combien de temps tu as pris pour écrire celui-là c'était le deè celui- quelques mois moin long long une année après il il m'envoie un qui pense abouti là par exemple on travaille sur le prochain il m'envoie une première partie et il disent bien sûr c'est brut ça va bouger donc de toute façon on est toujours sur une matière mouvante et et on a un tytre de travail au départ mais ce tytre de travail on sait tous les deux qu'il va évoluer alors il se peut quelque fois qu'on revienne à ce qu'on avait imaginé au départ mais finalement c'est une discussion constante et et vient la question du titre vers la fin quand même et c'est là où on se pose vraiment la question et si on prend de ce livre là penser contre soi-même euh histoire de mon suicide le problème que nous on a je vois moi enantéditeur c'est que le dernier livre il se terminait par un suicide donc on a donc dans les liens artificielles qui avait eu un grand succès le donc le narrateur se finit par se f on avait l'impression que c'était la suite du premier donc là pour moi c'est un problème plutôt d'un point de vue éditorial oui là c'est presque commercial ouais par rapport au public que ça peut être une suite et et le suicide ça fait peur c'est compliqué alors que c'est pas vraiment le sujet du livre on a l'impression qu'on va parler de quelque chose de très très grave et et en même temps là c'est c'est c'est profond mais plus léger donc ça me dérangeait comme mais on discute si vraiment avait été persuadé etit vraiment ça aurait pu et puis sur le texte moi je trouve que la relation en fait idéale qu'on qu'on qu'on peut avoir entre un auteur et un éditeur c'est c'est c'est ça c'est que quand on écrit un texte qu'on est à fond dedans on a plus aucune distance vis-à-vis de lui et on peut se retrouver dans une situation paradoxale où d'un côté tu le connais par cœur et de l'autre tu as pas remarqué qu'il y avait une feu d'orthographe dans la première page dans la première phrase et tu peux vraiment avoir les deux et c'est tout à fait compatible je suis un peu caricatural en disant ça mais ce qui est ce qui est ce qui est très très essentiel en fait chez un éditeur c'est d'avoir un un véritable regard qui est pas un regard avec je dirais une sorte d'idée qui est plaquée mais qui voit tout de suite ce qui ne quand quelque chose ne va pas quand il faut faire une c'est même pas une coupe ou c'est c'est c'est c'est c'est quelque chose qui sonne faux par rapport à l'ensemble qui est mal greffé qui est mal c'est en fait c'est l'idéal que donne baudler au début des des des dans dans les dans les poèmes en prose quand il dit un livre ça doit être comme un serpent chaque petit bout doit refléter la totalité de l'organisme et parfois quand on écrit enfin même quasiment toujours quand on écrit un texte le livre est pas encore en mode serpent ouais et c'est ça qui a été quand on a fait ces deux livres chaque fois tu tu m'as tu m'as donné en dehors de de la couverture ou du titre ou des choses entre guillemets de surface des remarques sur le texte en fait qui étaient absolument central mais que j'avais pas vu et après qui paraissent évident mais est-ce qu'on l'accepte je par exemple quand je fais un reportage quand je jeécris je suis persuadé que c'est comme ça qu'il faut faire puis si un rédacteur en chef vient voir il dit non faire comme ça ben je le prends presque personnellement puis je vais le défendre et puis c'est difficile de céder parce qu'il y a des moments où vous dites non là je céderai pas ou bon bah là je vais céder mais c'est à contrecœur bah oui enfin tu avant j'avais pu travailler avec d'autres éditeurs je me souviens par exemple une fois quelqu'un m'avait dit voilà dans ton texte quelque chose m'a m'a choqué ou m'a dérangé ou m'a heurté m'a heurté bah tant mieux oui mais ça voilà ça voulait rien dire et donc là je lui avais dit bah si ça vous heurte tant pis pour vous enfin ça veut rien dire donc mais si une relation se est saine et si justement ce qui se passe c'est pas en quelque sorte de vouloir mutiler un texte juste pour le changer comme ça mais qui a une nécessité euh ça fait partie je dirais de l'obligation de l'auteur de se détacher du regard ça fait partie aussi de ce que j'appelle penser contre soi-même quoi de se détacher de son de son œuvre immédiate en se disant pas c'est moi c'est mon corps et cetera et et et vis-à-vis aussi bien avant que après si quelqu'un écrit un article critique pas dans le but de de de t'attaquer sans pour t'attaquer ou de régler des comptes mais vraiment une critique et qu'il y a des éléments même si c'est très sévère même si c'est très méchant mais il faut les lire en se disant que c'est que c'est intéressant que ça peut être enrichissant bien sûr parler du moter le mot he est-ce que chez Alb Michel on utilise des sensitive readers non honnêtement c'est pas du tout l'espect de la mais contraire là on est non pas du tout après on est est-ce que vous faites attention est-ce que il y a un service juridique même si c'est pas des sensi qui disent ça on va avoir des problèmes jurique qu'on fait des documents quelque fois un peu chaud et donc évidemment toutes les maisons des services juridiques mais je pense qu'on est not nos propres vous un document un peu chaud non mais si vous faites un livre à propos d'une enquête en cours sur quelqu'un personnalité parce que Alber Michel a beaucoup de de catalogues différents des sciences humaines la philosophie et puis des documents des enquêtes et ceera sur des enquêtes avec des procet en cours vous êtes obligé d'avoir des regards juridiques voir d'avocat donc ça on on a tous après mais c'est pas du tout c'est pas des sensitive readers je pense qu'on est tous nos propres sensitive readers en tant qu'éditeur après moi je je Albin est pas une maison dans cet esprit là on va pas réécrire nos classiques on est un peu contre cette idée là on on est une maison ouverte et est plutôt justement ouverte à à tous les tous les types de regards donc non ici on a pas ça après c'est une histoire de goût c'est que vous êtes votre propre sensitive raer vous allez pas mais pour répondre à votre question pardon sur sur la retouche parce que j'ai pas répondu si on prend l'exemple précis de penser contre soi-même moi j'ai lu ce texte que j'avais trouvé formidable extrêmement profond un texte vraiment très incarné et et il y avait une promesse à la fin de du du livre qui é un peu en gestation où Nathan en fait raconte donc le cette cette plongée dans la religion et puis le moment où il découvre la philosophie et puis donc il perd la foi il se tourne vers un nouveau continent mais ça cétait limite ça s'arrêtait là en fait là il y avait une espèce de promesse en disant mais si tu arrives à faire la même chose tu racontes aussi ton parcours et cette découverte de ce nouveau monde ça ce serait génial si tu pouvais et si tu avais envie et si tu essayer de le faire et moi c'est le seul aiguillon que je me suis permis de dire à Nathan parce que c'est là où c'est un vrai échange jeis pas forcé à le faire je dit si tu av envie de le faire si tu penses que tu peux y aller limite un deuxè livre ouais ou ouais ouais bien mais c'est majeur et ça tu le vois pas quand tu es quand tu as le nez dans le Guillon ma première phrase était pourquoi la philosophie alors il y avait pas de coquis dedans mais je me rendais pas compte que je ne sa même pas que je ne répondais pas à cette question mais je ne développais pas cette question à la fin du livre c'est un chapitre final donc c'est pas une retouche que je l'ai pas écrit hein mais c'est une indication une petite Bouss donc ça ça c'est le vrai travail je pense d'échange entre un auteur éiteur et c'est ça c'est intéressant moi je lui fais confiance j'écoute ce qu'il a envie de raconter et dans cette un peu dans cette cartographie je me permet de lu donner voilà des idées de savoir s'il a envie d'y aller ou pas après la retouche précise oui il y en a mais là c'est très en fait c'est de la retouche orthographique syntaxique donc voilà c'est chos que on fait tous des erreurs en fait tous des fautes voilà TR que nous est-ce que ça peut être dans du détail même je comprends pas cette phrase la re ou non ça peut c'estàd c'est comme un prof qui note qui met des à gauche dans exctement il y a plusieurs phases et puis il y a des il y a des répétitions il y a des choses inutiles il y a des choses où c'est un peu mouou est-ce que ça passe avec pardon attend vous êtes un jeune auteur mais avec un auteur plus accompli qui a je sais pas 15 livres 20 livres lui il sait bom il va y aller il s fait construire son bouquin ou non fausse idée de se dire qu'un taex arrive mêmeur abouti en fait souvent ils ont certains disent Mo on me dit pas de toucher je touche à rien oui mais y en a beaucoup qui arrivent comme ça et finalement toujours un petit peu plus ou moins et ça dépend des projets c'est que ça dépense de ça aussi mais mais je pense que le travail nous on est pas imprimeur on est éditeur donc sinon vous avez il y a des solutions d'impression directant il pour aller citer mais pas imprimeur sinonur vous pouz faire votre Tex tout seul fait tout tout seul donc je pense que le vrai travail ce qui est intéressant c'est de travailler et d'essayer d'aboutir au maximum l'idée de son auteur Simp c'est pas de la retouche quoi mais ça repose sur des relations humaines ouais c'est pour ça parfois il y a cette question que les gens qui ont qui ont écrit un manuscrit et cetera disent qu'est-ce qu'une bonne maison enfin quelles sont les bonnes maisons ou quelle est la bonne maison alors par ailleurs non vraiment je le dis c'est pas parce que je suis mais Albin Michel c'est une maison c'est une maison super festive et cetera mais surtout je trouve c'est une question qui n'a aucun sens parce que c'est la relation que tu as avec une personne un éditeur et même en soi ça veut enfin il peut y avoir un éditeur qui qui peut tout à fait avoir une relation privilégiée avec tel auteur et qui n'aurait enfin sur le plan littéraire j'entends mais qui aurait peut-être moins de de choses à apporter avec un auteur extrêmement différent cet aspect humain de la littérature c'est un peu comme la philosophie d'ailleurs est est au premier plan on va y aller mais je me répondiezv sur les Sensitiv vous pense quoier euh que alors d'abord que je trouve ça un peu choquant tout le monde doit être un senstive reader au sens où ça doit pas être un métier quelqu'un qui s'arroge comme ça le monopole de la biéance et de la sensibilité c'est le c'est le rôle de chaque lecteur que d'aimer de ne pas aimer d'être choqué de ne pas l'être je ne vois pas au nom de quelle compétenence quelqu'un peut s'estimer spécialiste en en vexation premièrement et deuxièmement c'est que c'est la mort de la lecture il y a il y a ce texte magnifique de Roland bar de l'écriture la lecture de la lecture bien sûr ce texte de Roland Bart qui s'appelle le plaisir du texte qui est génial Bart dit la différence entre le plaisir et la jouissance c'est le plaisir c'est ce qui te caresse dans le sens du poil tu lis un livre c'est comme un miroir tu t'y reflètes tu te dis l'auteur il est comme moi je m'identifie c'est mon monde c'est super et et l'autre la jouissance qui est un peu pensée contre soi-même si tu lis un livre qui te met une gifle qui te met une BAFF qui te qui te qui te détruit tout qui te heurte qui te fait du mal et que qui te fait jouir pour ça c'est ça la jouissance selon Bart et il a parfaitement raison les plus grands textes de la littérature en tout cas les plus grandes expériences de lecture c'est des expériences dont on sort comme dit Mohamed bouarsar dans la plus secrète mémoire des hommes il dit enrichi par soustraction enrichi parce que l'auteur il t'a enlevé des trucs et c'est pas qui t'a qui t'a rajouté qui t'a caliné qui t'a caressé donc les S enfin cette idée que un livre doit être asceptisé c'est gentil mais c'est la fin de la lecture point point final on y va il va y avoir plus de moins en moins de beau livre ici alors ah non non Contin au contraire mais moi c'est pour Mo c'est merveilleux cont je me demande toujours est-ce que ces beau livres sont vraiment lu ou c'est des objets de déco al oui c'est un peu provoque pardon mais parfois je me dis c'est c'est bien sous la table basse comme ça la table basse oui déco ou ça se voit pour répondre à question pour pour qu' un beau livre soit bien il faut qu'il soit beau qu' oui un be oui mais là là je vous suis en fait avant Internet le beau livre c'était du livre illustré donc c'était la base de de donné pour tout le monde maintenant après internet est arrivé donc c'est plus juste des bolivres moches ça marche plus du tout il faut qu'il soit beau donc c'est un objet de déco c'estd que moi je à chaque fois que je plus bien j'imagine la couverture et j'ai envie de le mettre au mur c'est après euh aujourd'hui si vous pour pour pour qu'un B livre puisse exister pour moi il faut une plume qui accompagne les image donc je je pense que ce qui qui fait l'intérêt c'est qu'on ait quand même des choses à dire mais on est dans on évolue tous et on on sent bien qu'aujourd'hui on a besoin d'images pour lire donc c'est c'est une alchimie comme ça mais on est dans cette dynamique là aujourd'hui et non non non continue en faire beaucoup la preuve merci de nous avoir accueilli ici accompag par par ici je crois qu' peut ou pe aller de l'autre côté d'ailleurs est-ce que vous êtes déjà par mais vous brider dis non ça je peux ça je vais pas y aller non ça je veux pas le faire ah c'est intéressant mais tu dit un peu tout à l'heure sur la partie euh à l'école juive oui pourquoi euh parce que je suis nostalgique et j'aime pas euh j'aime pas cracher sur le passé je suis très très euh dans la vie h je je suis toujours un peu gêné quand je rencontre des gens qui parlent mal de leur ex ouais vous voyez qui ont vécu enfin sauf s'il y a vraiment des choses des violences des choses Abes ouis vous avez vécu 10 ans avec quelqu'un ça c'est mal fini euh vous vous êtes séparé euh vous pouvez avoir évidemment des déceptions des grièves des vexations mais vous commencez à cracher sur votre ex c'est vous que vous insultez en fait et et donc ce lycée euh euh où j'ai quand même eu des moments tout à fait heureux où j'ai rencontré l'amour qui continue où j'ai euh où j'ai vécu des choses voilà j'avais pas envie de de de cracher trop là-dessus d'écrire sous ce sous cette force ça l'amour justementement je je lis si j'ai bien calculé ça fait 10 ans que vous êtes avec la même femme 10 ans depuis mardi ouais ça fait 10 ans à peu près que vous avez quitté la religion oui quitté la foi en tout cas tout à fait ouais il y a un lien de cause à effet il y a un lien de cause à effet euh alors l'amour n'a pas été la cause de ça quand quand quand j'ai rencontré à Naël on était déjà j'étais déjà moi je m'étais éloigné de la religion ouais mais il y a un lien euh elle aussi a eu une je veux pas la raconter à sa place mais une trajectoire assez presque enfin assez proche de la mienne puisqu'on s'est rencontré dans ce lycée donc elle était dans dans un milieu parent plus pratiquant que moi et et oui donc on a vécu cette histoire là de merci beaucoup je suis très content d'être venu i oui mer visite de c'est vrai et en plus on na pas allumé la lumière c'est vrai ah oui là on a respecté la promesse de la nuit merci beaucoup merci à vous on continue notre périp pour cette émission c'est formidable ah ben c'est très gentil et bravo de l'avoir édité c'est formidable aussi merci c'était super bonne soirée à bientôt merci bonne soiréeevir au revoir c'est par ici oui la suite de notre programme on pas parler la langue oui ça c'est important dans votre parcours euh l'hébreu vous a traversé oui complètement tout à fait l'hébreu est la la première langue dans laquelle j'ai eu des des émotions poétiques ouais lyriques l'hébreux de la prière l'hébreux de la Bible des textes extraordinaire le le le Cantique des Cantiques c'est c'est magnifique en hébreu le l'Ecclésiaste aussi et cetera et les psaumes et et l'hébreu c'est une langue d'abord c'est une langue vraiment magnifique et puis c'est une langue il a moi le dit souvent le le répète souvent mais c'est central où le même mot en l'occurrence le mot d'avar désigne les mots et les choses c'est vous avez vraiment littéralement un même mot qui désigne les choses quand Dieu a créé les choses et qui désigne les paroles sur ces choses ou les commandements sur ces choses c'est un rapport au langage où le langage est est non seulement créateur de lêre mais mais mais où l'être lui-même n'est rien que du langage alors vous l'avez appris très facilement il chose d'intéressant c'est vouses pour apprendre une langue il faut apprendre la culture de cette langue presque le pays de cette langue et il faut l'aimer oui il faut apprendre je dirais même à devenir un autre ça veut dire à à devenir à accueillir une part de de de apprendre l'allemand ou apprendre l'anglais c'est pour ça que moi j'aime pas du tout le le cette époque du globich complètement complètement débile et merdique c'est que apprendre l'anglais c'est pas ça apprendre l'anglais c'est accueillir quelque chose de l'Angleterre de l'Amérique de de cette immense culture d'une d'une grandeur être pénétré en fait par un mot dont on a si peur aujourd'hui dans un temps quand même saturé par pas mal de médiocrités qui est le génie le génie de Shakespeare le génie de Wilde le génie de G le génie de la Bible pour l'hébreux et des et des grands prophètes et des grands poètes hébraïques et donc je pense fondamentalement ça être bilingue quelle que soit la langue c'est avoir accueilli en soi le génie d'une notre nation c'est pour ça que moi je suis extrêmement attaché au Cosmo cosmopolitisme mais à la grande idée à l'idée noble à l'idée qu'ancienne de ça pas un cosmopolitisme à la Disneyland ou le cosmopolitisme un peu débile des aéroports le cosmopolitisme où ce sont les les les les les les grands génies des grandes civilisations des grandes cultures qui se côtoi qui dialoguent qui qui font danser leurs langu les uns avec les autres et ça veut dire que pour apprendre correctement le français oui et le parler h correctement il faut aimer la France ou en tout cas bien sûr il faut aimer mais quand on dit aimer la France c'est pas aimer le le camamber le drapeau et cetera oui ça peut être ça mais je veux dire il me semble que c'est avant tout aimer le le le génie qu' qu'il y a eu dans la langue française prou Corneille racine standandal Flobert c'est ça alors ça c'est des racines c'est une culture c'esti il se joue dans le dans le génie d'une œuvre par de le le cadavre du livre par de le le fétiche du papier il se joue quelque chose absolument d'absolument immense je sais pas je sais pas vous mais pour ma part quand quand quand je lis là je je j'ai découvert je lisais ça cette semaine le journal de Pierre Louis pierrelouis auteur dont on parle pas assez dont on va peut-être parler parce que c'était un un type qui a écrit un très beau lit sur le tabac mais mec il avait 15 ans et il était complètement grandiloquant complètement fou il disait Victor Hugo il était passionné par ça et on voyait un type qui était pénétré par le vénie de Victor Hugo et Victor Hugo lui-même c'est que ça tout le lyisme de ctur Hugo ce n'est rien d'autre que d'avoir senti cette intuition géniale que les génies sont sur des sommets g Dante Shakespeare et cetera sont sur Virgile sont sur des sommets où ils dansent où ils se transmettent où ils se passent des phares et ça c'est c'est c'est ça que j'aime moi dans le dans le je faire peut-être un raccourci on dit aujourd'hui que les jeunes Français les petits Français parlent de plus en plus mal la langue la connaissent de plus en plus mal est-ce que c'est parce qu'ils connaissent de plus en plus mal l'histoire de la France sa culture est-ce que il y a un lien je je je je ne suis pas sûr je je pense que enfin oui on on pourrait dire aussi qu'on vit dans une période de l'immédiat présent et cetera ce qui serait d'ailleurs un constat assez assez discutable mais il me semble que c'est aussi le monde des livres peut avoir une part de responsabilité face à cela si vous voulez moi je je peux comprendre je je je peux comprendre le type vous savez mon dernier livre les liens artifici oui qui é livre unu l'objectif dans ce roman cétait de réconcilier les livres et les écrans c'était formidable parce que je suis allé dans beaucoup de lycées j'ai présenté mon livre à énormément de de lycéen de lycé et il y en a plein qui venaient me voir en me disant vous savez moi je déteste les livr je suis une sorte de geek je joue au jeu vidéo je regarde des séries j'aime pas les romans ah votre roman il m'a il m'a il m'a parlé parce que justement vous étiez dans quelque chose vous essayez de rentrer vous essayez de rentrer dans les écrans peut-être que face en fait on va le dire en un mot la littérature est en temps de crise les supports de la pensée ont toujours évolué comme le dit Victor Hugo dans Notre Dame de Paris ceci tu rate là le livre a tué l'édifice avant la littérature il y avait l'architecture qui racontait le vitrail racontait les histoires après les livres ont pris le relais peut-être aujourd'hui que les écrans peuvent tuer les livr mais si c'est ça arrêtons d'en avoir peur disons-nous que c'est un formidable défi pour la littérature de se réinventer parce que la littérature n'a été grande que quand elle a été menacée que quand elle a été invitée à sortir de son espace naturel à sortir des lieux et des sujets dit littéraires pour s'aventurer dans la boue dans la merde des choses de la même manière que quand la peinture qu a été concurrencée par la photographie certains pouvaient avoir peur qu'elle qu'elle fut remplacée B elle a un peu perdu bah non il s'est passé les plus belles choses le surréalisme l'impressionnisme ah aujourd'hui peut-être mais la photographie a permis à peinture de se libérer a permis Picasso a permis brac a permis permis D a permis a permis monie Manet et cetera et et ça c'est c'est il me semble qu'il se joue quelque chose de ça et que ce serait trop facile d'être purement dans un constat un peu entre guillemets fin quelrotien s sans polémique mais consistant si vous voulez à décréter le moment de l'adieu à la littérature au contraire c'est parce que la littérature est en danger qu'il est temps de l'écrire et d'en écrire enfin pas de l'écrire comme sielle avait pas existé mais d'en écrire mon Parnasse votre quartier préféré à Paris sans aucun doute et pourquoi vous savez ce que c'était mon Parnasse alors je crois que c'était un c'était un lieu où il y avait c'était une déchetterie exactement à ouvert et c'est pour ça que c'est un mon c'est un mon parce que c'était une poubelle géante où on jetait toutes les toutes les merdes qui nous venaient de partout et pourquoi Montparnasse parce que justement en fait les les étudiants du quartier latin faisaient l'itinéraire qu'on a fait ce soir et quand ils étaient un peu ivres le soir qu'ils étaient bourré qu'ils étaient pasages et cetera ils allaient jusqu'à la déchetterie et ils déclamaient des poèmes et donc c'était le monde des poètes et des poètes et il est resté ça Montparnasse c'est l'alliage du déchet et du transcendant c'est l'alliage de de ce qui a toujours été vilain et sale et ça a été un quartier assez malfamé c'était le quartier des des des alors surtout au niveau de la tour mais des bars un peu un peu bizarres des maisons closes des hôtels un peu vraiment mal mal fréquenté et de la grande littérature moi je si je devais choisir un espace-temps qui me fait fantasmer c'est l'espace-temps du roman de Simone de Beauvoir qui s'appelle l'invité où elle raconte l'époque où elle et Sartre étaient encore pauvres et où ils habitai des des petits hôtels vraiment complètement bidons à montparnass j'ai un ami qui m'a raconté que son père avait rencontré Sartre dans un hôtel ici la nuit à 2h du matin le type habitait en face et Sartre avait perdu ses lunettes et il était complètement ivre et il arrivait pas à retrouver sa champ et ça VO ça c'est une époque moi qui me fascine vous avez écrit un un un livre un essai ou avant celui-ci sur la clope oui vous êtes le seul qui ose encore dire que la CL c'est génial c'est génial la CL vous ne fumez pas non non pourquoi Jama fé jamais si j'ai bien d une fois essayer pu j'ai toussé pendant 3 He et je suis dit que çait la pass ça vous n'z pas j'aioit ferzustr prop la cigarette bon moi d'abord je suis un un immense mais vraiment immense adcte la cigarette vraiment j'ai commencé tôt prier cl ça devitre 12 ans quelque chose comme ça j'ai pas fumé comme un malade à 12 ans et je n'arrive pas à m'en passer du tout déjà arriv j'ai pas envie la cigarette en fait de toutes les drogues c'est la seule drogue qui ne crée aucune ivresse et qui n'est donc pas incompatible avec le quotidien et qui ne te promet aucun monde meilleur tu prends de l'alcool tu fumes un joint tu prends n'importe quelle drogue tu as l'impression pendant ce moment de livresse de temps exactement d'être dans une sorte de paradis de monde magnifique ou de monde différents ou d'autres mondes ça peut être un monde même terrible dans le cas de l'alcool ça peut être si on a l'alcool mauvais mais en tout cas on sort la cigarette je suis là la cigarette c'est la drogue de la pause qu'est-ce qu'une pa clope c'est truc magnifique une PO clope ça signifie deux choses ça signifie j'ai besoin de prendre une pause j'ai besoin de sortir j'ai besoin de m'évader je suis pas entièrement là où je suis là où je suis finalement ça ne me contient pas mais je sais que je ne m'évaderai pas je sais que je vais y revenir et pendant un petit espace de 5 minutes c'est à la fois la drogue de la liberté et la drogue de l'aliénation je sais que je vais y retourner mais je me donne ça quand même et ça c'est quelque chose qui est formidable on est dans un lieu c'est intéressant il y a un tabac on voit la carotte ici le tabac et si on traverse la route on est parti on traverse la route il son très bavard ilut pas rentrer parce5 minutes vous les connaissez t oui on traverse la route ici interdit de fumer interdiction de su ça c'est une catastrophe pourquoi et ben voilà vous vous auriez dû me demander ici ce que devenait Paris c'est une horreur c'est écrit je sais pas si c'est écrit ah mais c'est mais vous le savez si si je sais puisque il y a une carte qui recense les endroits non fumeurs de Paris VO c'est affligant bah voilà qu'est-ce qu'un squir où on ne peut pas fumer qu'est-ce qu'un un squ fumer c'est aussi fumer c'est aussi rêver fondamentalement non mais attends oui pourquoi là vous me dites que c'est une catastrophe non mais là je rigole un peu parce qu'il y a des enfants je vois qu'il y a un espace enfant à la limite je comprends mais je rigole mais non je rigole à moitié fumer c'est déjà aussi une certaine forme d'initiation au rien faire moi je vois quel que soit l'endroit où je suis je fume beaucoup mais mais c'est vrai que quand vous fumez devant vous n'êtes pas obligé de fumer mais quand il y a un très beau texte de nichch làdessus d'ailleurs il dit c'est tellement difficile de ne rien faire et les fumeurs ils y sont pas totalement mais ils y sont un peu un peu plus que les autres mais moins que les vrais philosophes comme finement c'est ceux qui ne savent pas rien faire savent pas totalement rien faire mais qui en ont quand même besoin vous voyez votre paysage vous voyez un coucher de soleil vous fumez vous mettez de la musique ou pas peu importe vous allez le contempler votre couché de soil et vous allez vraiment le contempler le temps d'une de vous avez un rapport un peu autre réel chez les Indiens les Indiens d'Amérique du Sud les Bororo les Vich ça écrit un là-dessus fumer c'était la drogue enfin le tabac était associé à la spiritualité parce que c'était le pur feu et et et c'était ça on fumait en s'envolant et en et en rejoignant en inventant un ciel en soi ce qui vous pose problème c'est l'interdiction oui alors ce qui me pose problème c'est l'interduction pour deux choses d'abord parce que c'est déjà ce premier truc de comme les sensitive rider tu me déranges et on se met dans une terrasse ça arrive souvent quand on est fumeur on se met dans une terrasse où c'est légal de fumer il y a quelqu'un à côté qui dit Monsieur arrêtez de fumer s'il vous plaît vous m'embêtez ouais moi je je peux le comprendre je fume pas ça m'énerve oui mais c'est c'est c'est l'odeur de l'autre c'est la la présence de l'autre alors bien sûr je sais je fais semblant là je suis un peu de mauvaise fois d'oublier le tabagisme passif que c'est dangereux et C i oui non mais audelà d' dangereux ça peut me dérangerû bien sûr oui mais ça déjà je trouve que ce rapport à l'autre où je suis dérangé par l'autre où je me dis pendant le covid peut-être qu'il va me transmettre une maladie que l'autre est une sorte d'immense virus son corps va me mettre en danger son esprit va me mettre en danger tu vas heurter ma sensibilité tu vas me blesser tu vas me heurter et cetera tout ce rapport là à l'autre est quand même un rapport qui est un rapport de radin en fait je ne veux pas ce qui est beau dans la rencontre de l'autre c'est le risque peut-être que là tout à l'heure quand on ira discuter vous allez me dire des trucs qui vont me faire me faire violence à mes à mes préjugés mes certitudes mais voilà c'est ça qui est beau dans le raconte de l'autre c'est je fais pas du tout l'apologie de la violence mais c'est la mise en fragilité de mon moi et déjà il se joue une forme de petite radinerie que j'aime pas beaucoup c'est vraiment quand les gens moi quand j'ai des mes potes qui sont malade je leur fais d'autant plus la bise pour leur montrer que je suis pas dans ce ce petit cette petite Avaris de dire ah j'ai pas envie que tu me rendes malade qu'est-ce que c'est mesquin et deuxièmement c'est le plus grave l'État qui te donne l'obligation d'être en bonne santé à la limite quand c'est le tabagisme passif tu ne nuis pas à autruie c'est une chose mais quand comme on l' envisage de plus en plus on se rapproche une interdiction du tabac on multiplie les prix par 1000 on on rend la vie impossible au fumeurs là il se joue quelque chose où il y a une politique de la morale et une morale de la santé politique de la morale c'est oximorique la politique l'État dans un siété de droit n'a pas à dire quel est le bien c'està-dire vous voulez être libre de vous [ __ ] les poumons en l'air bah oui un individu a le droit de s'autodétruire il a le droit de faire ce choix ça veut dire qu'il a le droit dans son système de valeur enfin d'estimer que la création par exemple si moi je pourrais pas écrire sans fumer je sais pas si je pourrais écrire sans fumer que je fais passer écrire un livre avant le fait de d'avoir des poumes roses ou je enfin ou jaune j'en sais rien et etou noir je crois ou noir enfin oui mais son noir quand quand on fume euh premièrement et et et et deuxièmement qu'est-ce que c'est que cette morale la santé une morale vraiment la morale du dernier homme dirait Nietzsche la morale la plus mesquine qui soit la morale où ce qui compte c'est plus le sens de la vie c'est la quantité de la vie il faut être centenaire grand idéal mais ensuite le rien n de sens à l'intérieur de ça excepter l'exigence d'être centenaire ça il se joue quelque chose que je trouve assez dangereux et et et et et qui à la fois entre guillemets intellectuellement d'un point de vue presque métaphysique mais même d'un point de vue politique là il y a un rapport à la liberté qui est fondamentalement vicier et sans faire de de point Godwin les régimes qui ont vraiment inventé la politique mod antiabac c'est pas des régimes très sympathiques ou ah oui oui a eu des politiques antiabac la création en France on a une politique antiabac bien sûr mais la création en Europe du concept d'espace fumeur moderne je le dis je suis un tout petit peu caricatural dans mon livre je l'expliqu plus précisément c'est vraiment Adolf Hitler ça veut dire que avant lui il y a des endroits interdits à la cigarette certaines un moment il a l'église se dit on a l'encang on veut pas F qui parasite l'odeur de l'enembble donc on interdit de fumer dans les églises c'est une chose il y a des pays qui étaient interdit où éta interdit de fumer en terre d'Islam il a souvent été interdit de consommer du tabac en Angleterre il y a eu un moment est-ce que ça fait est-ce que si le plus grand des démocrates avaent fait ça au début du 20e siècle on parlerait pasou vous avez raison c'est pas un argument mais mais c'est quand même intéressant de savoir que Hitler a créé les les tramo les vagons fumeurs vagons non fumeur et que lui-même avait cette politique là et et tout ça parfaitement d'ailleurs cohérent avec son appareil idéologique je traite pas de nazi tous ceux qui sont contre la cigarette he bien sûr mais je dis que j'ai me vexer mais mais ça ça veut pas dire juste pour pas donner l'impression que je défends l'indéfendable évidemment qu'il faut faire des campagnes de prévention ah évidemment que la santé c'est important et évidemment queil faut pas nuire à la santé d'autrui ça c'est ça par contre je rigole pas dessus ça veut dire que tout ce qui concerne le tabagisme passif je le comprends mais en revanche supprimer à la fin des fins le choix de l'individu de dire je sais que c'est dangereux je sais que ça va peut-être me me me me me faire beaucoup de soucis mais je prends la décision que la valeur santé n'est pas par exemple la valeur que moi je vais porter au pinacle parce qu'il y en a d'autres qui me semblent plus importante supprimer ce choix là c'est quelque chose pour le coup de vraiment dangereux vous avez changé de d'idée d'en prenser contre so vous êtes vous étiez croyant et puis d'un seul coup vous vous êtes il était plus et même un peu plus que ça même pris le parti de l'autre bord quasiment ouaiscetteigion est-ce que vous êtes sûr que vous changerez pas d'avis plus tard sur la CL peut-être sur ça ah ben j'espère que si est-ce que ce livre vous pourriez le renier je sais pas dans 15 ans 20 ans est-ce que c'est possibleah je je le dis dans le livre même que je l'espère il y a un mouvement philosophique dont dont je fais l'apologie dans le livre dont je me réclame en un certain sens là je vous suis he parce qu'on va dans votre café CAF favor je je vous amène c'est par là et comme ça après on y et il y a un mouvement philosophique dont je fais l'apologie dont je me réclame un certain sens qui est le scepticisme le scepticisme le mouvement du du doute en quelque sorte al scepticisme il y en a eu chez les antiques il y en a eu chez les modernes il y en a eu 1 et une version c'est pas ce qui m'intéresse dans le scepticisme c'est pas si vous voulez l'attitude statique le doute sans contenu de dire moi je ne sais pas je ne sais pas si de plus de font 4 ou font 5 je ne sais pas si ce camion est blanc ou si c'est une illusion un trompeleœuil et qu'en fait il est vert ça c'est un scepticisme si vous voulez de l'inertie du relativisme qui met à égale distance P toutes les vérités et qui donc donne libre cours à la paresse puisque si je ne sais rien bon je peux arrêter de penser en revanche le scepticisme conçu comme verbe le verbe de douter pour moi c'est ça que que les grands sceptiques ont vu que Piron a vu que Sextus etésidem a vu que que agripa a vu le verbe de douter ça veut dire d'inscrire de la négation et de faire de la négation le moteur de la pensée c'està-dire de vouloir que la pensée elle soit vivante et qu'elle soit pas rigide et qu'elle soit pas inerte et qu'elle soit pas pétrifiée sur des concepts qui comme ça la stabiliserait c'est pour ça que je me méfie beaucoup de la définition de leusienne l'art des concepts le concept ça fige non la pensée qui est plus important que les concepts et donc ça ça signifie que tant qu'on est vivant il faut pas rester accroché à son texte ça rejoint d'ailleurs ce que je vous disais et ça rejoint enfin il y a beaucoup de choses qui se rejoignent quand je vous disais qu'on fait de la philosophie avec tout bien sûr non mais là on retombe sur nos pattes là c'est la fin il y a tout qui s'emboite quand on fait de la philosophie avec tout une relation avec un éditeur c'est philosophique enin peut avoir une relation philosophique avec son éditeur ne pas vouloir rester accroché à son petit texte en disant ah non mais attends je suis un génie mon texte est génial ferme ta gueule tu n'as rien à me dire là-dessus et pas touche à mon texte non parce que précisément la vie c'est ça et donc pour vous répondre j'espère bien que je changerai j'espère bien que j'évoluerai et j'espère bien que ma pensée elle elle mes questionnements mes interrogations et pas seulement ça mes modes de vie mes rapports au monde mes modalités d'action elles évolueront et que je reconnaîtrai mes erreurs mais pas la manière d'une confession de m'arracher les vêtements en disant oh là là pardon je me suis trompé heureusement heureusement qu'on se trompe heureusement qu'on avance et heureusement qu'on est sur ces chemins forestier vous êtes écrivain vous t prof de philo mais votre notoriété elle est d à la télé non en partie en tout cas en ouais en partie oui en grande partieou oui en grande partie oui vous avez commencé sur ces news oui comment ça s'est passé alors j'avais commencé je quand j'ai publié mes mes mes livres et notamment le livre sur la cigarette espace humumur a j'étais j'ai été invité dans pas mal de de médias pour le pour le présenterou ouais ça fait polémique on aime bien voilà exactement ruier tout ça et puis j'étais allé le présenter chez chez Pascal pro et là il s'est joué quelque chose tout de suite ou moi j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai beaucoup aimé son son son son personnage son ironie son rapport au son ce qui se dégageait de lui à un niveau humain j'ai j'ai senti j'ai j'ai j'ai une grand-mère qui qui qui est un peu qui est très malade mais mais qui qui avait certains aspects de personnalité commun avec avec lui que j'ai tout de suite reconnu chez lui des détails mais des manières de et donc moi j'ai eu cette sympathie je crois qu'il l'a eu et il m'avait proposé de de de revenir dans cette émission et donc j'ai eu un moment comme ça c'était l'été cé en 2020 21 où c'était le le pas sanitaire en même temps et donc je fais l'été où je vais dans pas mal de médias je vais sur LCI sur C news et cetera mais pas comme chroniqueur comme invité et à la fin de l'été la même semaine je reçois des proposition pour être chroniqueur dans plusieurs chaînes info il en a pas 10000 en France voilà et je me suis dit voilà c'est news outre que j'avais cette sympathie pour pour pour Pascal pro mais mais surtout objectivement je pense que en tout cas des médias qui m'avaient fait cette proposition c'était la la la la chaîne danst la perspective éditoriale ou la ligne éditoriale mais je préfère le mot de perspective était la plus éloignée et est toujours la plus éloignée de ma perspective personnelle et je trouvais ça beaucoup plus intéressant à la fois pour moi beaucoup plus formateur et je l'espère aussi pour les pour les téléspectateurs que que que que justement d'accepter ce défi là ah vous êtes en train de me dire que vous êtes allé sur C news parce que vous n'étiez certainement pas d'accord avec la ligne Ito parce que j'étais oui oui parce que c'était pour le dire autrement parce que parce que j'aime pas ce mot de ligne éditoriale parce que dans un média les choses je pense que vous le voyez au Figaro c'est pas une ligne imposée comme ça c'est autre chose c'est mais parce que je savais que c'était l'espace où j'aurais le plus de probabilité d'être en désaccord voilà de me confronter à des gens avec qui je partage parfois rien parfois très peu parfois quasiment rien parfois un peu plus ça dépend des gens et et et avec le recul je ê absolument pas moi ça a été super formateur sur moi pour moi mais est-ce que vous avez peur que on vous catalogue ti sans forcément vous écoutter un naan de ver lui c'est un pardon F che SS bah écoutez ça m'arrive pas moi ça ça m'est pas arrivé on vous écoute non ça peut-être un pe non c'est quelque chose j'observe comme tu catalogue plus il y a des gens sur Twitter c'est mais ça moi ça me fait rire les ça c'est toujours l'éthique de penser contre soi-même moi j'adore me enfin vraiment les gens qui m'insultent trouve ça souvent plupart du temps très drôle et mais il me il me campe souvent en une sorte de limite de je sais même pas comment dire c'est même pas islamogophiste qui m'appelle c'est une sorte de de type qui serait ouais limite islamiste quoi tuis parce qu'ils sont complètement fous ces gens là dès lors qu'on qu'on dit que la social enfin que l'État de droit c'est pas mal alors là on est tout de suite il nous imagine àaka mais mais c'est voilà donc c'est plutôt l'inverse comme étiquette d'un manière on a toujours des étiquettes vous en avez j'imagine faut pas s'en défaire oui que vous pensez vous de ce mouvement contre ces news ces derniers temps puisque vous me dites que la perspective éditoriale la ligne éditoriale vous convient pas tout à fait donc c'est que vous comprenez que certains qu'elle dérange certains vous en pensez quoi vous encore heureux de ces attaques alors encore heureux que dans la vie démoc vous avvez pres envie de les soutenir j'imagine parfois mais en même temps vous travillez sur la chaîne non mais bien sûr mais non mais déjà encore heureux que dans la vie d'une démocratie ou un média soit contesté c'est c'est formidable une chaîne de télévision un journal et cetera qu'on puisse avoir des désaccords des critiques c'est formidable ce que j'observe vous citez C news mais on pourrait citer plein de gens c'est aujourd'hui une tendance quand on a un désaccord non pas à avoir la pulsion de débattre voir de critiquer voir d'attaquer politiquement par le discours de combattre de déconstruire mais d'interdire cette pulsion d'interdire comme ça qui remplace moi quand qu quand j'observe quelqu'un qui a qui tient un discours qui me paraît soit absolument faux soit insupportable soit dangereux pour le corps social la pulsion qui tout de suite me vient mais c'est corporel ben j'ai envie de débattre de discuter avec lui de soit pour déconstruire ses arguments soit pour l'affronter et cetera jamais ça me travaillerait cette ce désir de me dire je veux qu'il se taise je veux qu'on lui coupe son sifflet je veux qu'on lui ferme sa fréquence je veux qu'on le convoque à la police pour apologie du terrorisme parce que ça se dit la même chose je je déteste les position de LFI depuis le 7 octobre mais je trouve ça tellement tellement significatif de notre époque cette réaction de les interdire de d'université de de conférence convoquer à la police de judiciariser le débat tout ça est terrible et donc oui bien sûr je pense qu'il faut impérativement aujourd'hui défendre la liberté d'expression quel que soient les les personnes c'est news tout le monde oui mais jusqu'à quel point toujours un moment un point où ça passera pas même pour vous c'est une question difficile j'aurais pas de certitude là-dessus absolu je dirais que bon il y a après il y a un cadre il y a un cadre légal ok très bien euh mais bon à un moment euh c'estàd que la liberté d'expression ce libéralisme à tout va comme aux États-Unis par exemple on peut tout dire est-ce que ça ça vous conviendrait je pens est-ce que tenir des propos nazis en France vous conviendrait par exemple non non mais enfin moi je pense que fondamentalement une un pays où la liberté d'expression est très très élargie ça marche s'il y a une qualité du débat ce qui n'est pas la même chose que la liberté d'expression ça veut dire et vous vous le voyez dans votre journal vous avez une liberté d'expression ensuite quand vous invitez des gens vous essayez d'inviter des gens intéressants c'est pas de la censure pour les autres c'est juste que vous allez pas inviter 66 millions de Français vous faites une sélection et je pense qu'il y a une responsabilité à faire en sorte que le débat public soit de bonne qualité que toutes les opinions soient représenté tous les angles mais dans une bonne qualité j'observe que en France et aux États-Unis c'est encore pire la qualité du débat est pas au rendez-vous pas à cause de vous mais elle est pas au rendez-vous et et que à partir de là je comprends qu'il faille limiter la liberté d'expression dans une société idéale où où vraiment on aurait un débat de meilleure qualité je pense que ça pourrait être envisageable de de l'étendre davantage ce cadre légal actuellement je bois un crème à l'horizon mon bistron préféré c'est que créé hein c'est vous exactement et qui est vraiment le le bar le café je sais pas comment dire le plus sympa de Paris mais ça il faut il faut le savoir çaon souait pas ici avec plaisir va demander quand même normalement on va le dire bonjour bonjour comment tu vas tu vas bien enfin et toi bonjour Charlie gotier je disais que c'était le plus beau Café de Paris le plus sympa celui qui a le plus d'AM évidemment est-ce qu'on peut se mettre par là avec plusurs bien sû merci beaucoup merci et toi tu vas bien on se met où bah comme vous voulez vous voulez vous mettre là allez on ici on se met côte à côte parfait les cafés c'est votre truc absolument pourquoi j'adore les CAF les cafés je vous lire les cafés représentent une manière de vivre décentré du temps et de l'espace ça veut dire quoi ça veut dire que dans une ville et dans une société à peu près tous les lieux ont des utilités des fonctions des cases des identités en fait de la banque qui est en faceou à la limite l'hôtel on pourrait trouver qu'il y a des quand même un rapport au monde plus souple parce qu'on est pas chez soi oui mais sinon ou mais j'y vais quand même pour y dormir vousz pour dormir un toit vous savez oui il y a des gens qui vont pas pour dormir c'est a choserai mais euh euh c'estàd je ne sais pas vous avez l'air de savoir et euh voilà et le café c'est le seul lieu où vous allez sans savoir ce que vous en fait c'est le seul lieu qui ne sert à rien et d'ailleurs il y a plein de pays où il y a pas de café vous allez aux États-Unis une promenade et un café ils savent pas ce que c'est un américain il marche pour aller d'un point à un point B ouais et il s'assi éventuellement au restaurant pour bouffer mais le café où vous allez sans aucune raison oui parce que finalement vous prenez un verre mais vous avez pas pas soif non vous avez pas soif vous pouvez y aller pour révasser seul pour fêter une bonne nouvelle pour draguer pour parce que vous êtes déprimé pour bosser pour pour m il une raison et donc c'est aussi un truc qui a un rapport au monde où vous n'êtes pas chez vous moi j'ai pas on n pas de place bah Vous vous n'avez pas cette identité figée vous êtes le locataire d'une table pendant 10 minutes 20 minutes 1 heure et tout peut arriver vous allez rencontrer des gens formidables ou pas ou insupportable vous allez être en permanence heurter moi quand je descends bosser au café c'est toujours un peu chiant parce que il peut y avoir des gens très bruillants à côté il peut y avoir de la pluie on peut vous gâcher votre moment vous empêcher de vous concentrer ça fait partie il peut y avoir du bruit ambiant ça fait partie d'un rapport au monde où vous acceptez d'être dérangé parce que exister fondamentalement c'est ça c'est sortir de soi et donc prendre le risque de se prendre un réel qui va venir nous contrarier et le café c'est le nom de tout ça c'est est-ce que c'est traduction de la liberté café égal liberté je pense que oui ouais je pense que oui ouis je pense que le café c'est la traduction euh euh de de de de ce qu'il y a vraiment de plus beau dans l'art de vivre européen euh euh ce rapport même aux villes où vous allez dans les villes apprécier une ville en Italie c'est aussi se promener visiter les églises les musées mais c'est aussi être dans ses cafés à contempler le paysage ça existe dans le monde arabe he d'ailleurs c'est pas que européen le café mais c'est c'est c'est fondamentalement ça payz beaucoup trop cher un café ouais c'est le vide non non mais ça oui vous voyez tout de suite et vous êtes tout de suite américain là ah ou ça ah voilà payé trop cher oui c'est pas toujours doné ici ça va ah oui c'est vrai oui vous allez voir vous prenez un verre de longdoc il est il est il est abordable on va demander alors demander que vous trouvez que les les Français les gens aiment assez la liberté l'aiment plus tellement PL temp que ça je crois qu'ils aiment le mot là tout à l'heure j'avais un un débat avec une femme de la Fondation Jean joures qui disait que il citait ce mot-là comme un des mots les plus importants dans les valeurs ou bon mais l'idée derrière le mot le mode de vie derrière le mot je suis pas sûr parce qu'encore une fois la liberté c'est le contraire du confort la liberté c'est quelque chose d'horrible fondamentalement quand Sartre écrit ses pages sur la liberté dans lettre et le néant il les inaugure par un exemple qui est celui du vertige je marche sur un chemin à côté d'un sentier à côté d'un abîme d'un précipice et j'ai j'ai la trouille de tomber et je sais que comme je suis libre je peux me jeter de gens je peux me suicider je peux me jeter vers ma propre mort la liberté c'est ça c'est la révélation d'un gouffre d'un vide et donc d'une fragilité inhérente à l'être humain et aussi dans nos rapport à l'autre l'autre peut venir me brusquer et donc ça ce ce réel là derrière le mot liberté cette valeur quand on dit les valeurs républicaines ça ve rien dire ce que ça veut réellement signifier on l'abandonne de plus en plus l'intolérance le fait de plus vouloir supporter alors oui on parlait plaisir àir moi je faisais l'apologie du verre de langdoc mais vous n'aimez peut-être pas ça moi je vous suis si vous aimez bah c'est très bien de ben c'est gentil mercip on va boire à ta santé d'accord on aime le mot pas forcément l'idée oui ce que vous décrivez en fait on aime sa liberté pas trop celle des autres donc finalement c'est rapide un problème tout à fait exactement ouais il y a deux grands sujets qui un grand sujet qui vous anime c'est notre futur numérique oui aussi vous avez écrit un un livre les liens artificiels là-dessus ouis d'abord sur le métaverse c'était ça hein un homme qui s'offrait une deuxième chance dans un monde virtuel j'ai l'impression que c'est une idée qui est un peu passé de mode le méaverse on en parle beaucoup moins C 2021 2022 pourquoi ça apparu il disparu on a l'impression qu'il y a pas de d'ouverture sur ce sur ce sujet que c'est fini que ça va pas marcher je pense que ça alors il faut être prudent parce que ça va peut-être remarcher plus tard ou mais je pense que la raison pour laquelle ça n'a pas marché et pour laquelle ça ne marchera peut-être jamais c'est que c'était une idée trop complexe trop sophistiquée quand Zuckerberg a cré l'impression que vous êtes unom politique ça la pensée complexe d'Emmanuel Macron vous pouvez pas le comprendre ou c'est ça voilà c'est c'est du Macron compqué pour vous c'est exactement ça c'est le merci c'est le Macron de la technologie quand Zuckerberg il a créé Facebook tout le monde sait ce que c'est Facebook ça s'explique en deux phrases à sa grand-mère qui connait pas le MAV il faut 3 He pour expliquer que donc c'est merci beaucoup Mar dans l'année voilci char le MAV c'est quelque chose tellement merci pour ce moment [Musique] merci à vous mais c'est pas fini j'ai encore plein de questions formidable non mais je disais pas ça pour que ça s'arrête je dis ça pour dire merci on est en train de battre des records ça send ou d'accord donc le métaverse un peu en avance oui mais miroir du monde dans lequel on est déjà c'est pour ça que j'ai écrit ce roman c'est parce que cette idée de dire nous imaginons une situation où vous n'avez plus besoin de sortir de chez vous pour être relié à la totalité du monde vous mettez votre casque vous voyagez vous visitez c'est des musées vous bivez des cafés avec des amis vous allez au travail vous êtes en pyjama dans votre lit et vous êtes dans une réunion dans un open space cette idée là c'est ce dans quoi nous sommes déjà plus ou moins et surtout c'est la dernière étape de la mondialisation une mondialisation qui suppose d'être enfermé une mondialisation dont le monde est le premier sacrifie ce qu'on a vu pendant le confinement le confinement on était tous assignés à résidence et pourtant on était tous multiconnectés et nous n'avons jamais été aussi mondialisés que lors de ce confinement où on pouvait pas aller serrer la main à son voisin le grand sujet numérique donc 2021 2022 cétait ça 2023 2024 et là en revanche j'ai l'impression qu'il y a une ouverture c'est l'intelligence artificielle alors vous avez raison est-ce que les écrivains sont menacés euh vous me permettez de faire une réponse de philosophe chiant et lâche de dire oui et non non allez la dernière le nom le nom sera plus important le petit oui c'est que l'intelligence artificielle va bouleverser tous les métiers intellectuels oui pour une raison très simple c'est que au 19e siècle ça c'est c'est les cybernéticiens qui ont très bien vu ça au 19e siècle on a mécanisé le travail manuel donc il faut on mesure pas nous aujourd'hui que c'était une immense blessure narcissique les antiques Aristote pensaient que la main était le propre de l'homme que les animaux ont des pattes que seul les hommes ont des mains ou ça veut dire l'outil de tous les outils ma main c'est un outil que je peux utiliser pour prendre pour détruire pour cpper ouais on a découvert qu'une machine pouvait avoir une main enfin pouvait être manuelle même si c'est pas une main justement et donc ça a bouleverer le métier manuel de la même manière on mécanise aujourd'hui certaines activités intellectuelles donc sans doute que oui ça va changer les les les les pratiques des métiers là où il y a une immense presque quasiment arnaque mystification sur l'intelligence artificielle ouais c'est qu'on m à ce sujet pourquoi l'intelligence artificielle n'a jamais ENF personne parmi ne pense que ça remplace l'esprit en fait il faut voir l'histoire de l'intelligence artificielle l'intelligence artificielle ça a été créé par un mouvement dans la seconde guerre mondiale qui s'appelle la cybernétique don on a un peu oublié l'existence aussi important que les humanistes du de la Renaissance vraiment central qui réunissait des gens de toutes les sciences et de la philosophie pour penser une nouvelle théorie de tout et notamment il travaill aussi pour l'armée américaine donc il construisait des machines ils se sont dit maculo c'est un grand nom Norbert winner on va réduire l'esprit à un paradigme qui est devenu le paradigme de traitement de l'information et donc à partir de là on a créé les sciences cognitives on a créé l'IA sur cette idée que avoir un esprit avoir une cognition c'est traiter de l'information et que donc un accumuler des connaissances exactement ou comme et donc à partir de là on peut l'implémenter aussi sur un ordi entre ce que fait un ordi les inputs et les outputs et nous il y a pas une différence il y a une différence de structure matérielle mais pas de d'opération mais cette définition c'est un truc hyper asbine ça veut dire dès les années 80 c'était déjà très très largement discutter donc le paradoxe c'est qu'aujourd'hui ce qu'on vit avec lia tout le monde présente ça comme quelque chose de futuriste c'est un immense retour du passé tout ce débat public qui nous dit le grand emplacement de l'homme par la machine c'est un retour aux années 50 60 70 et c'est pour ça que je suis pas si inquiet que ça parce que ça fait bien longtemps qu'on a compris qu'avoir un esprit c'est pas traiter de l'info et écrire un livre ce n'est pas traiter des datas ou créer des datas il se joue quelque chose ou faire ce que vous faites une émission là ce n'est pas des datas c'est ça se joue aussi dans ce qu'on appelle une conscience phénoménale un rapport au monde qui se vit en première personne une expérience vécue dont le sens c'est pas quantifiable objectivable transposable par un ordi j'ai une dernière question ouis vous avez fait un livre sur vous sur religion d'une certaine manière et puis d'en sortir religion et philosophie vous avez fait un livre sur le Métavers vous avez fait un livre sur sur la clope oui est-ce que un écrivain peut être aussi large beaucoup d'écrivains écrivent toujours la même chose par di Mo il parle toujours de lui par exemple vous voyez toujours de la même histoire Welbeck a toujours le même type de personnage Virginie dépente aussi voyez bi je prends les de grands noms il y moi c'est quand même beaucoup il a écrit sur plein de trucs très très différents la Corée tout tout ce qui touche claud François oui c'est vrai c'est vrai mais on en revient souvent à naissance et parcours oui bien moi j'ai pris cet exemple comme d'autres voyez est-ce que vous vous pensez qu'il est possible d'écrire sur tout un tas de sujets très différents est-ce que c'est ce que vous voulez faire ou là le prochain livre ouis ressemble à à l'un de cux non je pense pas qu'il ressemblera il sera différent il commence un peu il sera je je la raison pour laquelle d'ailleurs j'ai choisi ce nom natthan de vert depuis vert from tout c'était profondément ça c'est l'idée que écrire changé de nom c'est pas V j'ai changé de nom oui c'est pas mon vrai nom pas demandé alors ça m'intéressait ça pourquoi enfin la réaction de vos parents c'est Reni une identité complètement enfin alors oui mais c'était pas je je m'entends extrêmement bien avec mes parents ouais et quand j'ai changé de nom en fait je voulais un nom d'auteur pour mon premier lit et euh pour la raison que je vais vous dire dans une minute et c'est ma mère qui m'a trouvé cette idée de nom m'a appelé un soir tard elle m'a dit ah qu'est-ce que tu penses de ver depuis vert from to la vie comme un voyage vs pas comme l'acteur non pas comme l'acteur et on part de quelque part on va quelque part d'autre c'est ça l'existence et et donc j'ai j'ai j'ai choisi ce nom parce que je pense que écrire c'est pas seulement un acte créatif c'est un acte créateur ou créatif c'est un acte existentiel c'est un rapport au monde qui change accepter de justement de voir la vie comme une quête comme un voyage comme un changement moi quand j'écris un livre je ne suis pas le même homme entre le début de l'écriture et la fin j'ai j'espère avoir changé j'espère avoir changé de rapport au monde de manière d'agir c'est aussi un travail donc c'est pas un travail d'extériorisation de mes sentiments intérieurs c'est un travail de de d'extériorisation de soi de de vivre en nomade de changer et et donc c'est pour ça que j'arriverai pas à écrire deux fois le même livre ou deux fois le même livre sur un même sujet parce que j'aurais l'impression justement que c'est le contraire de la démarche même de l'écriture est-ce que qu'aujourd'hui vous êtes totalement de ver ou pas ou non vous êtes encore sur votre carte d'identité par exemple c'est quoi ah non non sur ma carte d'identité c'est cache oui et votre oui vrai nom votre ancien nom ou oui est-ce que c'est presque une une vexation si on vous appelz comme ça par exemple Mohamed Ali a refusé qu'on l'appelle Cassus clé parce qu'il avait changé parce qu'il il avait évolué oui écoutez alors je sais ça je sais pas si je me sens moi on m'appelle comme ça pour les trucs administratifs donc je vais pas faire le vexé par exle quand vous présentez maintenant vous dites Nathan de ver oui je m'appelle Nathan de vert dans ma vie avec mes enfin mes amis m'appellent pas par mon n de famille hein mais mais oui mais c'est oui oui donc si on m'appelait je pense pas que je me mettrai à pleurer j'accepterai que l'autre brusque mais contraire merci Nathan merci beaucoup alors j'ai commencé avec une phrase je vais finir avec la dernière l'existence est ici le temps peut commencer santé santé merci infiniment

CNews, Hidalgo, éloge de la cigarette et liberté d'expression: un soir avec Nathan Devers — Anne Hidalgo · Pourquijevote