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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 20 décembre 2021 62 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalSantéInstitutions & électionsSolidarités & famille

Contre-Matinale #59 | Pass vaccinal, variant Omicron : Vers des élections sous Covid ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 74 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:47OuverteRéponse directe

    Que penses-tu de la séquence politique de l'irruption de Christiane Taubira ?

  • 11:08RelanceRéponse partielle

    Est-ce que Taubira ne va pas brouiller le message des candidats déjà en campagne ?

  • 14:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que la Primaire populaire peut fonctionner d'ici fin janvier ?

  • 18:22RelanceRéponse directe

    Est-ce que la Primaire populaire veut substituer à l'électorat national ?

  • 20:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi des figures du PS signent des appels à l'union tout en refusant l'union sur le terrain ?

  • 23:38OuverteRéponse directe

    Assiste-t-on à une mutation des attentes politiques des électeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:10InvitéPromesse
    « J'ai toujours dit que je prendrais ma responsabilité. Pour cela, j'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française. »
  • 9:32InvitéChiffre
    « Il proposait d'augmenter le cynique de manière très significative, de 125 euros net par mois et jusqu'à 1500 euros net sous le quinquennat. »
  • 26:45InvitéPromesse
    « nous allons supprimer le ministère de l'agriculture »
  • 27:10InvitéPromesse
    « il faut substituer au ministère de l'agriculture un ministère de l'alimentation »
  • 27:27InvitéChiffre
    « avec 4 ou 6% de l'espace foncier martiniquais, ils peuvent atteindre l'autonomie agricole »
  • 30:57PrésentateurFait
    « on les a empoisonnées »
  • 31:00InvitéChiffre
    « c'est 76 d'interdiction aux États-Unis et en France et c'est en 94 en Guadeloupe et en Martinique »
  • 32:30InvitéPromesse
    « nous mettrons fin à cette politique autoritaire de santé »
  • 32:46InvitéPromesse
    « nous allons présenter un texte qui demande à mettre fin au régime d'exception de santé »
  • 40:08InvitéFait
    « Mélenchon répète sur les plateaux qu'il est vacciné »
  • 54:24InvitéFait
    « il faut arrêter l'immigration »
  • 54:50InvitéFait
    « la priorité c'est l'assimilation de ceux qui vivent sur notre sol »
  • 59:26PrésentateurFait
    « les propos de Manuel Valls sont un lien réel avec le débat sur l'impasse de la gauche »
  • 1:00:24InvitéFait
    « dans le gouvernement et dans le quinquennat Hollande avec cette question d'échéance de nationalité ou pas »
  • 1:00:31InvitéFait
    « Manuel Vaz c'est un radicalisé »
  • 1:01:05PrésentateurFait
    « Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes qui dit vouloir maîtriser les dépenses de santé en pleine pandémie »
  • 1:01:10PrésentateurFait
    « de quelle maîtrise ils parlent »

Temps de parole

  • Invité57 %
  • Présentateur33 %
  • Invité 23 %
  • Invité 32 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Salut à toutes et à tous et bienvenue sur le plateau du Média TV. Nous sommes le lundi 20 décembre 2021 et nous sommes partis pour environ une heure d'information, une information que nous voulons différente et engagée, une matinale que nous espérons intéressante et stimulante pour celles et ceux qui nous regardent, sinon quotidiennement, du moins régulièrement. En tout cas, votre assiduité, vos commentaires, vos remarques sont un bon carburant pour toute l'équipe et nous vous en remercions chaleureusement. La contre-matinale du Média, épisode 59, c'est parti. Ce lundi, comme tous les lingis, vous aurez droit aux apolitiques du week-end.

Mon invité sera Paul Elec, doctorant en sociologie et ancien attaché parlementaire. Ensemble, nous évoquerons des sujets divers, comme le surgissement de la presque candidate Christiane Taubira, Jean-Luc Mélenchon en campagne en Guadeloupe et en Martinique, le Covid qui sème le doute sur la manière dont vont se dérouler la période préélectorale et l'élection présidentielle elle-même, etc., etc. Mais laissons place à la titrologie. On commence par une info qui n'a pas été traitée par nos quotidiens parce qu'elle est tombée après la plupart des bouclages. Et du coup, on peut la consulter sur les sites internet de nos journaux comme surlemonde.fr.

Le Chili, le candidat de la gauche, Gabriel Boric, gagne l'élection présidentielle. Une victoire qui est également un symbole puissant. Et pour cause, député depuis 2014, ancien leader syndical étudiant, Gabriel Boric, âgé de 35 ans, c'est-à-dire l'âge minimum pour être candidat, se présente comme l'héritier politique du mouvement qui s'était dressé en 2019 contre les inégalités dans le pays et qui avait abouti sur la convocation d'une constituante. Son adversaire, José Antonio Cast, 5 ans, 5 ans, est un homme d'affaires qui se présente lui-même comme nostalgique de la dictature d'Augusto Pinochet. Mon camarade, Jemil, reviendra sur le sujet dans la contre-matinale de demain.

Pour revenir aux une de nos quotidiens nationaux, le Covid est présent presque partout. Le Covid, la cinquième vague, l'obligation vaccinale et le variant Omicron. Réveillant, le Covid table incruste, titre Libération. Flambée de Omicron, passe vaccinale, première dose pour les enfants. Les Français s'apprêtent à vivre, à passer une nouvelle fin d'année. Sous le signe de la pandémie, résume le quotidien de centre-gauche qui parle de la mère Noël. Un Noël au goût d'amertume et non pas la femme du père Noël. Bien sûr, Libé, qui donne la parole à l'épidémiologiste Antoine Flao, lequel explique que Omicron répond mal à certains traitements.

« L'Europe tente d'endiguer la déferlante Omicron, titre le Figaro. Pendant que l'Allemagne et la France misent tous sur la vaccination, les pays voisins multiplient les restrictions du couvre-feu à la fermeture des lieux publics, écrit le Figaro. Reconfinement aux Pays-Bas, couvre-feu en Irlande et tensions liées aux restrictions en Belgique, le Figaro effectue un tour d'horizon européen. Covid, l'arme de la vaccination, titre la croix. En souhaitant transformer le pass sanitaire en pass vaccinal, le gouvernement assume de faire peser une pression sur les non-vaccinés, écrit le quotidien catholique.

Les contrôles d'identité associés à ceux du pass pourraient se multiplier et le pass pourrait être demandé à l'entrée des entreprises. L'élection présidentielle se trouve à la Une du Monde, datée de dimanche-lundi, mais sortie samedi après-midi. Présidentielle, pourquoi l'inquiétude s'accroît, titre le Monde ? Inquiétude, mais aussi incertitude. Pourquoi ? Parce que selon la plus grande enquête publiée par Le Monde, en partenariat avec plusieurs organisations comme le Cevipof, le sondeur Ipsos et la Fondation Jean Jaurès, il y a dans l'électorat en ce moment une très grande volatilité.

30% des sondés ont déjà changé d'avis sur leur vote pour cette présidentielle, une catégorie large donc appelée l'échangeur. De plus, 47% des personnes interrogées disent que leur décision n'est pas arrêtée. En plus encore, les simulations sont faites avec 61% des personnes sûres d'aller voter, contre 70% il y a 5 ans. Plus le scrutin s'approchera, plus les personnes considérées jusqu'ici comme les abstentionnistes se décideront et personne ne sait pour qui. Bref, rien n'est joué. Du côté de la presse indépendante, je ne saurais trop vous conseiller un article des jours.fr, son titre « Hidalgo du coq à l'âne ». Notez le jeu de mots.

Bref, l'article recense les volte-face idéologiques effectués par la candidate du PS durant sa carrière. Anne Hidalgo a commencé comme inspectrice du travail, du côté des travailleurs donc, puis est entrée à la direction des ressources humaines de l'actuelle Veolia, du côté du patronat. En politique, elle est passée du soutien au trait droitier Bernard Delanoé au soutien à Martine Aubry, qui se situe à la gauche du PS.

Elle s'affirme féministe, mais a soutenu sans réserve Dominique Strauss-Kahn après l'affaire du Sofitel, l'affaire Nafisatou Diallo, et n'a pas toujours traité Éric Zemmour de guignol raciste et xénophobe, notamment quand il l'interviewait dans le cadre de la sortie d'un de ses livres. Bref, l'article est passionnant. On lira aussi avec intérêt cet article de reporter, le quotidien en ligne de l'écologie. « Les fumées toxiques, un poison de plus dans l'enfer que vivent les migrants. Pour affronter le froid, les demandeurs d'asile et les sans-papiers allument dans leur camp de misère des feux de fortune. Ceux-ci dégagent des fumées toxiques, créant de fréquentes maladies et cris reporters.

» On continue avec le ZAP politique, mais avant ça, je voudrais vous parler de la période cruciale que nous vivons en ce moment. Nous sommes en pleine collecte de fonds de fin d'année, une mobilisation de fonds sans laquelle nous ne pourrons pas continuer en 2022, en tout cas pas continuer de manière optimale, alors que les défis, tant de défis nous attendent. Pour participer, allez sur campagne.lemédiatv.fr, faites-nous un don sur la plateforme OKPAL. Regardons notre vidéo d'autopromo pour vous donner le cœur à l'ouvrage.

6:28
Invité

– Bonsoir Eric Zemmour. – Bonsoir. – Marine Le Pen, bonjour. – Bonjour. – Merci d'être avec nous ce matin, vous êtes candidate à l'élection présidentielle. – Il ne faut certainement pas accueillir ces migrants, donc beaucoup sont potentiellement dangereux. – On les laisse mourir de froid derrière les barbelés. – Bien sûr que oui, mais bien sûr que oui. – Il faut que la police tire à balles réelles. – Ça rigole plus là. – Reculez, reculez.

6:50
Présentateur

– Salut à vous les matinaux qui nous regardez en direct.

6:56
Invité

– Bonjour à toutes et tous, quel plaisir de vous retrouver.

6:59
Présentateur

– Nous sommes sur le Média TV et c'est l'heure de la contre-matinale. C'est désormais l'heure du Zap politique du week-end, comme tous les lundis. Aujourd'hui, je commenterai l'actualité politique de ces derniers jours avec Paul Elec. Paul Elec est doctorant en sociologie et intervenant régulier de l'émission « De la bière, des chips et des gauchistes » diffusé sur YouTube par la chaîne de la revue « Regards ». Dans une vie antérieure, il a été attaché parlementaire et a donc pu observer de près nos institutions et celles et ceux qui l'animent. Nous allons aborder plusieurs sujets, dont le premier sera l'entrée en pré-campagne du moins de Christiane Taubira.

Elle était en effet, samedi dernier, en sortie en Seine-Saint-Denis, à Saint-Denis. A-t-elle quelque chose à dire aux Français ? Ne brouille-t-elle pas le jeu et ne rend-t-elle pas inaudibles les candidats déjà sur le terrain ? En étant le premier personnage d'une forme de télé-novela politique, on regarde un petit zap et puis on en reparle.

8:10
Invité

J'ai toujours dit que je prendrais ma responsabilité. Pour cela, j'envisage d'être candidate à l'élection présidentielle de la République française. Je ne serai pas une candidate de plus. Je mettrai toutes mes forces dans les dernières chances de l'Union. Je vous souhaite de bien finir l'année. Je vous invite à prendre soin de vous, de celles et de ceux que vous aimez. Et je vous donne rendez-vous à l'Amie Jean-Pierre. Il y a la Première Populaire qui semble le dernier espace où cette Union peut se construire. J'ai déjà dit à plusieurs reprises à voix haute tout le bien que je pense de ce processus démocratique et générationnel. Ses fondateurs ont construit la crédibilité du processus.

Ils lui ont donné une autonomie. Il appartient justement à ses fondateurs d'en préciser les règles. Ça semble effectivement le dernier espace où cette Union pourra se construire. Le jour que Christian Taubira a choisi pour faire cette presque annonce, parce qu'on ne sait pas encore s'il s'en est une, c'était le jour où Yannick Gallo était en train de donner ses principales mesures pour le travail ou le pouvoir d'achat aux Français. Il proposait d'augmenter le cynique de manière très significative, de 125 euros net par mois et jusqu'à 1500 euros net sous le quinquennat. Il proposait de réduire le temps de travail.

Si on passe notre temps, plutôt que de parler de fond aux Français, plutôt que de leur faire des propositions, plutôt que d'être sur le terrain à quatre mois du premier tour, à parler de cuisine politicienne, de candidatures supplémentaires, ou de je ne sais quel autre processus politique, et là je pense plus à Yannick Gallo qu'à Christian Taubira qui cherche effectivement à sauver le Parti Socialiste pour les élections à venir, on va dans le mur.

Il n'y a pas dans une démocratie, il n'y a pas dans une grande république, il n'y a pas de ce que les malades du jeu appellent une martingale, une combinaison miracle qui permettrait à elle toute seule de régler tous les problèmes, et notamment de gagner les élections. Non, on ne gagne pas les élections sur un nom, on gagne une élection sur un programme. Non, on ne prend pas le peuple par surprise, trois mois avant qu'il se prononce pour constituer un gouvernement. Non, ce ne sont pas des mœurs compatibles avec la dignité et la fierté d'un républicain et d'une républicaine.

10:46
Présentateur

Bonjour Paul et merci d'être venu commenter ce week-end politique avec nous. On vient d'entendre Christian Taubira et sa presque annonce de candidature, ainsi que son clin d'œil à la primaire populaire, et aussi les réactions d'Aurélien Taché, soutien de Yannick Jadot, et de Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle au nom de l'Union populaire. Que penses-tu de cette séquence politique, de cette irruption de Christian Taubira ? En rajoute-t-elle au brouillage général à gauche ? Ou bien, est-ce que ça peut être un moment de sursaut ?

11:18
Invité

Bonjour et merci de m'avoir invité. Moi, je pense que Christian Taubira, il y avait eu le teasing avant de cette potentielle ou pas candidature, et donc que ce n'était pas une très grande nouveauté. Moi, j'ai toujours pensé qu'elle pouvait apparaître comme la roue de secours, la social-démocratie. D'ailleurs, beaucoup de gens ont demandé si, quand Anne Hidalgo a parlé de primaire, il ne s'agissait pas de trouver une sortie pour sa candidature qui ne décollait pas.

Et je pense que Christian Taubira s'inscrit, enfin, la candidature potentielle s'inscrit dans cette logique où, à l'intérieur de la social-démocratie, on a d'un côté les Verts qui estiment que, cette fois-ci, ils doivent y aller sur leur propre base, même s'ils ont des difficultés pour aussi avancer, mais du coup, qu'ils refusent la primaire. Et autour d'Anne Hidalgo, des potentialités de changer de candidature. Et je pense que ça rajoute au brouillage, et que ça ne permettra pas d'avoir une campagne claire avec une discussion sur les programmes.

Parce qu'on ne s'impoblise pas candidat ou candidate en quelques mois avant l'élection, sans programme, on ne sait pas trop avec qui elle va s'aligner. Et on l'a vu d'ailleurs dans son déplacement à Saint-Denis, dont on en parlera. On pourra en discuter, mais en tout cas, je pense que, elle dit, je ne veux pas ajouter à la désunion, mais je suis potentiellement candidat. C'est une candidature en plus. On ne sait pas avec qui, comment. On nous donne rendez-vous encore en janvier, c'est-à-dire qu'on nous annonce quelque chose qui annonce à une annonce.

Il y a un raisonnement en boucle, et on sent bien que c'est l'état d'esprit de la social-démocratie, en tout cas de l'espace, qui a gouverné avec Hollande depuis un an. Et rien de nouveau sous le soleil, j'ai envie de dire.

12:57
Présentateur

Mais quelque part, on peut se dire que c'est une stratégie de radia. Si, finalement, on prend tout le monde par surprise et que c'est une candidature poussée par les médias sur trois mois, ça peut donner quelque chose qui fonctionne. On se rappelle d'Emmanuel Macron en 2017.

13:13
Invité

Moi, j'entends, mais je suis peut-être sceptique. Je pense que Christiane Taubira est une personne appréciée, une personnalité appréciée, une personne qui peut être éloquente, qui peut parler à beaucoup de gens. Et je pense qu'il ne faut pas le sous-estimer. Maintenant, je pense aussi que ses propositions, son ancrage à gauche ne sera pas suffisant pour répondre aux aspirations qui se posent de façon de plus en plus intense, suite à la crise sanitaire, mais à la crise sociale qui s'enfonce. Et j'ai du mal, moi, personnellement, mais peut-être que je suis un grand sceptique, à avoir cette candidature avancée.

Je pense qu'effectivement, par contre, ça a un potentiel négatif sur la campagne, en tout cas sur la clarté des positionnements à gauche et des discussions de fond, parce qu'on va avoir ce running gag d'une candidature, d'une union, pas d'une union. On va encore parler personnalité, on va encore parler, pendant des cycles médiatiques différents, de qui va être la candidate ou le candidat pour rassembler la gauche. Rassembler, on verra qui elle rassemble. Et donc, du coup, moi, je vois plutôt ça comme un moyen de détourner des discussions de fond plutôt que véritablement de rassembler. Maintenant, on ne peut pas faire de la divination.

14:24
Présentateur

Il y a Aurélien Taché, soutien de Yannick Jadot, qui disait justement que son annonce a brouillé le message de Yannick Jadot qui faisait des propositions et qui sont devenues inaudibles. Est-ce que, justement, quelque part, ce n'est pas un peu un troll pour les candidats qui ont... Même si ça ne se passe pas très, très bien, ils ont déjà une certaine base, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Est-ce que Taubira ne va pas les troller d'une certaine manière et prendre la lumière médiatique ?

14:48
Invité

Ah si, je pense que c'est effectivement le cas. J'ai vu Yannick Jadot un peu énervé sur un plateau dire « Moi, je suis candidat, elle est l'envisage de l'être. » Même son cloche du côté de Jean-Luc Mélenchon qui dit « Écoutez, on ne peut pas... Ce n'est pas sérieux. On a des programmes qui sont construits, qui prennent du temps, qui demandent des efforts, etc. » Et on a une personne qui arrive et qui fait être candidate et sans proposer ou je ne sais pas, sans s'identifier à quelque chose de très particulier ou qui justifierait une nouvelle candidature. On ne sait pas ce qu'elle propose. Donc oui, je pense que c'est ça.

C'est un potentiel de disruption de la campagne parce qu'on va parler encore une fois du phénomène, de la symbolique, de ce qu'elle pourrait représenter sans regarder qu'est-ce qu'elle est politiquement, c'est-à-dire qu'est-ce qu'elle a fait, de quoi elle est responsable parce que c'est ça aussi la question de sa candidature. Elle a été en responsabilité, on peut en faire le bilan et ça, ce n'est pas l'impression que me donne quand on parle de Christiane Taubira aujourd'hui. Je n'ai pas l'impression qu'on fasse le bilan de ce qu'elle a fait quand elle était au gouvernement ou avant.

15:49
Présentateur

En tout cas, elle accrédite la démarche de la Première Populaire après Anne Hidalgo. Finalement, la Première Populaire est une aubaine pour les personnalités qui gravitent autour du PS, même si Christiane Taubira a été au Parti Radical de Gauche qui n'est pas tout à fait l'EPS. Est-ce que la Première Populaire, c'est possible qu'elle fonctionne demain, d'ici fin janvier et puis que finalement elle désigne un candidat en février qui arrive au second tour en avril ?

16:21
Invité

Qu'elle fonctionne, mais pour qui ? Je pense que pour ses partisans et ses partisanes, c'est-à-dire les personnes qui ont signé l'appel et qui travaillent à un événement, je crois en janvier, le 27 janvier, ils vont déclarer que pour eux l'objectif est rempli. Ils ont rédigé une sorte de socle commun qui pour moi vraiment désubstantialise la politique puisqu'il s'agit de créer des consensus assez mous où finalement tout le monde peut adopter la proposition commune puisqu'elle ne veut plus rien dire, sous une forme consensuelle où tout le monde peut l'accepter et tout le monde peut l'identifier ou la comprendre de manière différente.

Et je pense que oui, ils peuvent organiser leur événement dans le cercle fermé. C'est-à-dire parce que la primaire populaire, qu'est-ce que c'est ?

C'est une initiative, on peut comprendre que des gens prennent des initiatives, mais c'est une initiative qui veut remplacer le corps électoral, c'est-à-dire le seul corps légitime à prendre des décisions sur qui on veut voir en responsabilité ou alors un corps militant, c'est-à-dire un corps à l'intérieur des organisations qui décident dans leurs organisations qu'est-ce qu'ils pensent être le meilleur pour une candidature et donc prendre ce corps électoral et substituer à un autre corps dont on ne sait pas très bien qui sont les profils, qui sont les personnes qui vont voter.

Donc peut-être que dans leur cercle, ils vont réussir à obtenir, je pense, peut-être un désistement d'Hidalgo et un remplacement par Christiane Taubier. En tout cas, les gens qui veulent bien y participer dans ce cercle, peut-être qu'ils peuvent réussir le tour de passe-passe qu'essaye depuis tout à l'heure de faire Hidalgo qui veut décrocher et qui appelle à l'unité alors qu'elle avait dit l'inverse et qui change de position tous les trois. Donc est-ce qu'ils peuvent réussir ? Ils peuvent réussir un tour de passe-passe en changeant un candidat ou une candidate pour une autre qui ont les mêmes lignes politiques.

Alors est-ce qu'ils arriveront à mettre véritablement d'accord des candidats et des candidates qui ont des programmes très différents et des divisions qui existent au sein de la gauche qu'on ne peut pas nier ? Ça, je n'y crois pas.

18:16
Présentateur

Tu dis qu'ils veulent substituer à l'électorat national ou alors au corpus des différentes tendances politiques quelque chose de nouveau mais en réalité les primaires ouvertes déjà lors de la primaire du parti socialiste en 2017 et même en 2016 et même lors de la primaire de ELV c'était plutôt des corps électoraux mouvants mous en fait et tout le monde pouvait quelque part y participer.

18:46
Invité

Oui, vous avez raison. Déjà, il faut se dire qu'à l'époque la primaire du PES c'est un peu plus de 2 millions de votants donc c'était un phénomène lié aussi à la taille et au poids qu'avait le parti socialiste qui n'était pas aussi décrédibilisé qu'aujourd'hui. C'était effectivement ouvert bon j'avoue que moi j'y étais déjà hostile parce que je pense qu'il est légitime que les personnes qui travaillent toute la journée à construire des organisations politiques puissent aussi choisir leur candidat et leur candidature. Je pense simplement qu'il y a des biais en fait quelle est la base sociale quelles sont les catégories socio-professionnelles que l'on rencontre dans ces milieux-là.

Moi, de l'impression que j'en ai c'est surtout des gens comme moi à savoir des gens très diplômés qui habitent dans des centres-villes et qui ont comme vision l'idée jamais prouvée jamais démontrée qu'unité égale victoire et que c'est la seule solution et c'est donc un segment à mon avis très particulier qui peut aussi avoir des tendances à voter pour un certain nombre de candidats pour des candidats qui ne sont pas forcément en faveur d'une certaine conflictualité qui n'ont pas le même rapport que certains autres à l'Europe ou en tout cas à la confrontation qu'ils pourraient avoir sur certains sujets comme les traités européens et l'application des questions de l'austérité etc donc moi je me méfie je pense que de toute manière il est trop tard qu'il y a des gens qui sont en campagne depuis un certain temps que des programmes ont été proposés et que c'est sur cette base-là qu'il faut décider et jamais sur ce que dit Jean-Luc Mélenchon une martingale ou en tout cas une solution toute faite qui n'est pas prouvée qui n'est jamais démontrée et qui est voilà qui est appelée comme c'est une vérité révélée

20:29
Présentateur

une incantation il y avait dans le dernier JDD un énième appel pour l'union à gauche via une primaire ouverte et parmi les signataires il y avait Carole Delga et Marcine Aubry des figures du PS qui avaient justement refusé l'union en Occitanie et à Lille lors des élections régionales un des signateurs un élu élevé au conseil de Paris il a d'ailleurs fait remarquer et c'est ça qui rend les choses un peu cocades c'est-à-dire que des personnes qui dans leur comportement ont été plutôt très sectaires et très retranchées sur les bases de la social-démocratie droitière des fois en fait aujourd'hui ils sont les partisans de l'union est-ce que c'est des calculs qui le déterminent est-ce qu'en réalité l'union n'est qu'une sorte de manière de revenir au premier plan d'empêcher Jadot de faire main basse sur la social-démocratie ou d'empêcher Mélenchon de faire main basse sur l'idée de gauche c'est quoi le calcul d'une Carole Delga ou de Martine Aubry

21:27
Invité

Difficile d'interpréter exactement ce qu'elle pense mais en tout cas ce qui est vrai c'est que la question de l'unité au niveau de la social-démocratie a quand même été toujours à mon avis hypocrite vous savez les gens qui ont voté plus à gauche que la social-démocratie pendant des années sont des gens qui n'ont jamais manqué à l'appel lorsqu'il fallait aller voter au deuxième tour peut-être pour un candidat ou une candidate face à la droite face à l'extrême droite et l'inverse n'est pas forcément vrai d'abord il faut regarder les primaires où Benoît Amonsort la moitié des électeurs sont allés voter directement à Macron la moitié des soutiens du PS sont partis on a vu comment ils l'ont flingué à ce moment-là et ces gens-là effectivement ne veulent l'unité que dans le but de ne pas se confronter directement aux électeurs en tout cas c'est ce que je pense c'est-à-dire on sait bien que la campagne d'Hidalgo ne décolle pas ils cherchaient ce que je disais tout à l'heure une roue de secoue ou une porte de sortie et donc l'unité la façon de le poser c'est une manière de dire de se déresponsabiliser à mon avis d'un score extrêmement mauvais qu'ils pourraient faire s'ils étaient directement face à l'électorat qu'ils ne veulent plus entendre parler de ces gens et d'ailleurs dans la tribune qui a signé j'ai vu 1500 élus de gauche si c'est la même tribune c'est que des socialistes c'est-à-dire qu'on est encore d'accord on sort l'arrière-garde socialiste en tout cas les élus locaux je pense que c'est normal que les élus locaux s'expriment mais enfin bon c'est pas des élus j'ai pas l'impression que ce soit des élus de toute la gauche j'ai pas vu beaucoup d'écolos dire dans cette tribune etc.

ou des communistes ou d'autres on est vraiment sur aidez-nous à mettre la pression pour qu'on puisse ne pas être responsable de notre défaite donc l'unité et puis quand ils ont la possibilité de ne pas faire l'unité c'est-à-dire quand ils se sentent en position de force alors là par contre il n'y a rien à part le sectarisme donc oui je pense

23:16
Présentateur

l'ordre des régionales notamment c'est une élection qui leur était favorable et puis ils n'ont pas beaucoup voulu de l'unité alors l'universitaire André Gunther spécialiste en histoire visuelle a écrit et je lis Zemmour ou Taubira suivent la leçon de Macron les nouveaux héros du politique ne sont pas des porteurs de programmes ou des acteurs de transformation mais des porte-parole chargés de théâtraliser des sensibilités est-ce qu'on assiste à une mutation des attentes politiques de l'opinion publique des électeurs qui veulent surtout que les candidats expriment leur propre subjectivité à eux avant toute autre considération et c'est pour cela peut-être que Christiane Taubira fait rêver des gens qui au nom d'un certain nombre d'affect d'un certain nombre de représentation de projection elle leur parle et donc du coup il veut qu'elle parle à la France en leur nom est-ce qu'il n'y a pas un truc comme ça qui se joue aujourd'hui et qui fait justement que ceux qui s'accrochent à des programmes ont l'air un peu passéistes

24:15
Invité

je ne sais pas je pense qu'effectivement le rôle du symbolique des représentations via l'incarnation des candidatures joue un rôle profond parce que je pense peut-être que le registre du discursif c'est-à-dire de l'incarnation et de la façon dont on s'exprime dont on incarne des choses va prendre plus de poids dans un moment où les organisations politiques sont démonétisées dans un moment où la crise politique on sait elle a cette cette caractéristique particulière où les liens entre les populations les organisations politiques sont rompus ou en tout cas les rapports représentants représentés sont remis en cause on l'avait vu dans tous les mouvements sociaux des dix dernières années on a toujours un moment des gens qui veulent parler en leur nom et donc du coup la solution face au désamour qu'on a des fois auprès des organisations politiques syndicales etc c'est peut-être aussi de trouver des figures providentielles et en plus la cinquième république elle permet ça elle favorise à la présidentielle donc effectivement la question subjective elle se joue parce que l'incarnation par définition c'est subjectif il y a un côté subjectif du candidat et puis il y a comment on se reconnaît dans la subjectivité du candidat donc peut-être moi je le déplore je pense que par contre il ne faut pas surestimer ça c'est-à-dire qu'il y a un moment où on a l'impression qu'il y a des phénomènes de mode qu'il y a des personnes qui émergent tout d'un coup etc je remarque que d'ailleurs Zemmour il émerge et puis il redescend on ne sait pas exactement et je pense que les gens ont des préoccupations que les enquêtes d'opinion etc le montrent aussi et que ces préoccupations c'est des sujets de fond c'est des questions comme le pouvoir d'achat comme la question du service public en tout cas dans l'électorat de gauche et d'autres questions dans la subjectivité de droite ou d'extrême droite ils sont l'insécurité ou l'immigration en tout cas ce genre de fantasme et que c'est sur ces conditions-là c'est-à-dire sur ces bases programmatiques et idéologiques que les gens se positionnent à la fin pour le vote et pas seulement pour les personnes Alors Christian Taubira

26:17
Présentateur

était à Saint-Denis Jean-Luc Mélenchon poursuivait sa campagne aux Antilles en particulier en Guadeloupe où il a rencontré les soignants dans un contexte de révolte générale il était en Martinique aussi où il était en meeting et a beaucoup parlé agriculture autonomie agricole et autonomie en général alors que la question de la colonialité refait surface aux Antilles mais aussi en Nouvelle-Calédonie on regarde le magnéto

26:40
Invité

Voilà ce que nous allons faire nous allons supprimer le ministère de l'agriculture parce que quand vous avez un ministère de l'agriculture

26:52
Présentateur

Le magnéto a été un peu raccourci en gros il parlait donc de la question de l'agriculture l'autonomie agricole c'était assez intéressant en gros il disait qu'il faut substituer au ministère de l'agriculture un ministère de l'alimentation je crois il parlait notamment de la possibilité pour une île comme la Martinique d'atteindre l'autonomie agricole sans trop utiliser l'espace foncier je crois avec 4 ou 6% de l'espace foncier martiniquais ils peuvent atteindre l'autonomie agricole et il a évoqué aimer Césaire et l'autonomie plus générale on a l'impression que le vieux Jacobin fait un peu sa mue est-ce que c'est le temps qui le veut la montée en puissance des problématiques comme la construction nationale qui s'est faite en partie sur la colonisation

27:57
Invité

en tout cas je ne sais pas d'où part sa mue mais c'est vrai qu'il y a un changement de ligne je pense que c'est un changement que Jean-Luc Manchon est un pragmatique il observe les mouvements d'opinion il observe aussi la façon dont on doit répondre à des situations et répondre à des aspirations et sur place effectivement ce qui est intéressant c'est qu'il couple toujours les questions d'autonomie avec la question de la souveraineté à construire en collectif c'est-à-dire avec l'hexagone il multiplie les exemples par exemple sur la question de l'autonomie alimentaire en disant finalement la situation où on exporte énormément de biens elle n'est pas si différente de l'hexagone où on a aussi en termes alimentaires une dépense à l'extérieur donc en fait en proposant la question il faut discuter de l'autonomie il est dans une situation où il dit on ne peut pas résoudre les situations et on ne peut pas répondre aux aspirations par la force par la brimade ou par une parodie de référendum comme ça a été le cas suite au boycott en Nouvelle-Calédonie il veut

29:03
Présentateur

c'est-à-dire que tu avais t'exprimé dessus en disant que tu comprenais en tout cas tu soutenais la position du FLNKS en Nouvelle-Calédonie qui a boycotté le référendum d'autodétermination

29:14
Invité

moi j'ai vu pourquoi il le proposait il disait que c'était une question d'impossibilité de faire campagne de conditions mauvaises mal réunies à cause du nombre du temps du deuil qui était demandé du fait qu'il y avait du confinement à certaines périodes et qu'il y avait une non-possibilité de mener campagne sur de bonnes bases or et c'est aussi ce que dit Jean-Luc Manchon à mon avis et c'est pour ça que je disais que c'était un pragmatiste il dit de toute manière il faut répondre à la situation en Nouvelle-Calédonie c'est particulier c'est-à-dire que la situation coloniale elle est reconnue par les textes on sait qu'il y a un peuple premier que la Nouvelle-Calédonie est dans la liste à l'ONU des pays à décoloniser le rapport de la France peut-être à la Martinique à Guadeloupe sur la question coloniale elle est dans le champ politique à mon avis moins ouverte en ce cas elle l'est par les acteurs locaux mais elle n'est pas dit dans les politiques que ce soit dans la parole de Jean-Luc Manchon ou ailleurs mais en tout cas la question c'est vouloir passer en force vouloir refuser et nier les aspirations locales n'est pas une solution ou en tout cas n'apparaît plus comme une solution donc je pense que cette question de l'autonomie c'est juste répondre à des aspirations en disant la discussion démocratique on est assez mature aujourd'hui en tout cas j'espère que le champ politique et ses propositions-là sont assez matures pour dire il faut discuter et voilà alors après sur l'alimentation encore une fois je dis toujours je pense c'est autonomie, souveraineté c'est-à-dire que pour avoir les besoins de son autonomie aussi il faut aussi avoir un soutien de la part d'autorités qui ont failli en fait sur place et je pense c'est ce qu'il dit sur la question de l'agriculture elle est jamais sans poser la question du chlordécone où on a un état qui a menti et c'est aussi la question derrière de la confiance ou non dans les politiques sanitaires c'est le fait que quand on a menti à des populations quand on les a traitées de façon différenciée

30:57
Présentateur

on les a empoisonnées

30:58
Invité

c'est ça on les a empoisonnées donc c'est quoi c'est 76 d'interdiction aux Etats-Unis et en France et c'est en 94 en Guadeloupe et en Martinique il me semble donc clairement comment attendre des populations qui aient des confiances quand on les a empoisonnées et c'est aussi pour ça que la question qui est posée là-bas sur la question vaccinale par Jean-Luc Mélenchon c'est toujours convaincre pas contrainte c'est la ligne de l'OMS et c'est de dire à mon avis c'est un pragmatisme de situation disant il y a des problèmes si on tape si on passe en force comme l'a fait pendant tout le quinquennat le gouvernement que ce soit pour les gilets jaunes que ce soit pour les confinements avec des amendes en prenant les gens pour des enfants on ne peut pas réussir donc ouverture des débats ouverture des discussions et on prend en compte les aspirations des gens parce que sinon c'est voilà on dicte des choses et on les infantilise et je pense que voilà c'est pas digne d'un débat démocratique

31:50
Présentateur

alors je veux aussi qu'on parle d'un thème qui va je crois monter dans les jours et les semaines qui viennent et qui peut se résumer en quelques questions la présidentielle de 2022 sera-t-elle otage du Covid-19 et des discussions empoisonnées sur le pass sanitaire qui sera bientôt transformé en pass vaccinal les candidats pourront-ils organiser de vrais meetings de campagne le rapport à la stratégie sanitaire du gouvernement Macron va-t-il être un des enjeux structurants des débats à venir l'union populaire via Mathilde Panot s'est positionnée ce week-end en Martinique et Christiane Taubira a choisi de ne rien dire de clair au regard d'un magnéto

32:26
Invité

au pouvoir je le dis ici devant vous nous mettrons fin à cette politique autoritaire de santé et le 13 janvier lors de notre niche parlementaire c'est-à-dire le seul jour belle démocratie où l'opposition a le droit de fixer l'ordre du jour des textes qui passent dans l'hémicycle nous allons présenter un texte qui demande à mettre fin au régime d'exception de santé qui veut enlever le plein pouvoir sanitaire à Emmanuel Macron et qui mettra fin au pass sanitaire et au pass vaccinal Moi je suis en confiance sur la science je suis en confiance sur la médecine je suis en confiance et en gratitude sur les personnes qui recherchent qui proposent des solutions qui fournissent des solutions sur les personnes qui soignent et lorsque le gouvernement dans son rôle responsabilité choisit de transformer le pass sanitaire en pass vaccinal et ne choisit pas la vaccination obligatoire il doit néanmoins assurer les services publics hospitaliers les moyens en effectif et en capacité d'accueil et de soins qui conviennent aux choix politiques qu'ils font

33:37
Présentateur

on ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépenses c'est une phrase du cardinal de Retz souvent attribuée à François Mitterrand face à la polarisation de l'opinion sur la crise sanitaire et l'obligation vaccinale est-ce que Christiane Taubira fait bien de choisir de ne rien choisir de dire et de dédire

33:56
Invité

moi je pense ce qui c'est la phrase de Boileau ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément je pense qu'elle ne sait pas ce qu'elle veut dire je pense c'est ce que je disais tout à l'heure on ne s'improvise pas candidat on ne s'improvise pas candidate sans programme et sans idée claire le travail des oppositions et quelle qu'elle soit au parlement c'est aussi un travail de comprendre comment l'actualité politique s'organise de comprendre quelles ont été les décisions et quelles positions prendre si on n'est pas d'accord quelles positions amender c'est pour ça que les programmes comptent c'est-à-dire c'est un travail éreintant de compréhension et de voilà du champ politique et là je pense qu'elle a fauté alors que c'est une dame qui est d'habitude élégante cultivée qui sait s'exprimer quand elle le veut et là elle dit d'abord qu'elle ne comprend pas la question ensuite on ne comprend plus ce qu'elle a répondu donc là je pense que c'est pas l'après elle reprend ensuite la parole et il me semble qu'elle dit oui je suis pour le vaccin

34:59
Présentateur

elle est partie d'ailleurs en Seine-Saint-Denis à Saint-Denis dans un endroit d'une sorte de poule vaccinale mais elle a du mal à mettre des mots sur finalement une sorte d'adhésion à la vaccination d'autant plus qu'elle avait refusé d'appeler la population de Guyane à se vacciner notamment en raison de ce rapport colonial au corps et au vaccin qui existe en Guadeloupe pour Martinique et en Guyane aussi et donc je pense qu'elle est un peu

35:25
Invité

mal à l'aise c'est possible en tout cas moi quand j'ai lu après qu'elle avait pris une position un peu plus claire l'après-midi ce qui pour moi était une sorte d'aveu qu'elle n'était pas préparée qu'elle ne savait pas exactement ce qu'elle allait dire et puis que suite au fait que la vidéo a beaucoup tourné sur les réseaux sociaux que les gens ont commencé à dire mais c'est un peu ridicule comme prise d'opposition en tout cas on ne comprend pas où est Christiane Taubira la personne éloquente qui répond à l'Assemblée etc elle a pris une position un peu plus claire peut-être pour rattraper les choses j'en sais en tout cas je pense que ça montre que l'impréparation actuelle de Christiane Taubira pour gouverner est flagrante en tout cas elle est prise en flagrant délit de non-préparation d'une ligne claire et je pense que c'est un sujet très compliqué on peut rediscuter du fond moi je pense que c'est très compliqué ça peut être technique ça peut être on parlait de la question de la campagne le Conseil constitutionnel a pris une décision il dit il est impossible de demander le pass sanitaire dans des événements d'activité politique syndical en fait ce sont des libertés fondamentales qui ne sauraient connaître de restrictions mais enfin comment on va faire comment on va faire pour organiser des meetings pour pouvoir organiser des discussions c'est vrai que dans la période et puis parce qu'il y a une circulation du virus c'est possible que la campagne ne soit pas aussi belle aussi ouverte qu'elle ne l'a été dans d'autres occasions et on l'a bien vu que les élections pendant les périodes de pandémie ou après ou dans les dernières élections n'ont pas non plus mobilisé énormément d'électeurs donc il y a toujours cette crainte parce qu'une élection où il y a peu de gens qui se mobilisent c'est une élection où les convictions des personnes dans la société ne s'expriment pas assez et ensuite voilà ça renforce de nouveau la crise politique la crise de confiance dans les responsables le fait qu'ils sont mal élus donc est-ce que mal élus ils peuvent bien gouverner ?

37:20
Présentateur

Alors Jean-Luc Mélenchon et les Insoumis courent le risque en fait de se faire traiter de se voir traiter de conspi et d'antiscience comme ils se sont déjà traités d'islamo-gauchistes et d'anti-républicains y compris dans la sphère de gauche j'en parle parce qu'effectivement Mathilde Panot évoque une niche parlementaire pour l'abolition du pass vaccinal et l'année 2022 va commencer l'année politique 2022 va commencer par les discussions qu'on imagine après l'Assemblée nationale sur la transformation du pass sanitaire en pass vaccinal est-ce que c'est pas un risque que prennent les Insoumis ?

37:55
Invité

Moi je pense surtout que c'est une opération comme montée par le Parti Socialiste pour les faire passer pour les anti-vaccins c'est-à-dire que moi je suis allé regarder la proposition de la niche parlementaire c'est-à-dire l'opposition fixe pendant la niche parlementaire le programme de l'ordre du jour à l'Assemblée nationale et j'ai regardé et la loi elle propose quoi ?

Elle propose d'abroger deux questions mais enfin une seule principalement c'est l'état d'urgence sanitaire duquel dérive la possibilité d'avoir un pass sanitaire duquel dérivera la question du pass vaccinal et il est dit très clairement que la question c'est cet état d'urgence il permet des pouvoirs exorbitants au Premier ministre mais aussi au préfet etc.

des prises de on peut arrêter la circulation des individus on peut arrêter certaines réunions publiques certains accueils lieux d'accueil au public enfin ce sont des états d'exception et puis comme toujours surtout avec le gouverneur Macron il faut se méfier de ce genre d'état d'exception parce que ça commence comme une exception des lois qui sont votées dans l'émotion et puis en fait ce sont des lois qui finissent par s'appliquer constamment quotidiennement on peut le voir je retrouvais hier en préparant une phrase d'Olivier Véran qui nous dit vous inquiétez pas le pass sanitaire ça s'appliquera pas sur les activités du quotidien il suffira d'un test et puis ça ne s'appliquera pas c'est pour permettre la réouverture des restaurants etc.

bon et qu'est-ce qui se passe juste après maintenant on a la question du pass sanitaire pour les restaurants etc. donc ils ont menti et là de même ceux qui essayent de faire passer à mon avis la France insoumise pour des anti-vax sont des menteurs par exemple les socialistes qui ont tout le week-end blâmé Mathilde Panot sur les réseaux sociaux la responsable sur ce projet de loi sur les questions du pass sanitaire au pass socialiste c'est une socialiste qui s'appelle Lamia L.A.H.

elle est élue du 20ème grâce aux voix de la droite face à Daniel Simonnet aux dernières législatives partielles dans le 20ème arrondissement et qu'est-ce qu'elle dit dans sa lettre de circonscription elle dit nous avons toujours voté contre le pass sanitaire et contre tous ces textes qui en fait empêchent l'état de droit de revenir et là alors qu'il y a une proposition des insoumis de dire on veut abroger cet état d'urgence sanitaire alors que Mélenchon répète sur les plateaux qu'il est vacciné et qu'il pense que ça réduit le risque et qu'il invite qu'on dirait que lui en tout cas il a pris sa responsabilité et qu'il croit dans la science dans le vaccin etc.

comme beaucoup de monde et bien elle elle nous met en accusation les insoumis et les autres mais sur quelle base sur une base où elle a changé de position elle a voté contre les textes et puis là parce que les insoumis proposent quelque chose il s'agit de les faire passer pour des antivax je pense que ce sont des techniques de déstabilisation parce que encore une fois le parc socialiste n'arrive pas à décoller le parc socialiste n'arrive pas à s'exprimer sur la scène politique sans faire à mon avis de fautes politiques graves comme hier Olivier Faure qui nous explique qu'entre un migrant et son chien il choisit un migrant c'est une expression extrêmement bizarre qui est quand on dirait même choquante il faut le dire donc à chaque fois il y a des tentatives comme ça de déstabilisation je pense que c'est pas de la belle politique en fait

41:13
Présentateur

alors une fois n'est pas coutume la une du journal du dimanche a retenu mon attention on peut y lire pourquoi Omicron change tout meeting tractage stratégie le Covid-19 pour le bouleverse la campagne quand on voit qu'aux Pays-Bas le confinement reprend quand on sait que les vaccins protègent moins contre Omicron et qu'il n'est pas plus virulent mais plus contagieux enfin on sait même pas si c'est plus virulent mais on sait déjà qu'il est plus contagieux que Delta qui était déjà plus contagieux que la souche de base on se dit qu'on va vers une grosse période d'incertitude et j'ai pas l'impression que ça perce dans le débat national c'est-à-dire les conséquences d'une élection sous Covid ne me semblent pas obséder le corps politique

41:54
Invité

c'est vrai je pense que enfin moi j'ai cette impression que depuis le début de la pandémie il y a une sorte d'anesthésie de la scène politique déjà parce que dans beaucoup de discours médiatifs mainstream à chaque fois qu'on a les titres des actualités etc c'est d'abord une page sur la pandémie quel que soit le sujet et en fait on a l'impression que c'est un flot continu qu'on n'en sort jamais et en même temps de la scène politique on entend peu parler et puis quand on entend parler on a voilà un déversement de technique de conseil technique tout et son contraire avec même des responsables qui s'en mêlent les pinceaux je disais tout à l'heure que le conseil constitutionnel a bien pris position pour dire les activités politiques et syndicales doivent être autorisées Gabriel Attal le porte-parole du gouvernement s'est planté la dernière fois en disant que certaines organisations pouvaient imposer le pass sanitaire pour recevoir du public dans le cadre d'activités politiques il encourageait en tout cas le faire c'est interdit donc on est dans une difficulté et je pense que on ne mesure pas effectivement le poids que ça pourrait avoir sur la campagne parce que voilà il y a une anesthésie générale et puis que surtout il y a peu de personnalités politiques qui proposent en fait de dire bon écoutez il y a le virus

43:12
Présentateur

si on ne peut pas faire si on ne peut pas faire campagne normalement si les meetings ne peuvent pas être organisés normalement peut-être qu'il faut déjà penser à poser la question du report à l'élection non ? alors le report de l'élection je pense qu'il est un report technique parce qu'on a l'impression qu'après quand il commence à faire beau le Covid il y a un petit tassement c'est une question qu'il faut peut-être poser

43:32
Invité

en tout cas il y a soit la question du report soit la question de s'il advenait qu'il y ait des élections quelles sont les mesures qui seraient à prendre pour qu'elles s'organisent dans de bonnes conditions c'est-à-dire quelles sont les mesures que l'on prend dans les bureaux de vote dans les établissements qui vont recevoir les électeurs et les électrices est-ce qu'il y a des purificateurs d'air à mettre est-ce qu'on organise on essaye d'organiser des heures différentielles moi je ne sais pas je ne suis pas en responsabilité donc je ne peux pas savoir techniquement mais il y a soit ça soit en tout cas la question du report je pense qu'il faut regarder juridiquement c'est compliqué parce que je crois que le mandat présidentiel il peut contrairement à deux élections il ne peut pas véritablement excéder la durée officielle en tout cas je ne suis pas un juriste constitutionnaliste donc j'aurai plus de mal mais je pense que en tout cas la question c'est comment ça se fait qu'il n'y ait peu ou pas de propositions en tout cas des gouvernants déjà et puis ailleurs sur la scène politique de propositions de ok le virus on a l'impression qu'il va revenir que tant qu'il n'y a pas une vaccination dans l'ensemble du monde qu'on ne lève pas les brevets sur les vaccins on va devoir vivre avec quelles sont les propositions pour pouvoir gérer ça et que ça n'envahisse pas les événements démocratiques du pays et ça je pense que sans un investissement plus important sur ces questions-là de la part de la scène politique ça va être difficile de ne pas être face à ce

44:53
Présentateur

quelque part aussi on a l'impression que cette configuration sanitaire où finalement la parole des experts se confond avec la parole du gouvernement comme une sorte de parole prescriptrice et donc de parole reléchimatrice ça arrange bien le gouvernement par exemple on parle de passe vaccinale et de finalement d'isoler tous ceux qui ne sont pas vaccinés et de les empêcher de vivre alors même que l'actualité c'est Omicron qui procède par échappement immunitaire c'est-à-dire que la question demain ce ne sera pas tant le vaccin que la capacité de l'hôpital à recevoir une cinquième et une sixième vague mélangée mais on a l'impression que le gouvernement a déjà trouvé un bouc émissaire ce sont les non-vaccinés et tous ceux qui d'une manière ou d'une autre sont complaisants avec les non-vaccinés que vraiment ça procède de la même logique que le terrorisme en fait que les complices du terrorisme et donc les islamo-gauchistes les terroristes etc.

une sorte de logique de stigmatisation alors que le nombre de lits a baissé alors qu'il y a effectivement les possibilités de variants qui se soumettent au vaccin et d'autres qui ne s'y soumettent pas et j'ai l'impression qu'il y a une sorte d'hystérisation voulue du champ

46:13
Invité

De toute façon vouer au Gémonie une partie de la population créer des adversaires à l'intérieur des populations ou désigner un ennemi intérieur finalement c'est une tactique de gouvernement très classique dont je pense à laquelle on a recours plus on veut esquiver sa propre responsabilité et ça c'est vraiment une spécialité je pense du quinquennat Macron à chaque fois qu'on les écoute ils ont tout bien fait il ne s'est rien passé donc effectivement là dernièrement mettre l'accent sur ces populations c'est facile parce que ça permet justement de ne pas parler des suppressions de postes là je crois que dans l'hôpital des suppressions de lits pardon je crois qu'on a encore à plusieurs milliers sur l'année 2020 de suppressions de lits etc donc oui je pense que encore une fois c'est une technique dangereuse parce qu'à chaque fois qu'on désigne à la vindicte certaines personnes en fait c'est un échec à produire le consentement sur en plus pour moi personnellement sur la vaccination je pense que ça va être contre-productif moi je pense qu'effectivement plus les gens sont vaccinés plus on va avoir une protection relative même si on le sait les variants ça continue moi je ne suis pas médecin je pense je crois à la vaccination moi je suis vacciné et je pense que de toute manière quoi qu'on en pense quoi qu'on pense des personnes qui ne se vaccinent pas leur taper dessus comme des sourds n'est pas une solution politique c'est une solution faible

47:48
Présentateur

alors si on fait une campagne qui passe surtout par la télévision parce qu'il n'y a pas de meeting d'ailleurs j'ai vu que certains candidats déjà ont vraiment limité les gros meetings Yannick Jadot par exemple qui va faire des petites rencontres et puis un gros meeting en mars seulement alors une campagne qui passe par la médiation médiatique où les meetings et le tractage fonctionnent moins est-ce que ça n'arrange pas les camps qui contrôlent la télévision

48:11
Invité

les camps politiques qui contrôlent la télévision si clairement je pense que c'est toujours très difficile de mesurer à mon avis l'influence médiatique sur les choix de vote et sur comment les gens se positionnent ce qui est vrai c'est que à mon avis si des milliardaires achètent des médias c'est qu'ils y trouvent un intérêt le meilleur cas c'est Bolloré qui clairement vassalise à chaque fois qu'il achète il vire des journalistes pour des raisons infimes pour un petit désaccord pour une prise de position et il en installe d'autres on a vu que je crois qu'il y a eu 76 départs européens donc on est vraiment dans la vassalisation et donc ça doit avoir un enjeu sinon ça ne se passerait pas comme ça surtout que des fois dans le secteur des médias des milliardaires rachètent à perte des médias donc moi ce qui m'intéresse plus là-dedans c'est de voir que dans une crise politique à mon avis il y a des déplacements il y a une démonétisation des appareils il y a une émulation à l'intérieur il y a des recompositions d'acteurs mais il y a aussi la possibilité à l'intérieur de la classe dirigeante de batailles entre différentes fractions et moi je le vois dans le duel Macron contre Zemmour ou Le Pen d'une certaine manière on a deux fractions de la classe dirigeante qui utilisent leur puissance médiatique pour pouvoir proposer des visions très différentes de la société à mon avis mais qui peuvent s'accorder tactiquement c'est-à-dire que la version réactionnaire traditionnelle portée par Bolloré qui est un catholique intégriste et on le sait et qui supporte Zemmour et la version d'Emmanuel Macron qui naît dans le social-libéralisme et qui avec une technophilie et un optimisme néolibéral classique même s'il peut sombrer dans la réaction elles sont à mon avis l'expression de tension à l'intérieur des classes dirigeantes et la bataille médiatique qui est une manière de gérer ce score

50:06
Présentateur

justement la semaine dernière on a eu Macron en freestyle sur Télébrouille et Zemmour a eu un gros espace de promo sur Télébrouille avec Face à Baba les milliardaires font-ils de plus en plus ouvertement la campagne pour leur poulain ?

50:20
Invité

Ben oui je pense que c'est clairement voilà si on veut rentrer dans les détails de cette bataille c'est que il y a des moyens de légitimation qui sont à mon avis très différents Macron j'ai regardé son émission et il y a quatre grandes techniques c'est d'abord l'irresponsabilisation l'irresponsabilité c'est-à-dire que ce qui est intéressant c'est que ce sont les responsables politiques c'est comme ça qu'on les appelle les gouvernants et si on les écoute ils sont responsables de rien il parle des masques il dit non non mais c'est pas de notre faute s'il n'y en a pas de masque c'est comme ça pour tous les pays il dit les confinements tous les pays ont confiné donc c'est toujours comme ça c'est pas de notre faute donc ils disent à chaque fois pour un certain nombre de réformes ils disent c'était nécessaire il fallait le faire c'est toujours un vocabulaire de la nécessité ensuite ils disent naturalisation donc ils disent bon finalement c'est un phénomène extérieur à un moment il a cette phrase un peu bizarre il dit c'est pas moi qui dit que les règles et les rythmes c'est le virus donc voilà c'est un phénomène extérieur c'est le virus et puis la dernière fois c'était la crise financière vous savez c'était pas le capitalisme en faillite c'était la crise qui était devenue un élément exogène du champ donc voilà irresponsabilité naturalisation puis après répression donc ça on l'a vu avec les gilets jaunes mais on l'a vu avec encore une fois un confinement où si on sort on prend des amendes on doit signer notre petit papier et cette répression elle va et puis elle peut être beaucoup plus violente c'est les gilets jaunes c'est les violences policières etc et de l'autre côté enfin infantilisation c'est ce qu'on disait tout à l'heure ce sont des grands enfants donc ça c'est une légitimité de la classe dirigeante qui veut échapper à sa responsabilité et de l'autre côté on a à mon avis un projet qui remet pas en cause non plus l'ordre établi celui de Zemmour est clairement un projet néolibéral sur les questions il veut réduire les impôts des riches les classiques quoi mais derrière c'est une pensée réactionnaire plus traditionnelle ça veut pas dire qu'Emmanuel Macron ne peut pas être réactionnaire ça veut dire que là il l'assume sur une base de redistribution du champ en disant on va redonner peut-être aux classes populaires de droite un peu de pouvoir d'achat on veut les appâter avec une question on va reprendre aux immigrés ce qui vous est dû mais enfin finalement c'est quand même là une autre légitimation et cette légitimation c'est le fantasme de la France que Zemmour perçoit dans sa tête et qui n'est pas une réalité et ça Bolloré je pense qu'il le produit donc effectivement comme ils ont l'impression qu'ils sont quand même en contrôle que ça va aller et que la gauche est en difficulté je pense qu'ils jouent en interne une bataille entre deux moyens de légitimer le pouvoir des classes dirigeantes avec des alliances sociales et des alliances de classe qui soutiennent les candidats qui sont assez différents

52:47
Présentateur

Quelque part on se dit que de toute façon Bolloré il gagne à tous les coups parce que si Zemmour ne monte pas très haut c'est Valérie Pécresse qui va monter c'est toujours disons le conglomérat droite droite extrême extrême droite qui va en profiter je pense qu'en plus

53:07
Invité

d'ailleurs à l'intérieur de ces candidats il y a une question de nuance c'est qui met l'accent sur quoi donc à mon avis Valérie Pécresse va essayer de se démarquer un peu de l'extrême droite tout en agitant anti-ciotique c'est ça c'est ça en fait ils misent sur tout simplement ils sont en concurrence sur le degré d'intensité de racisme à l'intérieur des propositions le degré d'intensité ils font des batailles ils l'avaient fait pendant la première de la droite des batailles sur qui supprimera le plus grand nombre de fonctionnaires donc on est vraiment sur des degrés d'intensité qui met quoi en avant mais de toute manière dans l'ensemble de ces projets ce qui est vrai c'est que le lien c'est qu'on ne touchera pas à la question de l'ordre social on ne touchera pas à la question des intérêts privés qui permettent aux féodalités économiques aujourd'hui de se porter très bien de faire des profits pendant la crise donc ça c'est clair que c'est assuré simplement sur les représentations plus ou moins réactionnaires de la classe dirigeante qu'il y a une bataille à mon avis

54:02
Présentateur

Dernier sujet de ce ZAP d'actualité Manuel Valls qui était au grand rendez-vous d'Europe 1 C News et c'était disons particulier

54:11
Invité

Face à cette situation il ne faut pas renoncer il faut être présent il faut tenir malgré les insultes et oui la gauche républicaine elle doit pouvoir parler d'immigration dire par exemple qu'aujourd'hui il faut arrêter l'immigration qu'il faut arrêter sans doute et revoir Arrêter Maîtriser ou arrêter ?

Arrêter Arrêter l'immigration Oui Arrêter Dans une tribune dans le Figaro il y a quelques dans le Figaro d'ailleurs vous voyez il y a quelques mois j'avais évoqué ces sujets-là qui sont majeurs je continue de penser laissez-moi donc une minute là-dessus que la priorité c'est l'assimilation de ceux qui vivent sur notre sol et le fait qu'ils aiment ce pays sa langue sa culture et son histoire je pense pour dire les choses autrement que les deux grands enjeux politiques de cette élection présidentielle sont la recomposition de la droite ou des droites le débat au sein de l'extrême droite la candidature de Valérie Pécresse qui apparaît comme solide et une possible alternative Alternative ?

À qui ? À Emmanuel Macron ? Oui Certains disent que c'est bonnet blanc blanc bonnet c'est pas votre avis Non je ne le crois pas mais avec un débat au sein de la droite sur sa capacité je parle de Valérie Pécresse que je connais bien et qui est une femme de talent une très bonne gestionnaire de sa région avec une solide expérience mais sa tâche son objectif sa difficulté bien sûr c'est d'identifier cette droite républicaine sans jamais rien céder à l'extrême droite

55:42
Présentateur

Alors Emmanuel Valls qui parle d'assimilation alors qu'il a essayé de devenir maire de Barcelone en Espagne son pays d'origine après avoir été premier ministre de France j'étais pas prêt moi

55:53
Invité

je pense qu'on est jamais prêt pour Emmanuel Valls c'est quelqu'un qui revient qui s'invite dans nos vies grâce à une invitation ici sur France Inter ou grâce à une tribune par-ci par-là et dont on n'arrive pas à se débarrasser finalement il revient chaque année bon ce qui était impressionnant je vous remercie pas quand vous m'avez dit que je serais invité j'ai dû regarder Emmanuel Valls c'était pas un plaisir mais ce qui est impressionnant c'est que effectivement il prend tout le long du débat même les journalistes qu'on pourra pas accuser de bolchevisme du type Sonia Mabouk etc ils demandent mais quelle est la différence entre vos propositions et le Front National quelle est la différence et ils répètent ces questions comme ça et c'est vrai qu'il y a des moments où c'est dur quoi c'est dur on sait pas trop on a l'impression qu'il y a une question d'image ou disant l'extrême droite je veux la mettre à distance même si en Espagne il a manifesté avec mais sur cette question les mots qu'il utilise assimilation etc on sait pas où il se situe

56:52
Présentateur

on sait plus où il se situe il parle d'assimilation alors qu'il est l'exemple type de quelqu'un en fait qui a joué à fond sur la double nationalité et quelque part ça accentue la perception du racisme parce qu'on a l'impression que comme il est franco-espagnol sa plasticité identitaire elle est acceptable vraiment en tout cas moi c'est comme ça que je le vis

57:10
Invité

oui je pense d'ailleurs et puis Zemmour le fait dans son style c'est à dire que je pense que ça se ferait même un cachet en disant mais vous voyez je sais pas je trouve qu'ils ont une vision peut-être très très fermée de de qu'est-ce que c'est l'assimilation de qu'est-ce qu'il faut faire pour il faut montrer pas de blanche en fait pour être français dans leur vision et ce qui ce qui est assez dérangeant et puis surtout le développement ensuite sur tout il y a un moment il parle de population arabo-musulmane dans des ghettos alors déjà qu'est-ce que ça veut dire est-ce que c'est qu'est-ce qu'on sent que les glissements sémantiques ils expriment aussi la confusion et le vide derrière ces voilà les concepts d'assimilation etc que les frontières avec la droite et l'extrême droite sur ces sujets chez Emmanuel Valls ont complètement sauté

57:59
Présentateur

l'impression qu'il veut plaire

58:01
Invité

à Valérie Pécresse qu'il en demande en tout cas il avait d'ailleurs soutenu au régional il faut se rappeler qu'ils avaient appelé à voter avec je crois avec Huchon pour Valérie Pécresse parce que la gauche avait pris enfin les socialistes avaient pris sur leur liste au deuxième tour une fusion technique très traditionnelle des gens comme Clémentine Autain des gens comme Julien Bayou qui les simaient être le problème principal des gens anti-républicains etc mais vraiment à un moment il y a une phrase particulièrement choquante dans ce que dit Emmanuel Valls il dit quand on est de gauche il se défend de prendre des sujets comme la sécurité l'immigration la fin de l'immigration etc et il dit quand on est de gauche on défend les gens et les gens ils ont besoin dans les quartiers populaires de logements sociaux qui sont en état bon ça on pourrait être d'accord à la limite et puis il dit de gens qui subissent la précarité etc et puis il dit qui subissent l'immigration incontrôlée donc je ne sais pas ce que ça veut dire mais on voit bien que ce qui est intéressant c'est qu'il fait des appels de pied à Pécresse en permanence mais il tient une ligne beaucoup plus radicale à moins que et on verra parce que Pécresse elle est aussi capable de jouer ce jeu à la région elle a essayé de faire en sorte que les étrangers ne puissent plus toucher comment on appelle ça l'aide qui n'est pas un service un tarif spécial pour pour les transports

59:19
Présentateur

ce qui l'a pas empêché d'utiliser un certain nombre de ressortissants étrangers pour gagner la primaire LR en réalité bon les propos de Manuel Valls sont un lien réel avec le débat sur l'impasse de la gauche au fond le PS le gouvernement Hollande était dirigé par cet homme

59:37
Invité

et il y avait une certaine Christiane de Birin pour faire la boucle et boucler non effectivement je pense que moi quand je sais pas quand j'ai commencé à m'intéresser à la politique le PS c'était une force hégémonique il y avait des cadres qui étaient là depuis très longtemps et qui avaient avec tous les accords qu'on pouvait avoir du talent etc et là on est dans l'éclatement idéologique du PS montre que son positionnement l'espace qu'il occupait c'est-à-dire le compromis entre capital et travail n'existe plus il n'y a plus de compromis le capital ne fait plus de compromis et donc du coup ces gens-là qui toute leur vie ont essayé d'être dans la négociation compromis ont éclaté et puis ensuite ils ont éclaté de nouveau sur ces questions-là avec un raidissement à droite d'une partie on l'avait déjà dans le gouvernement et dans le quinquennat Hollande avec cette question d'échéance de nationalité ou pas c'est juste que là il y a une radicalisation Manuel Vaz c'est un radicalisé je pense que ça peut être le mot de la fin

1:00:34
Présentateur

Merci Paul d'avoir commenté ce week-end politique avec nous voilà la contre-matinale d'aujourd'hui c'est terminé n'oubliez pas de liker commenter et partager cette vidéo pour lui donner de la visibilité si vous le pouvez participer donc à notre levée de fonds de fin d'année le soir revenez à 19h il y aura l'instant Porcher avec Lisa Lab Thomas Porcher des économistes atterrés parleront les deux de Macron sur TF1 de Pierre Moscovici premier président de la Cour des comptes qui dit vouloir maîtriser les dépenses de santé en pleine pandémie on se demande bien de quelle maîtrise ils parlent ils parleront aussi de la fameuse union des gauches et de bien d'autres sujets quant à moi je vous dis à bientôt à demain pour la Cour des comptes

1:01:22
Locuteur

et de la Cour des comptes