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interviewfranceinfo· 4 septembre 2025 26 min

Raphaël Glucksmann : "C'est le moment d'essayer la gauche"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Salut Gman. Bonjour. Comment négocier un budget ?

Comment sortir de la spirale de la crise ? Quelles sont vos propositions ? Êtes-vous prêt ?

La gauche est-elle prête à s'installer à Maton ? Mais d'abord, dans une heure justement, les socialistes seront reçus par François Bairou. Qu'est-ce que vous attendez d'eux ?

Négociation ou intransigérence ? Nous avons avec place publique été reçu aussi par François Bairou mardi et la première des choses que j'ai dite au premier ministre, c'est pourquoi ? Pourquoi avons-nous l'obligation de se prononcer avant la négociation ?

Vous auriez préféré qu'il fasse les choses à l'envers. Vous lui avez dit vous auriez dû d'abord discuter nous laisser. Dans n'importe quelle démocratie européenne, la décision d'accorder sa confiance ou de censurer dépend de la négociation.

En juillet, il y a eu un budget qui a été esquissé par le Premier ministre. Nous avons dit, nous à place publique, le parti socialiste, que c'était inacceptable en l'État et que nous allions faire des contrepropositions et qu'il allait falloir négocier. Donc en réalité, le mois de septembre devait être un mois de négociation de rapport de force pour voir jusqu'où le gouvernement était prêt à céder et à changer sa copie qui était injuste et outrancière.

Mais le train est lancé là, non ? Raphaël. Et donc tout d'un coup, sans que personne ne soit prévenu, on nous dit c'est qui tout double, faites-moi confiance à prendre ou à laisser.

C'est totalement irresponsable. Et donc ça nous place dans une situation qui rend mais évident le choix. C'est-à-dire qu'on ne peut pas donner de chèque en blanc à un premier ministre.

D'autant plus quand on nous explique ensuite que la taille de l'enveloppe, que les 44 milliards d'économie ne sont pas négociable. Et donc quand nous nous avons dit dès juillet que cette taille ne convenait pas et que même les experts de la Commission européenne qui sont pas quand même des gauchistes laxistes en matière budgétaire et bien expliquait qu'il fallait être une trajectoire sur plusieurs années qui aboutissent à 120 milliards d'économies mais que donc on pouvait tout à fait partir sur un budget de 25 milliards d'économie et bien donc mardi ça ne servit à rien pour vous et dans une heure pour vous ça ne sert à rien que le parti social parce qu'il sait déjà que c'est c'est mort quoi. Il faut y aller parce que moi ce que je veux c'est qu'on crée un climat dialogue.

Le premier ministre vous invite à discuter. Vous y allez. Vous y allez parce que vous avez le respect des institutions républicaines.

Donc vous dites au socialistes, il faut négocier, il faut discuter, il faut discuter, il faut discuter. Mais il y aura pas de négociation. La vérité c'est que vous faites pas une négociation sur un budget quand vous avez des positions si diamétralement opposées en 3 jours et en 1 heure à Matignon.

Ça ne marche pas comme ça. Ce qu'il aurait fallu, c'est une méthode, un processus. Mais vous savez, depuis le 7 juillet 2024, depuis le résultat des élections législatives, depuis le chaos produit par la dissolution d'Emmanuel Macron, je dis la même chose, il faut changer de mentalité.

Désormais, plus personne n'a la majorité et donc le gouvernement de droit divin, ça n'existe plus. Quand vous êtes premier ministre et que vous n'avez pas de majorité, et bien ce que vous devez faire, c'est entrer dans une négociation sérieuse pour voir si un compromis est possible. C'est pas ce qui se passe en fait.

C'est comme si les dirigeants du bloc dit macroniste, qui avaient l'habitude de gouverner avec une majorité plétorique n'arrive pas à comprendre la situation politique issue des élections et qui n'arrivent pas à changer le leur manière de gouver. Dites-vous-même que ils ne sont pas d'accord entre eux Paul, le premier ministre, les socialistes. Je crois qu'on écouter François Ber Olivier Fort qu'est-ce qu'il veut ?

Il veut être à Matignon. il a dit, il l'a annoncé les propositions qu'il vient de sortir. Bah ça veut dire qu'on fait rien parce que ce que propose le Parti socialiste, c'est pas de freiner la dépense, c'est de laisser repartir la dépense.

Qu'en pensez-vous, Rapha Luxman ? Mais quand vous avez un parti d'opposition qui fait des propositions, des contrepropositions, ce que vous devez faire, c'est dire "Bon, évidemment, je ne suis pas d'accord avec ça, dit le Premier ministre. On va en discuter et on va voir comment on peut aboutir à quelque chose qui sera un compromis.

Là, c'est pas ça qui est dit, c'est un rejet a priori. Mais qu'est-ce qui est rejeté en fait ? Fondamentalement, qu'est-ce qui est rejeté depuis le début dans nos propositions ou dans les propositions du Parti socialiste ? la mise à contribution sérieuse des plus hauts patrimoines et des grandes fortunes.

Et nous nous avons dit une chose simple. Nous sommes prêts à discuter de tout, mais il y a une chose qui rendra tout compromis impossible, c'est s'il n'y a pas de changement des politiques fiscal mise en place par Emmanuel Macron depuis son arrivé à renoncer à la taxe du man pour une autre taxe moins électrique. Ce que nous avons dit, ce que nous avons dit, c'est que nous posons ça sur la table et que ensuite moi j'attends une contreproposition.

Il y a la taxe duman renaissance, le premier ministre, le président disent c'est impossible. Qu'est-ce qu'il propose ? Parce que nous nous ce qui est certain, c'est qu'il n'y a pas de compromis possible si l'effort qui est demandé à la France et aux Français n'est pas juste.

Et ce qui est juste, ce qui est la base même de la justice, c'est que ceux qui ont multiplié par deux leur fortune colossale déjà de ces h dernières années et bien soit mis à contribution d'abord. C'est la seule mais vous savez c'est pas simplement une lubie. C'est pas simplement une lubie.

C'est la seule manière de rendre l'effort commun acceptable, c'est que tous les Français, toutes les Françaises voient que ceux qui ont le plus sont mis le plus à contribution. Lundi soir, excusez-moi de vous interrompre, lundi soir, nous n'aurons sans doute plus de Premier ministre, sauf vraiment une surprise absolument colossale. Quelle personnalité faut-il à Matignon de droite ou de gauche ?

Moi, je veux une personnalité de gauche. On a eu deux gouvernements minoritaires de droite successif. Ça a échoué.

C'était un problème de politique. C'était un problème de méthode. On peut essayer autre chose.

Un premier ministre de gauche qui annonce d'emblé une méthode et la méthode c'est celle du compromis, c'est celle du dialogue. Vous dites comme Dom de Villepin, c'est le moment d'essayer la gauche. On n pas essayé.

C'est c'est le moment de deux choses. D'essayer la gauche, mais c'est surtout le moment d'essayer une autre méthode, une autre manière de gouverner ce pays. Quand vous n'avez pas de majorité, et bien vous ne pouvez plus gouverner de manière moi ou le chaos, comme le font les dirigeants français de manière traditionnelle.

Et en fait ce à quoi on assiste en ce moment, c'est une crise politique qui dure depuis le 9 juin 2024, depuis la dissolution, parce que la classe politique française et en premier chef au premier chef, ceux qui dirigent le pays, le président de la République, les premiers ministres successifs, refusent de changer la manière de gouverner. Vous savez comment vous faites ? Comment vous faites ? nommez vous nommez un premier ministre de gauche.

La première des choses qu'il fait, la première des choses qu'il fait, il rassemble les forces politiques de l'Assemblée nationale à l'Assemblée nationale qui ont participé au front républicain des dernières législatives et il leur dit maintenant il va falloir construire un budget budget pour ce payment comment un premier ministre de gauche pourrait durer plus longtemps avec quelle majorité ? Comment il fait ? Mais en fait c'est c'est pas un premier ministre de gauche ou un premier ministre de droite ou un premier ministre du centre.

La seule manière de durer là, la seule manière de durer, c'est de mettre son orgueil dans sa poche. Mais les politiques sont incapables de faire ça. Ils nous l'ont prouvé toutes les dernières années.

Par quelle magie pourrait-ils tous mettre leur orgueil dans leur poche ? Et c'est tout le problème de la classe politique française, c'est qu'en réalité, elle est incapable de comprendre ce qui se passe. Elle est incapable de se comporter comme on se comporte dans les autres démocraties européennes.

Vous savez, moi mes collègues au Parlement européen, quand ils ont vu la composition de l'Assemblée nationale après la dissolution, après la dissolution, ils sont tournés vers nous. Ils nous ont dit "C'est difficile mais honnêtement il y a rien d'anormal pour nous." Mais Rapha, vous parlez comme si c'était évident pour votre camp, excusez-moi, parce que vous appelez au dialogue comme si c'était une évidence.

Vous voyez bien qu'à gauche personne ne veut négocier. Et Olivier Fort, il dit il faut un premier ministre de gauche mais avec un gouvernement uniquement fait de ministre de gauche, pas de ministre macroniste, pas de ministre de droite. Donc quel message vous leur adressez aux socialistes aujourd'hui ?

Vous êtes le seul à dire ça aussi. J'ai aussi entendu que une discussion serait engagée de manière immédiate avec les autres forces politiques à l'Assemblée nationale et que la stratégie serait celle du compromis. Moi, c'est ce que je dis depuis le 7 juillet.

Alors, faut peut-être que je le dise en italien, en espagnol, mais j'ai entendu qu'il qu'il il allait sur ce cette voix avec un gouvernement exclusivement de gauche chimiquement pur. Vous êtes d'accord avec cette idée ? Il faut un gouvernement exclusivement de ministres de gauche.

Vous dans votre gouvernement, il y aurait que des ministres de gauche. Alors déjà, je vais vous dire, je pense pas qu'il y aura mon gouvernement. Donc je peux pas question aucun contact avec le président là-dessus pour contact à Mat.

J'ai aucun contact avec le président de la République. Et je vais vous dire une chose très simple. Je pense que de toute façon la personnalité qui doit faire un travail qui est très ingrat et vous avez dit que c'était pas le propre de la classe politique française d'être capable de faire ce type de travail, il doit pas être suspecté d'avoir des ambitions pour la suite parce que sinon les forces politiques a priori de toute façon refuseront de lui faire des cadeaux.

Rapaz des, je serais suspecté de ça, euh ce qu'il faut, c'est quelqu'un qui est capable de de se dire "Ce ne sera pas le grand soir. Nous ne pourrons pas mettre en place les grandes transformations écologiques et sociales. Nous le savons que dont notre pays a besoin.

Ces grandes transformations, elles sont décidées au moment des élections nationales, que ce soi des législatives anticipées ou le cycle normal, c'est-à-dire 2027." Mais donc si le prés si le président si le président de la République vous le proposez en attendant, il faut bien gérer le pays. En attendant, il faut bien gérer le pays.

Ce qui supposera un esprit de compromis. Je sais que c'est un gros mot et que dès que vous dites ça, vous vous faites accuser d'être un traître. On vous entend mais sur quelle mesure ?

Juste vous avez parlé d'une texte sur les revenus, vous dites ça c'est impératif. Il faut que les Macronises fassent un geste dans cette direction. Vous avez une ou deux autres mesures concrètement sur lesquelles la gauche, les macronistes, la droite pourrai s'accorder.

Qu'est-ce qu'il faut ? Est-ce qu'il faut taxer plus les retraités, ce que François Bairou appelle les boomers, faire des économies dans le système de santé ? Nous nous avons dit à place publique que nous étions ouverts sur la contribution des retraités les plus aisés euh et que ça ça correspondait à un esprit de justice.

Parce qu'en fait ce qui doit nous guider nous c'est l'esprit de justice. Et donc quand on a un effort à faire, il faut voir quelles sont les catégories qui sont le plus en souffrance et les exclure de cet effort. Donc vous voulez taxer les riches.

Mais c'est une évidence et je et je pense sincèrement, vous savez, que c'est même l'enjeu principal aujourd'hui des négociations possibles et le président de la République parce que le Premier ministre semblait pas euh totalement fermé à cette idée mardi matin quand vous l'avez vu et et le la question c'est est-ce que Mchala nous l'a dit hier matin là-dessus, ils réfléchissent notamment sur les holdings nous a-t-elle annoncé et ben c'est il faut réfléchir sur les holdings, il faut faire pire, il faut faire il faut agir, il faut faire plus mais simplement la question elle est posée au président de la République. Est-ce que le président de la République accepte de remettre en cause les politiques fiscales qu'il a mis en place depuis son élection ? Mais il vous a déjà répondu sur l'ISF, il vous a répondu pas moyen.

Et sur la taxe du KMAN pour l'instant c'est non aussi. Oui, mais ça ça veut dire qu'il n'a toujours pas compris dans quelle réalité politique nous vivions. Il n'a pas de majorité. il est temps qu'il l'entende, il y a une majorité de Français et une majorité de députés probablement qui seraient prêts eux à aller taxer le plus haut patrimoine.

Mais vous savez, le président de la République est quelqu'un de très plastique. Il a changé beaucoup d'opinions sur beaucoup de sujets depuis son élection. Par contre, il semble y avoir une seule constante identitaire dans le macronisme, c'est la protection des plus hauts patrimoines.

C'est le fait de ne surtout pas aller chercher l'argent là où il est. Vous entendez de combien si a cette remise en cause de cette constance identitaire et bien nous sommes prêts à dialoguer. Rapha, c'est un peu incantatoire là concrètement vous taxez les plus hauts patrimoines à partir de combien et les retraités vous les taxez comment ?

Vous augmentez la CSG, vous supprimez l'abattement de 10 %. Et bien c'est de ça qu'on peut discuter. Alors dites- que vous propose il faut poser les principes.

Il faut poser les principes. Nous on pose la taxe Zucman. Nous, on dit aussi si vous vous ce que vous voulez poser sur la table, c'est un ISF amélioré qui permette et bien euh de faire de faire contribuer les plus hauts revenus.

Mais quel quel revenu ? 1lion3 de de revenus de Mais tout ça, vous savez quoi ? C'est de la négociation. simplement pour pouvoir négocier, il faut s'accorder sur les principes.

Moi, ce qui ce qui m'inquiète aujourd'hui principalement, c'est qu'en fait je ne sent pas du côté de ceux qui s'autoproclament les responsables la responsabilité suffisante pour remettre en cause leur dogme. Vous savez, à gauche et vous expliquer que je suis le seul, c'est pas vrai. à gauche, on a porté un programme et aujourd'hui c'est un peu près clair pour tout le monde sauf pour les insoumis que ce programme ne peut pas être appliqué.

Vous avez vous avez porté un programme que vous reniez aujourd'hui. Non, on ne le renie pas. Ce qu'on dit ce qu'on dit de manière très simple, c'est que personne n'a de majorité pour appliquer l'ensemble de ses idées, de son programme, de de ses de ses idé et de ses principes.

Donc qu'est-ce qu'on fait quand on n pas de majorité ? Et bien on essaie de passer le maximum pour les Françaises et les Français les plus modestes. De l'autre côté, vous saz, il y a toujours ce procès d'irresponsabilité qui est fait qui est fait à la gauche.

On dit toujours "Mais comportez-vous de manière responsable", mais moi je me retourne maintenant vers les députés qui soutiennent le président de la République et le premier ministre. Je dis "C'est peut-être est-ce à votre tour aussi de vous comporter de manière responsable, de renoncer à cette idée que vous êtes les seuls légitimes à pouvoir dicter la politique de la France ? Les urnes ne confirment pas cela." Et donc désormais la responsabilité c'est de votre côté aussi être prêt à faire des sacrifices et à accepter que d'autres idées que les vôtres puiss être dansoguer dans un instant le nouveau Front populaire justement est-il définitivement mort vos ambitions pour 2027 aussi Raphaël Gluxman mais d'abord 8h48 l'info en une minute Maurine Suniard le Portugal observe une journée de deuil national ce jeudi après le grave accident qui a frappé le funulaire de Lisbonne.

Il a déraillé et foncé dans un mur. 15 personnes au moins sont mortes selon les autorités portugaises. Une française a été blessée.

Les autorité tente de savoir si d'autres ressortissants français figurent parmi les victimes. La messe est déjà dite, assure ce matin le patron du Parti socialiste, Olivier Fort affirme qu'il va se rendre à Matignon ce matin par politesse républicaine. Il va rencontrer le premier ministre Olivier Fort qui confirme que les députés PS voteront contre la confiance au gouvernement.

Une décision irrévocable, dit-il encore. 32 % des annonces immobilières pour la location ne respectent pas l'encadrement des loyers dans les ville concerné par la mesure. Résultat du baromètre de la fondation pour le logement.

C'estes quatre points de plus que l'année dernière sur France info. Le patron de la fondation appelle à renforcer les contrôles et à péréniser cet encadrement après la période d'expérimentation prévue jusqu'en novembre 2026. Et puis beaucoup de pluies et des orages cet après-midi.

Les départements de la Drome, l'Ardèche et Lisser sont en vigilance orange. France info le 830 France info. Agath Lambret Paul Larou avec Raphaël Gluxman député européen.

Place publique pas de budget un gouvernement qui n'existera plus sans doute dans quelques jours. Une classe politique qui se déchire et des Français des abusés desabusés. Ils n'en peuvent plus.

Tous les sondages d'opinion le disent et on va écouter ensemble Gill qui vit en banlieu parisienne qui travaille dans l'aide aux personnes en situation de handicap. Il est au micro de Agath Mayouet. Le comportement aujourd'hui de la France insoumise de l'extrême droite tout ça me fait juste gerber.

Je déteste ce gouvernement macroniste. On est en train de baliser le terrain à l'extrême droite. Personne ne fait rien.

Il y en a pas un pour représenter le pays. La seule solution Raphael Luxman, c'est la dissolution. Moi, je ne veux pas la brutalisation des institutions et regarder ce qui a donné la première dissolution.

Donc, il faut voir si on peut éviter ce scénario. Et la seule manière de l'éviter, c'est d'avoir ce compromis dont je parle sur le budget. Maintenant, si ce compromis est impossible, si on n'arrive pas à se mettre d'accord, et bien ce sera un échec immense.

Mais il y aura pas d'alternative à la dissolution et à ce moment-là, nous serons prêts. Mais moi, je veux souligner les propos qui ont été tenus là de Gill de Gill. C'est extrêmement grave ce qui est en train de se produire et ce qui se produit en fait depuis le 7 juillet et le résultat des élections le 7 juillet 2024.

Il y a eu un front républicain, il y a eu un sursaut des électrices et des électeurs pour barrer la route au Rassemblement national. Ça nous imposait une responsabilité immense. On avait un poids sur les épaules qui était extrêmement lourd et l'obligation de pas gâcher ce sursaut républicain et ce à quoi on assiste depuis à commencer par le comportement des premiers ministres successifs qui refusent la négociation.

Et bien ce à quoi on assiste, c'est un immense gâi. Et la prochaine fois, je vais vous dire que ça va être beaucoup plus compliqué de mobiliser les démocrates en France pour barrer la route à l'extrême droite. Et donc la responsabilité, la responsabilité, elle est immense.

Il faut qu'il y ait un examen de conscience des politiques. Responsabilité de la gauche aussi. Raphaëlman.

Mais moi depuis le début, depuis le 7 juillet, qu'est-ce que j'ai dit ? dit la gauche est en tête mais nous ne sommes pas majoritaires. Et donc la stratégie qui a été adoptée et bien de dire le NFP tout le NFP rien que le NFP c'était une stratégie qui d'emblait était perdante.

S'il y avait une dissolution demain, est-ce que comme l'année dernière vous pourriez soutenir une alliance de LFI OPS un remake du Front populaire où vous dites plus jamais ? Je vais être extrêmement clair. Il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise, législative, anticipé, présidentielle, tout ce que vous voulez.

Il n'y aura pas d'alliance avec la France insoumise. Nous ferons nous ferons nous ferons une offre d'une gauche démocratique, cohérente, sociale, écologiste. Une offre qui peut créer une dynamique politique dans ce pays et qui ne sera pas avec la France insoumise et je suis extrêmement clair.

C'est définitif. S'il y en a qui hésitent, ils seront obligés de choisir. Pér d'extrême droite.

Rap Qu'est-ce que vous faites face à ce pér ? Nous serons prêts. Nous serons prêts dès la dissolution si jamais elle arrive pour porter cette offre là face à l'extrême droite.

Qu'est-ce qui a changé le péril d'extrême droite ? Il est toujours là. Ça veut dire qu'en cas de duel LFI RN, vous faites quoi ?

Vous n'apprez pas à voter LFI ? Là, ce que je vous explique, c'est qu'il y a pas d'accord. Vous nous expliquez que ça signifie que vos divergences avec Jean-Luc Mélenchon sont plus fortes que l'impératif du Front républicain.

C'est ça que vous nous dit ce matin. Non, pas du tout. Mais regardez, est-ce que vous me posez la question ?

Allez-vous faire un accord avec Bruno Rotaillot ? Je vais vous répondre non. Est-ce que au deuxème tour, s'il y a un candidat national, il y a plus répond républicain, c'est un désistement de deuxème tour, c'est un vote de deuxème tour.

Moi, je voter toujours écoutez-moi. Moi je voterai toujours contre le rassemblement national. Vous voterez LFI ? droite tout ce que vous voulez mais contre le rassemblement national ce que je dis c'est que un accord national de premier tour face au Rassemblement national est contreproductif en fait je vais vous dire une chose quand vous prenez parce que j'entends des gens qui disent oui Raphaël il a raison il faut pas d'accord national avec le avec la FI sauf dans les circonscriptions où il y a une menace RN et donc là dès le premier tour fa aller mais je réponds une chose très simple oui notre priorité c'est de battre l'extrême droite, mais dans une circonscription où il y a une menace du RN, quel est le pire candidat possible au 2e tour face au RN ?

Mais c'est évidemment un candidat LI et donc si vous voulez battre le RN, il faut précisément qu'il n'y ait pas un candidat LFI face au RMFI, on aimerait vous faire écouter la députée LFI de Paris, Sopia Shekirou interrogée par l'émission quotidien. Moi, je considère pas que la Chine est une dictature. La liberté d'expression en Chine n'est pas est aussi menacée à mon avis que celle qu'on a en France.

Moi, je ne considère pas que la Chine est une dictature. La liberté d'expression est aussi menacée en Chine que celle qu'on a en France. Et vous voudriez honnêtement qu'on aille devant les Françaises et les Français en disant "Nous allons gouverner le pays avec madame Chikirou et ses amis." Ces gens-là ne font plus la différence entre une dictature et une démocratie. ne font plus la différence entre la Chine et la France.

Vous aimeriez que la fille de la désavoue et du public son pas d'accord. Silence, il passe sous silence. la déportation desigours, la répression à Hong Kong, la mise en prison de l'ensemble des dissidents.

Il passe sous silence le fait que la Chine est une menace à la fois politique, géopolitique et aussi économique pour nos pays. Et ça vient après un rapport porté par madame Chikiro à l'Assemblée nationale qui était lunaire, totalement apologétique de la dictature, oui, je le répéterai, de la dictature du Parti communiste chinois. Mais ça vient aussi avec Jean-Luc Mélenchon qui explique que Zelenski, le président ukrainien, n'est plus président de rien, hein, et qui reprend mot à mot la propagande de Vladimir Poutine.

Alors, est-ce que nous nous allons porter une offre politique commune avec ces gens qui ne font pas la différence entre les démocraties et les dictatures ? Peut-être que leur place Peut-être que leur place est à Pékin avec ce grand rassemblement de grands humanistes internationaux, hein, depuis la Corée du Nord jusqu'à l'Iran en passant par la Chine et la Russie. Moi, je veux l'opposer de cela.

Moi, je veux que la France soit le porte-drapeau de la liberté et du droit. Moi, je veux que l'Europe s'affirme, que l'Europe démocratique qu'on piétine, qui est piétinée à la fois par les États-Unis d'Amérique désormais et par les régimes autoritaires, que cette Europe démocratique s'affirme, qu'elle se dote d'une défense commune, qu'elle défende, qu'elle reprenne le flambeau de la liberté que les Américains ont complètement laissé à la poubelle. Moi, je veux que la France soit fidèle à son histoire. français, c'est le pays qui a déclaré que tous les hommes naissaient libres et égaux en droit.

Et la gauche française, elle doit reprendre ce drapeau là. Elle doit pas devant les propos de la présidentielle de 2027, je suis prêt à y laisser ma peau. Est-ce que vous le redites aujourd'hui ?

Moi, je suis prêt à laisser ma peau pour qu'il y ait une offre qui a une offre de gauche démocrate, proe européenne, écolo, sociale. OK. Est-ce que vous avez la personnalité, est-ce que vous avez les trips pour être candidat à la moi, j'ai les trips déjà pour obliger toutes les forces politiques à choisir.

Je sais que beaucoup de gens n'aiment pas choisir, qu'on a une sorte de mystique où on dit bah on repousse les choix plusement, il faut choisir maintenant. Et notre stratégie est une stratégie gagnante. Vous savez la gauche aujourd'hui, elle a un plafond de verre 26 27 % 26 27 %.

Elle a un plafond de vert qui s'explique un par le rejet de la FI mais de par un problème d'absence de travail sur des sujets de et moi je veux le porter et moi j'ai les trips pour faire en sorte que on ne dévie pas de cette ligneel parce que je suis sûr que c'est la bonne. Maintenant là on est en pleine crise politique. Vous me posez une question sur ma personne, je vais vous répondre très cache.

C'est tellement pas le moment de décider de ça. Guxman avant de terminer comme tous les jours, c'est le moment de la question qui une question qui sera reprise notamment sur les réseaux sociaux aujourd'hui. La question que vous auriez préféré éviter sans doute.

Est-ce que vous avez regardé votre compagne à Salam au 20h et qu'est-ce que vous en avez pensé ? C'est effectivement c'est la question qui euh moi j'étais extrêmement fier. Moi, je vais vous parler de manière très honnête.

J'ai été extrêmement fier et j'ai trouvé que c'était euh un un moment incroyable pour pour elle. Donc, c'est ma fierté pour elle, pour ce qu'elle représente, pour ce à quoi elle aspire. Je suis heureux euh de ce qu'elle fait, fier de ce qu'elle fait et on a toujours su bah être complètement séparé dans nos carrières.

Justement, comment vous organiserez si vous êtes connu à l'élection présidentielle ? Là effectivement et avec des silles on met par en bouteille mais là effectivement ça ça posera un problème mais elle l'a dit de manière très claire depuis le début mais pas encore vous c'est pour ça que je vous pose la question. Ah non mais c'est évident que ça sera dans ce cas-là un problème et une incompatibilité.

Donc elle quand j'ai fait une campagne aux européennes, elle s'était d'elle-même retirée pendant la campagne et ça semble évident. Maintenant, j'aimerais vraiment dire une chose. On est en 2025 et euh une femme n'a pas les opinions politiques de son mari.

Et je peux vous garantir d'ailleurs que en l'occurrence, c'est probablement très vrai sur certains sujets. Vous n'êtes pas forcément d'accord sur tout poéstiquement. Ah bah non.

Euh non. D'ailleurs, c'est un c'est un fait que que je partage devant vous. En règle générale, je suis quand même extrêmement discret sur les affaires privées un peu protestants et je refuse euh d'en parler.

Moi, vous me posez la question qui donc je suis bien obligé de d'y répond et à la fin, je vous dis, il y a il y a il y aura pas de conflit d'intérêt en cas de mais ce qui est certain que elle était une excellente journaliste avant même qu'on se rencontre que moi je suis très fier d'elle. Voilà, je vous le dis. Merci Raphaël Luisman, on a entendu votre message.

Merci d'avoir répondu aux questions de France info. Entretien à retrouver comme tous les jours sur YouTube. Vous restez avec nous dans un confirme que la question qui s'est pas donnée avant aux invités parce que sinon je m'y serai préparé un terminé l'interview.

Raphaël Glichman restez avec nous dans un instant. C'est les informer avec Renaudis. Yeah.