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interviewBFMTV· 30 novembre 2023 33 min

“Crépol: une France qui bascule?”: l'interview de Jordan Bardella en intégralité

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonsoir Jordan Bardella, président du Rassemblement National, merci d'avoir accepté notre invitation. Première question, est-ce que vous êtes d'accord avec le diagnostic d'Olivier Véran sur le drame de Crépaule lorsqu'il dit que ce n'est pas une simple rixe en marge d'un bal de village, mais un drame qui nous fait courir le risque d'un basculement de notre société ? Vous faites le même constat ?

0:20
Jordan Bardella

C'est bien, tous ces gens-là se réveillent. Après 30 ans, parce que je crois que M. Véran était au Parti Socialiste avant, de l'axisme judiciaire, d'impunité pénale, de politique migratoire complètement dérégulée, de diabolisation de tous ceux qui, comme mon mouvement politique, ont alerté le pays et le peuple français, de cette perte d'autorité dans la société, de cette archipélisation du pays. C'est bien que tous ces gens se réveillent. Mais vous savez, MacArthur résumait les batailles perdues en deux mots trop tard. Et je crains que nous soyons aujourd'hui sur une ligne de crête.

alors que la France vit un état d'urgence sécuritaire sans précédent et qu'il faille aujourd'hui avoir à la fois un sursaut sécuritaire pénal et un tournant migratoire, sans quoi le pays court à un risque de déstabilisation importante. On va reparler du laxisme, de l'impunité,

1:11
Invité

du laxisme que vous pointez pour la justice, de l'impunité pénale, etc. Mais simplement, on a intitulé cette émission Crépol, une France qui bascule avec un point d'interrogation. Pour vous, la bascule, elle a eu lieu ? Vous dites, on est sur une ligne de crête. La bascule, elle n'a pas eu lieu encore ?

1:25
Jordan Bardella

La bascule est à portée de main. La bascule vers quoi ? Ça fait maintenant plusieurs années dans notre société que certaines personnes alertent. Lorsque, en 2002, ce bouquin est sorti, « Les territoires perdus de la République », il a été mis un petit peu sur le côté. Lorsque le rapport Robin, en 2004, qui s'inquiétait du recul de la laïcité, de la fragmentation des valeurs de la République à l'école, on a mis un petit peu ça sous le tapis. En 2016, lorsque Patrick Calvar, l'ancien patron des services de renseignement français, était devant une commission d'enquête parlementaire, il a dit, je vois, moi, patron des services secrets français, un pays au bord de la guerre civile. M.

Hollande, dans son bouquin « Adave et l'homme », juste avant de quitter le pouvoir, a dit, les rapports qui me sont remontés pendant 5 ans sur la situation des banlieues m'ont fait penser à des situations de guerre. Et puis, on a eu, comme une ironie du destin, M. Collomb, qui nous a quittés il y a quelques jours, et qui, lorsqu'il a quitté le ministère de l'Intérieur, a eu ces mots, « Je crains que demain, nous ne vivions plus côte à côte, mais face à face ». Ça fait plusieurs années que nous alertons sur ce sujet.

Moi, je veux dire à nos concitoyens qu'il est encore possible de rétablir l'autorité de l'État, de rétablir la paix civile dans notre société, mais que cette volonté politique, elle incombe un changement total de la politique à la fois sécuritaire, policière, judiciaire, migratoire, qui est conduite dans notre société. Donc, on peut encore changer les choses. Maintenant, à votre question, je pense qu'on ne changera pas les choses. avec les gens qui nous ont conduits aujourd'hui dans la situation dans laquelle nous sommes. M. Véran, M. Dupond-Moretti, Mme Borne, M. Macron et Darmanin portent une responsabilité très lourde.

3:07
Invité

Et on entendra, Olivier Véran, vous entendrez, on entendra Éric Dupond-Moretti aussi ce soir.

3:11
Jordan Bardella

Mais ils portent eux-mêmes une responsabilité dans la situation de notre pays. Nous vivons aujourd'hui dans une société où il y a une agression gratuite toutes les 44 secondes, 120 attaques au couteau par jour, un refus d'obtempérer toutes les 20 minutes. Et tant qu'on ne mettra pas en place ce sursaut sécuritaire politique et migratoire, alors nous courrons le risque d'une bascule de notre pays.

3:34
Présentateur

Évidemment, on a compris que pour vous, l'immigration, c'était un problème. Vous faites le lien direct entre immigration et délinquance. Sur le sujet de Crépol, vous avez, j'imagine, vu que les neuf mises en examen sont français.

3:47
Jordan Bardella

Oui, c'est bien le problème, madame. Français issus de l'immigration. Et alors, qu'est-ce qu'on fait ? Ils sont français. Oui, alors, s'ils sont français, vous me posez beaucoup de questions et je pense qu'on va avoir des débats intéressants ce soir. Vous savez, il y a beaucoup de gens issus de l'immigration, dont la génération à laquelle j'appartiens, qui, quand ils sont arrivés en France, ont fait un effort exigeant, qui était d'oublier une partie de leur culture d'origine pour se fondre dans la communauté nationale. Ça s'appelle l'assimilation républicaine. L'assimilation républicaine, c'est pas venez comme vous êtes, c'est devenez ce que nous sommes.

Or, aujourd'hui, nous avons, je le dis et je l'assume, sur le sol de la République française, des gens qui sont incontestablement de France, mais, pour citer Max Gallo, dont l'âme est ailleurs.

4:29
Invité

Elle est où, cette âme ?

4:31
Jordan Bardella

Elle est dans leur pays d'origine, ou elle est en tout cas pas en France. Mais leur pays d'origine ? Et qui se comportent en France... Leur pays d'origine, vous les renvoyez à deux, trois générations en arrière, Jordan Bardella ? Non, attendez, on va y venir. Qui se comportent en France comme les ressortissants d'un État étranger. Lorsque j'écoute les témoignages, je lis les témoignages dramatiques des amis de Thomas qui étaient sur place, ils disent quoi ? Ils disent que ces jeunes de cité sont venus pour planter des blancs. Ils ne sont pas venus pour faire la fête. J'ai vu qu'on a tenté d'euphémiser un peu la situation, de dire en fait, c'est une rixe.

De dire en fait, ils sont venus avec des couteaux, comme si on allait dans une soirée étudiante avec des couteaux pour faire la fête. Non, ils sont venus avec la volonté d'en découdre. Je pense que cette génération-là, c'est une génération qui est perdue. Et la seule chose qui nous permettra de garder en main ces gens qui sont bien souvent connus des services de police, c'est la force des lois et je trouve que les lois sont beaucoup trop laxistes. Il faut s'arrêter là-dessus.

5:24
Invité

J'ai pas répondu à la fin. Il faut s'arrêter là-dessus. Pour ne pas perdre le fil. Il faut s'arrêter là-dessus. Vous dites, leur âme est ailleurs. Vous les renvoyez effectivement... Non, je ne les renvoie pas. Vous les renvoyez à leurs origines, deux, trois générations en arrière. Si vous arrivez au pouvoir, si vous arrivez au pouvoir, un jour, Jordan Bardella, vous, d'autres rassemblements nationales, ce sont ces Français-là aussi dont vous devrez vous occuper. Vous ne les renverrez nulle part. Vous arrêtez aujourd'hui l'immigration en France. Oui, il faut me concentrer sur les problèmes du pays. Il peut y avoir crépole.

6:02
Jordan Bardella

Ça ne change pas la donne. Mais je n'ai jamais dit, et je ne dirai jamais aux Français, parce que je ne mens pas aux gens, que le risque zéro n'existe pas. Et merci de me permettre de rappeler que nous voulons stopper l'immigration. Parce que si on ne stoppe pas aujourd'hui l'immigration, qui fait que nous accueillons chaque année dans notre pays l'équivalent de la ville de Toulouse de manière légale, et d'après M. Patrick Stéphanini, qui est quand même spécialiste de la question de l'immigration, 900 000 clandestins sur le sol de la République française. Mais les jeunes dont nous parlons ce soir, vous ne les remérez nulle part. J'y viens. Ils sont Français. Ils resteront en France.

D'abord, un, on arrête d'aggraver le problème. Parce qu'en faisant rentrer des centaines de milliers de personnes chaque année dans notre pays, on déstabilise la société française et on entraîne les conditions d'un chaos partout sur le sol de la République française, non plus seulement dans les banlieues, mais désormais du Trocadéro au Crépole, il n'y a plus un seul territoire français qui est épargné par l'insécurité. Je prends les déclarations du préfet Moutou des Alpes-Maritimes. Il dit quoi ? La quasi-totalité de mes chiffres de l'insécurité dans mon département sont liés à la délinquance étrangère. Alors, je vous mets à l'aise. Je vous mets à l'aise. Je vous mets à l'aise.

Vous grossissez le trait.

7:06
Invité

Si, j'ai les chiffres de Hugues Moutou, je l'ai entendu hier sans doute comme vous sur BFM TV. Il parle du quartier de Moulins, quartier des Moulins à Nice. Et il dit, ce sont ses chiffres, 70% de la délinquance... Monsieur Switek, franchement... 70% de la délinquance de rue dans ce quartier-là, c'est de la délinquance étrangère.

7:20
Jordan Bardella

Vous savez quoi, monsieur Switek ? Je ne vais pas me battre respectueusement avec vous pour essayer de vous démontrer par A plus B et par tous les chiffres qu'il y a un lien entre l'immigration et l'insécurité. Vous contestez cette affirmation par des chiffres, c'est votre droit. Moi, je précise mon affirmation et je propose aux gens qui nous regardent de se faire un avis. Et je peux vous dire qu'il n'y a pas un Français qui nous regarde là à 7h sur BFM TV qui considère qu'il n'y a pas de lien entre l'immigration et l'insécurité.

7:47
Présentateur

Alors pourquoi vous vous opposez au projet de loi immigration qui est en ce moment à l'Assemblée nationale et qui permettrait, selon Gérald Darmanin, d'expulser l'intégralité des délinquants étrangers ?

7:57
Jordan Bardella

Qui permettrait, selon Gérald Darmanin. Ce texte de loi n'est pas un projet de loi contre l'immigration. Il est un projet de loi pour l'immigration. Quand on a un article 3 qui facilite la régularisation des clandestins, c'est une prime à l'illégalité. Et cet article de loi, et ce texte de loi, je le dis aux Français, va constituer l'un des plus grands appels d'un migratoire de toute la Vème République puisqu'il va permettre à des gens qui viennent sur le sol français qui violent la loi

8:23
Invité

et qui dire que c'était une petite loi et qu'éventuellement elle pouvait même s'abstenir.

8:29
Jordan Bardella

À la condition qu'il n'y ait pas l'article 3, M. Jeudy.

8:33
Invité

Alors, sur le sursaut, ce que vous appelez au sursaut sécuritaire, pénal et migratoire. Sécuritaire, pénal et migratoire. J'ai l'impression que j'ai laissé filer

8:39
Jordan Bardella

pour l'un des questions auxquelles je n'ai pas répondu.

8:40
Invité

Non, mais là, pour être précis, parce que là, vous dites, vous appelez au sursaut. Qu'est-ce que vous mettez dans votre sursaut de concret comme mesure sécuritaire et pénale ?

8:48
Jordan Bardella

D'abord, il faut un tournant. Je laisse de côté l'immigration parce qu'après, vous allez me dire... D'accord. Je mets de côté l'immigration quelques instants. Alors, soyez précis sur le tournant sécuritaire et pénal. Considérant que nous arrêtons, nous arrivons au pouvoir et que par un référendum, nous maîtrisons l'immigration. Il faut un sursaut en matière pénale. Il n'y a pas un seul de ces jeunes qui se livre à de telles razias, à de telles violences, parfois inhumaines, qui craint la justice. La justice française, aujourd'hui, ne fait plus peur.

Et les décisions de justice sont bien trop souvent aux yeux des victimes, du côté des agresseurs, plutôt que de naître aux yeux du côté des victimes. Donc, un, il faut un sursaut en matière pénale. Il faut renforcer les sanctions contre les mineurs. Il faut mettre fin aux remises automatiques de peine. Ça a déjà été le cas. C'est le cas. Non, non, non, non. On peut rentrer dans le détail. Ça n'a pas été fait.

9:36
Invité

Il a supprimé la suppression, la réduction automatique de deux morts. Eh, voilà.

9:40
Jordan Bardella

Donc, la suppression des remises automatiques de peine en soi n'a pas été abrogée. Deuxièmement, il faut rétablir des peines planchées pour casser la récidive. Il existe dans le droit français des peines maximales. Je pense qu'il doit exister des peines planchées et des peines minimales pour casser la récidive. Troisièmement, il faut nous remettre au niveau européen en termes de places de prison. Il n'y a pas assez de places...

9:59
Présentateur

18 000 nouvelles places de prison annoncées par Éric Dupond-Moretti.

10:02
Jordan Bardella

Annoncées quand ?

10:03
Présentateur

Annoncées là. C'est un texte qui a été voté en octobre par le Parlement. D'accord.

10:08
Jordan Bardella

Merci. On est en quelle année ? 2023. D'accord. Ils sont au pouvoir depuis 2017. Depuis 2017, on nous promet ces places de prison qui ne sont pas arrivées. Quatrièmement, il faut... Il y en a une partie d'arrivée. Par la totalité... Quatrièmement, il faut... Nous avons 25% de détenus étrangers dans les prisons. Nous nous rétablissons la double peine. Nous expulsons les délinquants des criminelles étrangers dans leur pays d'origine. Il n'y a aucune raison que le peuple français subisse la double peine. C'est-à-dire crime et délit et en même temps de devoir garder sur le territoire français.

10:37
Invité

Oui, bien sûr. Avant la peine ? Il y a deux choses. Soit on a... On les renvoie dans leur pays sans savoir ce qui va se passer derrière.

10:42
Jordan Bardella

Ils sont condamnés par la justice française. Il y a deux cas de figure. Soit nous avons un accord et nous obtenons... Ça, c'est de la diplomatie. Il y a un accord bilatéral avec le pays de départ. S'il y a un accord bilatéral qui est passé avec le pays de départ, il fait sa peine dans son pays de départ. S'il n'y a pas d'accord bilatéral avec ce pays, il fait la peine dans les prisons françaises et il est ensuite expulsé à l'issue de sa peine. Mais dans les deux cas... C'est la politique de Gérald Darmanin aujourd'hui ? Non, ce n'est pas la politique de Gérald Darmanin. Ce n'est pas la politique de Gérald Darmanin. Excusez-moi.

Le 18 octobre 2020, après l'attentat qui a visé Samuel Paty de la part d'un Tchétchène, le ministre de l'Intérieur fait passer une consigne à ses préfets en disant à partir de maintenant on va expulser les étrangers radicalisés. Ça n'a pas été fait. Nous avons aujourd'hui, pardon sur le sol français, 8000 individus qui sont membres du FSPRT, le fichier de signalisation de la radicalisation. Sur ces 8000 personnes, vous en avez la moitié qui sont étrangers. Avec nous, dehors.

11:29
Invité

On les renvoie chez eux. Pour une partie des Russes ou des Caucasiens, vous n'avez pas échappé que c'était un peu compliqué ces derniers mois pour expulser vers la Russie.

11:37
Jordan Bardella

Mais ça ne vous aura pas échappé monsieur Jeudy que les relations diplomatiques de ce point de vue-là ont été remises sur table et le président de la République lors des rencontres de Saint-Denis nous l'a confirmé qu'il y avait maintenant des liens de nouveau. Ça redémarre. Oui, ça redémarrait

11:50
Invité

avec l'Algérie notamment et un peu le Maroc. Oui, mais si Emmanuel Macron

11:53
Jordan Bardella

nous avait pas fâché avec l'intégralité des pays avec qui nous avions des discussions, peut-être que ça aura pu faciliter les choses. Mais je vous rejoins sur le fait que nous avons d'abord aujourd'hui le record de faiblesse en matière d'exécution des OQTF. Il n'y a pas un pays en Europe qui expulse moins que la France. 5% d'exécution d'OQTF en Allemagne c'est 20%. Il faut engager le bras de fer avec les pays de départ. Il faut engager le bras de fer diplomatique avec les pays d'origine.

12:22
Invité

L'Allemagne expulse moins vers le Maghreb et plus vers la Turquie. Ça se passe mieux entre l'Allemagne et la Turquie que ça ne se passe vous le disiez un instant entre la France et les pays du Maghreb. Exactement.

12:31
Jordan Bardella

Sauf que qui nous a fâchés aujourd'hui avec Emmanuel Macron était très fort. Il a réussi l'exploit de nous fâcher. L'Algérie, c'est un moment

12:36
Invité

qu'on est fâchés.

12:37
Jordan Bardella

Oui, il a même réussi l'exploit de nous fâcher avec le Maroc. Il fallait quand même le faire.

12:42
Invité

Jean-Denard Vardella, je reviens à Crépole à une phrase que vous avez employée tout à l'heure. Ces jeunes décités sont venus pour planter des Blancs.

12:47
Jordan Bardella

Qui est un témoignage que je relate qui a été relaté par vos confrères dans la presse.

12:51
Invité

Précisément. On en parlait tout à l'heure ici avec Dominique Rizet. Il y a à l'issue du meurtre de Thomas et une centaine d'auditions qui ont été faites par des témoins. Il y a neuf témoins qui disent avoir entendu des propos hostiles aux Blancs. Cet aspect-là, pour l'instant, n'est pas retenu par la justice. Vous avez raison. Cet aspect-là, pour l'instant, n'est pas retenu par la justice. Vous trouvez ça étrange. Mais pourquoi reprendre cela comme si c'était une évidence, comme si c'était la vérité, alors que précisément, la justice n'est pas encore passée ? Que l'on dise il y a cette hypothèse-là, la justice doit l'explorer. Loi justice doit enquêter et ensuite condamner.

Si c'est le cas, très bien. Mais de dire c'est exactement ça qui s'est passé 15 jours après le meurtre, sans attendre que la justice ne passe,

13:36
Jordan Bardella

est-ce que ça, c'est le rôle du politique ? Mais la justice, il y a combien de temps à passer ? 3 ans ? 4 ans ? Il faut que j'attende 4 ans avant de m'exprimer sur le meurtre d'un gamin de 16 ans ?

13:43
Présentateur

Mais dans ce cas, tout le monde dit n'importe quoi. S'il y a une enquête qui est en cours quand on n'a pas les motivations en l'occurrence

13:47
Jordan Bardella

des agressants présumés ? Vous irez dire ça, madame, aux amis de Thomas qui, eux, ont dit lorsqu'ils sont venus, ils sont venus pour planter des blancs. Je vous l'accorde, M. Switek, le caractère raciste aujourd'hui, en l'état actuel des choses, n'a pas été reconnu. Je trouve ça étrange compte tenu des témoignages. Mais je ne me mets pas à la place de la justice et on verra ce que dira la justice. Mais je connais la réalité de mon pays parce que j'ai 28 ans et je sais ce que vivent les jeunes aujourd'hui en France.

Et je sais qu'aujourd'hui, il y a beaucoup de gens qui nous regardent, beaucoup de jeunes, beaucoup de parents, beaucoup de familles qui nous regardent et qui sont très inquiètes de cette insécurité qui se multiplie partout sur notre sol et qui fait qu'aujourd'hui en France, parce que vous avez le malheur d'être là au mauvais endroit au mauvais moment, parce que quand vous êtes une femme, vous avez le malheur aux yeux de certains d'avoir une mini-jupe ou une jupe à 23h sur le RER en Seine-Saint-Denis et que ça ne plaît pas à certaines personnes et que vous êtes contrainte de changer de trottoir, de modifier votre tenue ou de modifier vos déplacements.

Ça, c'est la réalité, c'est l'angoisse quotidienne, la terreur quotidienne avec laquelle vivent des millions de Français et non plus seulement dans les grandes villes mais aussi dans les campagnes. Moi, je pense que le job premier d'un responsable politique français, c'est de protéger le peuple français, c'est de protéger les Français de cette insécurité qui trouve sa source, je l'ai dit, dans une politique d'immigratoire complètement folle et dans une politique pénale qui est beaucoup trop laxiste.

15:00
Présentateur

On y revient, en l'occurrence, ils sont Français. Donc, Crépol, vous n'auriez pas pu, même vous, au pouvoir, vous n'auriez pas pu l'éviter.

15:08
Jordan Bardella

Excusez-moi, quel rapport ?

15:10
Présentateur

Eh bien, le rapport, il est simple. Ils sont Français, donc la politique migratoire, si vous la changez, elle ne changera rien.

15:15
Jordan Bardella

Non mais, oui, enfin, on évite peut-être d'aggraver le problème. Je veux dire, on est en Ile-de-France, dans les transports en commun d'Ile-de-France. Le ministère de l'Intérieur nous dit quoi ? 93%, c'est pas les chiffres du RN, c'est les chiffres du ministère de l'Intérieur. 93% des vols qui sont commis dans les transports en commun d'Ile-de-France. 63% des agressions sexuelles sont le fait d'étrangers. Donc, les étrangers qui viennent sur le sol français pour commettre des crimes et des délits, je les renvoie chez eux. Mais là, ce que l'on vous dit justement, c'est que vous mélangez tout d'une certaine manière. Non, je ne mélange pas. Vous mélangez,

15:47
Invité

mais vous mélangez, M. Bardella, vous mélangez effectivement ces chiffres qui ont été reconnus par le ministère de l'Intérieur. Donc, il y a un lien alors entre l'immigration et l'insécurité. Il y a un lien ou pas ? Emmanuel Macron l'a fait une fois. Non, mais il y a un lien ou pas ? Vous voyez bien, M. Soulet, on progresse dans le débat. Depuis tout à l'heure, on vous dit ça. Ce que je vous dis, c'est que de plaquer ce discours-là sur ce qui s'est passé à Crépaule avec des jeunes qui sont aujourd'hui en détention provisoire, qui sont nés en France, dont les parents sont nés en France, etc., c'est un raccourci. C'est une facilité.

16:26
Jordan Bardella

Et donc ? Vous le reconnaissez ? Mais je ne vois pas où vous voulez en venir. J'ai l'impression qu'il y a un éléphant dans le salon et que vous ne voulez pas le voir. C'est-à-dire que là, j'ai l'impression qu'il y a un éléphant dans le salon, en tout cas sur le plateau, et que je suis le seul à le voir, en fait. C'est-à-dire que je dis une chose très simple. C'est très, très simple. Je dis, un, l'immigration provoque de l'insécurité en France.

Vous venez de me dire que c'était les chiffres du ministère de l'Intérieur qui n'étaient pas contestés, donc d'accord, que la justice est trop laxiste et que la justice donne le sentiment à certains, qui sont ces certains-là en très grande partie issus de l'immigration, qu'on peut tout faire en France, qu'on peut agresser, qu'on peut voler, qu'on peut toucher à l'intégrité physique des gens et que tout ça se fait dans l'impunité la plus totale. Et moi, je pense d'ailleurs en matière pénale, pour vous répondre sur les mesures de monsieur Jeudy, que l'atteinte à l'intégrité physique doit, dans l'échelle des peines, retrouver un caractère sacré.

Je pense que lorsque des peines de prison supérieures à 6 mois fermes sont prononcées, pour des cas d'atteinte, pardonnez-moi, à l'intégrité physique, il ne peut et il ne doit pas y avoir d'aménagement de peine. Parce qu'aujourd'hui, en matière pénale, les spécialistes le disent, à commencer par le professeur Boer, la multiplication des alternatives à la prison, des alternatives aux mesures privatives de liberté...

17:49
Invité

Bracelet, TIG, tout ça.

17:51
Jordan Bardella

Voilà, bien sûr.

17:52
Invité

Ou amende.

17:53
Jordan Bardella

Vous avez raison, ou amende. Et le type en question qui est présumé coupable de l'assassinat de Thomas... Non, il est présumé innocent. Présumé innocent, pardonnez-moi, vous faites bien me reprendre. Présumé innocent, merci de me reprendre. Avait été condamné, il y a quelques mois, d'une amende dérisoire pour port d'un couteau. 200 euros. L'effet dissuasif, c'est zéro. Et je pense qu'il faut être... On aura peut-être ce débat dans quelques instants. Je pense qu'il faut être beaucoup plus dur avec la délinquement féminin.

18:15
Invité

Vous baissez la jauge de un an à six mois.

18:21
Jordan Bardella

Exactement. Premièrement. Et deuxièmement, sur les mineurs, on regarde dans les pays... Moi, je regarde ce qui marche ailleurs. Dans les pays d'Europe du Nord, par exemple, aux Pays-Bas, ils ont mis en place un système où les mineurs, dès les premiers actes délictuels, reçoivent une mesure privative de liberté. C'est-à-dire, en gros, vous êtes un mineur, vous baladez avec un couteau, avec quand même, dans l'état d'esprit, de commettre un crime ou un délit, c'est 15 jours de centres faits pour mineurs de mesures de privation de liberté.

18:50
Invité

Des centres fermés. Ça existe en France, mais il y en a très peu.

18:52
Jordan Bardella

Et très peu. Et je pense qu'il faut développer cette logique. Et moi, je suis même favorable. C'était une idée qui avait été portée à la fois par Ségolène Royal en 2007 et par le président Sarkozy de centres pour mineurs qui soient encadrés par des profils militaires ou des gens qui ont une carrière dans l'armée, peut-être des militaires en réserve et qui ont une approche de l'autorité qui est beaucoup plus dure et qui pourrait permettre de répondre à l'ère du néant qui traverse en fait... Tout à l'heure,

19:14
Invité

Olivier Véran nous disait que c'était un des projets du gouvernement et qu'il avait en tête. Très bien, on avance.

19:18
Jordan Bardella

Pour revenir sur ce que vous dites... La hérénisation des esprits touche même le gouvernement. En matière de laxisme,

19:24
Invité

on a l'impression, à vous entendre, qu'on viderait les prisons et qu'on ne les remplirait pas. Vous savez très bien que c'est tout le contraire qui se passe. Il y a aujourd'hui, au 1er novembre... Je sais ce que vous allez me dire. Au 1er novembre, 75 000 détenus. Il y en avait, en 2001, 48 000. C'est-à-dire qu'entre 2001 et aujourd'hui, chaque année, nous avons ajouté 1 200 prisonniers dans nos prisons. Non mais, c'est juste pour vous... Attendez, attendez. C'est juste pour vous dire que systématiquement, et c'est pareil avec l'immigration, les choses sont peut-être un peu plus compliquées. Mais M. Spitec...

C'est-à-dire qu'on rajoute de la prison et des détenus chaque année et malgré tout, on le voit, on le voit dans les chiffres et on le voit aussi dans les sondages que l'on a, il y a ce sujet de l'insécurité. Mais les prisons, elles ne se vitent pas, elles se remplissent

20:07
Jordan Bardella

et même elles débordent. Je connais cet argument par cœur, qui est l'argument du ministre de la Justice avec qui nous sommes en désaccord. On va l'entendre dans un instant, qui dit... Il est en direct ? Non, non, non. On est d'accord. Ça aurait été animé en plateau. Non, on vous aurait prévenu. Il fallait que je réponde après. Mais enfin, c'est pas grave.

20:21
Invité

On vous aurait prévenu.

20:22
Jordan Bardella

Qui dit, très clairement, on met plus de monde en prison chaque année, donc par conséquent, ça veut dire que la justice est plus dure. Ça veut juste dire qu'on a, aujourd'hui, une bombe insécuritaire qui est devenue totalement hors de contrôle. Il nous manque des places aujourd'hui. Il nous manque 40 000 places de prison pour atteindre, pas pour atteindre un niveau délirant, pour atteindre la moyenne européenne, premièrement. Et je vous rappelle, et ça répondra à votre remarque, qu'il y a chaque année dans notre pays 100 000 peines de prison qui ne sont pas appliquées, manquent de place. Et donc, on multiplie les alternatives à la prison.

21:01
Invité

On écoute Eric Dupont-Moretti. Avec plaisir. Vous étiez tout à l'heure l'invité de BFM TV après avoir été relaxé hier comme vous le savez, l'invité de Benjamin Duhamel. Et il a parlé de vous. Il a parlé du RN. Écoutez. Ce que je n'aime pas dans l'attitude du Rassemblement national, c'est l'exploitation au fond de ce drame. Pensez qu'il n'y a plus de petite Lola, plus de petite Enzo, plus de petit Thomas si le Rassemblement national arrive au pouvoir. Donc, qu'est-ce qu'ils nous disent ? Ils racialisent cette affaire. On n'a pas besoin de ça, monsieur. On a besoin de concordes. Il faut que les auteurs soient châtiés, sévèrement châtiés.

Et il ne faut pas non plus qu'on stigmatise une partie de notre population.

21:42
Présentateur

Vous racialisez ce drame ?

21:44
Jordan Bardella

Oui, non, mais ça, c'est le cinéma de monsieur Dupond-Moretti, en fait. Monsieur Dupond-Moretti, c'est un très bon acteur. C'est un très bon comédien, mais c'est un piteux ministre de la justice. Moi, je pense qu'il aurait dû démissionner, monsieur Dupond-Moretti. Pourquoi ? Il a été relaxé ? Parce que... Non pas pour ça, mais pour son bilan. Parce que, vous voyez, les gens... Il n'a pas créé assez de postes de magistrats ? Qui écoutent... Il n'en a créé beaucoup. Qui écoutent... 1500. Qui écoutent monsieur Dupond-Moretti se disent, mais... Après Lola, il s'est passé quoi ? Après le drame d'Annecy... Il a été mis en examen ? Après le drame d'Annecy, il s'est passé quoi ? L'auteur ?

Après l'assassinat de Dominique Bernard, il s'est passé quoi ? Après Axel Dormier, il s'est passé quoi ?

22:27
Présentateur

Il y a eu des interpellations et des mises en examen ?

22:29
Jordan Bardella

Après... Des incarcérations. Crépole, il va se passer quoi ? Est-ce qu'on va continuer, quand on est ministre comme monsieur Dupond-Moretti, de se comporter comme un chef de gang, c'est-à-dire en fait de passer son temps à insulter, à injurier, non pas seulement le premier parti d'opposition, on a compris que c'était quasiment obsessionnel. Mais ça, en fait, à la rigueur, peu importe, parce que nous, on est solides. Mais à insulter des gens qui depuis des années critiquent les dérives du laxisme judiciaire. Et je vais vous dire, je pense que tout ce qui se passe...

23:00
Invité

Cet été, après les émissions en ben, il avait plutôt donné des consignes pour que les magistrats, que les parquets... Parquet prononce des peines dures, ça a été reconnu d'ailleurs.

23:13
Jordan Bardella

Après ce qui s'est passé pendant les émeutes, on a un président de la République, totalement hors sol, qui vient, qui donne une interview aux Parisiens, et qui dit, mais qui avait vu venir ces émeutes ? Mais est-ce que vous vous rendez compte du niveau de déconnexion de ces gens-là ? Quand monsieur Dupond-Moretti dit, le RN voudrait nous faire croire qu'avec eux, il ne se passerait rien, etc. Je n'ai jamais dit que le risque zéro n'existait pas. Je dis que nous restaurerons l'autorité de l'État et que nous mettrons en place une politique pénale implacable et dissuasive.

23:39
Présentateur

– 742 personnes ont été condamnées à la prison ferme à l'heure des émeutes.

23:43
Invité

– Il y a des membres de votre parti qui ont dit que la petite Lola ne serait pas morte si vous avez voulu pouvoir.

23:47
Jordan Bardella

– Non, non. Et si ça a été le cas, je suis en désaccord avec ça. Parce que je pense qu'on ne peut pas mentir aux gens et leur expliquer que le risque zéro, que ce soit sur l'insécurité ou sur le terrorisme, n'existera pas. Mais est-ce que monsieur Dupond-Moretti, qui est ministre, est capable d'aller voir les familles des victimes et des blessés du Crépole pour leur dire qu'on ne peut pas faire autrement et qu'il y a une fatalité ? – Olivier Véran est allé. – Oui, je note d'ailleurs que l'accusation de récupération et de temps de décence, ça ne s'applique pas à eux, en fait, en gros. C'est ça, c'est-à-dire que c'est que à nous. – La famille ne souhaitait pas

24:20
Invité

qu'ils viennent ni à la marche blanche ni aux obsèques. Vous vouliez aller aux obsèques ? J'ai cru comprendre que vous vouliez aller aux obsèques et que la famille ne voulait pas.

24:27
Jordan Bardella

– Non, non, non, non. Non. Je veux dire, il faut respecter le deuil. Il n'y a pas lieu d'envoyer des responsables politiques dans des moments comme ça. Mais notre boulot à nous, c'est de dire ce qui s'est passé. Parce que je veux dire, si les responsables politiques que nous sommes, des gens qui, comme le Rassemblement de l'Ontario, aspirons à prendre le pouvoir dans quatre ans, ne parlent pas et ne disent rien, qui va le faire ? Ça fait des années qu'on est les porte-voix de cette majeurité silencieuse. – On n'a pas dit que vous ne devez pas parler, monsieur, mais pas du tout. – Mais pas du tout. – Mais sur ce qui s'est passé hier,

24:59
Invité

ce sont les nazillons que vous n'avez pas supporté.

25:02
Jordan Bardella

– Non, mais quasiment. Je veux dire, quand j'ai fait une interview sur le service public cette semaine, la première question qu'on me dit, c'est que vous n'avez pas honte de ne pas respecter le temps de décence. Mais quel temps de décence ? Je veux dire, il y a des attaques au couteau, il y en a 120 par jour. Ça veut dire qu'en fait, on ne doit rien dire. Donc le temps de décence se passe, lundi, mardi, mercredi, et puis après, on est passé à autre chose. Et donc on ne peut rien. Donc moi, j'assume de dire les choses.

25:25
Invité

– Monsieur Bardella, moi je n'ai jamais critiqué le fait que dans l'hémicycle, il y ait de la controverse, y compris sur ce sujet. Et c'était très bien que ça ait lieu lors des questions d'actualité. Après… – Nous sommes d'accord. – D'ailleurs, au passage, la plainte de Marine Le Pen contre Eric Dupond-Moretti, elle est déposée ?

25:40
Jordan Bardella

– Elle est en train d'être préparée, elle sera déposée, je n'ai pas échangé avec Marine avant l'émission, mais en tout cas, elle sera déposée parce que moi, j'en ai assez que pas mon mouvement politique, mais en fait, le représentant de 42% des gens qui ont voté pour Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle se fassent en permanence insultés, méprisés, crachés au visage par M. Véran, Mme Borne, M. Dupond-Moretti, donc maintenant, ça suffit.

26:06
Présentateur

– Éric Dupond-Moretti ? – Je ne veux pas

26:07
Jordan Bardella

la judiciarisation du débat politique, mais en fait, quand on se fait insulter, à un moment donné, stop, parce que quand ils m'insultent et quand ils insultent Marine Le Pen, j'arrive, c'est nos électeurs qui insultent et ce sont des Français de toutes conditions, de toutes origines, qui viennent de tous les horizons politiques, qui ont voté pour nous, qui en ont marre de cette insécurité et qui estiment légitimement, je le crois, qu'il faut aujourd'hui un retour de l'autorité dans notre société et croyez-moi, lorsqu'il s'agira de rétablir l'autorité, notre main ne tremblera pas.

26:33
Présentateur

– Donc, vous allez porter plainte contre Éric Dupond-Moretti, je rappelle le contexte, il a dénoncé les propos incendiaires du Rassemblement national, il vous a dit « faites d'abord le ménage chez vous, chassez de vos rangs les gudards, les identitaires, les nazillons, les racistes, les antisémites qui sont planqués dans vos officines économiques ». Qu'est-ce que le GUD incarne pour le Rassemblement national à l'heure actuelle ?

26:55
Jordan Bardella

– Mais pourquoi vous ne demandez pas

26:56
Présentateur

à M. Dupond-Moretti ?

27:00
Jordan Bardella

– Vous savez, moi je suis candidat… – Non, non,

27:00
Présentateur

je vous demande à vous !

27:01
Jordan Bardella

– Non, mais je ne connais pas le GUD, je n'étais pas né pendant le GUD, mais il faut demander à M. Dupond-Moretti qui a l'air de s'y connaître puisque vous savez que j'étais candidat aux élections européennes il y a cinq ans et que j'avais en face de moi la candidate de M. Macron, Mme Loiseau, qui avait été, elle, membre du GUD lorsqu'elle était étudiante. Donc peut-être faut-il demander à M. Dupond-Moretti. – Il n'y a pas de membres du GUD qui sont aujourd'hui adhérents du Rassemblement national ?

27:25
Invité

– Des GUDAR, il y en a eu et il y en a peut-être encore aujourd'hui dans l'atmosphère du Rassemblement national. – Mais attendez, le GUD…

27:31
Jordan Bardella

– Quand on dit les GUDAR, les gens se disent mais qu'est-ce que c'est que le GUD ? – Le GUD, en gros, on parle d'un gros puscule d'extrême droite qui a 30 ans. – Oui, oui. – Voilà, bon, je n'étais pas né en gros. Donc il y a 30 ans. Et en fait, ces gens qui ont été…

27:45
Présentateur

– Dont les membres ont porté

27:52
Jordan Bardella

en l'occurrence, il y avait beaucoup de gens qui ont eu des engagements radicaux quand ils étaient jeunes et qui sont dans tous les partis politiques, madame. Il y a des gens qui ont eu des engagements d'activistes aux extrêmes quand ils étaient plus jeunes. Madame Loiseau, qui était la ministre de M. Macron, qui était candidate aux européennes. M. Longuet, me semble-t-il ? M. Longuet, qui était ministre de Nicolas Sarkozy, me semble-t-il ? Bon, donc, je ne crois pas que ce soit les reliques du GUD qui aujourd'hui agressent les gens dans l'espace public et qui sont responsables d'une agression gratuite toutes les 44 secondes. Moi, je vais vous dire, je vous mets à l'aise,

28:26
Invité

ultra-droite, ultra-gauche,

28:27
Jordan Bardella

je condamne. Et je pense qu'il faut dissoudre

28:28
Invité

ces groupuscules, qu'elles soient d'ultra-droite ou d'ultra-gauche. – Justement, Jean-Tanathalie, – Mais je ne me sens pas concerné en fait. – Qu'on précise les choses. Il y a deux noms qui reviennent systématiquement, Axel Lousteau, Frédéric Chatillon, deux personnes qui ont une proximité avec ceux qui ont défilé encore le week-end dernier. On sait qu'Axel Lousteau et Frédéric Chatillon, leurs entreprises ont reçu notamment encore de la délégation du Rassemblement National au Parlement européen l'année dernière plus de 600 000 euros de contrats. – Je vous en prie.

– Et ces gens-là, je finis, et notamment Axel Lousteau a défilé au mois de mai lors de manifestations ou de défilés qui ressemblaient furieusement à ce qu'on a vu le week-end dernier. À cette époque-là, Marine Le Pen l'a dit, elle l'a dit dans le journal Le Monde, stop, ça suffit. C'est bien qu'il y avait un problème. On ne l'a pas inventé et on ne renvoie pas

29:15
Jordan Bardella

à 30 ans. – Monsieur Switek, les actionnaires des sociétés de communication, je ne sais pas si vous connaissez, vous, à titre personnel, les actionnaires de toutes les sociétés de communication et de tous les prestataires qui travaillent avec BFM TV. Les deux personnes dont vous parlez étaient actionnaires

29:32
Présentateur

d'une société... – Ce sont des personnes bien connues

29:34
Jordan Bardella

de Marine Le Pen. – Oui, on parle en des quatre à savoir de qui on parle. Mais je vais vous répondre quand même parce que comme ça, je vous aurais répondu.

29:41
Présentateur

– Frédéric Chatillon.

29:42
Jordan Bardella

– Voilà, que personne ne... Mais bon, c'est pas grave.

29:44
Présentateur

– Le fondateur du GUD.

29:46
Jordan Bardella

– Voilà, bon. Donc il y a 30 ans...

29:48
Présentateur

– Mais qui est toujours dans votre sphère ?

29:51
Jordan Bardella

– Non. Marine Le Pen a tenu ses propos dans le journal Le Monde. Je suis président du Rassemblement Sœur depuis un an. La société en question qu'est la société e-politique, aujourd'hui, à ma demande, Frédéric Chatillon et Axel Lousteau, c'est une demande que j'ai faite aux prestataires. Je lui ai dit, nos prestataires doivent faire des prestations, mais ils ne doivent pas faire de la politique. à partir du moment où nos prestataires font de la politique dans des idées que je ne considère pas acceptables au regard de ce que je défends moi et de ce que défend mon mouvement politique, alors à ce moment-là, ils ne travaillent plus avec le Rassemblement national. Où ils en sortent ?

Ils en sont sortis. Donc c'est terminé ? Le Rassemblement national, par son prestataire que vous citez, Frédéric Chatillon et Axel Lousteau, ne sont plus actionnaires de ce prestataire. Mais après, moi j'accepte, je sais que nous, on est laserisés matin, midi et soir. J'espère que vous laserisez aussi les prestataires, les actionnaires des prestataires, la boulangère du plombier des actionnaires des prestataires pour les autres mouvements politiques. Là, c'est pas la boulangère du plombier, c'est l'éléphant dans la pièce et vous vous souvenez de l'expression.

Oui, mais en fait, en l'occurrence, là on parle d'un sujet majeur pour les gens qui est l'insécurité et la violence et en fait, on passe 5 minutes à parler, les actionnaires ont parlé de mon parti. L'ultra-droite, en l'occurrence,

31:00
Présentateur

a été la source de violence le week-end dernier. Oui, madame,

31:03
Jordan Bardella

mais l'ultra-droite, on parle de 50 types d'ultra-droites, généralement surveillées pour la plupart par les services de renseignement français, qui ne représentent personne et qui sont au nombre, d'après M. Camus, 3 000 personnes.

31:18
Invité

Alors, je ne crois pas que... Vous ne dites pas comme Éric Zemmour que c'est une invention des médias, l'ultra-droite ?

31:23
Jordan Bardella

Quand on a des types qui sont arrêtés avec des saluts nazis et des photos d'héritiers dans leur téléphone... Ok, donc c'est des gens violents, il faut dissoudre les mouvements, vous approuvez la décision... Moi, je suis favori à la dissolution des milices d'ultra-gauche et d'ultra-droite. Oui, d'ultra-gauche et d'ultra-droite. Je pense, d'abord, pour répondre sur la manifestation Mme Ahmed dont vous avez parlé, que d'abord, on ne répond pas, et je le dis pour que ce soit très clair, on ne répond pas à la violence par la violence et on ne répond pas à l'insécurité par des expéditions punitives, par des slogans vengeurs ou par une justice privée.

On y répond par la force des lois et l'autorité de l'État républicain.

31:56
Présentateur

Et quand Marion Maréchal parle d'eux avec ses termes des ozots, ce qui a tendance à les rendre sympathiques, ça vous choque ?

32:04
Jordan Bardella

Je ne suis pas à l'Académie française. Excusez-moi, Marion utilise les mots qu'elle veut. Moi, je n'ai pas utilisé ces mots-là.

32:10
Présentateur

Vous parlez de membres très violents.

32:11
Jordan Bardella

Vous l'aurez noté.

32:12
Présentateur

Qui sont dans la rue avec des barres de fer, qui ont des propos racistes. Des ozots, ça ne vous choque pas ?

32:23
Jordan Bardella

Je ne les appelle pas des ozots. Je pense que ce sont des gens qui prônent la violence. Et je suis favorable à la dissolution des milices d'ultra-gauche et d'ultra-droite, je vous ai répondu.

32:33
Invité

Et c'est dit ce soir. Merci beaucoup, Jean-Denard Della, d'avoir été notre invité ce soir dans cette soirée spéciale. Merci à vous, Jean-Denard Della.

“Crépol: une France qui bascule?”: l'interview de Jordan Bardella en intégralité — Jordan Bardella · Pourquijevote