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interviewBFMBUSINESS· 9 juillet 2026 141 min

BFM Bourse - Jeudi 9 juillet

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sonoraire.

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Invité

Ce sera demain de l'ADR de SKNX sur le marché américain. Demain SKNX et manifestement cette intro a tiré beaucoup de demandes. C'est ce qui tire à la hausse l'ensemble du segment des semi-conducteurs aujourd'hui qui quand même joue beaucoup plus qu'avant au yo-yo. Avant les semi-conducteurs c'était comme les cartes mémoires d'ailleurs. La ligne droite haussière, on est en train de sortir de l'autoroute haussière manifestement et on va de plus en plus vers un chemin cabossé, on le sent. Enfin aujourd'hui en tout cas c'est une séance de hausse relativement nette. Du côté des valeurs à la Bourse de Paris qui se distingue, alors il y a Airbus qui recule.

Bien qu'Airbus prévoit un quasi doublement de la flotte mondiale d'avions d'ici à 2045. C'est spectaculaire mais ce titre est quand même en baisse Airbus. On regardera aussi Ypsen qui lui, ce titre est en nette hausse de plus d'un et demi pour cent. En effet Ypsen nous annonce des résultats d'études positives pour son traitement de la migraine, pour le dysport en fait dans le traitement de la migraine. Vous savez qu'évidemment le marché potentiel est gigantesque et donc ce titre Ypsen en profite particulièrement. Et puis nos experts viendront aussi nous livrer toutes leurs idées, leurs pépites pour le deuxième semestre. On parlera aussi du marché de l'or à Hong Kong.

Il y a une bourse de l'or qui ouvre à Hong Kong, c'est Frédéric Rosier qui nous en parlera. Mais d'abord, c'est l'ouverture à Wall Street en direct. Notre Dream Team, il est là, Éric Lafrenière pour Sunny AM. Bonjour Éric. Bonjour Antoine. Bonjour Antoine. Rebonjour Antoine. Rebonjour Guillaume. Re, après un beau numéro encore ce matin de Tout pour investir, déjà disponible en podcast, c'est Ripley. Ben oui, pour clôturer la saison, c'était la dernière effectivement. On a fait un petit peu le point sur le baromètre de l'investisseur, sur l'état d'esprit des épargnants, sur l'actualité des produits financiers.

Et puis sur ces alertes qu'on donne sur certains produits financiers, en particulier les produits structurés, avec des choses à vérifier auprès des professionnels qui voulaient vendre. Et on a disséqué un petit peu tout ça sous forme de recettes de cuisine avec le gratin de poisson. Ceux qui ont vu le film The Big Short vont comprendre de quoi je parle. Mais c'était avec François-Xavier Seur, le chef cuisinier de ce matin, de Terrae, qui était d'Isère là-dessus. Et on a pu disséquer un petit peu les mécanismes de ces produits structurés. C'était encore une fois absolument passionnant. Tout pour votre éducation financière dans cette émission.

Et tous les regards tournaient aussi vers Wall Street. Donc il est 9h31 maintenant à New York. C'est le début de cette nouvelle séance. Comment ça se passe Antoine sur les indices américains ? Ça se passe bien. Plus 0,17% pour le Nasdaq, 25 906 points. Plus 0,04% pour le Dow Jones et plus 0,08% pour le S&P 500. On respire un petit peu après la séance quand même très très compliquée d'hier. La volatilité n'a pas grimpé de manière dingue. On est autour des 16,90 pour l'indice de volatilité VIX. Le CAC 40, vous le disiez, en hausse. Plus 0,67%. On reconquiert les 8300 points, 8307. On a quand même eu un sérieux coup de mouillière et on a un petit peu de mal à s'en remettre.

Cela dit, les choses s'arrangent un petit peu sur les deux fronts qui nous préoccupaient ce matin. Notamment les taux obligataires. On est redescendu sous les 4,6% pour le disant américain. 3,07% pour le disant allemand. 3,77% pour le disant français. Et sur le front du pétrole, ça s'est calmé un petit peu. 77,83$ pour le brin de mer du Nord. Et 73,10% pour le brut léger américain. On va parler des valeurs dans un instant. De Meta aussi qui a investi dans son premier data center au Canada. Eric, ça vous parle évidemment puisque vous êtes d'origine canadienne. Juste avant, on peut revenir sur les minutes de la fête que Wall Street a déjà digérées hier. C'était en cours de séance.

Mais pour vous, de quel côté ces minutes font pencher la balance pour la suite ? Oui, donc sans réelle surprise, les minutes ont confirmé ou ont confirmé l'image d'une fête a toujours fracturé. On a vu que certains membres plaidaient ou étaient plutôt en faveur de même envisager une première baisse des taux avant la fin de cette année. Alors que d'autres focalisent vraiment sur le risque d'inflation. Il faut se rappeler que ces minutes datent, sauf erreur de ma part, de la journée où on a eu les nouvelles de l'accord, en tout cas du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.

Et on voit dans les perspectives qui ont été évoquées par les divers membres, que le risque inflationniste, notamment lié au conflit et à tout ce qui tourne autour de l'IA, restait quand même en avant-plan. Le message que j'en tire, c'est qu'on va continuer d'avoir une fête très dépendante des statistiques économiques à venir et qu'on pourrait avoir un statut quo beaucoup plus longtemps que l'espère le marché. Les perspectives d'inflation et la croissance et les risques géopolitiques, toutes ces incertitudes demeurent en premier plan. Et c'est vrai qu'on regarde encore les chiffres de l'emploi qui sont tombés à 14h30, restent solides.

Une journée très importante mardi prochain, on aura l'indicateur de l'IPC, on aura également les 4 ou 5 grandes banques américaines qui vont publier et Kevin Walsh qui va s'exprimer. Donc on va avoir des évolutions, des anticipations qui vont bouger avec toutes ces données dans les semaines à venir pour voir. Mais on a quand même un discours pour moi qui reste plutôt au quiche. Oui, plutôt ferme le discours de la Réserve fédérale américaine, c'est vrai, et le marché de l'emploi qui reste relativement solide.

Est-ce que vous êtes de ceux qui pensaient, parce que l'objectif d'inflation officielle de la Fed, c'est toujours 2% comme pour la BCE, est-ce que vous êtes de ceux qui pensaient que finalement elle devrait relever son objectif d'inflation et finalement statuer, fixer que ce sera 3% désormais plutôt que 2% d'après vous ? Oui, je ne pense pas que la Fed va acter ce changement, même si dans les faits elle sera ouverte à tolérer un taux d'inflation sans doute un peu plus élevé que les 2%, si celui-ci ne repart pas à la hausse. C'est plutôt la tendance qui va dicter, je crois, la politique monétaire de la Fed que le niveau.

Si on a un statut quo sur les niveaux actuels et une légère baisse qui se met en place, je pense que la Fed pourrait être plus prudente. Par contre, si on a vraiment des redémarrages de l'inflation, la Fed actera assez fortement, je pense, pour contenir ces données d'inflation dans un environnement où l'emploi pour le moment reste très dynamique aux États-Unis. C'est sûr. Meta va investir au Canada à plus de 13 milliards de dollars canadiens dans son premier data center sur place au Canada. Ce type Meta, il est en baisse de 3,6%.

Oui, donc 9 milliards de dollars US, son premier centre de données dédié à l'IA au Canada, qui par ailleurs sera aussi le plus grand centre de données hors États-Unis. Il sera implanté dans la province de l'Alberta, qui est une province qui est très dépendante des énergies fossiles, il faut le voir, et qui cherche justement à attirer ses gérants de la tech en mettant en place un cadre réglementaire qui est quand même beaucoup plus favorable pour ces sociétés-là. On le sait qu'un des principaux points, en tout cas d'inquiétude ou défis de ces centres de data, c'est l'approvisionnement en énergie.

Meta a indiqué que ce site serait alimenté directement grâce à une centrale de gaz naturel qui sera développée par un consortium local, dont Pembina Pipeline fera partie. Donc on voit que les infrastructures d'énergie sont présentes dans cette province et qu'un cadre réglementaire se met en place pour attirer justement ces géants. Le groupe Meta aussi, ça c'est intéressant, a confirmé qu'il prenait en compte les enjeux environnementaux et qu'ils allaient utiliser un système de refroidissement en circuit fermé pour limiter la consommation d'eau.

Et bon, le montant est accessoire, mais quand même prévu d'investir 42 millions de dollars supplémentaires dans des infrastructures locales, notamment les routes et les réseaux d'eau potable. Et puis dans les publications, parce qu'il y en a quelques-unes des publications, vous allez repérer Costco. Alors Costco, c'est un titre en ce moment en baisse, pareil, à égalité avec Meta de 3,5%. En fait, il semble que la qualité de la croissance soit jugée désormais plus importante par les marchés que l'évolution du chiffre d'affaires lui-même. Oui, donc on a eu une publication qui était globalement solide, mais légèrement sous mes attentes.

On a un chiffre d'affaires qui a progressé de 10,6% sur un an pour atteindre un peu plus de 29 milliards de dollars. Toutes les activités, le rayon alimentaire, les produits survolés, la boulangerie, l'activité de boucherie ont plutôt bien performé. Les activités annexes aussi, les stations-services et l'activité de pharmacie ont aussi bien performé. Mais les investisseurs ont focalisé sur un indicateur, ce qu'on appelle les same-store sales, ou en français, les ventes à magasins comparables. Et c'est une mesure qui est importante parce qu'elle mesure l'évolution des ventes des magasins qui sont ouverts depuis au moins un an.

Et ça permet d'avoir un suivi plus juste de la véritable dynamique commerciale d'une enseigne qui ne prend pas en compte justement l'ouverture des nouveaux magasins. Et ces chiffres-là, un, sont sortis, ont moins progressé que prévu. Je crois qu'on a eu 8,8% sur juin comparé au 12,5% de mai. Donc on voit un ralentissement de la croissance. Et aussi, il faut prendre en compte que dans ces annonces de chiffre d'affaires, on a été aussi impacté par la hausse des prix de l'essence qui mécaniquement va gonfler ce chiffre.

Et si on ajuste des variations, donc des cours du pétrole et des taux de change, on voit que les ventes comparables ont progressé que de 7,6% aux États-Unis, 4,9% au Canada et de 5,6% dans les autres marchés internationaux. Donc on voit aussi que Costco a une marque maison, une marque blanche qu'on appelle Kirkland, et qu'eux, ils ont été obligés de baisser les prix de cette marque maison pour rester attractifs dans un contexte où on le voit dans cet environnement où les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l'évolution des prix. Voilà, c'est ce que reflète effectivement cette publique Costco qui est sanctionnée à moins 3,6%.

Et puis toujours dans la consommation, cette fois l'habillement, Leavis, Jean Leavis aussi a publié des résultats costauds, mais des attentes sans doute encore plus élevées. Le titre Leavis perd lui aussi pas mal de terrain, là, moins 4%. Oui, donc non, la publication de Leavis était très bonne. Le fabricant a publié des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, aussi bien en termes de chiffre d'affaires qu'en termes de bénéfices. Ils ont également relevé leurs prévisions pour l'ensemble de l'exercice. Les ventes ont progressé de 8% à 1,5 milliard de dollars, tandis que le bénéfice par action, lui, a atteint 28 cents contre 24 cents attendus par les analystes.

La croissance était aussi largement répartie sur l'ensemble des marchés. La marque Leavis progressait de 9% sur les États-Unis, 4% en Europe. On avait 10% en Asie. Leur marque Beyond Yoga a également continué sur sa forte dynamique, 16% de croissance. Et aussi, ce qui est intéressant dans la publication, c'est que la partie vente directe aux consommateurs, que ce soit via les enseignes Leavis ou via le canal de e-commerce, où on le sait, c'est beaucoup plus rentable, ont affiché un taux de croissance à 11%. Donc, ce qui va plutôt dans le bon sens. Malgré ça, le titre est en repli. Les investisseurs sont sans doute… Le titre avait plutôt bien performé depuis plusieurs mois.

Sans doute quelques prises de bénéfices partielles. Mais la publication en soi est plutôt rassurante et plutôt de bonne envergure pour la suite de l'exercice. Wall Street a ouvert il y a maintenant 10 minutes. On est en hausse sur le S&P légère de 0,3%. Le Nasdaq, surtout, gagne 0,5%. Phénomène marquant aujourd'hui. Les semi-conducteurs rebondissent avec demain l'introduction, on en parlait en début de semaine ensemble, Eric, de SKNX. Il semble que l'introduction en bourse à Wall Street d'SKNX, l'acteur sud-coréen des cartes mémoires, attire énormément de demandes. Et ça traque, c'est ça qui tire à la hausse le segment des semi-conducteurs.

Oui, on voit, je crois que le bouc de commande de l'augmentation de capital a été sursouscrit cette fois, je crois. Donc, on voit une réelle dynamique. C'est vrai que ça permet aux investisseurs américains de s'exposer directement à cet acteur coréen sans avoir recours à l'acheter localement, s'il y a quand même quelques contraintes de mise en place. Alors, on pourra directement accéder à l'acteur majeur du HBM directement aux États-Unis. Donc, on voit que cette demande est au rendez-vous.

Et effectivement, depuis 2-3 jours, alors qu'on avait l'impression qu'il y avait une rotation qui se mettait en place, vente de semis, achat de hyperscaler, voire un petit peu d'achat sur le software, depuis quelques jours, je ne sais pas si c'est devenu un safety trade, mais les investisseurs reviennent sur les semi-conducteurs. Et on verra demain comment cette augmentation de capital se manifeste. Oui, on a de plus en plus le sentiment, effectivement, que les grandes autoroutes haussières, c'est peut-être passé sur les différentes thématiques tech, et que les unes après les autres, elles auront comme ça des bump and dump.

Vous savez, des routes en forme un peu de Zodan, plus cabossées, on va dire, Eric. Exactement. Et je pense que cette volatilité globale du marché risque de s'accentuer d'ici la fin de l'année, même si, paradoxalement, on avait connu depuis quelques semaines un élargissement de la perf au reste de l'indice, qui est plutôt une bonne dynamique pour les marchés américains. On sait que les attentes en termes de croissance bénéficiaire sont très fortes. Donc, ce trimestre de publication qui va commencer la semaine prochaine avec les grandes banques américaines sera très important pour la dynamique du reste de l'année. Tout à fait.

Coup d'envoi des publications la semaine prochaine avec les banques américaines, effectivement. Et puis, un dernier mot quand même des consommateurs en face de tout ça. On en parlait avec Costco un petit peu. Pepsi aussi publie. Le titre est en baisse. Moins 4,5% parce que sur le segment nord-américain, Pepsi précise qu'effectivement, l'inflation pèse sur le panier des consommateurs et donc sur les ventes du groupe. Oui, donc les résultats étaient quand même globalement supérieurs aux attentes, mais c'est vrai qu'on a constaté un ralentissement, une perte de part de marché sur l'activité en Amérique du Nord, qui est un marché stratégique pour le groupe.

Vous l'évoquiez, les ventes de la division boisson ont été en fichant recul de l'ordre de 4% sur un an, signe que PepsiCo peine à relancer quelque part son activité importante au niveau du groupe dans ce secteur. On sait que le consommateur américain, en tout cas c'est ce que nous a indiqué PepsiCo là, fait des arbitrages et est toujours très sensible à l'aspect prix et que dans cet environnement-là, c'est un peu difficile pour Pepsi de se démarquer. On sait qu'ils ont fait des efforts au niveau des prix sur les marques un peu phares du groupe comme Lay's ou Tostitos qui sont très connues et très appréciées aux États-Unis.

Si on peut peut-être évoquer un point qui était quand même intéressant dans la publication, c'est que les marques opérationnelles ont fortement progressé. Elles ont atteint 7,6% contre 7,9% un an plus tôt. Donc l'environnement reste difficile pour PepsiCo, mais c'est résultat quand même que le groupe va dans la bonne direction, même si la route ne sera pas facile. Eric Lafrenière avec nous, merci beaucoup. Sony AM, Wall Street est en hausse, surtout le Nasdaq, on vient de l'expliquer. Le CAC 48 gagne 0,5% en tête. Les semi-conducteurs STMicroelectronics gagnent 6% en ce moment. On a aussi dans la thématique tech large, Schneider Electric, plus 2,7%.

Si vous avez des questions sur vos portefeuilles, tout à l'heure, Culture Bourse, ce sera avec Julie Cohen-Eurton dans une dizaine de minutes. Frédéric Rosier nous rejoint, il est 15h43. Bonjour Frédéric. Bonjour Monsieur. Bon Mirabeau, vous venez rendre votre verdict. Est-ce que ce moment qu'on va vivre, le verdict que vous allez rendre, vous l'assumez ? Je l'assume. Alors on vous écoute. Alors, Gold Harbor, comme Pearl Harbor, mais Gold Harbor, Hong Kong hisse les voiles du futur de la finance mondiale. Oui. Alors ça, c'est le genre de, ça passe très bien à l'écrit ça, mais à l'oral, je pense que c'est très écrit ça.

En le disant, je me dis, tiens, c'est peut-être pas adapté à la radio, vous voyez. Non, non, non. En fait, ce que vous voulez nous expliquer, c'est que Hong Kong lance sa propre bourse de l'or. C'est vrai, Gold Harbor, c'est l'une des annonces de la semaine. Hong Kong se lance donc dans les bourses de l'or. Et pour vous, Hong Kong hisse ainsi les voiles du futur de la finance. Pourquoi ? Alors, tout simplement parce que vous savez, l'or est un marché qui était très centralisé. On va dire, il y avait le marché américain, New York, et il y avait Londres. Avec beaucoup d'interrogations, on sait, il y avait beaucoup de questionnements.

Est-ce que oui ou non, il n'y a pas plus d'or papier que d'or en circulation ? Ce genre de choses qu'on se posait. Et vous savez très bien que les Asiatiques sont très friands quand même de la relique barbare, de l'or. Et de le réglementer quelque part, passer outre aussi des réglementations qui peuvent être assez coercitives du côté américain, ça leur donne quelque part de l'indépendance. Ça leur donne de l'indépendance aussi parce que demain, ça sera de l'or qui sera libellé en renminbi, en yann. Donc, ça veut dire qu'on est peut-être dans la voie d'une dédollarisation également sur l'or, comme on a pu le connaître également sur le baril à un moment donné.

Donc, c'est cette voie de divergence qui rendra en plus quelque part liquide l'or. Pourquoi ils ont créé cette bourse avec une notion également de blockchain propriétaire ? Tout simplement pour permettre aux établissements d'échanger de l'or sans avoir à transporter de l'or physique d'établissement en établissement. Donc, c'est pour ça que ça a été créé. Et ça va, à mon avis, dynamiser ce marché dans le marché qui est le plus prometteur, qui est le marché chinois. D'accord. Donc, c'est une façon d'échapper à l'hégémonie de Londres, New York sur le marché de l'or. Et puis, de trouver un vecteur de plus de diffusion du yuan. Exactement. Oui, très pragmatique comme toujours.

Votre pari sur l'or au deuxième semestre, comment voyez les choses ? On est en train de remonter un petit peu quand même. On était à 4 000 il y a quelques semaines. Là, on est à 4 133 dollars l'once. Je pense, alors, j'utilise un anglicisme, ce qu'on appelle un sideway. En gros, je pense qu'on est entre 4 000 et 5 000 pendant une bonne période. Voilà. Donc, on est en évolution latérale avec comme incertitude derrière, bien sûr, le niveau du dollar, mais également le niveau des taux d'intérêt. Vous avez évoqué avec les discussions au sein de la réserve fédérale. Et je vous l'avais dit hier, je n'ai jamais vu autant de divergences sur l'évolution des taux aux États-Unis.

C'est-à-dire qu'il y a des établissements qui pensent qu'on va être dans un cycle de hausse de taux, d'autres qui pensent qu'on ne va rien faire et d'autres qui anticipent des baisses de taux. Donc, si on est dans un contexte où l'inflation est transitoire avec la baisse du baril, ça veut dire que les taux et la rémunération, notamment du bon du trésor, vont être moins compétitifs vis-à-vis de l'or qui ne détache pas d'intérêt. Et là, on pourrait avoir de nouveau l'or qui progresse. Donc, je suis assez confiant sur le bon de l'or pour revenir, à mon avis, vers les 5 000, pas forcément beaucoup plus haut. D'accord. L'once actuellement, 4 133 dollars.

Alors, ce qui nous frappe, c'est que désormais, dans la tech, tout fait du yo-yo. Il y avait avant à aider des grands boulevards haussiers, là. Et puis, désormais, chaque sous-segment de la tech connaît ses phases d'euphorie, puis de baisse, puis ça remonte. Enfin, ça devient presque un marché normal. Aujourd'hui, les semi-conducteurs qui souffraient ces derniers jours remontent. STM gagne 6%, par exemple. Grâce à Sky Enix. Alors, ce n'est pas neutre. Cette fois, sur ce scris, c'est la plus grosse ADR cotée aux États-Unis. C'est-à-dire qu'on a dépassé, à l'époque, c'était Alibaba dans les introductions. Donc, on est sur quelque chose d'assez important.

Et donc, on a un phénomène aussi, c'est JP Morgan qui l'a rappelé, que c'est un mouvement quasiment presque de bear market. C'est-à-dire qu'on a, sur ce panier un peu dynamique de tendance, on a perdu plus de 15% par rapport au haut et le bas. Donc, là, c'est finalement plutôt l'occasion de faire des achats bon marché après des baisses significatives. D'autant qu'on est presque en gestion value là-dessus, si j'ose dire. Parce que les sets magnifiques sont un niveau de… Enfin, c'est les soldes par rapport au S&P 500, clairement. Quand vous payez du Microsoft à 20 fois les bénéfices avec Azure, qui a une croissance de 40%, oui, vous pouvez dire qu'aujourd'hui…

Alors, je ne parle même pas d'NVIDIA qui, en termes de multiples, est extrêmement faible. Vous êtes effectivement quasiment sur l'ensemble des grands acteurs des Mag 7 ou Mag 8, si on rajoute Broadcom et qui est plus dans les semis, sur une décote quasiment historique. Donc, oui, ça devient très attractif. Et en défensif, ça devient du défensif aujourd'hui. C'est-à-dire que si vous voulez faire du blue chip, un peu comme le air liquide en France, c'est presque de la big tech qu'il faut faire aujourd'hui. Oui, les 7 magnifiques, aujourd'hui, sont sur un niveau de discount record en 10 ans face au reste du S&P. C'est fou, quand même. C'est fou, alors que… Comme les choses sortent.

Il y a un an et demi, c'était l'inverse. Et on était en train de se dire, mais le marché est hyper concentré. Et cette valeur faisait quasiment la hausse, 90% de la hausse du marché. Et la bonne nouvelle, c'est que malgré ce niveau de discount inédit en 10 ans des 7 magnifiques face au reste du marché, le marché, le reste du marché reste proche des records. Ça n'a pas fait s'effondrer le reste du marché. Là, on a un début de réponse. Les conséquences de cette hyperconcentration, ce n'est pas forcément fatal, une hyperconcentration. Non, c'est pour ça qu'il faut faire attention, parce qu'on entend à droite et à gauche en disant on est dans une bulle, on est dans une bulle.

Mais la réalité, c'est que le marché est dual aujourd'hui et qu'il y a bonne partie de la cote qui est finalement sur des multiples tout à fait raisonnable. Donc oui, il y a des dangers. C'est sûr qu'on a un danger sur les semi-conducteurs parce que ça entraîne une hausse des prix. On va voir l'élasticité prix qu'ont notamment des Apple et autres de pouvoir répercuter cette hausse. Si ça venait à bloquer, là, ça serait un problème. Mais je pense aujourd'hui qu'il y a une bonne partie de la cote qui est accessible. En Europe, à Paris, le CAC 40 est en hausse. Plus 0,67% après la forte baisse d'hier. C'est vrai, l'Eurostock 50 gagne carrément 1,2%.

On voit que le CAC 40 a du mal à faire mieux que l'Eurostock 50. Parmi les valeurs qui se distinguent, il y a Airbus en baisse. Pourtant, Airbus nous dit prévoir un quasi-doublement de la flotte mondiale d'avions d'ici 2045. C'est quand même énorme. Le titre recule quand même. Oui, de 40 000 avions en circulation. Alors, Airbus a des bons indicateurs. Ils ont livré 89 appareils. C'est un record pour un mois de juin. C'est-à-dire 6 appareils de plus. Alors, ils sont au courant des mouvements, puisque leur carnet de commande, il y a plus de 7 000 A320 en carnet de commande, c'est-à-dire 12 années de commande sur l'A350. Donc, c'est des appareils qui pèsent quand même 300 millions.

Là aussi, on a quasiment 12 années de carnet de commande. Donc, ils le savent très bien. Ils le voient aujourd'hui dans leur carnet de commande que la tendance, elle est en hausse, qu'ils avaient il y a quelques années l'ambition d'avoir 1000 appareils en production par an. Là, cette année, on va être aux alentours de 870. Donc, on voit qu'il y a une phase d'accélération, une progression de 10% par rapport aux années précédentes. Donc, oui, la tendance est forte. Et malgré ce qu'on a connu au Moyen-Orient et notamment des inquiétudes sur les hubs des Meretz, par exemple, et autres, on voit que la demande reste relativement robuste. Il y a eu très peu d'annulations de commande d'ailleurs.

Il y a une soixantaine au mois de juin. Donc, on est plutôt sur des commandes qui sont assez fermes et une croissance qui semble être durable. Airbus cote à 196,22 euros. C'est une valeur qu'il faut continuer de renforcer ou d'acheter quand on ne l'a pas ? Oui, parce qu'en termes de marge, il y a deux programmes qui sont phares. Il y a l'A220. Je ne sais pas si vous vous souvenez, c'est Bombardier. C'est des avions qui coûtent un peu moins de 100 millions, qui est un véritable best-seller. D'autant plus qu'ils l'ont acheté quasiment pour rien à l'euro symbolique, puisqu'on le souvient, Bombardier était en difficulté. Et ça, c'est des programmes qui sont extrêmement rentables.

L'A320, je ne vous en parle même pas, c'est un avion qui a quasiment 40 ans maintenant. L'A321 aussi. L'A321 qui décline. C'est des avions qui ont des programmes totalement amortis, totalement rentables. Donc oui, Airbus sur ces niveaux, c'est un niveau auquel on peut quand même adhérer et avoir un potentiel de hausse significatif. Plus globalement, le contexte mondial, le retour des frictions, on va le dire comme ça, des bombardements aussi entre Américains et Iraniens. Le pétrole hier a rejoint les 80 dollars. On est actuellement à 77 dollars sur le Brent. Alors de plus en plus de pays asiatiques, du coup, veulent moins dépendre pour l'approvisionnement de l'Asie.

Et là, Total, expédie aujourd'hui, c'est quand même un pas important aussi. C'est bien sûr une frontière tactique franchie pour Total Energy. Ils annoncent expédier vers l'Asie, leur premier cargo GNL depuis le Mexique. La route Mexique-Asie directe sans venir d'Ormuz. C'est une ligne directe, c'est pacifique. Donc Total a énormément développé la production et les partenariats dans la production de GNL, donc du gaz liquéfié, notamment dans le bassin permien au Texas, entre autres, et également des accords de distribution et de distribution à partir du Mexique. Oui, il y a une demande qui est en train d'exploser.

On pense que la demande de GNL au global va doubler dans les 10 à 15 prochaines années avec des pays qui ont encore du chemin sur l'Inde, sur la Chine. Il y a quand même énormément de progression, de pénétration de ces marchés et Total a l'ambition d'avoir à peu près 10% de ce marché-là. Donc lorsqu'on regarde la rentabilité globale de Total, je vous rappelle que c'est une société qui, bon an, mal an, gagne 1,5 milliard par mois en résultat net et extrêmement profitable. Le gaz de GNL est produit de manière relativement faible, à faible coût.

Donc c'est effectivement des sources d'amélioration de la rentabilité et surtout, et ça c'est bien du côté ISR, c'est dans la voie de la décarbonation de l'énergie puisque lorsqu'on produisait du GNL, bien sûr en émissions, notamment de gaz, de CO2 et gaz polluants, vous êtes beaucoup moins impactant que pour le pétrole par exemple. Donc pas de complexe à avoir Total Énergie à l'acheter ? On est prudent quand même. Tant que c'est un producteur de pétrole et un raffineur, on peut être quand même effectivement prudent, mais ça va dans la bonne tendance. Allez, le CAC gagne 0,7% en ce moment, 8 312 points pour notre marché parisien.

Hier, on s'est un peu fait peur sur le 10 ans français qui est monté un tout petit peu plus que les autres. On ne voit pas très loin de nous la barre des 4% sur le 10 ans français. Si cette barre des 4% pour le 10 ans français était franchie, est-ce que ça changerait quoi que ce soit ? Est-ce que ce serait juste un symbole ou quand même un déclencheur de réaction ? Alors je pense déjà que ça doit être un point d'alerte pour les candidats parce que vous avez remarqué le saut qu'on a eu, c'était lors de la décision et en tout cas l'envie de Mme Le Pen d'aller jusqu'au bout. Le 10 ans français s'est tendu à ce moment-là ?

À ce moment-là, ça demande peut-être de la part des candidats d'être assez convaincants en termes de programmes et notamment de gestion des déficits auprès de l'international. Donc ça, ça va être quelque chose qui va être scruté de près. Donc il va falloir aller, à mon avis, sur le terrain et convaincre les investisseurs que le programme est cohérent et éviter cette tension sur les taux d'intérêt. Alors attention, 4%, ça ne veut pas dire que lorsque vous montez comme ça, le coût de la dette est beaucoup plus cher. Parce qu'on roule à peu près 10% de la dette, 300 et quelques milliards. Donc là, on est en train de rouler de la dette qui a été émise il y a très longtemps.

Globalement, la dette française, elle coûte à peu près 2 et quelques pourcents aujourd'hui sur l'ensemble de la dette. Donc là, par contre, c'est un effet accélérateur parce que plus vous avancez, plus vous avez ce rôle de dette de plus en plus cher, plus vous avez un accélérateur du coût de la dette. Donc pour l'instant, ça va, mais ça va devenir une accélération considérable si on n'ajuste pas le tir et on ne commence pas à réduire notamment notre dette sur PIB. Donc pour l'instant, on va dire que c'est entre guillemets gérable, mais c'est surtout une bombe à retardement pour les années futures lorsqu'on va rouler de la dette qu'on a émise notamment à la période où la dette était à 0.

Voilà, donc là, on va rouler à 4. Vous imaginez, 4 fois plus cher la dette, c'est à ce moment-là que ça va devenir critique. Donc c'est la dette qu'on a émise globalement dans les années 2020 lorsqu'on va arriver à échéance, qu'il va falloir supporter le coût supplémentaire. Donc là, ça va devenir dangereux. Donc il est important d'agir. Frédéric Rosier, merci beaucoup pour Mirabeau, votre appel au candidat à la présidentielle. Le CAC est en hausse de 0,7%. Tout à l'heure, Gilles Moex sera avec nous pour revenir sur les grandes perspectives et les signaux d'amélioration qui se confirment, qui se multiplient en Allemagne. On a un nouvel indicateur aujourd'hui très positif pour l'Allemagne.

en ce qui concerne les exportations de plusieurs années. Il nous dira comment il voit la trajectoire amende pour le deuxième semestre. Formez votre banquier à la bourse. Oui, oui, vous en avez le pouvoir grâce à Culture Bourse. Julie Connerton et ses experts répondent à toutes vos questions. Bonjour, Julie.

27:11
Présentateur

Bonjour, Guillaume. Bonjour à tous. Oui, on accepte tout le monde, même votre banquier. Pour cela, il suffit de nous écrire l'adresse bfmbourse.atbfmbusiness.fr et le QR code qui va s'afficher sur votre écran.

27:20
Invité

Aujourd'hui, Julie, ce match entre deux géants de la défense française.

27:23
Présentateur

Et c'est Hervé qui nous a écrit. Il veut savoir quel titre privilégier entre Safran et Thalès. Alors Safran, c'est plus 12% depuis le début de l'année. Et puis Thalès, pour le coup, c'est moins 1,7%. Comment regarder ces deux titres ? Faut-il les intégrer en portefeuille ? On retrouve Geoffrey Ouafka, directeur des gestions chez Auris Gestion. Bonjour, Geoffrey.

27:44
Invité

Bonjour, Julie.

27:44
Présentateur

Merci d'être avec nous. Geoffrey, au-delà de la divergence de performance, comment vous analysez la différence de dynamique entre ces deux valeurs ?

27:53
Invité

Oui, alors c'est vrai que Thalès est en baisse depuis le début de l'année, mais un peu finalement à l'image de toutes les valeurs de la défense. Parce que c'est vrai que c'est une thématique, la défense, qui avait bien performé l'année dernière, mais qui en 2026 subit des prises de profit, alors que la thématique finalement a été devenue quand même très consensuelle et surtout les valorisations tendues. Et on le sait, quand une thématique a des valorisations tendues, il y a toujours une sorte de retour à la moyenne.

Et c'est vrai que dans le match qui l'oppose à Safran, Thalès a certes un modèle qui est diversifié, puisqu'il y a de l'aéronautique civile, il y a de la cybersécurité, mais il y a de la défense, et la défense chez Thalès, c'est 55% du chiffre d'affaires. Et il faut préciser alors que Thalès, elle ne fabrique pas ni les rafas ni les missiles, mais elle conçoit surtout tous les équipements électroniques, les radars, les systèmes de ciblage et les systèmes embarqués.

Et c'est vrai que c'est cette exposition à la défense qui a pénalisé le titre en bourse, alors que de l'autre côté pour Safran, qui est le leader de la propulsion et des moteurs pour l'aéronautique civile, ça représente 75 à 80% de son chiffre d'affaires, mais la défense, ça représente seulement 20 à 25% du chiffre d'affaires. Et la grande force de Safran dans cette activité-là, c'est sa co-entreprise avec General Electric, puisqu'elle a quasiment un quasi-duo-pôle mondial sur les moteurs d'avion moyen courrier, avec le fameux moteur LIP, qui équipe les Airbus A320neo et les Boeing 737 Max notamment.

Et ça, c'est un business model très récurrent, parce que 55% de l'activité repose sur les services de maintenance des moteurs et les pièces de rechange. Et pour ça, c'est une vraie force pour Safran.

29:18
Présentateur

Et alors, dans ce secteur de la défense, Geoffrey, est-ce que vous pensez qu'il y a un réel avantage à privilégier un titre plutôt que l'autre dans un portefeuille en ce moment ?

29:26
Invité

– Alors, c'est vrai qu'à très court terme, et compte tenu des performances financières depuis le début de l'année, j'aurais tendance à privilégier Thalès. Alors, ce qu'il faut voir, c'est que Thalès, avant le conflit en Ukraine, avait une visibilité assez réduite sur son chiffre d'affaires qui pouvait être assez volatile. Et c'est vrai qu'à la faveur de l'augmentation des budgets de la défense des pays membres de l'OTAN, en fait, on a un chiffre d'affaires maintenant pour Thalès qui va croître régulièrement de 7 à 8% par an pour les cinq prochaines années. Ça marche opérationnelle. Dans le même temps, elle va s'améliorer graduellement. Elle va passer de 12,7 en 2026 à 13,7 en 2029.

On va avoir une croissance des bénéfices assez substantielle puisque ça va être entre 2025 et 2029 d'une croissance de bénéfices de 60%. Alors, Safran a aussi des très bons chiffres. Quand on compare les mêmes métriques, Safran a une légère croissance du chiffre d'affaires, enfin, une croissance du chiffre d'affaires qui est légèrement supérieure à celle de Thalès, a une rentabilité qui est meilleure. Et ça, c'est vrai que c'est un vrai avantage pour Safran. La marge opérationnelle de Safran, c'est 18% quand celle de Thalès, je le disais, elle est plutôt autour de 13,5. Et pour le coup, on a des bénéfices qui donc croient plus fortement pour Safran.

Mais néanmoins, là où Safran perd, c'est sur le plan de la valorisation. Parce que la qualité que j'ai mentionnée pour Safran, aujourd'hui, elle se paie chère. On a un PER à 27 fois les bénéfices de l'année prochaine. Ça représente une prime par rapport à tout le secteur et par rapport à l'historique de Safran qui se paye en bourse 22 fois en moyenne sur 10 ans. Alors que dans le même temps, on a Thalès qui ne se paye que 19 fois l'année prochaine versus une moyenne à 10 ans à 16 fois. Donc la prime historique de Thalès, elle est moins chère que celle de Safran.

Et c'est vrai que pour vous, ce rattrapage à court terme des performances here to date, vous privilégérez Thalès à court terme, mais Safran à plus long terme à horizon 50. Merci beaucoup, Geoffrey. Vous restez avec nous dans un instant. On parcourra l'ensemble de cette séance, les gagnants, les perdants. Mais Culture Bon, c'est aussi des grandes perspectives grâce au portefeuille trading. BFM Bourg, Julie.

31:15
Présentateur

Et grâce à l'architecte de ce portefeuille trading, c'est Alexandre Tixier. Bonjour Alexandre.

31:20
Invité

Bonjour Julie, bonjour.

31:21
Présentateur

Alors on me rappelle, là aussi, vous pouvez vous abonner, scanner, flasher le QR code qui va apparaître sur vos écrans. Bon Alexandre, on a assisté à un reset sur le CAC, c'est-à-dire une remise à zéro de la tendance graphique. Comment vous lisez ce nouveau couloir et comment vous adaptez votre sélection de titres dans ce contexte ?

31:39
Invité

C'est exactement ça. C'est un reset de la situation. On est venu chercher un peu au-dessus des 8500. C'était en tout début de semaine. Voilà. Donc on revient à la situation d'avant-guerre USA-Iran. Hier, plus précisément, on est revenu nettoyer un autre gap, celui du 12 juin. Et là, voilà, on a un peu défini l'ampleur des oscillations pour les semaines à venir. Je dirais entre 8250 et 8550. Alors tant qu'on va naviguer dans cette bande relativement petite, 300 points, je vais continuer le stock picking.

Côté allocation, on a Vétoquinole, toujours en swing trading, un ETF de diversification géographique, un acteur du luxe, et j'ai rentré mardi, c'était en direct dans l'émission, une para-pétrolière, qui est l'ex-CGG, viridien. Donc on a 80% d'exposition actions et 20% de liquidités disponibles. Il y a pas mal d'abonnés, j'imagine, du portefeuille trading BFM Bourse, qui vont aussi partir à la plage, s'absenter pour les vacances. Quelle attitude est-ce qu'ils doivent adopter ?

Alors, déjà, le portefeuille, lui, ne prendra pas de vacances, ça c'est bien de le dire, comme chaque année, on va se relayer, parce que tout simplement, au mois d'août, il peut y avoir des opportunités, du mouvement, ça c'est déjà vu, concernant l'abonné, comme vous le demandiez, donc il peut tout simplement soit liquider ses positions et reprendre le suivi début septembre, ça peut éviter un suivi quotidien, ou bien il peut programmer des ordres, donc je rappelle, à seuil de déclenchement pour les stops, et à cours limité pour les objectifs.

Et enfin, dernier cas, l'abonné passionné qui ne déconnecte pas du tout, il y en a, même sur son lieu de vacances, il peut tout simplement continuer de passer ses ordres dans la foulée de nos alertes, il y en aura, comme pendant tout le reste de l'année. Alexandre Tixier, donc ce portefeuille, il continuera de vivre tout au long de l'été, et vous pouvez continuer de vous y abonner, vous tous qui nous suivez. Merci Alexandre. Merci à Julie. C'est le machu-pichu de l'investissement, machu-pichu, des idées qui traversent le temps, et c'est chaque jour, jusqu'à 18h. Antoine est avec nous en fil rouge. Rebonjour Antoine. – Bonjour. – Votre mot du jour.

– Détente, détente un petit peu partout, détente sur les actions avec des indices qui remontent, plus 0,6% pour le CAC, 48 306 points, très nette sur performance de la tech, qui avait déjà commencé à faire un petit peu mieux que le marché hier, même au milieu d'une séance compliquée, on avait vu ça, l'Euronext Tech Leaders, là, grimpe d'1,7%, l'Eurostox 50, plus 1,16, belle hausse, et du côté de Wall Street, ça se passe bien, plus 0,69 pour le Nasdaq, plus 0,12 pour le Dow Jones, ça se détend sur les taux d'intérêt, 4,56 pour la dette américaine 10 ans, 3,75 pour la dette française, et du côté du pétrole aussi, 77,58 pour le baril de Bren de Mer du Nord, 72,86 pour le brut léger américain.

– Voilà, le tableau de bord, un léger rebond, donc, des indices européens, après la forte baisse d'hier, les semi-conducteurs rebondissent, c'est ce qui nous frappe, dans le sillage de l'introduction à Wall Street, demain, d'SKMX, le leader coréen des cartes mémoires, ce sera sous forme d'ARD, c'est ça, oui, c'est ça, demain, il semble que la demande soit très très forte pour cette introduction en bourse, qui donc redonne de la langue, beaucoup de carburant à ce segment, STI Microelectronics est en tête du cas, qu'on le disait, segment tech dont les différentes variables, dont les différents sous-segments, désormais, ne progressent plus, comme ça, en ligne droite, on les voit tous, les uns après les autres, connaissent des corrections importantes, pour remonter, puis recorriger, est-ce que c'est la fin des grandes autoroutes haussières sur les différents segments de la tech ?

On va poser la question. Et puis Ypsen, qui, de son côté, arrive à se distinguer en hausse de plus d'un et demi pour cent des résultats positifs contre la migraine, on y reviendra dans un instant avec Geoffrey Ouafka et nous dira s'il faut encore renforcer Ypsen. Dans le reste de l'actualité, parce que BFM Bourse est sur toutes les batailles de marché, mais on suit aussi l'ensemble des actus.

Eh bien, à noter que le gouvernement annonce un plan d'aide d'urgence pour les agriculteurs, 145 millions d'euros pour les aider à acheter de l'engrais, alors que les cours, effectivement, de leurs engrais continuent de flamber, dû aux tensions au Moyen-Orient, 30% des engrais transitent, en effet, par le détroit d'Hormouz. Encourager à l'avenir la fabrication d'engrais sur le sol français afin de gagner durablement en indépendance. Le marché de l'emploi en France se complique. Moins de CDI, plus de CDD, autant de ruptures que d'embauches et 9% d'offres en moins. C'est ce qui ressort des statistiques pour le premier trimestre du ministère du Travail.

Et puis aussi, dans l'actualité, chez Volkswagen, la menace d'un conflit social majeur. Plusieurs manifestations aujourd'hui autour des usines allemandes du groupe. IE Metal dénonce des plans d'économie brutaux, alors que la direction de Volkswagen prépare une restructuration qui, cette restructuration, pourrait devenir la plus importante de l'histoire d'industrie allemande. Il lancera aussi question, ce sera à 18h tout à l'heure avec Stéphanie Collot. D'ici là, on est à vos côtés, c'est BFM Bourse. Bienvenue à tous, on joue dans votre camp pour encore quasi deux heures.

36:39
Présentateur

BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.

36:43
Invité

Antoine, donc, c'est une séance de répit après la forte baisse d'hier. Oui, répit, plus 0,6% pour le CAC 40 à 8306 points avec la tech en tête, plus 6,5% pour RST Micro à 163,32 euros. C'est quand même bien bien reparti, mais là, c'est un balancier quotidien autour des semi-conducteurs. Soitec, évidemment aussi, plus 6,7%, 104,95 euros. Puis, tiens, Mersenne qui, très nettement, c'est devenu le troisième titre des semi-conducteurs à Paris. L'ancien Carbon Lorraine qui gagne 4,9% à 39,32 euros du fait de son exposition à toute l'industrie électronique et électrique en matière de minerais rares.

On a également parmi les plus fortes hausses du jour Société Générale qui s'est réveillée de bonne manière, plus 3%, 73,43 euros. Et le secteur du luxe qui, lui aussi, en toile de fonce, signe un beau réveil, un beau soutien sectoriel au CAC 40. Hermès gagne 2,7% à 1614,50 euros. Kering, plus 2, 244,45 euros. Malgré tout, malgré tout, on a un certain nombre d'allègements, notamment du côté du secteur de la Défense. Thalès recule de 3% à 226,70 euros. Dans le même ordre d'idée, on a Eutelsat qui recule de 3,3% à 2,40 euros. Puis encore un coup de mou du côté du secteur des logiciels. Capgemini, moins 2%, 89,02 euros. Puis, à noter Soprasteria sur le SBF 120 qui perd, 2,9% à 144,60 euros.

Geoffrey Ouafka est toujours avec nous. Rebonjour, Geoffrey. On a ce CAC 40 qui tente un petit rebond de 0,6% aujourd'hui. D'abord, la tendance générale, vous le sentez comment ? Le marché est plutôt prêt à vouloir poursuivre son cycle haussier ? Ou ce sera compliqué de battre le record du CAC 40 rapidement ? On n'en est pas si loin, mais en termes de carburant, est-ce que vous estimez qu'on en a assez pour la suite ? Il faut qu'on a plutôt vidé le réservoir. Je pense que le carburant, il viendra de la saison des publications de résultats maintenant. Parce que c'est vrai que toutes les nouvelles sont déjà dans les cours.

Et maintenant, on a besoin de voir, particulièrement pour le CAC 40, les publications de résultats des gros poids de l'indice. Évidemment, du total énergie, qui devrait être bon, mais le titre avait déjà bien progressé depuis le début de l'année. Et puis aussi, vous le mentionnez, le secteur du luxe, dans le CAC, évidemment, Hermès, LVNH, qui pourrait redonner un boost. D'autant que ces valeurs-là, pour le coup, sont, elles, bien en retard depuis le début de l'année. Et d'autant plus que le conflit qui a repris, alors timidement hier, a encore pénalisé les valeurs.

Donc c'est vrai que les publications de ces valeurs-là, de la consommation et du luxe, pourraient se donner du boost au CAC 40 dans les semaines à venir. Une valeur à suivre aujourd'hui, on va la découvrir à l'écran. Pour ceux qui sont avec nous en direct à la radio, on est aussi en télé, c'est Ipsen. Ipsen signe une des hausses marquantes, frappantes de cette journée, plus 2%, avec des données préliminaires favorables sur la lutte contre la migraine, son traitement qui permettrait de réduire le nombre de jours de migraine par mois. On est à plus 2 aujourd'hui sur Ipsen. Le titre sur 6 mois gagne 33%.

Est-ce qu'il faut renforcer à nouveau, renforcer encore plus par rapport au niveau d'aujourd'hui, par rapport à ce plus 2% actuel ? Alors c'est une bonne nouvelle, mais néanmoins, il faut la relativiser. Alors pourquoi c'est une bonne nouvelle pour Ipsen ? C'est que le dysport, qui est déjà un médicament commercialisé, en fait c'est la première fois qu'on a une toxine botulique qui parvient à valider une efficacité en phase 3 sur les migraines chroniques et épisodiques. Et c'est un marché qui a un très fort besoin. Il y a énormément de migraineux dans le monde. Et pour lequel il n'y a pas de médicament efficace pour le moment.

Et donc c'est vrai que le dysport pourrait devenir à terme, et obtenir une indication majeure, et devenir à terme un médicament à fort potentiel de vente. Mais ce qui est vrai, c'est que, et c'est pour ça qu'il faut relativiser, Ipsen doit encore franchir un bon nombre d'étapes avant la commercialisation. Et c'est ce qui explique finalement la réaction timide de l'action aujourd'hui sur cette nouvelle. Parce que certes le titre a monté de 33%, mais aujourd'hui c'est une hausse de 2% seulement. Donc il reste en effet à continuer l'étude en cours, sur une plus longue période. Et si elle est concluante, demander des autorisations mises sur le marché auprès des agences de santé.

Et c'est vrai que Ipsen, en la matière, il y a un peu de volatilité dans les accréditations des médicaments et des agences de santé. Et donc c'est pour ça que je pense qu'il faut encore rester un peu prudent et rester patient par rapport à cette molécule-là avant de conclure qu'elle sera un futur blockbuster pour la société. Ipsen gagne 2%, 169,30€ aujourd'hui. Autre valeur à suivre, Airbus. Donc on en parlait avec Frédéric Rosier, mais on peut en reparler à nouveau parce que la prévision est spectaculaire. Il prévoit Airbus un quasi-doublement de la flotte mondiale d'avions d'ici à 2045. Le titre est quand même en baisse là.

– Oui, alors je pense que pour le coup, Airbus subit plus la reprise du conflit à très court terme parce qu'évidemment que les projections à 2045, elles sont très favorables. Et on connaît les facteurs, l'émergence des classes moyennes dans les pays asiatiques, notamment qui vont vouloir voyager, qui vont vouloir vivre des expériences. Et ça, c'est clair que la demande de fonds, elle est là. Maintenant, pour Airbus, aujourd'hui, il faut prouver à très court terme que les livraisons continuent de s'améliorer. Vous en avez un peu parlé tout à l'heure. Mais c'est vrai que c'est le point qui avait déçu lors de la première publication en début d'année sur le T1.

C'est les livraisons d'avions, d'appareils parce que la supply chain d'Airbus est vraiment sous tension. Et c'est le point qu'Airbus doit améliorer pour pouvoir rassurer les investisseurs. Et c'est vrai que dès que le conflit gagne en intensité au Moyen-Orient, il y a des craintes d'avions cloués au sol et de chaînes de production aussi qui tourneraient au ralenti. Donc je pense qu'à très court terme, c'est ce qui explique la baisse du titre. Mais à long terme, évidemment, la tendance de fonds, elle reste très porteuse pour Airbus. Oui, en termes de valorisation, ça reste un titre plutôt attractif.

Oui, on parle des semi-conducteurs qui, pour le coup, sont des valeurs de croissance, mais à prix pas forcément raisonnable. Et là, pour le coup, sur Airbus, on a une valeur de croissance à prix raisonnable. Et c'est vrai que ça offre une meilleure visibilité et un risk-reward qui est plus favorable que certaines valeurs des semi-conducteurs en ce moment. Et puis face au pétrole, vous parliez des tensions géopolitiques. L'Asie essaie de diversifier ses sources d'approvisionnement, faire venir du pétrole d'ailleurs, pourquoi pas d'Amérique. D'ailleurs, il se trouve que Total Energy expédie aujourd'hui vers l'Asie le premier cargo de GNL produit par son usine Eka LNG au Mexique.

Donc la route directe du Mexique vers l'Asie via le Pacifique. Là, voilà, on a une illustration, un cas précis de diversification de l'approvisionnement en pétrole pour l'Asie. Oui, et en fait, ce qui est intéressant, c'est que, évidemment, que le conflit au Moyen-Orient a réveillé un peu les pays asiatiques qui se sont rendus compte de leur trop forte dépendance au gaz et au pétrole en provenance du Moyen-Orient. Mais moi, ce que je trouve intéressant, c'est que, évidemment, qu'on savait qu'ils allaient diversifier, mais finalement, aussi rapidement, c'est ça qui est assez surprenant.

C'est qu'on a réussi à construire une installation efficace qui permet d'exporter du GNL de la côte ouest du Mexique directement vers les pays asiatiques en quelques mois, finalement. Et ça, je pense que c'est à terme très favorable. Et finalement, c'est le début d'une tendance généralisée à la fin de la domination, finalement, du Moyen-Orient sur les hydrocarbures. Je pense que le monde a pris conscience qu'on ne peut pas se permettre de dépendre de cette zone pour l'approvisionnement en hydrocarbures. Et finalement, cette diversification géographique des sources d'approvisionnement, elle ne fait que commencer. – Geoffrey Ouafka, merci beaucoup.

Au directeur des gestions, Doris Gestion, le CAC est en hausse de 0,8. Et alors, à Wall Street aussi, on est en hausse. Le S&P gagne 0,3 et le Nasdaq gagne 0,3% aussi. Le segment des semi-conducteurs est plutôt bien orienté. Avant-demain, donc, l'intro à Wall Street de SKNX sous forme d'ADR. Avec beaucoup de demandes, beaucoup, beaucoup de demandes, manifestement, autour de cette intro, ce qui tente à rassurer les marchés sur l'appétit pour les semi-conducteurs, après la phase un peu compliquée qu'on avait vue ces derniers jours pour le secteur. On en parlait tout à l'heure, d'ailleurs, aussi avec Éric Lafrenière dans USA Today. À retrouver en replay, USA Today, l'épisode est en ligne.

44:27
Présentateur

– BFM Bourse, l'écho du monde.

44:32
Invité

– Et pendant ce temps, mesdames, messieurs, l'Allemagne revient. Gilles Mouecq vient nous parler, effectivement, de la dynamique allemande, chef économiste du groupe AXA. Bonjour Gilles. – Bonjour. – On a eu une bonne nouvelle sur l'industrie il y a quelques jours. Aujourd'hui, ce sont les exportations, les exports augmentent en mai, les exports allemands augmentent en mai à un plus haut de 2022. Que se passe-t-il sur l'économie allemande ? – Alors d'abord, c'est vrai que sur les données conjoncturelles, on a plutôt des bonnes surprises, on a eu des bonnes commandes à l'industrie, on a eu une bonne production industrielle, comme vous le dites, sur le mois de mai, on a de bonnes exportations.

Il ne semble pas que ce soit un accident, parce que le mois précédent était également plutôt bon. Donc une bonne série. – Et ça, on peut le relier au fait qu'on a un secteur manufacturier global qui finalement a très bien résisté, alors même qu'il était soumis à deux chocs majeurs, le choc de la guerre commerciale l'année dernière, et cette année, le choc des coûts d'énergie, qui impacte plutôt quand même spécifiquement le manufacturier. Et donc l'Allemagne, nation manufacturière, s'il en est, en bénéficie. Et pour moi, ça va au-delà des données conjoncturelles.

Moi, je trouve qu'on ne parle pas assez du plan de la coalition qui a été dévoilée la semaine dernière, qui complète très bien, pour moi, la relance budgétaire, qui elle, avait été annoncée en 2025, et qui a un peu de peine à monter en régime, mais qui devrait à terme provoquer un vrai redémarrage de la demande en Allemagne.

Et là, on a un ensemble de mesures qui, prises isolément, ne sont pas nécessairement révolutionnaires, mais il y a un tel effet de masse, il y a une telle cohérence aussi entre les mesures, par exemple, de libéralisation du marché du travail, de débureaucratisation de la prise de décision, de réforme des retraites également, qui, à mon avis, envoient un message de Berlin au reste de l'Europe, qui est un message plutôt positif. On passe énormément de temps à se lamenter sur la difficulté européenne à progresser. Tout n'est pas dans les mêmes Bruxelles. Et là, du côté de Berlin, je trouve qu'on a plutôt des bons messages. Oui, et ça se traduit effectivement. Que fait le DAX aujourd'hui ?

Il gagne 0,5% dans la moyenne des autres marchés européens. Hier, les minutes de la Fed, ça y est, on les a eues, les premières de l'ère Walsh. Qu'est-ce que vous en retenez ? Plutôt une Fed, alors statu quo, bien sûr, mais une Fed prête à aller vers une baisse, ou plutôt, finalement, vers une hausse de taux pour la suite ? Le doigt est quand même plutôt sur la détente. On le savait avec le fameux dot-plot, les prévisions individuelles des membres du FOMC. On avait 9 sur 19 qui prévoient une hausse de taux pour 2026. On retrouve ce biais dans les discussions du FOMC, dans les discussions des minutes.

Et ce que je trouve extrêmement intéressant aussi, c'est l'analyse des risques inflationnistes pour 2026. On a les risques habituels, des chocs exogènes, le choc énergétique aujourd'hui avec la situation dans le Golfe, la question de l'absorption du choc tarifaire de l'année dernière, mais aussi de plus en plus une vraie discussion de l'impact inflationniste de l'accélération de l'investissement en IA. Ça, ça prend complètement contre-pied de la position de Kevin Walsh pendant sa campagne électorale, je puis dire, pour devenir le patron de la Fed, qui lui disait que l'EA, ce serait plutôt un choc désinflationniste.

Et donc, quelque part, le FOMC a trouvé une nouvelle raison de stresser sur l'inflation. Alors, il faut être nuancé. Les minutes montrent également que s'il devait y avoir ralentissement de l'inflation dans la seconde moitié de l'année, il pourrait de nouveau contempler des baisses de taux. Mais oui, on sent bien que le biais est plutôt un biais inquiet. On n'a aucun sentiment de tolérance, entre guillemets, de la Fed en cas de dérapage par system d'inflation. – Oui, mais Gilles, du coup, les objectifs d'inflation, ces fameux sacro-sains de cibles, que ce soit du côté de la BCE, de la Fed d'ailleurs, du côté de la Fed, ça ne pourrait pas être appelé à grimper, peut-être de 2 à plus, 3% ?

– C'est une question qui revient régulièrement et mon sentiment là-dessus n'a jamais varié, qui est que ça n'est jamais le bon moment de le faire. C'est-à-dire qu'on peut considérer que pour des raisons théoriques parfaitement justifiables, on devrait relever l'objectif d'inflation. Il y a des gens pour qui j'ai un immense respect qui ont cette position, Olivier Blanchard par exemple en France. Mais à chaque fois que la question se pose en pratique, j'ai toujours peur de l'impact de marché.

C'est-à-dire que si aujourd'hui la Fed nous dit finalement le bon objectif d'inflation, ce n'est pas 2, c'est 3, pour moi la réaction naturelle immédiate du marché, ce serait d'aller pousser les taux d'intérêt à long terme vers le haut. Et donc je ne suis pas certain qu'on gagnerait énormément à faire ce mouvement-là. Ce serait un exercice de communication extrêmement difficile à maintenir. Et je pense que ce serait aussi en contradiction avec le message qui a été donné par KFNW à son arrivée. Il a voulu rassurer très nettement sur son engagement sur la stabilité des prix. Si, aller accroître l'objectif de l'inflation, ce serait quand même prendre cet engagement complètement contre-pied.

Donc voilà, je comprends l'intérêt théorique, mais en pratique ça me paraît très difficile à mettre en avant. Dernière question concernant cette fois la BCE. Christine Lagarde a ouvert la porte à se retirer plus vite que prévu, quitter son mandat, le laisser pour participer, pourquoi pas à la présidentielle française, en tout cas à porter une voix européenne, elle a-t-elle expliqué au débat de la présidentielle française. Bon, quel message s'enverrait ? Comment vous voyez la chose ? L'impact potentiel sur le rapport de force au sein de la BCE, Gilles ?

En fait, la question de la succession de Christine Lagarde est déjà très engagée depuis assez longtemps, parce qu'on aurait potentiellement une accélération si jamais elle devait y mettre fin rapidement. Je note quand même que dans ses interviews, elle dit qu'elle ne partirait pas, en tout cas c'était mal exclu, elle ne partirait pas si la situation restait agitée et qu'on attendrait un rappel de stabilité de la part du patron de la BCE. Or, les temps que nous connaissons restent des temps troublés, donc je ne suis pas sûr qu'elle ait envie nécessairement de quitter la BCE très rapidement. Mais on sent très bien que la campagne électorale est déjà en marche.

On a deux grands candidats à Clasnot et Pablo Hernández de Kos. Le calendrier peut changer, mais les fondamentaux restent les mêmes. Est-ce que Clasnot, qui est vécu comme un faucon, a suffisamment mis d'eau dans son vin, entre guillemets, pour être acceptable pour des pays de tradition monétaire plus coulante ? Ou est-ce que quelqu'un comme Hernández de Kos, qui aujourd'hui est à la BRI, incarnerait mieux une BCE un peu plus pragmatique ? L'état du débat ne changerait pas si le calendrier, lui, devait changer. Gilles Mouet, groupe AXA, chef économiste du groupe AXA, merci beaucoup de nous avoir accompagnés aujourd'hui, Gilles. Le CAC 40 est en hausse, plus 0,6.

Avec les valeurs du luxe aussi qui remontent, Hermès gagne 3%. Et les banques, avec sa détente obligataire aujourd'hui en Europe, un peu partout d'ailleurs, un net détente obligataire, disons français, est à 3,75. Le titre Société Générale gagne 2,7% en ce moment.

51:35
Présentateur

BFM Bourse, vos placements, nos conseils sur BFM Business.

51:40
Invité

Alors cet été est très caniculaire en France, c'est assez impressionnant. Comment faire de ce constat un moteur d'investissement aussi contre le réchauffement ? Bien choisir les sociétés dans lesquelles vous pouvez investir les plus efficaces contre ce phénomène qu'on est en train de vivre. Fanny Piccard est avec nous pour Alter Equity. Bonjour Fanny. Bonjour Guillaume. Ça fait un moment, 20 ans que vous alertez sur la gravité des règlements environnementaux. Les vagues de chaleur actuelles, juste avant de parler des sociétés que vous appréciez, puis de votre regard sur l'impact économique de ces vagues de chaleur, comment vous les vivez ?

Pas à titre personnel, mais intellectuellement, comment est-ce que vous les interprétez ? Oui, les canicules actuelles sont sans précédent. Juin, vous le répétez sur votre antenne, est le mois le plus chaud jamais enregistré, juin de cette année 2026 dans l'Histoire de France. Ces canicules nous éprouvent terriblement et nous montrent que le pays n'est pas suffisamment préparé face à l'ampleur du dérèglement environnemental et particulièrement du dérèglement climatique.

Mais paradoxalement, la gravité de ce moment me donne une forme d'espoir, parce que je me dis qu'elle va conduire les Français à attendre des pouvoirs publics, une action démultipliée, à la fois en termes de lutte contre les dérèglements climatiques, d'atténuation et aussi d'adaptation à cette situation, et que cela va conduire les partis politiques, nos gouvernants, à accélérer les actions en ce sens, en considération du bénéfice politique qu'ils peuvent en tirer. Mais du côté de l'agenda, finalement, ce n'est pas ce qu'attendent également les entreprises, les principaux acteurs de ce qui peut changer positivement ?

Oui, je pense que c'est également ce qu'attendent les entreprises, qui sont soumises à des chocs extrêmement importants. En premier lieu, probablement, le présentéisme des salariés qui arrivent crevés sur leur lieu de travail, dont les capacités cognitives, la capacité de concentration, la capacité de travail est fortement diminuée, et donc leur productivité. Ça, c'est un impact concret pour les entreprises, des vagues de chaleur, effectivement, les canicules.

Oui, et puis, beaucoup d'autres impacts, des ruptures de supply chain, avec des entreprises qui n'ont plus accès à leurs données, puisque les data centers ne peuvent plus fonctionner, des entreprises qui n'ont plus accès à un certain nombre de matières, par exemple, à Pontivy, en Bretagne, une décision préfectorale a interrompu l'accès à l'eau de sept usines pour la préserver pour les habitants et un hôpital, ou d'autres matières. Ça peut être un choc de prix. Par exemple, le prix spot de l'électricité a énormément augmenté parce qu'EDF a dû interrompre le fonctionnement de trois réacteurs nucléaires à cause de la chaleur. Donc, des entreprises qui sont durement éprouvées.

Et parmi les impacts que vous citez aussi, le 25 juin, il s'est passé quelque chose le 25 juin dans deux hôpitaux belges. Est-ce que vous pouvez nous raconter ? Exactement. Ce sont des hôpitaux qui ont dû, cette affaire de données, interrompre tous leurs soins parce que les dossiers des patients étaient dans des data centers en région parisienne qui ne fonctionnaient plus. Ils étaient en surchauffe. Et donc, plus d'accès aux données. Et donc, effectivement, un impact direct dans la gestion des patients de cet hôpital. C'est deux hôpitaux belges qui ont été impactés. Vous disiez, il y a aussi la hausse des prix d'électricité possible avec des fermetures de réacteurs nucléaires.

Il y en a une aujourd'hui, d'ailleurs, à nouveau en France, de fermetures. Et donc, aussi des solutions. Parce qu'on est dans BFM Bourse, évidemment, une émission d'impact, au sens aussi d'impact par nos investissements. Quelles sont les entreprises que vous avez en portefeuille, que vous choyez, que vous aimez, auxquelles vous ouvrez le capital de vos investisseurs, dans lesquelles il faut particulièrement choisir d'investir ? Oui, on les chouchoute, effectivement. Eh bien, toutes les entreprises de notre troisième fonds, dont nous terminons actuellement la levée, ça sera fin juillet. Donc, si vos auditeurs veulent souscrire, c'est maintenant.

Qui ont connu une croissance en moyenne de près de 500% de leur chiffre d'affaires au premier trimestre. notamment portée par une société qui s'appelle Explicit, qui produit des sièges d'avion beaucoup plus légers, 30% plus légers que les sièges d'avion conventionnels, en composites, qui fabriquent ces sièges dans une grande usine à Angers, qui est ainsi une pépite des start-up industrielles françaises, qui est d'ailleurs souvent mentionnée en tant que telle par BPI France, qui fait partie de ses autres actionnaires.

Une société qui a porté beaucoup d'innovations, qui sont protégées par beaucoup, une centaine de brevets, qui compte parmi ses clients des grandes compagnies aériennes, comme Air France, HOP, Air Canada, qui discute actuellement avec plusieurs compagnies aériennes, qui a connu une croissance de son chiffre d'affaires de 238% en 2025, et de plus de 1000% au premier trimestre. Explicit, S-E-A-T, c'est vrai, comme les sièges, effectivement. Donc, ils conçoivent et produisent des sièges d'avion 30% plus légers que les sièges conventionnels. D'accord, c'est une société française ? Française. Explicite, une autre ? Une autre, une autre société française, Marseillaise Sirocco.

Là, on est dans l'efficacité énergétique du transport, toujours, mais cette fois-ci maritime, qui a développé une plateforme qui permet de diminuer de 10% la consommation de fuel, et donc les émissions de CO2 des gros navires commerciaux, les portes-containers, les wraquiers, en fabriquant de façon digitale ce qu'on appelle un jumeau numérique, c'est-à-dire que l'ordinateur va être capable de dupliquer le vrai bateau en tenant compte de ses caractéristiques, sa taille, son poids, la puissance de son moteur, son tirant d'eau, etc.

Des caractéristiques de son chargement, et aussi de caractéristiques externes de météo, le vent, les courants, l'état de la mer, et qui va modéliser ainsi des milliers de routes parmi lesquelles le système va choisir à chaque moment la route la meilleure pour le bateau, pour faire en sorte qu'il consomme... Oui, réduction moyenne, donc ils assurent une réduction moyenne de 10% de la consommation du transport maritime. Exactement, et jusqu'à 25% dans les situations de mer agitée par nous.

C'est prodigieux parce que le système a été présenté et inauguré sur le nouveau navire amiral de la flotte de CMA-CGM, propriétaire de BFM Business, il y a quelques jours, je me souviens exactement, on avait le capitaine qui expliquait comment fonctionnait ce système, c'est absolument fascinant, c'est effectivement un assistant pilote entièrement numérique, et qui est en plus très très intelligent, très smart. Et c'est des boîtes donc accessibles en private equity, celles que vous proposez là.

Vous nous avez cité deux noms donc, et ça montre qu'il y a des solutions par l'innovation, tout n'est pas dans la décroissance forcément, non, non, il y a aussi l'innovation pour permettre à plein d'activités d'améliorer leur impact carbone. Il y a aussi une troisième société, alors pas française celle-là, allemande, dans laquelle vous choisissez d'investir, mais c'est bien, c'est européen, c'est très bien. Oui, Montamo, c'est une société qui a véritablement craqué la question de l'installation de pompes à chaleur en Allemagne, ce qui est un vrai sujet dans ce pays dont le mix électrique est très très carboné.

Ça a été créé par d'anciens consultants qui ont beaucoup réfléchi au dispositif, et fabriqué le moyen de former très rapidement des techniciens. Ça a l'air évident, mais en fait ça ne l'est pas, et c'est important, parce que comme c'est un métier récent, il n'y a pas suffisamment de techniciens, et c'est ce qui empêche le développement, l'installation de ces pompes à chaleur. Et aussi, ils ont complètement standardisé les tâches, ce qui permet de les faire rapidement et avec un très bon niveau de qualité. Donc dès la première année d'exploitation, ils ont réalisé un chiffre d'affaires de 2,5 millions d'euros, qu'ils ont doublé en 2025, et ils ont encore pour projet de le doubler cette année.

Montamo, M-O-M-T-A-M-O. Voilà, 3 idées et des valeurs que vous détenez dans vos portefeuilles chez Alter Equity. Merci beaucoup. Fanny Piccard, des solutions, il y en a plein, et à travers vos choix de placement, le CAC 40 est en hausse de 0,6%, Wall Street aussi est en petite hausse légère, mais en hausse quand même, plus 0,3% le S&P, plus 0,3% le Nasdaq, on en reparle en famille dans un instant. A tout de suite.

59:42
Présentateur

BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer.

59:53
Invité

C'est la famille de BFM Bourse, le seul endroit où vous choisissez vraiment votre famille. Sabrina Salguet est avec nous, BFM Bourse.com, bonjour Sabrina. Et bonjour Guillaume. Et Antoine Larigauderie, re Antoine, en fil rouge. Mais re Guillaume, et bonjour Antoine. On est en hausse, on est bien quand même là aujourd'hui, après la forte baisse d'hier, on récupère sur le CAC 40 0,7%, l'Eurostock 50 fait encore mieux, plus 1%. Et oui, après sa claque d'hier, on avait perdu plus de 2%, en plus forte baisse depuis 4 mois. Le CAC essaye, esquisse un rebond. Là, ils veulent se remobiliser après cette grosse claque.

Et on a quand même un secteur qui se distingue pas mal, ce sont les semis qui se rebiffent, après avoir aussi perdu du terrain, lourdement perdu du terrain mardi, après les résultats, les excellents résultats de Samsung Electronics, mais qui ont été sévèrement punis. Et ça, c'est... Le secteur remonte, c'est vrai, STM gagne 6% aujourd'hui, par exemple. Voilà, on a tout ce secteur-là, même aux Etats-Unis, on a Sandys, Micron aussi, qui progresse bien à Wall Street. Donc, c'est tout ce mouvement, tout ce secteur qui progresse à l'unisson. Micron gagne 6% en ce moment aux Etats-Unis. Antoine, vous la vivez comment, cette séance ? Avec le micro ?

Vous la vivez avec le micro, c'est important de la vivre avec le micro. Oui, c'est important, c'est important, les micros. Oui. Oui, vous avez oublié un titre, Soitec, STMICRO. Voilà. Oui. Mersenne, l'ex-Carbonne Lorraine. Oui. Ces derniers jours, Mersenne, c'est complètement lié au secteur des semi-conducteurs. Tout à fait. Alors, on rappelle, l'ex-Carbonne Lorraine, qui extrait de la terre, les minéraux essentiels, la fabrication de semi-conducteurs, de matériel électrique, est principalement lié à la demande autour de l'intelligence artificielle. Le titre gagne 15,11% à 39,02€. Regardez le SBF 120, on a le top 3 du premier semestre, en fait. Soitec, STMICRO, Mersenne. Ah ben voilà.

Les trois meilleures performances. Et ça fait du bien. Alors, on sentait, lors de la séance très tumultueuse d'hier, que la tech en avait sous la pédale, parce qu'on a vu les titres de la techno vraiment bien se comporter, en particulier STMICRO, qui a signé une performance qui était quand même honorable dans un marché fortement baissier.

Et on a peut-être l'impression qu'au-delà de la très forte volatilité des interrogations autour des Etats-Unis, du yo-yo absolument démentiel du côté de la bourse de Séoul le matin, que le secteur des semi-conducteurs européens est peut-être un petit peu plus résilient, un petit peu plus diversifié, et que ça peut être un gage de solidité pour les semaines à venir. On l'espère. Une pépite, vous suivez aussi les small et mid-cap, Sabrina. Rien ne vous échappe dans la cote parisienne jusqu'à la maille la plus fine. Est-ce que vous repérez des pépites dans la séance du jour ? Aujourd'hui, ça faisait un petit coup de temps que je n'avais pas parlé d'elle. On va parler de Ribert, qui gagne 8%.

Elle avait perdu 23% sur le mois dernier, après une nouvelle commande d'un client historique qui lui refait encore confiance. C'est un client historique de plus de 20 ans. Il lui fait encore confiance. C'est dire, c'est dire. C'est dire, parce que les équipements Ribert, ça coûte des millions d'euros. Donc, c'est pas mal. Là, ce client-là, il a besoin d'un équipement Ribert pour fabriquer ses composants photoniques. Parce que la photonique, c'est un secteur d'avenir et aussi très important pour fabriquer quoi ? Les réseaux optiques. Voilà. Pour aujourd'hui, c'est pour Ribert. Ribert, qui revient de loin. On rappelle donc effectivement 10,52 euros ce titre. Romain Dobry est avec nous.

Il nous revient de loin. En tout cas, il est un peu loin de nous. Il est dans l'ouest de la France. Romain, depuis ses bureaux à lui, de Bourse Direct. Bonjour Romain. Ravi de vous retrouver. Comment sentez-vous les forces en présence dans le marché aujourd'hui ? C'est une séance un peu d'entre-deux. Il n'y a pas de grand indicateur macroéconomique. Et on attend toujours les publications. Romain. Il y a un marché qui est plus drivé par la spéculation que par le fonds. C'est ce qu'on expliquait. Une hausse mal construite sur l'indice Eurostox qui s'est traduite par un mouvement de baisse un peu brutal qui a envoyé à des niveaux d'alerte. C'était la même chose sur le Nasdaq.

Le phénomène qui est différent selon les places de marché, c'est qu'en Europe, hier, quand on a accéléré à la baisse, on a ouvert plus de contrats futurs. 5% de hausse de la position ouverte dans ce mouvement de baisse. Attention à ce qu'on ne soit pas en présence de stratégies vendeuses qui se mettent en place sur les indices Eurostox et CAC 40. Ça a été le même phénomène sur ces deux indices-là, notamment. Ou alors, est-ce que c'était un contre-pied ? Il y a un peu de complaisance et donc de la protection. On le saura à la sortie des trading ranges.

En revanche, sur les indices américains, alors qu'on a baissé pendant deux séances, la position ouverte, le nombre de contrats futurs, lui, a diminué. Donc, pas de pression baissière sur les indices américains. Ça se traduit par un rebond qui est assez marqué aujourd'hui, notamment sur la tech. Et puis, on parlait de la tech. On l'évoquait hier et avant-hier. Micron allait chercher des cibles baissières. Vous vous souvenez, on avait évoqué ça ensemble, notamment, et Sandisk aussi. Et donc, c'était sur des mouvements bien techniques pour l'instant dans des marchés qui sont en situation d'attente avant la saison des publications.

Donc, des rebonds qui étaient sur des zones de prix intéressantes et des mouvements qui sont pour l'instant plutôt techniques. Quels sont les prochains seuils à suivre sur les marchés, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis ? Alors, sur lundi sur Eurostox, on va toujours osciller entre 6202. Le niveau de support qu'on a testé hier, qu'on a préservé tout juste en clôture. Et puis, 6394 pour prendre un plafond de verre. Si on arrivait à sortir de cette zone de prix, on en saurait plus sur les intentions réelles des opérateurs. Pour l'instant, c'est un peu, encore une fois, en stand-by. À Paris, on a préservé 8259. La résistance majeure, c'est 8474. Et puis surtout, 8562.

le plafond de verre a débordé. Si on regarde des indices américains, on peut prendre le Nasdaq avec ce support qu'on a évoqué ensemble depuis quelques temps, 28 957. Attention, sous ce niveau-là, on pourrait accélérer de 2 ou 3 % complémentaires avant d'aller chercher un niveau d'alerte de moyen terme. Cette fois-ci, ce serait plus gênant. Le niveau de réactivation haussier, il serait plutôt au-delà des 30 000 points. Et puis pour prendre un dernier point de repère sur l'indice S&P, qui s'est montré quand même plus solide, lui n'a pas été chercher des niveaux d'alerte. On peut resserrer le trading range.

Si on clôture sous 7455 ou si on arrive à déborder 7580, on en saura plus sur le déroulement d'une nouvelle tendance. Romain, on va parler d'un triangle magique. D'ailleurs, on en parlait depuis hier, il se distingue. Énergie, banque, techno, ça fait partie des configurations techniques les plus positives du moment. Et c'est ce qui soutient les indices, semble-t-il, et notamment à Paris. Oui, effectivement. Plutôt que d'essayer de faire du stock picking maintenant et à l'entame d'une saison de publication qui va être particulièrement intéressante, en analyse graphique, on aime bien utiliser ce qu'on appelle la force relative.

C'est simplement essayer de repérer quels sont les secteurs qui surperforment. Il y en a pour lesquels c'est évident. Effectivement, le secteur bancaire pour le secteur technologique. Le secteur des assurances, dont on parle moins, mais qui surperforme en Europe, nettement en ce moment. Et puis, à la faveur, si je puis dire, de ce qui s'est produit hier sur le pétrole, eh bien, tout le secteur énergétique traditionnel est peut-être en train de se retourner de façon assez systématique. On va dévaloir comme Repsol, Petrobras au Brésil, ou Total, ou Viridi, on va l'ouvrir que chez nous. Et donc, on a effectivement un mouvement qui est en train de se mettre en place, qui doit se confirmer.

Mais c'est un secteur qui était en sous-performance depuis quelques temps. On peut noter aussi que le secteur des énergies renouvelables en Europe était très surperformant et qui l'a basculé depuis quelques séances maintenant en sous-performance. Donc, on est peut-être en train d'assister à une bascule en amont de cette saison de publication qui, encore une fois, va être particulièrement riche et intéressante à mon avis. Et ce signal que vous envoyez, il est intéressant. Un dernier mot, Romain. On a un petit peu de temps aujourd'hui sur le marché des changes et des devises. Le dollar était bien remonté ces dernières semaines.

Et puis, depuis quelques jours, et c'est l'euro qui revient un peu, on est à 1,1439. L'euro vaut 1,1439. Comment vous voyez la suite sur la parité euro-dollar ? On a un trading range qui est bien défini sur l'indice euro-dollar. C'est 1,1422 qu'on a testé pendant quelques séances et qu'on est en train de tenter de réintégrer. La borne haute de ce trading range, c'est 1,1786. Tant qu'on est entre ces bornes, c'est sans tendance. On a failli accélérer à la baisse. Le risque, si on repasse sous 1,1422, c'est d'aller chercher 1,1114. Pour l'instant, le scénario va plus dans le sens d'un retour sur la borne haute du range, donc 1,1786.

Romain Dobry avec nous qu'on retrouvera à la clôture des marchés à 17h35. Merci beaucoup Romain. Et vous faites tous partie de la famille BFM Bourse. Dans un instant, on parlera ici aussi de Bipsen qui progresse grâce à de bons résultats préliminaires contre la migraine pour faire moins durer la migraine, figurez-vous. On en parlera avec Sabrina dans un instant. Mais d'abord, notre question du jour sur notre fil X BFM Bourse, notre fil LinkedIn également. La voici. Vous pouvez tous participer et voter bien sûr. La dette française était hier notamment sous pression. Les taux ont monté un petit peu et on se demande si le 4% sur le 10 ans français est bientôt à l'horizon.

Est-ce que le 10 ans français va bientôt franchir les 4% ? Alors voilà la question. Si c'était le cas, si prochainement, le 10 ans français passait la barre des 4%, pour vous, serait-ce juste un symbole ou carrément un choc financier voire un déclencheur politique si le 10 ans français franchissait les 4% ? Juste un symbole ou plus, Sabrina ? Déjà, je vais peut-être procéder par élimination. Je dirais déjà pour le déclencheur politique, on est dans une zone un peu floue depuis la dissolution, on navigue en eau un peu trouble, donc c'est plus du statu quo.

On va attendre, de toute façon, le budget va être voté et avant les élections, donc pour l'instant, ce n'est pas forcément le déclencheur politique. Moi, je dirais que c'est plus un symbole dans la mesure où quand même on titre sur les 4%, donc sinon, on n'aurait pas fait une question là-dessus. Et c'est surtout que c'est sûr que la France, au niveau de l'endettement, qui est atteint 3 500 milliards d'euros, je crois, on est à quoi ? 110, 120% du PIB, ce qui est énorme, eh bien, pour l'instant, arrive à se refinancer, mais jusqu'à quand ? Donc moi, je n'ai pas de boule de cristal, je dirais, pour l'instant, c'est un symbole. Pour l'instant, la France arrive à se financer.

Donc si l'OAT franchit les 4%, ça resterait juste de l'ordre du symbolique, ça ne déclencherait rien politiquement et ce ne serait pas non plus encore un choc financier. De toute façon, qu'est-ce qu'on fait ? Antoine ? L'argument serait repris à la truelle par la classe politique pour dire que nos finances sont horribles et que tout cela nécessite de la paille de fer et une réforme budgétaire et fiscale digne de ce nom. Enfin, ça fait 40 ans qu'on a fait le coup, elle n'est jamais arrivée. Oui, ça n'arrivera pas dans un contexte de campagne présidentielle par ailleurs. Certainement pas. Certainement pas.

En revanche, l'arbitre, ça pourrait être les fonds souverains de certains pays qui ont quand même quelques effets cliquets à base de... Tant que le niveau de risque est à temps et c'est chiffré et c'est quand même un juge de paix indubitable là pour le coup, les 4%, ça va réveiller 2-3 alarmes du côté des tableaux de trading au Japon, peut-être du côté des Émirats, etc., qui ont beaucoup de notes d'être dans des portefeuilles de fonds bien délimités et qui ont des règles prudentielles qui font que 4%, oui, c'est plus 3,8%. Et là, il pourrait y avoir des effets cliquets qui pourraient provoquer des ajustements possiblement violents parce qu'on sait que...

Et en plus, si ça arrive pendant l'été, le marché est assez peu liquide. C'est problématique. Est-ce que la BCE viendrait au secours de la France ? Elle est assez isolée, la France, dans sa trajectoire de dette, parce que beaucoup de pays ont assaini leur dette, donc elle ne va pas lancer un QI juste pour la France. Non, c'est à un moment où ça nous sert les efforts. Christine Lagarde, elle avait inauguré son mandat en disant l'Italie, parce que c'était l'Italie le problème à l'époque, je ne suis pas là pour régler vos problèmes de spread.

En gros, elle est là pour régler les problèmes de spread aussi, mais tant que ce n'est pas un problème de contagion générale à toute l'économie européenne, non, elle ne va rien faire. Elle va dire, Mario Draghi vous l'a dit pendant 15 ans, c'est bon, maintenant, votre budget, vous le prenez en main. On regarde d'ailleurs le 10 ans français par rapport au 10 ans italien. On avait beaucoup parlé quand le 10 ans français était devenu plus cher que le 10 ans italien. Là, le 10 ans français est sous le 10 ans italien, donc on peut se rassurer de cette façon-là. Le 10 ans italien est au-dessus du 10 ans français. Super. Allez, sortons les deux.

Cela dit, eux, leur système de retraite, ils sont en train de le réformer de manière assez efficace. Bon, via la capitalisation, ils ont fait un choix, mais c'est des plans sur mesure, il y a des leçons à retenir de ce qu'est en train de faire l'Italie en matière de retraite. C'est un expert de Good Morning Business ce matin qui disait, si le 10 ans français franchit les 4%, ce sera sans doute un objet de débat politique en France, Frexit, machin, mais à l'échelle financière, friction, c'est juste de la friction pour le marché financier alors qu'à l'échelle effectivement des politiques, la friction peut être violente dans des marchés peu liquides.

Oui, on va regarder vos réponses à vous tous. Si on franchissait les 4% sur le 10 ans français, ce serait quoi ? Ce serait un déclencheur politique selon vous, à 37% et juste un symbole à 36%, donc à quasi-égalité. En tout cas, vous n'êtes pas nombreux à penser que ce serait un choc financier si la France se refinançait à plus de 4%. N'hésitez pas à nous laisser aussi vos arguments en commentaire. On essaie chaque jour de rebondir dessus. Le CAC 40 gagne donc 0,6%. Aujourd'hui, parmi les valeurs qui se distinguent à la Bourse de Paris, Sabrina, on en parle beaucoup, il y a Ipsen, des résultats cliniques préliminaires concernant sa toxine d'e-sport pour une nouvelle indication.

Bref, on parle de migraine, c'est un marché gigantesque, le marché de la migraine et Ipsen, sur ce marché de la migraine, annonce des avancées. Le titre gagne 1,7%. Vous y consacrez même à l'article. C'est ça, il y a déjà d'e-sport pour tout ce qui est indication esthétique. En fait, c'est pour réduire les rides, etc. Eh bien là, il veut étendre son disport pour la migraine. Alors, Ipsen mène des études cliniques. Là, il est en phase 3. Donc, phase 3, c'est quoi ?

C'est une phase avant une potentielle commercialisation et ses résultats préliminaires, vous l'avez dit Guillaume, montrent que disport a bien été toléré dans le cadre de cette étude et ça a montré aussi une réduction du nombre de jours par mois de migraine épisodique. La migraine épisodique, en fait, c'est quand vous avez des épisodes de migraine de moins de 15 jours par mois alors que chronique, là aussi, c'est évalué là-dessus, c'est plus de 15 jours par mois. Donc, c'est très, très handicapant pour les personnes qui sont atteintes de migraine.

Oui, parce qu'on rappelle, évidemment, beaucoup de ça, la migraine reste une pathologie neurologique fréquente pour laquelle les besoins médicaux non satisfaits restent très, très importants. Oui, c'est invalidant, ça peut avoir des répercussions dans sa vie tous les jours et pour les personnes qui en souffrent. Alors, pour l'instant, il s'agit de résultats cliniques préliminaires et les résultats complets seront publiés lors d'un prochain congrès scientifique, mais on ne sait pas encore la date.

Alors, il faudra donc attendre l'amplitude de l'effet, les analyses par dose, la comparaison indirecte avec les médicaments existants pour se dire là, ok, c'est efficace et ces données seront déterminantes pour évaluer le potentiel commercial de dysport dans cette indication de la migraine. Si ces données sont confirmées, ça devrait offrir à Ibsen quand même un nouveau relais de croissance intéressant pour sa franchise neurosciences. Oui, parce que Ibsen n'a pas que dysport aussi, il développe une molécule qui est évaluée actuellement dans les rides du lion et en plus des neurosciences, dans les rides du lion, là, la glabelle. Voilà, on en avait parlé dans une précédente émission.

C'est la gueule là. Voilà, c'est cette ride-là ici entre les deux sourcils, la glabelle. Et en plus des neurosciences, le laboratoire pharmaceutique s'est focalisé sur l'oncologie, les maladies rares et cela passe par une croissance externe. Là, Ibsen a annoncé un rachat il n'y a pas si longtemps et on est loin de l'Ibsen qui commercialisait il y a peu encore, il y a quelques années, le Smecta qui était présent dans toutes les boîtes à pharmacie de toutes les familles. Alors, juste pour, allez, petite question, vous savez, ce que cache Ibsen derrière l'acronyme Ibsen, en fait, il y a quelque chose derrière Ibsen.

Ibsen, alors là, ça va être très compliqué à deviner, Sabrina, si vous avez la réponse. Eh bien, j'ai la réponse, ça veut dire Institut des produits de synthèse et d'extraction naturelle. Donc Ibsen, ça veut dire ça. Oui, ce n'est pas très fun, mais c'est intéressant. Non, ce n'est pas fun, mais bon, c'était la petite anecdote. Oui, bien sûr, les noms ne sortent pas de nulle part. Bon, Ibsen gagne 1,7%. Je me demande si notre prochain invité n'est pas sujet à des migraines. Parfois, je ne sais pas, il me semble que peut-être il nous a dit où il m'a dit qu'il avait déjà eu des migraines. Bon, on va voir, c'est Vincent Royac. Pitié, mais qui trouve Ibsen. Vraiment, ils feront oeuvre de...

Ah non, mais c'est un besoin énorme. Oui, qui trouve sur les migraines, ce serait bien, oui. Vincent Royac, donc président d'Axila, est avec nous. Bonjour Vincent. Bonjour. Sujet aux migraines, il me semble que... Non, c'est pas vous qui m'aviez dit un jour. D'accord, je confonds, alors. Très bien. Bien heureux êtes-vous, alors. On va parler de ces sujets qui fâchent et de ces idées reçues du marché que vous voulez combattre. Les ETF diversifiés, par exemple, permettent à l'investisseur de tout voir de l'impact de son portefeuille, certains le pensent. Et bien vous, vous vous dites bullshit. Vous foudroyez, Vincent, cette idée qu'on peut tout voir de l'empreinte climatique à travers un ETF.

D'abord, c'est de remplir le réchauffement, on est en pleine canicule, voilà, donc bon, c'est pas la peine de... Oui. Oui, c'est aujourd'hui le rapport du Haut Conseil pour le climat, on n'en fait pas assez pour l'adaptation, etc. Non, mais mon sujet, c'est plus qu'il y a souvent dans cette conviction en bourse qu'on a toute l'information. Le cours reflète toute l'information disponible à un instant T. Effectivement, moi je dis bullshit, c'est pas vrai, il y a plein de trucs qu'on sait pas.

J'avais eu l'occasion de signaler ici le fait que dans une période extrêmement chaotique sur le pétrole, il n'y a aucun site internet et j'ai fait le test sur l'IA avec Claude, j'ai demandé à Claude quelle est la sensibilité des 40 valeurs du CAC 40 à une hausse ou une baisse de 10% du pétrole. Claude est infoutu de me répondre. J'ai des réponses assez étoffées parfois, parfois il me dit non, je n'ai pas d'info. Il n'y a aucun site internet, Sabrina pourra peut-être confirmer ou affirmer, où on trouve la sensibilité, le bêta des valeurs du CAC 40 par exemple au pétrole.

Donc si on veut constituer un portefeuille et se mettre à l'écart des sociétés les plus sensibles au pétrole, on n'a pas l'info. Ça n'est qu'un exemple. Peut-être qu'il n'y a pas de sensibilité tout simplement. Si on cherche un objet nul, on n'obtient rien. Vous ne croyez pas que ça peut être ça ? Quand on regarde Airbus, quand on regarde Air France, c'est des caricatures, mais il y a des choses qui existent. Les sociétés générales un peu moins. Les sociétés générales un peu moins. Enfin bon, c'est quand même un sujet. Je pense qu'effectivement sur l'information purée parfaite, il nous manque des choses notamment sur le climat. On n'a pas les infos.

Donc en gros, ce que vous nous dites, c'est que pour mesurer à la sensibilité climatique, vous êtes en train de nous dire qu'il faut être un expert du carbone, du bilan carbone. Je pense qu'effectivement, il va falloir s'habituer à des métriques qu'on ne maîtrise pas, qui ne sont pas encore une fois accessibles. On n'arrête pas souvent de parler du PER moyen d'un portefeuille. J'ai un PE de 40, de 25, etc. Je pense qu'on aurait aussi beaucoup d'intérêt à regarder la répartition des scopes de son portefeuille. Est-ce que j'ai un portefeuille qui est Scope 1 carbone, Scope 2 carbone ou Scope 3 ? Déjà, quand on rentre là, on dit qu'est-ce que c'est Scope 1, Scope 2, Scope 3 ?

En fait, c'est très simple. Le Scope 1, c'est ce qu'on brûle dans l'entreprise. Exemple, Duralex. Chez Duralex, les verts, ce n'est pas coté en bourse, mais Duralex, il y en a quelques-uns qui ont pris le bouillon quand même. Duralex, c'est des fours à 1500 degrés qui tournent toute la journée. Vous ne pouvez pas les arrêter parce que c'est très compliqué à redémarrer. Il y a des moments du cycle économique, il y a des moments où, effectivement, il ne faut pas être sur des boîtes Scope 1 parce qu'il y a une hausse du prix du pétrole et ça va faire très très mal. Et il y a des moments où, comme en ce moment, la canicule est en train de bousculer un peu les choses un peu établies.

Oui, mais alors, il y a peut-être des nouveaux risques qui vont apparaître parce que vos Scope, ils sont... C'est intangible, c'est de la compta. C'est intangible. Oui, simplement, la compta, elle doit aussi faire face au fait que, vous parliez des fours à Duralex, Google, leur data center, il y en a 10 000 ou 15 000 qui fonctionnent à plein tube 24 ans sur 24. Donc, en gros, ça complexifie et ça induit peut-être de nouveaux risques. Je pense que c'est une autre manière, c'est les deux faces d'une même pièce. On a beaucoup compris avec l'IA que c'est un sujet d'électricité au-delà d'être un sujet de puissance de calcul. C'est l'électricité parce qu'il faut alimenter toutes ces puces.

Donc, je pense qu'à un moment donné, on va s'apercevoir que si on a beaucoup de Scope 1 dans un portefeuille, c'est un sujet et on comprendra par le climat, par le CO2 que c'est un sujet également financier. À un moment donné, on peut s'apercevoir qu'il ne faut peut-être pas avoir trop de Scope 3. Le Scope 3, c'est le commerce. Tout ce qui est lié au flux de visiteurs, au fait que les gens viennent dans les magasins. Là, c'était un peu l'anecdote, on reste dans le concodé, mais vous avez le fabricant de glace à Morino. Son PDG a dit qu'on n'est pas bien parce qu'en fait, il fait très chaud, les gens ont envie de manger des glaces, mais ils ne se déplacent plus dans les centres-villes.

Vous avez une baisse de 20%. Oui, c'est ça, quand il y a un degré bien précis, je crois que ça a été documenté, en fait, les gens n'ont plus envie d'acheter des glaces. Il y a une baisse du chiffre d'affaires, alors que les gens ont envie de manger des glaces parce que c'est rafraîchissant. Mais ils n'y vont pas, ils n'ont pas envie d'y aller. Oui, c'est ça, c'est des sujets de genre là. Donc, je pense qu'effectivement, il faut de temps en temps regarder et être capable de raisonner diversification d'un portefeuille, non pas simplement sur le PER, la décode suractif ou des choses comme ça, mais également une répartition, un équilibre plus large.

Et puis, en ce moment, il y a les feux de forêt. On redécoute des choses. Feux de forêt. Qui est le plus grand possesseur en bourse de forêt ? C'est les papetiers. Pour faire du papier, il faut de la cellulose. Il faut du papier, il faut des forêts, il faut du bois. C'est coté, tout ça. Là-dedans, vous avez Weyerhauser, Sorenzo, UPM, toutes ces grosses boîtes-là. Quand il commence à y avoir des feuilles, feux de forêt en Suède, vous n'en voyez pas les canadaires, ça brûle pendant des jours, des jours et des semaines. Et puis, j'ai découvert également que tout le monde cherche à se diversifier. J'ai vu qu'une SCPI s'était diversifiée dans les campings. Jusqu'à en avoir 5% de son patrimoine.

Ça n'est pas l'immorante. Quand ça brûlait, c'est compliqué. Ah oui, d'accord. Oui, oui, tous les campings ne vont pas. Non, mais bien sûr. Les catalyseurs, ça peut être... Il y a des gens qui se sont effectivement diversifiés vers ces secteurs-là. Je ne sais pas s'il y a un opérateur pur en matière de camping en bourse, peut-être, mais voilà. Non, mais le groupement forestier, j'imagine, si je suis votre logique... Les groupements forestiers, c'est très à la mode en ce moment. Tout le monde dit qu'il faut en acheter, qu'il faut en acheter parce que c'est vert, ça capture le carbone. Quand vous discutez avec des espères forestiers, il vous parle d'effectivement d'épérissement des espèces.

Et puis avant que vous plantiez un nouvel arbre et qu'il pousse, il faut 20 ans. Donc attention, il y a beaucoup de discours en ce moment sur des réévaluations de parts. Bon, il y a des phénomènes un peu de rareté. C'est très émietté la forêt française. Donc pour acheter des parts, il faut parfois augmenter le prix pour que le vendeur vous les fasse. Donc attention, il peut y avoir des bulles dans la forêt. Oui, ce qu'on n'aurait pas pu imaginer il y a encore peu. C'est vrai, effectivement, parce que la forêt elle-même est secouée, secouée par ce qui est en train de se passer. Est-ce que les obligations vertes, c'est un marché qui se développe de plus en plus ?

Alors systémique, peut-être pas encore, mais significatif. Oui, ça se développe. Après, il y a toujours le problème, c'est que vous avez beaucoup de sociétés de l'ancien monde, donc du monde carboné, qui émettent beaucoup de green bonds pour la transition. Donc les gens qui ont envie d'une certaine pureté, qui ont envie des sociétés qui sont déjà enclenchées dans la transition, qui ne sont pas de l'ancien monde et qui veulent en plus du green bond, là, il y en a déjà beaucoup moins. Donc oui, ça se développe. Après, il faut accepter le fait que vous donniez de l'argent à un très gros pollueur, par exemple, pour s'améliorer et en même temps, vous avez un green bond d'un très gros pollueur.

Il y a des gens qui voudront avoir la pureté absolue, c'est-à-dire le green bond d'une société qui apporte des solutions. Et là, il y en a beaucoup moins parce qu'ils n'ont pas forcément besoin d'argent ou en tout cas, pas dans des montants aussi conséquents que les anciens acteurs. Vincent Aurillac, le président d'Axilia, il nous reste 3-4 minutes à passer ensemble en famille. Vous restez avec nous, Vincent ? Je reste. Avec, tiens, justement, puisqu'on parle des obligations vertes, on va revenir au marché obligataire. 10 ans français va franchir bientôt la barre des 4%.

Il se trouve qu'en face, on a les Allemands aussi qui émettent de plus en plus de dettes, ce qui fait un peu pression sur nos taux. Yannick Lopez, non joint. Bonjour, Yannick. Directeur des gestions de taux et solutions de trésorerie pour Ofier Invest. Votre chiffre pour illustrer la montée en puissance allemande sur le marché de la dette ? Oui, les Allemands enlèvent de plus en plus de la dette. Votre chiffre, 375 milliards d'euros. De quoi s'agit-il ? Oui, j'ai pris 375 milliards. J'aurais pu en sortir d'autres. Mais en fait, c'est le montant probable, possible que l'État allemand va devoir lever sur les marchés obligataires l'année prochaine.

Je vous parle de 375 milliards parce que cette année, c'était 350 milliards et l'année précédente, c'était 290 milliards. Donc on parle souvent de la rigueur allemande, du frein à l'endettement, etc. Mais en fait, les Allemands, ils ont besoin d'argent. Ils ont besoin de beaucoup, beaucoup d'argent. Vous vous souvenez, en fait, l'année dernière, c'était en mars l'année dernière, le nouveau chancelier Merz explique qu'en fait, pour redynamiser l'économie allemande durant de la compétitivité, il fallait absolument lancer un très vaste plan d'investissement, notamment en infrastructure. Tout ça, ça a nécessité des hausses de financement.

Et le problème de l'Allemagne, pas que de l'Allemagne, mais le problème de l'Allemagne, c'est que la croissance cette année, elle n'est pas du tout au rendez-vous. Ils avaient 1% d'objectifs, je crois, en début d'année. Ils sont rendus à 0,5%. On avait moins de rentrées fiscales. Et du coup, là, il y a trois jours, le chancelier a enterriné un projet de budget qui va être soumis au Parlement en septembre, mais un nouveau projet de budget 2027 qui voit des dépenses en hausse, et donc des besoins d'endettement en hausse. Ce qui fait que l'Allemagne est un très gros lever de dettes sur le marché.

Et ça va continuer, parce qu'à la lumière de ce que Merck a annoncé il y a trois jours, il y a une banque américaine qui a fait des projections plutôt réalistes en estimant que, à 2030, l'État allemand va devoir atteindre 460 milliards de levées de dettes annuelles. Donc, on passe entre 2024 à 2030, on passe de 290 milliards à 460 milliards de levées de dettes. C'est vraiment énorme. Mais alors, du coup, avec ces montants quand même colossaux, est-ce que ça ne va pas, on va dire, avoir un impact sur les taux allemands et sur la valeur faciale des obligations allemandes ? Est-ce que le profil de dettes allemand ne va pas se fragiliser globalement ?

En tout cas, lors de l'annonce l'année dernière, les taux allemands ont pris une gifle. Et on a pris quelque chose comme 25 à 30 centimes de hausse de taux sur cette perspective-là. C'est vrai que depuis cette date-là et jusqu'à l'entrée en guerre, on a eu une compression des spreads intra-zone euro. Donc, c'est-à-dire que la dette allemande a sous-performé, la française même, malgré les sous-vossos en France, l'italienne, l'espagnole et toutes les autres. Donc, effectivement, les taux allemands, de ce point de vue-là, ont été les sous-performeurs de la zone euro.

Après, la guerre a un peu changé la donne et on a retrouvé depuis mars un regain d'attractivité sur, quelque part, le meilleur élève, malgré tout, parce que l'État allemand continue à être l'État qui emprunte le moins cher sur les marchés de dettes. Donc, les spreads se sont réécartés. Mais la tendance, elle est probablement à la compression parce qu'effectivement, comme je vous disais, l'État allemand lève des tombes gros de tête et il faut le financer. Et ça, ça exerce quand même une pression par rapport à ses homologues et voisins. Yannick Lopez pour Offi Invest. Oui, la concurrence allemande sur le marché de la dette qui participe à faire monter aussi les taux français.

Vincent Viac, toujours avec nous. Justement, on verra si cet automne, le Parlement parvient à voter un budget convaincant. Mais en pleine campagne présidentielle, ce n'est pas évident. Donc, les taux obligataires risquent de se tendre encore à l'approche de cette présidentielle. Vous, vous avez un message à faire passer en tant qu'investisseur vert sur cette campagne, dans cette campagne qui démarre ? Oui, je pense qu'il y a un vrai enjeu de faire converger les sujets de climat, de transition et d'épargne. On en a quand même beaucoup en France d'épargne, 6 000 milliards à minima. Il y a un gros problème d'accès aux produits qui financent la transition. C'est trop compliqué.

Chez les assureurs, il y a des contraintes qui sont posées sur les durées de détention, sur la capacité de souscrire certains produits de manière assez libre. Et il y a par contre beaucoup de facilités pour acheter des produits qui ne permettent simplement que d'acheter en bourse des actions. Donc, si on veut mobiliser cette épargne, il va falloir trouver des solutions et ouvrir les produits de transition, les produits evergreen, des produits pour financer d'ailleurs pas que la transition verte, ça peut être la transition sociale. Je pense que c'est vraiment aux Français de financer tout ça.

Il faut redonner, il faut redonner, repersonnaliser, je dirais, le geste d'épargne avec des produits qui soient... Là, très récemment, on a répondu à une consultation de l'EMF qui proposait d'élargir les OPCVM aux cryptos, aux matières premières et à l'or. Je ne sais pas si c'est le bon calendrier par rapport à tout ce qui se passe aujourd'hui. La consultation s'est terminée le 3 juillet. Je pense que dans l'ordre des choses, il faudrait ouvrir et libérer complètement la possibilité de souscrire des produits de transition. peut-être... Oui, mais ça ne va pas trop avec l'idée de la gamification parce que vous citiez ouvrir des OPCVM en Bitcoin. C'est un peu la gamification du marché.

C'est la nouvelle génération qui arrive. Ça ne va pas solutionner les transitions. Il y a énormément de transitions de choses à faire, de flécher l'argent vers les bonnes solutions et ce n'est pas en achetant des ETF de crypto qu'on va y arriver. Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire mais je dis qu'il y a plein de choses qui sont à faire. Vincent Aurillac pour Axelia a été notre invité. Merci beaucoup Vincent. C'est la fin de ce conseil de famille. C'est le dernier de la saison pour Sabrina. Merci Sabrina. Merci à vous. Bfmbourse.com pour tous les articles et notamment celui consacré à Ipsen. On vous retrouvera la saison prochaine avec beaucoup de plaisir. Pareil. Bon été d'ici là.

Merci à vous. Dans un instant, la dernière ligne droite de cette séance jusqu'à la clôture avec Antoine, bien sûr, et nos deux experts du club à suivre. A tout de suite.

1:28:58
Présentateur

BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse avec Guillaume Sommeret.

1:29:03
Invité

Le machu-pichu de l'investissement, des idées qui traversent le temps et jusqu'à 18h. C'est chaque jour dans BFM Bourse. Bienvenue à tous. Les idées de nos experts et en fil rouge, Antoine Larigauderie. Rebonjour Antoine. Rebonjour Guillaume. Votre mot du jour. Un petit peu de fraîcheur là, cet après-midi. Sur tous les indices, on a plus 0,78% au compteur. Maintenant, pour le CAC 40 qui a bien repassé les 8300 points, 8 317. On se remet un peu du gros coup de mouillière avec notamment la tech en renfort plus 1,65% pour l'Euronext Tech Leaders.

On est dans le vert du côté de Wall Street et là aussi, la tech à la parole plus 0,46% pour le Nasdaq plus 0,24% pour le Dow Jones et le trio de tête du SBF 120. C'est le trio de tête du premier semestre sur l'ensemble de la Bourse de Paris. Soitech, ST Micro et Merced. Une séance à l'image du semestre. Un gros bond néanmoins timide en Europe après la forte baisse d'hier. Les spicoducteurs sont en rendez-vous. Il se trouve que SKMX qui s'introduira demain à Wall Street attire énormément de demandes manifestement. SKMX devrait lever demain 28 milliards de dollars ce qui en fera la plus importante intro en bourse jamais réalisée par une entreprise étrangère aux Etats-Unis.

On va aussi anticiper ce rendez-vous. Et puis Ipsen qui s'en sort bien des résultats positifs préliminaires. Les résultats positifs contre la migraine pour réduire le nombre de jours de migraine pour les migraineux. Alors ce n'est pas encore fait. On est sur les résultats encore une fois préliminaires mais le titre gagne 1,7%. On va en parler. BFM Bourse sur toutes les batailles pour les agriculteurs un plan d'aide d'urgence 145 millions d'euros pour les aider à acheter de l'engrais alors que les cours continuent de flamber avec les tensions au Moyen-Orient et que 30% des engrais transitent par le détroit d'Hermouz.

Le gouvernement veut encourager aussi à l'avenir la fabrication d'engrais sur le sol français pour gagner durablement en indépendance. Le marché de l'emploi en France se complique. Moins de CDI plus de CDD autant de ruptures que d'embauches et 9% d'offres d'emploi en moins. C'est ce qui ressort des statistiques du premier trimestre et puis chez Volkswagen aussi dans l'actu la menace d'un conflit social majeur. Plusieurs manifestations aujourd'hui sont prévues autour des usines allemandes de Volkswagen.

Iguet Metal dénonce des plans d'économie brutaux alors que la direction prépare une restructuration qui c'est vrai cette restructuration pourrait être la plus importante de l'histoire de l'industrie allemande. Là aussi il en sera question dans 18-19. D'ici là c'est BFM Bourse bienvenue à tous on est à vos côtés on joue dans votre camp.

1:31:22
Présentateur

BFM Bourse le club de la bourse.

1:31:25
Invité

Avec ce soir nos experts Marie de Lessac pour Edmond Rothschild AM bonsoir Marie bienvenue. Bonsoir Guillaume. Et François Dossou il est là lui aussi directeur de la gestion action de Siena IM bonsoir François. Bonsoir Guillaume. Bienvenue également ravi de vous retrouver l'un et l'autre. Le CAC 40 gagne 0,8% aujourd'hui le marché américain est en petite hausse et le Nasdaq notamment gagne 0,5%. On voit les acteurs les semi-conducteurs repartir de l'avant avec demain l'introduction en bourse attendue de SKNX qui sera la plus importante sans doute d'une entreprise étrangère sur le marché américain parce que la demande est très très forte il devrait arriver à lever 28 milliards de dollars.

On a donc tous les semi-conducteurs qui progressent bien Sandisk gagne 8%. On a Micron aussi qui progresse en ce moment de 7% à Wall Street et à Paris STM gagne 6,5%. Alors que ces valeurs-là avaient souffert les jours précédents est-ce qu'on entre dans une nouvelle phase pour les différents segments de la tech à savoir que les grands boulevards haussiers presque infinis durant plusieurs années c'est fini et on entre pour chacun des sous-segments dans quelque chose de beaucoup plus chaoteux une route un peu bump and dump vous savez chaoteuse avec des bosses et voilà fini les autoroutes haussières sur la tech ?

Alors probablement aussi la prise en compte des publications de résultats qui arrivent donc effectivement il y a un retour aux fondamentaux sur ces valeurs-là ceci étant les performances qu'on a vues elles sont aussi liées aux très bonnes publications de résultats qu'on avait eu au premier trimestre auquel on s'attend sur le second trimestre on a eu une respiration la semaine dernière enfin depuis oui depuis deux semaines et oui l'introduction à venir de demain redonne un peu de visibilité aussi et d'engouement positif sur ces valeurs parce que SKNX c'est les cartes mémoires bien sûr mais même les cartes mémoires avaient eu tendance à souffrir ces derniers jours Samsung super publication les titres a quand même souffert et puis là on voit qu'il y a quand même de la demande sur l'intro de SKNX à Wall Street donc voilà on retrouve d'un coup le chemin haussier c'est assez impressionnant de voir effectivement François que les 7 magnifiques ça fait un moment déjà que la route n'est plus en ligne droite permanente il y avait eu ensuite les semi-conducteurs mais même pour eux maintenant la route n'est plus en ligne droite permanente ni pour les cartes mémoires puisqu'en début de semaine elles ont beaucoup souffert est-ce que la hausse l'autoroute haussière dans les différents segments tech désormais c'est du passé ?

enfin c'est toujours la même chose c'est-à-dire que vous avez eu une approche qui était plutôt une approche top-down qui consistait à acheter tout le secteur et là effectivement maintenant que le secteur est bien valorisé il faut être un peu plus sélectif quand vous regardez Micron notamment qui n'est pas une valeur excessivement chère les résultats étaient stratosphériques ça n'a pas donné lieu à une remontée spectaculaire du titre parce que vous avez des titres qui aujourd'hui commencent à intégrer des anticipations très très exigeantes et surtout que vous commencez à vous poser la question de savoir quel est encore le potentiel pour ces entreprises de réviser leurs bénéfices à la hausse donc nous sommes plutôt sur une problématique de dérivée seconde à un moment donné cette croissance forcément elle va se tasser et donc les investisseurs sont à l'affût justement des inflexions sur ces fondamentaux et je ne vous parle pas en fait de la problématique des donneurs d'ordre qui eux en fait commencent justement à se poser la question de la rentabilité des investissements dans un secteur notamment des puces où les prix se sont littéralement envolé et si vous voulez en fait commencent à engendrer des questions autour du retour sur investissement des investissements qui ont été faits notamment sur vous pensez qu'on aura un début de réponse là-dessus lors des publications qui vont démarrer un début de réponse au retour sur investissement ou ce ne sera toujours pas pour cette saison de publication je pense que les résultats vont être encore stratosphériques ils vont encore être très importants mais c'est déjà anticipé oui c'est déjà anticipé c'est déjà dans les cours et quelle est la capacité encore pour ces entreprises de continuer à surprendre parce que si vous voulez le marché il est à l'affût de la poursuite de la capacité pour ces entreprises à poursuite sur la même tendance alors qu'on sait que ce n'est pas possible à un moment ou un autre il y aura bien une inflexion et donc si vous voulez là nous sommes encore sur la recherche des premiers si vous voulez on est au début du cycle ceux qui fournissent en fait les mêles et la question de savoir à quel moment le relais va se faire au niveau de l'efficacité au niveau des gains de productivité là ça risque d'être un peu plus diffus et ça risque de susciter davantage de questionnements de la part des investissements et donc moi je pense que le marché risque de revenir sur des niveaux un peu plus sélectifs à savoir chercher si vous voulez faire plus on sera plus dans une logique d'arbitrage que d'acheter de manière systématique tout ce qui appartient au vecteur Vous pensez ça aussi sur la saison de publication à venir ?

En fait je pense qu'il va être surtout important de regarder si ça va être le discours des entreprises notamment on parle des semi-conducteurs mais de savoir justement où on en est dans ce cycle d'investissement alors sur les hyperscalers c'est savoir si elles vont continuer à investir et où on en est des capex c'est ce qu'elles vont pouvoir continuer à investir autant et au niveau des producteurs savoir si ils ont toujours cette demande forte qui arrive s'ils ont toujours besoin d'augmenter leur capacité de production parce que pour l'instant il y a quand même un manque de production sur les puces donc il y a toujours cette volonté d'augmenter les capacités de production qui tirent aussi qui leur permet de monter les prix donc c'est ce point d'inflexion qu'on cherche pour l'instant je pense que c'est toujours sur une croissance mais effectivement la dérivée seconde est le point d'inflexion le jour où on l'atteindra et amène et c'est pour ça aussi qu'on voit un peu plus de volatilité aujourd'hui sur tous ces segments-là de valeurs de technologie mais la bonne nouvelle c'est que pendant des trimestres et des trimestres on déplorait l'hyper concentration des indices autour des 7 magnifiques par exemple puis on voit que même quand les 7 magnifiques font plus grand chose les indices arrivent à monter les 7 magnifiques là trade on a vu cette statistique tout à l'heure trade sur un niveau de discount record face au S&P en 10 ans c'est le niveau de rabais des 7 magnifiques le plus important en 10 ans ce qui n'a pas empêché les autres indices enfin les indices de progresser donc même si le secteur qui est le plus primordial pour les indices fait moins bien que les indices on voit que voilà on y arrive et ça c'est plutôt encourageant parce que justement ça alors on parle pas là de broadening enfin parce qu'on est plutôt justement sur un phénomène de concentration sur d'autres valeurs mais ça montre quand même que le marché est capable de progresser même s'il y a une partie de la cote importante qui ne le fait pas juste un petit bémol c'est que si on regarde depuis fin mai jusqu'à aujourd'hui en fait les marchés ne progressent plus on est flat enfin il n'y a plus de progrès il n'y a pas de progression des actions depuis fin mai jusqu'à aujourd'hui un petit peu le marché européen mais le SP500 est plutôt en baisse le Nasdaq est plutôt en baisse les marchés émergents sont en baisse donc ce changement de leadership il se fait depuis quelques semaines quand même et on est plutôt dans une stabilisation finalement avec plus de volatilité à la hausse comme à la baisse la semaine prochaine c'est les banques américaines qui vont publier c'est toujours très important ou qu'est-ce que vous regarderez le plus quel secteur à part la tech dans les publications Marie les banques américaines oui parce que ça donne quand même une idée de l'état de l'économie américaine justement si elle délivre des prêts comment est le consommateur etc donc c'est quand même toujours intéressant de suivre les banques américaines justement pour avoir ce premier avis ce premier retour concret sachant qu'elles ont passé des stress tests tout récemment qu'elles ont réussi haut la main les banques américaines des stress tests dans un scénario de grande récession un chômage qui montrait à 10% aux Etats-Unis toutes les grandes banques plus de 30 grandes banques ont passé ces stress tests alors ce sera intéressant effectivement regardez ce qu'elles nous annoncent en plus dans une phase de dérégulation de l'économie quand même par l'administration Trump vous à part la tech François qu'est-ce que vous regarderez le plus quel segment du marché quel secteur dans ces publications qui arrive alors je pense que vous regarderez plutôt les secteurs de l'économie réelle c'est à dire que si vous voulez nous passons d'une concentration à une autre et pour revenir sur le point précédemment en fait je ne suis pas sûr que le fait que nous passions d'un leadership de cette magnifique à celui des semi-conducteurs qui est à eux seuls justifie plus de 50% de la hausse enfin vous avez l'exemple du marché taïwanais du marché coréen en fait où vous avez des marchés qui sont dont la hausse se résume à une poignée de valeurs non c'est pas si rassurant que ça ce qui est important c'est de savoir dans quelle mesure est-ce que la hausse de ces marchés est encore représentative de l'économie réelle et donc moi ce que je vais regarder c'est plutôt les biens de consommation on a eu des résultats et des la semaine dernière on a eu quelques alertes déjà et donc de savoir comment est-ce que les entreprises elles font face à cette baisse de confiance du consommateur liée au fait que la guerre au Moyen-Orient a quand même mis énormément de stress sur la population l'essentiel de la population américaine à savoir la population aux revenus les plus faibles parce qu'on parle souvent de cet effet richesse lié quelque part lié à la hausse de Wall Street mais malheureusement cette hausse ne profite pas à tout le monde elle profite à une poignée à une poignée on le voit dans les résultats du jour on a quelques publications aujourd'hui on n'est pas encore entré dans la vraie saison c'est la semaine prochaine mais on a Pepsi par exemple qui a publié ses résultats le titre Pepsi à Wall Street perd 4% parce que Pepsi explique qu'en Amérique du Nord en Amérique du Nord dans toutes ses zones de graphique l'impact de l'inflation sur la population est important et il consomme moins on a Pepsi on a Costco aussi qui recule en ce moment donc on est aussi dans la distribution dans le grand public Costco recule de 4,5 après sa publication qu'est-ce qu'il faut privilégier là pour la suite et on va rentrer aussi dans un instant dans les publications européennes du coup Wall Street ou plutôt l'Europe alors c'est la question un peu bateau mais on sent que Wall Street vous le disiez des plafonnes qu'en Europe ça boue mais pour l'instant le couvercle n'a pas sauté comment vous voyez la suite qu'est-ce qu'il faut privilégier Marie ?

si on se met au niveau vraiment j'allais dire macro donc pas entreprise par entreprise et donc pas rentrer forcément dans le détail probablement que la saison de publication de résultats vraiment sur la saison sera probablement meilleure aux Etats-Unis qu'en Europe déjà parce que aux Etats-Unis c'est traditionnellement le cas il publie au-dessus les surprises sont positives et le secteur de la technologie est très important et pour le coup il va délivrer des résultats des résultats importants donc vraiment sur cette période de publication c'est plutôt favorable aux Etats-Unis après si on prend un peu de distance et qu'on regarde un petit peu plus loin pour le coup effectivement l'Europe est un peu dans le creux de la vague parce que les anticipations sont faibles parce que là avec la reprise des frappes en Iran c'est l'Europe qui souffre le plus parce qu'on s'inquiète de la hausse éventuelle des prix du pétrole qu'on s'inquiète éventuellement de la hausse des taux en conséquence et les taux européens qui ont pu se monter hier sur ces nouvelles-là et ça ça nous paraît un peu exagéré et donc ça peut redonner un peu de souffle derrière à l'Europe dans cette perspective-là D'accord François l'Europe ou Wall Street ?

Oui pareil si vous voulez nous considérons que l'Europe en a un peu plus sous le pied l'Europe a été quand même particulièrement affectée par la crise au Moyen-Orient avec des cours du pétrole l'énergie qui a quand même impacté la consommation donc l'avantage de l'Europe c'est aussi pour faire simple un marché plus diversifié un marché en fait qui est plus connecté à l'économie réelle et sur lequel vous ne manquez pas tant que ça de leaders qui pourraient tirer le répugne du jeu je pense que l'Europe pourrait surprendre positivement parce que les attentes sont particulièrement faibles et les attentes faibles en fait s'exposent mécaniquement à des surprises positives donc je reste relativement constructif sur l'Europe plutôt l'Europe alors on va poursuivre nos échanges dans un instant et regardez quels seront les principaux enjeux de ce deuxième semestre politique mais pas que vous nous direz ce que vous vous surveillerez particulièrement on a beaucoup parlé des publications mais il y a bien sûr beaucoup d'autres enjeux qui peuvent infecter infecter on l'espère pas affecter les marchés oui on est à 18 minutes de la clôture là désormais 17h17 et on entre dans la dernière une droite de cette séance le CAC 40 gagne 0,9% on accélère un peu la hausse avec une détente aujourd'hui des cours du pétrole d'ailleurs après la forte hausse d'hier le Brent redescend sous les 77$ les valeurs qui se distinguent à Paris STMicroelectronics on parlait de la tech qui remonte avec la forte demande pour l'intro de SKMX demain à Wall Street ça soutient la tech STMicroelectronics gagne 7% vous nous disiez Antoine il y a d'autres valeurs liées aux semi-conducteurs qui aujourd'hui cartonnent et qu'il ne faut pas perdre de vue oui moi maintenant dans le secteur des semi-conducteurs d'office j'inclus Mersenne aussi un carbone Lorraine spécialiste des minéraux rares qui sont essentiels à la fabrication des semi-conducteurs de l'industrie électrique aussi donc voilà Mersenne maintenant je l'intègre je le mets avec ASML avec STMicro avec Infineon avec Soitec il gagne 5% en ce moment Mersenne il y a Soitec aussi dans ce segment qui gagne 7,6% en repli Thalès Thalès recule de 3% c'est la lanterne rouge du CAC on a aussi Total Energy avec les cours du pétrole qui reculent en ce moment d'un pour cent Marie de Lessac nous accompagne ainsi que François Dossou qu'est-ce que vous suivrez particulièrement au deuxième semestre l'un et l'autre des choses vraiment spécifiques à ce deuxième semestre qui arrive au-delà des publications Marie alors peut-être deux choses sont les banques centrales et les élections américaines éventuellement les élections françaises mais ça c'est plus local pour le marché francophone les élections américaines c'est quoi les enjeux alors évidemment Donald Trump va essayer de ne pas perdre les deux chambres enfin quels seraient les scénarios en fonction de ce qui se prépare en fait je pense que l'enjeu il est plus en amont et justement les conséquences que ça peut avoir sur l'attitude de monsieur Trump pour éviter que ça soit un total fiasco on parlait tout à l'heure du consommateur américain avec cette fameuse courbe en cas où les très riches profitent mais les faits richesses finalement ne profitent qu'aux très riches et pas au reste qui représente à peu près 80% des consommateurs donc ça c'est effectivement un enjeu un enjeu pour monsieur Trump et qui qui selon nous met quand même un peu un retire un peu de risque sur une reprise du conflit au Moyen-Orient une reprise réelle en fait parce que effectivement ça ça Oui mais une fois que les mid-terms seront passés qu'est-ce qu'il aura à perdre à relancer le conflit éventuellement parce qu'il n'y aura plus d'enjeu électoral pour Donald Trump par contre il n'y aura un pour l'année Alors ça lui aura laissé le temps d'avancer dans la négociation quand même on espère donc peut-être que d'ici là ils auront quand même trouvé je ne sais pas si c'est un accord mais un modus operandi voilà ça laisse en tout cas un peu plus de temps pour essayer de faire avancer les négociations et donc je pense que ça c'est quelque chose d'assez important pour les marchés et la deuxième chose les banques centrales parce qu'en fait quand on regarde et surtout la Fed en fait elle est vraiment entre deux positions elle aurait tout à fait les moyens de remonter les taux comme de ne pas le faire et donc ça ça va être une vraie question pour les marchés financiers et anticiper et cela en regardant les chiffres d'inflation je pense que ça va être assez crucial sur ce second donc la Fed deuxième semestre les premières décisions hors statu quo monétaire de Kevin Walsh si effectivement à un moment la Fed sort de son statu quo et les élections de mid-term François qu'est-ce que vous suivrez particulièrement vous dans ce deuxième semestre il y a ces éléments bien sûr incontournables mais est-ce que vous en voyez d'autres alors moi je pense qu'il faudrait suivre quand même les taux les taux à long terme parce que là aujourd'hui nous constatons que malgré le fait que le pétrole soit revenu je rappelle qu'avant hier encore le pétrole était revenu quasiment au niveau d'avant crise et les taux longs qui sont censés refléter en fait sans doute une activité économique qui est robuste aux Etats-Unis mais qui est moins en Europe et qui intègre aussi des anticipations d'inflation ne sont pas revenus au niveau d'avant crise donc si vous voulez quand vous avez un marché qui en plus aujourd'hui est plutôt correctement valorisé tiré par des valeurs de croissance qui sont plutôt chères et qui sont désormais plus qui sont désormais à la recherche de financement parce que jusqu'à présent et c'est peut-être une des raisons pour lesquelles les 7 magnifiques ne montent plus elles étaient elles regorgeaient de cash et désormais en fait elles sont aussi bien sur les marchés pour des émissions obligataires mais aussi pour des recherches pour une demande en capital donc ça va être crucial de voir où vont les taux parce que quelque part des taux qui restent longs durablement c'est bon pour les banques mais c'est certainement pas une bonne nouvelle pour des entreprises qui ont besoin de se financer et comme d'habitude en fait on pourrait s'attendre à ce que justement le grain de sable sur la progression des marchés actions vienne comme c'est souvent le cas des marchés obligataires qui deviendraient un peu plus inquiétants alors traditionnellement oui sauf que les dernières fois que les marchés obligataires se sont tendus ça n'a pas eu forcément énormément d'impact sur le marché actions on a eu le sentiment parfois que ce mécanisme était cassé oui entre temps l'endettement a explosé entre temps les besoins en financement des entreprises ont augmenté et si vous voulez les spreads de crédit qui rémunèrent justement cette prise de risque pour financer des entreprises il est au plus bas donc vous avez quand même un contexte de marché qui est radicalement différent de ce que nous avons connu au moment où en fait les marchés étaient un peu moins sensibles au niveau des taux avec des levées obligataires importantes attendu tout à l'heure Yannick Lopez d'Office Investam nous disait l'Allemagne par exemple l'an prochain va encore augmenter ses levées de dettes plus de 300 milliards plus de 300 milliards ce qui va faire pression sur nous français on voit la dette française aussi continuer de progresser parce qu'il y a de plus en plus de demandes et on est de plus en plus concurrencés sur ce marché par ailleurs on n'est pas les meilleurs élèves européens non plus il se trouve que notre question du jour sur notre fil X BFM Bourse et notre fil LinkedIn est la suivante s'ils disant français franchissaient les 4% on y est presque on est à 375 là s'ils franchissaient les 4% Marie est-ce que ce serait juste de l'ordre du symbole ou peut-être le déclencheur d'un réveil politique ou de secousse financière ça ferait quoi un 10 ans français à 4% concrètement ?

Alors le réveil politique aujourd'hui en fait il est assez contraint par la situation politique de la France donc les taux se sont déjà tendus l'écart de taux entre France et Allemagne c'est quand même pas mal tendu sur les dernières semaines mais c'est vrai que la situation politique actuelle en France elle donne pas forcément d'objectif très positif sur un resserrement fort de cet écart là donc la négociation du budget cet automne va encore être compliquée on voit qu'au niveau du déficit ça s'annonce pas forcément comme prévu comme attendu donc c'est clair que ça va ça va amener ça va amener des tensions et surtout qu'en période électorale avant les élections l'année prochaine c'est pas les meilleurs moments pour resserrer les budgets où on voit mal les candidats aux élections annoncer de fortes contraintes budgétaires pour se faire électorale et si 10 ans français franchissaient les 4% on est à 3-7 ce soir donc on a un peu de marge mais on n'en est pas très loin ça peut aller vite est-ce qu'on peut imaginer que la BCE ferait quelque chose ou ben non parce que cette trajectoire française elle est franco-française autant il y a quelques années il y avait eu plein de pays l'Europe du Sud vous savez les PICS même on les appelait de façon très méprisante c'était un ensemble de pays qui pouvaient effectivement déséquilibrer la zone euro et là la BCE a lâché un ouvert un quantitative easing autant si c'était que la France est-ce qu'elle ouvrirait un quantitative easing ?

aujourd'hui je pense c'est effectivement très franco-français on le voit les autres pays l'Espagne, l'Italie tout ça se comporte mieux se comporte mieux aujourd'hui donc je ne suis pas sûre que ça entraîne ça entraînera peut-être une réaction de marché ça entraînera des discours ça c'est sûr donc pour vous 4% ça ne changera rien en fait un 10 ans français à 4% ça fera mal bien sûr aux finances françaises mais ça n'ira pas plus loin et ça ne pourra pas aller beaucoup plus loin n'imaginez pas un effet listreuse un emballement on a franchi les 4% ça dérive trop non parce qu'il y a l'euro pas sûr que ça ait ces conséquences-là en revanche ça fera alors techniquement ça peut effectivement faire monter un petit peu mais je ne pense pas que ça entraîne un changement politique majeur enfin la France on n'a pas forcément les moyens pas vraiment les moyens aujourd'hui avec cette situation politique de faire des changements majeurs François si le disant français franchissait les 4% ça changerait quoi ?

je partage l'avis politiquement je n'ai pas beaucoup d'espoir d'un point de vue financier je pense que l'impact ne sera pas très important non plus financier au sens marché financier pourquoi ?

parce qu'en fait je pense qu'il y a quand même beaucoup de demandes par contre c'est plutôt à moyen et moyen terme la problématique elle est plutôt que quand vous vous empruntez pour paier votre dette et que vous n'êtes pas dans une logique d'investissement forcément en fait vous accumulez du retard par rapport à vos compétiteurs vous accumulez du retard et vous êtes dans une situation où vous ne pourrez pas réagir lors de la prochaine crise ce qui est un peu surprenant en France aujourd'hui c'est que nous avons un régime de crise alors que nous sommes plutôt dans un régime normal pour l'ensemble des pays et donc nos indicateurs n'incitent pas en fait à être confiants en cas de crise c'est un peu comme le réchauffement climatique pardon pour la comparaison mais il faut s'habituer à des températures qui montent l'hiver il neige de moins en moins en pleine voilà c'est le new normal et puis l'été on voit cet été c'est quand même très spectaculaire en Europe voilà c'est un peu pareil sur le marché obligataire c'est à dire que les tiages les niveaux de taux moyens les niveaux de référence seront de toute façon de plus en plus haut oui absolument pour des raisons aussi que nous pouvons expliquer soit d'un point de vue démographique pour des raisons aussi de financement de la transition énergétique et donc vous avez aussi le vieillissement de la population parce que quelque part vous avez de moins en moins d'entrepreneurs vous avez de plus en plus de besoins en santé en soins et avec une capacité d'innovation qui mécaniquement a tendance à se réduire et donc à réduire les gains de productivité on pourrait être rattrapé et sauvé par l'IA mais encore faudrait-il qu'on puisse investir pour en tirer les fruits oui l'IA dont Kévin Noir je pensais qu'elle serait désinflationniste quand on regarde les minutes de la fête d'hier soir on se dit qu'elle a l'air l'IA d'être plutôt inflationniste à ce stade dans les minutes elle est citée parmi les causes inflationnistes alors voilà est-ce que pareil on parlait des nouveaux repères sur le marché obligataire est-ce que quelque part les banques centrales ne devraient pas acter que l'inflation sera à l'avenir pour les raisons que vous venez de citer François plus élevée que la cible de 2% doit être modifiée pourquoi pas modifiée ajustée à 3% est-ce qu'il ne faudrait pas aller vers ça il y a d'autres moyens parce que c'est jamais le bon moment non mais c'est vrai que Gilles Wack tout à l'heure était avec nous chef économiste d'Axha et nous disait c'est jamais le bon moment de changer sa cible d'inflation c'est jamais jamais le bon moment non non effectivement c'est pas l'idée de changer la cible d'inflation c'est vrai qu'aujourd'hui l'IA est plutôt dans une phase inflationniste qu'on parlait notamment du prix du prix des puces qui augmente largement ça reste une petite partie des composants des coûts mais on le voit Apple qui monte le prix de tous ces produits c'est aussi à cause de ça il y a une petite manipulation qui peut être faite ou qui va même être faite c'est un changement méthodologique de la fête sur le calcul justement des composantes du CPI sur tout ce qui est lié à l'IA et ça mécaniquement ça va réduire un tout petit peu la partie technologique du core CPI et ce sera à partir du mois de septembre entre 5 et 10 BP ils vont aussi faire un changement sur la partie portfolio management qui est très liée au marché financier donc un peu plus volatile et là pareil ça va aussi diminuer un peu le core d'une dizaine de BP donc pas de changement fondamental sur l'objectif d'inflation mais plus des petits changements de calcul pour intégrer ces nouvelles données et puis pendant ce temps des réveils qu'on espérait et qui parfois se manifestent celui de l'Allemagne on a eu des chiffres allemands ce matin les exportations allemandes ont augmenté au mois de mai à leur plus haut depuis 2022 on l'a eu en début de semaine la production industrielle allemande aussi qui se reprend au mois de mai les carnets de commandes sont de mieux en mieux orientés que se passe-t-il en Allemagne Marie ?

Alors sur ces chiffres en particulier ça vient probablement de commandes supplémentaires liées aussi à la guerre pour éviter des ruptures d'approvisionnement ou autre chose comme ça donc il peut y avoir un peu de technique de considération technique dans ces chiffres de rebond néanmoins il y a quand même un fond qui se... enfin là aussi je pense que l'Allemagne elle est vraiment dans le creux et on voit plutôt une amélioration là où il y a eu de la déception c'est que après l'élection de M.

Merz on pensait que les dépenses allaient arriver plus rapidement que ça n'est le cas actuellement mais on voit quand même des dépenses qui se mettent en place un déficit plus important qu'il ne l'était l'année dernière donc il y a des choses qui se mettent en place mais effectivement ça prend beaucoup plus de temps les effets réels notamment sur la défense ou les commandes de la défense ça sera peut-être plutôt pour début 2027 c'est une bonne nouvelle alors le meilleur est à venir pour 2027 il y a quand même des choses qui arrivent mais c'est vrai que c'est beaucoup plus lent que les attentes des investisseurs et des marchés en 2027 donc on aurait les premiers effets bénéfiques mais vraiment pour le coup des différents plans d'investissement allemands peut-être des baisses de taux de la BCE aussi parce que le pétrole on verra où on en est dans la guerre en Iran mais les effets de base seront incroyablement positifs en 2027 ce sera l'année d'embrasser-vous Folville 2027 peut-être François ?

Oui je pense que l'Allemagne compte tenu de son poids dans la zone euro et des sommes qui sont engagées pour le plan de relance sur la défense et l'infrastructure en fait ce sera un moteur pour la croissance européenne mais malheureusement en fait je partage l'avis que les bons chiffres de commandes sont sans doute liés à des achats de précaution pour anticiper parce qu'il faut rappeler que c'est des chiffres de main avant l'annonce du cessez le feu et donc l'idée est de pouvoir accumuler des commandes avant de pouvoir rentrer dans un monde plus inflationniste on s'en doute jouait positivement dans ces commandes mais il faudra quand même pour l'Allemagne coupler ce plan de relance à des réformes structurelles parce que l'Allemagne est quand même principalement concernée par si vous voulez la concurrence chinoise et donc ça ne suffira quand même malheureusement pas d'un point de vue conjoncturel de juste relancer l'année Bon à suivre le CAC 40 gagne 0,9% dans 3 minutes la clôture avant de vivre avec Antoine cette clôture on entre dans la data room la data room pour prendre date avec le réel vous avez chacun François Marie une minute pour nous livrer une data forte êtes-vous prêt ?

Oui François votre chiffre on démarre avec vous François votre chiffre 37 406 milliards de dollars Alors c'est le montant des actifs investis sur les actifs européens en fait quelque part c'est la valorisation des actifs du reste du monde sur les actifs américains ça inclut donc quoi les actions les obligations et aussi le monétaire qu'est-ce qu'on est en train de dire on est en train de dire en fait que le reste du monde finance les Etats-Unis à travers les achats d'actifs sur le marché américain donc ces achats d'actifs sont la principale source en fait de valorisation parce que mécaniquement quand vous allez investir les non-résidents vont investir aux Etats-Unis ils ont tendance à soutenir les valorisations les valorisations elles vont plutôt réduire le coût du capital et ce coût du capital plus faible pour les entreprises américaines va se transformer en fait en capacité d'innovation de financement de l'innovation et donc si vous voulez cette croissance-là elle a tendance à transformer à soutenir le marché américain à soutenir le pouvoir d'achat des ménages et donc à pouvoir rentrer dans une boucle qui est positive très positive 37 000 milliards de dollars j'arrondis c'est la valeur des titres américains détenus par les non-résidents à la fin du premier trimestre de 2026 ça fait beaucoup d'argent on dit toujours la richesse de certains américains grâce à la bourse oui mais parfois aussi par les non-résidents et ça peut bénéficier aux économies en dehors des Etats-Unis intéressante cette data François vous vous êtes livré à vous Marie votre chiffre 75 un peu plus de 75 millions d'onces d'or oui c'est le stock d'or de la Chine en juin 2026 et en fait la Chine a continué d'acheter de l'or elle a profité de la baisse pour renforcer ses réserves en or depuis le début de l'année elle a acheté 1,3 million d'onces d'or donc c'est assez important et c'est une tendance assez globale on regardait une étude du World Gold Council qui fait une interview tous les ans auprès des banques centrales pour voir leur attitude auprès de l'or et 84% des banques centrales ont l'intention d'augmenter leur réserve d'or dans les 5 prochaines années alors ça peut faire loin si on regarde à plus court terme c'est 45% qui ont l'intention d'acheter de l'or sur 12 mois et c'est en hausse par rapport à l'année dernière donc l'or a pas mal baissé cette année à peu près 20% et effectivement ça peut être intéressant de regarder il y a eu beaucoup de sorties parce qu'en face de ça on a la Chine qui achète mais les ETF l'ensemble des ETF ça c'est Bloomberg qui nous le dit ont baissé leur stock d'or de 2,5 millions d'ans donc c'est encore plus mais voilà c'est un actif qu'on peut regarder à nouveau merci beaucoup à tous les deux de nous avoir accompagnés et à propos de l'or quand même cette semaine Hong Kong aura lancé sa bourse de l'or aussi pour échapper à l'hégémonie américaine et anglaise sur le marché de l'or voilà et puis faire de l'or aussi un vecteur d'internationalisation du renéminbi ça devise le yuan ça aussi ça aura marqué et la semaine on en parlait avec Frédéric Crozier dans la bourse cash très intéressant à retrouver la bourse cash en replay merci beaucoup de nous avoir accompagnés dans un instant c'est la clôture l'avant-dernière de la semaine on va la vivre avec Antoine dans deux minutes à tout de suite

2:02:19
Présentateur

BFM Bourse la clôture de la bourse de Paris

2:02:22
Invité

avec Antoine Rebonsoir Antoine et Rebonsoir comment termine-t-on ce soir en Europe ?

pas trop mal plus 0,9% termine au plus haut de la séance 8 326 points avec un très netre gain sur tout ce qui est tech puisque l'Euronext Tech Leaders gagne 1,7% on va peut-être regarder un petit peu les volumes aussi voir si ça a été une séance suivie du côté des investisseurs ouais non les volumes sont pas trop là 3 milliards et demi d'euros d'actions négociées c'est quand même en dessous des moyennes de ces derniers temps mais enfin on va pas bouder notre plaisir le marché a quand même bien réagi après la séance quand même très compliquée d'hier l'Eurostock 50 lui gagne 1,28% à noter que les deux facteurs qu'on attendait c'était une détente sur les taux une détente sur le pétrole et ça ça a plutôt bien fonctionné 76,80$ pour le Bren de Mer du Nord le disant américain qui recule sous les 4,6% à 4,55 et 3,75$ pour la dette française de même échéance en tête des progressions du CAC 40 donc la tech avec le trio les meilleurs performeurs du premier semestre du SBF 120 STMicro plus 7,16$ plus 5,86$ pour Soitech et Mersem plus 3,95$ donc encore une fois tous les titres liés à la tech aux semi-conducteurs les plus exposés à Paris on a le secteur du luxe qui s'est bien bien réveillé Hermès a gagné 3,4% à 1624€ et Kering plus 2,57$ à 245,80$ à noter quand même des dégagements sur le secteur de la défense Thales a signé la plus forte baisse du CAC à moins 2,95$ 226,80$ on a Exosens aussi moins 2,8$ 57,65$ mais on a aussi les grands disruptés Capgemini signe une baisse de 2% à 89€ on est peut-être repartis sur une séquence où la tech hard va monter et où les logiciels vont encore souffrir Romain est avec nous Romain Dobry pour Bourse Direct depuis ses bureaux Romain cette séance donc plutôt favorable on n'efface pas la perte d'hier sur le CAC 40 mais on reprend le chemin de la hausse avec une détente des cours du pétrole qui fait du bien c'est vrai 77$ ce soir le Bren comment vous voyez cette impulsion qu'offre le marché européen pour la suite ?

La bonne nouvelle c'est qu'on préserve des niveaux d'alerte qu'on avait testés sur l'indice Eurostock 6202 points sur l'indice Nasdaq 128 950 points et sur l'indice CAC 40 8259 points donc ça c'est plutôt bien en revanche le rebond n'est pas à la mesure de la baisse d'hier Antoine le disait des volumes de 3,5 milliards contre 5 milliards hier et donc en plus on a enregistré un petit peu de pression baissière en Europe pas sur les indices américains mais au cours de la baisse d'hier un peu de pression baissière donc attention à voir comment on va se comporter dans les jours qui viennent c'est plutôt un marché qui est driveé par le trading la spéculation que par le fond on est beaucoup dans une situation d'attente puisque c'est la saison des publications qui débutera la semaine prochaine manifestement c'est ce que les opérateurs attendent pour prendre vraiment des décisions notamment en Europe Je vous reste avec nous Romain on va refaire la séance justement essayer d'ouvrir de nouvelles pistes d'investissement pour la suite avec nos experts c'est BFM Bourse pour encore une 14 billes c'est parti

2:05:17
Présentateur

BFM Bourse on refait la séance

2:05:22
Invité

ils sont là nos experts Mathias Desmarais responsable de l'activité action Dodo BHF bonsoir Mathias bonsoir bienvenue Alexis Albert aussi nous accompagne gérant DNCA bonsoir Alexis bonsoir Yéon et bienvenue également d'abord les marchés au global comment vous les sentez dans la phase actuelle Alexis avant les publications qui vont démarrer On sent qu'il y a une certaine nervosité il y a une rotation qui est extrêmement violente d'une journée sur l'autre on parlait de la défense on parlait de la tech on voit qu'on a quand même des mouvements vraiment vraiment vraiment violents de rotation d'une journée sur l'autre je pense que on est un petit peu partagé entre finalement une bourse qui a été tirée quasiment que par les semi-conducteurs depuis le début de l'année principalement par ce secteur avec des perspectives de croissance qui sont fortes donc un petit peu de nervosité sur ce secteur à l'inverse on a tout un tas de secteurs qui étaient impactés par l'Iran qui ont du mal à rebondir là on voyait encore Saint-Gobain aujourd'hui qui est encore dans la pénalty box on a parlé de Capgemini donc je pense qu'il y a beaucoup de nervosité les résultats vont être très très importants il y a des valorisations tendues sur certains secteurs à l'inverse il y a des valorisations extrêmement peu chères mais qui n'attirent pas donc on est vraiment vraiment une nervosité sur le marché je trouve oui vous le trouvez nerveux ce marché c'est difficile effectivement de parler de ce marché de narrer le marché en ce moment en suivant un fil rouge en parlant d'un grand mouvement profond au contraire on est vraiment sur une phase où ces grands mouvements de rupture de disruption technologique etc.

qui avaient porté à la hausse permis de nouveaux records il y a quelques mois tout ça c'est beaucoup plus chaotique aujourd'hui tout ça se fait beaucoup moins qu'avant en ligne droite vous savez aux Etats-Unis sur les routes quand c'est un peu chaoteux on dit dump and pump ou pump and dump c'est un peu ça est-ce que c'est un peu ça désormais les marchés est-ce qu'on sort de ces grands boulevards haussiers de ces grands boulevards faciles à lire à décrire pour entrer dans quelque chose de plus nerveux de plus trouble Mathias on est dans un environnement beaucoup plus troublé depuis le début de l'année aussi avec les déclarations du président Trump quand même qui ont d'un jour ou l'autre on voit que finalement il n'y a plus de cesser le feu ça repart après il y a une thématique sur l'IA puis tout d'un coup on se dit bah tiens finalement c'est trop cher regardez Samsung l'autre jour qui a plus de résultats exceptionnels et qui baissent et donc effectivement je pense qu'il y a on a un peu perdu une certaine boussole sur le fond des histoires et donc une nervosité avec les résultats qui arrivent sur lesquels finalement on a assez peu de visibilité d'une manière générale avec les problématiques d'inflation de contexte économique géopolitique et donc ça va pas être facile pour les 15 prochains jours sur les publications vous espérez quoi de quel secteur particulièrement sur quelle poche du marché vous êtes le plus optimiste ou vous seriez prêt à mettre un peu plus qu'ailleurs je pense que les financières d'une manière générale vont publier des résultats de bonne qualité on a eu quand même un volume d'émissions primaires qui a été extrêmement fort on a des volumes traités qui sont bons on a un petit retour du crédit donc je pense que les financières ça va bien se passer à l'inverse je ne dis pas que ça va mal se passer mais je pense que la tension va à nouveau être complètement concentré sur les capex des hyperscalers les capex des semi-conducteurs est-ce que c'est soutenable ça va quand même rester un driver surtout qu'en plus on le voit les ramifications sont énormes on se retrouve avec des Schneider des Rexel des Prismian des Nexans toutes ces sociétés là qui sont les acteurs de l'électrification qui ne bougent quasiment que sur les semi-conducteurs que sur les semi-capex donc voilà moi je pense que les financières je ne suis pas trop inquiet le reste je pense que c'est difficile aujourd'hui d'avoir une vision très très très claire les financières c'est là où vous avez le plus de certitude aussi Mathias la sphère financière dans son ensemble va paraître un bon pari je pense que certaines sociétés aussi des télécoms finalement un secteur qui est plutôt pas mal performé qui devrait bien s'en sortir et après je pense ça va être très très compagnie spécifique dans des secteurs comme la consommation même sur l'industrie on a vu il y a tellement de poches dans l'industrie effectivement Schneider probablement bien Saint-Gobain à voir avec le contexte et après il faut juste savoir où va être la déviation par rapport à ce qui est attendu et aux craintes qu'on pouvait avoir aussi par rapport à l'impact de la guerre en Iran et du ralentissement économique et en fait c'est surtout ce delta là qui psychologiquement peut jouer je pense les valeurs qui se distinguent ce soir Ibsen a gagné 1,7% des résultats d'études positifs pour le traitement de la migraine manifestement son traitement d'e-sport c'est son nom permettrait de réduire le nombre de jours de migraine pour les migraineux et donc alors c'est un supermarché enfin c'est un magnifique marché immense il y a beaucoup de migraineux qui seraient ravis effectivement qu'Ibsen réussisse sur ce oui c'est pas un supermarché c'est pas c'était très maladroit j'ai réalisé à l'instant oui voilà et voilà ce serait bien pour tout le monde effectivement qu'ils avancent là-dessus Ibsen plus 1,6% ce soir ça veut dire qu'on achète le truc mais on n'est pas non plus super enthousiaste pourquoi cette retenue du marché ?

alors sur Ibsen je pense qu'effectivement c'était un des produits qui a attendu ils ont trois gros produits qui sont attendus donc il y avait celui-là sur la migraine et deux autres plutôt sur les maladies rares et effectivement c'était un relais de croissance donc je pense que c'est pour ça que c'est vu de manière positive après nous on est un peu plus prudent parce que le titre a quand même déjà quand même pas mal performé on aura des résultats le 30 juillet qui vont être très solides pour le coup et de bonnes factures dans la suite du premier trimestre après il faut faire attention qu'il y a deux produits un peu phares qui vont être beaucoup plus concurrencés notamment par des génériques au T3 et au T4 et c'est peut-être un peu la zone d'incertitude qu'on aurait donc à ce stade moi je pense que c'est plutôt bien valorisé à très court terme bon résultat mais ensuite quelques inquiétudes sur le deuxième semestre Romain est avec nous Ypsen comment vous sentez ce titre graphiquement Romain ?

Bien on avait indiqué une impulsion haussière et une réactivation de la dynamique en mois de janvier la cible idéale c'était 169 on a atteint ce niveau et c'est quasiment le cours auquel on clôture ce soir alors si on arrive à déborder cette cible et bien effectivement on peut aller chercher des extensions en direction de 189 mais le momentum semble un peu en panne pour l'instant tant qu'on est sous ce niveau là le premier support important c'est 148 Airbus il faut qu'on dise un mot d'Airbus aussi qui aura aussi reculé aujourd'hui alors qu'Airbus Alexis nous annonce que d'ici 2045 dont à peine dans moins de 20 ans la flotte mondiale d'avions aura doublé doublé et Airbus a quand même reculé alors déjà une flotte d'avions qui double comment vous regardez et puis surtout Airbus au milieu de tout ça Alors pourquoi elle a reculé je pense qu'elle a été prise dans le dans le sell-off qu'on a vu aujourd'hui des valeurs de la défense même si c'est pas le gros de son business ça joue quand même un petit peu finalement Il y a Thalès aussi qui perd 3% Donc si on voit que Thalès perd 3 Airbus est en très légère baisse je pense que c'est peut-être la proportion de son business de défense qu'il emporte en territoire négatif sur la flotte je crois que on a maintenant depuis moi je pense au moins une dizaine d'années la certitude qu'effectivement il y a un potentiel sur ce segment de l'aviation civile qui est considérable avec notamment les pays émergents mais pas que avec le renouvellement de la flotte actuelle avec l'Inde avec la Chine avec l'Amérique du Sud donc c'est évident que sur ce segment on a un potentiel qui est considérable et ce qui est fantastique avec ce secteur bon déjà c'est qu'il y a beaucoup de sociétés françaises ça c'est quand même déjà une bonne nouvelle la deuxième chose c'est que si on prend l'aviation civile si on prend la motorisation civile on est quasiment à chaque fois en duopole ou dans le pire des cas en triopole donc c'est quand même c'est des business sains c'est des business sur lesquels on a une visibilité extrêmement longue moi j'ai personnellement j'aime le business de maintenance qui donne une récurrence des revenus mais c'est quand même c'est un secteur c'est un secteur fantastique il faut reconnaître l'aéronautique civile Mathias Airbus il recule c'est vrai que le secteur de la défense est dans une moindre mesure oui et puis on perd que 0,4 ce soir on perd que 0,4 après effectivement les carrières de commandes chez Airbus sont pleins quand même pendant 10 ans oui donc voilà on est bien je pense que peut-être aussi quelques inquiétudes liées à ce qui se passe sur CFM Pratt et Whitney qui devraient être qui devraient comme se résorber et la question de savoir est-ce qu'ils vont dépasser finalement leurs objectifs de livraison d'avions et c'est vrai qu'à la fin du S1 quand ils l'ont annoncé on pouvait se dire oui ça semble quand même assez ambitieux même si le groupe se veut rassurant sur l'accélération des cadences qu'on a vu au mois de juin et surtout moi ce que j'aime bien c'est qu'entre le développement du long courrier et finalement la résolution des problèmes notamment sur les A320 finalement à partir de 2028 vous avez quand même une histoire qui est très dérisquée en termes de croissance de chiffre d'affaires mais aussi de rentabilité avec une très forte génération de cash avec 20% de croissance c'est vrai que ça fait partie des très belles valeurs à garder dans un portefeuille pour le coup sans aucun problème donc on la garde Airbus de deux côtés même si de votre côté vous préférez quand même les motoristes Romain, Airbus comment vous la sentez cette valeur graphiquement ?

Toujours haussier effectivement depuis qu'on a débordé ce niveau de 196-80 on le teste ce soir en clôture mais c'est l'épaisseur du trait tant qu'on est au-delà de ce niveau de support la cible c'est 238-40 attention sous 196-80 on invaliderait la structure de retournement qu'on a mise en place et qui s'est formée entre janvier et puis la fin du mois de juin Il y a aussi l'immobilier qu'on suit aujourd'hui avec cette publication de Kaufman ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé de Kaufman alors ils annoncent quoi ?

ils maintiennent des objectifs annuels avec un chiffre d'affaires au premier semestre 2026 de 500 millions d'euros quasi stable ils maintiennent donc leur chiffre d'affaires on va regarder ce qu'a fait cette valeur Kaufman-Ebrod en clôture avec leur maintien des objectifs c'est plus 0,8 donc on est du bon côté de la force sur Kaufman-Ebrod est-ce qu'il faut continuer sur cette valeur ? Qui se jette à l'eau là-dessus ? Allez, je vais y aller ?

Allez, c'est l'immobilier ça intéresse plein de gens Alors oui, l'immobilier ça fait longtemps qu'on n'en parle pas donc effectivement sur l'année on peut se dire que les objectifs sont pour une fois tenus mais c'est stabilité du chiffre d'affaires stabilité des marges non, ce que je retiens surtout de cette publication c'est la légère hausse des réservations en volume qui est pour le coup une très bonne performance par rapport au secteur et vous savez que le secteur reste compliqué après nous on est plutôt neutre pour deux raisons donc là il y a une bonne résistance du groupe notamment par rapport à son portefeuille produit donc ça c'est très positif après on est quand même un an d'une élection puissantielle c'est de la promotion immobilière le secteur n'est pas forcément sorti de l'auberge même si effectivement tout le débat autour du statut du bailleur privé pourrait être positif pour le secteur mais je trouve que c'est un peu trop tôt pour revenir sur la promotion immobilière en France il y a un peu trop d'incertitudes je trouve Oui, lesquelles ?

L'environnement économique les élections présidentielles parce que pour le coup je pense que tout le monde va vouloir s'emparer du sujet logement mais entre s'en emparer depuis longtemps et y arriver après les réservations aussi on voit quand même que les prix de l'immobilier ont un impact les taux d'intérêt élevés sont plutôt défavorables pour ce marché donc c'est pour ça qu'il y a quand même quelques incertitudes voilà même si encore une fois les résultats sont plutôt de bonne facture Oui, je ne sens pas emballer du tout effectivement 24,40 euros et puis Alexis non plus je n'ai même pas pris le temps de regarder le coffre-maq c'est même pas la peine Bon, en tout cas le titre a gagné 0,8% en clôture on vous rappelle la clôture de ce CAC 40 à plus 0,9 8 326 points alors c'est quoi votre pépite Alexis du coup indépendamment de l'actu du jour Alors voilà justement elle est complètement indépendante de l'actu du jour c'est pour ça que ça m'avait pite L'Automatica L'Automatica une société italienne le leader italien de tout ce qui est opérateur de jeux loterie et ce que j'aime bien c'est que déjà c'est une société qui est faiblement valorisée donc ça c'est quand même un élément positif puisqu'on a un potentiel de revalorisation qui est non négligeable la deuxième chose c'est que c'est une société qui nous met complètement à l'abri de toutes les déclarations qu'on peut avoir du président Trump il n'y a pas de problématique tarif il n'y a pas de problématique liée à l'Iran donc c'est 100% domestique l'intégralité ou la quasi-intégralité du business est réalisée en Italie donc on n'a pas de multi-zone c'est une société qui est extrêmement bien gérée et c'est une société qui affiche une croissance on va dire entre milieu à un chiffre c'est comme ça qu'on dit donc une croissance de mid single digit c'est une croissance récurrente régulière une belle rentabilité une valorisation mesurée le seul le seul à mon avis élément qui retient un petit peu on va dire un re-rating un relèvement de valorisation plus massif en ce moment c'est tous les sites de Paris prédictifs alors le plus connu d'entre eux étant Polymarket qui pèse un petit peu sur le sentiment des opérateurs de jeu cela dit je pense que d'ici à ce que l'Europe autorise de façon on va dire massive les joueurs européens et les joueurs italiens et les joueurs français à utiliser Polymarket je pense qu'on a quand même de quoi on a un petit peu de temps j'y crois pas du tout je pense qu'on va continuer quand même de protéger le consommateur de protéger le joueur donc j'ai du mal à penser que Polymarket devienne un acteur majeur en Italie ou dans un autre pays européen l'automatica l'automatica exactement éligible au PEA éligible au PEA pareil vous pouvez vous lâcher librement une pépite valeur dans laquelle vous croyez quelle que soit l'actuel et la tendance de marché alors on parlait des hyperscalers et des centaines de milliards investis dans l'IA et ben moi je me rappelle de la fable de la fontaine entre le bœuf et la grenouille donc je vais vous parler d'Infotel qui est une société qui fait près de 300 millions de capitalisation boursière qui est une société de services informatiques un éditeur de logiciels qui vise 500 millions de chiffres d'affaires à horizon 2030 et c'est une très très belle société qui est très implantée en France donc à 30% de l'activité donc pour le coup PocoCorico avec des clients tier one notamment dans les services financiers comme BNP Banque de France BPCE et donc c'est une très belle société qui a toujours cru 2 à 3 points plus vite que le marché et donc cette année les perspectives malgré l'environnement économique restent plutôt solides avec 5% de croissance on a une très bonne rentabilité de par l'activité logicielle qui est distribuée en fait par IBM donc le géant américain donc sur lequel touche des royalties et en termes de sécurité il faut savoir quand même que la trésorinette de la société représente quasiment 40% de la capitalisation boursière donc pour le coup c'est une très très belle valeur avec un bon rendement et pour finir la valorisation est très faible on est à 5 fois le résultat d'exploitation InfoTel alors Yamash Romain est avec nous l'arbitre il y a deux pépites proposées là InfoTel et l'Automatica laquelle pourvoit le plus de potentiel graphiquement bien c'est difficile comme arbitrage mais InfoTel probablement elle est dans un trading range effectivement depuis maintenant plusieurs mois depuis le mois de mars 2025 donc plus d'un an bloqué entre 32,95 et 41,60 mais depuis le mois de mai elle accumule au-delà de la médiane de ce trading range au-delà de 38 donc on peut envisager une sortie par le haut l'Automatica c'est pas mal non plus mais le titre a manifestement un gros vendeur à 25,42 systématiquement quand on regarde depuis le mois de mars dernier le titre n'arrive pas à clôturer le mois au-dessus de ce niveau-là donc il faut vraiment déborder ce niveau en clôture mensuelle pour envisager une poursuite à la hausse pour l'Automatica ben voilà merci beaucoup pour vos pépites messieurs il était nuancé quand même Romain il ne disait pas il y a un gagnant il y a un perdant c'est compliqué de faire ce match mais bon voilà il a joué le jeu merci donc l'Automatica comment Mathias ?

au côté suisse ouais exactement et merci beaucoup à Mathias Desmarais donc au BHF et Alexis Albert des NCA salut à Romain Dobry depuis Bourse Direct et Antoine vous le retrouverez Antoine dans une poignée de secondes fidèles au poste pour débriefer la séance au côté de Stéphanie Collot dans 18-19 le cas que ce soir gagne oui 0,9% supplémentaire après 0,9 après la baisse d'hier de 2% on récupère qu'une petite partie des gains bonne nouvelle détente obligataire générale aujourd'hui en Europe le 10 ans français recule avec le 10 ans allemand le 10 ans américain aussi recule le 10 ans français n'est plus qu'à 3,75 plus qu'à entre guillemets bien sûr on reste toujours dans l'orbite des 4% bonne soirée à tous

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Présentateur

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