Un verbe de lumière : le cinéma par Denis Dupont-Fauville
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:42Chiffre
« le dernier volet de Star Wars a largement dépassé à lui seul les 2 milliards de dollars de recettes »
- 25:40Fait
« il existe une morale de la forme pour nous en tenir au niveau le plus fondamental »
- 26:22Fait
« la sincérité qui fait que l'auteur doit se révéler pour ce qu'il est à travers son œuvre en disant ce qu'il croit comme il le croit sans prostituer son talent »
- 35:13Fait
« la troisième modalité usuelle celle de l'idéalisation où maquillage et mise en scène suggère une divinisation de certains personnages aboutit à enlever à l'image sa fonction médiatrice »
- 36:40Fait
« l'enjeu du cinéma n'est pas de reproduire le visible ni de traquer l'invisible comme des interrogatoires policier son enjeu c'est de rendre visible comme la présence des rayons infrarouges que nous ne voyons pas nous est accessible par la chaleur qu'il produisent »
Temps de parole
- ?84 %
- non_speech16 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
mesdames et messieurs excellence chers amis qui nous regardez par l'entremise de cateo télévision ou qui nous écoutent par les ondes de Radio Notre RCF et France Culture nous poursuivons notre cycle de conférence de carê coordonné cette année par Monsieur Olivier Boulnois agrégé de philosophie directeur d'études à l'École pratique des hautes études en son absence aujourd'hui il me revient d'introduire cette 5è étape jusqu'ici nous avons abordé la rencontre entre le Christ et la culture à partir de différents aspects de sa personne le Christ est incarné il est parole il est image de l'invisible nous nous demandions en quoi l'événement du Christ pouvait être une chance pour chacune de ces dimensions de la culture aujourd'hui le chanoine du pont Fauville partira d'un art en particulier le cinéma celui-ci a son propre langage qui nous permet d'apercevoir dans le temps le son et l'image l'intrigue de l'existence humaine en nous faisant éprouver l'énigme de l'humanité il nous permet à travers sa vérité propre et sa forme limitée de pressentir le mystère du Christ le chanoine du pon faoville était bien placé pour aborder ce sujet prêtre du diocèse de Paris il a consacré une thèse à Saint-Hilaire de Poitier et il est professeur au Collège des Bernardins à la faculté Notre-Dame mais c'est aussi un critique de cinéma qui cherche à discerner une ligne créatrice et un cheminement humain dans la forme propre de chaque film je lui laisse donc immédiatement la parole mes seigneurs mesdames et messieurs Monsieur le Cardinal qui je le sais nous suivait par le moyen des ondes lorsque le 28 décembre 1895 les frères Auguste et Louis Lumière organiste au salon indien du grand café de l'hôtel Scrib à Paris la première projection publique de cinématographe devant 33 spectateurs ils ont conscience d'avoir inventé un moyen révolutionnaire de représenter la réalité et espère disposer du même coup d'une source lucrative de divertissement mais sans doute n'ont-ils pas encore conscience de donner naissance à un art 120 ans plus tard cet art le cinéma est le plus populaire au monde en un siècle d'existence il a drainé les foules accompli des mus phénoménal et produit un nombre de chef-dœuvres proprement stupéfiants ce il manifeste qu'il répond à une aspiration très profonde de l'humanité laquelle cette question concerne l'homme les chrétiens ont donc quelque chose à en dire mieux si rien de ce qui est humain n'est étranger au Christ la voix chrétienne peut contribuer à scruter les dimensions que le cinéma manifeste à notre humanité sans sans prétendre bien sûr à une réponse univoque ou à un exposé exhaustif notre propos voudrait méditer sur quelques points que le cinéma renvoie à notre conscience dans un premier temps nous rappellerons comment la forme artistique singulière du cinéma unit en elle de multiples paradoxes puis dans une deuxième partie nous examinerons en quoi elle constitue un appel à grandir à la fois en discernement et en liberté enfin en une troisième étape nous suggérerons quelques pistes par lesquel le cinéma peut nous renvoyer au Christ premier point donc le cinéma constitue une forme singulière d'expression artistique à la fois parce qu'il est un art de synthèse parce qu'il établit une communion et parce qu'il répond à une aspiration universelle prenons chacune de ces trois dimensions définir le cinéma comme un art de synthèse revient à constater qu'il assume certes d'une façon qui lui est propre diverses modalités d'expression qui existaient d'abord indépendamment de lui il possède bien sûr sa technique et ses modalités particulières pas possible par exemple de faire du cinéma sans caméra un smartphone suffit mais il faut une caméra mais le cinéma n'existe pas sui generéris en témoigne sa dénomination comme 7e art qui se réfère à une classification bien particulière celle héritée de Hegel qui avait réparti les arts en un système comprenant cinq catégories architecture sculpture peinture musique et poésie 100 ans plus tard l'italien richoto Canudo le premier pensera le cinématographe comme un 6e art celui qui fait la synthèse entre ce qu'il appelle les arts de l'espace architecture sculpture peinture et les arts du temps c'est-à-dire musique et poésie mais ayant par la suite appris que la danse le MIM le théâtre et le cirque constituaiit déjà une 6e catégorie d'art corporel il désignera finalement le cinématographe comme le 7e art àollinaire AB belgans et beaucoup d'autres en France lui emboîeront le pas élevant définitivement le cinéma au rang d'un art dans la conscience collective en d'autres termes qui traite du cinéma se réfère à un art complexe aux modalités d'expression varié parler de cinéma c'est parler d'espace de forme de couleur de son d'un rythme et aussi d'un discours qui rassemble et catalyse ce que les autres arts sont capables d'exprimer chacun pour sa part nous pourrions sans forcer le trait dire que cette forme artistique singulière assume en elle des arts de plusieurs natures distinctes quel conjoint de façon unique à ce premier paradoxe d'une unicité de la forme dans la pluralité des natures qui sonne un peu curieusement à des oreilles chrétiennes nous pouvons en ajouter un deuxième lui aussi surprenant les œuvres que produit cet art n'existent pas matériellement une peinture est un objet une musique peut au moins se lire sur une partition une poésie se saisit d'un regard un film existe que dans le temps de sa projection nul n'en peut voir la pellicule de façon complète encore moins le fichier numérisé aujourd'hui nul note ne peut rendre compte de ces divers aspects il ne laisse d'autrre trac matérielle qu'une projection de pure lumière se donnant à voir durant un moment précis les moyens matériels souvent considérables engagés pour produire un film aboutissent donc à une œuvre immatérielle toute de lumière qui crée son propre espace et qui se déroule en fonction d'un temps désormais autonome mais cet art de synthèse est aussi un instrument de communion il ne faudrait pas conclure de ce qui précède en effet que le cinéma consiste en un art éteré réservé à une élite très vite il s'est imposé comme un spectacle de de masse jusqu'à constituer le délacement culturel principal des populations modernes encore aujourd'hui à l'époque d'internet des jeux vidéos de tous ces merveilleux supports comme les DVD les clés USB et cetera les chiffres du cinéma constituent continuent à être impressionnant en 2014 par exemple là nous avons toutes les statistiques il y a eu 1270 millions d'entrées cinéma aux seuls États-Unis et plus de 10 milliards de dollars de recettes la Chine semble-t-il suit d'assez près 15 millions d'entrées en Russie 160 millions en Grande-Bretagne 210 millions en France en 2015 le dernier volet de Star Wars a largement dépassé à lui seul les 2 milliards de dollars de recettes et les statistiques de 2016 sont plutôt en hausse la France représente un cas particulier pays fondateur du cinéma il est celui où les gens continuent d'y aller le plus souvent en moyenne paris est la ville au monde qui compte le plus de salles de cinéma tous les Français vont au cinéma plusieurs fois par an et même pour beaucoup plusieurs fois par mois c'est sans doute l'élément culturel le plus partagé ainsi non seulement le cinéma est l'art qui combine le plus de de technique mais il est aussi celui qui rassemble les publics les plus divers plus encore par la projection de ces œuvres immatérielles il est le vecteur qui permet sans doute la communion la plus large à une époque où dans nos églises la multiplication des feuilles de papier incite chacun à une lecture individualiste au cœur même des liturgies les salles de cinéma sont peut-être le dernier lieu où tous lèvent ensemble le visage et le cœur vers un au-delà soudain manifesté à cet égard le fait que les projections suivent de véritables rituel est riche d'enseignement pour qui s'intéresse aux formes liturgiques mais nous ne pouvons pas détailler ici passons plutôt au troè volet de notre réflexion sur la singularité du cinéma comme art sa complexité implique que l'effet d'un film de cinéma excède largement l'impression spontanée que laissera en nous une première vision par ailleurs son audience indique que les spectateurs y trouvent une nourriture dont il ne cesse de se rassasier à ce stade au-delà des simples constatations matérielles il vaut la peine de réfléchir un instant sur le statut de l'art cinématographique en tant que tel risquons une formule générale quand je dis que le cinéma est un art j'entends qu'il s'agit d'une activité qui crée des œuvres s'adressant simultanément au sens aux émotions et à l'intellect à travers des combinaisons formelles qui lui sont propres il articule donc un discours pas seulement au sens où il raconte des histoires mais dans la mesure où il les raconte d'une façon à nul autre pareil comme le disait Jean Renoir l'histoire ça n'a aucune importance ce qui est important c'est la façon dont on la raconte ce que dit le cinéma est indissociable de la manière dont il le dit nous voici donc devant un nouveau paradoxe si le cinéma exerce un pouvoir de fascination à nul autre pareil du fait de la puissance des moyens d'expression auxquel il a recours il est peut-être l'art qui provoque à la réflexion et à la méditation la plus grande de nos jours ce paradoxe est vécu sous une forme inversée nous pourrions dire car le cinéma est omniprésent dans notre culture mais rares sont ceux qui considèrent culturellement cette présence d'où le danger d'une consommation sans maîtrise comparable à un phénomène de drogue les spectateurs recherchent seront d'autant plus à visionner que les émotions les submergeront et qu'ils ne pourront pas les digérer ce qui renforce l'utilité et même la nécessité d'une éducation à l'image car si ce qui nous est dit est inséparable de la façon ou des façons dont cela nous est dit le véritable message ne résidera pas comme le dit Renoir dans l'histoire racontée mais au fond dans ce que ce récit nous apprend de l'homme et parfois de nous-même en particulier le fait qu'une histoire qu'un film soit clair n'est pas contradictoire avec le fait que son interprétation puisse receller des niveaux distincts et parfois complexe plus quelqu'un connaît et aime le cinéma plus la distinction entre film sérieux et film de divertissement lui apparaît factice ceci ne revient pas à dire surtout pas qu'il faille intellectualiser le discours après chaque séance dieu merci ni que les film compliqué deviendrait à la longue divertissant ça se serurait beaucoup plus simplement il y a les bons films qui sollicite notre cœur et notre intelligence et les mauvais films qui ne sollicitent rien ou qui se content de faire du racollage en manipulant nos instincts aboutissement d'une synthèse source d'une communion le cinéma ne se suffit pas à lui-même s la nourriture il peut donner de grandir or constater qu'il y a une croissance revient à poser la question du sens derrière les sons et les lumières qui surgissent devant le spectateur ou plutôt dans ces images et ses bruits il y a un discours qu'il s'agit d'apprendre à écouter d'où notre deuxième partie sur le cinéma comme appel à grandir commençons en le formulant en terme politiquement incorrect la synthèse formelle qu'accomplit le cinéma doit-elle se limiter à juxtaposer de façon jubilatoire des registres divers qui fonctionnerait comme le mélange d'autant de vérités partielle ou la singularité de notre art nous permet-elle de penser qu'il y aurait une vérité du cinéma autrement dit encore quel discernement pouvons-nous exercer sur les films est-il pensable de les analyser voir hor escoéférence de les évaluer il ne suffit pas de reconnaître que le cinéma a son langage spécifique il s'agit aussi de savoir comment écouter ce dernier comment entendre vraiment ce verbe fait de lumière pour le dire de façon trop rapide quiconque réfléchit sur le cinéma voit que celui-ci agit comme un révélateur il ne s'agit pas de montrer de façon transparente ce qui est si le monde était transparent le cinéma ou les autres arts n'auraient même pas lieu d'être puisqu'il est un langage le cinéma donne accès à l'invisible mieux puisque ce verbe passe par des images il s'attache à rendre visible l'invisible ou à nous faire éprouver dans le visible cette invisible qui nous constitue un grand film est d'abord un moment d'émotion de plaisir ou de joie mais à mesure que nous tentons de l'analyser il y aura comme un surcroix de sens qui nous permettra d'accéder à une plus profonde souvent d'ordre moral ou même spirituel qui découle de la cohérence et de l'universalité de son propos de l'expérience qu'il nous permet de faire des sentiments qu'il nous permet d'éprouver à rebour du voyurisme qui montre ce qui n'est pas humain et qui constitue l'une des grandes tentations du cinéma le cinéma comme révélateur nous permet de rejoindre l'humanité qui qui en nous cherche à s'exprimer à partir de ces considérations positives il est tout de suite assez facile de pressentir ce en quoi peuvent consister les perversions du 7e art sans même évoquer les films qui se contentent d'aligner des scènes sans dire quoi que ce soit nous pourrions poser la règle que le film pervers est celui qui ne respecte pas son sujet ou ses personnages ou ses spectateurs illustrons ainsi des films qui au nom de la dénonciation de la violence exposent le public à des scènes insoutenable aussi traumatisante quelquefois que la violence réelle sans permettre aucun recul les exemples récents malheureusement abondent ainsi aussi des œuvres qui pour faire prévaloir la morale ou le politiquement correct font admettre des enchaînements en réalité impossies et conduisent à des attitudes ou à des jugements qui s'ils sont appliqués dans la vie plongent dans l'illusion ou dans le désespoir il y a des happy end qui sont de pur mensonge ainsi également des productions où le côté spectaculaire ou sentimental englue les spectateurs dans le contentement de soi plutôt que de les ouvrir à des beautés nouvelles un cas plus subtil encore serait celui du film à message où le film ne fonction ait que comme moyen de transmission d'une idée pré-existante laquelle le traverserait sans s'y accomplir sans s'ouvrir à l'ambivalence au mystère de toute humanité toujours comme dit la Bible d'â folie singe la sagesse mais les distingués nécessitent tout un travail pour en esquisser les contours je rappellerai deux convictions empruntées au père améé ere qui fut à la fois à l'époque où l'Église s'appuyait tant sur le cinéma un critique de génie et l'éducateur en cinéma de bien des cinéastes de la Nouvelle Vague française première conviction l'écoute du verbe cinématographique nécessite un apprentissage qui ne peut pas être immédiat en pratique il y a d'abord une grammère de l'image que nous devons assimiler un traveling n'est jamais indifférent comme dit la fameuse phrase de Godar un traveling est une affaire de morale un enchaînement de séquence non plus un cadrage ou une musique encore moins ce qui nous est montré ne l'est pas n'importe comment et il faut être capable de repérer ces enchaînements complexes etue pour peu à peu dégager ce que le cinéaste en réalité cherche à nous dire il y a donc toujours aussi un risque d'ambigué avec un film nous savons que le spectateur peut toujours préférer se rechercher ou se satisfaire lui-même littéralement se projeter plutôt que découvrir la réalité qui lui est offerte à travers la médiation de l'image un double mouvement va alors être nécessaire d'abord réfléchir les images non en tant qu'elle serait des concepts déguisés mais au contraire en tant qu'elle donne à saisir une richesse du réel qui demande à être scruté pour se livrer à frais nouveau au contraire je cite le père ere de la séduction facile d'idée toute faite fort peu vêttu de symboles transparents il faut beaucoup de force d'esprit pour saisir au cœur des images les plus denses les les linéamaments de signification qu' qu'elle renferme et pour les élaborer sans les trahir sans cet effort difficile de réflexion l'image devient une sorte de cancer qui prolifère se multiplie envahit tout le champ d'une conscience et constitue un univers imaginaire en porte à faau totalement irréel puisque sans racine et sans prolongement fin de citation donc d'abord chercher ce qui est derrière l'image mais l'analyse ne peut pas s'arrêter là car ce qui permet de valider les idées et de leur donner un vrai sens c'est la vérification par l'image elle-même autrement dit l'idée ne vaut que dans la mesure où loin de prétendre se suffire elle permet d'éclairer la réalité singulière dont on est partie c'est toujours un retour à celle-ci qui mesure la valeur de la démarche analytique loin de servir de prétexte à nos propres fantasmes l'analyse du discours cinématographique permet alors à l'esprit de ne pas s'enfermer dans un monde d'idée général mais de se convertir aux images et grâce à elle d'atteindre ces présences singulières dont parle le poète et qui seul en fin de compte existe il ne s'agit pas de discourir sur des thèses ni non plus d' magazine une culture générale mais de faire des rencontres avec des êtres nouveaux qui s'introduisent dans notre univers et peuvent même devenir nos amis qu'il s'agisse de Charlot de kagemoucha ou des résistants filmés par Rossellini seconde conviction après celle de l'apprentissage tous les films et tous les discours cinématographiques ne se valent pas si la grand-mère est commune la façon de l'utiliser est diverse et c'est précisément cela qui fait la différence entre les grands auteurs et les autres ceci pose le problème redoutable de l'évaluation d'un film et des films entre eux comment dépasser le domaine flou et incommunicable des impressions pour accéder au plan de la pensée et du jugement un premier effort amène assez vite à distinguer deux niveaux le contenu et la forme le contenu sera susceptible de jugement d'ordre moral à la forme seront réservés les jugements d'ordre esthétique des actes abominables peuvent être montrés avec un prodigieux raffinement esthétique ainsi par exemple dans Orange Mécanique de cubrique tandis que des histoires moralement admirables peuvent être montrés selon une mise en scène d'une totale platitude qu'il suffit d'évoquer parmi d'autres les 10 commandements de Cécile B2000 le problème est qu'il est impossible à la longue de tenir la balance égal entre des jugements aussi divergents il y a un conflit psychologique qui va finir par exiger une solution il va falloir opter pour une hiérarchie des valeurs et choisir ce qui est vraiment le plus important le contenu ou la forme mais si l'on opte uniquement pour le contenu on peut être amené à des navet et si l'on opte uniquement pour la forme on peut faire l'apologie d'œuvre consciemment perverse il ne suffit donc pas de séparer ou d'opposer morale et esthétique comme deux réalités différentes il vaut bien mieux reconnaître qu'il existe une morale de la forme pour nous en tenir au niveau le plus fondamental et pour reprendre une distinction proposée en son temps par AM trois critères sont nécessaires pour qu'une uvre soit au moins estimable d'abord la sincérité qui fait que l'auteur doit se révéler pour ce qu'il est à travers son œuvre en disant ce qu'il croit comme il le croit sans prostituer son talent pour lui faire exprimer des sentiments dont il se moque songeons par exemple au 400 coups de François truffo puis l'honnêteté qui exige de respecter à la fois ce dont on parle et ceux à qui l'on parle tant de films de guerre nous l'avons dit se compent ainsi à nous montrer le mal plus qu'à accompagner les soldats enfin après la sincérité et l'honnêteté il y a l'authenticité au sens où je cite le père ere est authentique le film qui réussit par la plus extrême cohésion des signes et du sens à révéleré des êtres dont la vérité s'impose avec évidence est inauthentique au contraire l'œuvre qui par défaut d'unité interne de son sens de sa forme de sa fin de ses moyens cherche à paraître plus qu'elle n'est où apparaît peu et mal ce qu'elle veut être fin de citation dans Inglorious Bastards de Tarantino par exemple la vengeance des victimes sur les méchants méchants ne rétablit pas leur dignité mais les Raval au rang de leur bourreau le contraste avec Choa de Claude LanMan ne porte pas d'abord ici sur le budget ou le public du film mais sur la cohérence ou la non cohérence entre la cause qui est plaidée et les moyens de l'exprimer de même que l'on compare la parfaite discrétion avec laquelle truffo suggère à l'aide d'une seule gifle toute l'atmosphère d'un centre de rééducation et les bagarres sanglantes que d'autres cinéastes se croient obligés d'employer dans des cases analogues ou encore ce qui sépare dans la description d'une relation amoureuse l'évocation d'une attirance sensuelle et l'exhibition de relation charnell comme tout travail de discernement donc la critique amène à se découvrir soi-même tout autant qu'elle exige de grandir en recul et en liberté pour ne pas être DUP des pièges souvent dissimulés oui la vérité vous rendra libre mais ceci n'est pas possible sans un dialogue entre les frères en humanité que sont et que se découvrent être les spectateurs résultant d'une synthèse appelant à une communion le cinéma est aussi cet art dont la complexité du discours nous convoque à l'échange d'une parole parole vouée à devenir de plus en plus humaine à mesure qu'elle élucide la part d'au-delà qui se révèle en nous au point où nous en sommes nous pouvons aborder la troisème et dernière étape de notre propos la question du cinéma et du Christ si le Christ révèle à l'homme son propre mystère il est évident qu'il n'est pas sans lien avec le cinéma ou encore si la vérité de l'homme cherche à se dire dans le cinéma ce dernier n'est pas sans rapport avec le Christ nous nous contenterons ici de suggérer trois pistes tout d'abord le cinéma dans sa forme apparaît déjà lié au mystère du Christ ensuite il s'agit moins pour lui de représenter le Christ que de le donner à percevoir enfin la vérité dévoilée par le cinéma rejoint le secret des chrétiens envoyés par le Christ reprenons ces trois points lumière verbe croissance Assomption des natures communion discernement beaucoup des termes que nous venons d'employer renvoyit à un vocabulaire sapientiel christique voire christologique ce n'est pas un hasard soulignons ici simplement deux aspects qui découlent de ce fait que la forme cinématographique quand nous y réfléchissons est intimement lié au mystère du Christ tout d'abord la valeur d'un film ne se trouve pas dans son sujet encore moins dans quelques messages car le contenu ne peut être déchiffré hors de sa forme le contenu n'existe que par la forme il réside dans la profondeur de celle-ci et de même la valeur du christianisme ne tient pas d'abord à des concept mais à une personne Jésus-Christ c'est dans la profondeur de celui qui a vécu jusqu'au bout toutes les dimensions de notre humanité que notre existence se révèle riche de sens le cinéma en mettant en forme des récits d'une qui manifeste que notre mystère dépasse ce que nous pouvons spontanément en percevoir nous ouvre à des dimensions de notre humanité qu'aucun concept qu' qu'aucun assemblage de technique ne pourra épuiser ce faisant il nous révèle pour le moins notre nostalgie ou notre aspiration à une rencontre avec celui qui est ou qui pourrait être ou qui devrait être pour le dire d'une autre manière le cinéma nous aide à sortir de ce que saint Paul a appelé dans l'épitre au Colossiens le vin l'heure de la philosophie dans la mesure où il constitue un antidote ou plutôt l'antithèse du conditionnement défini par le mythe de la caverne dans ce mythe les hommes prisonniers de leur entre prennent les ombres projetés sur la paroi pour la réalité et ils n'ont donc aucune raison de vouloir sortir de leur univers restreint pour voir le monde au cinéma la lumière projetée sur l'écran en proclamant qu'elle n'est pas le réel mais qu'elle nous dévoile des dimensions de celui-ci que nous ne soupçonnions pas nous incite à sortir de nous-même pour aller au devant de celui qui vient est- à dire qu'il faille montrer le Christ au cinéma la question n'est pas neuve dans un sens elle est naïve il suffirait de recréer les décors de l'époque et de faire rejouer les épisodes sacrés par des acteurs convenablement costumés pour que le miracle se reproduise c'est-à-dire que ces personnages apparaissent à tous les spectateur avec une puissance indiscutable comme les messagers d'un autre monde or le miracle ne se reproduit pas car même dans le cas où il témoignerait par toutes les fibres de lui-même le témoin de la lumière n'est pas la lumière de tels films peuvent fournir une excellente occasion de catéchèse mais l'expérience confirme ce que la réflexion affirme s'il est difficile de se convertir aux images nous l'avons vu il est illusoire de convertir par les images précisément en tant qu'elles sont imag et qu'ell nécessitent un discours un détour au-delà d'un message à illustrer le Christ se dit en réalité à travers la totalité des médiation Formell par lesquelles le cinéma peut éclairer le monde entre le temps autonome du film perpétuellement présent à qui se rend disponible à lui et celui de notre monde comm est possible le cinéma se révèle informer le temps du spectateur capable d'illuminer sa subjectivité dès lors pour évoquer Dieu trois modalités seraient possible en premier la transcendance qui rejoint la présence par la stylisation qui rejette le naturalisme en deuxè symétriquement l'incarnation où les hommes considéré humblement fournissent autant d'imag de l'unique image deux premiers modes sont à l'origine de nombreux chef-dœuvrees depuis les films de Dreyer il y a près d'un siècle jusqu'à certains documentaires actuels mais la troisième modalité usuelle celle de l'idéalisation où maquillage et mise en scène suggère une divinisation de certains personnages aboutit à enlever à l'image sa fonction médiatrice en prétendant nous imposer des idoles elle conduit à l'aliénation pour le croyant le Christ se donne moins au cinéma comme l'objet d'un spectacle que comme le sujet d'une forme non une copie mais une présence quant à une évocation visuelle directe on nous permettra de préférer celle du benur de Weiler ou par l'ellipse nous n'y voyons de Jésus que l'ombre le dos la silhouette lointaine le spectateur sait et sent qu'il y a autre chose qu'il ne voit pas nous voici pour finir ramener à nos questions initiales comment parler d'une vérité du cinéma à quelle aspiration répond-t-elle puisque ces conférences de carê ont pour but de mettre entre de mettre en dialogue culture et foi je voudrais ici laisser la parole à deux voix distinctes l'une venue du monde du cinéma et l' du monde eclésial d'abord une citation du critique de cinéma Jean collet je cite l'enjeu du cinéma n'est pas de reproduire le visible ni de traquer l'invisible comme des interrogatoires policier son enjeu c'est de rendre visible comme la présence des rayons infrarouges que nous ne voyons pas nous est accessible par la chaleur qu'il produisent et que ressent notre corps c'est ça la vérité du cinéma c'est lorsqu'un critique à propos de guertrou de Dreyer peut écrire pour la première fois j'ai vu un homme pleurer les hommes se cachent généralement pour pleurer drilleur ne viole pas un tel secret il raconte une histoire et tout à coup pour la première fois le voile se déchire un peu les larmes coulent et ce n pas un homme que nous voyons pleurer cela serait obscène ce sont nos larmes qui coulent avec les siennes bienheureuse compassion c'est ça le pouvoir révélateur du cinéma fin de citation à quoi répond dans cette cathédrale le cardinal lustigé qui fonda à son époque les semaines chrétiennes du cinéma à Paris et qui teint très personnellement à ce que le le collège des Bernardins restaurés dispose d'une vraie salle de cinéma homologuée je cite le cardinal il est me semble-t-il de l'ordre de la charité de l'amour vrai des hommes d'être capable d'entendre le cinéma de le voir non par plaisir mais presque par devoir d'humanité et par devoir de foi il y a une manière chrétienne de voir les films et c'est le secret du chrétien cela ne regarde pas que lui car sa manière de sentir influe aussi sur la manière dont ces contemporains peuvent ressentir les œuvres et la manière aussi dont les créateurs peuvent à leur tour avancer dans leur chemin fin de citation concluons à notre tour parce que le cinéma est un art il touche l'homme et donc le chrétien parce qu'il est un art de lumière il est capable d'éclairer notre regard parce qu'il est un discours au combien complexe son écoute peut contribuer à notre croissance nous avons tenté de montrer comment il peut ouvrir à nos contemporain un chemin d'émerveillement constituant du même coup pour les chrétiens un terrain de mission non pas pour imposer un message mais pour progresser ensemble vers celui qui est la vraie lumière il ne s'agit pas ici de performance pour nous entenir au seul défunt Charlie Chaplin Howard Orson Wells ern Lubich Fritz Lang John cassavet n'ont jamais obtenu d'Oscar Bergman Bresson Dreyer René Romer satiagitr mogoui Ozou kislovski n'ont jamais eu la palme d'or mais quiconque a rencontré leur film sait ce qu'il leur doit d'humanité je vous remercie
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isos
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unin Etna
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glora ku VAM sy
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termin no patrija
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du psaume 97 le Seigneur règne exulte la terre que jubile les îles nombreuses ténèbres et nué l'entourent justice et droit sont l'assise de son trône un feu devant lui s'avance et dévore àentour ses rivaux ses éclairs illumine le monde la terre voit et chavire Seigneur nous nous tenons devant toi en ta présence homme de toute race peuple langue et nation tu te donnes à contempler tu t'offres à notre regard chacun nous portons avec nous le poids des jours et leur joie aussi chacun nous formulons dans le secret de nos cœurs nos humbles prières et nous présentons les intentions qui nous sont chères tu te tiens au milieu de nous présence apaisante et bienfaisante tu te tiens au milieu de nous loin des rumeurs et des fureurs de la ville loin des tempêtes et des conflit tu te fais pour nous porteur de la paix de toi Seigneur coulent les fleuves d'eau vive qui viennent t'étancher nos soifs de toi Seigneur se répandent les dons de vie qui viennent soigner nos blessures et nous guérir de la mort les montagnes fondent comme la cire devant le maître de toute la terre oui Seigneur rien ne résiste à la puissance de ton amour oh Christ viens porter à nos cœurs la paix pour que nous en soyons les témoins dans le monde que nulle montagne que nul ténèbr ne nous effraye et ne nous fasse trembler tu te tiens sur cet hôtel tu veux rencontrer chacun dans ce qu'il est pour faire briller en lui la lumière de ta présence et qu'il en soit pour les hommes le
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porteur
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du livre de la Genèse au premer chapitre au commencement Dieu créa le ciel et la terre or la terre était vague et vide les ténèbres couvraient l'abîme l'Esprit de Dieu planait sur les eaux Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut oui Seigneur cette lumière se lève elle se lève pour le juste comme le chante le psalmiste elle se lève pour l'homme au cœur droit auquel elle donne la joie cette lumière de ton amour si elle révèle la part des ténèbres révèle à chacun qu'il est promis à la victoire et à la gloire juste dit le psaume jubilé dans le Seigneur louez sa mémoire de sainteté Seigneur Jésus-Christ toi qui présent au milieu de nous dans le trèssain sacrement de l'Eucharistie vient nourrir nos fins tu portes pour chacun de nous la promesse de ton jour cette lumière qui jaillit dans le monde cette lumière tu la confies aux humbles hommes que nous sommes cette présence tu la dépose dans nos pauvres mains en te confiant ainsi en te déposant ainsi tu nous marques l'immense amour et l'immense confiance dans laquelle tu nous tiens nous pauvres pécheurs et tu nous rends capable pourvu que nous t'ouvrions notre cœur et notre être tu nous rends capable de pouvoir marcher à ta suite Seigneur que cette présence ne nous quitte jamais que cette lumière en nous jamais ne s'éteigne Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut
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t merg
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sacramentumumumum
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restumitoritil sal
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Seigneur JésusChrist dans cet admirable sacrement tu nous as laissé le mémorial de ta passionous vénérer d'unsi grand amour le mystère de ton corps et de ton sang que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta rédemption toi qui règnes pour les siècles des siècles
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dieu soit béni dieu soit béni béni soit son saint nom béni soit son saint nom béiss soit sa présence trinitaire dans l'Eucharistie béiss soit sa présence trinitaire dans l'Eucharistie béni soit le nom de Jésus béni soit le nom de Jésus béiss soit sa nativité rédemptrice béni soit SAÉ béni soit son sacré cœur béni soit son sacré cœur béni soit son précieux sang béiss soit son précieux béniss soit son admirable ascension bénissoit son admirable ascension béniss soit Jésus-Christ vrai Dieu et vrai homme Biss jésus-chist vrai Dieu et vrai homme béni soit Jésus dans le Saint Sacrement de l'hôtel béni soit Jésus dans le Saint Sacrement de l'hôutel béni soit le nom de Marie béni soit le nom de Marie béni soit l'auguste Mère de Dieu la trèssainte Vierge Marie béni soit l'auguste m béni soit sa sainte et immaculée conception béni soit sa sainte et immacul conception béiss soit sa glorieuse Assomption bé soit sa glorieuse Assomption béni soit Saint- Joseph son époux très chaste béni soit Saint Joseph son époux très chaste béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints dans et
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c'est Toi Seigneur le P Romu livré pour notre vie c'est toi Seigneur notre unité Jésus ressuscité je suis le pain qui donne vie qui croit en moi vivra et je le
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ressuscitai au jour de mon retour c'est Toi Seigneur le pas rompu livré pour pour notre vie c'est toi Seigneur notre unité Jésus ressuscité o partageons un même pain dans une même foi et nous formons un même le corp l'Église de Jésus c'est Toi Seigneur le paronpu livré pour notre vie c'est toi Seigneur notre unité Jésus ressuscité
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