Discours de politique générale de Sébastien Lecornu - Les Vraies Voix du 14 octobre
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les Vraies Voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile Dominibus, Philippe David. Et on se mardi un peu compliqué, forcément, avec Philippe David. C'est une journée très politique aujourd'hui.
Ah oui, excessivement politique. Ça a commencé à 15h avec le discours de politique générale. Ça vient de se terminer, on a beaucoup de choses à dire.
Absolument, et on va en parler pendant toute cette émission avec vous, 0826 300 300. Vous pouvez nous rejoindre aussi sur Twitter, Facebook, Instagram ou TikTok ou même sur notre chaîne YouTube, si vous voulez nous regarder pendant que vous travaillez. On vous fait des petits coucous, on vous souhaite la bienvenue. Avec aujourd'hui François Drugy, ancien président de l'Assemblée nationale et ancien ministre de l'écologie. Bonsoir, Monsieur le Président, bienvenue chez nous. Françoise de Goua est avec nous, éditorialiste Sud Radio. Bonsoir, François. Bonjour, mes amis, ça va ? Voilà, on est très contents en tout cas de vous avoir tous les deux avec ce sommaire.
Donc, ce que vous disait Philippe, ce discours de politique générale. Sébastien Lecornu a proposé, entre autres, la suspension de la réforme des retraites jusqu'à la présidentielle de 2027.
Et à la question du jour, Sébastien Lecornu a-t-il eu raison de suspendre la réforme des retraites ? Eh bien, sur Twitter, vous dites non à 70%. Et moi, je vais vous dire ce que j'en pense. L'HT, c'est la principale caractéristique des politiques françaises depuis plus de 40 ans. Sébastien Lecornu a donc toute sa place à Matignon avec ce renoncement.
Et puis, la question du soir, Sébastien Lecornu, toujours à prononcer un discours de politique générale dans lequel il a défendu une ligne de compromis, je cite, utile et réaliste, pour restaurer la confiance et stabiliser le pays.
Et on vous pose cette question, Sébastien Lecornu vous a-t-il convaincu ? Et le moins qu'on puisse dire, c'est non, puisque vous dites non à 95%. Alors, pas du tout en ce qui me concerne. Il continue la même politique qui, depuis 40 ans, nous envoie dans le mur. Mais là, en plus, il klaxonne. Et avec le soutien d'une bonne partie de l'opposition, vous êtes d'accord ? Vous n'êtes pas d'accord ? On attend vos appels au 0826 300 300.
On vous souhaite la bienvenue. Tout de suite, le Grand Débat du jour. Dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle, aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028, comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. Mais je le dis ici très directement, suspendre pour suspendre n'a aucun sens.
Les vrais voix Sud Radio
Et je me tourne vers Françoise Degoy, bien entendu, puisqu'on attendait ce discours de Boris Vallaud du PS, pour savoir si on censurait ou pas. Et finalement, ça passe.
Ça passe pour les socialistes, mais c'est tout à fait normal. Alors moi, je vois bien un peu la déprime. Je vois bien la déprime de Marine Le Pen et notamment de Jean-Luc Mélenchon. Ça a été des discours qui sont presque un peu à côté de la plaque. Et même, j'ai envie de dire, pour les verts, vous comprenez bien que la réforme des retraites, c'est quelque chose qui a été combattu par 80% des Français. Et dans ces 80%, vous avez aussi des électeurs du Rassemblement National.
À partir du moment où Sébastien Lecornu, mais c'est surtout Emmanuel Macron qui lâche sur sa réforme emblématique, en fait, pour ne pas précipiter une crise politique, je pense qu'ils sont complètement à côté de la plaque. C'est-à-dire que Marine Le Pen veut absolument une dissolution. Et à l'évidence, on va voir jusqu'où ça va aller jeudi, puisqu'elles seront débattues, à l'évidence, cette dissolution n'aura pas lieu. Et on part sur le débat parlementaire. Alors, j'entends ce que dit Philippe David. On aura l'occasion d'en débattre. Je n'ai pas du tout le même point de vue que lui sur la suspension de la réforme des retraites.
Mais en réalité, je trouve qu'il y a une forme de responsabilité, de responsabilisation collective pour éviter d'aller au chaos. Et ça, c'est plutôt pas mal.
Si vous permettez, on va écouter Boris Vallaud, justement, sur cette phrase fatidique importante.
Si nous sommes tous attachés à la République, il nous faut faire ce pari de donner un budget, un budget juste au pays. Un budget qui protège les plus fragiles et fait contribuer les plus fortunés. Un budget qui donne aux services publics les moyens de leur mission et qui prépare l'avenir et d'abord la transition écologique. Dans les débats parlementaires, nous verrons bien qu'ils se rangent du côté du peuple, qui en défend la cause et qui protègent les milliardaires parce qu'ils financent leurs médias. Nous nous battrons, je vous le dis, de toutes nos forces, mais je le dis aussi de toutes nos armes.
Nous ne croyons qu'à la stabilité dans la justice qui fait reculer la misère et avec elle, la colère.
Et avec elle, la colère, François de Rugy.
Moi, je pense que pour sortir d'une crise politique, il faut toujours un compromis. Alors en France, on n'a pas la culture du compromis parce qu'on voit bien que chacun appelle l'autre à faire un compromis, mais sur sa position. On a entendu, y compris l'ancienne majorité macroniste, dire il faut faire des compromis, dire au Parti Socialiste, maintenant il faut faire des compromis. Ah, mais pas sur les retraites. Et puis on avait même, quand même, LR, les députés LR, qui n'ont pas voté la réforme des retraites il n'y a même pas deux ans, qui l'ont même bloqué à un moment donné. Ils ont même, pour certains, censuré le gouvernement Borne à l'époque. Ah, mais non, il ne faut pas y toucher.
Il ne faut pas toucher à la réforme des retraites. On savait que c'était un des nœuds du problème, puisque, en effet, la gauche en avait fait un sujet majeur, mais le RN en avait aussi fait un sujet majeur il y a quelques années. Par ailleurs, les Français en faisaient un sujet majeur depuis qu'elle a été adoptée, cette réforme. Moi, j'étais pour cette réforme, je n'étais plus député, mais si j'avais été député, je l'aurais voté. Parce que je pense qu'il faut travailler plus longtemps, je pense que le système de retraite n'est pas équilibré tel qu'il est, il faudra d'ailleurs ajouter de la capitalisation. Donc on n'est pas au bout des réformes sur les retraites.
Mais là, on voit bien que pour sortir de cette crise politique, il fallait un compromis, que c'était autour de ce sujet-là. Moi, je trouve que c'est bien aussi que le Premier ministre parle clairement. Parce qu'on voit bien que sur ces sujets-là, comme sur d'autres, souvent on finasse, on dit « Ah oui, mais alors moi, je vais prendre une voie de traverse ». Là, il a dit les choses, il a dit les mots que les gens attendaient, et il les a prononcées clairement, sans ambiguïté, en donnant les termes de ce qui est évidemment un accord politique pour éviter la censure.
Alors moi, ce que je trouve hallucinant, c'était il y a un peu plus de deux ans, c'était il y a deux ans et demi, la réforme des retraites, c'était au printemps, hiver-printemps 2023, François. Non, je trouve extraordinaire quand même qu'à l'époque, à commencer par Elisabeth Borne, tout le monde disait, on l'avait passé à la vitesse Formule 1, j'aime mieux qu'il y ait... Et au 49-3 surtout. Non, non, les débords duraient très longtemps à l'Assemblée Nationale, c'est justement parce qu'ils s'enlisaient qu'à un moment donné, il a fallu faire le 49-3. Ça s'est passé entre février et Conseil constitutionnel le 14 avril, loi promulguée au journal officiel, le jour même de... Par Emmanuel Macron.
Par Emmanuel Macron, on est bien d'accord. Donc on l'a faite en express. Et on nous disait à l'époque, ceux qui sont contre la réforme des retraites sont des gens qui saccagent les finances publiques, sont des irresponsables. Alors, je me souviens d'un homme, Emmanuel Macron, c'est pas lui qui vilipendait les cyniques il y a quelque temps. Ben là, je crois qu'on est au summum du cynisme. Et on est au summum du cynisme parce qu'à un tel niveau de renoncement... Alors je sais, c'était un de mes coups de gueule la semaine dernière, Henri IV disait, Paris vaut bien une messe, ne pas se faire censurer, vaut peut-être quelques milliards de dettes de plus. Moi, je suis vraiment...
Je m'inscris complètement en faux avec ce que vous dites. Ça ne m'étonne pas. Mais je m'inscris en faux parce que c'est aussi la capacité à changer et à comprendre le changement de la situation politique. Et il me semble, moi, que cette suspension, d'ailleurs, elle est chiffrée. Vous vous rendez compte quand même que ça va changer la vie tout de suite, là. Parce qu'il n'y a pas que la suspension sur la borne de l'âge. Il y a la suspension sur la durée de cotisation. Et c'est ça, le truc en plus qui fait qu'il embarque, comment dirais-je, Sébastien Lecornu, il embarque le Parti Socialiste. Ça concerne 3 millions et demi de personnes.
Ça va toucher directement à partir de janvier 3 millions et demi de personnes. Et par ailleurs, personne n'est fou et dingue. Et tout le monde sait qu'il va falloir trouver d'autres moyens de financement. Donc, il y a également une discussion avec les partenaires sociaux. Ça n'est pas que je suspends pour faire plaisir. C'est très argumenté, très charpenté. Je vous trouve un peu cavalier et un peu trop brut de décoffrage d'expliquer d'un revers de main, c'est du renoncement. Moi, je pense que c'est vraiment la condition politique qui a changé et qui exige que chacun fasse un pas. Et moi, vraiment, ce soir, ce n'est pas mon genre.
Mais la vérité, c'est que le type qui a fait le pas, qui était le plus dur à faire pour lui, lui, personnellement, il s'en fout parce qu'il appuie sur le bouton dissolution. Il restera de toute façon jusqu'au bout à l'Elysée. C'est Emmanuel Macron. C'est-à-dire qu'il y a un moment donné, entre le sommet de Germain-Cher hier et le moment du Conseil des ministres, il y a une discussion entre lui et Sébastien Lecornu, et Emmanuel Macron lâche la réforme des retraites. Il ne la lâche pas parce qu'il est cynique. Il la lâche parce que s'il y a une dissolution, ni vous ni moi ne savons dans quoi on part. Ah bah si, il est cynique. Ah bah non ! Allez, vous restez avec nous,
les amis 0826 300 300, vous voulez débattre avec nos vrais voix du jour. François Drugic est avec nous, Françoise Degoy et Philippe David. Vous êtes les bienvenus, on est ensemble, comme d'habitude, jusqu'à 20h. Soyez les bienvenus.
Soyez les bienvenus sur Sud Radio
et merci d'être avec nous dans les vrais voix tous les jours, de 17h à 20h. Et si c'est votre rendez-vous, eh bien on vous en remercie sincèrement avec Philippe David. Et autour de cette table, bien entendu, Françoise Degoy, editorialiste Sud Radio, François Drugic, ancien président de l'Assemblée Nationale et ancien ministre de l'écologie, devenu consultant d'ailleurs, aujourd'hui, mon cher François.
Entrepreneur, aux côtés des entrepreneurs.
Ah, c'est bien, c'est bien, c'est bien.
Vous vous rendez compte que vous avez laissé un président de l'Assemblée Nationale poireauté à la porte ? Non. Parce que j'ai sur notre boucle les appels au secours de François de Rugy. Je suis là, personne ne me livre. Je suis tellement désolé. Au secours, personne ne me livre.
Vous avez une façon d'accueillir les invités ici. Vous n'avez plus de cocarde ? Non, non, non, non.
C'est normal d'ailleurs, c'est normal. C'était un ancien ministre qui avait gagné le prix de l'humour politique en disant ne plus être ministre et s'asseoir à l'arrière de la voiture et comprendre qu'elle ne démarre pas. C'était François Goulard. C'était François Goulard, oui. C'est tellement drôle. Il n'y a qu'Alexandre Benalla pour garder ses passeports. Il n'y a que lui, en fait.
Avec vous, on revient justement sur cette réforme des retraites qu'a proposée le Premier ministre. Et on va écouter encore un son avec Boris Vallaud.
Les Français, attendez de votre déclaration et nous, avec eux, un signe que vous les entendiez. La suspension de la réforme des retraites, la voici, enfin. C'est une victoire assurément pour les centaines de milliers de Français qui en bénéficieront chaque année. C'est la reconnaissance du combat mené par les organisations syndicales que je veux remercier ici. C'est une fissure dans le dogme macroniste. Nous prenons cette situation pour une victoire autant que pour un premier pas qui permet d'envisager les suivants, le blocage et l'abrogation.
Est-ce que ça va dans le bon sens, Françoise Degoy ? C'est-à-dire que là, on sent quand même on parlait de compromis et d'ouverture, de rupture. On est dans tout ça ?
Je pense que... Et d'ailleurs, ce n'est pas un hasard. Je vais faire une petite incise et vous inviter à aller voir un très grand film qui est sorti qui parle de Enrico Berlinguer qui est véritablement le grand leader communiste italien qui a fait le compromis historique. Et je pense que ce film que j'ai vu l'autre soir me dit que nous sommes en train de changer d'époque et nous sommes en train de rentrer dans l'obligation des coopérations et des compromis. C'est pour ça que tout à l'heure je parlerai de Jean-Luc Mélenchon mais je parlais de... Peut-être bientôt des coalitions. Des coalitions.
Alors je ne parle pas de gouvernement de cohabitation mais je pense que si vous voulez les compromis doivent absolument être au milieu de la table. Et ce qui est, à mon avis, j'espère qu'on ira jusqu'au bout et que le gouvernement ne sera pas censuré parce que c'est le Parlement qui va reprendre la main et ça, François de Rugy sait à quel point c'est important. Il a présidé l'Assemblée nationale. D'une certaine manière, les choses reviennent au Parlement et d'une certaine manière, si je pousse et ça fera plaisir à Philippe David, je pense que peut-être qu'on est en train de changer quasiment de république. En réalité, on est dans ce moment.
On est en train de passer d'une présidentialisation... de Mélenchon ? Pas simplement celle de Mélenchon. À la sixième, simplement, où c'est le Parlement qui reprend ses droits. C'est ce que je vois, moi.
François de Rugy, est-ce que, finalement, on est dans une union un peu nationale ?
Il ne faut pas s'emballer non plus parce qu'on a bien vu que tout ça a été accouché dans la douleur. Non, moi, pour rebondir et prolonger ce qu'a dit Françoise de Goy, ce qui m'a frappé dans l'intervention du Premier ministre, Sébastien Lecornu, je n'ai pas tout entendu, je n'ai pas tout regardé parce que j'étais au travail, mais j'ai entendu quelques extraits avant de venir et il a eu une phrase qu'il a répétée plusieurs fois. Il a dit « Le gouvernement proposera, nous débattrons, c'est-à-dire entre le gouvernement et les parlementaires, et le Parlement décidera, le Parlement votera. » Il a dit aux députés « Vous voterez. » Voilà, c'était sa phrase répétée et je trouve que c'est sain.
Depuis les législatives anticipées la dissolution de 2024, on devrait fonctionner comme ça. Le gouvernement devrait, en effet, comme l'a fait Sébastien Lecornu, faire un peu profil bas, dire « Voilà, on fait des propositions » parce que c'est quand même le gouvernement qui a la capacité, y compris à rédiger des textes de loi, des amendements qui vont être précis, qui vont être sérieux pour traiter les problèmes comme celui des retraites. Mais il a aussi parlé de l'immigration, il a aussi parlé de la sécurité. Il y a plein de sujets. La terre ne s'arrête pas de tourner parce qu'on a une crise politique et qu'on n'a plus de gouvernement depuis un mois.
Donc sur tout ça, le gouvernement proposera. Le gouvernement aussi chiffrera. Et je crois que c'est très important dans un débat budgétaire que le gouvernement puisse dire régulièrement « Attendez, telle mesure, ça coûte temps, telle mesure, si on fait des prélèvements supplémentaires, ça va être un prélèvement de temps sur les entreprises ou sur les ménages. Et que tout ça soit bien éclairé pour qu'ensuite, le Parlement vote. Et que d'ailleurs, le Parlement vote. On est obligé de rappeler, et moi quand j'étais président de l'Assemblée nationale, je ne cessais de le rappeler, le Parlement est là pour débattre et décider. C'est-à-dire qu'il faut voter.
Là, on était parti pour ne pas voter sur le budget. Si on avait eu la crise qui se poursuivait, on sait très bien qu'on explosait les délais de la procédure budgétaire et ça partait en loi spéciale. Si on avait une dissolution, on ne sait jamais, ça peut encore arriver, qui avait lieu maintenant, mais vous vous rendez compte, c'est-à-dire qu'on n'avait aucun débat budgétaire. On avait un débat politique pour élire des députés et on avait squeezé le débat budgétaire et on s'en remettait à une loi spéciale. Ce n'est quand même pas sérieux. Le Parlement est là pour voter le budget.
Allez, 0826 300 300 et c'est Michel qui nous appelle de Dax. Bonsoir Michel, merci d'être avec nous.
Bonsoir. Bonsoir,
merci de vous m'accueillir. Bienvenue sur Sud Radio. On vous écoute Michel.
Au moins les vraies voix,
je vous adore.
Merci.
On va s'arrêter là Michel. Vous pouvez le répéter ?
Ouais, répétez, répète Michel avant que ça devienne désagréable. Non mais Michel,
répétez-le en criant mon nom, s'il vous plaît. Allez-y Michel, on vous écoute.
Alors je vais faire court parce que bon, il y aurait peut-être tellement à dire. Moi, je suis un petit peu déçu par M. Lecornu parce que je voudrais préférer qu'il laisse la réforme des retraites de côté et qu'il parle surtout comment il va s'y prendre pour augmenter le pouvoir d'achat, pour augmenter les salaires, pour faire en sorte que le net se rapproche du brut et pour la justice sociale et la justice financière. Voilà. La retraite, oui, il faudra en parler mais j'aurais préféré qu'il... On en fait tout un pataquait des retraites mais je... Voilà. Je suis un petit peu déçu par rapport à ça. C'est des petits...
Alors, moi, ce que dit Michel, le problème, c'est que le pouvoir d'achat, c'est pas le gouvernement qui le décrète parce qu'à part le salaire des fonctionnaires qu'on peut pas augmenter, c'est très compliqué. Sauf à augmenter le bruit. Sauf à baisser les impôts aussi. Oui, ça va. Les impôts de production. Les finances publiques, moi, je veux bien mais dans ces cas-là, il faut faire du afuera à la toque dans nombre d'administrations. Oui, mais ça marche. Déjà, au moins, n'augmentons pas les impôts. Oui. Déjà, n'augmentons pas les impôts parce que ça, ça baisse le pouvoir d'achat. Mais ça, je peux vous dire qu'ils vont encore augmenter.
Mais moi, ce qui me choque le plus dans l'affaire des retraites, rappelez-vous ce que disait Edouard Philippe et les gens d'Horizon il y a quelques jours. Mais maintenant, c'est une éternité quelques jours en politique. La réforme des retraites, on n'y touche pas. Et qu'est-ce qu'ils vont faire ? Eh bien, écoutez, on y touche. Donc, avec des politiques qui ont une telle colonne vertébrale qui est aussi rigide qu'une frite de piscine, permettez-moi de vous dire qu'on comprend pourquoi les gens ne vont plus voter. Je voudrais rajouter, moi, une chose... Dix secondes, Françoise, parce qu'on va dire ça.
Pour dire que, à Michel, je pense que la discussion budgétaire, si, évidemment, le cornu n'est pas censuré jeudi, la discussion budgétaire va commencer. Et il l'a même dit dans son discours, je ne fais pas un inventaire à la prévère, justement. Il y aura peut-être ça. Merci en tout cas, Michel. Merci Michel.
De nous vous avoir appelés. On vous embrasse bien fort. Et bon retour à Dax, même si vous n'en êtes pas partis. Bon retour quand même. Tout de suite, on n'y croit pas. Et avec François Libourneau, la mairie de Roquefort-la-Bédoule s'est accidentiellement retrouvée en vente sur le Boncoin. Effectivement, Cécile, bonsoir. Bonsoir. Imaginez, vous cherchez une maison sur le Boncoin et vous tombez sur une mairie à vendre. Pas n'importe laquelle, celle de Roquefort-la-Bédoule dans les Bouches-du-Rhône. 420 000 euros, grand terrasse, plein sud, douche italienne, double vasque, bref, une annonce qui donne envie. Sauf que sur la photo, c'est bel et bien la mairie du village. De quoi intriguer,
voire inquiéter les habitants qui ont cru un instant que leur commune avait été mise aux enchères. Finalement, rien de politique là-dedans. Juste une erreur de photo d'une agence immobilière. Le maire a confirmé, la mairie n'est pas à vendre. Même si à ce prix-là, certains étaient presque prêts à faire une offre.
Et Marc Delgradia est avec nous, maire d'hiver droite de Roquefort-la-Bédoule. Bonsoir, merci d'avoir accepté notre invitation. Bonsoir,
monsieur le maire.
Monsieur le maire, vous êtes avec nous. J'imagine 420 000 euros, c'est pas mal quand même. On réfléchit quand même, non ? Non, je plaisante, je plaisante.
Non, non, non. Écoutez, c'est une drôle d'histoire en fait. C'est une drôle d'histoire. C'est clair. C'est paru sur le site Le Bon Coin. Et ce qui est surprenant, c'est qu'il y a plusieurs habitants qui ont cru. Bah oui. Qui ont cru que le maire était en capacité de vendre sa mairie. Voilà.
Mais c'est quoi ? Ils ont déboulé à la mairie, c'est ça ?
Mais non, des coups de fil. Alors, mais pourquoi tu vends la mairie ? Attendez, je pense qu'il faut réaligner les planètes. Voilà, c'était quand même, c'est assez rigolo. Parce qu'en fait, on pense que le maire a tous les pouvoirs. Remarquez, par les temps qui courent,
il ne reste plus que les maires. Donc, effectivement, nous avons tous les pouvoirs. Mais monsieur le maire,
vous vous souvenez qu'il y a quelques années, je ne sais pas s'il y a 50 ans, il y a quelqu'un qui avait réussi à vendre la tour Eiffel. Ah oui, je me rappelle. Il y a plus de 50 ans, bien plus.
Monsieur le maire, c'est l'occasion, et vous pourrez remercier Le Bon Coin, c'est l'occasion de parler de votre commune. On vous laisse quelques instants pour raconter cette belle commune.
Oui, écoutez, nous, on est une commune qui se situe dans un triangle Aubagne, La Ciotat, Cassie, dans l'est des Boucherons, nous sommes en frontalier avec le VAR. Donc, c'est une très belle commune puisqu'on nous sommes à 6 km de Cassie et de La Ciotat. Donc, un village, un village encore typiquement provençal. C'est une belle mairie. Vu où vous êtes situé, vu où vous êtes situé, vous êtes supporter du PSG, alors c'est normal. Qu'est-ce qu'il est désormais à ce type ? Allez,
le M ! Laissez-le parler.
On pourrait parler de Marcel Pagnole, ce serait un peu plus couleur locale.
Combien d'habitants, cher monsieur le maire ?
6 000 habitants. Ah oui, quand même !
Ah oui, oui, donc c'est... Et pour la douche italienne... Non mais...
Alors, je vais vous raconter une anecdote, c'est que cette mairie, c'était mon école. Ah ! Trop chou. Donc, mon bureau est dans la classe du CE2 ? Non mais non !
Monsieur le maire, monsieur le maire, que vous n'avez pas redoublé, j'espère ?
Pas celle-là.
Ah ! Ah ! Ah !
Merci beaucoup ! On espère que vous allez redoubler votre mandat. Ouais !
J'espère, remarquez, vous me direz, ça me fait de la pub gratuite. Eh ben voilà ! On ne décompte pas des comptes de campagne, donc c'est parfait, quoi ! Eh ben voilà ! En tout cas, on est très content de vous avoir eu, Marc Delgrazia, merci beaucoup, maire de Roquefort, la Bédoule, et puis moi, en revanche, j'ai mis une photo de Philippe David sur le Boncoin, j'ai pas eu un appel, je vous le dis, pas un seul.
C'est dingue, hein ? Ça m'étonne pas, parce que vous avez... Même votre femme ne m'a pas appelé, c'est fou ! Heureusement, vous m'aurez dit que j'ai mis sur Tinder, ça m'aurait inquiété ! Allez,
restez avec nous dans un instant, le tour de table de l'actu des Vraies Voix. Philippe Bilger, pendant que vous êtes là ?
Non, moi, c'est Philippe David. Philippe David. C'est pas grave. Les Républicaines ne savent plus où ils habitent.
Avec François de Rugy ?
Que penser de la nouvelle ministre de l'Écologie ?
Et avec vous, Françoise de Goy ?
Les doigts d'honneur de Mélenchon.
Allez, on en parle dans un instant, soyez les bienvenus, on est ensemble jusqu'à 20h et c'est un plaisir de vous accueillir tous les jours.
Sud Radio. Sud Radio. Philippe David.
Et ce tiercé, ce trio, ce combo de Philippe David, de Françoise de Goy et de François de Rugy, d'habitude, on a deux Philippes, maintenant, on a des François et des François. Mais moi,
je me sens discriminé. Il y a deux minibus, deux Rugy, deux Goy et moi, je suis le seul qui n'est pas un deux. Alors, c'est un peu italien.
Oui,
ça rappelle une chanson.
Ah, c'est vrai qu'il n'y a que des deux-deux.
Oui, il n'y a que des deux-deux, oui. Non, il y a Bourneau aussi, donc il n'y a pas de deux. Non,
vous êtes un peu exclu, vous pouvez vous retirer. Ah, il y a un François, alors il est dans notre club. Qu'est-ce que je veux dire ? Chers amis, on a de plus intéressant comme sujet que nous-mêmes. Je pourrais te parler de moi pendant des heures, mais je ne vais pas que ça vous saoule. Allez, tout de suite, le tour de table.
Mais on est chez les fous, là. Oui, je vous le donne en mille, le meilleur fion, c'est celui de Lucette. Ah, mais là, c'est sérieux. Précisons que le fion, ça se mange. Vous déformez ma sensualité. Arrêtez-vous, quoi. Vous avez vu, vous êtes moches comme des culs, quoi. D'habitude, quand on parle de fion sur Sud Radio, c'est entre 14h et 16h avec Brigitte Lé.
Il reste 4 secondes pour avaler. Ah, non, c'est pas vrai. Maxime, Maxime, notre réalisateur. Bravo, Maxime. Non, mais là, ça craint. On rappelle quand même
de Vendée. Donc,
on est tous assis sur un gâteau, c'est ça que vous voulez dire ?
Elle est terrible. Mais qu'est-ce que vous... Mais vous êtes en pleine forme.
Vous êtes en pleine forme de vos qualités. Vous brillez une étoile dans le ciel. Allez, Françoise de Gois, puisque vous avez la parole, prenez-la et gardez-la,
s'il vous plaît. Je vais très vite pour parler encore de ce qu'est Jean-Luc Mélenchon et Jean-Luc Mélenchon amène, et ça ne me dérangera pas, mais la France insoumise au désastre, ils s'amènent eux-mêmes au désastre. D'ailleurs, quand on voit les projections pour les législatives, évidemment, ils perdent quasiment 70 députés. Que voulez-vous que je vous dise ? Sur Gaza... Ah non, ils ne perdent pas 70, ils en ont 70. Non, ils n'en perdent pas dans 50, c'est moins, excusez-moi. Ils terminent à 25 députés. Que voulez-vous que je vous dise ? Tout le monde entier se réjouit de la libération et du compromis et de l'accord passé véritablement.
Alors, c'est un compromis sur la bande de Gaza au Proche-Orient. Le seul qui dit le Hamas n'est pas terroriste et c'est aux Palestiniens de choisir, c'est lui, hier matin, le seul qui arrive dans une furie avec Mathilde Panot qui redemande encore cet après-midi la destitution d'Emmanuel Macron. Je veux bien tout ce qu'on veut mais Emmanuel Macron n'est pas coupable de haute trahison, il n'a pas déserté sa fonction, etc. Il n'y a aucune raison de le destituer. C'est la France insoumise et le dernier avatar, c'est délirant. Hier, il est passé à la question par notre camarade Benjamin Duhamel et les questions ne lui plaisent pas et il sort, il quitte l'antenne, il fait un doigt d'honneur.
Écoutez, on peut m'expliquer pendant des années, même moi, j'ai excusé Mélenchon sur son tempérament méditerranéen, colérique, etc. Mais la réalité, si vous voulez, c'est que là, on est quand même dans une stratégie. On est dans une stratégie plus que de chaos, on est dans une stratégie d'abrasion, on est dans une stratégie de coups de boutoir. Mais est-ce qu'on n'est pas sorti de la stratégie, c'est-à-dire qu'on ne peut plus reculer en fait ? C'est exactement, mais c'est ça le truc, c'est-à-dire que quand le vin est tiré, il faut le boire, il faut aller au bout.
Voilà, Jean-Luc Mélenchon est un trotskiste, il pense qu'évidemment, c'est le chaos qui fait advenir au pouvoir les minorités agissantes. Donc il le croit vraiment fermement et donc on continue. Maintenant, on est au doigt d'honneur mais je ne sais pas simplement lui. Je vous souvenais quand Éric Dupond-Mouretti avait fait un bras d'honneur à l'Assemblée nationale. Ce n'est pas supportable, ce n'est pas acceptable. Ça s'appelle avoir un comportement correct. Oui, c'est un comportement de racaille en fait. De racaille, mais pas simplement lui. Mais même Dupond-Mouretti quand il fait son bras d'honneur, il y avait un autre macroniste qui avait fait un salut nazi dans l'hémicycle.
Les mecs, il faut qu'ils apprennent à tenir leur nerf.
François Drugy, que pensait de Monique Barbu, la nouvelle ministre de l'écologie ?
Oui, moi je m'intéresse toujours à l'écologie. Quand il y a un nouveau gouvernement, regarde qui s'occupe de l'écologie. On savait que ce ne serait pas Agnès Pannier-Runacher parce qu'elle avait annoncé d'elle-même qu'elle ne repartait pas au gouvernement. Et donc, c'était un peu une des surprises. Une personnalité peu connue, voire inconnue en tout cas du grand public. J'ai regardé, par exemple, elle n'a pas de compte sur X ou alors il y en a un à son nom mais il est inactif donc on ne sait pas si c'est le sien. Sur LinkedIn, elle a un compte mais qui donne plutôt son CV. Voilà, sans plus. On ne sait pas vraiment ce qu'elle pense. Qu'est-ce qu'elle pense sur l'écologie ?
Alors évidemment, on se dit est-ce qu'elle va un peu imprimer sa marque à ce ministère ? Quelle est la politique d'ailleurs écologique du gouvernement ? Je ne sais même pas d'ailleurs si Sébastien Lecornu en a parlé dans sa déclaration de politique générale. Alors que c'est un enjeu qui revient souvent dans l'actualité. Il y a eu la canicule cet été. Enfin, on voit bien que ces sujets-là préoccupent les Français mais évidemment il y a des controverses aussi. Alors, on voit qu'elle a été surtout aux fonctionnaires, aux fonctionnaires internationaux.
D'ailleurs, une carrière internationale assez brillante à l'ONU mais aussi en France à l'Agence française de développement, l'AFD qui fait parler d'elle parfois et qui est aussi au centre de certaines polémiques. Et puis, elle a été présidente pendant trois ans du WWF, donc France. Donc, une association, une ONG écolo comme on dit, assez connue. Et donc, on peut se dire est-ce que c'est les positions de cette ONG qui sont ces positions ? On ne sait pas trop. Alors, j'ai regardé les dernières actions de cette ONG c'est par exemple de vouloir lutter contre les publicités pour les SUV. Bon, est-ce que c'est vraiment le sujet écologique le plus important ?
Est-ce que ça veut dire que cette ministre va, entre guillemets, aller un peu emmerder les Français sur le sujet des SUV ? J'espère que non parce qu'il y a quand même des sujets plus importants en matière écologique. Et j'ai envie de dire qu'on se pose souvent la question de ces ministres dits de la société civile, il n'y en a pas beaucoup mais elle en fait partie, qui sont nommés au gouvernement. Est-ce qu'ils vont réussir ? Est-ce qu'ils sont taillés pour le poste aussi ?
Est-ce qu'on ne va pas aussi tout le temps leur dire mais alors, est-ce que vous êtes les associations écolo, les ONG écolo, vous êtes d'accord avec elles ou on va demander aux ONG mais alors, qu'est-ce que vous pensez de la ministre ? Elles ne se sont pas exprimées d'ailleurs. Pour l'instant, WWF n'a rien dit, ce qui est un peu étrange alors qu'elle présidait il y a encore à peine plus d'un an cette association. Europe Écologie Les Verts, Marine Tondelier qui s'exprime à peu près sur tout et n'importe quoi à longueur de journée, n'a rien dit, n'a rien trouvé à dire. Alors là, elle a dit je ne commande pas le gouvernement.
Bon, d'accord, on a quand même réussi à faire un tweet, plusieurs sur Gaza, de lui donner, si je puis dire, c'est en quelque sorte justement de se décoller assez vite, j'ai envie même de dire presque de rompre avec les ONG écolos parce que très vite elles vont lui faire un procès en trahison et de définir une ligne sur l'écologie qui soit aussi claire que possible, fondée sur la science, sur les données scientifiques mais aussi sur la technologie qui permet de résoudre les problèmes écologiques et tout cela en combinant l'économie parce qu'on n'en parle plus beaucoup dans toute cette crise politique mais enfin l'économie française ne se porte pas très bien et elle est un peu à l'arrêt.
Philippe David, les républicains ne savent plus où ils habitent.
Ah oui alors, j'ai peut-être le cerveau trop limité pour comprendre la stratégie des républicains. Alors déjà, comment expliquer que les LR, après avoir fait par le tweet de Retailleau imploser le premier gouvernement le cornu, ne vont pas censurer le second ? Ça c'est le premier point. Comment les mêmes républicains pour qui la réforme des retraites était un totem intouchable vu l'état de nos finances publiques ne vont pas voter la censure alors que le gouvernement va suspendre cette réforme ?
Comment expliquer que toujours les mêmes républicains qui ont exclu les six membres de leur parti qui ont rejoint le gouvernement, ils les ont virés menu militari comme des malpropres, ne vont pas censurer le gouvernement alors qu'ils ont viré six de leurs membres qui l'ont intégré ?
Alors moi j'avoue, je ne comprends rien à la stratégie de LR qui est à un niveau d'incohérence totale, mais peut-être cela s'explique-t-il par le fait qu'il y a deux têtes, vous savez, il y a Retailleau, j'ai fait dire Roky et Vetailleau, Retailleau et Vauquiez, l'un tire à U, l'autre tire à Dia, je pense qu'on est d'accord, et je pense que cette incohérence dans les positions, ça va les amener à un niveau que finalement, Valérie Pécresse avec ses 4,78% a fait un super score à la dernière présidentielle, rendez-vous au printemps 2027.
C'est Bruno Retailleau qui a tout détruit, en réalité, c'est lui qui bordélise le premier gouvernement le dimanche avec cette espèce de tweet incompréhensible, sa réaction quasiment épidermique qu'on n'attend pas et du coup, l'opinion le sanctionne immédiatement. Je n'arrive pas à croire qu'on ne lui ait pas dit que le maire n'était pas dans le gouvernement. Non, honnêtement, voilà, donc il y a un sujet Retailleau, il y a un sujet Vauquiez, mais moi, ça me fait rire parce qu'on parle toujours de la gauche, la plus bête du monde, je dois dire que nous sommes assez forts quand on disjoncte tous ensemble.
Mais quand même, quand la droite se met à disjoncter, quand les grandes batailles entre les quins et la tête de la droite arrivent, c'est assez savoureux et c'est pop-corn largement autant que la gauche. Je ne vais pas rappeler de la Cocoé, de Copé, Fillon, on va tout faire. Copé, Fillon, Chirac, Baladur, Chirac, Giscard. Il nous reste 50 secondes. Alors, j'écarte l'hypothèse du cerveau de Philippe David qui sera trop petit pour comprendre ce que ça. Je pense que ce qu'il faut regarder, c'est ce qu'ils vont voter sur les motions de censure.
Et si l'ensemble des députés LR, sur l'ensemble des députés LR, il n'y en a aucun qui vote, alors là, c'est sûr que ça va quand même poser un sérieux problème entre le groupe à l'Assemblée nationale et le président du parti. Présidé par Bruno Retailleau. Le fait que Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez sont un peu à front renversé parce qu'avant, c'était Bruno Retailleau qui était pour être au gouvernement et Laurent Wauquiez qui était contre. Et maintenant, c'est Laurent Wauquiez qui est plutôt pour soutenir le gouvernement et Bruno Retailleau qui l'a quitté.
Merci les amis. Allez, vous restez avec nous. Dans un instant, Sébastien Lecornu a annoncé la suspension de la réforme des retraites jusqu'en janvier 2028. Et on va se poser la question comment on peut suspendre cette réforme des retraites. On sera avec Patrick Vignal, ancien député Renaissance de l'Hérault et anciennement socialiste. Et on sera avec vous dans quelques instants. A tout de suite. Sud Radio, votre avis fait la différence.
C'est vrai que moi, ça fait des années maintenant que j'écoute Sud Radio. A chaque fois, c'est un plaisir de retrouver vos émissions du matin, de l'après-midi, du soir. C'est top. Sud Radio, parlons vrai. Les vrais voix Sud Radio, 18h-20h, Cécile de Ménibus, Philippe David.
Et pas que ! Il y en a deux autres. Oui, c'est sûr. Il y a Françoise de Gouas et Françoise de Rugy. Et Cécile de Ménibus. Voilà. Moi, j'ai été assez sobre.
J'ai été assez sobre. Moi, j'ai fait raccrocher ma particule parce que je trouvais que ça faisait trop... J'ai pas fait comme Philippe et François. Moi, j'étais en deux Gouas de la rivière. Mais j'ai tout fait raccourcir.
Et de la porte, si vous continuez.
Nous sommes donc les rôturiers du plateau. J'allais te dire.
Ça fait du bien. Je crois qu'on en a raté à la Révolution. Ça m'ennuie quand même. Appelez-moi son Altesse impériale et royale, Cécile de Ménibus.
Merci beaucoup. Non, mais en plus, votre vrai nom est bien plus long que ça. il se dévise trois fois ou quatre fois, votre nom.
Et loin de Ménibus. Et loin. Oui. Et loin et près.
Alors qu'elle est prête, là.
J'étais sûr qu'il allait la faire. Non, mais... J'étais sûr qu'il allait la faire. On l'a fait en même temps. On l'a fait en même temps. C'est toi qui prends la foudre, en fait. On me le faisait en CM2. Ça, c'est quand même dingue. Allez tout de suite, l'info en plus.
Les vraies voix Sud Radio.
Et le Premier ministre a proposé de suspendre la réforme des retraites dès cet automne jusqu'à l'élection présidentielle. L'une des exigences du PS pour ne pas voter la censure. Patrick Vignal est avec nous, ancien député Renaissance de Leroux. Bonsoir. Bonsoir. Monsieur le député. Comment allez-vous ?
Ravi de vous retrouver. Une équipe dynamique, motivée à Sud Radio. Ça fait plaisir de vous entendre.
Merci. Mais on va arrêter là aussi. C'est ça. Décidément. Après Michel de Dax.
C'est ça. Non mais parce qu'on adore s'engueuler avec Patrick Vignal. Vous donnez un peu d'envie. Ça fait du bien. Et vous parlez vrai. C'est qui est rare. Surtout avec le personnel politique actuel.
Je n'en dirai pas plus. Justement. On aimerait que vous en disiez un peu plus. Mon cher Patrick Vignal, alors cette proposition de la réforme des retraites, qu'en pensez-vous ? Est-ce que ça va dans le bon sens ?
Vous savez, moi je suis très embêté, mais François de Goua le sait. Je crois que j'ai été le seul macroniste qui avait écrit au président de la République en disant « ta réforme est mal en manche » comme on dit chez nous dans le Sud. Et que ce n'était pas possible de la faire sans la CFDT déjà. Enfin, on allait droit dans le mur. Je ne sais plus combien de 49 ans on a fait. Et c'est vrai qu'en fait, il n'était pas assez équilibré. Il y avait le problème des carrières longues, la pénibilité, les femmes, les seniors. Vous vous rendez compte que dans une boîte en France passée 45 ans, vous êtes un senior et le nombre de jeunes qui ruent au bas des immeubles. Donc, je la trouvais déséquilibrée.
Et en plus, je doutais à l'époque sur la faisabilité, si vous voulez, de la mettre en place. Et donc, ça me met un peu en colère parce que je trouve, si vous voulez, que je ne peux pas être assez loin en disant à mes camarades que cette réforme, elle va nous coller à la peau. Et puis, c'est la dissolution, c'est la réforme de retraite qui nous met une Macronie à bas aujourd'hui. Françoise, de quoi ? Oui, j'entends ce que dit Patrick. C'est-à-dire que la réalité, après, Emmanuel Macron change au dernier instant. C'est-à-dire qu'il est capable de revenir sur ce qui est quand même...
Il faut se rendre compte que ce que ça représente pour Emmanuel Macron, c'est la réforme emblématique de son quinquennat. Il revient dessus. Mais après, on ne peut avoir que des regrets avec ce président parce que c'est vrai que je me souviens de l'époque, Patrick Vignal étant des rares macronistes qui arrivaient à parler vrai à Emmanuel Macron. Et en fait, c'est un peu tombé comme dans un puits sans fond. Et on se dit que si ce président-là avait écouté peut-être un peu plus au début, eh bien, il aurait peut-être transformé son double quinquennat triomphe. Alors que, à mon avis, pour le moment, son double quinquennat se finit assez mal. François de Rugy ?
Oui, alors je ne sais pas si on va refaire l'histoire pour savoir si Emmanuel Macron avait pu finir ses deux quinquennats en triomphe. Son quinquennat, d'ailleurs, le deuxième n'est pas fini. Mais revenons peut-être à cette question de la réforme des retraites et aussi à l'action de Sébastien Lecornu. Bon, il avait été nommé Premier ministre. Bon, moi, j'avais trouvé ça un peu bizarre, cette idée de faire traîner la nomination du gouvernement pendant presque un mois. Et puis ensuite, le gouvernement ne tient qu'une nuit. Bon, enfin, il est nommé le soir, le dimanche soir, et le lundi matin à 9h30, il est terminé. Donc on s'est dit, ben mince, alors, c'était peut-être pas un bon choix.
Moi, je connais Sébastien Lecornu, j'ai même été son ministre de tutelle. À l'époque, il était secrétaire d'État. Il a parcouru beaucoup de chemins. Moi, je pense que c'est quelqu'un d'habile, assez manœuvrier, donc négociateur, et ce qui est utile dans la période actuelle. Et là, je trouve qu'il a imprimé sa marque. Et je me dis que, même si ça a évidemment fait polémique il y a quelques jours, mais le président de la République a bien fait de le renommer.
Je ne sais pas s'il avait bien fait de le nommer au moment où il l'a nommé, parce que peut-être qu'il aurait fallu une personnalité ou autre, mais il a bien fait de le renommer et de dire, maintenant, vas-y, tu as carte blanche, fais ce que tu crois juste de faire avec l'Assemblée telle qu'elle est. Il faut respecter l'Assemblée telle qu'elle est. Elle est éclatée, il n'y a pas de majorité. C'est le vote des Français lors de la dissolution.
Merci, en tout cas, Patrick Vignal, d'avoir accepté notre invitation. J'espère que vous viendrez nous voir bientôt à Paris.
Si vous permettez ce que disait François de Rugy rapidement... Allez-y, vite, très vite. En fait, oui, je pense que Sébastien Lecornu a bien manœuvré, et je peux vous dire que c'est certain que mes amis socialistes ne voteraient pas la censure. Parce qu'à un moment donné, il y a une responsabilité à avoir, et je crois que Lecornu, moi, j'aurais préféré un PM de gauche pour liquider tout ça, mais il s'en sort, et je pense qu'on sortira de cette crise. Il y a des municipales à préparer, et ça suffit d'une France à genoux, j'aimerais avoir une France debout.
Merci beaucoup, Patrick Vignal. Merci beaucoup. Allez, tout de suite, et si vous étiez ministre ?
Les Vraies Voix Sud Radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.
Et si vous étiez ministre des PME ou de l'industrie ? Sébastien de Koudou, qui est avec nous des Bouches du Rhône, bonsoir Sébastien, enfin, je veux dire, bonsoir monsieur le ministre.
Ah, merci. Bonsoir à tous. Bonsoir.
Alors, en tant que ministre des PME ou de l'industrie, d'abord, qu'est-ce que vous choisissez, et quelle serait votre première préoccupation ?
Alors, moi, je serais ministre des PME et de l'industrie. D'accord. On mélangerait bien les deux. Et comme je suis un ministre sérieux, moi, avec toute mesure que je ferais, je serais déjà accompagné d'une analyse de risque et d'impact, avec une obligation de retour sur investissement qu'on suivrait et qu'on mesurait. Et mon idée, ça serait de créer un bouclier préventif, en fait.
Ça serait un dispositif un peu innovant, du coup, avec une intelligence artificielle qui ciblerait des entreprises PME-clés dans les secteurs comme l'industrie et l'écologie, par exemple, et qui anticiperait les risques de défaillance jusqu'à 18 mois à l'avance pour essayer de faire en sorte de sauver ces entreprises bien en amont en leur permettant d'avoir un coup de main du ministère et éviter justement un traitement d'urgence curatif hyper coûteux plutôt en bénéfice d'une prévention planifiée et moins onéreuse, évidemment.
Ah, ils sont bien nos ministres Sud Radio. François de Rugy.
Il faut en parler à Serge Papin, le ministre des PME. Non, mais moi, je trouve que c'est intéressant d'avoir... Déjà, pourquoi pas utiliser l'IA ? C'est vrai que... Moi, je pense qu'on n'utilise pas assez l'IA aujourd'hui. Ah, le FISC l'utilise beaucoup pour repérer les piscines, les jardins, etc. Voilà. Mais d'une manière générale, dans les politiques publiques, je pense qu'on pourrait l'utiliser davantage. Ça pourrait sans doute d'ailleurs être une source à la fois d'efficacité et d'économie et il faut rechercher des économies.
Puis par ailleurs, tout ce qui permettrait en effet d'anticiper les risques de défaillance d'entreprise, ça, c'est un sujet extrêmement important, surtout en ce moment où malheureusement on est en train de battre un record ce mois-ci de défaillance d'entreprise.
Merci beaucoup. Merci beaucoup, monsieur le ministre.
Mais de rien, à bientôt.
À bientôt. Et puis si vous cherchez un secrétaire d'État, François de Rugy accepte le poste. Merci, en tout cas, c'était très intéressant. Restez avec nous. Et dans un instant, le coup de gueule de Philippe David.
À ceux qui ont immédiatement démoli Trump, excusez-vous.
Ah, très bien. Et c'est dans un instant, en attendant... Et puis,
les incontournables de l'argent. Thomas Binet. Trade Republic, la banque pour mieux dépenser, épargner et investir présente.
Sud Radio, les incontournables de l'argent. Thomas Binet.
Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Oser investir, les incontournables de l'argent. Je suis accompagné ce soir de Mathias Bassino, directeur des marchés européens de la Néobank Trade Republic. Bonsoir Mathias. Bonsoir Thomas. Mathias, nous allons parler des actions et de ce à quoi elles vous donneraient accès, chers auditrices et chers auditeurs. Alors Mathias, on va commencer par une question qui n'est pas forcément simple, justement, parce qu'il faut déjà savoir ce que c'est qu'une action, comment ça fonctionne. Mais quand on achète une action, on n'a pas le droit qu'à un dividende ? Alors, le fait d'être actionnaire, c'est le fait de posséder une part d'une entreprise. D'accord.
Et c'est possible avec les entreprises qui sont cotées en bourse, dont on peut facilement devenir actionnaire. La première chose qu'on gagne quand on possède une action, c'est que sa valeur évolue en fonction de la valeur de l'entreprise. Et évidemment, si elle progresse, on a des plus-values. Ensuite, on peut avoir le dividende, c'est-à-dire ce que l'entreprise a généré comme résultat net qu'elle va distribuer aux gens qui la possèdent, c'est-à-dire ses actionnaires. Ça, c'est le cas de beaucoup d'entreprises, mais ce n'est pas ni garanti, ni pour toutes les entreprises.
Par exemple, Google, que tout le monde connaît, pendant très longtemps, n'a pas payé de dividende, puisque l'argent gagné était réinvesti dans le développement de l'entreprise. Il y a un autre aspect du fait d'être actionnaire qui est méconnu et qui, à mon sens, gagnerait à être diffusé davantage, c'est le fait que quand on est actionnaire d'une entreprise, on peut aussi bénéficier des avantages actionnaires. Par exemple, une entreprise qui le fait beaucoup, c'est LVMH, où vous pouvez être invité à des visites de domaine, avoir des réductions sur les produits d'LVMH quand vous en consommez.
Moi qui suis partisan de l'économie circulaire et de la finance circulaire, je trouve ça intéressant à mentionner. Vous possédez une part d'une entreprise, vous en touchez les fruits s'il y en a financiers, mais vous avez en plus des avantages qui ne sont pas négligeables. Alors, c'est très clair, mais est-ce que ça peut prendre d'autres formes que celles que vous venez d'évoquer ? Alors, complètement. Donc, la forme la plus connue, c'est évidemment les actions qu'une entreprise peut vous offrir pour vous récompenser de votre fidélité en tant qu'actionnaire. C'est quand même sympa, on est actionnaire d'une entreprise et de temps en temps, on en reçoit quelques-unes en plus offertes.
Vous avez un exemple ? Il y a beaucoup d'entreprises qui le font, ça dépend des fois, mais pour pouvoir le faire, il faut que vous soyez un actionnaire qu'on appelle nominatif. Je vais y revenir. Pour mentionner quelques exemples, les actionnaires d'Orange, par exemple, peuvent participer à des tirages au sort pour assister à des événements privés. La Société Générale organise des visites autour du monde de l'art. AXA propose des avantages sur certains de ses produits. L'Oréal également, vous pouvez avoir des réductions. Il y en a beaucoup qui récompensent régulièrement la fidélité de leurs actionnaires et ça, c'est pas mal.
Alors justement, ces gens-là sont concernés, mais comment ils peuvent y avoir accès ? En fait, c'est pas pour tous les actionnaires d'une entreprise, puisqu'il faut que l'entreprise vous connaisse pour pouvoir vous reconnaître comme actionnaire. Et donc, il ne suffit pas simplement de les détenir sur son compte-titre ou sur son PEA pour y avoir accès. Il est nécessaire de détenir les actions au nominatif. C'est une procédure par laquelle vous êtes enregistré, pas uniquement auprès de votre banque comme détenteur d'actions, mais également auprès de la société qui va vous reconnaître dans son registre des actionnaires.
On ne peut pas dans toutes les entreprises inscrire toutes ces actions en nominatif. Il y a parfois des procédures, des critères, etc. Renseignez-vous. Il y a des sites comme Club Actionnaire par exemple qui permettent de le faire. C'est très clair. Merci Mathias pour votre analyse. On vous retrouve mardi prochain pour un autre numéro d'Osez investir les incontournables de l'argent et pour ce qui me concerne, je vous retrouve dimanche matin dès 9h27 sur Sud Radio.
Sud Radio, les incontournables de l'argent. Thomas Binet
Avec Trade Republic, la banque pour mieux dépenser, épargner et investir.
Et dans un instant, Philippe David avec son coup de gueule et puis ce discours de politique générale. Sébastien Lecornu vous a-t-il convaincu pour nous expliquer 0826 300 300, Philippe ?
Pour le moment, pas franchement puisque vous dites non à 95%. Vous voulez réagir ? Les vrais voix vont plus vous convaincre, j'espère. C'est 0826 300 300.
En tout cas, merci de votre fidélité. On revient dans un instant avec le coup de gueule de Philippe David.
Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai. Les vrais voix Sud Radio. 18h-20h. Cécile Dominibus. Philippe David.
Et autour de Philippe David et moi-même, Françoise de Gois, François de Rugy et vous 0826 300 300. Mais ne perdons pas trop de temps pour la colère, la rage de Philippe David.
Les vrais voix Sud Radio. Exceptionnellement, je vais remettre le mur des Lamentations, la mosquée d'Al-Aqsa et le clocher de l'église du Saint-Sépulcre au milieu du village puisque nous partons pour le village trois fois saint de Jérusalem. Pourquoi Jérusalem ? Parce que le passage de Donald Trump hier à la Knesset, le Parlement israélien, avant son départ pour Charles Mélenchère, a montré à quel point les élites, je mets des guillemets à élites françaises, sont une fois de plus totalement hors du coup.
Trump qui était et est encore qualifié de grossier, d'incompétent, voire même de fasciste, est arrivé à faire libérer les otages du Hamas moins de neuf mois après son arrivée à la Maison Blanche. Dans un laps de temps de quinze mois, entre octobre 2023 et janvier 2025, le duo Biden-Harris n'avait obtenu aucun résultat ou presque et était pourtant censé par ceux qui vilipendaient et vilipendent encore Trump. Un état de faits qui nous fait rajeunir de plus de quarante ans. Rappelez-vous comment Ronald Reagan était traité par les élites françaises.
Dès le lendemain de son investiture, le journal Le Monde, sous la plume de Jacqueline Grappin, parlait de Reagan comme, je cite, de l'incarnation de l'extrême droite et avertissait sur le risque, je cite encore, d'un glissement vers un fascisme amical à visage humain qu'on pourrait peut-être traduire par Cool Mussolini dans la langue de Shakespeare. Un Reagan vilipendé moqué comme un cow-boy et un inculte. Mais si Reagan était aboré par les élites françaises, il était adoré par son peuple au point de gagner 49 États sur 50 lors de sa réélection en 1984, le seul se refusant à lui étant le Minnesota de son challenger, le démocrate Walter Mondale.
Et il était si incompétent qu'avec sa course aux armements, il a mis l'URSS à genoux économiquement au point que l'Opire soviétique s'effondra deux ans après son départ de la Maison Blanche. Une paille, vous en conviendrez. Bref, les années passent mais les élites françaises se trompent toujours autant sur les présidents américains mais pas que puisque ces mêmes élites françaises ont enceensé Macron le Mozart de la finance qui a mis notre pays en faillite. On comprend mieux dès lors pourquoi avec de telles élites notre pays plonge chaque jour un peu plus. Je vais répondre parce que là c'est pas possible. Ah ben si, tout ce que j'ai dit est vrai.
Tout ce que t'as dit est vrai, bien sûr, t'aurais pu dire la réélection triomphale de Bill Clinton, la réélection triomphale de Barack Obama. Évidemment, tu prends Reagan. Alors ça, évidemment, tu me fais sourire. Par ailleurs, on n'a pas à s'excuser de Donald Trump. Donald Trump, c'est les Etats-Unis. Bien sûr que le duo Biden et Kamala Harris n'a pas réussi mais pourquoi ? Parce que la situation n'était pas aussi dégradée. On est arrivé à un point, si vous voulez, si tu veux, où Benjamin Netanyahou, tout Netanyahou qu'il est, a bien compris qu'à un moment donné, il fallait lui aussi rendre les armes.
Et évidemment, après on peut me dire c'est parce qu'il a eu peur de Trump, mais c'est toujours les Etats-Unis qui trouvent la solution dans la question du Proche-Orient en permanence. Je te redonne les accords d'Oslo. Je vous redonne, pardon, vous voyez, les accords d'Oslo. C'est toujours les Etats-Unis. C'est toujours. On peut même dire qu'il y a eu une accélération parce qu'il y a une reconnaissance de l'État de Palestine. Mais la réalité, c'est que Biden et Kamala Harris, il y a 10 mois ou 20 mois, ne pouvaient pas obtenir ce que Trump a obtenu. Je n'enlève rien à Donald Trump.
Je dis juste qu'en faire d'un seul coup le prix Nobel de la paix et le type qui règle tous les problèmes, c'est une hérésie. Et par ailleurs, oui, le coup de Mussolini, bien sûr, va vivre aux Etats-Unis. Ah non, c'était Reagan. J'y suis allé sur Reagan, je n'ai pas vu le fascisme au pouvoir. Je parle d'aujourd'hui, regarde la société, tu connais très bien les Etats-Unis et moi aussi, la moitié de ma famille y vit. Je peux te dire qu'une société déchirée, on parle d'une société française, il est en train de mettre cette société à genoux. Donc, ok, c'est magnifique, je suis heureuse, mais la réalité, c'est que Netanyahou n'avait plus d'autre choix.
Israël ne peut pas continuer à être au banc des nations 24 heures sur 24 à ce niveau. François de Rugy.
On ne vous entend pas, François. Il n'y a pas de micro sur François ? Parce qu'il est ouvert. Voilà, ça y est.
Et surtout, on pourrait dire que sur ce sujet, finalement, Trump a fait du classique. C'est-à-dire qu'il est sorti de ses outrances, il a abandonné quand même son projet délirant de faire une rivière à la place de la bande de Gaza. Parce que c'était ça, son projet au départ, il avait même fait une espèce de petite vidéo pour imaginer ce que serait la bande de Gaza si on en faisait un endroit touristique. Et là, il est revenu à quelque chose d'assez classique.
On négocie un cessez-le-feu, libération d'otages, ce qui était l'objectif privilégié, évidemment, par les familles d'otages et par une grande partie de la société israélienne qui reprochait à Benjamin Netanyahou d'avoir un petit peu mis ça au second plan. De l'autre côté, libération de centaines, voire de milliers de prisonniers palestiniens. Voilà, c'est ça, la diplomatie classique, malheureusement, aussi sur ce conflit israélo-palestinien. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron a réussi à lui faire serrer la main à Mahmoud Abbas, le chef de l'autorité palestinienne.
Parce que voilà, on est dans un sommet où les uns et les autres sont invités et où on est dans la diplomatie assez classique malgré le style Trump. Mais ce que je veux dire, c'est que rappelez-vous à l'époque comment Reagan était créé de... Pourquoi vous parlez ? Mais il n'y a pas des deux crétins de... 40 ans après, c'est la même mélopée. Mais non, mais... Je ne suis pas d'accord, Philippe, avec ça. Mais évidemment, vous vous trompez toujours. Mais non, mais à lui, sur quoi je me trompe ? Mais vous, vous vous trompez toujours. Bien sûr, Reagan était un fasciste, c'est bien connu. Surtout venant du monde qui en sont fait des mers rouges et fabuleux.
Mais pourquoi est-ce que vous parlez de Ronald Reagan d'un seul coup ? C'est quoi ce rappel ? Mais c'est délire ! Mais non, c'est pas délire, c'est parce que les bien pensants français les traînent de la même manière. Allez, allez ! Mais on s'est toujours trompés sur tout, mais les Américains se sont trompés sur nous aussi. Allez, allez ! Arrivez-vous délire ? Pourquoi vous revenez à Ronald Reagan ? Parlez-moi de George Bush ? Moi, je vais vous parler de... Parce qu'on aime bien les cow-boys. Allez, restez avec nous. D'ailleurs, je range mon flingue. Oh, pardon, quand je dis débile,
c'est gentil, parce que je vous aime. Les amis, les amis, les amis, restez avec nous dans un instant. On reviendra sur Sébastien Lecornou qui a livré son discours de politique générale. Est-ce qu'il vous a convaincu, Philippe ?
Eh bien, pour le moment, non, avec un score moyennement démocratique de 95%, ce qui va faire hurler Françoise de Bois. On en parle dans un instant. A tout de suite. Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai. Parlons vrai. Sud Radio. Les vrais voix Sud Radio. 18h-20h. Cécile Dominibus. Philippe David.
Et autour de cette table, il y a vous, 0826 300 300, bien entendu, Françoise de Bois qui est avec nous, François de Rugy, l'ancien président de la Sommelle nationale et ancien ministre de l'écologie. Et aujourd'hui, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on peut dire de vous ? Je croyais, aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut penser
de l'Assemblée nationale ? Je croyais que ça allait être ça la question. C'est important, c'est important
parce que vous avez un autre métier aujourd'hui.
Aujourd'hui, je travaille dans le privé, comme on dit. C'est ça, dans le privé. On considère que la politique arrive à des gens de la public. Et en effet, entrepreneur, au côté des entrepreneurs sur le financement de la transition écologique, ce qui n'est pas une mince affaire.
C'est très intéressant ce sujet, ça c'est sûr. Allez tout de suite, la question du soir avec cette question du jour. Sébastien Lecornu, vous êtes-il convaincu ?
Et ça a beaucoup bougé puisque nous sommes passés d'un non à 95% à un non à 94%. Ah bah, il y a du mieux. C'est nos interventions de tout à l'heure. C'est ça. Et notre deuxième priorité, c'est que la France ne soit pas bloquée. Et nous nous engageons conscients des compromis nécessaires pour que des lois indispensables soient adoptées. Cette position, nous l'avons définie collectivement avec nos députés et nos sénateurs. Nous ne censurerons pas un gouvernement a priori et nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres. Les vrais voix Sud Radio.
Et quand Sébastien Lecornu, Françoise Degoy, propose en tout cas, parle de choses utiles et réalistes que vous avez écoutées sur son discours de politique générale, est-ce que ça va dans ce sens ?
Alors, moi j'en ai entendu beaucoup dans ma double vie de journaliste politique depuis des années et après de conseil à politique. J'ai entendu beaucoup de discours de politique générale. Ce qui m'a frappé sur celui-là, c'est que je trouve que c'est un discours à l'os. C'est un discours extrêmement sobre. Pour moi, c'est vraiment une vertu. C'est-à-dire qu'on n'a pas vu Sébastien Lecornu se perdre dans un lyrisme amphigourique qui est inutile et qui ne correspond pas à la situation. Je l'ai trouvé précis, je l'ai trouvé extrêmement juste. J'ai entendu un petit truc, moi, qui m'a toujours manqué depuis des années, depuis en gros que Philippe Seguin n'est plus là.
J'ai entendu quand même un petit teintement de droite sociale. Vraiment, c'est quelqu'un qui parle. Moi, j'ai senti quand même un Premier ministre concerné. Après, c'est un ancien maire, un ancien patron de département. Je vous assure qu'en tant que femme de gauche, voir la dérive de la droite actuelle et voir quelqu'un qui vient de la droite et qui est capable d'avoir ce type de discours, c'est un peu comme vous voyez quand je discute avec Xavier Bertrand. Il y a quelque chose de la gauche républicaine que je suis qui se retrouve assez rassurée d'entendre ce type de discours. Je l'ai trouvé concerné. Concerné et je l'ai trouvé vraiment... À l'os, pour moi, c'est une grande vertu.
Il n'y a pas eu de fioriture. Il n'était pas là pour faire une démonstration de littérature, de citations, plus ou moins mal. Comme certains ont fait. Mais comme ils le font tous parce qu'à un moment donné, vous êtes là, vous êtes emporté. Il faut montrer que vous êtes quelque chose ou quelqu'un. Il n'était pas dans la démonstration. Et si je puis aller plus loin, je sais que François dira qu'il ne faut pas aller trop vite. Moi, je pense que la personnalité qui émerge aujourd'hui dans ce bloc central, c'est Sébastien Lecornu qui renvoie un peu Gabriel Attal, Édouard Philippe et Bruno Retailleux un peu à leurs chères études. François de Rougy.
Oui, moi, je ne sais pas si on peut déjà tirer des plans sur la comète, mais moi, j'ai trouvé en effet que c'était très positif d'avoir un Premier ministre qui sait que ses jours sont potentiellement comptés. Donc, il ne commence pas à dire je vais faire des grandes réformes et on va faire ci pendant les 18 mois qui viennent, etc. D'ailleurs, c'est drôle parce qu'à certains moments, il a dit que la présidentielle avait lieu dans quelques mois et à un autre moment, il a dit que c'est dans deux ans. Selon les moments, le chien de temps n'est pas que c'est un nom, il dit. Ça reste toujours
plusieurs mois.
18 mois. Et le fait de dire on prend les choses les unes après les autres, d'abord le budget, c'est quand même... Moi, je suis sidéré que dans le débat politico-médiatique français, voter un budget apparaisse comme secondaire. On s'habitue au fait qu'il n'y ait plus de gouvernement ou des gouvernements qui sont là pour expédier les affaires courantes. Après, on s'habitue au fait que... Oh ben non, mais c'est pas grave. On n'a qu'à reporter le budget après le mois de janvier. Ben non ! Moi, je rêve un peu. Alors, pour rebondir sur ce qu'a dit Philippe David sur les Etats-Unis, je finis par rêver d'un shutdown dans la française.
C'est-à-dire que s'il n'y avait pas de budget, les fonctionnaires ne seraient pas payés, les prestations sociales ne seraient pas versées. Et là, je pense que ça mettrait la pression sur les parlementaires, sur les députés qui arrêteraient d'inventer tous les jours des bonnes raisons de ne pas faire leur job parce que le job des députés c'est de voter la loi mais c'est tous les ans de voter le budget. C'est inscrit dans la Constitution. Il y a même le nombre de jours qui sont marqués dans la Constitution. Tout est décrit. Il n'y a qu'à appliquer la règle. Et il a rappelé ça.
Il a rappelé, en plus, comme il n'y a pas de majorité, que le gouvernement dit je ne fais pas de 49-3, ce qui est aussi une nouveauté. Il l'a rappelé. Eh bien, ce sera le Parlement qui décidera. Mais je vais vous dire, il y a des députés que ça va gêner. Je reste poli parce qu'en fait, ils aiment bien quand c'est le gouvernement qui décide, quand c'est le gouvernement qui impose. Puis après, ils disent « Ah, moi, je ne suis pas d'accord. Je suis dans l'opposition. Je vote contre. Et puis, éventuellement, je censure. Et puis, tant mieux. D'ailleurs, c'est un 49-3. Comme ça, après, je censure. » Eh bien, non. Là, chacun est devant ses responsabilités. C'est au pied du mur qu'on voit le maçon.
C'est l'expression qu'on donne toujours. Eh bien, c'est au pied du mur qu'on voit Sébastien Lecornu, Premier ministre. Et le mur n'est pas encore construit. Donc, il est trop tôt pour juger, évidemment. Mais moi, je lui donne plus que le bénéfice du doute. Et aussi, il est député. C'est au pied du mur qu'on verra les députés qui sont des maçons, c'est-à-dire qui ont envie de construire un budget.
On écoute Sébastien Lecornu. « J'ai renoncé à utiliser l'article 49 aligné à 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu'au bout, jusqu'au vote. » Oui, Philippe David.
Alors, Françoise Degoy a parlé de discours à l'os. Alors, moi, je ne suis pas fan des discours à l'os. Il n'y a que deux choses que j'aime à l'os. C'est le jambon et la côte. On dit en passant.
Ça m'aurait étonné qu'on ne parle pas de boue.
C'était bizarre. Une heure et demie sans parler de boue. Et donc, ce discours à l'os, là, je vais faire plaisir à Françoise Degoy qui connaît bien l'Italie. J'ai plutôt eu un sentiment, vous savez, comme font les Italiens, la combination et où tout le monde se met un peu d'accord. Il fait ce que Marine Le Pen appelait l'UMPS. Vous savez, en faisant La République en marche. Eh bien là, en obtenant la non-censure d'ELR et en obtenant la non-censure d'UPS, eh bien, il fait la deuxième fois l'UMPS. Et moi, je crois que ce mariage de la carpe et du lapin ne peut être qu'un super carburant pour le Rassemblement National aux prochaines élections. J'en suis absolument convaincu. C'est-à-dire ?
Parce que ça va être... Vous allez voir, aux prochaines municipales, comme manifestement, il n'y aura pas de dissolution, on n'a pas d'issous parce qu'on a peur que le RN est un score stratosphérique. Mais vous allez voir qu'aux prochaines municipales, les gens vont être furieux des augmentations d'impôts et que c'est dans les gens qu'ils vont se venger. Vous verrez ce que je vous dis. Rendez-vous au mois de mars. Alors, moi, je n'ai pas du tout votre analyse parce que je pense que nous rentrons maintenant dans le débat parlementaire et on va rentrer dans un débat où tous les masques vont tomber.
Exemple, vous pourrez me l'accorder, Philippe, et vous aussi, François de Rugy, est-ce que quelqu'un a compris désormais le changement de la doctrine économique, par exemple, du Rassemblement National ? On a compris maintenant que Jordan Bardella est en train de faire les yeux doux au CAC 40, ce qui est une rupture par rapport à Marine Le Pen. Ça va être très intéressant, François de Rugy, de rappeler, de voir que Marine Le Pen était vent debout contre cette réforme des retraites et qu'ils vont se retrouver à censurer un gouvernement qui la suspend. On va avoir la vérité des prix sur la taxe Zuckman. La taxe Zuckman, le RN l'avait votée quand elle est passée une première fois à l'Assemblée.
C'était abstenu. C'était abstenu à l'époque. Non, non, mais ils sont sur la taxation. On va voir la réalité des prix. Et je vous fiche mon billet qu'il y aura zéro colère aux municipales parce que la raison pour laquelle, encore une fois, le RN va faire ses scores dans le Nord avec les mairies, mais il n'est pas en situation de gagner quasiment nulle part. Mais je n'ai pas dit qu'il gagne A. Il va gagner des villes, vous verrez. Non, mais moi, je vous dis juste, Philippe, à partir du moment où le débat parlementaire s'ouvre, ça ne va pas être un débat cantonné au Parlement. Vous savez, il y a des batailles parlementaires.
Il les a vécues, François de Rugy, parce que je me souviens qu'il était jeune, peut-être assistant ou je ne sais pas, directeur de la Com. On a vécu, par exemple, le Pax. Moi, j'ai vécu le Pax. J'ai vécu... C'est juste qu'il ne vous ose pas. Non, mais j'ai vécu la Corse. Les débats parlementaires, quand ils deviennent, ils sont méta-parlementaires, ça devient des combats idéologiques. Et vous allez voir que ce qui s'ouvre là, ce n'est pas une petite séance, une séquence entre députés qui ne vont pas être d'accord. C'est un combat idéologique, d'une certaine manière, qui prépare la présidence. Et c'est les députés qui tranchent. Par exemple, la taxe Zuckman, elle n'y sera pas dans le budget.
Parce qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale pour voter la taxe Zuckman. Oui, mais c'est quand même plus intéressant de le faire comme ça que de dire « Ah, ben, on fait un budget, c'est le 49-3 » ou ce genre de choses. Là, le gouvernement ne se dérobe pas parce qu'il prépare le budget, il prépare des amendements, il prépare les chiffrages et ensuite, c'est les députés qui tranchent.
Voilà, merci beaucoup. Et tout de suite, l'idée qui marche, qui fonctionne. François Louis, on les avait déjà reçus. C'était au mois de septembre, si je me souviens bien.
Absolument. On avait reçu surtout Damien de Toulouse qui était victime d'une grosse erreur d'un service RH. On l'avait reçu en septembre pour qu'il explique justement sa situation. Et il a réussi à transformer cette bourde commise par le service RH.
Alors, on rappelle cette bourde, déjà, c'est important de le dire.
Il avait reçu tout simplement 340 candidats avaient reçu un mail de refus pour un poste dans la communication et tous les candidats avaient eu les noms des autres. Tout le monde savait qu'ils avaient été refusés. Ce qui était assez banal quand même, pas peu banal justement comme situation.
Et donc, ils ont monté une sorte de collectif.
Effectivement. Alors, les 300 n'ont pas monté le collectif. Une cinquantaine d'à peu près ont monté le collectif. Ils ont décidé de transformer cette bourde en un collectif qui peut-être deviendra un jour même une agence pour justement valoriser le secteur de la communication et c'est lui qui va nous en parler.
Bonsoir, Damien.
Bonsoir. Bonsoir à tous. Bonsoir.
C'est ce qu'on appelle rebondir quand même.
Oui, c'est ça. Effectivement, on a pris cette bourde peu banale comme vous l'avez dit pour quelque chose de positif plutôt que de se morfondre tous les uns et les autres de notre côté avec cette mauvaise nouvelle. on a décidé de tourner s'un un peu plus positivement et l'idée c'est aussi qu'à chaque fois qu'on se retrouve un peu en recherche d'emploi il y a un peu cette solitude face à la recherche face aux réponses négatives et là nous on a franchi ce petit cap avec ce mouvement pour mettre un petit peu d'entraide dans tout ça.
C'est-à-dire vous allez faire quoi ?
Alors déjà quand vous m'aviez reçu on avait parlé de ce premier apéro qui avait retenu l'attention de tout le monde Un apéro retient toujours l'attention des vrais ou à ce soit secréable. Il retient toujours l'attention de Philippe David.
Alors attendez
attendez s'il vous plaît s'il vous plaît est-ce qu'il y avait des saucisses ?
A tous nous évidemment quand même.
Dès l'apéro Non mais en fait il s'est déroulé le 1er octobre et en fait ça a été la première façon parce qu'on avait un groupe WhatsApp d'échange mais là c'était vraiment l'opportunité de tous se rencontrer vraiment pour la première fin et de tisser un lien réel après le lien virtuel et c'est surtout de se rendre compte de la diversité des profils qu'il y avait sur cette offre d'emploi avec des gens très plutôt autour de la gestion de projets d'autres qui étaient plus sur la vidéo la photo des gens qui étaient sortis d'école d'autres qui sont un peu plus expérimentés voilà il y avait tous ces profils là et donc forcément au fil des discussions on se dit qu'il y a quelque chose à faire c'est-à-dire qu'on a toutes les compétences de communication et de marketing à disposition et au-delà de se dire peut-être une agence mais en tout cas d'avoir ce collectif qui se met en place c'est génial c'est génial génial vous êtes géniaux en fait exactement il y a de l'union mais parce que c'est un besoin en fait quand on se retrouve un peu tout seul l'idée de faire groupe est intéressante et donc soit pour sensibiliser sur la situation soit pour mener après d'autres projets un peu plus intéressants d'autant plus que le marché de l'emploi est assez saturé sur le secteur de la communication à Toulouse n'est-ce pas ?
ouais c'est ça et puis je pense qu'en plus au-delà de Toulouse même après c'est un peu compliqué on a beaucoup de formations qui sont sur ces métiers du marketing et de la formation notamment avec l'explosion du marketing digital il y a quelques années ce qui risque de monter aussi avec toutes les questions liées à l'intelligence artificielle et donc on se retrouve au final avec beaucoup de candidats pour peu de postes et ça devient même compliqué pour des recherches d'alternance on a ces questions-là aussi dans le groupe avec des jeunes qui ont du mal à trouver ne serait-ce que la première expérience que tout le monde demande sur ces métiers-là donc il y a cette vraie logique qui est liée à plein de facteurs on a parlé du nombre de formations il y a aussi une petite dévalorisation et une méconniscence de ces métiers du marketing et de la communication il y a aussi la situation économique il ne faut pas se le cacher même l'État devant des budgets compliqués restreint le budget de la communication donc c'est un peu pareil pour les entreprises
merci en tout cas Damien alors vous faites une belle transition puisque si vous montez votre agence dans un instant on va parler de cet événement j'aime ma boîte donc peut-être qu'on vous accueillera l'année prochaine
donc Sud Radio est partenaire
absolument peut-être que vous viendrez nous raconter que finalement vous avez monté cette entreprise à 50 pourquoi pas comme une scope aujourd'hui ce qui est tout à fait possible quoi qu'il en soit merci en tout cas de et bravo à vous
et donnez-nous le prochain apéro on pourrait peut-être faire une déloc à Toulouse ça me paraît pas inutile je sais pas
merci beaucoup Damien et vous saluez vos camarades bien entendu merci François merci François de Rugy et on vous l'a dit dans un instant j'aime ma boîte en partenariat avec Sud Radio et on aime beaucoup cette opération juste vous raconter qu'à partir de 20h Magali Berda on ne vit pas dans la même France reviendra sur cette question crise politique y a-t-il un espoir de stabilité avec Jérôme Buisson député Rassemblement National de l'Ain et Carla Gébali qui est journaliste et créatrice de contenu vous voulez d'ores et déjà vous inscrire c'est le 0 826 300 300 et nous on revient dans un instant avec nos invités à tout de suite
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