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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 10 mars 2025 53 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleTravail & emploi

Matthieu Valet : "Cessons de payer pour des gens qui agressent la police !" (CNEWS)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Mathieu Vallée, ancien policier également, même si vous êtes député européen aujourd'hui, porte-parole du RN. Vous avez réagi à ce qui s'est passé, vous avez réagi à ces événements.

  • 1:38OuverteRéponse directe

    Karim Akatim veut vous répondre.

  • 2:51OuverteRéponse directe

    Ça vient d'où, d'après vous ?

  • 3:25RelanceRéponse partielle

    Ce que je constate, c'est que chaque année, une loi sur l'insécurité est votée.

  • 3:59RelanceÉludée

    M. Bernalissi a dit en commission des lois que les policiers faisaient des contrôles faciès par boulier.

  • 4:38RelanceRéponse directe

    Ça existe, ça existe.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15PrésentateurFait
    « On s'amuse avec la police aujourd'hui en fait. »
  • 1:07PrésentateurFait
    « 10% ou 10% dérapent, on ne va pas les priver 90% pour les 5%. »
  • 1:21PrésentateurFait
    « j'en ai marre de payer de l'argent pour des gens qui brûlent, qui crament, et qui attaquent les policiers »
  • 1:58PrésentateurFait
    « Il n'y a pas plus de moyens que ceux-là. »
  • 2:10PrésentateurFait
    « Parce qu'il n'y a aucune transparence là-dessus. »
  • 2:34PrésentateurFait
    « Ça ne vous embête pas que les parents traînaient le soir après 23h, ou c'est l'école du camp, madame ? »
  • 4:04PrésentateurFait
    « M. Bernalissi a dit en commission des lois que les policiers faisaient des contrôles faciès par boulier. »
  • 6:00Invité politiqueFait
    « la justice, ils s'en moquent. Ils savent que de toute façon, ils ne risquent rien. »
  • 7:44PrésentateurFait
    « on allume des feux pour faire venir la police et pour s'amuser avec les policiers. »
  • 10:09PrésentateurChiffre
    « un demi-milliard. »
  • 13:28PrésentateurFait
    « Est-ce que la solution, ce n'est pas de sortir de ces quartiers, cette racaille ? »
  • 15:19PrésentateurFait
    « Les mortiers en France, le problème, le port d'un mortier, ce n'est pas comme le port d'un couteau, ce n'est pas interdit. »
  • 21:52PrésentateurChiffre
    « 15 000 euros d'amende, 3 à 5 ans d'internement, selon que vous soyez mineur ou pas. »
  • 37:22Locuteur 5Fait
    « Alors, effectivement, dans les faits, si on veut avoir la paix, il faut se soustraire à son agresseur, c'est sûr. »
  • 37:27Locuteur 5Fait
    « Mais cela étant, on voit bien aussi que l'agresseur a été viré de l'établissement scolaire. »
  • 43:30Aurélie AssoulineFait
    « Ce sont des associations qui se sont créées au lendemain du 7 octobre, où on a vu dans les vidéos des viols, des massacres de femmes, d'enfants, etc. »
  • 43:43Aurélie AssoulineFait
    « une petite de 12 ans a été violée parce que juive à Courbevoie. »
  • 43:55Aurélie AssoulineFait
    « Donc ça a été des jets de bouteilles. Les femmes ont dû être exfiltrées. »
  • 45:09Aurélie AssoulineFait
    « On était dans une colère monstre, mais on a tenu bon, on a attendu 3h30 de pouvoir marcher. »
  • 45:21Aurélie AssoulineFait
    « Il a fallu que la police elle-même fasse avancer en gazant ceux qui ne voulaient pas avancer pour pouvoir nous laisser nous manifester. »
  • 45:36Aurélie AssoulineFait
    « Je rappelle qu'il y a encore trois femmes otages du Hamas, qui ont eu des viols. »
  • 51:33Karima KatimPromesse
    « On demande la libération des femmes israéliennes depuis le départ. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Locuteur 515 %
  • Locuteur 37 %
  • Matthieu Valet2 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Mathieu Vallée, ancien policier également, même si vous êtes député européen aujourd'hui, porte-parle du RN. Vous avez réagi à ce qui s'est passé, vous avez réagi à ces événements. On s'amuse avec la police aujourd'hui en fait. Oui, moi je porte mon soutien à ces policiers qui sont les derniers remparts de la République pour des habitants de ces quartiers, qui payent des impôts et qui sont pris en otage par ces voyous, qui, moi j'ai entendu Mohamed Boavsi, qui est chroniqueur sur France 5, qui nous expliquait dans un document intéressant que la banlieue c'était le paradis.

Mais il n'a pas évoqué, quand il dit que l'État a abandonné ces quartiers, il n'a pas évoqué qu'au Val-Fouré, le quartier que vous montrez sur vos images, tous les contribuats français ont dépensé un demi-milliard d'euros pour refaire la voirie, pour un gymnase neuf, pour une piscine neuve. Je rappelle que durant les émeutes de Naël, la mairie annexe a été brûlée. Je rappelle que le 31 décembre 2024, il y a eu une patinoire qui a été brûlée, et là ils brûlent des poubelles, ils tentent des guet-tapants en policiers. Donc pardon, mais c'est donné du caviar au cochon au bout d'un moment. Il y a des...

Il faut du caviar au cochon, prêter les autres cochons, je ne suis pas convaincu que ce soit... Je parle des voyous, je parle des voyous, M. Rondini, mais je parle des voyous. Non, mais c'est pas... Pardon, mais elle est très bruyante, elle est très cassante, et elle prend au guet-tapant des policiers qui sont vraiment blessés. Moi, je connais un commissaire de police, M. Dubus, je connais un commissaire de police... 10% ou 10% dérapent, on ne va pas les priver 90% pour les 5%. Par contre, c'est les enfants de qui, M. Dubus ? C'est les enfants de qui ?

C'est aux parents de gérer leurs enfants, et la plupart sont mineurs, ce sont syndicalistes, policiers le dit, donc c'est pour ça que dans mon parti... Non, mais j'en ai marre de payer de l'argent pour des gens qui brûlent, qui crament, et qui attaquent les policiers, M. Rondini. Dans la ruralité, dans les campagnes, et dans les zones aussi défavorisées que les banlieues, ils n'ont pas la chance d'avoir des milliards qui sont injectés comme dans les banlieues. Et pour autant, ils ne crament pas, ils ne crachent pas sur leurs gendarmes, et ils sont respectueux de l'investissement pour ceux qui se font. Karim Akatim veut vous répondre. Moi, je suis née dans les quartiers populaires.

Mais moi aussi, madame ? Oui, oui, attendez. Donc on ne va pas faire le débat de celui qui a... Non, mais peu importe, je vous donne mon parcours, je vous dis, je le vis aussi. J'y suis encore, moi, dans les quartiers populaires. Moi aussi, ma mère y habite encore, madame. Il n'y a pas de problème, ok. Il n'y a pas d'hierarchie entre... On est là, on nous parle toujours de milliards, c'est vrai, la voirie, il y a des choses qui se font. Les écoles, les francs corps, les policiers. Il n'y a pas plus de moyens que ceux-là. Il n'y a pas plus de moyens que ceux-là. Parce que, moi, j'ai l'impression... Je suis pas sûr que dans les campagnes, on a mis des milliards.

Oui, mais attends, c'est même un constat. Mais moi, j'aimerais bien savoir où sont partis ces milliards. Parce qu'il n'y a aucune transparence là-dessus. Et il n'y a aucune transparence. Sur certains projets de l'ANRU, oui, sur le reste, non. Et celui-là en est un exemple. Mais c'est ce que je dis. Mais c'est ce que je dis. Par contre, de généraliser... Je n'ai pas généralisé, même. Je parle des voyous qui sont dans ces quartiers, qui sont des enfants issus du quartier, madame. Ça ne vous embête pas que les parents traînaient le soir après 23h, ou c'est l'école du camp, madame ? Non, non, je ne dis pas que ça me dérange. Je dis qu'il faut...

Parce que quand on fait des enfants, on les assume, quand même. Non, mais vous allez me laisser parler. Je t'en prie. Voilà. Il faut bien savoir d'où vient ce mal. Il faut bien savoir... C'est intéressant, ça.

2:51
Locuteur 4

Ça vient d'où, d'après vous ?

2:53
Présentateur

Attendez. Vous avez des parents qui sont complètement dépassés. Vous avez un taux de pauvreté dans les quartiers populaires qui bat les records. Vous avez un manque, mais clairement, de moyens. Vous avez même un manque de médiation vis-à-vis de la population et la police. Pourquoi on s'en prend la police ? Il y a un manque de médiation. Il n'y a pas un travail de fond fait dans les quartiers populaires. Et moi, j'en ai marre qu'on mette la police et la population dos à dos à cause d'une minorité. À cause d'une minorité. On parle des voyous, madame. À cause d'une minorité. Pourquoi vous généralisez toute une population qui se rende flic parce que c'est votre cas électorale, madame ?

Ce que je constate, c'est que chaque année, une loi sur l'insécurité est votée. Non. Si, chaque année... La dernière loi, c'est la dernière loi qui a été votée. Vous savez quelle dernière loi a été votée ? C'est la loi de programmation du ministère intérieur qui prévoque 15 milliards sur 5 ans. Chaque année, vous pouvez regarder, hein. Madame, c'est 15 milliards pour l'enfance de l'ordre. Je sais que votre parti déteste la police, mais reconnaissez que c'est donner des moyens pour ces quartiers. Encore une fois, mais encore des raccourcis. Si, on a voté, monsieur Dubuis. Je viens de vous dire qu'il faut donner des moyens. Restons sur le concret, restons sur le concret.

Je viens de vous dire qu'il faut donner plus de moyens à nos quartiers dans la médiation et au niveau de la police, mais vous me dites que mon parti déteste la police. Bien sûr. Ça, c'est la facilité. M. Bernalissi a dit en commission des lois que les policiers faisaient des contrôles faciès par boulier. Oui. C'est pas antifique, ça ? Non, mais c'est pas antifique, mais ça existe. Pourquoi vous faites un déni ? Mais pourquoi vous faites une généralisation, madame ? Ça, je ne comprends pas. Mais ça existe. Je l'ai moi-même vécu. Mais vous n'avez pas. Mais je l'ai moi-même vécu parce que ça m'exaspère de voir un ancien policier tenir ce genre de propos. Je suis en disponibilité.

Oui, vous êtes en disponibilité. Vous n'êtes pas en fonction à l'heure actuelle. J'ai toujours mes fonctions de policier, madame. Oui, vous les avez encore, vous êtes juste détachés. Mais peu importe, ça m'exaspère de balayer d'un revers de la main des faits négatifs qui sont émis par la police. Ça existe, ça existe. On ne dit pas que c'est tous les policiers. Par certains policiers. On ne dit pas que c'est tous les policiers. Par exemple, je suis issu de ces quartiers comme vous. Ma mère m'a élevée seule. On n'a pas été élevée dans des conditions de Crézus. Et pour autant, elle ne me laissait pas très bien ça. Vous avez de la chance beaucoup plus que d'autres. Non, je n'ai pas de la chance.

On n'est pas là pour se comparer aux autres. J'ai juste l'amour de ma mère et une éducation stricte. Et le fait est que quand un policier ou un professeur tenait une parole, elle croyait le policier et le professeur avant de me croire moi. Attendez, je termine juste sur ça. Et moi, la République, elle m'a accueillie, madame. Et contrairement à votre parti, je ne crache pas sur la France. Je remercie tous les jours la France de m'avoir donné l'école gratuite, la Sancrée gratuite et le droit au logement pour pouvoir être hébergé. Et dire que ces jeunes sont désolés, sont des voyous.

Il y a des parents qui n'ont pas eu la chance, même en donnant une belle éducation à leurs enfants d'avoir un enfant qui les écoute. Donc vous pensez qu'on est une clientèle électorale. Arrêtez de communautariser les quartiers, arrêtez de faire la police votre bouclier. Mais on n'a pas choisi d'être communautaire dans les quartiers. Alors là, comme ça, on nous l'a imposé. Non, mais c'est important. On nous l'a imposé. On nous l'a imposé. On nous l'a électorale. On nous l'a électorale. Eric, un mot. Eric, un mot. Moi, il se trouve que je viens d'une cité aussi à Nanterre. Ça se voit moins. Dans les années 70. Ça se voit moins, oui. Moi, mon père était ouvrier. Moi, mon père était ouvrier.

5:48
Matthieu Valet

Vous savez pourquoi est-ce que les jeunes s'amusent avec les flics comme ils le font ? Pardonnez-moi, je vais vous faire hurler, mais tant pis. Un, parce qu'il y a certains partis qui disent la police tue. Et deux, parce que la justice, ils s'en moquent. Ils savent que de toute façon, ils ne risquent rien. Ils ne risquent rien. Maintenant, je vais vous dire, dans ces cités, pensez quand même à tous ces gens qui, le lendemain matin, travaillent, se lèvent à 6h ou à 7h pour aller bosser, et qui sont emmerdés toute la nuit par des gens qui brûlent des poubelles.

6:13
Présentateur

Et qui représentent 90% des habitants. Exactement. Donc, je veux dire, il faut penser à ces gens-là et aux forces de l'ordre. Et aux forces de l'ordre. Alors, des habitants, on va en entendre juste après le CNews Info, si vous voulez bien, parce que sur les réseaux sociaux, il y a une vidéo qui tourne. On entend une habitante, justement, qui dit « Mais pourquoi ils font ça en plein mois du Ramadan ? Ils font n'importe quoi. C'est n'importe quoi. » On va l'entendre juste après le CNews Info, le CNews Info qui est signé.

6:33
Locuteur 5

Bruno Retailleau interpelle le nouveau régime syrien au cœur de sa colère, le massacre des minorités chrétiennes et à la huit. Le ministre de l'Intérieur poursuit et en appelle à la communauté internationale pour mettre fin à ces violences. Un chiffre alarmant, hausse de 86% du nombre de victimes de violences sexuelles dans les transports en l'espace de 8 ans. C'est ce que révèle une étude de l'Observatoire national des violences faites aux femmes, publiée aujourd'hui. Et puis c'est sur les rails, la loi infirmière enfin examinée à l'Assemblée, création d'une consultation infirmière, droits de prescription et nouvelles missions.

Les députés se penchent en première lecture sur une proposition de loi visant à rénover le métier. Un nouveau statut réclamé depuis des années par la profession.

7:23
Présentateur

11h04 sur CNews, merci d'être avec nous. On continue à parler de ce qui se passe dans certains quartiers, à Mante-la-Jolie en particulier, avec ces images qu'on vous a montrées, les images de ces violences qui se sont déroulées cette nuit, avec ces policiers qui ont été pris à partie. Et il y a quelques instants, on avait Jérôme Vitry qui était délégué départemental d'Alliance Police dans les Yves, et qui expliquait qu'en fait, on allume des feux pour faire venir la police et pour s'amuser avec les policiers. C'est ce que nous disait Jérôme Vitry, puisque désormais, sans prendre policiers, tirer des feux d'artifice contre eux, comme vous le voyez sur ces images, c'est devenu un jeu.

Alors on parlait des habitants, justement, juste avant la pause de Mante-la-Jolie. Écoutez cet extrait de cette vidéo qui tourne sur les réseaux sociaux. Vous allez entendre une habitante et un jeune qui a été interrogé, un jeune qui a 12 ans, qui sort de la mosquée, qui lui aussi est choqué par ce qui se passe. C'est aussi intéressant d'entendre les habitants, parce que c'est ce qu'on n'arrête pas de dire, ce n'est pas tous les habitants qui sont d'accord avec ça. C'est une minorité qui sème la pagaille dans ces quartiers, et dont les habitants sont les premières victimes. Écoutez.

8:27
Locuteur 4

Moi, je ne comprends rien du tout dans ce quartier. C'est le hélas. Regardez ce qu'ils ont fait encore. Oui, les deux sont ici. Non, non, non, non, mais moi, je ne les comprends pas, ces jeunes.

8:36
Présentateur

En plein mois de ramadan, vous êtes là, vous faites n'importe quoi. Salut à toi, jeune homme.

8:40
Locuteur

Oui.

8:40
Matthieu Valet

Comment vas-tu ?

8:41
Locuteur 2

Bien.

8:42
Matthieu Valet

Qu'est-ce qui s'est passé au quartier ?

8:44
Locuteur 2

C'est n'importe quoi, je sortais de la mosquée.

8:46
Matthieu Valet

Oui ?

8:46
Locuteur 2

J'ai vu ça, vraiment, ça me déçoit pendant ramadan en plus.

8:50
Matthieu Valet

T'as eu peur, c'est ça ? Oui. Écoutez, l'enfant, écoutez le jeune homme. T'as quel âge du moins ?

8:55
Locuteur 2

12 ans.

8:55
Matthieu Valet

T'as 12 ans ? 12 ans, regardez les réflexions qu'il a. Il pense comment ? Franchement, félicitations à toi. J'espère que tu ne tomberas pas dans ce vice-là.

9:03
Présentateur

Bien sûr. Karim Akatim, c'est intéressant de les entendre, à la fois cette dame et à la fois ce gamin, parce qu'il a 12 ans. Et en plus, à quelques minutes près, il aurait pu se prendre un tir de marché. Bien sûr, bien sûr. Et là, vraiment, ça me touche, parce que moi, je ressens leur détresse et ce manque. Et je le dis et je le redis, on peut... OK, projet en rue, c'est magnifique, ce qu'ils ont offert au quartier. Et on peut les féliciter là-dessus. Mais je pense que le malaise et le mal est beaucoup plus profond et qu'il faut vraiment trouver la bonne méthode.

D'accord, mais si vous voulez, parce que c'est Mantes-la-Jolie, qui est un quartier que je connais bien à titre professionnel, puisqu'on y a du patrimoine social. Je vois les habitants, je les côtoie, etc. Bon, c'est une toute petite minorité. Toute petite minorité. Oui, c'est tout le temps. C'est ça le problème. C'est que c'est tout le temps, quoi. Il ne faut pas pénaliser 95% des habitants, sous le point de la crise que 5% se comportent mal. Premier point. Mais M. Dubu, c'est la minorité. Je vous ai laissé parler. C'est la minorité qui pollue l'air de la majorité. On a fait dans ce quartier une rénovation exemplaire. Oui, un demi-milliard.

Où tous les chiffres étaient produits en matière de transparence. Ce qui prouve que la rénovation urbaine ne suffit pas. La rénovation urbaine ne suffit pas. Ça, vous n'avez pas inventé l'eau chaude pour dire ça, M. Dubu. Oui, mais c'est important de le dire. Non, mais d'accord. Donc, il faut sanctionner. Il faut sanctionner. Il faut les sortir de ces quartiers, ces gens qui mettent le bordelier. Je crois à l'exemplarité de la paix. Vous avez riposité les barrières. Mais vous n'avez pas changé les gens qui étaient derrière. Et cinquième point, enfin, il y a un maire exemplaire qui s'appelle Raphaël Coignet. D'accord, donc tout le monde est exemplaire, mais c'est le bordel.

En gros, c'est ce que vous m'expliquez depuis tout à l'heure. Les investissements sont exemplaires. Les routes sont exemplaires. Le maire est exemplaire. Tout le monde est exemplaire, mais c'est le bordel. Excusez-moi, il y a un truc qui ne va pas dans votre raisonnement. Votez pour le maire dans votre raisonnement. Oui, mais excusez-moi. Votez ou pas. Il y a un truc qui ne va pas. Il fait une action exemplaire aussi. Moi, je veux bien que... Oui, c'est exemplaire. Tout le monde est exemplaire. Non, mais la stratégie de l'excuse en permanence. Non, mais c'est pas la stratégie de l'excuse. Mais si, M. Dubu, c'est plus entendable.

Les gens qui vivent au quotidien, la majorité de gens qui souvent se lèvent tôt, travaillent loin, ont des jobs qui ne sont pas extrêmement valorisés. Il n'y a jamais été à Mante-la-Jolique. Mais enfin, mais moi, j'ai habité Nanterre, M. Dubu. Vous avez habité Nanterre dans les années ? Et alors, c'était bien, les cités à Nanterre ? Vous avez connu les cités à Nanterre ? Il y a de la sécurité. Mais non, mais attendez, mais on aurait pu aussi se victimiser. On aurait pu dire qu'on n'avait pas d'argent. On aurait pu dire que nos parents n'étaient pas... Il y a de l'insécurité partout.

On aurait pu dire que nos parents n'étaient pas forcément chez nous pour nous accueillir et nous faire travailler. On n'est pas de cette génération-là. On a cru à la censure sociale, on a cru à la République. Et il y avait de l'éducation et de la sévérité à l'époque. Bien sûr, moi, je ne me serais jamais permis de faire un revue d'Octobie. Je ne me serais jamais permis de remettre en cause l'autorité de mon professeur. Pas tous en même temps, pas tous en même temps, s'il vous plaît. Pas 23 débat en même temps. J'ai une question, Mme Katim. Mathieu Vallée. Vous pleurez sur ces enfants de 12 ans qui se plaignent des violences dans leur quartier.

D'ailleurs, vous dites que cet enfant de 12 ans, c'est vrai, il aurait pu prendre un mortier. Vous aurez pu dire aussi sur les policiers que dans la vidéo, on voit qu'il y a un quart de police qui est prêt à partir. Mais attendez, votre projet pour ces quartiers, madame, c'est quoi de la France insoumise ? C'est de désarmer la police, c'est de légaliser le cannabis, c'est aussi de dire qu'il y a des contrôles aux facettes des violences policières. C'est de dérapprocher, c'est de faire une grosse médiation entre la population, c'est de faire une grosse médiation entre la population. Je sais que ça vous gêne d'assumer vos idées, mais ça ne me gêne absolument pas.

On fait du rapprochement police-population en désignant les policiers comme des boucs émissaires. Et vous surfez en permanence sur un communautaire, ce que vous en trouvez. Moi, ces quartiers, je les veux ouverts, je les veux où les policiers protègent les habitants, je les veux où les gens payent des impôts et ne soient pas réduits à leur couleur de peau ou à une cause palestinienne dont vous faites votre beurre électoral. Moi, je dis simplement, madame, que si vous respectez un peu plus ces policiers, si vous ne les stigmatisez pas et que vous les soutenez, on lutterait contre les dealers, on lutterait contre les voyous qui tirent des mortiers, on permettrait de ramener le cam.

C'est bien beau. Réponse de Karim Akadim. On lutte pour ça tous les jours. Déjà, vous faites un raccourci, non, vous faites un raccourci de désarmer la police. Ce n'est pas toute la police, la police de proximité. Il y a les bons et les mauvais policiers. Non, la police de proximité, dans le but de créer une médiation entre la population, un cadre de confiance entre la population et la police. La population n'a pas de problème avec la police, entre les voyous, vous généralisez la population et vous voyez de la cité.

13:12
Locuteur 9

C'est quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant.

13:13
Présentateur

Oui, c'est quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant au niveau national. Ils sont insultés, canardés et caillassés, madame. Mais c'est quoi la solution ? C'est de les mettre dos à dos ou de faire comprendre ou de rééduquer justement cette minorité, cette population et leur expliquer. Est-ce que la solution, ce n'est pas de sortir de ces quartiers, cette racaille ? Bien sûr. Est-ce que ce n'est pas de dire qu'on va les mettre dans des maisons de correction, par exemple ? On ne délire pas de la violence pour les violences. On les sort. Mais ce n'est pas de la violence. Ce n'est pas de la violence. Pourquoi vous parlez de violence ? Mais ça existe déjà.

Je veux dire qu'on les sort de ces quartiers et on les met dans des... Non, ça existe déjà. Non, ça ne se fait pas. Ils sont toujours là. Vous le savez très bien. Mais après, tout est une question de volonté politique. C'est pareil. Est-ce que vous êtes d'accord pour qu'on les sorte de ces quartiers-là et qu'on les mette dans des maisons de correction ? S'ils sont jugés par un juge. Donc vous êtes d'accord. S'ils passent par un juge. Mais ça existe déjà. Ça existe déjà pour les mineurs. Vous êtes contre l'expulsion des logements sociaux, cette minorité qui pose problème. Vous êtes pour que le verre qui pourrit la pomme reste dans la pomme alors qu'on pourrait assainir ses pommes.

Vous êtes contre qu'on abaisse la majorité pendant la saison alors que les mineurs sont ultra représentés dans la façon de ça ? Oui, moi je suis pour guérir la société. Je ne suis pas là pour la rejeter parce que la rejeter, ce n'est pas solution. On ne les rejette pas, madame. La rejeter, c'est déplacer le problème, sortir quelqu'un, ça ne le changera pas. Parce qu'on les mettra dans des centres éducatifs fermés ou en prison, madame. Par contre, trouver des solutions afin de réajuster une stratégie en interne, c'est tout autre chose. Jérôme Dubus, après j'ai une question pour Eric. Il y a eu l'utilisation des mortiers, d'après ce qu'on voit sur les photos. Oui, tout à fait.

On va revoir les images. Est-ce que je peux terminer ? Oui. Parce que si on a un débat contre les extrêmes, on ne va pas sentir... Non, mais je ne suis pas un extrême, monsieur. Mais vous, vous êtes d'extrême-centre, alors ça change pas. On ne va pas se débrouiller là-dessus. Restez à l'auteur du débat. Vous vous honorez. Oui, mais arrêtez de couper les gens. Parce que c'est un supportable. Si c'est des choses intelligentes, ça vous changera. C'est vous qui avez le... Allez-y, on est sur les images. Revenons sur le fond. Revenons sur le fond. Sur le fond. Sur le fond. J'ai eu des policiers, monsieur Dubus, j'ai eu des tirs de mortiers, vous n'en avez pas eu.

Oui, mais moi, je connais bien le mortage. Mais c'est votre métier. Donc, si vous voulez, sur les mortiers, les mortiers sont interdits. Donc, il devrait y avoir des peines qui vont être prononcées. Moi, j'attends que le juge prononce des peines. Je veux voir ce qui s'est passé au bout d'un mois. On va voir qu'il ne s'est rien passé. Parce qu'il n'y a pas d'exemple par ici de la peine. C'est ça. Et il y a un seul... Et vous avez entendu le policier, s'il vous plaît. Qui fait preuve d'extrême intégrité. Vous avez entendu le policier tout à l'heure qui nous a expliqué qu'il y a une seule personne qui a été interpellée après ce qui s'est passé. Juste, Éric Trevel, attendez, on va avancer.

Les mortiers, ce n'est pas interdit en France. Oui, les ventes de mortiers sont interdits. Non, mais vous n'avez pas eu de travail. Monsieur Dubus, si vous voulez parler d'un sujet, je vais très vite. Les mortiers en France, le problème, le port d'un mortier, ce n'est pas comme le port d'un couteau, ce n'est pas interdit. Le port, non, mais l'achat et la vente, oui. Le problème, c'est que par exemple, quand vous êtes à Strasbourg, au quartier du Neuf, dans un quartier difficile, les jeunes vont en Allemagne pour acheter des mortiers et où ils le font aussi sur Internet. Juste, Éric Trevel, moi j'ai une question plus journalistique à vous poser.

Moi, je voudrais savoir pourquoi personne n'en parle de ce qui s'est passé cette nuit. Pourquoi on le voit sur les réseaux sociaux et pourquoi il y a une telle banalisation de ces faits ? Pourquoi aujourd'hui c'est devenu tellement banal que des policiers se fassent prendre la partie dans un quartier qu'il n'y a pas un média qui en parle ? Parce que, je vais vous dire, les médias mainstream, souvent qui ont un certain biais idéologique, on peut être d'accord, je pense notamment aux médias publics, mais en fait, ces médias considèrent qu'en parler, c'est alimenter, en fait, le phénomène.

Mais le problème, c'est que les Français qui vivent au quotidien de plus en plus nombreux ce type de phénomène, notamment de nuit, considèrent, eux, que ces médias ne leur disent pas la vérité. Vous voyez ? Donc, en fait, j'ai l'impression que ça se retourne contre eux. Pourquoi est-ce qu'ils n'en parlent pas ? Parce qu'ils sont persuadés qu'ils alimentent, au contraire, le phénomène. Et moi, je pars du principe que, vous savez, suivant la formule, mal nommé les choses, c'est rajouter au malheur du monde. En fait, ces médias n'ont pas compris qu'ils font le jeu, peut-être, des extrêmes, en, ce qu'on appelle les extrêmes, en ne parlant pas de ce qui se passe dans les cités.

Parce que les gens, en fait, les gens qui s'en mordent, ils le vivent. C'est leur quotidien. Ce matin, ils se lèvent en ayant vu ça. Ça existe dans d'autres banlieues, dans d'autres quartiers français. Vous avez pris cet exemple. Mais je suis sûr que si on était à la place de Bruno Retailleau dans son bureau et qu'on avait l'alias quotidienne de ce qui est arrivé dans la nuit, on serait estomaqué, si vous voulez. Alors, dans ce qui s'est passé, je voudrais qu'on revienne sur ce qui s'est passé à Tremblay en France. Parce que Tremblay en France, c'est aussi très significatif. C'est un simple conflit entre deux conducteurs pour un refus de priorité.

Et les choses vont mal tourner, puisque l'un des conducteurs va revenir le soir même avec sa bande. Ils vont être masqués et ils vont tirer des rafales de Kalachnikov sur la maison d'un père de famille qui est avec son fils dans la voiture. Pour une histoire de refus de priorité, on a retrouvé 23 impacts. Vous imaginez, 23 impacts sur la maison, ça aurait pu être un drame. Regardez ce qui s'est passé.

17:47
Locuteur 3

L'image est impressionnante. Une façade criblée d'impact de balles, une vingtaine au total. Tout a commencé samedi après-midi. Vers 15h30, un homme mari d'une conseillère municipale et son fils ont une altercation sur la route après un refus de priorité. Mais la tension ne s'arrête pas là. Les passagers du véhicule décident de les suivre jusqu'à leur domicile. Un pavillon situé a tremblé en France. Un peu avant 19h, une dizaine d'assaillants encagoulés reviennent sur place. Repoussés par les victimes, ils sont de retour deux heures plus tard. Cette fois, des coups de feu éclatent. Alertés, les voisins préviennent immédiatement la police.

Au lendemain de cette scène de grande violence, les habitants du quartier sont toujours sous le choc.

18:27
Matthieu Valet

Le problème, c'est qu'on se rend compte qu'il y a un manque de sécurité, d'une simple altercation, d'un refus de priorité. Voilà, on peut en arriver. Donc c'est vraiment quand même, ça fait peur de ce côté-là.

18:38
Présentateur

Sur le coup, ça m'a fait peur. Donc j'étais là dans la maison aussi. Donc elle a éteint les lumières et puis on a attendu que ça se passe.

18:44
Locuteur 1

Mais on a entendu des cris dehors. Vous avez vu la maison dans l'état où elle est ? Même si c'est des balles qui sont au-dessus, mais ça fait toujours peur. C'était un petit bled, on se dit, petit bled tranquille ? Ben non, il n'y a plus de petit bled tranquille.

18:59
Locuteur 3

Les premières investigations ont permis de procéder rapidement à l'interpellation d'un individu placé en garde à vue dans la foulée. L'enquête a été confiée à la sous-direction de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis. À ce stade, aucun lien n'est établi entre cette attaque et la fonction d'élu de la victime.

19:16
Présentateur

Et ce qui est intéressant, c'est que dans les propos des habitants, on retrouve un peu ce qui était dit dans le sujet d'avant. C'est-à-dire que vous avez des gens qui sont désespérés de constater la situation. Et même les policiers sont désespérés. Écoutez ce matin Benjamin Camboulib qui parlait justement de ce qui s'est passé en Tremblay en France. Il est porte-parole à l'Alternative Police. Et lui aussi dit, ben voilà, c'est la société d'aujourd'hui. Ben là, ce qu'on voit qui est particulièrement choquant, c'est à quel point le motif initial est dérisoire. On ne parle de rien, c'est un refus de priorité.

Et ça se termine avec des gens qui veulent mettre le feu à votre maison et qui la rafalent à la Kalachnikov. Donc il n'y a strictement aucune proportionnalité entre l'élément déclencheur et l'acte de vengeance final. Qui est-ce qui peut faire ça ? Là, on a quand même un élément qui est notable, c'est l'emploi d'une Kalachnikov. La Kalachnikov, c'est un marqueur très fort du narcotrafic. C'est leur arme de prédilection. C'est grâce à ça qu'ils intimident les concurrents.

Donc on comprend bien que s'il y a une hausse telle de la violence, c'est parce qu'il faut la mettre en regard avec la hausse du narcotrafic qui va exporter ces méthodes dans la vie normale, dans votre vie à vous, dans la mienne. C'est-à-dire que la manière dont on résout les conflits dans le monde du narcotrafic devient ça, dont il résolve les conflits à l'extérieur, quand il croise monsieur ou madame tout le monde. Et là, donc un monsieur avec son fils, et puis après la maison familiale. – Éric Revelle, on est à trembler en France ! – Vous savez, je trouve que c'est très bien résumé, ce fait de société… – Vous n'habitez pas à trembler en France ? – Non.

Ce fait de société résume ce que la société française est devenue. Enfin, là aussi, de la même manière, les médias classiques, mainstreams n'en parleront pas, parce qu'ils y considèrent que parler de cette lutte… Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que, pour ceux qui ne le savaient pas, il y a des armes de guerre qui sont en circulation de plus en plus nombreuses dans ce pays, qui sont souvent… – Oui, monsieur Dubu ! – Mais ça, on le sait si longtemps ! – Non, mais attendez ! – Moi, je dois en renforcer le port. – Mais attendez, je ne dis pas que vous n'avez pas essayé, vous, l'extrême-centre, d'aller dans la bonne direction. – Extrême-centre. – Mais ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que les armes de guerre sont en circulation ? – Ça veut bien sûr que le centre-extrême. – Ça veut dire que pour un motif… Enfin, si c'est le cas, peut-être qu'il y a une enquête de menée, mais pour un motif, mais epsilonien, on est capable de tirer avec des armes de guerre sur un pavillon ? – 23 tirs contre la maison de famille pour vous les brûler à la maison. – Et si le policier a raison, tout ça, c'est quand même le symbole de l'explosion du trafic de drogue. Parce que qui se balade avec des kalachnikovs en main dans des voitures pour régler ses comptes ? Personne, à part des narcotrafiquants.

Eh bien, je trouve que ce fait de société, qui n'est pas un fait divers, qui est un fait de société, dit beaucoup de ce que la société française, pardonnez-moi, est devenue. – Ben oui, je suis d'accord, Jérôme Dubus. – Peine encourue en cas de port illégal d'armes, à feu. Vous connaissez ça par cœur. 15 000 euros d'amende, 3 à 5 ans d'internement, selon que vous soyez mineur ou pas. Nombre de condamnations sur cette prison, vous voulez dire. – Oui, nombre de condamnations lorsqu'on prend les gens par rapport à cette peine. – Qu'est-ce que vous voulez nous expliquer, Jérôme Dubus ? – 4 fois que la justice, c'est à côté de la plaie. – 4 ou 6 % ne sont pas de la plaie.

– Non, mais le problème, c'est quoi ? C'est la justice qui n'est pas assez dure ? Est-ce que vous m'expliquez ? – Évidemment, mais si vous écoutez un peu ce que je dis, et vous ne les pas écoutez, mais si vous écoutez, mais vous êtes… – Je suis très très faible. – Non, mais vous… – Le seul débat, c'est que vous allez vous voir depuis 8 ans, excusez-moi. – Moi, j'ai pas l'impression. – Excusez-moi. Et alors, qu'est-ce qui a changé ? C'est de dire en pire. – La justice, c'est l'indépendant. – C'est de dire en pire. – Non, non, non. – Mathieu Vallée, Mathieu Vallée. – Monsieur Dubus, puisque vous voulez un débat intelligent.

Monsieur Dubus, vous avez dans votre parti Naïma Moutchou, qui est de votre parti, Horizon. – Absolument. – Elle a proposé une loi qui met les peines planchées à l'honneur pour lutter contre les multiracidistes. Vous faites partie, avec vos alliés, de la Macronie. Le Rassemblement National a voté pour. Le parti d'Éric Soutier a voté pour. Les Républicains ont voté pour. Et qui a voté contre cette loi ? Vos alliés macronistes. Donc, vous cherissez les causes dont, aujourd'hui, vous constatez les conséquences. – Allez, un dernier mot là-dessus, car il va qu'à dire… – On s'en fout, mais on s'en fout. Ça, c'est de la politique. Non, non, mais c'est de la politique politicienne.

Mais non, Jérôme Dubus, mais ça, c'est de la politique politicienne. Mais c'est pas vrai. Quand vous parlez des banlieues, ça n'intéresse pas de la politique. – Non, mais oui, c'est la politique. Non, mais les votes, on s'en fout. Je vous le dis à tous les deux. Je ne vous le dis pas qu'à vous. Je vous le dis à tous les deux. Les votes, on s'en fout. Moi, ce qui m'intéresse, c'est comment on change la vie des gens. – Et bien, carrément, carrément, carrément, carrément, carrément, carrément. – On a des lois, on a une justice, il faut leur donner les moyens de l'appliquer. – Ben voilà !

– C'est juste que, non, c'est pas que notre justice ne souhaite pas l'appliquer, c'est qu'elle n'a pas les moyens de pouvoir l'appliquer. – Et d'ailleurs, mais si, mais arrêtez, mais moi, je vais vous donner un exemple concret. – Qu'est-ce qui nous empêche de condamner ? – Combien sont censés être enfermés, mais en bracelet électronique ? Parce que pas de place en prison, parce qu'il n'y a pas de moyens derrière. – Mais là, on parle de port illégal d'armes. – Non, mais de taper sur la justice constamment, alors qu'on a des lois qui sont très très bien faites. – Parce que votre parti, il est pour la construction de place de prison, votre parti ? – Pourquoi il ne serait pas pour la…

– C'est une question, c'est une question, combien vous proposez de place de prison ? – Mais pourquoi, mais je ne comprends pas, je ne comprends pas. – Moi, je ne comprends pas non plus, combien de place de prison vous proposez ? – Mais pourquoi vous en proposez combien ? – 40 000, voilà, 40 000. – Vous, si vous aviez la… – Ça, c'est pareil, voilà, 40 000 sur un mètre. – Oui, mais 40 000, vous pouvez dire 100 000 aussi. – Non, mais ça n'a rien fait. – Non, mais sur les mètres. – Combien il en a proposé Emmanuel Macron, il en a fait combien ? – 4 000, 4 000. – Mais parce qu'il n'y a pas de bœil de prison dans sa commune.

– Moi, je dis simplement que pas un parti, il faut donner les moyens à cette justice de pouvoir appliquer les lois. – Les lois, elles existent et il n'y a pas besoin de refaire le code pénal. – Exactement. – Je parle de prison, on me dit problème de délincan, je ne dis pas de plancher, on me dit c'est de la politique. Bah oui, la politique, c'est de proposer des solutions. – Allez, on va avancer. – On va avancer. – Vous demandez des solutions, je vous les ai pas. – Non, je ne vous ai jamais demandé de solutions, je vous ai dit pas. – Vous me demandez qu'est-ce qu'on propose, qu'est-ce qu'on propose ? – En l'occurrence, c'était peut-être pas suffisamment votre goût.

– Non, c'est pas ça, mais c'est vrai que balancez 40 000, 50 000, 30 000, vous avez voté, vous n'avez pas voté, mais les gens, ils s'en ont marre d'entendre sans permanence. – On propose 40 000 depuis 2012, comme lorsqu'on parle des armées de porter l'effort à 3%. – Bah si vous arrivez au pouvoir, on verra. – Mais vous avez une info sur ce plateau, parce que dire que la justice manque de moyens, c'est pas la même chose de dire qu'il faut construire des places de prison. Moi, je viens d'apprendre donc que LFI, dès l'instant où ce parti aura des élus municipaux, sera pour la construction massive de places de prison. – Non, j'ai pas dit la construction massive.

– Eh bien, la construction de places de prison. – On donne les moyens à la justice, on donne les moyens à la justice d'appliquer nos lois, on donne, mais tout le monde devrait le souhaiter. – Exactement, je suis d'accord, je suis d'accord. – Merci, M. Rebelle, pour ces précisions. – On va parler d'un autre sujet beaucoup plus grave, bien évident, enfin pas plus grave, mais qui est très grave également, c'est le suicide d'Evaël, 11 ans, vous savez que sa professeure est devant les juges, on va aller au tribunal de Pontoise dans un instant en direct, mais tout d'abord, le rappel de ce drame.

26:05
Locuteur 3

– Cinq ans après le suicide d'Evaël, le procès de son ancienne professeure s'annonce inédit. Au cœur du débat, le harcèlement et les contours de la liberté pédagogique.

26:14
Locuteur 9

– À travers ce dossier sont mises en cause la pédagogie qu'un enseignant peut exercer dans sa classe, il n'est pas roi ou reine dans sa classe. Là, on a un cas où vous avez une professeure qui s'est arrogée le droit de rendre la justice telle qu'elle imaginait pour régler un problème de harcèlement entre élèves et à son égard également.

26:39
Locuteur 3

– Les faits qui lui sont reprochés avoir humilié régulièrement Evaël, 11 ans. Et avoir organisé par deux fois des heures de vie de classe sur le harcèlement qu'elle vivait. Celle-ci aurait été stigmatisée et contrainte de s'expliquer sur son comportement. De son côté, l'enseignante réfut toute forme d'harcèlement.

26:56
Présentateur

– Et on part tout de suite en direct au tribunal de Pontoise. On rejoint Marie-Victoire Diodonné avec Laurence Sellerier. Bonjour Marie-Victoire, je suppose que c'est dans une ambiance très lourde que s'est ouvert ce procès ce matin.

27:07
Locuteur 3

– Oui, exactement. Il y a un petit peu plus d'une heure, l'enseignante a déjà pu s'exprimer à la barre avec une voix posée mais plutôt faible. Elle a affirmé ne pas avoir eu de difficultés majeures tout au long de sa longue carrière, marquée d'ailleurs par des évaluations très élogieuses. La cour est ensuite revenue sur les faits qui lui sont reprochés, des faits de harcèlement sur mineurs, donc ici précisément sur Evaël. En question notamment des heures de vie de classe qui ont été organisées pour traiter la situation des VRL jugées problématiques.

En bref, l'enseignante est soupçonnée d'avoir contribué, d'avoir entretenu un climat délétère qui aurait dégradé les conditions de vie de la jeune fillette, mais aussi d'avoir ouvert la voie au harcèlement d'autres élèves qui sont jugés dans des procédures diverses. De son côté, l'enseignante de 62 ans qui a déjà donc pu s'exprimer conteste l'effet de harcèlement. On le sait, elle se décrit comme une personne cash. Elle défend ainsi sa liberté pédagogique. Elle encourt pourtant jusqu'à deux ans de réclusion criminelle puisque depuis mars 2022, le harcèlement scolaire est reconnu comme un délit.

L'auteur de cette loi, Erwann Balanant, est justement en ce moment en train de témoigner à la barre comme témoin sur ce sujet du harcèlement scolaire.

28:21
Présentateur

Merci beaucoup Marie-Victoire Diodonné en direct du tribunal de Pontoise avec Laurence et Larrier. Alors on ne va pas refaire le procès ici, on ne va pas le faire, on va laisser la justice se prononcer. Je voudrais juste vous donner deux éléments. Le premier élément, c'est écouter cette ancienne enseignante qui comparait aujourd'hui, qui s'était expliquée il y a quelques tons micro, qui avait donné sa version. C'est intéressant d'entendre toutes les versions puisqu'ensuite on entendra les parents.

28:41
Locuteur 5

On est tous d'accord. Elle avait des difficultés au plan du comportement, au plan des résultats scolaires, au plan de son positionnement. Donc il fallait faire quoi ? Que je fasse comme d'autres, pousser sous le tapis. J'ai fait le choix de dire, il faut essayer de l'aider, on doit mettre en place un PAI. Je pense que c'est peut-être ça effectivement que la famille n'a pas bien perçu.

29:05
Présentateur

Voilà et on a également rencontré il y a quelques mois les parents d'Evaël qui ont visiblement et logiquement une toute autre version.

29:12
Matthieu Valet

Marie et Sébastien Dupuis en sont convaincus. Leur fille Evaël s'est suicidée parce qu'elle était harcelée par des camarades, mais aussi par sa professeure de français. La juge d'instruction estime que les propos, le comportement répété de l'enseignante, ont dégradé les conditions de vie d'Evaël.

29:28
Présentateur

En l'isolant dans la classe, en la disputant tous les jours, parce que bon en sixième le français c'est presque tous les jours, donc à chaque cours, lui hurler dessus.

29:42
Locuteur 5

Ça c'est très bien dit dans les témoignages que le harcèlement des élèves a commencé sur les mêmes remarques de la professeure, mais en dehors des cours de français. Elle a participé à la prise de décision d'Evaël de se suicider.

29:54
Locuteur 9

Après des années de combat judiciaire pour faire reconnaître le harcèlement de leur fille, l'annonce d'un procès en 2025 est évidemment accueillie avec un immense soulagement. C'est important, on se sent beaucoup moins seul. On va dire quelque part il y a des professionnels qui, sur des faits et pas sur des sentiments parce qu'ils ont connu Evaël, tout ça, portent le même jugement que nous.

30:18
Locuteur 5

Maintenant c'est une étape très importante, il en reste une deuxième le procès.

30:24
Présentateur

Au-delà d'une condamnation de l'enseignante, les parents d'Evaël espèrent que ce procès amènera à une prise de conscience collective sur le fléau du harcèlement en milieu scolaire. Voilà, le procès qui a débuté ce matin et qu'on va suivre bien évidemment sur ces news. Et justement, à propos de harcèlement, je voulais qu'on revienne sur un sujet qui est vraiment un sujet d'actualité, c'est que fait et quels sont les moyens qu'a la police et qu'ont les forces de l'ordre pour agir. Avec un témoignage, ce week-end, le témoignage de Nathalie qui est mère de famille, dont le fils de 15 ans est harcelé depuis 2023. 2023, on est en 2025, donc ça fait deux ans que ça dure.

Aujourd'hui, cet enfant est chez lui, il ne sort quasiment plus, il a peur. Ce sont ses parents qui sont obligés de l'amener à 15 ans, vous imaginez, de l'amener à l'école, de venir le chercher quand il fait du sport, quand il va également à l'école. Il a harcelé, intimidé, raquetté et visiblement, rien ne se passe. Écoutez le témoignage de sa maman qui s'appelle Nathalie. C'était sur Europe 1 ce week-end avec Pascal de la Tour du Pain.

31:20
Locuteur 5

J'ai appris ça par la CPE de l'école. C'est un petit camarade à lui qui a décidé d'aller en parler à la CPE parce que mon fils avait peur. En fait, comme ce garçon était venu chez nous, qu'il savait où on habitait, il savait où qu'on vivait seul en fait. Donc mon fils avait peur des représailles. Donc il n'a rien dit pendant des mois. Après avoir porté plainte une fois, il a été mis sous contrôle d'un éducateur. Donc il avait un rendez-vous pendant six mois à faire avec un éducateur. Sauf que j'ai eu l'éducateur, moi, quelques temps après, qui m'a dit qu'il ne l'avait vu que deux fois et qu'il ne s'est présenté pas au rendez-vous.

Donc j'ai refait un courrier au procureur de la République, un deuxième courrier puisque j'en avais déjà fait un. Et voilà, le monsieur en question qui s'occupe de cet enfant m'a simplement dit, écoutez, tant qu'il n'y aura rien fait de grave, ben voilà... Parce que menacer un autre adolescent avec un couteau, ce n'est pas assez grave, selon lui ? Ben non. Écoutez, il est mineur. Voilà ce que j'entends tout le temps. Il est mineur, il est mineur, il est mineur. Mais bon, moi, comme je dis, il sait ce qu'il fait, cet enfant. Et puis, ben voilà, je ne voudrais pas qu'il arrive un jour à passer à l'acte et me sentir, moi, responsable de n'avoir rien fait.

Donc je veux que ça bouge, ne serait-ce que pour mon fils, mais pour d'autres enfants.

32:32
Locuteur 1

Et la police, que dit-elle ? La police nationale de Bordeaux assure être à l'œuvre et elle dit, malheureusement, ça prend du temps.

32:38
Locuteur 5

Oui, ben écoutez, eux, ils font leur boulot. Je n'ai rien contre eux. Ils ont fait ce qu'il fallait, ils l'ont interpellé, il y a eu garde à vue, ils ont fait leur travail. Il n'y a rien... Mais c'est plus haut, ça ne bouge pas. Du moment que c'est un mineur, on ne bouge pas, quoi. Voilà, on attend qu'il passe à l'acte. Mais avec tout ce qu'on entend au jour d'aujourd'hui, moi, je trouve ça catastrophique. Je veux dire qu'il faut bouger les choses. Ce n'est pas parce qu'il est mineur qu'il ne faut rien faire.

32:59
Présentateur

On est en direct avec le maître Florence Rau, qui est avocate pénaliste. Bonjour, maître. Merci d'être en direct avec nous. En fait, on se dit que les lois existent, les textes existent. La police, elle essaye de faire son travail, mais derrière, ça ne suit pas. Enfin, c'est totalement anormal que depuis deux ans, ce gamin continue à être harcelé. Alors, c'est un mineur, il a 15 ans, qui le harcèle. On sait qui c'est, on sait où il est, il y a eu des plaintes, etc. Et rien ne bouge. Comment vous l'expliquez ?

33:24
Locuteur 5

Alors, il y a des choses que je n'explique pas parce qu'en effet, un certain nombre de paramètres m'échappent dans ce dossier. On sait que les deux ont le même âge, ils ont 15 ans. L'un agresse l'autre. Il me semble quand même qu'on a dépassé même le harcèlement scolaire puisque l'agresseur a été exclu de l'établissement scolaire. D'après les informations que l'on a et de ce que j'en comprends, on sait également qu'il y a dû y avoir quand même un début de procédure puisqu'il y a interpellation, il y a garde à vue.

Il y a une mesure qui me semble ressembler à quelque chose comme une mesure de contrôle judiciaire en attendant peut-être un procès parce qu'on n'entend pas parler de condamnation, on n'entend pas parler d'audience. Et pourtant, il devrait y en avoir une. Et puis, quand je dis que le harcèlement me semble dépasser, d'après aussi ce que je comprends, cet enfant a été raquetté. Donc le raquette, ce n'est pas du harcèlement. L'extorption, ce n'est pas du harcèlement. Ça a beau être commis par un mineur, il n'en demeure pas moins qu'il est quand même accessible à des sanctions pénales. Donc je ne comprends pas très bien.

On a tous les textes qu'il faut que le harcèlement scolaire, si on reste sur ce seul, cette seule infraction est inscrite dans la loi dorénavant depuis 2022 de façon très claire et condamne ce type de comportement en allant jusqu'à 10 ans de prison lorsqu'il y a suicide de la victime ou tentative de suicide. Donc en tout cas, ça me semble extrêmement étrange que le parquet n'ait pas davantage bougé, qu'une juridiction ne se soit pas encore penchée sur la question. Alors à moins qu'on manque d'informations, à moins qu'à...

35:04
Présentateur

Juste maître, je voudrais vous donner un détail. Par exemple, le 27 avril, il y a un an, le jeune garçon a été menacé avec un couteau. On lui a volé une sacoche dans laquelle il y avait sa carte bleue. Il a été obligé de retourner chez lui pour aller chercher la veste qui était assortie au pantalon que le jeune lui avait déjà volé deux mois plus tôt. Donc voilà, il y a une menace avec un couteau. Qu'est-ce qu'on risque quand on est mineur, quand on a 15 ans, qu'on menace quelqu'un d'autre et qu'on le vole avec un couteau ? Est-ce qu'il y a une vraie sanction qui est risquée ?

35:34
Locuteur 5

Bien sûr qu'il y a des sanctions. Les textes sont là. Les textes prévoient les infractions, prévoient les peines. Simplement, il faut les mettre à exécution. Alors j'entends dire qu'il faut peut-être renforcer la loi. Mais la loi, elle a beau être là, il y en a des milliers de lois. On ne sait même plus quoi en faire tellement on en a dans le code pénal, dans le code de ceci, dans le code de cela. Maintenant, il faut les mettre en application, ces lois. Un enfant qui lui fait du chantage, qui lui extorque ses affaires ou de l'argent, ce n'est pas normal qu'il ne se passe rien. Ce n'est pas normal non plus qu'un éducateur ne puisse pas rencontrer cet enfant

36:14
Présentateur

aussi souvent qu'il le voudrait. Alors certes, les éducateurs ne sont pas aussi nombreux

36:19
Locuteur 5

qu'il faudrait. Certes, on manque de moyens, etc. Mais là, il y a un éducateur qui est nommé et l'éducateur dit « je ne l'ai vu que deux fois parce qu'il ne s'est pas présenté ». Mais il ne s'est pas présenté, pardon. Le père qui se dit débordé, il faut le convoquer peut-être. Non, il y aurait peut-être sans doute des choses à faire. Maintenant, je ne comprends pas pourquoi, effectivement, ça ne se met pas en style à Bordeaux. Est-ce qu'un juge pour enfant a été nommé ? Qu'a-t-il fait ? Je n'en sais rien du tout. Et qu'est advenue cette plainte de Nathalie ? Là encore, on n'a pas les éléments suffisants et nécessaires. Mais on peut dire en tout cas que ce n'est absolument pas normal.

37:02
Présentateur

Je vais se mettre avec une réponse rapide, s'il vous plaît, parce qu'on est un peu en retard. Les amis de Nathalie lui disent « mais de toute façon, il y a une seule solution, il faut que tu déménages avec ton fils maintenant ». Voilà. Et ça me fait penser à ce qu'on dit aux gamins qui sont harcelés dans les écoles. Change d'école. Voilà. C'est un peu pareil à chaque fois. C'est la victime qui est obligée de partir parce que ça ne bouge pas.

37:22
Locuteur 5

Alors, effectivement, dans les faits, si on veut avoir la paix, il faut se soustraire à son agresseur, c'est sûr. Mais cela étant, on voit bien aussi que l'agresseur a été viré de l'établissement scolaire. Donc là, il n'a pas été question d'embêter la victime. C'est l'agresseur qui a été exclu de l'établissement. Et ça n'a pas changé les choses. Donc il y a un vrai problème. Au-delà même de savoir qui doit déménager, il y a un problème de prise en charge de ce dossier, de cette agression et de cet agresseur.

37:49
Présentateur

C'est beaucoup, Maître. Merci, Maître Florence Rau d'avoir été en direct avec nous. On va faire une pause. On fait le CNews Info. Et ensuite, on va parler des manifs du 8 mars, manifs pour les droits des femmes, qui ont été réquisitionnés par la gauche et les pro-palestiniens. Vous allez voir ce qui s'est passé. C'est assez surréaliste. On sera d'ailleurs avec Aurélia Souline, qui est présidente du collectif du 7 octobre, qui va nous expliquer comment s'est passée la manif pour elle. Vous allez voir, elle a été mise à l'écart. Elle a eu du mal à manifester. Je vois que Karima Katim se prépare à nous répondre. Et ce sera dans un instant, juste après la pause. A tout de suite.

38:18
Locuteur 4

Isolez votre maison par l'extérieur et bénéficiez d'un ravalement total pour un coût matériel de 70 euros par mètre carré. Ou oui, 70 euros par mètre carré. Pour la pause, profitez d'un prix plafonné grâce à notre réseau de partenaires. FleuronIndustrie.com

38:40
Présentateur

Besoin d'un nouveau pare-brise ? Le plus simple, c'est de prendre rendez-vous sur CarGlas.fr. En 3 minutes, c'est fait. Et on remplace votre pare-brise avec les mêmes options que l'ancien. Chez CarGlas, on fait tout pour vous simplifier la vie. C'est pour ça qu'en ce moment, CarGlas vous offre 60 euros pour laver votre voiture sans effort. C'est sur l'appli Wash de Total Energy. C'est simple, en quelques minutes, votre voiture est propre. 60 euros, ça en fait des lavages. Et c'est dans plus de 1000 stations en France. Alors prenez rendez-vous sur CarGlas.fr ou appelez-nous au 3044.

39:07
Locuteur 5

CarGlas repart, CarGlas remplace.

39:10
Présentateur

Laurence Ferrari, présidente du JDD.

39:13
Locuteur 5

Le journal du dimanche et le JD News s'enrichissent avec leur nouveau supplément féminin, le JD Mag. Culture, mode, beauté, bien-être, voyage. Chaque dimanche, un moment pour vous inspirer et vous faire plaisir.

39:24
Présentateur

Le journal du dimanche, le JD News et le JD Mag a retrouvé chaque dimanche chez votre marchand de presse à 2,90 euros seulement.

39:31
Locuteur 5

Sur le littoral, les succès de tous les objectifs fixés annonce du ministère de la Défense syrien après des combats contre des fidèles du régime déchu. Des attaques qui ont fait près de 1000 morts parmi la population civile depuis jeudi. Une délégation israélienne attendue à Doha pour des négociations indirectes sur la poursuite du cessez-le-feu. Et à la veille de ces pourparlers, Israël a accentué la pression sur le Hamas en coupant l'unique ligne électrique avec Gaza, un acte qualifié de chantage mesquin et inacceptable par le groupe terroriste. Et puis les sinistrés ne s'en remettent pas une dizaine de véhicules incendiages.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les auteurs n'ont toujours pas été interpellés. Le maire de la ville de son côté dénonce des actes inadmissibles.

40:32
Présentateur

11h37 sur CNews, merci d'être avec nous. On va parler de la journée des droits de la femme qui s'est déroulée samedi, ce fameux 8 mars. Et on a le sentiment que la gauche et les pro-palestiniens veulent faire la loi dans les manifs qu'ils se sont accaparés ces manifestations et qu'on peut difficilement faire autre chose. On regarde le sujet, on en parle juste après.

40:46
Locuteur 3

Un dispositif de sécurité renforcé pour une présence qui divise. Le collectif Némésis, qui se revendique féministe, a débuté sa marche quelques heures après le début de la manifestation. En cette journée de mobilisation pour le droit des femmes, l'objectif est d'éviter tout débordement en séparant le collectif du cortège principal. Alors que les associations féministes accusent le collectif d'instrumentaliser le combat pour le droit des femmes pour diffuser des idéologies d'extrême droite. Sur X, le ministre de l'Intérieur Bruno Rotaillot a défendu leur présence.

41:20
Locuteur 7

Les organisations féministes qui appellent à empêcher des associations de manifester pour la journée internationale des droits des femmes, au motif qu'elles portent des idées politiques qui ne leur conviennent pas ou qu'elles sont composées de femmes juives, font preuve du pire des sectarismes.

41:34
Locuteur 3

Quelques heures plus tôt, le cortège principal, majoritairement féminin, s'était lancé depuis la place de la République. Temps partiels imposés, carrière à trous, écart de revenus entre hommes et femmes, ce sont autant de revendications clamées lors de la manifestation. La veille, plusieurs milliers de personnes, dont de nombreux militants pro-palestiniens, ont défilé lors d'une marche féministe radicale de nuit. D'abord interdite, elle a finalement été autorisée de justesse par la justice.

42:00
Présentateur

Karim Akatine, quand on est de droite ou quand on est juif, on a le droit de manifester pour les droits des femmes, non ? Tout le monde a le droit de manifester. Et je n'aime pas ce raccourci encore avec les juifs, mais il y a des juifs qui sont pro-palestiniens. Non, d'accord, mais ce n'est pas la question. La question, c'est d'autoriser à manifester. Non, mais tout le monde a le droit de manifester. Ce n'était pas le cas, visiblement, à Paris. Si certains ne veulent pas manifester à côté de certains, libre est leur choix, j'ai envie de vous dire. Mais vous savez, les Français ont une mémoire.

Et quand ces mêmes collectifs divisés, stigmatisés, et puis là, d'un coup, appellent à l'unité, on ne peut pas faire nation en divisant toute l'année et ensuite venir se victimiser lors d'une manifestation. Ce n'est pas à la gauche où un pro-palestinien a décidé qu'il y a le droit de manifester pour le 8 mars ? Ce n'est pas que la gauche, il y avait des femmes, des hommes, il y avait des juifs, il y avait des musulmans, il y avait des juifs, ce n'est pas aussi facile que ça. On va prendre Aurélie Assouline, qui est président du collectif du 7 octobre. Il y a juif, c'est juif, c'est juif. Allô, on s'écoute, on essaie de s'écouter. Il y a juif, c'est juif. C'est vous plaît, Karima ?

Allô, on essaie de s'écouter. On va prendre Aurélie Assouline, qui est président du collectif du 7 octobre et qui a tenté de participer à cette marche, mais ça a été compliqué. Bonjour, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Vous pouvez nous raconter un peu comment ça s'est passé, cette marche ? Oui, bien sûr. Déjà, je vais contextualiser, parce que le collectif 7 octobre et toutes les associations autour qui ont participé, dont nous vivrons, à cette manifestation étaient venues l'année dernière. Ce sont des associations qui se sont créées au lendemain du 7 octobre, où on a vu dans les vidéos des viols, des massacres de femmes, d'enfants, etc.

Donc, ces associations ont voulu défendre la parole des Israéliennes et des femmes juives, y compris ici, puisque je vous rappelle qu'une petite de 12 ans a été violée parce que juive à Courbevoie. Donc, nous sommes partis l'année dernière à la manifestation qui a été… Je pense que personne n'avait la mesure de ce qui allait se passer. Donc, ça a été des jets de bouteilles. Les femmes ont dû être exfiltrées. Et donc, cette fois-ci, pour notre sécurité, la République a mis en place tout un arsenal de sécurité incroyable. On était malheureusement relégués au second plan, donc à l'arrière, dans une petite rue du côté de la République.

Et on devait attendre le point de départ avec un cordon de CRS devant nous, derrière nous. Et il faut savoir que la manifestation elle-même, les manifestants, nous étions derrière une banderole et derrière des fils qui entouraient les manifestants sur les côtés. Et on ne pouvait ni en sortir ni en rentrer. Bon, ça, c'est déjà l'arsenal de sécurité qui a été mis en place. Et ce jour-là, il se trouve que la veille est dans la manifestation. Des mots se passaient, que ce soit sur les groupes WhatsApp ou carrément imprimés sur des papiers dans toute la manifestation.

Tant que les fémonationalistes de Némésis et tant que les sionistes, nous vivrons, et des autres associations seront là, nous n'avancerons pas. Donc, nous nous sommes retrouvés bloqués plus de 3h30. Moi, je suis également élue de la République, donc j'étais avec mon écharpe tricolore. Vous vous rendez compte que protégée par la République, mais exclue de la République, en étant moi-même une élue de la République, c'était, voilà, pour toutes les femmes, un scandale sans nom. On était dans une colère monstre, mais on a tenu bon, on a attendu 3h30 de pouvoir marcher. Et on a marché 800 mètres, puisqu'à partir du Bataclan, on n'a pas pu avancer.

Il a fallu que la police elle-même fasse avancer en gazant ceux qui ne voulaient pas avancer pour pouvoir nous laisser nous manifester. C'est quand même, on est dans un autre monde. Ce n'est pas possible. Je rappelle qu'il y a encore trois femmes otages du Hamas, qui ont eu des viols. Cette journée-là, ce n'est pas censé être un rassemblement de l'extrême-gauche. C'est censé être un rassemblement pour tous les droits de toutes les femmes dans le monde. Les femmes azadis iraniennes étaient aussi avec nous, reléguées au second plan. On marche sur la tête. Ça ne doit pas pouvoir exister. Mais ce que j'ai du mal à comprendre, c'est qu'est-ce que ça vient faire finalement ?

Pourquoi est-ce que ce mouvement de défense des droits des femmes est squatté et pris en otage aujourd'hui par la gauche et les pro-palestiniens ? C'est ça qui est assez insupportable au fond ? La problématique des pro-palestiniens, c'est qu'ils s'infiltrent un peu sur toutes les causes. Toutes les causes. La gauche, disons-le, est très très forte dans le milieu associatif. Ils s'infiltrent dans toutes les causes et puis ils vont réussir à parler à toute la jeunesse un peu en mal de sensations fortes. Il n'y a que ça que je vois. Karima Katim de LFI, vous écoutez Aurélia Souline. Est-ce que vous regrettez que cette association n'ait pas pu manifester ?

Moi, pour être claire, il ne faut pas... Vous ne pouvez pas reprocher... Essayez de répondre à ma question d'abord. Est-ce que vous regrettez que cette association n'ait pas pu manifester ? Moi, je regrette que dans ce pays, à cause de l'extrême droite, parce que... Je ne vois pas ce que ça va faire en milieu. Vous êtes de peloton, vous avez qui ? Vous avez Sarah Knafo. Attendez, on parle d'Aurélia Souline et de son association qui défend les viols, qui défend les femmes qui ont été violées.

Écoutez-moi, est-ce que vous regrettez que cette association qui défend toutes ces femmes qui sont violées parce qu'elles sont juives n'ait pas pu manifester le 7 octobre, jour de la journée mondiale de défense, le 7 mars ? Moi, je regrette que dans ce pays, on ne puisse pas manifester tous ensemble à cause de l'extrême droite. Le problème, c'est l'extrême droite. Alors Aurélie, allez-y. Non, mais je l'entends. Attendez, Aurélie, vous répond. Je l'entends, les femmes qui ont été violées le 7 octobre et violées en France parce que juive, je suis une femme d'extrême droite. Non, je ne parle pas de vous, madame. Mais quand vous mettez en tête de peloton, Sarah Knafo.

Et toutes les femmes qui étaient à côté de moi ont été bloquées. Et il n'y en a aucune qui vote à l'extrême droite. Sachez-le. Et de plus, il y a eu des mécanes... Répondez-lui. L'association qui est en tête de cette organisation, qui est l'association Nous Vivrons, est plutôt de tendance PS, gauche, donc républicaine. Donc ne venez pas nous targuer d'extrême droite. Vous ne vouliez pas que les femmes juives n'annifiquées dans cette... Vous ne vouliez pas que les femmes juives et bien je suis désolée. C'est le replay et c'est l'image de l'extrême droite. Vous avez entendu ce que vient de vous dire Aurélie Assouna.

Elle vous a dit la réalité, c'est que vous ne vouliez pas que des femmes juives manifestent à vos côtés. Non, la réalité, c'est que lorsque vous mettez Sarah Knafo en tête de peloton, vous rejetez une partie de la société. Vous rejetez, vous m'avez, parce que votre cause passe à l'as. Votre cause passe à l'as parce que vous avez fait le choix. Et ce n'est pas grave. Je ne dis pas que ce n'est pas grave. Je dis que c'est grave. Est-ce que vous auriez aimé que cette manifestation puisse se dérouler avec cette association ? Moi, j'aurais aimé que... Vous n'arrivez pas à répondre à ça. Mais si, je n'arrête pas de répondre. Je ne réponds pas ce que vous souhaitez que je réponde. Non, oui ou non.

Est-ce que vous auriez aimé que cette association puisse manifester à vos côtés ? Je n'aurais aimé que toutes les Françaises puissent manifester pour le féminisme et toutes les causes liées à cela, mais sans l'extrême droite, sans des partis qui stigmatisent et qui fracturent notre pays. Aurélie, il y a celui-là, vous. Dans ce cordon de sécurité, il n'y avait pas d'extrême droite. Absolument. Il y avait Jérôme Gage, que vous connaissez. Il y avait Ariel Veil, qui est aussi peste. Pourquoi n'êtes-vous pas venus avec nous, alors ? Si nous ne pouvions pas passer, pourquoi vous n'êtes pas venus avec nous ? Mais il y en avait beaucoup de l'autre côté.

Pourquoi nous sommes juifs et que vous ne voulez pas qu'on manifeste ? Mais pas du tout. Il y avait des Juifs dans le cordon. Il y avait des Juifs. Il faut arrêter de se battre. C'est ça aussi, j'ai horreur de ça. De nous renvoyer toujours sur du ragnarisme. Concernant les gens, cette victimisation, ça suffit. Attendez, s'il vous plaît. Moi, j'en ai marre. Je veux juste vous dire une chose. On essaie de parler un par un, parce qu'en plus... Oui, mais j'en peux plus. Non, mais vous allez parler. Comme Aurélie, quand vous parlez en même temps, on n'entend pas. Vous répondez Karima et je redonne la parole à Aurélie. Moi, j'en peux plus de ce type de discours. On ne peut plus.

Il faut défendre l'un ou il faut défendre l'autre. Vous défendez les femmes juives ? Bien sûr, je les défends toutes. Très bien. Mais bien sûr, il y avait des femmes juives dans notre cordon. Il y avait des femmes juives dans notre cordon. Il faut arrêter de dire parce que juif, donc on a été rejeté. Non, parce que vous avez fait le choix de mettre des personnes en tête. Vous défendez les femmes juives qui ont été attaquées, qui ont été violées le 7 octobre. Mais je défends toutes les femmes, peu importe leur religion, qui ont été attaquées, violées, martyrisées. Donc Aurélie Assouline aurait dû pouvoir manifester avec vous. Dans le monde entier.

Donc Aurélie Assouline aurait dû pouvoir manifester avec vous et son association. Oui, mais ils ont fait le choix. Oh, mais arrêtez avec Sarah Knafou. Enfin, vous prenez ça comme est-ce que Aurélie Assouline. Allez-y, vous répondez. C'est la réalité. Moi, je ne pourrais jamais manifester à côté de quelqu'un comme ça. Tout que Sarah Knafou n'était pas dans notre cordon. Voilà. Donc à partir de là, vous vous discréditez toute seule. Si, si, elle était. Madame, elle était dans notre cordon. Nous étions avec moi, élu LR, et son nom m'échappe, Constance Le Grip, élu macroniste. Mais ils l'ont pas, c'est sur les images. Et Jérôme Gage, élu PS. Il n'y avait absolument aucun...

Si, si, elle était là. Alors, moi, j'aimerais vous entendre dire que le Rames doit libérer les trois femmes otages. Non, mais on est d'accord que là, c'était une manifestation où, encore une fois, on met Israël pro-palestinien. Excusez-moi, il y avait des drapeaux palestiniens dans la manif. Mais j'entends. Il y avait des drapeaux palestiniens. Et dès qu'on dit le mot Israël, vous avez des boutons, excusez-moi. On part d'une manifestation féministe pour le droit de la femme en général. Donc il ne devait pas y avoir de drapeaux palestiniens. Et on amène... Vous êtes d'accord ? Donc dans ce cas-là, il ne devait pas y avoir de drapeaux palestiniens non plus dans cette manif.

Ça n'avait rien à voir. Si on n'a pas le droit de demander la libération des femmes israéliennes qui sont otages... Mais qui vous a dit que vous n'aviez pas le droit de demander la libération des femmes israéliennes ? Je dois vous entend dire que le Rames doit libérer cette femme otage. Mais déjà, vous n'avez pas à me dire ce que j'ai à dire. Non, elle vous demande si vous soutenez la demande de libération de ces femmes. Mais bien sûr que oui. On demande la libération des femmes israéliennes depuis le départ. Sauf qu'on a voulu nous mettre l'étiquette des fachos israéliens. On est raciste, des juifs et compagnie. Alors que ce n'est absolument pas le cas.

Sauf qu'on ne veut pas faire de politique à géométrie variable. Ce qu'on souhaite à Israël, on le souhaite aux palestiniens aussi. Tout simplement. Juste attendez, Aurélie Assouli, je vais remercier. Vous dites un dernier mot, Aurélie. Aurélie, un dernier mot. Aurélie, pardon. Israël veut aussi vivre en paix. Et Aurélie aussi d'ailleurs. Tout le monde veut vivre en paix. Et toutes les personnes qui ont été attaquées cet octobre, je vous rappelle que ce sont des personnes de connotation à gauche, qui vivent dans des kiboutes et qui aident les palestiniens de manière générale. Je reprends le cas de... Mais vous, vous condamnez ? Vous condamnez ?

Moi aussi, j'ai le droit de vous poser une question. Est-ce que vous condamnez tous les morts palestiniens ? Est-ce que vous condamnez ? Madame, c'est une guerre. Les guerres sont sales. La guerre, elle n'a pas été choisie par les femmes. Non, il n'y a pas de guerre. Les enfants n'étaient pas armés. Les femmes n'étaient pas armés. Est-ce que vous condamnez... On n'entend rien. Mais voilà, quand une fois, ils s'échappent. Donc, qui est raciste ? Vous savez, de vivre en paix avec des voisins qui veulent vivre avec eux sans pouvoir les tuer. Exactement. Et oui, il y a des Gazaouis, et j'en connais moi-même, qui veulent vivre en paix et qui ne soutiennent...

Oui, mais donc, est-ce que vous condamnez tous ces morts ? Oui. Est-ce que vous condamnez tous ces morts, justement ? Je condamne tous les morts de toutes les guerres qui font partie des dommages collatéraux, évidemment. En revanche, je soutiens les guerres quand elles sont justes. Et pour l'instant, on n'a pas le choix. Merci Aurélien Souline, président du collectif du 7. Dr. Merci d'avoir été avec nous. Mathieu Vallée, vous voulez ajouter un mot ? Moi, j'entends, M. Katim, que vous décrivez des brevets de républicanisme. La veille, il y avait une manifestation interdite par le préfet de police qui a été autorisée par les juges administratives.

On a vu Mme Obono et Mme Soudé être contentes d'être aux côtés de gens qui pouvaient manifester radicalement, ces femmes radicales et qui ont crié intifada, intifada dans Paris, et qui ont aussi dit « Ah bah, l'État, les flics et les fachos ! » Donc ça, vous condamnez pas, madame ? Obono n'a jamais crié intifada, intifada, c'est-à-dire la vérité ! Non, mais c'était dans la Mali ! C'était dans la Mali !