Thierry Marchal, président de l'automobile club lorrain
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:18OuverteRéponse partielle
De plus en plus d'automobilistes passent-ils les portes de vos locaux pour vous demander conseil en ce moment ?
- 0:52OuverteRéponse partielle
Vous qui aimez la bagnole, vous imagineriez-vous un jour en France avec un litre de gasoil à 2,50€ ?
- 1:42OuverteRéponse directe
Vous avez vu quel blocage des prix ?
- 2:46OuverteRéponse directe
Le blocage des prix, ça se fait dans certains pays européens. Quelle solution préconiseriez-vous ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Si on baissait les taxes de manière généralisée, le gouvernement a fait ses calculs, ce serait pour 20 centimes de baisse, un coût de 10 milliards d'euros. Comprenez-vous encore qu'en ce moment, des corporations comme les taxis ou les infirmiers libéraux soient encore exclus des dispositifs ?
- 4:52OuverteRéponse directe
Vous voyez une bascule vers l'électrique, vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:46PrésentateurChiffre
« A priori, 15% des stations-services en France ont au moins une pompe qui est en rupture. »
- 3:59PrésentateurChiffre
« Si on baissait les taxes de manière généralisée, le gouvernement a fait ses calculs, ce serait pour 20 centimes de baisse, un coût de 10 milliards d'euros. »
- 5:36PrésentateurFait
« En 2018, les gilets jaunes, c'est parti d'un prix d'un litre à 1,50€. Et là, on est à 2,50€. »
Temps de parole
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Le
réveil 100% local,
ici
matin.
À
l'occasion de notre journée spéciale, hausse des prix du carburant sur votre radio ici Lorraine, nous recevons le président de l'Automobile Club Lorrain, Thierry Marshall, qui répond à vos questions, Mathieu Barbier. Thierry Marshall, bonjour. Bonjour. De plus en plus d'automobilistes, passent-ils les portes de vos locaux pour vous demander conseil en ce moment
?
Pas trop encore, parce que je pense que tous les adhérents sont en attente un peu comme tous les Françaises-Français, sur l'attente des décisions que prendront l'État, théoriquement annoncées aujourd'hui, sur à la fois peut-être un blocage des prix à la pompe ou des aides complémentaires pour les grands rouleurs. Donc je crois qu'on est tous un peu en attente des décisions qui vont être prises.
En tout cas, Thierry Marshall, vous qui aimez la bagnole, comme on dit, vous imagineriez-vous un jour en France, vous retrouvez avec un litre de gasoil à 2,50€
?
Certainement pas, mais je ne
suis
pas sûr qu'on soit au bout du système, parce qu'on nous annonce quand même deux choses. D'abord, c'est ça un peu l'inquiétude, c'est qu'on nous dit que ça peut encore augmenter, jusqu'à où, on ne sait pas, puisqu'on nous annonce des fois des tarifs à 3€ le diesel. Et puis deuxièmement, on sait qu'il y aura probablement un problème de pénurie de carburant, et qui dit pénurie, dit inévitablement augmentation des tarifs. Donc quelque part, on n'est peut-être pas encore au bout du système.
A priori, 15% des stations-services en France ont au moins une pompe qui est en rupture. Thierry Marshall, vous avez vu quel blocage des prix ? Alors, il y a deux manières pour le gouvernement d'agir. Soit on fait des aides ciblées, ce qui semble être le cas, soit on fait des baisses généralisées. Dans ce cas-là, il y a deux possibilités. C'est le blocage des prix, ou alors la baisse des taxes. Quelle solution préconiseriez-vous
?
Alors, moi, je pense que, bon, autant à une époque, j'étais plutôt pour dire l'État, c'est quand même le plus gros gagnant, puisque plus les prix augmentent, plus les taxes augmentent.
Ce qui n'est pas vrai en ce moment,
parce qu'il y a moins de consommation d'essence, et l'État perd de l'argent.
Pas perd de l'argent, à moins de
rentrée fiscale qu'avant.
Oui,
c'est pour ça que je reviens un peu sur ça, parce que je pense qu'effectivement, les gens roulent moins, donc il y a moins de ventes de carburant. Puis deuxièmement, l'État, il faut mettre en place des aides. Donc quelque part, ça va dans le sens d'une baisse des recettes, puisqu'il faut compenser par les aides. Donc moi, je serais plutôt partisan d'un blocage des prix, parce que déjà, ça intéresse tout le monde, et pas uniquement ceux qui roulent beaucoup, plutôt qu'effectivement, une baisse des taxes.
Alors le blocage des prix, ça se fait dans certains pays européens. C'est notamment une proposition de la France Insoumise, mais une majorité d'économistes vont vous répondre que si vous bloquez les prix, vous créez une pénurie.
Parce
que si vous bloquez les prix, la plupart des distributeurs, notamment dans les grandes surfaces, vont vendre à perte, et plutôt qu'elles vendent à perte, ils arrêteront de distribuer de l'essence.
Alors
ça,
c
'est ce que j'ai entendu, effectivement. Blocage des prix veut dire, effectivement, peut-être un blocage de vente de carburant par un certain nombre de distributeurs. Maintenant, je ne vois pas d'autres solutions, ou alors on continue à imaginer que les Françaises et les Français payent le tarif tel qu'il est, tel qu'il peut être demain encore. Mais je pense qu'on est confronté à un problème économique très sérieux pour les Français, parce que le carburant, ça représente quand même une dépense non négligeable dans le budget d'une famille. Et donc, on peut être inquiet, quoi.
Surtout que c'est une dépense contrainte, le carburant, notamment en zone rurale. On n'a pas le choix de prendre sa voiture. On ne
peut
pas prendre le bus ou le vélo, comme en zone urbaine.
Si
on baissait les taxes de manière généralisée, le gouvernement a fait ses calculs, ce serait pour 20 centimes de baisse, un coût de 10 milliards d'euros. Vu les finances publiques, le gouvernement s'y refuse. Mais comprenez-vous encore qu'en ce moment, des corporations comme les taxis ou les infirmiers libéraux et les infirmières libérales soient encore exclus des dispositifs ? Ça paraît à peine croyable, non
? Oui,
effectivement. Je pense qu'effectivement, la question que vous posez est très exacte. Le problème est très... Alors, vous parliez du rural tout à l'heure. C'est vrai qu'on est... C'est surtout les gens qui habitent à la campagne qui sont peut-être les plus pénalisés. Maintenant, il faut peut-être imaginer d'autres solutions parce qu'on sait que le covoiturage est une des solutions possibles. Le véhicule électrique, alors on va en parler peut-être un peu. C
'était ma prochaine
question. Vous voyez
une bascule vers l'électrique, vous ?
Alors, moi, en tant qu'urbain, oui, pourquoi pas ? Parce que je pense que pour des petits trajets, l'urbain est quand même une bonne solution en voiture électrique, pour des petits trajets. Maintenant, pour le rural, la question se pose parce que les gens qui habitent dans le milieu rural font quand même beaucoup plus de kilomètres. et aujourd'hui, la voiture électrique coûte cher. L'autonomie, on n'est pas quand même garantie en termes de fiabilité encore aujourd'hui. Donc, maintenant, est-ce que ce sera la solution de demain ? Peut-être.
Merci en tout cas, Thierry Marchand,
d
'avoir été notre invité ce matin. Vous êtes président de l'Automobile Club Lorrain et on voit aussi que la société a un peu changé parce qu'en 2018, les gilets jaunes, c'est parti d'un prix d'un litre à 1,50€. Et là,
on
est à 2,50€ et les ronds-points ne sont pas encore remplis. Bonne journée, Thierry Marchand. Merci, bonne journée à vous.