Hôpital Pompidou : «On a passé une nuit terrible»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« On a passé une nuit terrible »
- 0:30Fait
« Nous avons reçu une cinquantaine de patients de l'attentat essentiellement du Bataclan et des environs du Bataclan »
- 1:50Chiffre
« La moitié des médecins qui travaillaient dans mon service n'étaient pas des médecins de mon service »
- 4:40Fait
« C'est une médecine qu'on appelle médecine de catastrophe »
- 5:20Fait
« Le plan blanc c'est la mobilisation générale de l'hôpital »
- 5:40Fait
« On forme les équipes à être prête à recevoir un grand nombre de patients »
- 6:40Fait
« On a multiplié les équipes pour faire les prélèvements de sang »
- 7:40Fait
« On a passé la phase aigu »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] vers 11h j'ai été averti que le plan blanc était déclenché je me suis rendu à l'hôpital et j'en suis parti ce matin vers 7h avant d'y revenir vers 11h l'idée c'est que nous avons reçu une cinquantaine de patients de l'attentat essentiellement du Bataclan et des environs du Bataclan dont un/4 un/ers étaient des patients très gravement atteints qui sont soit directement allés en réanimation directement allé au bloc opératoire les autres nous les avons pris en charge directement aux urgences certains aussi étaient très gravement malades et donc il a fallu de nouveau aussi les transférer dans le bloc en fait on a passé une nuit terrible d'abord j'ai appelé les équipes chez elle parce qu'on a l'équipe habituelle qui est là mais ça ne suffit pas le plan blanc c'est aussi la mobilisation de ceux qui sont chez eux donc j'ai appelé ceux qui étaient chez eux je a dit de venir ensuite j'ai eu l'agréable surprise de voir que même ceux que j'avais pas appelé sont venus mais aussi que ceux que je ne connaissais pas venaent c'estàdire que j'ai eu des tas de médecins qui spontanément sont venus aux urgences pour me dire on vient vous donner un coup de main des gens que je n'avais jamais vu des médecins généraliste de Paris un couple de médecins qui étit en vacances et dont l'hôtel est en face de l'hôpital qui spontanément sont venus des anciens internes des anciens externes enfin on a eu une grande aide à tel point qu'à un moment dans le service je crois que la moitié des médecins qui travaillaient dans mon service n'étaient pas des médecins de mon service c' des gens que je ne connaissais pas quelques heures avant donc ça nous a aussi beaucoup aidé parce qu'on a eu tout de suite une masse critique pour recevoir cette vague très importante de patient qui est arrivé très brutalement entre 2 et 3h du matin pendant 2h ça a été très calme et puis brutalement ils sont arrivés et là quand ils arrivent bah il faut y aller il faut trier les patients d'emblé voir ceux qui sont très graves ceux qui peuvent un peu attendre ceux qui peent un peu plus longtemps attendre ça c'est un premier travail ensuite on les soigne on sauve ceux qui vont mourir ceux qui peuvent attendre là aussi on les on les pense on les on leur donne des antibiotiques on leur donne du sang les transfuse on gagne du temps et puis après tout s'organise en fait c'est une médecine qu'on appelle médecine de catastrophe c'est la capacité pour un système à recevoir un immense nombre de patients alors qu'habituellement on n jamais habitué à ça bien sûr et en fait quand on vous dit le plan le plan blanc c'est la mobilisation générale de l'hôpital mais ce n'est pas seulement ça c'est-à-dire qu'en permanence dans notre métier on forme les équipes à être prête à recevoir un grand nombre de patients et donc il y a des protocoles dans le service pour faire en sorte que on ne soit pas surpris le jour où ça arrive pour une raison très simple c'est qu'on sait que ça va arriver et comme on sait que ça va arriver mais il faut être prêt et c'est probablement la préparation l'hyper professionnalisme des équipes qui fait que on a pu monter en puissance très vite quand on a eu la vague de patient qui est arrivé et c'est pour ça qu'on a pu probablement je crois bien les prendre en charge et sauver ce ceux qui nous arrivaient on a beaucoup parlé de la mobilisation des Parisiens autour du don du sang où est-ce que vous de ce côtél et de quoi vous avez besoin alors aujourd'hui les jours sont stabilisé je veux rassurer les gens on a eu ce matin un mouvement incroyable là où vous êtes il y avait 100 personnes qui faisaient la queue pour donner son sang leur sang quelque chose qu'on a jamais vu V donc on a multiplié les équipes pour faire les prélèvements de sang mais aujourd'hui on a pas de besoin on a passé la phase aigu et je remercie d'abord les gens qui ont fait l'effort de venir et ils peuvent revenir dans les jours qui viennent mais il y a pas d'urgence à venir il y a encore quelques vies à sauver le le le job n'est pas fini et puis se repréparer aussi parce que c'est un métier où il faut être sans arrêt prêt et donc les équipes se repréparent aussi à éventuellement d'autres épisodes de ce genre [Musique]
Philippe Juvin