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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 juillet 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileJusticeEurope & international

Yoann Gillet : "Si François Bayrou persiste, nous utiliserons la censure !" (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:07OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils doivent s'attendre à tomber à la rentrée ces ministres ?

  • 1:12RelanceRéponse directe

    Pourquoi vous cacher derrière votre petit goût ? Parce que c'est au programme. Vous allez censurer, oui ou non ?

  • 1:29FerméeRéponse directe

    Vous comptez essayer de faire plier François Bayrou ?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    Pourquoi ne pas avoir censuré plus tôt ? Ça fait 8 mois que François Bayrou est au pouvoir.

  • 3:28OuverteRéponse directe

    François Bayrou parle de soumission de l'Union européenne. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ?

  • 4:07RelanceRéponse directe

    Sauf qu'en 2016, Marine Le Pen disait que l'élection de Donald Trump était une chance pour la France. Elle s'est trompée, Marine Le Pen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09Invité politiquePromesse
    « nous censurerons le gouvernement s'il y a des hausses d'impôts, s'il y a encore des efforts qui sont demandés aux Français alors que l'État lui-même ne se serre pas la ceinture. »
  • 0:34Invité politiqueChiffre
    « il y a des économies à faire en réformant de manière structurelle l'État avec ces agences gouvernementales qui coûtent très cher, 80 milliards d'euros dans leur globalité. »
  • 1:32Invité politiqueFait
    « Nous avions censuré Michel Barnier en décembre 2024 pour protéger les Français. Nous avions ainsi réussi à réindexer les pensions de retraite sur la flexion, à stopper l'augmentation du prix de l'électricité. »
  • 1:48Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui, ils sont 52% à réclamer que le gouvernement tombe, les Français, selon un sondage. »
  • 2:16Invité politiqueChiffre
    « dans le budget présenté par François Bayrou, il n'y a que 2 milliards d'euros sur près de 44 milliards d'euros d'économies réelles sur le train de vie de l'État. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « aujourd'hui, la France est totalement soumise à l'Union européenne et l'Union européenne est totalement soumise au marché américain. »
  • 4:59Invité politiqueFait
    « cet accord de Mme Van der Leyen va avoir des répercussions très graves pour la France, notamment pour nos agriculteurs. »
  • 5:12Invité politiqueFait
    « cet accord prévoit d'ouvrir le marché européen davantage aux productions américaines. »
  • 6:01Invité politiqueChiffre
    « il prévoit également des imports en matière de gaz et d'armement pour plusieurs centaines de milliards d'euros. »
  • 7:27Invité politiquePromesse
    « en partie, oui, tout à fait. Et si ces mesures vont dans le bon sens, évidemment, nous les voterons. »
  • 8:02Invité politiqueFait
    « nous n'avons strictement rien à nous reprocher. »
  • 8:59Invité politiqueFait
    « la Commission nationale des comptes de campagne valide systématiquement les comptes du parti politique et valide également les comptes de chaque candidat à chaque élection. »

Temps de parole

  • Yoann Gillet75 %
  • Présentateur25 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Johan Gillet, merci d'être notre invité ce matin. Dans quelques heures aura lieu le dernier Conseil des ministres avant les vacances. Est-ce qu'ils doivent s'attendre à tomber à la rentrée ces ministres ?

0:09
Yoann Gillet

Écoutez, à nous le dire, nous avons été très clairs, nous censurerons le gouvernement s'il y a des hausses d'impôts, s'il y a encore des efforts qui sont demandés aux Français alors que l'État lui-même ne se serre pas la ceinture. Ce que nous disons avec Marine Le Pen et Jordan Bardella depuis des semaines, des mois même, c'est que l'État doit se serrer la ceinture. Aujourd'hui, il y a des économies à faire en réformant de manière structurelle l'État avec ces agences gouvernementales qui coûtent très cher, 80 milliards d'euros dans leur globalité alors même qu'un certain nombre ne sont pas efficaces.

C'est des économies à faire également en matière d'immigration, d'ailleurs les Français le souhaitent. Aujourd'hui, l'immigration nous coûte très cher et nous sommes en capacité dès 2026 de faire 18 milliards d'euros d'économies sur ce sujet, mais c'est aussi sur la contribution de la France à l'Union Européenne puisque la France continue de donner toujours plus à l'Union Européenne. Il y a là des milliards d'euros à faire d'économies. Alors avant de s'en prendre encore aux Français, aux travailleurs, aux retraités, nous disons au gouvernement, pardon, à François Bayrou qu'il faut d'abord se serrer la ceinture.

1:12
Présentateur

Mais sauf que là, ce dont vous parlez, ces coupes dans la santé, notamment cette année blanche qui va faire mécaniquement augmenter les impôts de certains Français, pourquoi vous cacher derrière votre petit goût ? Parce que c'est au programme. Vous allez censurer, oui ou non ?

1:25
Yoann Gillet

Nous censurerons si François Bayrou maintient ses mesures injustes.

1:29
Présentateur

Vous comptez essayer de faire plier François Bayrou ?

1:30
Yoann Gillet

Bien sûr, nous comptons le faire plier. Nous avions censuré Michel Barnier en décembre 2024 pour protéger les Français. Nous avions ainsi réussi à réindexer les pensions de retraite sur la flexion, à stopper l'augmentation du prix de l'électricité. Donc nous comptons utiliser la censure pour protéger les Français s'il le faut. Aujourd'hui, ils sont 52% à réclamer que le gouvernement tombe, les Français, selon un sondage. Évidemment. Et si aujourd'hui, François Bayrou maintient ses mesures injustes et vient encore davantage voler l'argent des Français et leur prendre encore plus d'argent et baisser leur pouvoir d'achat, alors nous censurons.

Le Rassemblement national n'hésitera pas un instant. Et si François Bayrou recule et revient à la raison, alors nous pourrons travailler sérieusement. Nous, ce que nous souhaitons, c'est faire des réformes structurelles. Je rappelle d'ailleurs que dans le budget présenté par François Bayrou, il n'y a que 2 milliards d'euros sur près de 44 milliards d'euros d'économies réelles sur le train de vie de l'État. Ce n'est pas acceptable. L'État doit se serrer la ceinture avant de demander aux Français de faire les efforts.

2:30
Présentateur

Pourquoi ne pas avoir censuré plus tôt ? Ça fait 8 mois que François Bayrou est au pouvoir. Vous n'avez pas eu le temps de voir que finalement, ça ne vous satisfaisait pas, cette politique ?

2:39
Yoann Gillet

Mais la censure, c'est un acte fort. Et on censure, nous, au Rassemblement national, le gouvernement quand il y a matière à protéger les Français. Il n'y a pas eu matière jusqu'ici ? On ne censure pas. Il n'y avait pas de mesure directe permettant d'empêcher ces mesures. Aujourd'hui, nous, nous voulons censurer le gouvernement s'il maintient son cap budgétaire. Mais hier, les censures présentées par la gauche n'avaient ni queue ni tête. Parce que vous censurez un Premier ministre, vous censurez un gouvernement, et vous vous retrouvez le lendemain avec un nouveau Premier ministre macroniste. Donc il faut dire la vérité aux Français.

Est-ce que vous pensez que ça sera différent si vous censurez au mois d'octobre ? Nous protégerons les Français. Et nous éviterons aux Français de subir toujours plus un gouvernement qui vient leur voler leur argent.

3:24
Présentateur

Alors, on parlait budget, justement. Il y a quelque chose qui ne devrait pas ranger les choses, ce sont ces droits de douane. Et cet accord passé entre l'Union européenne et les États-Unis. François Bayrou parle de soumission de l'Union européenne. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce constat ?

3:36
Yoann Gillet

Évidemment, mais ça me fait doucement rire quand même d'entendre François Bayrou dire aujourd'hui ce que le Rassemblement national dit depuis plusieurs années et ce que le Rassemblement national réaffirme systématiquement. Aujourd'hui, la France est totalement soumise à l'Union européenne et l'Union européenne est totalement soumise au marché américain. Ça, c'est une réalité. Et quand c'est le Rassemblement national qui le dit, c'est un mensonge. Mais visiblement, aujourd'hui, toute la classe politique donne raison à Marine Le Pen et à Jordan.

4:07
Présentateur

Sauf qu'en 2016, Marine Le Pen, vous parlez d'il y a plusieurs années, c'est qu'en 2016, Marine Le Pen disait que l'élection de Donald Trump, c'était une chance pour la France. Elle s'est trompée, Marine Le Pen ?

4:16
Yoann Gillet

Non, Marine Le Pen disait que l'élection de Donald Trump était une chance pour la France. Elle disait que c'était une chance pour les patriotes du monde entier, un espoir pour les patriotes du monde entier et une chance pour les Américains. Elle disait une chance pour la France. J'ai retrouvé la citation. Donald Trump est dans son rôle. Donald Trump défend son pays et défend les Américains. Moi, ce que je constate aujourd'hui, c'est que personne au gouvernement, ni le président de la République d'ailleurs, ne défend la France. L'intérêt de la France est des Français.

Et l'Union européenne, elle, est dans une idéologie qui lui est propre et n'a pas défendu les intérêts de l'Union européenne, pas plus qu'elle a défendu les intérêts de la France. Aujourd'hui, ce que l'on voit avec cet accord, c'est que c'est un fiasco total. Économiquement, moralement, il n'y a aucun intérêt pour la France. Bien au contraire, il n'y a eu aucune contrepartie qui a été négociée. Et cet accord de Mme Van der Leyen va avoir des répercussions très graves pour la France, notamment pour nos agriculteurs, puisque cet accord prévoit d'ouvrir le marché européen davantage aux productions américaines.

5:20
Présentateur

Gabriel Attal propose dans le Figaro d'instaurer des droits de douane sur les géants du numérique en forme de riposte à cet accord, qui n'est pas équilibré selon lui aussi. Est-ce que c'est une bonne idée, selon vous, d'instaurer un rapport de force de riposte ?

5:34
Yoann Gillet

Le rapport de force, aujourd'hui, il est malheureusement clairement, une penche en tout cas du côté des Américains. Donc ce qu'il fallait, c'était négocier dans la globalité. Ce que Mme Van der Leyen n'a pas fait, d'ailleurs elle-même avoue, de ne pas avoir vraiment négocié avec le président américain et avoir subi les demandes du président américain.

Aujourd'hui, cet accord, il prévoit non seulement d'ouvrir le marché européen davantage aux productions américaines, ce qui va faire beaucoup de mal à nos agriculteurs, il prévoit également des imports en matière de gaz et d'armement pour plusieurs centaines de milliards d'euros, ce qui va là aussi affaiblir l'économie de la France et de l'Union européenne.

6:13
Présentateur

On a bien compris que ça ne vous convainc pas franchement. Dans le reste de l'actualité, il y a ce projet de loi qui sera présenté à l'automne par le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, la loi sur S.U.R.E. pour, je cite, « sanctions utiles, rapides et efficaces ». Objectif, dit-il, en finir avec le laxisme supposé de la justice en France. Ça devrait vous faire plaisir. Il reprend vos mots, Gérald Darmanin ?

6:32
Yoann Gillet

Il reprend nos mots. Vous savez, nous sommes habitués au Rassemblement national à avoir des politiques qui reprennent nos mots et qui font l'inverse quand ils sont aux responsabilités. La vérité, c'est que les propos de Gérald Darmanin peuvent évidemment sonner de manière agréable à nos oreilles. La vérité, c'est que quand nous proposons, nous concrètement, au Rassemblement national, à l'Assemblée nationale, eh bien de renforcer la réponse pénale, de supprimer les aménagements de peine et réduction de peine, d'exiger l'expulsion systématique des délinquants étrangers, de supprimer les allocations aux familles de délinquants, eh bien là, il n'y a plus personne.

La Macronie ne vote pas ses mesures, pas plus que les LR et évidemment pas plus que la gauche.

7:13
Présentateur

Et là pourtant, dans ce qui est annoncé, je reprends les mesures, suppression de l'obligation d'aménagement de peine pour les peines de moins d'un an, généralisation du jour amende, suppression du sursis pour les personnes déjà condamnées, c'était en partie le programme de Marine Le Pen en 2022 ?

7:27
Yoann Gillet

En partie, oui, tout à fait. Et si ces mesures vont dans le bon sens, évidemment, nous les voterons, parce que nous, nous agissons uniquement pour l'intérêt de notre pays et nous n'agissons pas avec sectarisme. Mais ce que nous disons, c'est que nous serons prudents, nous ne sommes pas naïfs et nous avons l'habitude de Gérald Darmanin qui a tendance à présenter les choses d'une manière pour, in fine, faire les choses d'une manière très différente.

7:48
Présentateur

Justement, en parlant de justice, une nouvelle perquisition a eu lieu il y a quelques semaines au siège du Rassemblement National dans une affaire, cette fois de don jugé illégaux dans les campagnes européennes et présidentielles du Rassemblement National. Est-ce que vous craignez que les affaires s'accumulent entre votre parti ?

8:02
Yoann Gillet

Nous ne craignons rien parce que nous n'avons strictement rien à nous reprocher. Ce que nous constatons, en revanche, c'est qu'il y a un acharnement contre le Rassemblement National. Les Français ne sont pas du... Ils savent pertinemment que le système veut faire taire ceux qui sont en mesure d'incarner l'alternance et de remplacer ce système.

8:22
Présentateur

Ces dons jugés illégaux, ces prêts jugés illégaux, excusez-moi, qui seraient des dons déguisés sur la justice, je vais y arriver.

8:30
Yoann Gillet

Ce sont des dons qui sont validés par la Commission nationale des comptes de campagne.

8:32
Présentateur

Oui, mais justement, vous-même, vous avez reconnu qu'au Rassemblement National, en tout cas, que ces prêts, ils n'avaient pas de définition juridique très claire et que donc, du coup, il n'y avait pas de problème. Non, justement, il y a un problème sur le plafond pour savoir si c'est illégal ou pas. Est-ce que vous n'assumez pas d'avoir joué quelque part avec un flou juridique ?

8:48
Yoann Gillet

Non, pas du tout. La Commission nationale des comptes de campagne valide systématiquement les comptes du parti politique et valide également les comptes de chaque candidat à chaque élection. Donc, il n'y a pas de sujet. Et d'ailleurs, le code électoral est très clair. Les candidats de tous les partis politiques doivent recourir à des prêts, soit des prêts bancaires. Peu de banques, on le sait, prêtent à des candidats ou à des particuliers qui prêtent à des taux d'intérêt qui sont d'ailleurs fixés par la Commission nationale des comptes de campagne puisque c'est une obligation de rémunérer ces prêts. Et donc, nous, nous n'avons strictement rien à nous reprocher.

Mais nous savons pertinemment que le système ne nous fera aucun cadeau jusqu'en 2027 parce que nous savons pertinemment que le système a peur. Et c'est pertinemment que Marine Le Pen et Jordan Bardella arriveront.

9:31
Présentateur

Merci beaucoup, Yohan. J'ai été notre invité ce matin.