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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 11 décembre 2025 30 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & familleJustice

Après la Sécu, le défi du budget de l’État

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:02OuverteRéponse directe

    Racontez-nous la rencontre entre Emmanuel Macron et les lecteurs d'Ouest France.

  • 6:33FerméeRéponse directe

    Le président a confirmé l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15-16 ans ?

  • 8:15OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette méthode de compromis sur le budget de la Sécurité sociale peut être reproduite sur le budget de l'État ?

  • 10:39OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça peut être reproduit sur la question du budget de l'État ?

  • 12:16OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça pourrait rajouter ce que demande Éric Coquerel, c'est-à-dire demander à des parlementaires de gauche de changer leur vote ?

  • 17:52OuverteRéponse directe

    Et un mot sur la droite, est-ce que Bruno Retailleau est aussi en perdant de cette séquence budgétaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:55InvitéFait
    « le 49-3 n'a pas été utilisé pour le PLF-SS, il ne sera pas utilisé sur le PLF »
  • 12:02InvitéFait
    « elle a prouvé qu'il était possible de pouvoir faire parler entre des gens qui n'ont en réalité pas grand-chose en commun »
  • 21:56PrésentateurFait
    « il a eu deux bracelets électroniques, Nicolas Sarkozy »
  • 22:04PrésentateurFait
    « il insulte les victimes du décédiste du TA en expliquant qu'elles n'ont jamais compris qu'il parlait avec Kadhafi »
  • 23:54InvitéFait
    « il me paraît assez difficile de faire une union des droites avec le Rassemblement National parce que ça serait une absorption »
  • 25:06InvitéFait
    « il a toujours été adepte de la rupture »
  • 28:56PrésentateurFait
    « il s'associe à France Bénévolat pour distribuer 500 repas aux personnes en précarité chaque lundi de décembre jusqu'à Noël »

Temps de parole

  • Présentateur35 %
  • Invité28 %
  • Invité 213 %
  • Présentateur 212 %
  • Invité 34 %
  • Invité 42 %
  • Invité 52 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Marion, on va regarder ce qu'il y a à la une de nos quotidiens régionaux et on commence, on en parlait il y a quelques instants avec Julien, par la Voix du Nord qui nous parle de ces élus qui boutent les réseaux sociaux. Oui, Rianne, alors même que ce profil, la campagne pour les municipales, certains maires snobbent les réseaux sociaux et ils disent leur ras-le-bol dans la Voix du Nord face aux insultes et aux menaces qui prolifèrent en ligne. Nicolas Bouche, par exemple, le maire de Lambert-Sarthe, n'hésite pas à les comparer, ces réseaux sociaux, à des poisons pour la démocratie.

Un constat qui est partagé par un maire voisin dont la famille a été directement menacée. Dans la commune de Zegerskappel, le maire préfère, lui, rester fidèle au bon vieux journal communal, au sous-titre « Chambreur, réseau social rural depuis 1981 ». Très bon titre. L'Union, le journal L'Union, voit une éclaircie se dessiner pour le marché de l'immobilier ? Oui, le journal se questionne sur la fin de la crise. On y apprend que les ventes de logements anciens ont augmenté de 11% cette année. Une tendance qui se confirme à Reims. Le plus dur est passé selon le gérant de quatre agences immobilières de la Marne.

Derrière Marseille et Toulon, les villes de Dijon et Reims battent de nouveaux records. 2570 euros le mètre carré, c'est 2% de plus que l'an dernier. 34% de plus sur 10 ans. Le neuf, en revanche, est à l'arrêt. Moins de dépôts de permis, moins de projets. Le marché est à tonnes depuis deux ans, regrettent les professionnels du secteur. Le courrier Picard se demande pourquoi le Rassemblement national veut rouvrir les maisons closes. Oui, une proposition de loi du député Jean-Philippe Tanguy vise à les réautoriser pour casser les réseaux de prostitution de rue. En Picardie, où les derniers établissements ont fermé en 46, l'idée n'emballe pas grand monde selon le courrier Picard.

Le maire d'Amiens estime que le sujet n'est pas la priorité. La secrétaire générale de la CFDT, Marie-Lise Léon, critique, elle, cette proposition du Rassemblement national qui veut faire, je cite, des prostituées, des salariés et des cotisants comme les autres. Et le courrier Picard nous informe, les maisons closes sont autorisées dans 7 pays européens, tolérés en Espagne et dans les Pays-Baltes. La Provence qui dit que Marseille est sous haute surveillance pour les fêtes. Oui, avec à sa une 120 policiers pour les fêtes, une sécurité renforcée jusqu'au 4 janvier dans le centre-ville, mais aussi aux abords des principales zones commerciales.

Selon le maire de Marseille, Benoît Payan, la période est propice au rassemblement, les risques sont multipliés. Alors que le président de la République est attendu mardi prochain dans la cité fosséenne, il réitère sa demande, davantage de policiers nationaux, davantage de magistrats et le retour de la police nationale de proximité. Et Marion termine avec cette exposition qui arrive à Lille, après New York, Shanghai, Milan et Londres. Oui, si je vous parle, et je sais que vous adorez, d'un million de briques nécessaires pour réaliser 90 œuvres, Auriane. Les Legos ! Les Legos, eh bien oui, les Legos.

Enfin, les œuvres d'art réalisées en Lego par Nathan Sawaya, un ex-avocat d'affaires américain, passionné, reconverti au début des années 2000, de la jeune fille à la perle de Vermeer au penseur de Rodin, en passant par un T-Rex de 6 mètres de long. Toutes les pièces sont minutieusement assemblées pour un rendu père fidèle par rapport au modèle. Et ça se passe à Lille jusqu'au 31 janvier, nous rappelle Nord et Claire. C'est vous qui m'avez parlé des Legos 3D. Ce sont des œuvres d'art, c'est ça. Là, on est dans la véritable mode art des Legos 3D. Sous le sapin de Noël. Bonne idée de cadeau de Noël. Merci Marion, merci beaucoup. On continue avec ce qui fait la lune de la presse régionale.

Et c'est Emmanuel Macron qui poursuit son tour de France à la rencontre des lecteurs de cette presse régionale. Hier, il était avec l'électeur de Ouest France en Bretagne, où on retrouve Yves-Marie Robin. Bonjour Yves-Marie, merci beaucoup d'être avec nous. Bonjour Yves-Marie, bonjour à tous. Journaliste à Ouest France. Yves-Marie, vous étiez donc à Saint-Malo hier après-midi, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et vos lecteurs, sur le thème des réseaux sociaux. Racontez-nous.

4:04
Invité

Effectivement, vous l'avez dit, c'était la quatrième étape de ce tour de France numérique d'Emmanuel Macron, après Toulouse, après Arras, après Mircourt dans les Vosges. Donc il est venu en Ile-et-Vilaine. Et c'était un événement, puisque la cité corsaire n'avait plus accueilli de président de la République depuis 60 ans, depuis le général de Gaulle. Alors Emmanuel Macron n'a pas lambiné en chemin, puisqu'après le Conseil des ministres, il est arrivé à l'heure du déjeuner en avion Falcon à Dinard. Il s'est rendu ensuite dans la cité corsaire, dans l'intramuros, pour déjeuner avec le maire, le LR Gilles Lurton, pour parler un peu des dossiers en cours. Comme vous le demandez.

Donc ils ont déjeuné de manière assez frugane, puisqu'ils ont mangé des crêpes. Et puis Emmanuel Macron s'est ensuite isolé à la mairie, pendant une heure, pour une conférence avec le Premier ministre britannique et le chancelier allemand. Ils avaient au téléphone Donald Trump. Pendant ce temps-là, les lecteurs d'Ouest France, les 250 lecteurs d'Ouest France qui avaient été invités, ont patienté pendant une heure, dans un cadre assez sympathique, puisque c'était face à la maire. Le président de la République est arrivé vers 16h. Et comme à son habitude, il a mouillé la chemise, un peu comme il avait fait en 2019, lors du grand débat face aux maires.

Pendant deux heures et demie, il a répondu à leurs questions, aux questions des lecteurs. Tout a été passé en revue. L'anonymat des expressions sur les réseaux sociaux, les fausses nouvelles, à la fois sanitaires et environnementales, les menaces de manipulation aussi, face aux élections municipales qui s'annoncent. Mais le témoignage le plus fort, je crois, a été quand même celui d'une lorientesse, d'une maman lorientesse, qui a perdu son fils de 15 ans, qui s'est suicidé à la suite de cyberharcèlement. Elle a porté plainte contre les réseaux sociaux, mais se heurte à un mur. Le président de la République a promis de l'y aider. Il l'a rencontré en privé à l'issue de son intervention.

On a aussi parlé forcément de la polémique de la semaine dernière sur la labellisation des médias. Alors le président de la République a dit qu'il n'avait jamais rien dit de la sorte. Il a simplement demandé à ce que la profession fasse un peu le ménage en interne entre médias, médias fiables et médias pas fiables, médias sérieux, médias pas sérieux.

6:33
Présentateur

Un mot juste, Yves-Marie, rapidement, parce qu'il était attendu aussi, le président, sur la question de l'interdiction de l'accès aux réseaux sociaux. Vous nous en avez un peu parlé. Aux enfants de moins de 15-16 ans, est-ce qu'il a confirmé tout ça ?

6:46
Invité

Oui, il a confirmé qu'effectivement, il veut interdire l'accès des adolescents des 15-16 ans. Alors, il n'a pas donné d'âge précis, mais aux réseaux sociaux, disant même que, voilà, s'il conçoit qu'il y a quelques fleurs au milieu de la décharge, il ne souhaite pas que les adolescents s'y rendent. Il veut aussi, il a confirmé, interdire l'accès aux téléphones portables dans les lycées, ce qui a fait réagir quand même quelques jeunes, taclant même cette mesure en disant, mais monsieur le président, vous n'avez pas réussi à interdire les téléphones portables en prison, pourquoi les interdire au lycée ?

La discussion de cette proposition de loi est toujours attendue à l'Assemblée nationale le 19 janvier. Elle est portée par Laure Miller, la députée Renaissance de la Marne. Alors, au final, pas d'annonce particulière, juste des confirmations, mais les participants ont été ravis de rencontrer le président de la République. La soirée s'est même terminée par une séance de selfies qui iront, je l'imagine, inonder les réseaux sociaux. Et pas de questions pièges non plus, il n'a été pas du tout question des propos pléoniques de Brigitte Macron sur les associations féministes.

8:00
Présentateur

Merci beaucoup, merci Yves-Marie d'avoir été avec nous. La une de Ouest-France. Alors, il y a évidemment Emmanuel Macron, mais il y a aussi le feu de la colère agricole qui est prêt à se rallumer à la une de votre journal. Merci beaucoup, Yves-Marie. Vous parliez des propos de Brigitte Macron. On va y revenir dans quelques instants avec nos éditorialistes, mais on va commencer par parler budget après l'adoption du budget de la Sécurité sociale par les députés. La course de haie budgétaire se poursuit pour le Premier ministre. Va-t-il réussir à faire passer le budget examiné en ce moment au Sénat avant d'en débattre avec nos éditorialistes ? On regarde les explications de Jérôme Rabier.

8:33
Invité

Après l'adoption du budget de la Sécurité sociale à l'Assemblée, ce budget baptisé PLFSS revient au Sénat ce vendredi en séance. Mais alors qu'il pouvait réécrire le texte, les sénateurs à majorité de droite et du centre vont le rejeter d'emblée, permettant sa validation définitive mardi prochain à l'Assemblée. Le Sénat a montré beaucoup de sagesse parce que si on avait réouvert le dossier, bien sûr, on aurait pu reprendre un certain nombre de mesures qui nous sont chères, mais je crois qu'on n'aurait pas tenu les délais et de ce fait ont tué le PLFSS. Reste maintenant un autre gros morceau, le projet de loi de finances pour 2026.

Et le gouvernement espère encore arracher un compromis, cette fois-ci avec l'ensemble du Parlement. L'objectif de doter la France d'un budget d'ici au 31 décembre, c'est possible, c'est ce que nous souhaitons. Mais la balle est aujourd'hui dans le camp du Parlement et significativement de la droite sénatoriale qui occupe, comme vous le savez, une grande place dans la commission mixte paritaire. Le Sénat doit voter ce lundi 15 décembre sur ce budget avant que 7 députés et 7 sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire jeudi 19 décembre pour tenter de se mettre d'accord.

S'ils y parviennent, le Sénat et l'Assemblée devront valider ce compromis en séance le 23 décembre et le gouvernement prévient que malgré les appels du pied, il n'utilisera pas le 49-3. Le 49-3 n'a pas été utilisé pour le PLF-SS il ne sera pas utilisé sur le PLF dans la démarche que je viens de vous donner. Il faut donner toutes ces chances à cette commission mixte paritaire il faut faire confiance aux sénateurs dans la capacité à construire des compromis. Si la CMP échoue ou en cas de rejet au Sénat ou à l'Assemblée il sera impossible de tenir les délais.

Restera l'option de la loi spéciale utilisée l'an dernier et qui permet de reconduire le budget voté l'année précédente mais qui ne peut être qu'une solution provisoire renvoyant la recherche du compromis au début de l'année prochaine.

10:31
Présentateur

Et on va en parler avec vous. Bonjour Mickaël Darmont. Bonjour. Merci d'être là. Et bonjour Béron Germont. Merci également d'être avec nous. On va revenir sur ce qui s'est passé. Alors d'abord peut-être un mot sur l'adoption de ce budget de la sécurité sociale Mickaël et cette victoire de Sébastien Lecornu la victoire de sa méthode aussi. Est-ce que ça peut être reproduit sur la question du budget de l'État ?

10:56
Invité

Ah ça sera différent parce que là on est vraiment sur le budget de l'État on est vraiment dans le critère d'appartenance à l'opposition ou à la majorité sur le budget de l'État. C'est le résultat vraiment de toutes les additions, les soustractions, les politiques choisies, les politiques publiques. Là vraiment c'est l'appartenance à la majorité ou à l'opposition et là ça sera évidemment différent. La sécurité sociale, ça peut permettre de créer un territoire de consensus. Oui cette méthode elle a effectivement on a beaucoup éprouvé ces dernières semaines ici sur ce plateau avec vous et dont on a douté jusqu'au dernier moment.

On a pensé, même lui-même d'ailleurs a pensé que ça pouvait tomber d'un côté ou de l'autre quelques mois près. Je pense qu'elle a été nécessaire pour pouvoir arriver à un accord et peut-être restera-t-elle comme le tout début peut-être d'une mutation de la culture politique française mais qui trouvera une expression bien au-delà de la période d'aujourd'hui mais elle a prouvé qu'il était possible de pouvoir faire parler entre des gens qui n'ont en réalité pas grand-chose en commun. Voilà, il faudra ensuite tirer les leçons de cela. Le budget ce sera autre chose.

12:16
Présentateur

Il ne peut pas forcément faire coup double, ça va être compliqué de faire coup double Bérangère ? Oui, d'autant qu'il reste quand même un certain nombre d'inconnus sur le budget et là où les socialistes, enfin la bienveillance des socialistes sur le PLFSS, sur le projet de financement de la sécurité sociale n'est pas complètement acquis voire pas du tout considérant que ils n'ont pas à ce stade obtenu de taxes d'Ukman ou d'équivalent. sur le PLFSS, ils ont eu la suspension de la réforme des retraites et ça, pour le coup, ils peuvent le revendiquer. De même, d'ailleurs, que la droite a pu revendiquer quand même un certain nombre de suppressions, de hausses d'impôts, etc.

Donc, tout le monde en avait un petit peu dans sa besace. Là, j'ai presque envie de dire tout est à faire, quoi. Et donc, effectivement, Mickaël le disait, la question, ça va être de savoir dans quelle mesure cette fameuse culture de compromis commence un tout petit peu à avancer dans l'esprit de tout le monde et où tout le monde accepte finalement de ne pas avoir tout ce qu'il demandait. Et d'autant qu'elle a laissé des traces à l'intérieur des partis, à l'intérieur des camps, Mickaël. Est-ce que ça, ça peut jouer pour la suite ?

13:22
Invité

Oui, ça va jouer pour la suite parce qu'il va falloir ensuite qu'une fois de plus les partis se déterminent, envoient des messages clairs à leur camp politique, à leurs électeurs futurs. On a assisté effectivement là déjà à un vote de rupture avec celui de la sécurité sociale puisqu'on a quand même vu, effectivement, on retiendra cette situation très baroque. Les socialistes sont venus à la rescousse du gouvernement. À droite, on a même voté certains qui se sont abstenus sur une réforme qu'ils voulaient absolument et qu'ils voyaient partir sous leurs yeux. Tout ça pour pouvoir continuer à construire un budget. Bon, on est encore dans l'expression de ce chaos politique qui a été décidé.

Il va falloir maintenant trouver effectivement un chemin. Je ne sais pas comment ça va se trouver. Je pense qu'effectivement les partis vont maintenant revenir un peu à leur étiage. Et c'est peut-être là que le danger, on a entendu Marine Le Pen immédiatement attaquer Sébastien Lecornu en disant qu'il instrumentalisait le débat sur la défense et sur le budget de la défense de manière à pouvoir continuer à faire passer des compromis. On a entendu, d'ailleurs, même le Premier ministre à la tribune continuer à dire, pour un peu brosser tout le monde dans le sens du poil et à dire qu'il faut des compromis. Il a été très lyrique sur la défense, la souveraineté, l'attaque, l'intégrité du pays.

Bon, bien sûr, il a son idée en tête. Il veut tenter la même méthode. Il ne va pas changer de méthode. Il ne va pas changer de méthode qui gagne pour la première fois. Mais les circonstances seront différentes.

15:10
Présentateur

– Oui, et parmi les camps où ça a laissé des traces, il y a la gauche, notamment, et la France insoumise qui continue de fustiger la décision du PS et des écologistes. On va écouter le président de la commission des finances de l'Assemblée, Éric Coquerel, ce matin.

15:23
Invité

– Ce qui m'a particulièrement irrité, c'est le vote des socialistes. Ce qui m'a déçu, c'est le vote d'une partie des écologistes. Mais j'allais dire, eux, je leur fais quelque part un appel. Ils ont le temps de changer de vote parce que la semaine prochaine, on revient le 16 décembre sur ce vote. Et si les votes d'abstention deviennent des votes contre, eh bien, on fait échec à un projet de loi de finances. Moi, j'avais dit que c'était le musée des horreurs sociales. Alors, il y a eu quelques… Le gouvernement était obligé de concéder des mesures par rapport à l'Assemblée. On va dire aujourd'hui que c'est le cabinet des horreurs sociales.

15:53
Présentateur

– Voilà, il lance un appel parce qu'il faut quand même expliquer que là, le budget de la sécurité sociale a été voté à l'Assemblée. Il revient au Sénat qui va le renvoyer illico presto à l'Assemblée. Il y a un autre vote mardi prochain. Est-ce qu'il y a des parlementaires, des députés qui peuvent changer d'avis ? C'est ce que leur demande ce matin Éric Coquerel. – Éric Coquerel n'a pas renoncé. Manifestement, évidemment que le coup est rude pour les Insoumis. Avec le RN, l'autre perdant de cette affaire. Ils ont cru sans doute jusqu'au bout qu'ils allaient au moins obtenir suffisamment d'abstention pour essayer de sauver la face.

Donc, effectivement, la division à gauche est entre la droite et la division de la droite et la division de la gauche. Franchement, je ne sais pas quel est le camp le plus abîmé ou le plus secoué. Je ne sais pas s'il faut dire abîmé parce qu'encore une fois, cette recherche de compromis est plutôt vertueuse. Mais en tout cas, secouer la gauche et la droite parce que chez LR, c'est compliqué. – Oui, on va en parler mais est-ce que là, ça pourrait rajouter ce que demande Éric Coquerel, c'est-à-dire demander à des parlementaires de gauche de changer leur vote ? Ça ne ferait que rajouter de la confusion à la confusion parce que là, l'acte social, c'est plié.

17:05
Invité

– Oui, absolument. Je ne pense pas qu'il y aura un changement dans les votes pour pouvoir avancer. En revanche, là où tout le monde va se retrouver, c'est sur le terrain électoral. On verra dans quelle mesure la consigne générale donnée aux candidats et les filles est de faire perdre les socialistes dans les villes. Et là, dans les cas de figure qui se présenteront, on ne les connaît pas encore, mais dans les cas de figure qui se présenteront au soir du premier tour, les municipales, on va voir le comportement de l'FI vis-à-vis des positions socialistes dans des villes importantes.

Et là, on comprendra quelle est la stratégie générale s'il y a une décision de représailles à l'égard des socialistes.

17:52
Présentateur

– Et un mot sur la droite, on va parler de Nicolas Sarkozy dans quelques instants, Bérangère, mais est-ce que Bruno Retailleau est aussi en perdant de cette séquence budgétaire ? – Clairement, c'est vraiment le match Wauquiez-Retailleau, le retour. Parce qu'effectivement, les députés de Laurent Wauquiez ont contribué à sauver la peau de la séquence de l'économie et Laurent Wauquiez lui-même. – C'est du pas pour. – Voilà, c'est ça. Donc, c'est quand même… Et au Sénat, tout le monde a bien compris et un peu… Ah, je ne sais pas comment vous qualifiez ce geste, mais vous voyez, c'est… Il y a eu ce petit moment où Bruno Retailleau, ministre, a été élu avec un score important à la tête du parti.

Ce n'est pas si loin, c'est avant-hier. Et là, tout est parti déjà, tout en est là. – C'est le grand perdant. – Et si on ajoute Sarkozy, ça ne va pas simplifier les choses. – Ah ben, c'est le grand perdant. – Lui et Édouard Philippe aussi ou que Bruno Retailleau ?

18:54
Invité

– Non, Édouard Philippe aussi. D'ailleurs, Édouard Philippe a finalement une position, on va dire, plus modérée au dernier moment parce qu'il a bien compris qu'il pouvait aussi perdre énormément. Oui, je pense qu'avec le recul, on peut considérer et se rappeler de cet engouement Retailleau qu'évoquait Bérangère, qui est déjà… qui semble déjà évaporer, comme la volonté quand même de la droite de chercher, de trouver quelqu'un qui puisse lui redonner la possibilité de revenir au pouvoir, de revenir en responsabilité, de reprendre ce rôle de parti de gouvernement qu'elle a tenu depuis tant d'années.

effectivement, et ça fait le lien effectivement avec l'ancien président qu'on va évoquer bientôt, ça montre aussi la puissance du traumatisme à droite sur le parcours de Nicolas Sarkozy.

Tout le monde s'imagine qu'il n'y a que ce chemin qui permet ensuite d'accéder aux responsabilités, c'est-à-dire de forger un projet de société à partir de l'intérieur, ce qui est quand même peu banal, mais en tout cas, une personne avait réussi à le faire, mais parce que tout le monde n'est pas Nicolas Sarkozy, en fait, c'est dont on va être en train de s'apercevoir, je ne suis pas suspect de lui faire des compliments, on verra dans quelques instants encore, mais là, vraiment, peu de personnes peuvent se targuer d'avoir conçu une campagne en 2007 comme Nicolas Sarkozy l'a conçue.

20:25
Présentateur

Et on va en parler de Nicolas Sarkozy sorti donc hier de son livre Journal d'un prisonnier et on va le voir sur ces images le succès de la première séance de dédicaces de l'ancien chef de l'État. Voilà, un bain de foule pour Nicolas Sarkozy. On pouvait s'attendre à un tel engouement, Bérenjard ? Engouement, il faut... La ferveur ne fait pas une élection. Toutes les dernières tentatives de Nicolas Sarkozy, notamment la primaire de la droite, l'ont montré. Cette ferveur-là, ce sont probablement les mêmes qui étaient devant son domicile le jour où il est parti en prison. C'est un bloc qui est très fervent. Maintenant, combien de bataillons Nicolas Sarkozy aujourd'hui ?

Et surtout, c'est très bien fait en com', je pense qu'ils ont très bien organisé ça, cette file d'attente interminable, ils ont distribué les livres dans la file d'attente de la librairie Lamartine. Tout est parfait. C'est un moment de com' magistral. Mais ce livre, pardon, mais c'est un scandale. C'est un déni de justice. C'est une accumulation de contre-vérités. Moi, je suis très choquée par ce livre parce qu'il réarrange un certain nombre de choses qui ont parfois été jugées. Il s'offuse que de cette incarcération, il a eu deux bracelets électroniques, Nicolas Sarkozy. Donc après, c'est la prison.

Et on peut parler du son de l'affaire libyenne, on peut parler, il insulte les victimes du décédiste du TA en expliquant qu'elles n'ont jamais compris qu'il parlait avec Kadhafi, mais ils ont toujours dit l'inverse. Au contraire, ils ont toujours dit qu'on comprend qu'il parle au président Kadhafi, on ne comprend pas qu'il se laisse corrompre. Ce n'est pas du tout la même chose. Il y a un certain nombre de contre-vérités comme ça qui sont très choquantes.

22:21
Invité

Si on résume, en 20 jours, finalement, il aurait lu deux biographies et écrit un livre. Donc, on connaît son côté hyperactif et hypermésique, mais là, franchement, on est très étonné. Ça, c'est la première réflexion. Ensuite, quand je vois ces images-là qui sont très connues en termes de construction scénographique de communication pour avoir suivi depuis l'origine de sa conquête jusqu'à ensuite une grande partie de son exercice du pouvoir, mais essentiellement pendant la campagne, toutes ces images-là sont construites depuis très très longtemps et c'est ce qu'il veut retrouver. En réalité, il est prisonnier de son succès.

Il est prisonnier de cette aura qu'il a aujourd'hui avec un socle de peut-être 300-400 000 lecteurs, 300-400 000 fans, on va dire, au sens très large. Il voudrait être président d'un club de pétanque. Ils viendraient tous sur lui et il serait élu au premier tour, pas de problème, avec ses mêmes fidèles. Mais voilà, c'est tout. Là où, effectivement, il tente encore de montrer qu'il a une influence à droite, c'est avec les propos politiques qu'il a tenus et qui sont d'une autre nature et effectivement, laisse entendre vers quoi la droite peut aller.

23:38
Présentateur

On va en parler puisqu'il relance le débat sur l'union des droites.

23:42
Invité

Il ancre, même.

23:43
Présentateur

Les républicains peuvent-ils gagner sur le Rassemblement National ? C'est la question relancée par les propos de Nicolas Sarkozy. On va voir ce qu'en pense son ancien conseiller Henri Guénaud et le maire de Béziers, Robert Bénard.

23:54
Invité

Il me paraît assez difficile de faire une union des droites avec le Rassemblement National parce que ça serait une absorption. Mais posons-nous la question. Un seul candidat ? Alors, si on inclut dans cette union des droites le Rassemblement National, la prochaine élection étant l'élection présidentielle, c'est Mme Le Pen ou M. Bardella qui sera le candidat unique parce que si vous faites des primaires, on voit bien ce qui va se passer. est-ce que M. Philippe va aller faire la campagne de Mme Le Pen ? A priori, non. Non ? Est-ce que M. Rotaillot va aller faire la campagne de Mme Le Pen ? D'après ce que j'ai compris non plus. Bon, donc ça n'a pas de sens.

Je pense qu'aujourd'hui, et je l'ai dit aux uns et aux autres, s'ils ne discutent pas, ils vont perdre. Ils vont perdre. Est-ce que Jordan Bardella pourrait être le candidat de toute la droite ? Je ne crois pas que ce soit possible. Pourquoi ? Parce que je crois qu'aujourd'hui, le Rassemblement National, il n'imagine pas de discuter avec qui que ce soit aujourd'hui. Mais je pense que le reste de la droite pourrait avoir un candidat commun. De toute façon, s'ils ne font pas ça, ils n'existeront pas.

24:58
Présentateur

Pourquoi il relance ce débat, Michael ? Tu es quand même à l'opposé de ce qu'il disait il y a encore quelques années.

25:04
Invité

D'abord, effectivement, il a toujours été adepte de la rupture. Là, il ronde encore plus fortement avec la tradition chiracienne du cordon sanitaire qu'on appelait à l'époque. Après, personnellement, je pense qu'il est très vindicatif à l'égard de sa famille politique qu'il a licenciée à la primaire de 2016. Il en veut beaucoup à la droite depuis. Après, il est allé soutenir Macron parce qu'il en voulait beaucoup à sa famille politique et maintenant, il en veut beaucoup à Emmanuel Macron. Donc, il considère qu'il n'a pas assez aidé, pas assez soutenu.

Parce que c'est quand même là aussi que ça se tient et à son stade et à son statut et au niveau où il en est et au stade de sa vie et avec tous les ennuis qu'il a autour de lui. je pense qu'au fond, il en est là. Il envoie des messages que décrit parfaitement bien l'écosystème politique. Tout le monde sait très bien qu'il se venge de sa famille politique. Et tout le monde sait très bien qu'il est maintenant très vindicatif à l'égard d'Emmanuel Macron. Donc, il balance et il dit de toute façon, allez, c'est maintenant à Marine Le Pen ou à O.R.N. ou à Jordan Bardella qu'il a aimé rencontrer parce qu'il aime aussi coacher les gens.

Il aime aussi en permanence se projeter sur des gens qu'il aurait construit, qu'il aurait irrigué. Alors, c'est soit Jordan Bardella, soit son fils. Mais il veut continuer à être présent. Il sait très bien qu'il est en train de se retirer de la scène. L'histoire est en train de le retirer de la scène politique. Mais il veut continuer à être présent. Et il a les moyens de continuer à occuper la scène. On verra dans quelle mesure il réussit vraiment à l'influencer.

26:42
Présentateur

Il sait pertinemment, Nicolas Sarkozy, que le pire cauchemar, l'un des pires cauchemars d'Emmanuel Macron, c'est une passiation de pouvoir avec Jordan Bardella en 2027. Et je vous crie complètement. Il y a quelque chose d'une vengeance, mais quand on lit son livre, il y a quand même un certain nombre qui en prennent pour leur grade. Il y a son camp, il y a Macron. le passage sur la presse est assez étonnant. Il convient lui-même qu'il a parfois mélangé un peu les relations professionnelles et l'amitié. Puis après, il dit, mais finalement, ensuite, ils ont été tous contre moi. Donc aujourd'hui, il commence à lister. C'est name and shame.

Il liste les éditorialistes qui ont été sympathiques, ceux qui ont été... Il l'a toujours fait dans les avions et tout.

27:31
Invité

C'est d'un ridicule absolu. Vraiment, je trouve, ce n'est pas à son niveau. C'est quelqu'un qui a quand même occupé les plus hautes fonctions de la République. Et puis, on est là.

27:42
Présentateur

Et ça met d'autres personnes en difficulté parce qu'on a beaucoup raconté ces derniers mois, ces dernières années, comme il recevait Gabriel Attal, il recevait Sébastien Lecornu. Ce sont autant de gens qui sont allés recueillir une forme de soutien d'adoubement et puis qui se retrouvent là aujourd'hui. Parce que c'est très récent. Je veux dire, il voyait encore... Je ne sais pas, les deux que j'ai cités, il les a encore vus il n'y a pas si longtemps. Donc, ça met quand même tout le monde un peu dans une situation. Oui, mais pour le coup

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Invité

de la nouvelle génération, il est plutôt une curiosité politique plutôt qu'un engagement ou qu'un... plutôt que... Voilà. Beaucoup vont voir...

28:25
Présentateur

Pour un républicain ou pour un représentant de la droite républicaine ou du socle commun, ce n'est pas une... Ça devient une fréquentation qui est compliquée, en fait. Elle l'était pour des raisons de justice, elle l'est maintenant pour des raisons politiques. Et on va terminer par l'histoire du jour. Rien à voir, c'est une histoire de solidarité dans cette période de Noël. Alors, on connaissait Fethim Bigomi, ce joueur de foot, notamment à Saint-Etienne, à Lyon, à Marseille. C'est aussi un homme engagé avec un restaurant, le Canopy à Saint-Etienne. Il s'associe à France Bénévolat pour distribuer 500 repas aux personnes en précarité chaque lundi de décembre jusqu'à Noël.

Quelques 130 repas sont préparés comme pour les clients du restaurant. C'est le chef, Jérémy Bernard, qui les prépare sur son temps libre. Alors, au menu, velouté d'épinards, parfait, filé de lieu et fondant au chocolat. Et Bafé Gomis explique l'importance de cette action pour lui. Ça me rappelle mon enfance à Saint-Etienne, les valeurs qu'on m'a inculquées. J'ai bénéficié d'aide, donc c'est un juste retour des choses et c'est la sixième année qu'il organise cette belle action de solidarité. Voilà. Avant Noël, Bérangère... Esprit de Noël. Esprit de Noël, exactement. Un peu de concorde, un peu de solidarité. Un mot très rapide sur votre podcast, Bérangère.

Épisode 2 qui est en ligne depuis 48 heures. Justice politique, l'impossible entente, point d'interrogation. Et très bonne question. Merci à tous les deux. Merci Michael, merci Bérangère, merci à tous de nous avoir suivis. À demain. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.

29:56
Locuteur

Sous-titrage Société Radio-Canada

Après la Sécu, le défi du budget de l’État · Pourquijevote