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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 18 juillet 2018 8 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Sommet social : Macron change de ton - Les questions SMS #cdanslair 18.07.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    Les patrons sont-ils venus par conviction ou par obligation ?

  • 0:36OuverteRéponse partielle

    Macron a-t-il réussi à mobiliser les chefs d'entreprise sur l'emploi des jeunes ?

  • 2:14OuverteRéponse directe

    Le dialogue avec la CGT est-il possible ?

  • 3:53OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les retombées de la loi travail ?

  • 5:47OuverteRéponse directe

    Les syndicats coûtent-ils cher ?

  • 7:06OuverteRéponse directe

    Y a-t-il suffisamment de travail pour tous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18PrésentateurFait
    « ils disaient, bon, on est là, effectivement, c'est important, mais on ne veut pas d'objectifs chiffrés »
  • 0:26PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron, il est dans son rôle. Il dit, chacun prenez votre part. »
  • 0:49PrésentateurFait
    « il le disait aussi au grand patron du CAC en disant, votre rôle, aujourd'hui, c'est d'embaucher des jeunes »
  • 1:20InvitéFait
    « je veux impliquer les entreprises, la fameuse émancipation par le travail. »
  • 1:48InvitéChiffre
    « on parle aujourd'hui de 30 000 stages sur 43 000 enfants de 3e concernés dans les quartiers politiques de la ville »
  • 4:44InvitéFait
    « ces ordonnances visaient notamment à favoriser le CDI »
  • 5:57InvitéChiffre
    « ils ont peu d'adhérents, donc ils ont peu de cotisations »
  • 6:17InvitéFait
    « ça coûte assez cher »
  • 7:11PrésentateurFait
    « il y a une difficulté sur le marché du travail. C'est que vous avez des emplois, mais vous n'avez pas les compétences, les formations en face »

Temps de parole

  • Présentateur41 %
  • Invité28 %
  • Invité 211 %
  • Invité 39 %
  • Invité 49 %
  • ?4 %

≈ 20,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

Qui

0:04
Invité

peut croire qu'un chef d'entreprise embauchera parce que le président le lui demande ? Ça, c'est une allusion, en effet, à la réunion avec les 100 grands patrons, Fanny Guineuchet.

0:13
Présentateur

C'est sûr. D'ailleurs, ils sont venus, mais quand vous les aviez en coulisses ou vous aviez leur staff, ils disaient, bon, on est là, effectivement, c'est important, mais on ne veut pas d'objectifs chiffrés, ce n

0:24
Locuteur

'est

0:24
Présentateur

pas à Macron de nous donner la leçon. Maintenant, Emmanuel Macron, il est dans son rôle. Il dit, chacun prenez votre part. Donc, hier, le but de la séquence, c'était s'adresser aux chefs d'entreprise, mais c'était aussi s'adresser à l'opinion publique en rappelant que, oui, il avait fait un certain nombre de réformes très pro-business et que, maintenant, comme il le demande aux Français régulièrement en disant, prenez votre part, il le disait aussi au grand patron du CAC en disant, votre rôle, aujourd'hui, c'est d'embaucher des jeunes et notamment d'embaucher des jeunes de quartier, des jeunes, surtout dans une période de Coupe du Monde où

1:01
Locuteur

on voit quand même que… Ça sentait quand même le genre de

1:02
Invité

rattrapage par rapport à son discours banlieue qui, pour le coup, a été assez mal compris, voire pas apprécié du tout. Il y

1:10
Locuteur

a

1:10
Invité

eu des enquêtes

1:11
Locuteur

qui ont été faites. Mais c'était une

1:12
Présentateur

opération de com'.

1:13
Invité

C'était une opération de com'. Moi, je trouve que c'était un peu une opération de rattrapage, du genre, bon, mais je vais réexpliquer ce que je veux faire pour les quartiers populaires, je veux impliquer les entreprises, la fameuse émancipation par le travail.

1:25
Locuteur

Tout

1:25
Invité

ça, un 17 juillet, en pleine Coupe du Monde, un soir, moi, je pense que c'est

1:31
Locuteur

passé totalement

1:31
Invité

sous les radars.

1:32
Locuteur

C

1:32
Invité

'était de la com' et, à mon avis, ils ont perdu leur temps. Mais d'ailleurs, c'était un peu de la com' Medzovoche parce qu'ils n'ont pas parlé d'emploi, ils ont parlé de stages et ils ont parlé de mentorat. Ça,

1:43
Locuteur

c

1:43
Invité

'est vraiment les deux choses sur

1:44
Locuteur

lesquelles

1:44
Invité

insiste l'Élysée. On commence par des objectifs quand même assez modestes, en sachant qu'on parle aujourd'hui de 30 000 stages sur 43 000 enfants de 3e concernés dans les quartiers politiques de la ville, en sachant qu'aujourd'hui, il y

1:59
Locuteur

en a

1:59
Invité

à peu près 15 000 de distribués. Donc, on est sur 15 000 stages. On

2:02
Locuteur

est

2:02
Invité

vraiment sur des choses assez modestes et on voit justement qu'il y a une volonté de ne pas donner d'autres chiffres qui auraient pu ensuite revenir comme un boomerang dans un an ou dans deux ans. Donc, ils sont restés quand même assez prudents, je trouve. Autre question, le dialogue sera-t-il possible avec la CGT qui est restée dans ses baskets des années 60 ? Je ne crois pas que le dialogue, si j'ose dire, en employant ce mot, changera beaucoup.

L'absence de dialogue, plutôt, changera beaucoup parce que la CGT, là, aujourd'hui, est sur une ligne qui est une ligne qu'elle continue à avancer imperturbablement en reprenant ses schémas traditionnels et elle n'est absolument pas prête aujourd'hui dans son organisation ni dans son fonctionnement pour rentrer de manière concrète et positive dans de grandes négociations. Je crois que la CGT est comme elle est et que ce n'est pas tout ce qui se passe là maintenant qui la changera en quoi que ce soit. Mais que faire alors de ceux, et il y en a beaucoup, qui préfèrent travailler en CDD

3:00
Locuteur

? Que

3:02
Présentateur

faire ? Après, si c'est leur choix, s'ils sont dans des secteurs où ils peuvent travailler en CDD. La difficulté, quand même, d'être en CDD, c'est qu'aujourd'hui, tout le reste de la société fonctionne sur la base du CDI. Que ce soit le logement, que ce soit les crédits. Donc, le CDI, en France, pour le coup,

3:19
Locuteur

le

3:20
Présentateur

changement de mentalité n'a pas été opéré. On a beau changer les mutations du travail, effectivement, avoir de nouvelles façons de travailler, le statut social passe par le CDI qui reste le Graal. Alors, quand même, la génération qui arrive, certains refusent des CDI, sont prêts à accepter des CDD. Il faut voir. Mais globalement, quand vous faites des enquêtes, les gens ont envie d'avoir des CDI plus que d'être continuellement dans des contrats précaires.

3:53
Invité

Quelles sont les retombées de la loi travail

3:55
Locuteur

? C

3:56
Présentateur

'est une bonne question et c'est très difficile. C'est très difficile de mesurer parce que, quand on regarde, il n

4:02
Locuteur

'y a

4:02
Présentateur

pas eu plus de licenciements, mais ça tient aussi à la croissance. Parce que c'était une des craintes des organisations syndicales de dire vous allez faciliter le licenciement. C'est difficile de le dire dans la mesure où il y a une croissance et donc des demandes, des pénuries d'emploi et où les entreprises font plutôt des efforts pour garder leurs salariés plutôt que s'en séparer parce qu'elles ont besoin de main d'oeuvre. En revanche, du côté du dialogue social, ça devait être un texte qui devait aider les salariés, les entreprises à faire des textes, des accords en commun en simplifiant le moins de délégués du personnel, moins

4:39
Locuteur

d

4:39
Présentateur

'instances. Là, ça a un petit peu de difficulté à se mettre en place.

4:43
Invité

Mais un des éléments, ces ordonnances visaient notamment à favoriser le CDI. Pour l'instant, on n'a pas de statistiques qui montrent que ça a favorisé les CDI aux détruisants des CDI. Un élément quand même très positif, c'est que quel que soit le contenu des ordonnances et leur application, ça a été un signal positif

5:04
Locuteur

dans

5:05
Invité

l'esprit des chefs d'entreprise et des groupes étrangers,

5:08
Locuteur

qui

5:08
Invité

les pratiquent beaucoup, qui investissent en France. Donc, même s'il n'y a pas d'effet pratique dans les entreprises, et pour dire la vérité, il n'y

5:15
Locuteur

a

5:15
Invité

pas aujourd'hui beaucoup d'effet pratique, je suis d'accord avec Fadi, en réalité, c'est quand même très positif

5:21
Locuteur

dans

5:22
Invité

l'esprit des entreprises. Donc, ça les encourage à avoir une image positive de la France, donc à investir davantage. C'est une sorte d'effet psychologique et indirect, mais il est important.

5:31
Présentateur

Cet effet psychologique joue aussi sur la psychologie des petits patrons, parce que beaucoup d'enquêtes montraient que c'était un frein à l'embauche, que la peur de se retrouver devant les prud'hommes, là, comme c'est plus facile, comme il y a moins cette inquiétude-là, visiblement, ça devrait les inciter à embaucher.

5:47
Locuteur

Les

5:48
Invité

syndicats ont-ils encore leur utilité ?

5:50
Locuteur

Ne

5:50
Invité

nous coûtent-ils pas très cher

5:52
Locuteur

? Alors,

5:53
Invité

écoutez, il y a deux questions. Est-ce qu'ils coûtent cher ? D'abord, ils ont peu d'adhérents, donc ils ont peu de cotisations.

6:00
Locuteur

Et

6:00
Invité

par conséquent, c'est vrai que la part des cotisations dans les ressources est faible en France par rapport aux autres pays européens. Sous-entendu, c'est en partie l'État, il y a des contributions de l'État, c'est les détachements et c'est les entreprises qui financent, plus les régimes paritaires, pour partie, qui financent le système. Donc, en effet, ça coûte assez cher. Mais est-ce que ça le vaut ? Parce que la vraie question, c'est est-ce que ça le vaut ? Moi, je crois que les syndicats ont beaucoup de

6:26
Locuteur

défauts

6:27
Invité

qu

6:27
Locuteur

'on

6:27
Invité

connaît bien, donc je n

6:28
Locuteur

'y

6:28
Invité

ai pas besoin de drame, mais ils ont le mérite immense d'exister. Or, je crois qu'on a besoin de syndicats, un, pour défendre les salariés. Il ne

6:37
Locuteur

faut

6:37
Invité

pas laisser les salariés individuellement face aux chefs d'entreprise. Il y

6:41
Locuteur

a

6:41
Invité

beaucoup de cas. Donc, il faut créer un rapport de force et les syndicats peuvent le faire. Et puis, deuxièmement, si on veut développer la négociation dans notre démocratie, et on veut le faire, apparemment, y

6:51
Locuteur

compris

6:51
Invité

Emmanuel Macron, il faut être deux. Donc, il faut des syndicats. Et si on n'a pas des syndicats suffisamment forts, il n'y aura jamais de négociations et il n'y aura jamais d'accords. Donc, il n

7:00
Locuteur

'y

7:00
Invité

aura pas de politique contractuelle.

7:02
Locuteur

Y

7:02
Invité

a-t

7:02
Locuteur

-il

7:03
Invité

suffisamment de travail pour tous les demandeurs d'emploi

7:05
Locuteur

?

7:06
Présentateur

Après,

7:07
Locuteur

ça

7:07
Présentateur

dépend de quel travail on parle parce qu'effectivement, aujourd'hui, il y

7:10
Locuteur

a

7:10
Présentateur

une difficulté sur le marché du travail. C'est que vous avez des emplois, mais vous n'avez pas les compétences, les formations en face. Et c'est ce qui pose ce hiatus. Donc, ça nécessite de la formation, ça nécessite des adaptations de postes. Et ça, ce n'est pas forcément le plus facile à faire.

7:28
Invité

Emmanuel Macron peut-il peser sur Geoffroy Roux de Bézieux ?

7:33
Présentateur

Non, mais ils vont trouver un système de fonctionnement. Après, ils peuvent aussi se concurrencer parce que tous deux aiment prendre la lumière, tous deux

7:40
Locuteur

aiment

7:41
Présentateur

représenter les entreprises quelque

7:43
Locuteur

part. Et puis, Choisy,

7:43
Invité

il le disait. Il n

7:44
Locuteur

'a

7:44
Invité

pas besoin de rouler les

7:45
Locuteur

yeux pour

7:45
Invité

faire venir les

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Locuteur

100 plus grands chefs d'entreprise à l'Elysée.

7:49
Invité

C'est impossible. Oui. Merci beaucoup

7:52
Locuteur

à tous

7:52
Invité

les quatre. Merci d'avoir participé à cette émission. Merci aussi à l'équipe qui a préparé ce C'est dans l'air. Ce soir, la redif est à 22h35. Très bonne soirée sur France 5.