"Une chance inouïe" : ce musée de Châteauneuf-du-Faou a attiré près de 27 000 visiteurs cette année
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:35OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu
- 2:17OuverteRéponse directe
Et ce dessin, justement, comment vous le découvrez ? Parce que c'est parfois difficile de retrouver des tableaux d'artistes comme ça.
- 2:53OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez préciser ce qu'il apporte ? Parce que je crois que ça permet de mieux comprendre un peu toute l'œuvre de Sérusier.
- 4:14OuverteRéponse directe
25 000 visiteurs se sont rendus cette année. Vous disiez 27 000 même, ça a continué d'augmenter au musée Paul Sérusier. Comment vous expliquez ce succès ? Parce que c'est quand même assez impressionnant.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39Invité politiqueChiffre
« on a passé les 25 000 visiteurs. Je pense qu'on est plus près des 27 aujourd'hui que des 25, donc c'est une réelle satisfaction. »
- 1:14Invité politiqueFait
« On a également eu un don de Caroline Boyle-Turler. C'est un cahier de dessin de Paul Sérusier. »
- 2:41Invité politiquePromesse
« C'est un tableau qui vient compléter la collection municipale et qui sera donc exposé dès 2027. »
- 4:26Invité politiqueFait
« il y a déjà le travail remarquable qui a été fait sur l'aspect scientifique à la fois par Anne Le Duigou qui se poursuit aujourd'hui par Alice au musée. »
- 4:48Invité politiqueFait
« Il s'y est installé, enfin il a découvert Châteauneuf-du-Fou au milieu des années 1890. 1890, il y a ensuite construit sa maison. Il y a vécu jusqu'à sa mort en 1927. »
Temps de parole
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Comme tous les matins à cette heure-ci, c'est l'invité de la rédaction. Louis Muriot, ce matin vous recevez à Tugdual Bravant, le maire de Châteauneuf-du-Fou. Oui, c'est dans sa commune de 3600 habitants qu'a ouvert il y a un peu plus d'un an le musée Sérusier. Merci beaucoup d'être en studio avec nous, monsieur Bravant. Bonjour. Bonjour. C'est un musée consacré aux pintes Paul et Marguerite Sérusier, qui sont des figures majeures du post-impressionnisme. Paul Sérusier, élève de Gauguin, est un ancien habitant de Châteauneuf. Il n'y a pas une grande partie de son œuvre, d'où le musée, qui bénéficie depuis son ouverture d'un certain succès. La barre des 25 000 visiteurs vient d'être franchie.
Et pour continuer de séduire le public, le musée vient de faire une nouvelle acquisition cette semaine. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit peu
? Oui,
effectivement, on a passé les 25 000 visiteurs. Je pense qu'on est plus près des 27 aujourd'hui que des 25, donc c'est une réelle satisfaction. Et effectivement, le musée Sérusier poursuit les acquisitions. Il y
en
a eu quelques-unes en 2026, notamment le tableau Les Ondins, qui est un tableau assez imposant et qui
a
la particularité d'avoir orné les murs de la maison Sérusier. Dans ce qu'on appelait le parloir, ça correspond au salon, au rez-de-chaussée de la maison Sérusier. Donc c'est un tableau qui a été peint en 1906, qui revient 120 ans après, finalement, à Châteauneuf. Donc c'est une vraie satisfaction pour nous. Et ce tableau, il était accompagné de trois autres tableaux, les cobalts au repos, les elfes, et puis les cobalts au travail. Et puis il
y
a cette acquisition... Alors on a également eu un don de Caroline Boyle-Turler. C'est un cahier de dessin de Paul Sérusier. Et là aussi, qui nous permet finalement de pouvoir entrevoir un petit peu la façon dont il pouvait construire son œuvre. C'est un tableau qui fait notamment référence, en tout cas, on l'estime probablement, au travail préparatoire qu'il avait d'orné les arches de l'église Saint-Julien. C'est un projet qui n'a pas vu le jour. On peut quand même visualiser ces œuvres-là, qui ont été réalisées à la mairie de Guingamp. Elles y sont présentes. Donc
pas encore dans le musée, là. Elles sont
pas encore dans le musée, celles-là. Mais Paul Sérusier est revenu un peu plus tard, quand même, sur l'église Saint-Julien, avec un nouveau projet. Donc c'est le baptistère. C'est la dernière œuvre in situ qu'on peut encore voir aujourd'hui. Et puis cette acquisition à laquelle vous faites référence aujourd'hui, c'est effectivement l'onction de Bétanie. C'est un épisode de l'Évangile sur lequel Marie-Madeleine versait un précieux parfum sur les pieds de Jésus et qu'elle essuie ensuite avec ses cheveux. Donc voilà un petit peu pour vous poser le cadre de ce que représente ce tableau.
Et ce dessin, justement, comment vous le découvrez ? Parce que c'est parfois difficile de retrouver des tableaux d'artistes comme ça.
Oui, tout à fait. Là, on a eu la chance, effectivement, d'être contacté par Salomé Bernard Fischer de la galerie Le Cloître de l'Art, qui est spécialisé dans l'œuvre mystique et spirituelle. Et qui détenait ce tableau et qui nous a contactés dans ce cadre de façon à nous en proposer l'acquisition. Donc on est évidemment ravis. C'est un tableau qui vient compléter la collection municipale et qui sera donc exposé dès 2027. Nouvelle exposition qui sera dédiée aux 100 ans de la mort de Sérusier.
Et puis, c'est un tableau un peu phare à la collection. Est-ce que vous pouvez préciser ce qu'il apporte ? Parce que je crois que ça permet de mieux comprendre un peu toute l'œuvre de Sérusier. Oui, tout à fait.
C
'est exactement ça. En tout cas, on y retrouve beaucoup de choses. Je décrivais justement cette œuvre, l'Oction de Bétanie,
que
je décrivais. C'est effectivement cet épisode de l'Évangile auquel je faisais référence juste avant. Donc ça démontre effectivement tout ce projet de décor qui avait été imaginé par Paul Sérusier sur l'église Saint-Julien. Donc il y
a
un vrai intérêt parce que c'est un tableau qui reprend un projet porté par l'artiste au cœur même de la cité, à Châteauneuf-du-Fou, sur l'église Saint-Julien. Donc ça vient compléter vraiment cette dynamique et le volet qui est consacré justement à la période châteauneuvienne. On tend vraiment à pouvoir décrire au mieux les différentes périodes de l'artiste, la période de Rigouade, la période châteauneuvienne. Donc voilà, en tout cas, ce tableau vient vraiment compléter ça. Et vous, vous voyez les évolutions comme ça, je veux dire, de Châteauneuf avec les tableaux de Sérusier
?
Oui, tout à fait, parce qu'on retrouve à la fois les paysages enneigés, les paysages en automne. Donc il y
a
des représentations évidemment parfaites de la Vallée Verte notamment, des bords de l'Aule. Donc c'est évidemment un décor châteauneuvien qu'on connaît très bien, particulièrement bien. Ça donne envie de le voir. Est-ce qu'on peut le voir ? Est
-ce
qu'il est déjà exposé ce tableau ? Ce tableau n
'est
pas exposé, il sera exposé sur la nouvelle collection dès 2027.
25 000 visiteurs se sont rendus cette année. Vous disiez 27 000 même, ça a continué d'augmenter au musée Paul Sérusier. Comment vous expliquez ce succès ? Parce que c'est quand même assez impressionnant.
Oui, alors il y a déjà le travail remarquable qui a été fait sur l'aspect scientifique à la fois par Anne Le Duigou qui se poursuit aujourd'hui par Alice au musée. Elles ont réalisé un travail remarquable qui justifie aujourd'hui aussi l'intérêt culturel du musée Sérusier. Évidemment que Châteauneuf-du-Fou est pleinement inscrit aussi dans le déroulement de l'œuvre de Sérusier. Il s'y est installé, enfin il a découvert Châteauneuf-du-Fou au milieu des années 1890. 1890, il y a ensuite construit sa maison. Il y a vécu jusqu'à sa mort en 1927. Donc il y
a
un réel lien entre la vie de l'artiste et Châteauneuf. Et puis on voit que c'est un musée qui s'inscrit aussi sur cette fameuse route des peintres qui est idéalement située entre le musée du Fahouette et le musée de Pont-Avenne avec lesquels d'ailleurs les équipes travaillent étroitement sur la constitution des projets. Donc on a cette
chance
inouïe. Merci beaucoup M. Brabant d'avoir été avec nous ce matin pour parler justement de ce musée Paul Sérusier. 27 000 visiteurs depuis son ouverture l'année dernière. Merci M. Brabant.
Merci.