La France en crise : à vous la parole
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 14 %Attaque 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 31:10InvitéFait
« le président élu par tous a tendance à surpasser le rôle que lui donne l'article 5 de la constitution »
Temps de parole
- Présentateur44 %
- Locuteur non identifié21 %
- Invité11 %
- Invité 27 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
- Invité 53 %
- Invité 63 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter France Inter Fabienne Synthès D'habitude c'est le moment où je vous donne le détail du thème du téléphone sonne, quel angle d'attaque avons-nous choisi pour cette conversation quotidienne et bien ce soir c'est vous qui pilotez cette journée spéciale à vous la parole sur France Inter, c'est le téléphone sonne c'est un téléphone sonne géant et c'est donc avec le téléphone sonne qu'elle se termine ne changez donc rien à vos habitudes on veut vous entendre là où vous le voulez sur la situation politique de notre pays, comment vous sentez-vous qu'est-ce que vous leur diriez à vos leaders de partis si vous les croisiez dans la rue qu'est-ce que vous leur dites à vos députés que vous avez peut-être croisé ce week-end est-ce que vous avez mis tout le monde dans la case irresponsable, est-ce que c'est la fonction présidentielle qui vous interroge est-ce que c'est le rôle des partis que vous voulez plutôt évoquer, est-ce que vous êtes passé au stade d'intérêt à celui d'indifférence totale, est-ce que cette situation vous donne envie d'aller voter ou au contraire, de cesser de voter pardon, ou au contraire vous donne envie d'y aller et vous pousse à l'engagement nous sommes nous aussi dans l'équation nous les citoyens et ce qu'on entend beaucoup de vos réactions déjà au fil de cette journée c'est que vous cherchez avant tout de l'apaisement vous semblez plus lassé qu'en colère, vous semblez plus appelé à se mettre autour d'une table que la renverser je me souviens d'un auditeur ici même et c'était même avant l'aller-retour de Sébastien Lecornu qui parlait de sketch ce qui évoque donc moins un doute sur les institutions qu'un doute sur ceux qui les représentent, je termine juste en vous rappelant quand même où on en est parce que ce que vous avez suivi toute la journée et bien peut-être pas les ministres ont donc pris solennellement leurs fonctions deux motions de censure sont déjà sur la table pour LFI et pour le Rassemblement National celle du DR d'ailleurs aussi on attend le discours de politique générale qui aura lieu demain sans savoir si le PS suit sur les motions de censure nous partons de là c'est à vous de jouer c'est le Téléphone Son vous êtes la première et vous êtes la bienvenue bonsoir
bonsoir alors moi je vous appelle parce que j'ai 51 ans je suis agent d'état je suis infirmière scolaire dans un milieu ultra rural du Cantal et je suis issue d'une famille de communistes et de socialistes moi le premier souvenir que j'ai c'est 80 avec le champagne qui explose chez moi voilà j'ai eu mon fils en 2021 j'ai choisi entre Chirac et Le Pen ça avait été facile et puis là on est en 2025 mes enfants vont voter et ils vont voter je sais pas quoi comme ils disent maman qu'est-ce qu'on va faire et quand je vois ce marchandage de tapis la semaine dernière cette semaine ça me met même plus en colère je suis dépité
et alors du coup est-ce que vous savez vous comment vous allez voter d'ailleurs ou est-ce que vous avez presque perdu votre vote vous aussi Florence
ah bah là j'ai pas perdu mon vote à droite et à l'extrême droite ça c'est sûr mais où est-ce qu'il va se situer j'en sais rien en fait et j'attends du parti socialiste enfin je sais pas soit ils y vont et ils disent bah on bloque tout et on demande et on tient ferme et on censure tout soit on se sert pas de la réforme des retraites pour négocier un truc qui va durer quoi allez un mois deux mois trois mois c'est du marchandage de tapis c'est pas c'est pas de la politique ça c'est on tient parce que en 2027 il faut qu'on soit au bon endroit au bon moment pour que les gens mais non en fait on en a ras le bol de tout ça 2027 à la limite je m'en fiche moi j'en suis à la voisine il y a le plein santé mentale bah moi j'ai 20% de mes gamins qui sont pas bien j'ai pas de médecin j'ai pas de médecin scolaire j'ai pas de spécialiste j'ai pas de lit voilà enfin si vous voulez je vous fais une liste longue comme le bras de tous les tournels inutile
on a bien compris où vous nous envoyez Florence mais vous y croyez vous dites
je suis agent d'état j'y crois si j'ai fait ce métier là c'est un choix c'est pas par opportunisme ou facilité je crois mon travail tous les matins je me lève je suis contente je fais quelque chose pour voilà mais je veux enfin stop quoi merci je demande pas une augmentation je demande pas la lune ni la reconnaissance je demande juste que ça s'arrête et que ça tourne rond parce que là ça tourne pas rond
merci Florence merci beaucoup stop nous dit Florence vraiment bonsoir Gilles Filkenstein merci beaucoup d'être avec nous vous êtes le secrétaire général de la fondation Jean-Jaurès Gilles est dans le grand face à face évidemment avec Thomas Négaroff et Natacha Pelloni le samedi sur Inter Sophie Dravinel est là également bonsoir Sophie journaliste politique indépendante moi il y a deux choses que je retiens pour l'un comme l'autre de ce que dit Florence d'abord c'est le côté perdu elle dit stop et puis elle dit surtout 2027 je m'en fiche et je voudrais qu'on commence par là Gilles Filkenstein est-ce qu'on n'a pas tendance dans ce pays à imaginer que chaque élection présidentielle et celle-ci en particulier va tout remettre dans le chéquer que tout va changer que ce sera presque le moment miracle où enfin on y verra clair est-ce qu'on ne se trompe pas et peut-être même lourdement y compris sur celle-ci là celle de 2027 en croyant qu'elle remettra tout le monde d'équerre
c'est sans doute un des effets de ce qui est une singularité française en Europe qui est le poids central de l'élection du président de la République au suffrage universel direct alors que tous nos voisins européens vivent dans des régimes parlementaires sans doute aussi liés à la figure mythique du général de Gaulle puis de François Mitterrand et il y a une croyance un peu magique dans cette élection je pense que c'est renforcé là dans la période par ce sentiment depuis la dissolution de 2024 que rien ou en tout cas rien de positif ne peut se passer d'ici là et que donc il faut se projeter dans cette élection avec un élément supplémentaire c'est que l'élection de 2027 est une élection dans laquelle le président de la République ne pourra pas se représenter et de ce point de vue là c'est intéressant 2027 n'est pas une élection il y a deux grandes catégories d'élections présidentielles il y a celles dans lesquelles le président sortant peut se représenter et celles dans lesquelles il ne se représente pas et souvent les élections sans président sont de bonnes élections pour essayer d'introduire une petite lueur d'espoir dans ce ciel gris
mais du coup ce que vous dites c'est que cette phrase qui est presque devenue une tarte à la crème en fait l'élection présidentielle c'est la rencontre entre un homme et un pays cette phrase elle n'existe plus en fait elle n'a plus de sens quand j'écoute Florence en tout cas je me dis que c'est vraiment le genre de tarte à la crème à chaque moment électoral mais ça ne tient plus vraiment la route
je pense qu'il y a deux choses qui ne tiennent plus c'est l'idée qui était l'idée gaulliste par excellence que cette élection permettait parce qu'il n'y avait que deux candidats au deuxième tour et donc un candidat qu'il allait avoir 50% des suffrages qu'il aurait de ce faisant une légitimité très forte ça ne tient plus dans un paysage politique qui est tripolarisé et la deuxième chose qu'il ne tient plus c'est le caractère automatique d'une majorité parlementaire qui suit la majorité présidentielle
mais ce que ça dit on va écouter Alexandre dans un tout petit instant ce que ça dit Sophie de Révinel parce que je vous ai vu trépigner c'est que on a pu penser à un moment je reviens sur ce que dit Gilles que l'élection c'était aussi une manière de recharger la démocratie en fait on se remet aujourd'hui est-ce que l'élection recharge toujours la démocratie ?
quand j'entends notre ami Florence je me dis non en fait en fait moi je veux dire ce qui va recharger la démocratie ce sont des personnes comme Florence figurez-vous c'est-à-dire que moi ce que j'ai entendu chez elle c'est son envie de continuer à servir l'État c'est-à-dire qu'elle est vraiment elle au cœur de l'appareil de l'État on n'est pas dans la haute fonction publique on n'est pas dans l'appareil politique on est chez ces personnes qui servent l'État et qui sont au service de la population française et je pense qu'on n'est plus dans cette espèce de recherche je ne dirais pas infantile parce que ça n'a jamais été le cas mais presque irresponsable d'un deus ex machina une personne qui tombe du ciel pour venir résoudre les problèmes démocratiques on est effectivement à un moment crucial à un nœud et ce nœud-là il est face à nous et les Français vont devoir le résoudre voici Alexandre qui nous attend bonsoir Alexandre
bonsoir
allez-y Alexandre
alors tout d'abord ça m'a fait sourire quand j'ai entendu Florence indiquer qu'en 81 le champagne a sauté chez elle pour l'élection de François Mitterrand c'est la même chose chez moi et moi je voulais réagir parce qu'en fait le comportement de nos politiques actuellement m'exaspèrent profondément si je résume un petit peu sur la précédente démission du gouvernement Le Cornu c'était ah tu invites Bruno dans ton équipe je ne vais pas jouer avec toi c'est vraiment des gamins ça m'exaspère je pense que nos politiques devraient faire un tour dans le monde dans le monde privé travailler un petit peu comprendre comment ça marche parce que quand on est dans le monde du privé on a une direction on a une orientation qui est donnée par le capitaine et on se donne tous les moyens pour arriver dans cette direction là et puis c'est tout
sauf que là il y a un problème de capitaine aussi vraisemblablement Gilles Finkelstein
oui je traduis ce que dit à ma façon ce que dit Alexandre en fait c'est quand on est dans une entreprise y compris quand il y a parce qu'aussi dans les entreprises il y a des confrontations d'intérêts et même parfois de débats sur les objectifs mais c'est le compromis et dans une entreprise on doit trouver sinon ça ne fonctionne pas on doit trouver un compromis et ce qui qui fait défaut et on voit toutes les difficultés non seulement depuis 2024 mais même depuis 2022 depuis qu'il y a une majorité relative on voit la difficulté qui est une difficulté spécifiquement française pour pour nouer des compromis et c'est encore plus difficile quand il y a cette obsession présidentielle et que tous les acteurs savent que dans un an et demi et bien il y a une élection présidentielle
allez Sophie Dravinel le prochain auditeur est pour vous et c'est Vincent bonsoir Vincent oui bonsoir on vous écoute
oui alors j'ai du mal à comprendre ce qui se passe en ce moment puisqu'on a des députés qui veulent la parole or Sébastien Lecornu a promis de changer de façon de fonctionner avec quelque chose de très important qui est d'abandonner le 49.3 et de redonner à l'Assemblée la possibilité de discuter chaque article des projets de loi et d'un seul coup on voit que personne ne veut discuter et que tout le monde pense plutôt aux élections présidentielles de 2027 effectivement et ne veut pas se mettre autour de la table alors qu'ils avaient demandé à ce qu'on change de mode de fonctionnement donc là je ne comprends plus bien
merci merci pour ce passage dans le téléphone et pour votre remarque Vincent Sophie Dravinel on a réussi à les perdre nos auditeurs et donc les électeurs oui je pense qu'on va les retrouver parce qu'à priori il pourrait quand même y avoir un débat disons que ça n'est pas ça n'est pas complètement exclu c'est-à-dire que ça va dépendre de ce que dira Sébastien Lecornu demain dans sa déclaration de politique générale s'il évoque une suspension de la réforme des retraites il peut ouvrir le champ à un débat parlementaire qui pourrait être beaucoup plus riche qu'il ne l'était qui pourrait même revenir à ce qu'il y avait en 2024 jusqu'à quasiment une possibilité d'accord nous y étions presque contre les parlementaires et donc laissons aux parlementaires le temps de débattre effectivement pour l'instant on est dans une espèce de nœud qui se limite aux nominations au gouvernement à ces gouvernements qui tombent mais là il va y avoir peut-être potentiellement et ben voilà on va rentrer dans le dur si jamais la déclaration de politique générale laisse la porte ouverte
Gilles rapidement et Frédéric nous attend oui un je suis frappé de ce que dit Vincent il y a en réalité depuis 2024 on mesure l'intériorisation par les députés de leur rôle second dans les institutions ils avaient le pouvoir était à prendre au lendemain des élections législatives pour peu qu'ils se mettent autour de la table et qu'ils essaient de trouver une solution et c'est frappant non seulement ils n'ont pas réussi à le faire ils n'ont même pas essayé de le faire peut-être qu'ils n'y ont même pas pensé
alors on verra s'il y a un coup à jouer et y compris pour les acteurs locaux en fait parce qu'ils sont toujours les acteurs politiques locaux qui sont toujours les politiques préférées des français malgré tout Frédéric est là d'abord bonsoir Frédéric
oui bonsoir on vous écoute alors moi je vis je vis très mal comme beaucoup de monde cette crise que je vis en fin de compte comme un coup d'état institutionnel de la part à la fois de monsieur Macron bien entendu qui joue avec les institutions qui a triché avec les résultats des législatives qui prend du temps à chaque fois et contre lequel on ne peut rien parce qu'il est intouchable ce qui pose la question effectivement des pouvoirs excessifs du président mais il y a d'autres responsables de ce coup d'état institutionnel ce sont les partis en particulier les républicains qui depuis un an ont accepté accepté de prendre une part du pouvoir alors qu'ils n'ont aucune légitimité ni monsieur Barnier ni monsieur Bayrou ensuite ni monsieur Lecornu n'ont aucune légitimité aujourd'hui disons à exercer le pouvoir or ils l'exercent ils l'exercent et ils nous font perdre du temps alors il y aura je ne sais pas quand une mauvaise solution que ce soit une dissolution ou une élection présidentielle qui arrivera très tard nous perdons du temps à cause de ces gens qui pour moi sont des tricheurs voilà on n'a plus de disons de politique d'hommes et de femmes politiques qui soient réellement honnêtes et ça ça nous pèse et il va falloir que ça change
merci beaucoup Frédéric pour votre remarque je trouve intéressant dans ce que nous dit Frédéric Sophie de Ravinel c'est aussi que à la fois il trouve que tout ça est terriblement injuste et en même temps il veut finalement comme tout le monde que ce soit son couloir qui soit en tête et qui gagne et son couloir à lui et aucun autre derrière donc on a est-ce qu'on n'a pas aussi notre petite part de responsabilité nous de notre côté de citoyen non ?
oui si certainement il y a cette responsabilité là mais moi j'entends quand même dans ce qu'il dit quelque chose qui est justifié c'est-à-dire qu'Emmanuel Macron pardon je vous interromps il dit coup d'état il dit tricherie il dit des mots qui ont du sens quand même non non mais bien entendu coup d'état mais ça veut dire tout dépend institutionnel tout dépend de quoi on parle le socle commun il a existé c'était une réalité arithmétique aujourd'hui il n'existe plus mais il est vrai qu'Emmanuel Macron n'a jamais purgé la possibilité d'avoir la gauche qui était quand même en tête de fait au moment de cette avec les résultats de cette dissolution qui pouvait être considéré comme en tête au moins par certains et il n'a jamais voulu purger cela et ça provoque effectivement chez les français chez les citoyens ce sentiment de triche et de vol en tout cas que moi j'entends c'est-à-dire que jamais on a laissé à la gauche la possibilité d'essayer dans toutes les tentatives qu'il y a eu quand on entend notre auditeur Gilles Finkenstein on se demande si le responsable c'est l'hyper verticalité ou pas ou est-ce que ce sont les partis on a l'impression et ça c'est une sorte de fil rouge sur l'ensemble de la journée sur France Inter en fait nos auditeurs partagent beaucoup leurs responsabilités soit directement dirigés vers Emmanuel Macron beaucoup diriger vers ce qu'ils appellent l'irresponsabilité des partis
je pense qu'en fait chaque citoyen enfin beaucoup de citoyens sont traversés eux-mêmes par cette contradiction où ils en veulent au président de la république et je pense que c'est quelque chose qu'Emmanuel Macron n'entend pas c'est que il faudrait qu'il lâche du lest et manifestement il n'y arrive pas il le dit plusieurs fois mais il n'arrive pas à le faire et de manière symbolique la réunion qu'il organise vendredi autour de lui à l'Elysée avec l'ensemble des chefs
convoqués à 2h du matin
je trouve on est une terrible illustration de cette volonté que ce soit autour de lui que tout s'organise donc il y a d'un côté cette volonté là on le sent je pense une partie qui est très importante de l'opinion que le président lâche du lest et mette un genou à terre et d'un autre côté le sentiment que ce bazar doit s'arrêter qu'il faut que les uns et les autres s'entendent et je trouve que cette contradiction cette tension là elle est à l'intérieur de beaucoup de citoyens
mais est-ce que vous n'avez pas le sentiment que c'est quelque chose qu'on entend depuis longtemps parce qu'au fond si on a tant aimé les cohabitations c'est peut-être aussi qu'en creux ce qu'on disait au président et ça a été Mitterrand et ça a été Chirac c'est lâchez du lest chacun son rôle vous en surplomb l'autre les mains dans le cambouis mais au fond encore une fois si on a aimé ça est-ce que c'était pas à chaque fois exactement comme là pour dire au président lâchez un peu du lest et c'est la raison pour laquelle je repense à notre auditeur précédent on en veut là à Emmanuel Macron parce que ce que lui disent les auditeurs c'est accepter la cohabitation et au fond tel qu'on la connaissait en fait rendez-nous ce qu'on connaît ce qu'on a déjà vécu juste titre moi je trouve parce que le président enfin moi je pense c'est dans une forme d'irresponsabilité il ne lâche pas on sera peut-être pas d'accord mais il ne lâche absolument aucun lest il fait ce qu'il n'est pas du tout prévu qu'il fasse de prendre la parole sur des sujets de politique intérieure depuis l'international comme il l'a fait ce lundi matin de convoquer les partis autour de lui en excluant d'autres partis le RN en l'occurrence et les insoumis dans une gestion avec Sébastien Lecornu dans une espèce de duo voilà il ne lâche aucun lest il ne laisse pas les français respirer j'ai vu votre réaction Gilles Wilkenchkan je voudrais d'abord qu'on écoute Sébastien qui est à Lyon s'il vous plaît bonsoir Sébastien bonsoir Sébastien on a perdu Sébastien Gilles vous vouliez ajouter quelque chose à ce que disait Sophie Dravinel non c'était à ce que vous vous disiez parce qu'elle était en désaccord allez-y je vous en prie je disais on a l'habitude on a aimé ça ces moments de cohabitation je pense que ce qu'on a aimé
dans la cohabitation c'était le vieux rêve français de l'Union Nationale et ce n'était pas le partage des pouvoirs et je pense que cette question du partage du pouvoir et surtout d'une concentration de plus en plus forte du pouvoir à l'Elysée elle est plus récente parce qu'elle est très étroitement liée au quinquennat et c'est depuis Nicolas Sarkozy que le pouvoir est concentré à l'Elysée et autant concentré à l'Elysée et c'est depuis Emmanuel Macron qu'il l'est davantage encore
oui mais en même temps ça fait depuis Nicolas Sarkozy qu'il y a un seul quinquennat sauf là Emmanuel Macron en 2022 avec une élection particulière encore une fois le oui ou non face au ARN mais Sarkozy 5 ans Hollande 5 ans et les 5 premières années effectivement
et peut-être que c'est comme s'il n'y aura qu'un seul quinquennat d'Emmanuel Macron parce que ce second quinquennat il est pour l'instant un quinquennat pour rien et on ne voit pas comment il va finir par être un quinquennat pour quelque chose
on a retrouvé Sébastien bonsoir Sébastien
bonsoir
on vous écoute
voilà donc moi pour faire écho à votre sujet moi j'étais militant et je ne vote plus aujourd'hui alors que j'ai toujours eu une conscience politique j'ai 56 ans avec cette génération on ne touche pas à mon pote et autres moi la république en marche depuis 2017 j'ai adhéré et j'ai eu des responsabilités départementales dans le Gard puis nationales donc j'étais au conseil national j'ai voté etc en fait moi j'en suis sorti pas écœuré mais effrayé en fait du fonctionnement des partis politiques il n'y a pas de démocratie dans les fonctions fonctionnement interne des partis politiques sur le choix des candidats et même sur la vie la particularité et la république en marche il y avait des comités donc moi j'étais animateur d'un comité puis j'ai eu des responsabilités départementales et nationales donc au niveau des comités ça a fonctionné très bien j'avais un comité très dynamique dans le Gard je les salue s'ils m'écoutent et on perd énormément d'énergie à vouloir faire fonctionner des systèmes démocratiques beaucoup étaient dégoûtés partaient le paradoxe c'est la république en marche un petit passe d'armes parce qu'on n'utilisait pas le terme parti et ils ne voulaient pas un parti politique le fonctionnement des partis est vraiment à mettre en cause si les gens sont comme ça un peu écœurés c'est qu'en fait la légitimité que tirent les candidats et même à des niveaux très bas départementales ou même au niveau des communes souvent ils la tirent des militants et c'est des gens qui ne sont pas élus par des militants il y a souvent que des courtisans et leur légitimité il la tire des fois de quelques dizaines d'une poignée de votes avec en plus souvent très peu de démocratie pas trop de discours de contradictoire dans le fonctionnement du parti
Sébastien est-ce que vous avez compris à ce moment-là ce que j'allais dire le parti effectivement vous avez raison on ne voulait pas appeler ça le parti à ce moment-là la République en marche
on parle de parti
est-ce que vous avez compris ce qu'ils attendaient de vous en fait au fond à quoi selon eux vous pouviez servir vous dans les comités locaux c'est-à-dire parce que si je vous entends et que vous trouvez que c'était très vertical et que finalement rien de ce que vous disiez n'existait ni ne remontait à votre avis à quoi pensait-il que vous alliez pouvoir servir
en fait je pense qu'il y avait une réelle volonté au départ tout ça a assez rapidement fonctionné les comités sont nés un peu soit dans des quartiers soit dans des communes rurales semi-rurales moi c'était plutôt semi-rural ça a agrégé comme ça des personnalités très différentes moi je me suis payé entre guillemets uniquement sur les rencontres et la richesse que j'ai pu rencontrer j'avais un prof au Collège de France j'avais une dame qui avait eu la responsabilité du marketing d'une société de cosmétiques très connue
par tout le monde
donc ces gens-là avaient des grandes compétences qu'ils ont mis au service de la République en marche et très rapidement on a vu que c'était à sens unique donc on s'est remonté alors on a beaucoup aidé la présidentielle puis après on a enchaîné avec les députés moi j'étais sur une circonscription particulière dans le Gard parce qu'on avait Gilbert Collard en face de nous avec un parachutage comme ça d'une personnalité on a failli gagner et puis en fait très rapidement à partir du moment où c'était en sens unique alors localement ça se passait bien avec les élus j'avais du monde autour de moi des députés médiatiques alors on était là on était présent ils étaient ravis d'être là certains nous nous incorporaient alors c'était pas des prises de décision mais il y avait des débats en amont sur des sujets je pense à la loi bioéthique par exemple on avait beaucoup travaillé avec une députée de l'Hérault mais c'est vrai que ça restait souvent comme ça superficiel quand on rentrait dans le dur du sujet c'est-à-dire quand on anticipait sur des élections et bien alors là on voyait très bien que ça nous passait bien au-dessus de la tête et qu'on ne tenait absolument pas compte de la réalité du terrain il y avait des ambitions personnelles il y avait des accords qui étaient passés bien au-dessus entre les parties et localement en fin de compte ça n'existait pas et même et même quand il c'était c'était le cas pour La République En Marche au début il y avait des opportunités voilà j'en ai même profité j'étais candidat à la candidature etc ben en fait dès qu'on rentrait un peu en compétition avec des personnalités locales qui venaient en l'occurrence souvent du PS ou autre on voyait très bien qu'on n'avait pas les règles du jeu
merci beaucoup Sébastien il est précieux vraiment votre votre témoignage et je ne sais pas s'il faut entendre dans ce témoignage les parties ou le parti en fait Sophie Dravinel parce que ce que nous dit Sébastien c'est des choses qu'on a beaucoup entendues après le premier quinquennat justement de tous ces marcheurs qui avaient eu confiance qui voulaient y aller et puis on est très vite arrivé on se souvient qu'on avait appelé ça les godillots souvenez-vous ceux qui suivaient les yeux fermés etc.
et les remontées qui ne venaient pas donc c'est les partis ou le parti Moi je pense que ça s'est inscrit dans une période de désaffection des partis et qui avait au moment dans les premiers temps d'Emmanuel Macron une véritable aspiration démocratique qui était vraiment présente chez des personnes qui issues du PS issues de la droite républicaine voulaient dépasser un peu ces formations qui encore une fois s'essoufflaient et figurez-vous que Jean-Luc Mélenchon l'avait vu lui aussi puisqu'il avait décidé de dépasser ces mêmes partis que lui pensait déjà atrophiés et qui étaient étouffés dans les années 2010-2015 il n'y avait pas eu ce renouvellement démocratique et donc il y a eu cette aspiration dont notre auditeur parle très justement et qui a été déçue pourquoi ?
parce qu'Emmanuel Macron est un pur représentant de la société de consommation superficielle et qui n'est absolument pas fondé son parti il était c'était les trois petits cochons la maison de papier il n'y avait rien il n'y avait aucune implantation et très vite les réflexes de notables locaux dans les partis historiques qui avaient conservé leurs ancrages et leurs jeux de pouvoir sont venus révéler la vérité des choses et donc ça a créé chez notre auditeur mais chez beaucoup de français cette déception cette lassitude et aujourd'hui sans doute une forme de dépression qui conduit effectivement à l'abandon des urnes et qui est pour moi un vrai danger pour la démocratie on a cru Gilles Finkenstein au début c'est la période de notre ami Sébastien à une espèce de nouvel âge d'une démocratie post-partisane j'ai un peu le sentiment que c'est ce qu'il essayait de nous raconter et puis là on a les deux pieds mais dedans les pieds les mains et l'ensemble du corps en fait
je pense qu'il y a une crise une crise profonde de tous les partis mais il y a sans doute une crise spécifique de renaissance ou de en marche je ne sais plus comment s'appelle le parti parce qu'il y a eu
parce qu'il pensait partir différemment parce qu'il y avait cette promesse
de quelque chose de nouveau d'ailleurs qui n'était pas un parti qui était un mouvement une promesse d'horizontalité l'acte de naissance c'était la grande marche c'est-à-dire où les adhérents qui ont été par le coup par centaines de milliers qui ont été allés faire du porte-à-porte il y avait cette promesse de renouveau or c'est un parti dans lequel les adhérents les militants se sont retrouvés sans aucune fonction ce n'était pas eux qui désignaient les candidats c'est une des fonctions des adhérents d'un parti ce n'est pas eux qui fixaient la ligne les orientations la doctrine et d'ailleurs Emmanuel Macron s'est toujours refusé à ce que son parti s'engage dans ce travail-là et comme c'est un parti qui n'avait pas d'implantation locale il n'y avait même pas ce lien avec les avec les ministres qui peut avoir ailleurs
ni structuration intellectuelle Alain est avec nous bonsoir Alain Alain Alain est-ce qu'on a Alain près de nous Alain j'aimerais bien qu'on ait Alain près de nous mais visiblement pas ou en même temps de très loin en fait non Alain et bien écoutez vraisemblablement pas donc c'est pas grave on a Michel par mail le temps qu'on récupère Alain qui nous dit je dis bravo à Sébastien Lecornu d'avoir accepté de redevenir premier ministre et aussi à tous les ministres d'avoir osé braver les consignes de leur parti nous dit-il je suis extrêmement déçue de l'attitude de tous les partis politiques voyez encore eux spécialement l'EPS et LR qui ne voient que leur intérêt partisan et non l'intérêt de la France dans cette période très préoccupante voilà ce que nous dit voilà ce que nous dit Michel et c'est vrai est-ce qu'on a le sentiment auprès de nos auditeurs que ça c'est de la très très vieille politique notamment d'exclure ceux qui rentrent dans un gouvernement où on a dit que finalement on n'y rentrait pas etc là aussi ça nous appelle peut-être à une espèce de on parlait tout à l'heure de démocratie post-partisane qu'on n'arrive pas à atteindre que les partis n'arrivent pas à atteindre oui c'est évident que tout cela peut sans doute faire penser aux français qu'il faudrait une réforme sinon une réforme vers la sixième république mais au moins quelque chose qui donne le sentiment qu'on redynamise ou qu'on revivit un autre fonctionnement des partis en fait si c'est les partis c'est pas la cinquième qui est en cause en fait mais ça dépend parce que si les partis ne fonctionnent pas les élections ne fonctionnent pas alors effectivement peut-être qu'on peut imaginer des non je sais pas je sais pas ce qu'on peut je sais pas ce qu'on peut est-ce qu'on peut imaginer quelque chose de neuf Gilles Finkenstein et surtout qui au fond encore une fois est-ce que c'est les institutions ou est-ce que c'est ceux qui les représentent
qui provoquent le blocage aujourd'hui je reviens sur le parti peut-être mettre un grain de sel ou de poivre est-ce que c'est choquant d'exclure un responsable d'un parti qui s'engage dans un gouvernement alors que la position du parti est de ne pas y aller en réalité je comprends évidemment ça fait ça fait stalinien mais un parti politique c'est quelque chose de collectif et on se plaint toujours souvent de l'absence de cohérence au moment s'il y a une décision qui est prise c'est pas totalement illogique qu'il faille s'y tenir sinon c'est une aventure individuelle
attendons de voir si cette décision va être prise effectivement si ça va pas partir dans des marécages qui vont encore donner le sentiment aux français qu'il y a un écran opaque entre les décisions et les effets qui suivent moi je pense qu'il y a une crise de la vie politique pour revenir à ce que nous disions il y a une crise de la démocratie il y a une crise du rapport à la société de l'individu à la société et on va y venir parce que moi le sens de ma question aussi c'est on a toujours le sentiment qu'on vit dans une île parce qu'on ne se regarde que soi-même mais si on regarde chacun de nos voisins aujourd'hui en tout cas beaucoup de nos voisins peut-être qu'il pourrait avoir quasiment le même débat que nous avons nous là alors à la crise politique exclue bien sûr ils ne sont pas à chercher un gouvernement tous les quatre matins mais enfin quand même on y viendra Marc est avec nous bonsoir Marc
bonsoir Fabienne on vous écoute bonsoir à vos invités dont j'apprécie les analyses bon j'ai écouté l'émission depuis le début et j'approuve ce qui vient d'être dit par les auditeurs et vos intervenants on a beaucoup parlé des symptômes mais je crois qu'il faut trouver la cause sans faux fouillant et agir dessus moi il me semble que je ne vois qu'une solution qui est drastique et puis qui ne va pas plaire à tout le monde je pense qu'il faut mettre fin à l'élection présidentielle au suffrage universel et en revenir à la constitution de la 5ème république d'avant le référendum de 1962 parce que pour moi cette élection présidentielle au suffrage universel a plusieurs inconvénients d'abord je ne suis pas constitutionnaliste mais il me semble qu'elle fausse l'équilibre de la constitution car le président élu par tous a tendance à surpasser le rôle que lui donne l'article 5 de la constitution et comme Sarkozy par exemple il traitait François Fillon de collaborateur alors que normalement d'après la constitution article 20 le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation donc bon ça c'est le premier problème le deuxième problème l'élection fausse le rôle des partis politiques vous l'avez bien décrit les partis politiques ce ne sont plus des forces de réflexion de proposition et de compromis ce sont des écuries pour présenter des candidats à l'élection présidentielle alors tout tout un chacun qui pense être un jour président de la république d'Edouard Philippe à Mélenchon fonde son parti politique ça n'a plus de sens et troisième rapidement
s'il vous plaît Marc allez-y
oui donc rapidement l'élection présidentielle j'avais encore deux points l'élection présidentielle affaiblit la France parce que on est en 2025 on attend 2027 ça fait deux ans de perdu six mois après pour se mettre en place ça fait deux ans et demi la moitié d'un quinquennat et enfin dernier point je trouve que l'élection présidentielle affaiblit la France en Europe parce que tous les ténors politiques rêvent plus de l'Elysée et de Matignon que de travailler à Bruxelles ou à Strasbourg
Merci beaucoup pour ce message très complet Marc et de votre intervention dans le téléphone son ce que je trouve intéressant Gilles Villegenschen c'est que notre ami Marc nous dit que en effet le président surpasse le rôle pour lequel enfin qui devait être le sien en vertu de l'article 5 de la constitution donc cessons de les lire au suffrage universel mais au fond la question que j'ai envie de poser c'est comment se fait-il que d'un président après l'autre effectivement on ait fait du président de la république quelque chose qui n'était pas inscrit dans la constitution de fait en tout cas pas à ce point là
Oui la question c'est est-ce que c'est lié à son mode d'élection ou est-ce que c'est lié à autre chose puisque en fait il n'a été élu qu'une fois au suffrage universel indirect qui était le texte initial de la constitution de 1958 par un collège de 60 ou 70 000 personnes et dès 1965 c'est le suffrage universel direct l'ensemble des français sachant qu'effectivement
de Gaulle avait l'espèce de légitimité de l'histoire en fait donc ce qui lui suffisait si je puis dire et d'une certaine façon on a le sentiment qu'il a offert aux autres une légitimité en leur disant comme ça vous l'aurez avec le suffrage universel mais voilà ce que nous en avons fait donc est-ce que c'est la faute du suffrage universel ou des présidents successifs
pas seulement Emmanuel Macron en fait et alors troisième hypothèse est-ce que c'est une des conséquences du quinquennat la concordance du scrutin présidentiel et du scrutin parlementaire et du scrutin parlementaire qui n'est plus que ou qui n'était disons jusqu'en 2022 qu'une conséquence de l'élection présidentielle d'un président qui est élu par ailleurs sur un programme de plus en plus précis c'est parce que voilà il doit sur l'ensemble des sujets dire ce qu'il veut faire et qu'après il a le sentiment que lui seul est responsable de son programme et lui seul peut l'appliquer
moi j'en suis convaincue aussi ce que je pense c'est que la constitution elle a été faite aussi pour le général de Gaulle pour une personnalité comme le général de Gaulle et qu'Emmanuel Macron encore moins que ses prédécesseurs n'a ce sens de la responsabilité de l'état que pouvait avoir le général de Gaulle je pense effectivement qu'il va y avoir des réformes que le septennat pourrait bien revenir en tout cas c'est quelque chose qui quand je parlais de réformes tout à l'heure et de ce dont les français ont besoin on l'entend on ne cesse de l'entendre cette envie de changer quelque chose et moi je conseille à notre auditeur une tribune dans le Figaro de Sylvain Faure qui est un ancien conseiller d'Emmanuel Macron et de Laetitia Stroch-Bomart qui a été publié il y a trois jours sur justement cet écart entre la personnalité du général de Gaulle et la constitution faite pour lui et aujourd'hui celle d'un chef de l'état que plus personne ne peut destituer il nous reste très peu de temps mais Richard on a un peu de temps pour vous donc je vous en prie allez-y bonsoir à vous
oui bonsoir merci de vos émissions merci de prendre mon appel et je vais être très synthétique ma première remarque était par rapport au quinquennat septennat je suis complètement d'accord j'entendais votre invité que l'esprit de la constitution a été changé depuis la réduction au quinquennat et notamment le président n'est plus au-dessus des partis n'est plus un arbitre et c'est ce qui nous pose d'énormes problèmes aujourd'hui ma deuxième remarque c'est que il y a eu quand même l'émergence de deux partis populistes c'est-à-dire que ce sont des gens qui ont des solutions simples à des problèmes complexes mais le problème c'est les filles et la reine pour ne pas les nommer et il y en a un qui nous conduit au chaos économique et l'autre qui nous conduit au chaos sociologique donc on comprend que les gens qui ont on va dire des responsabilités hésitent avant d'engager la France dans une de ses voies
merci beaucoup Richard pardon de vous interrompre mais là vraiment il faut y aller et juste en un mot Gilles ou Sophie ça existe des voix pour dire revenons revenons au septennat ou pas est-ce qu'il y a des voix qui disent qu'il faut modifier ça ou pas
alors il y en a il y a des responsables politiques qui ont proposé ça en revanche revenir sur l'élection du président au suffrage universel direct alors que c'est la dernière élection à laquelle les français participent massivement là il y en a moins
voilà et d'autant que justement ce que disent les français surtout c'est qu'ils voudraient pouvoir justement agir plus souvent absolument donc si on leur donne une fois tous les sept ans ce sera pire je vous remercie chaleureusement tous les deux et bien sûr vous tous qui nous avez appelé la pub c'est tout de suite c'est tout de suite
c'est tout de suite