Arabie saoudite : "Le dernier levier de Macron est celui de la diplomatie" (Antoine Oberdorff)
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« Nous nous engageons pour le sécuriser. Avec quel moyen ? Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là chaque jour plus de 5 millions de barils. »
- 3:21Fait
« les militaires français agissent dans le golf depuis le début de la guerre. Ils ont déjà protégé des pays du golf sont allés intercepter des drones et des missiles avec des hélicoptères de combat et des avions et des missiles. »
- 8:31Promesse
« quand le président dit finalement on peut rien exclure de baisser peut-être quelques taxes sur le carburant. »
- 9:15Fait
« la facture de gaz des français là aussi elle va augmenter. »
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Emmanuel Macron dit qu'au fond, il faut agir sur les prix et non pas sur les taxes. Faire en sorte que les prix baissent. Et pour que les prix baissent et bien il faut que il puissent sortir ce pétrole de cette région. Un autre front s'est ouvert, vous l'avez dit Fené Guinoché avec les outils du Yémen depuis la mi-juillet qui bloque tout passage de de navire à l'Arabie Saoudite depuis le port de Yanbu. C'est un site stratégique pétrolier, un immense immense complexe pétrolier. Marine nous expliquait hier aussi pourquoi il y avait des énormes dégâts sur le léu qui traverse d'est en ouest le pays. Emmanuel Macron au 20h jeudi dernier. Il y a plusieurs millions de barils qui circulaient à travers l'Arabie Saoudite et qui sortaient en mer rouge dans ce qu'on appelle le site de Yambou. Bon, il
a été très abîmé par une attaque des outils. Nous nous engageons pour le sécuriser. Avec quel moyen ? Et donc aujourd'hui, c'est la discussion que nous avons finalisé avec les Saoudiens. Nous allons envoyer des moyens militaires, mais en tout cas, on se met en situation de protéger ce site parce que sortait il y a quelques semaines de là chaque jour plus de 5 millions de barils. Voilà, c'était au fond la seule véritable grande annonce he de cette interview jeudi soir du président de la République Antoine Auberdorf. C'est risqué mais il y a manifestement, on en parlait beaucoup hier ici pour nos téléspectateurs fidèles, ça n'est pas nouveau. N'empêche que immédiatement des conséquences politiques se sont faites entendre. Bien sûr, il s'est attiré immédiatement
les foudres des oppositions. Emmanuel Macron et il le disait dès lors que le président de la République s'exprime pour dire qu'il y aura des soldats, des radars, des systèmes de défense qui seront envoyés à à Yambou. Bien évidemment, vous avez Jean-Luc Mélenchon qui euh dit que évidemment c'est franchir au fond un seuil de cobigérance que s'installer sur un théâtre de guerre. Et de la même manière côté terrasse national, Marine Le Pen, Sébastien Chenu qui eux-mêmes disent que euh le chef de l'État prend des risques inconsidérés et se comporte comme un vat en guerre au Moyen-Orient. Tout ça, Emmanuel Macron l'a bien en tête. Il a bien en tête aussi l'argument euh qu'on allait lui avancer qui est de dire qu'au fond nous n'avons aucun accord de défense avec l'Arabie Saoudite. Et donc
en vertu de quoi euh se projette-ton sur ce théâtre de conflit. Sauf que Emmanuel Macron en fait, il sait que le levier diplomatique c'est le seul et peut-être dernier levier qu'il a compte tenu de la situation budgétaire de la France pour év pour essayer de faire baisser le cours du Brent et de ramener euh les cours les prix à la pompe dans la à la normale si tentez que ce soit possible de ramener à la normale aujourd'hui. Donc il joue là-dessus à fond Emmanuel Macron parce que c'est le seul outil qu'il a et il sait très bien que non seulement ça permettrait de faire baisser le baril du PR mais même aussi de faire baisser les tensions sur les capacités de raffinage parce qu'on sait que c'est le problème qu'on a. Quand vous avez parallèlement un Donald Trump, on a on
en a pas parlé mais qui met sur la table la question du chantage lié au diesel puisqu'il souhaiterait couper le robinet des importations de diesel vers l'Europe, c'est 50 % des importations européennes venues des États-Unis. beaucoup moins pour la France mais enfin quand même ça va rajouter de l'attention sur le marché. Donc Emmanuel Macron, il met le paquet sur la diplomatie. Ouais. Alors là là on voit des images satellites du site de Yand Bou, c'est vraiment un énorme complexe pétrolier et en même temps un port euh par lequel justement arrive l'autre pétrole qui ne peut plus sortir euh de d'Ormouse. Donc c'est un peu la dernière alternative. Là aussi, il y a des grosses menaces de de blocage. Ce soir, les outils continuent les frappes. Alors, elles sont
interceptées, hein, mais Riad a été a été frappée. Il y a des risques qui sont pris. Si les outils ou même si l'Iran dit, la France entre en guerre, faut être deux en fait pour savoir si on est considéré comme cobérant. Faut faire attention parce que dans les situations de guerre, tout ce qui est voyant n'est pas important. Et par contre, il faut regarder derrière la fumée. Par exemple, quand j'entends les partis extrémistes en France expliquer que c'est une entrée en guerre, ils ont l'air d'ignorer, alors que ça leur a été dit à plusieurs reprises par Emmanuel Macron, c'est que les militaires français agissent dans le golf depuis le début de la guerre. Ils ont déjà protégé des pays du golf sont allés intercepter des drones et des missiles avec des hélicoptères de combat
et des avions et des missiles. Donc c'est pas c'est pas une situation vraiment nouvelle. C'est juste qu'on dit maintenant on va protéger pour Mais est-ce que euh les outils, les iraniens vont regarder ces opérations comme pas nouvelles, comme de sécurisation qui n'ont rien à voir avec le sujet est stratégique et on voit bien que c'est l'Iran qui pilote pas les outils tout seul qui ont décidé d'attaquer la dérivation d'outil parce qu'en fait outil c'est la voie alternative au au détroit d'ormousse d'accord c'est une manière de pouvoir exporter du pétrole directement en mer rouge la carte en même temps comprendre he les deux passages possibles en s'y attaquant alors tout le pétrole des pays du golf peuvent passer par là. Mais c'était une voie importante en s'y
attaquant quelque part. Ils étouffent un petit peu plus les pays du golf et surtout ils étouffent les sociétés dont les sociétés européennes qui ont besoin de ce pétrole. Et en attaquant avec des drones, il rappelle une tactique iranienne qui a été mise en place grâce au Conseil des Russes en Ukraine, c'est qu'aujourd'hui personne ne sait vraiment se défendre contre des attaques massives de drone. Pourquoi ? parce qu'elle sature les systèmes de défense et là où finalement les occidentaux et en particulier les Américains ont bien réussi dans la lutte contre les missiles, quand il s'agit de lutter contre les drones, personne ne sait faire. Même Moscou ne sait pas se défendre. Donc Yambou et l'exportation par la mai rouge du pétrole, si elle est en permanence menacée par des tirs
outils de drone, et bien sera en grande difficulté. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la tension sur les marchés va continuer. Elle risque de durer, comme le rappelait Fanny tout à l'heure, pendant des mois. Hm hm. David Kalfa Marina. Euh moi je comprends pas pourquoi Donald Trump répond aux abonnés absents sur cette région. Euh l'Arabie Saoudite bah c'est c'est l'allié historique. Euh le prince héritier a appelé Donald Trump plusieurs fois et il se passe rien. C'est c'est la France qui qui va y aller. Plusieurs raisons. Plusieurs raisons. Il y a la question des munitions, ça a été ça a été dit et c'est très juste. C'est une dimension très a plus les moyens. C'est ça. Clairement si si il y a encore les moyens, faut pas exagérer. Mais en tout cas, il y a il y a très clairement
un rationnement des démutions notamment la défense antimissile. Ça c'est une évidence. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Arabie Saoudite diversifie aussi ses alliances. La signature de de l'accord de la Mecque avec la Turquie et le Pakistan s'inscrit dans cette perspective de diversification, un accord de défense mutuelle. Euh ce qu'il faut préciser he pour pas perdre téléspectateurs, ce qu'on voit à l'écran euh c'est l'oléoduc West, donc qui traverse le territoire saoudien et qui donc débouchait sur le port et le terminal pétrolier de de Yanbu. Donc ces frappes de la milice Ansarla, donc partisan d'Allah, les outils, c'est l'autre nom des des outils, euh c'est le nom qui revendique. Elles ont un objectif stratégique évident pour l'Iran. Il s'agit en fait de boucher les
deux voies de sortie de d'exportation du pétrole et du gaz à l'international et d'augmenter donc la facture économique pour euh pour Donald Trump, le punir politiquement à l'une des élections. Alors ce qu'il faut quand même préciser et ça c'est important, c'est que parce que j'avais annoncé la mauvaise nouvelle d'une crise qui risque de durer jusqu'à la fin du mandat de Trump. encore 2 ans là c'est carrément il y a une bonne nouvelle c'est 48 dernières heures mais il faut faut regard faut évidemment regarder ça avec beaucoup de recul mais c'est que en fait paradoxalement les Saoudiens ont reuté une partie de leur pétrole vers le D3 d'Ormous parce que en réalité les Américains le chiffre c'est à peu près une soixantaine de de navir je en réalité je pense une quarantaine
dont la dont la grande majorité sont escortées par les forces forces aéronavales américaines le long en fait des côtes des côtes doman ça débouche aussi vers le port le port de Fujera qui qui est donc un port euh émérien et qui permet aussi de de d'exporter une partie de ce ce pétrole. On est à quasiment 3 millions de baril de pétrole, ce qui est important quand même. Donc il y a encore des voix de passage, c'est un peu moins, c'est 2,7, mais ça c'est pour donner un chiffre pour donner un chiffre un peu rond. Mais donc ce qui veut dire en fait que il y a une espèce du je de jeu du chat et de la souris auquel on assiste. Y Book, on a vu qui débouche sur la mer rouge, c'était un peu l'issue de secours pour les Saoudiens mais pas uniquement pour pour une grande partie des pays du golf.
D'ailleurs, la punition pour l'instant des outils, c'est sur les bateaux saoudiens uniquement, pas les autres. Oui. Et oui, mais encore une fois avec l'objectif qui est en réalité pas seulement de s'en prendre au saoudien, mais indirectement s'en prendre à la partie américaine. Fckinch. Et c'est pour ça que dans ce contexte là, on cherche d'autres voies et notamment par exemple Total énergie. Aujourd'hui, on apprenait que Total Energie est allé en Azerbaïdjan et pour augmenter sa production notamment de gaz. Et euh c'est vrai que on cherche un peu tout azimut aujourd'hui en attendant que la diplomatie se fasse et que ce conflit trouve une issue. Mais tout le monde a compris que ça ne se ferait pas ni d'un claquement de doigt dans les prochaines semaines que ça va être assez
long. C'est un peu une guerre berill finir par lâcher sur les taxes. Non mais c'est une guerre d'usure. Franchement après quand le président dit finalement on peut rien exclure de baisser peut-être quelques taxes sur le carburant. pas forcément tout de suite la TVA, mais je crois qu'il faut pas non plus faire il faut pas non plus faire miroiter aux téléspectateurs. Si demain le le gouvernement lâchait sur les taxes, de toute façon, c'est un endettement qui augmente encore. Donc ça veut dire des taux d'intérêt qui augmentent, ça veut dire une situation budgétaire de la France qui continuera à s'enfoncer dans le rouge. Donc l'idée d'avoir d'autres sources d'approvisionnement pour essayer de soulager un peu ce marché parce qu'on parle beaucoup du pétrole, attention mais le gaz le gaz
est très important et la facture de gaz des français là aussi elle va augmenter. Comment celle la stratégie au fond de diversifier les approvisionnements quand les États-Unis nous menacent quand hormous maintenant Babel est est bloqué ça peut marcher, ça va se faire du jour au lendemain. Stratégiquement à mon avis ça ne peut porter des fruits qu'à moyen terme. personne ne sait aujourd'hui détourner des flux très importants d'hydrocarbure d'un côté ou de l'autre, mais c'est indispensable parce que c'est ça qui sécurisera à terme nos approvisionnements. À court terme, pour le pouvoir en France et c'est la même chose dans toutes les sociétés européennes. La question est de savoir si à un moment il faut bloquer l'augmentation des prix avec des mesures qui de toute façon sont très coûteuses.
Et c'est clair pour moi aujourd'hui la situation la situation énergétique est difficile et surtout elle continue à se dégrader et par conséquent à un moment le gouvernement sera obligé de lâcher non pas en disant on va faire reculer les prix mais en disant on va les bloquer là et bien sûr que ils feront une impasse budgétaire sur le sujet parce qu'ils n'auront pas le choix les prix pourraient sinon dépasser les 3 €50 € mesures symbol tout ce qu'on vient de se dire là c'est audible pour les Français est-ce qu'ils peuvent attendre est-ce qu'ils peuvent comprendre et donc attendre peut-être même les élections pour choisir leur futur président. Ce qui est sûr, c'est que on sent quand même que si la colère n'a pas encore explosé, nous verrons les les mouvements sociaux qui s'annoncent côté
fonctionnaire, mais pas seulement pour le mois d'octobre. C'est peut-être que effectivement la colère, si elle doit se déverser quelque part, se déversera dans les urnes. En prenant la parole, Emmanuel Macron s'est offert un surcis, mais je pense qu'il est parfaitement conscient que ce n'est qu'un surcis. La question effectivement de la diversification des approvisionnements, de la sécurisation de nos stock. Il a longtemps parlé de son activité diplomatique, de sa réception du président nigérien pour montrer au président qui au Français qu'il est à la manœuvre. Mais c'est fautes de pouvoir leur proposer quoi que ce soit de concret sur les prix à la pompe qui seraiit de nature à les soulager immédiatement. Et malheureusement pour des Français qui ont été habitués au
quoi qu'il en coûte à des ristournes de 15 à 30 centimes en 2022, effectivement c'est difficile de comprendre le passage du quoi qu'il en coûte au goutte à goutte actuel. Yeah.
Emmanuel Macron