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interviewLa France insoumise (sur YouTube)· 2 mars 2017 124 minAutoproduit

Université populaire sur la question européenne - #EuropeFi

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonsoir bonsoir à tous bonsoir pour ces universités populaires quatrième séance quatrième chapitre ce soir le programme à la loupe nous allons passer notre loupe sur un des éléments cruciaux de ce programme que vous connaissez maintenant par cœur n'est-ce pas l'avenir en commun toujours avec vous je voulais d'abord présenter des excuses pour le décalage que nous avons eu dans cette émission d'habitude c'est le mardi mais vous savez qu'il y avait un grand meeting à Brest la dernière fois ce qui a causé ce petit décalage pour que nous puissions nous retrouver tranquille pour cette séance de passage à la loupe de notre programme alors où en est notre campagne vous savez nous nous en sommes toujours au même point nous parlons du fond nous sommes concentrés sur notre programme les réunions publiques que nous faisons dans tous les coins sont débordantes en France nous nous concentrons donc sur l'explication de ce que nous proposons pour cette campagne présidentielle nous avons d'ailleurs accéléré la cadence depuis la fin des primaires pour que nous débattions vraiment sur le fond alors ne serait les déboires judiciaires de nos adversaires on en parlera sans doute encore plus on se demande bien ce qu'ils vont inventer encore pour éviter le sujet bon en attendant nous sommes là nous sommes et vous êtes très nombreux derrière vos écrans à nous suivre comme à l'accoutumé nous allons développer le chapitre du jour le chapitre 4 cette fois-ci avec les interventions de ceux qui ont directement participé à l'écriture de ce Walib l'élaboration du moins de cette de ce passage de ce programme vous pourrez ensuite poser vos questions et dans la salle et bien sûr par par internet et avant chaque intervention vous connaissez le principe il y a une petite vidéo qui retrace les points les les points forts de la question alors tout de suite on démarre pour le zapping d'introduction de cette séquence il va falloir sortir des traités européens et il faut que vous en ayez la possibilité mais sortir des traités européens c'est une formule qui ne dit pas tout nous sommes la France nous sommes un très grand pays on ne peut pas faire l'Europe sans nous dès lors notre responsabilité n'est pas seulement de nous protéger nous-mêmes contre les traités européens mais de le faire en accord et en harmonie avec les autres peuples d'Europe ce qui est compliqué à organiser en vérité ces textes sont inapticables personne ne les applique parce que les politiques qui sont recommandées dans ces textes ont véritablement tué l'économie à l'échelle européenne et la réduction des déficits c'est à dire les politiques d'austérité pour aller vite n'a même pas réduit l'endettement un car en tuant l'activité économique il n'y a pas eu de recettes fiscale suffisante et les les dettes publiques au lieu de se réduire comme le préconise ces textes et bien ce sont creusés l'Union européenne est entrée dans un processus de dislocation et dans cette dislocation le pire est en train de jaillir voilà la situation à laquelle nous sommes confrontés voilà ce à quoi il faut répondre nous sommes profondément attachés à l'idéal européen de paix et de concorde or cette Europe a été méthodiquement organisée par la droite allemande comme une machine à faire que les peuples se choquent entre eux deviennent concurrents les uns avec les autres et c'est cette logique folle qu'il faut interrompre nous avons une responsabilité vous en avez une ici en Allemagne il est clair que le gouvernement de Madame Merkel veut faire croire à l'Europe entière que vous vivez ici dans un paradis en France on nous dit que s'il faut imiter le modèle allemand et bien moi je suis prêt à imiter le modèle allemand mais moi mon modèle c'est Oscar la fontaine ce n'est pas Madame Merkel face au puissance de l'argent il nous faut envisager plusieurs scénarios il y a les négociations d'abord mais si les négociations marchent pas il nous faut envisager la rupture la rupture avec les traités européens la rupture avec la monnaie unique européenne qui pour l'instant sont un carcan pour les peuples pour l'ensemble des politiques qui sont menées et qui rendent impossible le fait de mener une politique progressiste au service du peuple des citoyens et des citoyens bien alors nous allons évidemment vous vous rendez compte aborder une question qui n'est pas une petite question alors je crois me répéter parce qu'à chaque semaine je dis ben voilà nous sommes devant une grande question qu'il faut prendre à bras le corps alors de manière un peu grandiloquente nous avons choisi de parler aujourd'hui de la question européenne autrement dit le chapitre 4 qui lui parle de l'Europe en question vous l'aurez compris on va vous dévoiler notre stratégie européenne dont vous savez qu'elle ne se donne pas facilement à connaître tout simplement parce que on la déforme beaucoup on l'a mystifie en présumant qu'il s'agit d'une stratégie de sortie sèche de l'Union européenne or pas du tout mais c'est beaucoup plus intelligent que cela notre raisonnement part du constat éprouver maintenant depuis disons le traité de Maastricht depuis 25 ans que les règles en vigueur dans l'Union européenne et donc dans notre état nous interdisent de mener les politiques sociales et économiques qui nous permettraient de vivre mieux de vivre mieux collectivement alors autant vous dire que notre programme aujourd'hui l'avenir en commun n'est pas à zéro compatible or si notre peuple qui en démocratie détient en principe un pouvoir de décider pour lui-même souhaite que l'avenir en commun s'applique alors il faudra pour obéir au peuple désobéir au traités voilà mais qu'est-ce que des obéir retraités Sophie on y a réfléchi emménageant de temps une réflexion en deux temps ce qu'on appelle le plan A et le plan B ce que tu vas Sophie Roser nous nous détailler ici dans un instant tu es rapporteur du programme pour les questions européennes bien sûr il y a toujours au moins deux personnes qui s'occupent de chaque question et l'autre intervenant de la soirée mon ami Jacques Généreux mon comparse dans la coordination du programme qui est économiste et que vous connaissez tous va lui nous livrer l'explication et la justification économique de cette stratégie européenne là voilà d'abord pour commencer ta séquence Sophie une vidéo extrait du discours de Jean-Luc Mélenchon au sommet international du Plan B à Copenhague en novembre dernier tout de suite la structure organisée qui porte en Europe le nom d'Union européenne et de traiter européen le brexit est le premier des grands signaux qui a reçu de cette moto effondrement comme un échelle du monde c'est l'élection de Monsieur Trump l'autre signal c'est évidemment je viens de le dire la percée de l'extrême droite mais si l'extrême droite menace la démocratie et la démocratie sociale nous ne pouvons pas perdre de vue que la première menace à la démocratie qui s'oppose à nous ce n'est pas l'extrême droite c'est l'Union européenne c'est elle qui a martyrisé Chypre c'est elle qui c'est elle qui prétend martyriser l'Espagne le Portugal et même ma patrie en 2017 tous nos peuples devront savoir s'ils veulent ou s'ils ne veulent pas de tartare le PIB je ne sais plus comment il s'appelle il change de mon tous les ans le traité avec les États-Unis d'Amérique ou bien le CETA le traité avec le Canada c'est cette année que nous allons devoir décider et nous allons d'abord devoir décider si nous décidons ou bien si c'est eux qui décident à notre place les puissants les importants le chef des voyous Juncker qui a organisé pendant des années le pillage fiscal de tous les pays autour la grande chef de l'économie qui accumule d'année en année des excédents [Musique] plus sé vèrement n'importe quel deck a produit la Grèce puisque c'est sur le dos de tous les autres pays européens qu'elle accumule ses excédents ce sont des réalités géopolitiques auxquelles nous allons être confrontés ou bien il est possible de réorganiser d'une manière concertée l'Union européenne c'est à dire avec un plan A qui prévoir que l'on finisse avec le libre-échange en faveur du protectionnisme coopératif que l'on finisse avec l'interdiction de l'harmonisation sociale que l'on finisse avec l'interdiction de l'harmonisation fiscale ou bien on organise et on réorganise de manière concertée l'Europe ou bien il faudra organiser la sortie concertée de ceux qui ne veulent plus entendre parler de ce fracas de civilisation qui porte aujourd'hui le nom d'Union européenne bien Sophie tu vas dans cette première séquence nous expliquer de quoi il s'agit quand on parle de plan ail de plan B tout à fait alors ces vidéos sont extrêmement bien séquencées vous avez pratiquement la structure que je vais vous développer ce soir avec un peu plus de détails vous l'aurez compris la question européenne elle est fondamentale dans notre programme je dirais bien même que à bien des égards elle est notre stratégie européenne la condition sinequanone du reste de notre programme je vais me concentrer effectivement sur la présentation du livret plan B qui n'est pas encore publié qui est en phase de finalisation et puis après laisser la parole à Jacques pour des aspects beaucoup plus économiques et précis de la stratégie du Plan B je vais revenir rapidement sur le sur le contexte actuel tout frais tout récent il y a eu plein d'universités de la France insoumise qui ont déjà été consacrés plus largement à l'historique de la construction européenne ou au choix démocratiques des peuples qui ont été bafoués donc je vais pas m'attarder là dessus le contexte actuel et tout le monde s'accorde à le dire pas uniquement nous mais également à Bruxelles les dirigeants européens et les commissaires européens c'est lieu se dirige tout droit vers l'implosion dans une des vidéos le mot utilisé était dislocation alors voilà par exemple le commissaire européen au budget en allemand dit je perçois pour la première fois un danger sérieux de désagrégation de lieu Jacques Delors un des pères fondateurs de l'Union européenne en ce début d'année pour ces une espèce de vœux de rentrée dit l'euro n'est pas préparé à une nouvelle crise si l'euro échoue c'est tout le projet d'intégration européenne qui sera en danger nous ne pouvons pas prendre ce risque donc nous sommes tous d'accord qu'on va dans le mur et que face à cette situation on ne peut pas personne n'a intérêt au cas où ni eux ni nous voilà ça c'est le premier bilan maintenant eux ils ont une stratégie nous nous avons la haute la nôtre leur stratégie pour faire simple on pourra y revenir après c'est de défense de l'Union européenne de la défense c'est à dire un projet un rêve Robin raboukri sur une militarisation croissante notamment en termes d'armée mais également en termes de frontières extérieures c'est à dire je résumerai simplement se trouver des ennemis extérieurs pour pas résoudre les problèmes intérieurs en pensant qu'avec la vague d'attentat terroriste les gens vont être captivés par ce projet de défense européenne en parallèle beaucoup plus ténus et plus difficile à comprendre ce profil une union économique et monétaire renforcée c'est à dire tous ces carcans qui ont été décrits dans les dans les dans les différents vidéos zapping de façon encore plus contraignante et austéritaire donc face à ça nous nous voulons mettre sur table et proposer à notre arrivée au gouvernement à notre arrivée au pouvoir notre plan B on l'a appelé plan B de façon évidemment un peu provocatrice évidemment si on parle d'un plan B c'est bien qu'il y a un plan a avant ça c'est souvent un argument que nos détracteurs oublient et qu'il va falloir leur rappeler et que je vais essayer de vous donner des billes ce soir pour pour bien leur rappeler que si on a un plan B c'est bien qu'on a un plan a avant pourquoi on l'a appelé plan B c'était donc au sortir de la de la crise politiqueo-économique à l'été 2015 en Grèce ce coup d'État financier qui a joué Bruxelles contre contre la Grèce pour clairement mettre un revolver sur la tempe de type race nous considérons que le problème dans les négociations de de Alexis ciprase de Syriza et qui n'avait pas de plan B le plan B de Bruxelles et en particulier de l'Allemande de l'Allemagne était de pousser la Grèce dans un chaos complètement désorganisé dans une sortie de la zone euro donc je reviens pas là dessus notre ligne avec le livret du plan V il n'est ni l'objectif en soi il est pas de sauver l'Union européenne ou de détruire l'Union européenne l'Union européenne est par un objectif en soi pour nous le l'objectif pour nous c'est le bien-être l'intérêt général le bien-être de nos populations donc tout le but de notre stratégie c'est de pouvoir appliquer notre programme notre programme l'avenir en commun pas parce que nous sommes nationalistes parce qu'on pense qu'il porte un progrès humain je dirais même un intérêt général qui est qui est qui se fera au bénéfice du plus grand nombre et plus on a un nombre d'états et de gouvernement qui nous rejoignent sur notre stratégie plus elle sera puissante et la zone de bien-être de convergence sociale et fiscale sera étendue et remettra en question cette union européenne là alors ça c'est le but le moyen c'est quoi et même le point de départ et c'est pas pour rien que le chapitre s'intitule comme ça c'est sortir des traités européens c'est le point de départ absolu c'est à dire de désobéir fondamentalement au traité de Lisbonne et à tout un corollaire de règles de gouvernance de la zone euro pour aller vite on n'est pas là pour parler de de mots techniques comme Tupac six pack etc il y a eu des formations qui ont été très bien faites à ce sujet là mais voilà le point de départ c'est sortir des traités européens parce que ce sera la condition d'application d'un certain nombre de nos mesures un autre point en introduction je vous laisse souligner c'est que il faut aussi se rendre compte que l'Union européenne peut pas exister sans la France ou dit autrement que le départ de la France condamnerait l'Union européenne donc on a une marge de négociation énorme avec Bruxelles je simplifie Bruxelles en comprenant en comprenant à la fois la Commission européenne et les autres chefs d'État et de gouvernement donc ce que je vais vous présenter ce soir c'est notre plan à plan B cette articulation qui en fait une articulation chronologique de négociation ça c'est un point important aussi à rappeler on est bien sur plan a nous proposons nous mettons sur table nous offrons à nos partenaires un ensemble de propositions de refondation totale de l'Union européenne qui nous semble non seulement raisonnable mais absolument nécessaire si on veut continuer sur une poursuite du projet européen d'une Union européenne telle qu'elle existe ce plan a va être négocié il sera soumis à référendum le résultat des négociations sera soumis au référendum au peuple français le plan si le Français choisissent de mettre en place ce plan a bon nous travaillerons avec les autres gouvernement à la mise en place de ce plan s'il le refus s'il considère que par exemple seulement 60% de nos demandes du plan a été traités mais que le reste est fondamental alors on mettra en oeuvre un plan B que je vais résumer comme en fait un autre cadre de coopération européenne et internationale dans lequel l'Union européenne n'est plus n'a plus le monopole de la de la coopération avec le reste du monde ça c'est pour ma petite introduction mais je vais je vais revenir le premier élément avant même de parler de plan à plan B c'est le jour où on arrive au gouvernement comme je vous l'ai dit un certain nombre de règles européennes avec lesquels notre programme va se confronter je vais en donner simplement trois grandes lignes plus ou moins dans le détail le point de départ de notre programme c'est un grand plan de relance avec 273 273 milliards d'investissements si j'ai bonne mémoire c'est ça le chiffre plus 100 c'est ça donc ce grand plan ça va à Bruxelles il pense qu'ils ont pas encore regardé notre programme c'est sûr mais effectivement s'il voit dans le détail les les évaluations qui ont été faites c'est à dire qu'en 2018 on arrive à un déficit public de 4,8% du PIB même si à la fin du quinquennat il va descendre et à une dette publique de 96,8% du PIB et même si encore une fois à la fin de quinquennat et leur a redescendu mais il sera jamais dans les critères européens qui ont été fixés qui sont respectivement pour le déficit 3% et pour la dette 60%. on pense en particulier pour la dette que ces critères sont absurdes ils viennent à l'origine du pack de croissance et de stabilité on pense qu'ils sont absurdes même économiquement et sont je crois que Jean-Luc Mélenchon l'a très bien dit dans une logique et même comptable qui est même pas rationnel économiquement donc voilà le point de départ c'est de dire ces règles là le semestre européen le Tupac le spectacle le TSCG le traité de stabilité de coordination gouvernementale tout simplement on sent en extrait alors le risque bien sûr là le si vous avez un journaliste devant vous la première question ah mais oui mais attention il y a des sanctions bon alors déjà elles ont jamais quand il y a eu des États qui n'auront pas respecté notamment l'Allemagne et la France par le passé j'aime une sanction et le principe même c'est qu'on est dans la désobéissance donc on ne paiera pas ces sons financières alors effectivement ça nous place dans une condition de négociation déjà un peu cavaleresque mais rassurez-vous dans le plan a des il y a des choses bien plus entendables par Bruxelles un autre des éléments importants c'est la question la taxation des transactions financières et le contrôle de la fuite des capitaux qui va être une vraie nécessité si Jean-Luc Mélenchon et nous arrivons au pouvoir de ne pas afin de pouvoir stabiliser les marchés un dernier exemple que je trouve particulièrement aussi intéressant c'est la question de toute la législation européenne en matière de libéralisation des services publics et de code des marchés publics un exemple très clair dans notre programme nous proposons 100% de bio dans les cantines bon bah clairement ça c'est en totale opposition au droit de l'Union européenne c'est qui va nous dire que c'est pas bien c'est horrible ça fausse sa fausse la concurrence quand on parallèle c'est elle-même qui dit il faut absolument se prendre à bras le corps la question du dérèglement climatique elle interdit de choisir le prestataire le plus proche du lieu d'exécution cirque ce que nous on défend de prendre pour réduire l'impact du transport et les missions de CO2 pour soutenir les agriculteurs bio et locaux et la santé de nos enfants dans les cantines on propose ce 100% de bio dans les cantines voilà donc là encore une fois on est dans on assume d'être dans la désobéissance par rapport à ces règles absurdes donc une série de mesures en amont même de négocier avec les partenaires européens une série de mesures d'urgence nationale que nous prenons de façon unilatérale pour mettre en place les premiers jets les premières grandes lignes de notre programme l'avenir en commun maintenant nous arrivons au pouvoir et entre juin et août disons nous allons négocier avec les partenaires européens pourquoi je dis entre juin et août parce qu'en septembre il y a la convocation de l'assemblée constituante et on pense qu'il est très important pour que les travaux de cette constituante se déroulent de la meilleure des façons possibles de gérer tout un pan de flou juridique et qui donc il nous faut pour des raisons très juridiques très nécessaire et en même temps qui nous servent d'ultimatum à Bruxelles dire voilà nous on est prêt à négocier sur sur tant de mois et vous nous dites vous nous dites à l'issue de ces mois sur combien vous êtes prêts à négocier sur la base de notre plan a notre plan a il est résumable en cas de grands axes c'est un peu je vous dévoile un peu en avant un amont avant la publication du livret du livret plan B mais il y aura encore plein plein d'autres éléments détaillés dans ce livret je vais me résumer à quatre grands axes qu'on considère fondamentaux pour réorienter la politique européenne c'est dans un premier temps je vais dire les quatre et je vais y revenir l'harmonisation sociale et fiscale le protectionnisme aux frontières européenne aux frontières extérieures de l'Union européenne protectionnisme social et écologique une politique redistributive beaucoup plus importante et 4 une réorientation des missions de la Banque centrale européenne premièrement l'harmonisation sociale et fiscale je vais donner simplement deux exemples une clause de non régression sociale et envers ce qu'on entend par là c'est le fait de dire que si le droit national est plus favorable c'est que c'est le droit national qui doit s'appliquer si le droit européen est inférieur donc si par exemple vous avez une proposition d'harmonisation de l'impôt sur les sociétés et que cette harmonisation elle se fait à la baisse pour nous dans notre pays on propose que on garde nous notre loi nationale un autre exemple c'est un SMIC européen enfin tendre vers un SMIC européen qui a été promis promis et promis par temps de sociodémocrate dès le départ de la construction européenne et qu'on a dont on n'a jamais vu le début du commencement du projet qu'on évalue à 75% du salaire médian alors évidemment vous allez me dire il y a des pays qui ont pas le SMIC donc il sera déjà la première nécessité et il y a des pays qui probablement ne voudront même pas en entendre parler là on pense qu'il faut pas être absolument nécessairement obtus et que il peut y avoir des formes de coopération renforcées qui se font avec des États qui ont des économistes structurellement et fiscalement plus proche de nous et qui sont et qui sont politiquesment très à travailler à ce type d'harmonisation sociale et fiscale [Musique] [Musique] on pense qu'il faut véritablement réévaluer nos besoins à la fois nos besoins et à la fois penser en termes de de progrès humain c'est à dire que dans un premier temps il faut mettre en remettre en place une vraie politique de taxation sur la base de normes d'un socle de droits sociaux minimum à respecter et de normes environnementales à redéfinir le droit sociaux minimo je vais pas vous faire un dessin vous imaginez bien que voilà importer un produit chinois fait à fait par un enfant par un mineur à 4 dollars 4 dollars la journée voilà ça c'est un exemple très concret ou les normes environnementales on pense qu'elles sont en plus insuffisantes actuellement on pourrait imaginer qu'on interdit tout produit fait à part de à partir de GM un autre exemple on n'est pas vous voyez on est dans une démarche on pose sur table des éléments on n'est pas obtus on dit pas que c'est absolument que ça doit être absolument ça mais qu'il faut ouvrir le débat sur cette base donc on est véritablement on n'a pas peur de le dire sur une sur une frontière commerciale qui serait protectrice à la fois pour nos inéconomies pour lutter contre un dumping social sauvage et à la fois pour les économies qui importe chez nous pour tendre vers une réévaluation par le haut dans leur pays de leurs propres normes sociales et environnementales troisième point la redistribution aujourd'hui dans l'Union européenne il y a des écarts de recherche de richesse entre territoires et entre États membres énormes donc un des éléments de rééquilibrage ça doit être un plan de relance massif de l'argent réel pas un plan Juncker qui repique chez Paul et chez Jacques pour remettre enfin bon pour réhabiller un autre c'est vraiment un plan massif avec des transferts budgétaires importants un autre élément c'est qu'il faut limiter les excédents commerciaux de certains pays notamment là on pense clairement à l'Allemagne il y a un certain nombre de règles qui existent d'ailleurs qui n'ont jamais été respectées en la matière et quatrième et dernier point de ce de ce plan a la réorientation des missions de la Banque centrale européenne je vais passer assez vite je pense que je pense que Jacques en parlera également aujourd'hui la BCE est obsédé par la question de la stabilité des prix on pense que en Europe actuellement ce qui ferait pas de mal c'est justement l'inverse un tout petit peu d'inflation donc il faudrait tendre renverser changer les statuts les statues même inscrits dans dans la BCE vers une politique de plein emploi tendre pleine emploi faire des objets un objectif d'inflation un peu augmenté pour faire pour comprimer pour faire baisser les dettes publiques et enfin que la BCE puisse financer directement les états ce qui est pas le cas actuellement et donc dans l'idée vraiment de la retirer de la griffe des griffes des marchés financiers donc on arrive avec ces propositions sur table on négocie pendant quelques mois on voit ce qu'on arrive à obtenir et le résultat de ces négociations le soumet pas référendum au peuple français qui sera lui en dernière instance celui qui va trancher on aura en parallèle développer comme on le fait ce soir aussi le plan B voilà pour que les Français sachent si vous n'êtes pas satisfait de ce plan-là voilà ce qu'on vous propose comme alternative donc le plan B si les Français ont rejeté la négociation avec Bruxelles c'est vraiment ce que j'appellerais de plus rester dans un schéma où l'Union européenne a le monopole de la coopération on va créer de nouvelles formes de coopération au service du progrès humain lancer le plus tôt possible même des nouvelles coopérations par exemple sur le plan écologique dans le bassin euroméditerranéen il y a plein de choses qui se construisent aujourd'hui qui pourraient être beaucoup plus investi développé sur le plan ménétaire il y a une autre question qui est souvent passée sous silence notamment par nos adversaires mais nous on aimerait lancer un groupe de travail France-Afrique pour organiser un démo tellement du franc CFA puisque aujourd'hui un certain nombre de pays africains sont indexés sur l'euro et administré par la BCE c'est souvent rarement dit la question il y a aussi la question d'une conférence européenne sur sur les dettes publiques voilà de lancer il y a plein de pistes comme ça sur différentes thématiques avec sur différentes thématiques et à chaque fois avec les partenaires que nous pensons les plus intéressés à travailler avec nous sur ces thématiques là ensuite il y a un certain nombre de propositions qu'on a faites dans le cadre du Plan a que nous voulons faire dans le cadre du Plan B mais donc du coup assumer dans le cas de frontières nationales notamment le protectionnisme social et écologique que du coup une fois refusé aux frontières de l'Union européenne on propose aux frontières nationales mais qu'on propose aussi à tout à tout État européen ou État tiers intéressés de le faire avec nous encore une fois plus cette zone d'opposition au monde absolu du libre-échange est grande plus on a un point important et enfin troisième point il faudra trouver les moyens d'un système monétaire plus souple notamment par exemple avec la création d'une monnaie commune que j'évoque simplement ici puisque Jacques va y revenir plus largement donc ce que je voulais voilà vous présenter aujourd'hui c'était cette idée qu'on est on n'est pas entier on n'est pas anti-européen simplement l'Union européenne si l'outil Union européenne est mauvais on le change ou on le quitte comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon ensuite je voulais vous souligner qu'on était pas tout seul si je vous ai dit en introduction dans le contexte introductif récent que les dirigeants européens et la Commission européenne ont aussi leur stratégie plan à plan B c'est parce que en mars 2017 en mars il a eu marre le mois qui commence ça va être une année ça va être un mois fondamental pour le pour pour la suite de l'année et pour le futur de l'Union européenne lui-même puisque ce sera le 60e anniversaire du traité de Rome et que à 7 occasion tous les leaders européens ont décidé de refonder ce projet union de l'Union européenne sur la baisse que je vous ai décrite en introduction donc nous nous saisissons également de cette date anniversaire pour proposer notre stratégie du du plan à plan B et nous nous réunirons également à Rome pour ce quatrième sommet du Plan B comme vous avez vu des extraits dans la vidéo il y a eu le premier en janvier 2016 à Paris quelques mois plus tard à Madrid puis en novembre dernier à Copenhague et donc nous ferons cette quatrième édition du sommet du Plan B avec nos partenaires c'est soit plus d'une entre 15 et 20 États membres représentés cette quatrième édition nous aussi à Rome juste un petit peu avant l'anniversaire qui est le 25 mars exactement nous nous le tiendrons avec nos partenaires dont Stefano fascinat qui nous suit depuis le début mais encore Zoé constantopoulo et d'autres que vous connaissez sûrement déjà pour présenter plus largement a aussi un auditoire européen nos propositions bien merci beaucoup après sinon ça marche merci Sophie nous allons maintenant donc ceci étant dit nous allons passer aux questions merci Pierre à Sophie tu as des questions je vais te les poser maintenant tu les inscris je te laisserai le papier je vais les lire à notre auditoire et ensuite on passera le micro dans la salle pour avoir des questions alors première question plan a supprime-t-on la Commission européenne qui est très anti-démocratique ça c'est une question c'est une bonne question ensuite en cas de plan B ça c'est difficile passons par l'article 50 de la constitution de traité sur l'Union européenne du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne bon est-ce qu'on passe par l'article 50 ce que les Britanniques expérimentent en ce moment troisième question en cas de plan B a-t-on réfléchi à l'Union européenne alternative que nous formerions avec d'autres pays va-t-on faire une constituante européenne si oui qui va l'écrire bon bon courage alors avez-vous des questions ouais moi c'était à propos du de qu'est-ce qu'on fait durant le la négociation en fait parce que si on est enfin pays je crois combien il y a de pays en Europe 27 donc si on doit négocier avec les 27 pays ce qu'on va négocier quoi six mois un an mais on fait quoi en attendant quoi moi j'ai trois questions très exactement la première c'est avec le vote du CETA qui par défaut s'applique est-ce qu'on n'est pas déjà dans la configuration on doit mettre en application le plan B deuxième question dans le cadre du programme il y a une mission sur le chiffrage qui a été faite on a besoin de 100 milliards d'euros pour financer tous nos projets la question porte sur la négociation et comment obtenir un prêt de 100 milliards de la BCE et en même temps annoncer à l'Europe que va sortir des traités européens et la troisième question c'est quid de l'euro dans ce cas là voilà oui d'autres questions ou ouais une dernière à ma connaissance il y a des discussions entre différentes forces de gauche actuellement sur le programme il y a plusieurs programmes d'ailleurs qui se baladent quels sont les points de friction fondamentaux qui existent au formuler autrement qu'est-ce qui est absolument pas négociable avec eux merci Sophie je te laisse du coup bah je vais commencer par la question je vais essayer de commencer par celle qui m'a l'air la plus la plus simple bien qu'elle soit tout assez compliquée sur la question du CETA alors l'accord UE Canada ça n'est pas une nouveauté premièrement ça n'est pas une nouveauté qu'un accord international puisse s'appliquer en amont de façon provisoire en amont de la ratification des parlements nationaux ça n'est absolument pas une nouveauté c'est inscrit dans le traité de Lisbonne celui-là même que à qui celui-là même qu'on nous on nous a pas d'en demander notre avis sur celui-là donc c'est à dire que on a beaucoup médiatisé le CETA mais il y a plein plein d'autres d'accord à plus petit échelle de libre-échange qui ont été faits avec d'autres pays je pense notamment même récemment avec l'équateur donc il y a un partenaire de gauche il faut se l'avouer que la force de frappe de l'Union européenne d'imposer dans des dans des dans des négociations avec des pays tiers des conditions d'importation d'exportation de façon à ce qu'ils aient vraiment pas le choix de de casser de casser leur leur protectionnisme leur système de protection donc c'est pas c'est pas c'est ce que je voulais dire c'est que c'est pas c'est pas nouveau et que dans ce sens là il y a pas de déjà il faut laisser une chance à l'opposition sur le CETA je rappelle qu'il y a quand même 38 parlements nationaux et locaux qui doivent se prononcer il suffit qu'il y en ait un qui mette son petit grain de sel son petit caillou dans la machine et normalement on revoit tout tout le monde doit revoir la copie donc ça c'est un des premiers éléments la bataille elle est pas perdue elle continue et je pense pas que ce soit effectivement la question du libre-échange quand on parle de protectionnisme et écologique et social j'aurais dû d'ailleurs le souligner elle est fondamentale et le point de base dans le plan a c'est de c'est le corollaire d'avoir un protectionnisme aux frontières extérieur c'est de rejeter ces accords de libre-échange effectivement ça fait partie intégrante du plan A et je l'ai mis dans mes dans ma note mais je l'ai pas mis en gras donc du coup je n'ai pas assez souligné mais tout à fait raison je sais pas si j'ai pas j'ai pas seulement répondu je pense à ta question et sur sur le rôle pour le coup je laisserai Jacques répondent il y avait ensuite une question sur la Commission européenne la Commission européenne elle est antidépocratique parce qu'on veut bien qu'elle le soit à la base même des traités elle est 40 gardiennes des traités comme on dit elle veille juste à la bonne application elle est pas censée avoir un une initiative politique et la question de son initiative législative le fait que la Commission européenne seule contrairement au Parlement européen puisse rédiger si vous voulez des directives dérèglements de la législation c'est un point de convergence avec pas mal de forces de gauche pour le coup donc il est tout à fait envisageable de de d'essayer d'assurer de préserver le rôle primaire qui est censé être celui de la Commission européenne on peut discuter également de la question de la domicile la nomination des commissaires on peut effectivement mettre ça sur table il y a plein d'idées voilà j'ai pas j'ai pas tout développé dans le plan à plan B parce que ça ferait un peu liste de courses qu'on apporte aux partenaires européens mais effectivement c'est clairement une question tout à fait pertinente qui c'était une question c'était une question sur Youtube ensuite avec une question sur l'article 50 de Valentin en cas de plan B poussons pèse ton par l'article 50 de la constitution de du TFUE tout dépend si on nous pousse à la sortie en fait je pense que la question elle se pose plutôt dans ce sens là c'est à dire que à aucun moment j'ai dit que notre objectif était de sortir de l'Union européenne des facto le jour où on fait un protectionnisme aux frontières aux frontières de nationales et qu'on rejette le marché le marché unique et la liberté de circulation les quêtes liberté de circulation bien personne capitaux des facto on va être poussé vers la sortie donc je pense que juridiquement normalement on serait censé arriver à déclencher l'article 50 mais on voit bien qu'il y a un certain flou dans les négociations actuelles avec le cas du brexit seulement pardon juste pour compléter faut bien rappeler que d'abord il y a tous une gradation mais moi j'en reparlerai plus loin des différentes options graduelles dans les négociations et les alternatives envisageables parce qu'il n'a pas qu'une mais de toute façon c'est pas nous ni Jean-Luc Mélenchon qui allonce décidé d'activer l'article 50 si besoin était ce sont les Français c'est à dire que au terme de cette longue négociation enfin je répondrai plus tard à l'autre question c'est qu'est-ce qu'on fait en attendant au terme de cette assez longue négociation probablement en fonction de ce qu'il en sortira et bien soit nous estimerons ça pourrait être le cas je n'y crois pas une seconde on ne deviendra plus tard ça pourrait être le cas il y a aucun accord possible ok espèce de on peut on peut rien on peut s'entendre sur rien avec nos partenaires européens et donc nous n'avons pas d'autres choix que de prendre le paquet indigeste tel qu'il est là maintenant où sortir vous soumettrons directement la question aux Français voilà ce que nous propose nos partenaires européens c'est de rien changer ou de partir vous décidez quoi bon je ne pense pas que ce sera exactement le cas pour des raisons qu'on discutera plus tard mais quand on aura vu exactement qu'est-ce que qu'est-ce qu'on veut faire qu'est-ce qu'il faut faire concrètement mais dans l'autre cas où il y aurait des négociations puis des accords etc de toute façon c'est les Français qui décideront cet accord si accord il y a il sera sou mis au peuple français qui devra trancher est-ce qu'on estime que c'est assez bien ça fait permet suffisamment de de demander comme comme on le veut ce fonctionnement de l'Union pour détruire tout ce qui est détestable et recommencer de faire quelque chose qui ressemble à quelque chose de progressiste ou pas c'est les Français qui décideront veux-tu enchaîner sur d'autres réponses il y avait deux autres questions avec les autres forces de gauche alors ça dépend déjà quel force de gauche ça dépend pour résumer je dirais que il y a un des points souvent de il y a un des points souvent de difficultés de discussions sur souvent qu'est-ce que c'est que le plan B en fait il y a une méconnaissance souvent de nos partenaires sur ce que c'est véritablement le plan B qui eux-mêmes abondent dans la caricature que on fera dès qu'on arrive au gouvernement tout de suite implant B on sort de tout donc ils connaissent souvent assez mal le programme et la stratégie mais c'est pas grave on a on est en reste encore beaucoup de moi pour le pour l'approfondir et pour la médiatiser et souvent il y a une peur en particulier dans les forces de gauche au niveau européen de vraiment se montrer en confrontation en fait rien que le mot de dire désobéissance au traité européen c'est quelque chose c'est un amendement qui est parfois très difficile à obtenir de complément parce qu'il faut appeler les choses par leur nom plutôt que de rester dans l'ambiguïté voilà il y a des forces de gauche qui veulent une eau enfin qui veulent on sait pas s'ils veulent vraiment d'une autre Europe mais en tout cas qui veulent plus de celle-là par exemple par VM le parti de la démondialisation pour qu'il y a une position très claire qui n'est pas la nôtre c'est de toute façon il faut faire voler en éclat l'Union européenne il n'y a rien à attendre de la de l'Europe la coopération européenne donc ce qui est une position honorable et défendable donc on arrive on dit ciao au revoir dans une certaine mesure c'est la position du Front national aussi quoi qu'il y a toujours une ambiguïté extrême sur ce que dit Marine Le Pen elle dit un jour blanc un jour noir et ce qu'il y a dans le projet du Front national est un tissu de contradiction dès qu'il parle de la question européenne et autrement il y a l'autre position qui est celle qui a toujours été celle du PS on sait pas si ça si ça évoluera qui a été celle de la sociale démocratie en Europe depuis 15 ans ou 20 ans soit l'état actuel des traités de l'Union en particulier de l'Union monétaire c'est pas bon ça ça fonctionne mal ça a plein de défauts catastrophiques en termes de dumping fiscal social etc donc ils sont pour une autre Europe mais la méthode c'est quoi bah c'est on demande un autre partenaires si on peut discuter on attend que le rapport de force soit favorable déjà au sein de la sociale démocratie européenne pour que des gens entre gens de gauche on arrive à s'entendre pour engager un mouvement de revendication d'une transformation de l'Europe et si jamais ça déjà peut arriver ce qui n'est encore jamais arrivé à ce jour puisque le seul moment où l'Union européenne a été gouvernée à gauche à la fin des années 90 13 pays sur 15 ils ont tous décidé de traiter de l'Amsterdam qui a aggravé le traité de Maastricht donc on a un PS qui attend que des conditions on ne sait pas d'où elles viendront soit remplie pour que on puisse tenir des négociations et donc ça vous donne François Hollande qui a dit qu'il va renégocier le TSCG qui va qui dit s'il vous plaît on sait même pas s'il a demandé je crois qu'il est même pas demandé on peut renégocier on le dit non tu mets ta signature là et qu'il la met malheureusement c'est exactement ce qu'a fait Lionel Jospin en 1997 avec le traité d'Amsterdam c'est fait élire on a remporté les élections législatives à l'époque les parties socialiste sur la base d'un programme qui disait on ne validera pas ce traité il y avait des conditions et puis on va Amsterdam les conditions les partenaires s'en foutent et on signe le le traité ça c'est la méthode PS sociales démocrate un jour nous dit-on il y aura un traité social qui viendra amender le traité de Maastricht quel jour et bien le jour où vous aurez dans les 27 28 pays européens à l'unanimité un accord pour faire ce traité sociale autrement dit jamais bon donc entre ces gens de bonne foi veulent une autre Europe mais par une méthode absurde et niaise à un point incroyable et ceux qui ne veulent plus rien entendre parler de cette Europe parce qu'ils ont par ailleurs des motifs assez légitimes d'en être dégoûté et bien notre position est celle qui a bien rappelé d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon un petit passage qu'on a vu tout à l'heure qui est fondamental qui est que nous nous ne sommes pas contre l'Europe nous pensons que c'est l'Union européenne actuelle qui est contre l'Europe voilà c'est une désunion européenne l'Union européenne telle qu'elle fonctionne elle est en train de faire monter l'éclatement de l'Europe dans les nationalismes dans la dans la guerre économique dans les rivalités etc et nous conduit au pire donc nous nous voulons sauver l'Europe c'est à dire la coopération européenne et nous nous souchions pas que de régler les problèmes de la France nous sommes assez grands assez puissants effectivement pour nous passer des autres on peut très bien et on en parlera peut-être dans la deuxième partie régler nos problèmes économiques nous-mêmes et nous en sortir très bien même sans les autres parce qu'on a une grande puissance économique mais c'est pas notre propos nous notre propos en tant que progressiste nous avons un projet qui est pas juste pour sauver nos fesses c'est un projet pour le progrès humain le progrès humain c'est pour nous c'est pour nos voisins c'est pour l'humanité et nous savons que si nous voulons mettre en place un progrès social écologique etc et bien on est plus performant et plus efficace quand on le fait tout ensemble donc notre stratégie c'est de dire c'est ni l'un ni l'autre ni le dire c'est nul ça marche pas donc la seule solution c'est on ferme la porte et on se débrouille tout seul ni et bien quand un jour le rapport de force non non le rapport de force nous le faisons et donc nous le faisons c'est ça le plan a le plan a c'est quoi c'est on arrive on dit à nos partenaires tout de suite voilà la liste des mesures unilatérales que la France prend c'est-à-dire qu'on envoie le message important qui est que de toute façon comprenez bien qu'à la fin du processus ce ne sera jamais pareil de toute façon on sera sorti des traités et on vous le prouve comment parce qu'on en sort déjà on n'applique plus la libre circulation des capitaux parce qu'il faut bien qu'on se protège contre la spéculation on applique plus la directive service on applique plus la directive sur les travailleurs détachés on appuie plus aucune de vos règles six pack semestre européen TCG etc tout ça on le dénonce on ne l'applique plus la France mène la politique budgétaire qu'elle veut elle fait le déficit public qu'elle veut elle se finance comme elle veut que vous le vouliez ou non voilà comment on fait le rapport de force et on leur dit voilà et donc maintenant notre propos c'est pas de en l'air l'Union c'est de la sauver nous vous démontrons et vous le savez tous très bien que tel que c'est actuellement ça ne peut pas fonctionner donc la seule choix que nous avons c'est comment est-ce que nous allons en sortir tous ensemble ou chacun séparément dans dans les claquement la France a des propositions à faire pour voir comment on pourrait essayer d'en sortir tous ensemble et ça c'est en détail j'expliquerai les différentes options possibles tout à l'heure bon mais c'est ça la la stratégie ils vont nous dire quoi on discute pas allez vous en mais si la France s'en va il y a plus d'Union européenne c'est pas qu'il y a pas seulement en plus de d'euros de zone euro si la France quitte l'euro l'Espagne l'Italie la Grèce le Portugal sont obligés de suivre dans les semaines suivantes donc c'est l'éclatement général des tas d'autres pays européens ne pourront pas supporter d'avoir une robe du Sud avec des monnaies dépréciées dévaluer etc ce sera la débandade ce sera l'éclatement dans la voilà et le juridiquement en plus on peut théoriquement ça rejoint la question de l'article 50 on peut normalement pas sortir de l'euro sans sortir de l'Union européenne donc si l'éclate la zone de euro et 4 c'est comme ça dans cette manière si on s'en est fini tout simplement de l'Union européenne donc croyez-vous qu'on dira la France quand elle dira voilà ce qu'on vous propose et voilà ce qu'on va discuter ils vont pas discuter ils vont ils vont chercher aucune sorte de compromis ils savent très bien que sans la France il n'y a tout simplement plus d'une Union européenne donc voyez la méthode c'est celle-là c'est le seul moyen qu'il y a de sauver l'Union européenne c'est ce rapport de force c'est que la France dira écoutez de toute façon on va sortir vous avez le choix on sort tous ensemble et on est prêt à toutes les discussions pour trouver le moyen un autre système qui fonctionnerait et mieux et qui fait que nous pourrions rester ensemble et si c'est pas possible on y sera plus donc de toute façon ce sera ce sera fini c'est ça le choix que vous avez où il y a plus rien et chacun va pouvoir reconstituer et nous les premiers avec des partenaires que nous trouverons forcément autre chose ou alors on va s'entendre sur sur quelque chose tu as commencé ton intervention il y avait une question sur les 100 milliards c'est une question simple qui a une réponse simple dire comment on va faire si on est dans cet état d'esprit de rapport de force pour demander à la banque centrale européenne de nous prêter 100 milliards d'euros pour financer notre plan d'investissement mais alors je vous rassure tout de suite il est pas il est pas question de demander c'est 100 milliards à la Banque centrale européenne il faut bien relire notre programme un pour toutes les parties dépenses courantes il est financé par des nouvelles ressources ressources courantes que nous avons détaillées dans le chiffrage et seul le plan d'investissement écologique social etc de 100 milliards d'euros demande un financement supplémentaire il sera financé par l'emprunt exactement comme beaucoup de dépenses d'investissement des grandes entreprises comme de tous les états et la France peut emprunter n'a aucun problème pour emprunter c'est une des meilleures dettes les plus appréciées par les investisseurs dans le monde on a absolument pas besoin de la Banque centrale c'est ça qui fait la différence notamment entre la France et des petits États qui se sont retrouvés dans les situations financières dramatiques ou il ne pouvait payer leurs fonctionnaires que grâce aux déblocage de liquidité par la Banque centrale qui s'en est servi de manière odieuse pour faire un chantage pour imposer des politiques économiques alors que c'est hors de ces de ces attributions mais la France n'est pas ça voilà la France ne peut être soumise à aucune espèce de chantage la France n'a besoin de personne pour se financer tu peux le garder bien merci beaucoup bon je pense qu'on va on va clore ici la séquence des questions pour pour avancer mais évidemment vous vous pourrez réintervenir et Sophie n'hésite pas aussi à dans le deuxième round de questions à répondre bon deuxième séquence suivi cette fois-ci je vous l'indique par 2000 personnes qui nous suivent sur les réseaux sociaux en ce moment donc nous sommes en direct face à au minimum 2000 personnes qui nous suivent deuxième séquence alors cette séquence Jacques tu vas l'ouvrir on crie souvent au loup quand on parle de renégocier les traités tu viens de le dire Sophie l'a dit encore c'est serait finalement encore pire de ne plus jouer le jeu de l'Union européenne et de l'euro on nous promet d'ailleurs le sort du martyre grec à chaque fois en nous menace finalement mais si on veut bien aborder les choses rationnellement on peut répondre aux inquiétudes en présentant calmement tu as pas t'énerver Jacques en présentant calmement les tenants les aboutissants de notre stratégie européenne d'un point de vue économique alors avant de commencer on va avoir une petite vidéo d'intro qui va inaugurer la séquence 2 merci depuis 2001 l'affaire Christine il y a un scandale par an concernant la fraude fiscale et le trafic fiscal la vérité c'est que tout cela est installé dans le code génétique de l'Union européenne qui favorise le trafic fiscal l'article 163 interdit l'harmonisation fiscale donc cela revient encourager le moins 10 ans l'article 63 facilite toutes les transactions et interdit qu'on y met une limite entre pays voilà la raison pour laquelle parce que ce système est légal vous avez réussi à élire comme président de la commission la personne qui était responsable d'un de ces scandales et au bout de deux réunions de la session de la commission parlementaire vous n'avez toujours rien trouvé mais le 26 avril prochain les deux lanceurs d'alerte qui ont révélé ce scandale eux vont être jugés ils risquent 10 ans de prison et un million de d'euros d'amende dans ces conditions avec le Panama paper recommence la même histoire la Société Générale banque française était sous contrôle de la BCE pendant qu'elle ouvrait des sociétés offshore ton président amande qui sous serment devant des parlementaires français mais qui est poursuivi c'est moi pour diffamation vous n'avez qu'une chose à faire ici puisque vos dispositifs ne servent à rien c'est protéger les lanceurs d'alerte parce que eux payent cher leur courage pour nous tous comment pouvez-vous ne pas dire un mot sur Alstom et Caterpillar qui sont deux entreprises de pointe dans leur domaine technique sans faire la part qui revient à la cupidité de actionnaires Alstom a distribué 6 milliards d'euros à ses actionnaires au cours des 10 dernières années Caterpillar un milliard 700 millions les USA les dénoncent comme des gens qui trichent et qui exploiterient leur bénéfices pourtant vous avez refusé de condamner les transferts de bénéfices qui permettent aux entreprises de se déclarer en déficit alors qu'elle ne le sont pas vous demander une stratégie à l'Europe dans ce domaine mais vous faites référence à la stratégie euro 2020 qui est à la racine de ce genre de catastrophe mais en même temps vous refusez de donner prioritairement aux travailleurs qui le voudraient la possibilité de devenir propriétaire de entreprise en faisant des coopératives et vous refusez de leur transférer les fonds de la mondialisation que vous utilisez pour indemniser les licenciements mais que vous ne voulez pas donner aux salariés quand ils prennent la discussion la direction de leur entreprise ils prétend reconnaître la liberté des peuples à condition que celle de l'argent soit protégée c'est la doctrine de leur dos libéralisme alors je préfère vous dire que quand bien même mettez-vous sans cesse en avant la nécessité d'une Europe de la guerre rebaptisée Europe de la défense pour réunir les peuples européens vous n'arriverez à rien aussi longtemps que vous ne voulez pas de l'harmonisation sociale aussi longtemps que vous ne voulez pas de l'harmonisation fiscale aussi longtemps que vous ne voulez pas de l'indépendance à l'égard de l'OTAN vous ne laissez qu'une perspective au peuple qui eux veulent la paix le progrès social et l'indépendance ou ne leur laissez qu'une seule perspective qu'il vienne à se dire cette Europe-là ou bien au la change ou bien on la quitte voici une des bonnes raisons de voter Jean-Luc Mélenchon vous avez le détail de ces raisons dans un ouvrage de Jacques Généreux paru hier au lien qui libère les bonnes raisons de voter Mélenchon donc Jacques tu vas nous expliquer tranquillement les oui tranquillement les les éléments les justifications les expats tout ce qui nous permet de comprendre vraiment les tenants et aboutissants économiques de cette stratégie européenne alors pour bien comprendre ce que nous voulons faire il faut déjà bien comprendre pourquoi la situation actuelle est économiquement intenable c'est pourquoi on a on n'a pas d'autre choix que de sortir de cette situation présente quand on installe ce comme on l'a fait à travers le traité de Maastricht et puis depuis 1999 pour les formation entre banque et depuis 2002 pour les opérations monétaires de détails quand on installe une monnaie commune unique puisque commune d'ailleurs une monnaie unique entre un ensemble de pays ça veut dire quoi ça veut dire que ces pays renoncent un d'abord avoir une politique monétaire nationale indépendance c'est-à-dire à une politique de crédit spécifique pour choisir leur taux d'intérêt quel type de crédit ils entendent privilégié quel niveau quel rythme d'expansion du crédit ils pensent avoir besoin pour adapter à l'état de leur économie il renonce à cela il renonce à la possibilité d'ajuster la valeur de le monnaie leur monnaie par rapport à celle de leur concurrents étrangers ce qu'on appelle le taux de change lorsque par exemple ils ont des écarts ou des retards de compétitivité des problèmes de commerce extérieurs donc il renonce à deux instruments très importants qui est la variation du taux de change et la variation du taux d'intérêt donc d'une certaine à mesure ils acceptent d'avoir une politique unique une bonne partie de leur politique économique qui va être la même pour tous les pays et il se prive d'un moyen de corriger un éventuel déséquilibre de des avantages ou retard divergence qui pourrait y avoir entre leur développement bon alors pour que ça marche je les connaisse le savent de de clients il y a des unions monétaires les États-Unis c'est une union monétaire c'est un ensemble d'états fédérer avec une monnaie une même monnaie pour que ce soit possible pour que des états acceptent sans dommage grave d'avoir une politique économique qui va être assez semblable il faut que deux types de conditions soient réunies soit on a affaire des pays qui ont à peu près tout le temps les mêmes problèmes et en même temps parce qu'ils sont structures comparables depuis très très longtemps que leur site économiques sont parfaitement conjoints si les problèmes sont les mêmes partout au même moment une seule politique pour toute la zone ça peut très bien marcher sauf évidemment que c'est assez rare quand on prend des pays aussi divers de par leur structure de par leur histoire de par leur système socio etc que des pays européens alors et si on n'a pas ça si on n'a pas cette configuration magnifique alors il faut qu'il y ait d'autres moyens compensateurs qui permettent de corriger ces éventuelles de divergence alors quels sont ses moyens le premier moyen qui peut fonctionner par dans un pays comme les États-Unis c'est la mobilité du travail comme ça fonctionne dans un pays c'est-à-dire que si il y a le développement économique et moins dynamique dans le centre de la France les gens peuvent aller en Aquitaine dans le sud remonter vers l'agglomération parisienne où il y a davantage de travail bon très bien parce que on parle la même langue on a la même culture on a de la famille un peu partout enfin bref on est chez nous on est dans notre pays bon évidemment on comprend bien que c'est des Finlandais pour venir travailler et en France c'est autre chose il parle pas la langue ils sont plus chez eux bon donc c'est une condition qui n'existe pas il faut aussi pour que ce soit possible que pour corriger des écarts de développement etc puisqu'on peut pas recourir à une politique monétaire spécifique ou à des changements de taux de change il faut qu'il y ait des moyens de d'ajustement budgétaire c'est-à-dire des transferts importants d'une solidarité financière importante c'est que c'est une région étant en difficulté économique il faudrait soit que cette région et les moyens budgétaires et une politique budgétaire autonome libre qui lui permettent de réagir à la hauteur de ce qui est nécessaire pour défendre ses intérêts économiques ou alors que au niveau européen il y a un budget fédéral suffisamment important et conséquent pour que ce soit le niveau fédéral qui interviennent pour soutenir l'activité dans les régions les plus daphorisées auquel cas ça pourrait fonctionner c'est ce qui se passe par exemple aux États-Unis vous avez à la fois des États qui ont leur propre politique budgétaires et vous avez une sol budgétaire entre États qui font que en cas de déséquilibre une bonne part du déséquilibre et compenser par des aides de l'État le fait qu'il prélève moins d'impôts ou qu'il investit davantage etc enfin bref par la politique budgétaire et quelques autres conditions et puis enfin d'une manière qu'on comprend bien mais qu'apparemment les technocrates de de l'euro ne comprennent pas bien pour que l'ensemble de pays de région AXA finalement de ce contrainte marge le manœuvre de leur politique nationale même en échange d'un certain nombre de conditions qui rendent les choses possibles il faut qu'il y ait un minimum de sentiments d'appartenance à une communauté politique commune parce qu'il s'agit de dire qu'on s'en remet à une loi commune supra-nationale ça suppose que progresse le sentiment d'une citoyenneté européenne d'appartenir à quelque chose qui peut être un jour ressemblait à un peuple européen parce que s'il y a pas ça s'il y a pas de sentiment de au moins d'un minimum de solidarité commune et des appartenances ça ne peut pas marcher autrement que sous le la forme de la dictature alors comment on a fait et bien aucune de ces conditions idéales ne sont remplies il y a pas de peuple européen c'est un beau projet c'est une belle idée mais et on peut avoir ça comme idéeal qu'un jour les Européens se considèrent vraiment comme une communauté politique et qu'ils acceptent tous de s'en remettre à la loi de la majorité dans toute l'Europe pour décider de tout ce jour n'est pas encore là n'est pas arrivé il y a pas de peuple européen il peut pas y avoir une mobilité parfaite du travail d'un pays à un autre il y a pas de budget européen qui pourrait compenser les écarts puisqu'il est limité à 1% mais en plus de ça on a ôté les marges de manœuvre budgétaire au niveau des États si bien par le pacte de stabilité les contraintes sur la dette sur le déficit si bien qu'à l'arrivée vous avez quoi vous a un système dans lequel un état ne peut plus utiliser la politique du crédit la politique monétaire les taux d'intérêt c'est fini c'est la banque centrale il ne peut plus faire varier son taux de change si par exemple il y a un déficit commercial trop élevé c'est fini bon il ne peut pas avoir une régulation financière par exemple pour se protéger contre la spéculation particulière non parce que ça c'est du niveau européen et qu'on est dans un régime de libre circulation généralisé des instruments financiers qui peut rien faire qu'est-ce qu'il lui reste en théorie là le budget mais même sur le budget maintenant il est contraint il doit pas dépasser tel niveau de déficit tel niveau de l'aide publique si bien que s'il est confronté à un grave mouvement conjoncturel une crise qui était le cas ces dernières années mais il peut plus non plus agir si respecte les traités il ne peut plus agir à la hauteur de ce qui serait nécessaire alors il reste quoi aux États pour défendre leur économie corriger un problème un écart de compétitivité il ne reste que ce qui est très cher aux ultra libéraux la politique de l'offre c'est-à-dire puisqu'on peut pas soutenir son activité par le taux de change par les taux d'intérêt par la politique budgétaire il ne reste que la baisse des coûts du travail la baisse des charges fiscales et sociales c'est-à-dire la concurrence fiscale et sociale et c'est comme ça que on en Europe dans une spirale dépressionniste structurellement déjà avant la crise où tout le monde essaie pour être plus compétitif finalement de rogner sur ses dépenses publiques sur ces charges fiscales sociales etc et tout le monde tout le monde s'appauvrit avec un effet pervers fondamental que tout le monde comprend bien c'est que si tout le monde fait ça et bien à l'arrivée personne n'est vraiment plus compétitif d'accord tout le monde est simplement plus pauvre et donc la crise est venue là-dessus et en rajouter une couche parce qu'on a eu du coup un choc récessif élevé et c'est tombé sur une Europe qui était avait des États qui de toute façon était totalement désarmée il n'avait pas le droit d'utiliser le budget à la hauteur de ce qui aurait été nécessaire donc les déficits publics eux exposés à cause de la de la crise et de la récession et on a appliqué une politique d'austérité imbécile pourquoi fondamentalement non pas parce que on a affaire à des dirigeants européens crétins au point de ne pas comprendre que des politiques d'austérité dans une économie en récession ou en stagnation ça risque de la graver fortement les les déficits mais c'est simplement parce que eux-mêmes sont dans un piège le piège systémique de de du système tel qu'il a été conçu parce que sinon si vous dites ah bah oui vous pouvez faire une autre politique c'est à dire une autre politique que celle des des traités alors là c'est une vraie évolution c'était un bouleversement c'est pour ça qu'on a eu un traitement aussi terrible et aussi cruel avec la Grèce parce que laisser entendre que en effet le bon sens économique commandé de restructurer la dette grecque de ne pas pratiquer des politiques d'austérité c'était envoyé le message que tous les systèmes sur lequel a été construit cette union européenne et cette union monétaire européenne était complètement fou économiquement et donc il fallait en changer en réalité il a été construit sur ce modèle là pour des raisons idéologiques très très fortes qui est que précisément ceux qui l'ont conçu et qu'ils l'ont voulu absolument et ça fait très bien que ça aurait ses effets là mais il savait que c'était aussi le moyen de forcer les États à réduire considérablement le périmètre de l'État le périmètre des assurances sociales collectives pour obliger et bien à rendre au marché à rendre au secteur privé assurance sociale service public service collectif etc c'est un projet économique et politique de ce type qui justifie cela donc voilà pourquoi aujourd'hui on est c'est dans une impasse parce que même les libéraux et les Ultra libéraux plutôt qui ont voulu ça sont eux-mêmes piégés parce qu'ils découvrent à travers la crise qui a quand même un principe de réalité qui qui intervient c'est que le système de ne fonctionne pas il y a un moment où ils sont où ils sont ils sont coincés parce que ces politiques qui enfoncent durablement l'Europe finalement dans la dans la stagnation économique fait que le problème des finances publiques absolument pas réglable donc ils sont dans une impasse totale et ils ne savent pas comment en sortir parce qu'il y aurait une bonne solution c'est celle que nous proposons on va on va on va l'expliquer et en discuter mais ça il n'en veulent pas parce que idéologiquement ils sont totalement opposés donc il reste figé dans le dans l'impasse bon alors avec pour résultat évidemment que de toute façon politiquement si on maintient il est possible que ça dure encore comme ça quelques années si on met atteint le statu quo qu'est-ce qui va se passer si on maintient le statut quo d'abord on aura une prochaine crise financière un jour ou l'autre si c'est peut-être dans six mois dans trois mois parce qu'on a rien fait pour lutter contre la spéculation financière que les États venant sont exangs en matière de capacité d'intervention que plus j'allais les Allemands ne tolérons d'aller remettre un centime dans un quelconque mécanisme européen de stabilité financière etc c'est à dire qu'à la prochaine vague de faillite bancaire qui nous pend au bout du nez parce qu'on a bien régler de l'insolvabilité des banques en Europe il y aura plus de solidarité européenne et donc ça là ça risque d'éclater vraiment donc on va avoir une grande catastrophe financière est possible qu'il foutra le système en l'air si ça se passe pas comme ça ça va se passer par le choc politique de la montée des nationalismes parce que de plus en plus il y a des tas d'endroits où dans les États européens les gens en ont marre effectivement d'une Europe qui est bonne qu'à nous interdire de faire des choses utiles pour le pays et nous imposer des choses absurdes donc de toute façon la question n'est plus savoir si on va sortir de cette folie ou pas mais seulement comment on va en sortir alors il y a une sortie qui est prévue et qui est en cours et qui est celle qui est travaillée dans un nouveau traité en cours de discussion secrètement au niveau européen il y a une sortie qui est prévue dans le TSCG nous a donné un avant-goût ceux qui sont pour le le maintien de l'Union en raison de leur projet que je vous ai évidemment ils ne veulent pas la dissolution de l'Union et de l'euro parce que la dissolution de l'euro ça veut dire notamment pour l'Allemagne un certain nombre de pays le fait qu'ils perdent leur avantage compétitif par rapport à tous les Européens du Sud donc ils ont absolument aucun intérêt à dislocation de la chose mais ils sont bien conscients que la question budgétaire et la question donc du financement des dettes publiques etc et crucial et que puisque la preuve a été faite qu'on ne peut pas puisqu'on a laissé ça malheureusement entre guillemets dans la souveraineté nationale des états on ne peut pas empêcher des États en fait d'avoir des déficits publics excessifs des dettes publiques qui enflent etc et donc ils en sont arrivés à la solution puisqu'on ils comprennent enfin que c'est difficile d'imposer l'austérité dans des états où il y a encore des gens qui votent et qui ont le pouvoir de décider des politiques budgétaires qui sont décidés par leur gouvernement parce que c'est encore de la souveraineté de l'orgouvernement ils ont compris que la solution selon eux la solution et bien c'est de retirer et simplement cette souveraineté budgétaire aux États comme ça les états n'aura plus à essayer de défendre devant des électeurs des politiques budgétaires puisque leurs électeurs seront que de toute façon les États n'ont plus aucune espèce de pouvoir et donc leur voix de sortir c'est effectivement la solidarité budget fait mais une solidarité budgétaire de type dictatorial vous avez un État fédéral qui impose ces strictes règles de gestion budgétaire et qui tient les cordons de de la bourse et donc c'est ça leur projet c'est effectivement un système comme ça qui n'est pas tenable démocratiquement ne peut tenir que sous une forme dictatoriale donc de toute façon nous allons en sortir donc soit on va sortir comme ça c'est-à-dire que le statu quo mène versa c'est-à-dire qu'on a ils vont nous préparer un nouveau traité qui renforcera encore plus les contraintes budgétaires qui rendent encore plus de marge de manœuvre aux Etats et le résultat c'est que momentanément ça passera parce qu'on va avoir des gouvernements sociaux-démocrates béni oui-oui qui diront le moment et pas venu nous n'avons pas le rapport de force et pour cause tant que c'est eux qui sont là pour obtenir autre chose donc ça passera on fera pas ratifier par les peuples évidemment enfin ratifier par des majorités de députés godillots qui se fichent pas mal de l'intérêt de l'humanité et de et de leur peuple et ça peut durer encore un certain temps sauf que évidemment ce sera l'histoire est là pour nous le dire si quand vous étranglez vous étranglez des peuples de plus en plus si vous retirez le pouvoir aux gens ça ne marche pas voilà ça c'est il faut connaître un tout petit peu l'histoire ça peut marcher 5 ans 10 ans 15 ans 20 à l'arrivée c'est quoi à l'arrivée il y a des têtes coupées c'est à dire que c'est la révolution ça n'est pas supportable et donc ça ça nous prépare un avenir de de rejet violent contre cette union européenne et explosion violente de cette union alors non nous nous proposons économiquement des choses très très simples donc une fois qu'on a bien compris pourquoi ça marche pas nous savons qu'est-ce qu'il faut faire donc nous avons besoin d'une banque centrale déjà qui puisse mener une vraie politique monétaire comme toutes les banques centrales de du monde et pas une banque centrale raccornie comme celle que nous avons au niveau européen qui a un objectif unique prioritaire qui est celui de l'inflation ce qui est une stupidité elle doit poursuivre et arbitrer en fonction de la situation entre tous les objectifs de la politique économique parmi lesquels l'emploi l'activité l'équilibre extérieur etc on a une banque centrale qui n'a pas le rôle de prêteur de dernier ressort quand toutes les autres banques centrales et notamment en cas de difficultés et de et de Christ qui a permis par la banque de Réserve fédérale au moment de la crise en 2008 et bien d'intervenir directement pour éponger des dettes publiques ou de ou de banque parce que il fallait sauver le système financier et donc la banque centrale et là pour jouer ce rôle la Banque centrale européenne ne peut pas et notamment comme vous le savez ne peut pas racheter directement et financer directement de la dette publique donc tout ça ça n'a aucun sens donc il faut une banque centrale qui puisse mener une vraie politique monétaire normale comme toutes les autres banques centrales au niveau de la politique budgétaire il faut une politique budgétaire rigoureuse c'est à dire celle qui est proposée par la France insoumise et que nous avons présenté dans notre opération de de chiffrage c'est à dire que nous on n'est pas des des fous du déficit et de l'explosion de la dette publique pas du tout simplement c'est un économiste qui vous parle nous sommes les vrais rigoureux c'est une vraie conception de ce qu'est une scène gestion des finances publiques et de la politique budgétaire donc pour payer les salaires du mois de vos fonctionnaires c'est mieux que vous ayez des ressources courantes en face et que vous soyez pas vous et je vous endettez sur deux trois ou quatre ans ou 7 ans pour payer les salaires du mois 50 on en est là effectivement c'est qu'il y a il y a un problème donc les dépenses courantes les essences de fonctionnement pérenne d'un état doivent être financés par des ressources courantes là avoir une règle d'équilibre budgétaire en tout cas sur le moyen terme ce qui est ça peut être ne pas être le cas à très court terme quand je vous avais une récession par exemple mais c'est une bonne règle en revanche quand vous avez effectivement un choc conjoncturel énorme qui fait s'effondrer vos recettes fiscales réagir en disant parce que l'équilibre n'est plus rétabli en disant bah il faut il faut couper des pensées c'est-à-dire aggraver la crise et la récession c'est une Adrie et donc là au contraire il faut laisser filer le déficit public et l'autre raison le moment où le déficit c'est-à-dire l'emprunt est fondé c'est pour des opérations d'investissement qui créent du patrimoine et des actifs quand vous construisez des crèches des infrastructures publiques des investissements dans des éoliennes pour la transition écologique etc vous accumulez un patrimoine réel exactement comme quand vous vous emprun pour acheter un logement par exemple vous avez une dette mais en face vous avez un actif bon et ça génère des flux de revenus futurs ça en génère des flux d'activité donc de recettes fiscales futures on fait comme les entreprises l'entreprise font ça elles investissent pour investir à long terme dans des actifs et qui sont des garanties de recettes futures qui leur permettent de rembourser leurs dettes c'est ça que nous faisons voilà de l'emprunt et de la dette pour l'investissement ou de façon conjoncturelle exceptionnelle parce que il y a une crise et une récession et pour le reste d'un financement équilibré donc ça suppose de en l'air toutes les règles budgétaires européennes qui n'ont strictement rien à voir rien à voir avec ça donc c'est ce qu'il faut faire il faut en matière par ailleurs de financière mettre en place évidemment des régulations qui interdisent tous les produits financiers les plus toxiques qui ne servent qu'à spéculer et à rien d'autre et là il y a un moyen ensemble d'intervenir que nous nous employons de toute façon dès le plan et pas seulement dans le plan B pour ne serait-ce que pour nous protéger contre la spéculation contre notre politique etc ce serait d'interdire aux établissements financiers français d'utiliser un certain nombre d'instruments financiers dont on a fait la liste qui sont particulièrement toxiques qui sont à l'origine de la dernière crise en 2008-2009 etc et si le reste de l'Union européenne veut laisser rentrer des titres pourris dans les bilans de ces banques c'est leur souci dans l'immédiat mais la France n'en veut pas donc nous en protégera de manière unilatérale et puis il faut se protéger contre des mouvements de spéculation notamment contre notre dette publique c'est-à-dire de gens qui font des mouvements d'aller-retour sur des placements financiers avec des capitaux à court terme et là il y a un moyen très simple qu'à la taxation c'est à dire que si des gens qui essaient de gagner 5 10% sur un capital en faisant des petits mouvements de passage d'une place financière à une autre si vous leur prenez 10% à chaque passage c'est bon ils arrêtent tout de suite donc donc on peut se protéger il reste une question je me dépêche parce que le temps passe donc nous savons ce qu'il faut faire au niveau de la Banque centrale ce qu'il faut faire au niveau de la politique budgétaire de la régulation financière et de la politique monétaire il faut bien évidemment que pour la pour l'aspect de la Banque centrale qu'elle soit à nouveau sous le contrôle d'une manière ou d'une autre d'un pouvoir politique démocratique ça c'est une c'est absolument fondamentale que ce soit au niveau européen ou au niveau national c'est-à-dire que il est hors de question que une banque centrale n'est de compte à rendre à personne et devant aucun citoyen ou devant aucun représentant des des citoyens bon alors se pose alors tout ce que je dis là c'est des choses qui déjà dans le plan à peuvent être sur la table dans la négociation c'est à dire que si nos partenaires veulent bien entendre parler d'une réforme de la Banque centrale très bien d'un aménagement aussi des règles budgétaires pour qu'on enlève tout ce qui est aberrant et stupide et que par exemple on met cette règle on pourrait avoir cette règle là vous voyez par exemple d'équilibre budgétaire dire que la bonne règle c'est pas la règle d'or du TCG qui est totalement stupide mais c'est quand même moyen et long terme de dépenses courantes soit financées par des ressources courantes et que le déficit soit réservé soit au choc conjoncturels aux politiques exceptionnelle pour un choc conjoncturel et aux investissements publics face ce sera intelligent ce serait une bonne règle de discipline budgétaire intelligente qu'on pourrait tous signer et qui se régale un de politique budgétaires efficace et de d'absence de dérive incontrôlables des des finances publiques pareil ça a été dit il faudrait s'entendre sur la question pour éviter le dumping fiscal et social il faudrait absolument trouver des des terrains de dans le tente bon mais évidemment si on ne peut pas trouver des terrains d'entente à ce niveau là et que nous devions être dans la situation où nous serions tout seul où nous serions dans une autre union plus étroite avec d'autres partenaires et bien là évidemment nous savons exactement quel type de politique devrait être mis en place alors quel système justement monétaire alternatif d'un mot si d'aventure il s'avère que on ne peut pas obtenir tout ce qui serait nécessaire pour maintenir l'euro en l'état actuel donc au niveau de la première négociation d'abord comprenons bien que en théorie en théorie il ne serait pas impossible de maintenir l'euro comme monnaie unique européenne en dépit de tous les défauts qu'il a et que mais à quelle condition a des conditions qui paraissent aujourd'hui extrêmement difficile à réunir il faut il faut le dire mais en théorie [Musique] l'euro pourrait rester la monnaie unique à condition qu'on réorforme la Banque centrale européenne comme je l'ai dit à condition qu'on redonne les marges de manœuvre budgétaire au niveau des États européens pour qu'au moins le fait qu'on puisse pas s'ajuster ou s'adapter par des variations taux de change soit compensées par le fait qu'on puisse avoir des politiques budgétaires différentes et adaptés aux situations des différents pays sans être contraint par des règles idiotes et à condition de faire que on interdise les politiques agressives en matière de fiscal et social comme celle de l'Allemagne lorsqu'elle s'est lancée dans les années 2000 dans une politique d'agression commerciale contre ses partenaires par des politiques de déflation salariale là c'est elle qui a violé la règle européenne n'a pas été le bon élève et le mauvaise le mauvais élève c'est la délibérément agressé les Grecs les Français les Italiens les Espagnols alors qu'elle avait déjà un avantage compétitif structurel par rapport à eux elle a profité de la monnaie unique du fait que les autres ne pouvaient pas réagir en dévaluant leur monnaie en a profité pour leur donner un bon coup de massue sur la tête et s'accaparer un avantage commercial ça c'est un acte de guerre et donc évidemment tout le monde comprend qu'on peut pas rester dans une union où les gens profitent de la monnaie unique pour agresser leurs voisins bon donc quand nous expliquons ça à Madame Merkel ou à quiconque remplacera [Musique] je pense qu'ils seront bien obligés de le comprendre et de l'entendre si on ne veut pas d'une d'une Europe allemande mais on veut encore et on espère on espère réellement sérieusement une Allemagne européenne c'est une Allemagne qui est enfin comprendrait que effectivement il faut faire des des compromis et qui a des choses qu'elle ne peut pas faire et que si on veut restaurer ou maintenir une forme d'union bon donc il faudrait s'entendre là-dessus donc harmonisation fiscale et sociale ça fait beaucoup bon et donc on sait jamais parce que comprenez bien le rapport de force le rapport de force comme je vous l'ai dit c'est que nous entrerons dans cette négociation n'ont pas en disant écoutez si vous êtes très méchant et que vous voulez rien entendre on va être très triste et on attendra que le rapport de force soit de vous favorable non non on vous explique tout de suite que le rapport de force il est extrêmement favorable il est tellement favorable que toute façon vous avez déjà vu que la France n'est déjà plus dans cette union parce que elle a unilatéralement pris des décisions de violation des traités et ça de toute façon ça restera jusqu'à la fin alors ça va rester de deux manières soit dans le cadre d'un nouveau traité qui parce qu'on n'est pas on est comme on n'est pas borné nous on veut essayer de sauver la coopération où on aura trouvé un accord pour redéfinir ce qu'est une régulation financière ce que c'est que cela et puis on aura pu très bien trouver un accord où on dira par exemple sur tel sujet tout le monde est pas d'accord mais on peut faire des exceptions par exemple sur la directive service s'il y en a qui veulent que leur service soit ouvert à la concurrence leur service public soit ouvert la concurrence des services privés pourquoi pas si on veut pas imposer à tout le monde notre vision de des choses mais alors on mettra les traiter que ça ne s'applique pas à la France c'est une technique si vous voulez de de négociation qui permet la coopération on n'est pas obligé de tous faire tous pareils partout et de tomber d'accord surtout bon donc sur l'harmonisation fiscale et sociale c'est là que ce sera le plus compliqué et le et le plus vieux mais le rapport de force sera là en notre faveur parce que comme de toute façon nous il sera clair que nous irons jusqu'au bout et que nous continuerons d'être en dehors des traités et ça peut même durer longtemps parce qu'on ne peut pas sortir un pays de l'Union européenne s'il ne veut pas en sortir donc on peut rester dedans très très très très très très très très très très très longtemps en faisant exactement ce qu'on veut et comme on veut et je vous garantis que si c'était moi qui ai été c'est ce que je serais tenté de faire et que avant même donc c'est pour ça que quand on parle de temps et de délai de moi etc on en parlera peut-être dans la discussion mais bon donc quel système monétaire alternatif si on peut pas s'entendre là-dessus alors on pourrait éventuellement s'entendre sur ce qu'on appelle une monnaie commune une monnaie commune c'est ça part du principe que la monnaie unique c'est trop compliqué c'est trop dur et les conditions sont trop difficiles à remplir pour que ça puisse marcher on a expliqué pourquoi donc on garde une monnaie commune par exemple elle pourrait s'appeler l'euro mais comme monnaie internationale de l'ensemble de la zone c'est-à-dire que tous les pays qui sont dans la zone euro ont cette monnaie lorsqu'ils font des règlements aux États-Unis en Chine etc donc c'est la monnaie commune vis-à-vis des autres monnaies dans le reste du monde en revanche à l'intérieur de la zone vous avez un euromarque un euro franc un neurolyre une roi italien un euro espagnol etc bon par exemple chacun appellera sa monnaie comme il veut mais qui est rattachée à l'euro mais simplement ils se sont bien des monnaies nationales dans un système commun qui peuvent être ajustés donc qui ont un taux de change qui sont fixes mais ajustables ils ont des parités ils ont les espaces fluctuer totalement librement mais ils sont ajustables avec une certaine souplesse ce qui permet en effet de corriger des écarts de compétitivité et d'éviter que tout d'un coup l'Allemagne accumule les excédents des excédents des excédents sont ce qui se passe jamais rien donc il permet de rééquilibrer des échanges extérieurs à l'intérieur à condition que ce soit sorti évidemment de mesures de contrôle des mouvements de capitaux pour qu'ils ne puissent pas y avoir de spéculation sur les taux de change faut pas avoir peur quand on dit contrôle du mouvement de capitaux tout ce qui sert à financer des investissements mais des vrais durs pas déplacement financiers des échanges de biens de services etc tout ça ça l'argent continue de circuler librement non on parle juste là des placements financiers notamment des déplacements à court terme c'est des mouvements de capitaux à très court terme qui eux font des jeux spéculatifs donc ça il faut les contrôler pour éviter que les taux de change n'en viennent finalement sur le marché des changes est manipulé par des gens qui font juste de la spéculation bon ça ce serait voilà ce que ce serait une monnaie commune ça demande quand même un haut degré de de coopération donc on garde un euro et des monnaies nationales bon si ce degré de coopération est pas possible que ce soit dans le plan c'est à dire l'ensemble de la zone en tout cas pour la zone euro donc les 18 19 pays de la zone euro et bien ou dans le plan B si on doit refaire ça un petit nombre de pays il est pas tout à fait évident dans le cas de figure par exemple on aurait été obligé de sortir à plusieurs il est pas du tout évident que des pays qui viennent qui viennent de sortir d'un système de monnaie très unifié soit forcément par temps pour repartir dans une monnaie commune on va leur dire on est sorti de l'euro mais en fait on garde l'euro à un euro commun il peut y avoir beaucoup de méfiance il peut y avoir des tas de raisons qui font que c'est un degré de coopération qui est trop élevé c'est sans doute le système idéal quand même il faut bien le dire et ce serait même le système sans doute idéal pour la zone euro aujourd'hui d'aller vers ça parce que ça crée de la souplesse ça maintient la coopération monétaire la plus forte qui puisse être entre les États et ça a introduit la souplesse qui est nécessaire dans les dans les taux de change c'était le système que avait préconisé Keynes en 1944 pour le système monétaire international qu'on aurait été bien inspiré de de suivre bon alors si on peut pas faire ça il y a il y a un degré de coopération moindre qui est un système monétaire européen où il n'y a plus de monnaie commune et encore moins unique on revient à des monnaies nationales mais dans un système de coopération un peu comme il existait avant l'Euro et comme il existe encore pour les pays qui sont pas dans la zone euro si on a démonies nationales mais il y a un accord qui fait que les taux de change entre ces monnaies ne fluctue pas librement au gré du mouvement des marchés etc c'est-à-dire qu'il y a quand même des des parités et donc une coopération monétaire avec des interventions des banques centrales pour stabiliser ce taux de change simplement ce qu'il faut compléter ce système c'est pour ça qu'il avait dysfonctionné avant par des contrôles de mouvement de capitaux pour éviter la spéculation ça peut très bien fonctionner quand on a fait la monnaie unique et on a signé le traité de Maastricht pour des politiques etc sur lesquelles on va pas revenir mais on aurait très bien pu pour sortir des impasses de l'ancien système monétaire européen on aurait très bien pu passer un système monétaire européen bis dans lequel simplement on aura introduit des contrôles des mouvements de capitaux pour éviter la spéculation et la question aurait été réglée on aurait eu un système qui aurait bien fonctionné puisqu'il fonctionnait bien tant qu'il y avait pas de libre circulation des capitaux et il s'est mis à dysfonctionner dès qu'il y avait la libre circulation des capitaux donc on aurait pu faire ça on pourrait très bien revenir vers ça et ce serait un très bon un système qui qui pourrait très très bien fonctionner bref nous avons le choix des degrés d'intégration et de coopération monétaire voilà et donc c'est selon le degré de d'entente de coopération et de volonté de coopération possible qu'il y aura entre les États qui décidera de vers quel système nous irons alors nous allons repasser aux questions alors oui c'est vrai que vous vouliez poser une question oui je vais les lire d'accord merci oui merci en fait j'ai deux questions je réponds parlé un petit peu de l'Allemagne parce que vous nous avez tracé un tableau tout à fait négatif à juste titre des conséquences de la politique européenne sur chaque pays et disons les mesures de stérilité qui gouvernement actuels prennent pour essayer de remédier assez disons ces politiques budgétaires imposées cette monnaie unique et là je me fais un petit peu l'avocat du diable l'Allemagne en son temps amène une politique d'austérité je crois que c'était du temps de schrodeur avec les loires etc qui a été assez sévère et quand on regarde aujourd'hui l'État de l'Allemagne on a un pays qui a un excellent budgétaire qui a un taux de chômage relativement bas c'est vrai avec des emplois bas salaires qui est capable d'intégrer pratiquement un million d'immigrés dans son pays qui est l'un des premiers exportateurs au monde donc on peut dire un pays qui va bien par rapport aux autres pays et par rapport à la situation que vous avez décrite quand se fait-il justement l'Allemagne puisse être le seul parmi les 27 États maintenant avoir une politique disons qu'il aura permis cet état économique actuel ça c'était ma première question ma deuxième question je voulais poser avant en fait ça concernait ce que vous avez appelé donc l'harmonisation sociale et fiscale et dans le plan a vous avez même évoqué un moment un SMIC européen et lorsqu'on regarde la réalité en particulier des salaires dans certains pays qui font partie de l'Europe prenez les salaires en Bulgarie en Roumanie en Slovénie l'Allemagne n'a même plus besoin de délocaliser en Chine il suffit de délocaliser dans des pays qui sont à 200 km de l'Allemagne pour pouvoir bénéficier de salaire à 300 350 euros donc par rapport à l'Allemagne qui sont quelquefois 4 5 fois plus bas que les salaires allemands donc est-ce que lorsqu'on veut proposer dans un plan a une harmonisation sociale et parler d'un style européen on n'est pas un petit peu dans l'illusion parce que là je pense que on est très très loin d'une possibilité l'harmonisation fiscale j'ai accès la même chose avec une Irlande qui propose du 15% sur les les impôts de société avec bon sans parler de l'Angleterre qui est parti mais qui veut encore faire mieux sans parler de Luxembourg qui a en plus des accords tout à fait particuliers avec des grandes entreprises étrangères là je pense aussi que proposer une harmonisation fiscale dans un plan a c'est une illusion ses pensées de toute façon ça sera pas possible voilà c'était mes deux questions bonjour merci c'était très très intéressant ça rejoint un petit peu la première question de monsieur qui est devant moi le c'est un très très bon exposé de tout ce qui va pas dans l'Europe et tout ce qu'il faut faire pour essayer de la sauver la question c'est la question que j'ai c'est quel message vous avez pour pourquoi ça vaut le coup en fait de vouloir continuer à faire à l'Europe personnellement je suis convaincu qu'il faut j'ai plein de raisons mais quel est le message que vous donnez pour qu'on se donne tous mal pour que ça soit changé l'Union européenne ou en créer une nouvelle et les coopérations et ça je pense que c'est aussi une bonne manière de se démarquer d'autres d'autres formations politiques qui elles aussi critiquent beaucoup l'Europe mais n'ont pas cette cette vision quelque part positive d'une union ou d'une coopération champignon donc je pense que pour nous notre combat le principal c'est un combat d'idées un combat de vision de pays et qui elle je pense peuvent être partagées très largement on l'a vu chaque fois qu'il y a eu un référendum en France en 2005 on l'avait gagné au Pays-Bas les référendums ils avaient été aussi gagné dans le même sens et je crois que justement il y a peut-être un petit chose qu'il faut se rappeler c'est que c'est référendum qui ont été gagnés contre la finance ils ont été gagnés par des gens de droite et de gauche mais y compris de droite d'une certaine droite extrême et je pense que dans cette droite extrême il y a ce n'est pas homogène il y a à la fois des petits qui eux souffrent réellement et en même temps il y a les manipulateurs mais je crois que en fait notre combat principal c'est contre ce libéralisme donc c'est pour retrouver le sens commun et donc je crois que pour moi après c'est ça sera de la je dirais par ces exemples je pense que si jamais c'est on arrive à imposer que toutes les nouvelles lois soient confirmées par référendum je crois que là les politiciens perdraient beaucoup de leur pouvoir et donc de leur corruption apparaîtrait beaucoup plus bien je vais vous poser à ouais allez-y après la question comme la très bien dit Monsieur avant moi effectivement aujourd'hui on est à deux mois du de l'élection donc on est vraiment dans le l'idée de convaincre le maximum de personnes et aujourd'hui c'est ce que je sais moi de faire autour de moi comme sûrement beaucoup de personnes dans cette salle et il se trouve que je me heurte assez rapidement à un mur de personnes qui sont défenses défenseur de du libre-échange de la concurrence et j'ai déjà objections en fait sur lesquels on est plus pas forcément préparé à répondre et peut-être que vous êtes généreux vous pourrez m'éclairer là-dessus donc les objections que j'ai alors j'ai pas de diplôme d'économie et j'essaierai de faire mieux que les questions de l'émission politique même si j'en suis pas sûr c'est d'abord sur le commerce extérieur on parle par exemple de la transition écologique installé des éoliennes des hydroliennes tous ces matériaux là sachant que on a la possibilité de recevoir en contrepartie des barrières protectionnistes qu'on pourrait mettre aux importations on pourrait se voir voilà réprimander par d'autres barrières protectionnistes dans les pays vers lesquels je parle de chez qui on importe donc pour faire toutes ces éoliennes hydroliennes on a besoin de matières premières est-ce qu'on est-ce que ça influrait vraiment est-ce que ça nous empêcherait voilà de faire cette transition sur les exportations on fait énormément d'aéronautiques je crois que c'est 20 milliards il y a 10 milliards dans les vins et spiritueux 10 milliards dans dans les cosmétiques le luxe est-ce que ça aussi c'est pas des secteurs qui risquent d'être beaucoup impactés sachant qu'en plus l'exportation et gérer en grande partie par les grands groupes ceux qui emploient 30% des salariés en France quel impact sur toutes ces personnes surtout ces salariés au moment où la France insoumise arrive au pouvoir merci merci alors Jacques il y a des questions qui viennent des réseaux sociaux que faire pour lutter contre les lobbies qui gangrènent les instances européennes et les institutions françaises c'est pas de moi c'est Marc almage je crois ensuite yoyo le beauf te demande lorsqu'on parle de dette de la France que comptons-nous dedans pouvons-nous en effacer une partie enfin Alexis combée que prévoyons que prévoyez-vous pour le français F1 qui est arrivé à l'euro fera t-il partie des négociations du plan a cette monnaie n'est pas adaptée à la réalité économique de ces pays tu veux répondre sur le français bon alors d'accord donc alors dans dans quel ordre des questions directement sur l'Europe d'autres sur des sujets plus larges on va commencer sur l'Europe sur l'Allemagne d'abord dans l'ordre de Monsieur l'Allemagne c'est pas c'est pas un modèle c'est pas non plus le diable même si vous avez essayé d'en être l'avocat mais c'est absolument pas un modèle vous évoquez l'éventuelles performances de l'économie allemande le problème c'est que ça c'est vu d'ici quand vous lisez les les ouvrages qui se multiplient des économistes Allemands y compris l'année dernière j'ai oublié son nom du directeur du principal institut de recherche économique allemande qui parle de l'illusion c'est son titre l'illusion allemande fonctionnement de l'économie allemande on a un autre regard donc les commentateurs qui voient dans l'Allemagne un modèle il ferait bien d'y aller 10 séjourné et d'aller questionner les ouvriers et les économistes sur place alors quelque part c'est un anti modèle parce que évidemment ça vous donne ça peut vous donner des des taux de croissance et une baisse au cours de ces dernières années du taux de chômage officiel seulement sur quoi repose cette croissance cette croissance justement a été obtenu parce que il y a encore quelques années avant cela et avant la crise la performance de l'Allemagne même comparé à la France était pas tellement meilleur ni en termes de croissance ni d'ailleurs en termes de chômage bon et donc vous avez eu en effet un moment où l'Allemagne était en perte de compétitivité sur un certain nombre de marchés et notamment dans le reste du monde marché asiatique marcher américain etc en difficulté et qui a réussi à faire croire et puis concurrencer par des pays sa propre de l'Est puisqu'elle est même délocalisée beaucoup pour se servir un des ouvriers à bon marché de parier et de se servir de de l'Europe de l'Est comme atelier qui permettent du faux made in Germany pour exporter après depuis l'Allemagne des produits en grande partie fabriquée en gris en Pologne etc sont dans tout ça ça fait des emplois en moins évidemment en Allemagne et donc l'Allemagne s'est trouvé un moment de situation difficile et a réussi à faire croire à ces syndicats que on allait pouvoir faire baisser le chômage par des politiques de réduction salariale de déflation salariale qui permettrait de la compétitivité alors il se trouve que dans le cas de l'Allemagne on a été mal inspiré de vouloir la copier ailleurs dans le cas de l'Allemagne ça peut avoir certains effets non pas à long terme sur le vrai chômage mais en tout cas sur l'activité pour une raison simple c'est que l'Allemagne est un pays qui est justement dans un modèle mais qui est un piège ou plus de 50% de connaissance vient des exportations donc si vous avez un pays qui à ce moment là peut par une politique de déflation salariale faire baisser ses coûts avoir tout d'un coup un gain de compétitivité important alors qu'elle a déjà un avantage face à des partenaires du grand pays européens comme la France l'Espagne l'Italie qui sont des gros acheteurs potentiels pour le l'Allemagne et qui n'ont pas le moyen de se défendre ils n'ont pas le moyen de se défendre pour deux raisons 1 parce qu'ils peuvent pas dévaluer leur monnaie et donc l'Allemagne en profite et de parce que leur structure et leur histoire sociale et politique est totalement différente et que il est pas question et heureusement dans ces pays-là de se lancer dans la folie allemande de dire imposer une baisse générale des salaires à nous ouvriers et à nos employés et ben voilà en profite donc mais regardez donc elle obtient une performance ou une surperformance par ce par ce biais là ce qui fait effectivement du profit etc mais après vous regardez les indicateurs fondamentaux l'investissement dans la recherche en Allemagne diminue l'investissement productif en productif diminue et donc sous tous les indicateurs structurels de long terme sont mauvais l'emploi c'est une catastrophe pour un pays qui a une population qui diminue que vous ayez des difficultés de chômage en France dans un pays où en raison de l'augmentation de la population de la population active il faut tous les ans avoir plus de 1,5 1,6% de croissance pour pouvoir commencer à mordre sur le chômage en Allemagne la population baisse et donc ils n'ont la population baisse et en plus il y a une il y a des structures économiques sociales et culturelles qui font pression pour diminuer l'offre de travail féminin si bien que vous avez structurellement des raisons qui font que il y a moins de monde qui va sur le marché du travail donc dans ces conditions je dirais le fait que le chômage soit plus facile à diminuer c'est bien compréhensible mais quel chômage avec quel boulot tout le monde voilà alors en institution des boulots à peine payer donc tout ça tous les pays déguisent de manière l'autre leur chômage donc tout ça c'est de l'esbroufe c'est-à-dire que la réalité c'est qu'on a un pays qui est dans une situation très critique parce que il s'est piéger lui-même dans un système où contrairement à ce qui avait fait le modèle de la grande Allemagne après le après la guerre vous allez fonder sur l'excellence technologique de la recherche la haute qualité d'une manœuvre très bien payée beaucoup mieux payé que que les autres etc s'il y a un modèle progressiste là voilà tout d'un coup l'Allemagne qui est piégé dans une stratégie de pays pauvre c'est à dire qu'il en est acculé ah pour pouvoir retrouver de la croissance l'activité essayer de lutter contre le chômage est obligé de ce qu'elle peut adopter la stratégie d'un pays sous-développé qui n'a pas d'autre instruments que de faire du dumping social et fiscal c'est tragique et qui n'investit plus ni dans la recherche ni dans l'investissement productif et que les piégée là-dedans c'est à dire que si et c'est pour ça que le rapport de force fait que si la menace est brandie d'une explosion de la zone euro l'Allemagne est très affaibli et très en difficulté parce qu'elle peut absolument pas supporter un choc de compétitivité à l'envers donc il faudra bien qu'elle s'y fasse donc l'Allemagne c'est vraiment pas le modèle alors là vous avez raison en revanche la deuxième question je passerai rapidement mais c'est sur le fait que en effet présenter l'harmonisation fiscale et sociale comme une condition dans la négociation de niveau du plan c'est en quelque part parler de quelque chose dont on sait que ça va être quasiment impossible d'obtenir un accord c'est pas faux en ce sens que effectivement c'est ce qui est le plus difficile en même temps il faut bien comprendre que c'est une condition absolument nécessaire c'est-à-dire que ça ne peut pas fonctionner autrement c'est qu'on peut pas rester dans un système où on admet comme principe que dans des pays qui soi-disant font une union le seul instrument qu'on a laissé pour pouvoir se différencier ou les politiques adaptées ou défendre leur leur économie c'est d'agresser leur leurs voisins c'est piquer les emplois de des autres en faisant non pas du progrès mais de la de la régression sociale bah c'est juste pas possible il y a un moment où il faut bien qu'il y ait un état quelque part un gouvernement qui est la décence et l'intelligence de dire vous comprenez que ça ça a pu marcher un certain temps dans l'euphorie générale parce que l'ensemble était porteur donc finalement ça tout le monde montait mais que on voit bien que dès que ça va mal et qu'il y a une crise ça n'est juste pas possible et ça n'est pas soutenable donc ça ouvre la discussion d'accord on va pas forcément demander que du jour au lendemain les les roubains soient payés autant que les Français mais c'est pas ça l'harmonisation fiscale et sociale ce qui compte c'est la direction ce qui compte c'est le chemin qu'on comprend l'Europe a su faire ça on a on a intégré des états comme l'Espagne le Portugal à une époque où bah il fallait faire de l'harmonisation comment ça s'est fait on a absolument pas imposé une norme à tout le monde etc comment on a fait et bien on a fait de la solidarité financière on dit on accepte ces gens qui ont quelque sorte vont nous faire une concurrence déloyale par certains égards mais les pauvres il faut bien qu'il soit compétitifs ils vont être dans un marché commun de libre-échange avec nous bon mais on fait l'effort de solidarité financière massif nécessaire pour que ces pays puissent rattraper très très rapidement le niveau de développement d'infrastructures etc et ça a marché et ça a marché on l'a pas fait avec les pays d'Europe de l'Est voilà quand on a fait l'élargissement sans approfondissement on n'a pas fait un effort à cette hauteur là en se disant très précisément comme l'expliquait Bolton Stein qui s'occupait justement de ces questions de concurrence et dire mais il y a pas besoin de les avantages puisque eux ils ont l'arme de la fiscalité et des charges sociales et des salaires plus bas pour ce pour se défendre donc c'était cynique c'était c'était délibérément penser comme comme cela mais on peut avoir un système qui est un système de convergence on installe des critères de convergence progressif et nous il faut bien comprendre pour faire la différence justement entre ce qu'est le protectionnisme solidaire la jonction avec une autre question sur les les objections fameuse barrière douanières ce qu'on entend par protectionnisme solidaire déjà au niveau européen le protectionnisme solidaire justement c'est solidaire si on sait pas nous qu'on protège c'est pas ça le pas la France qu'on protège dans un processus solidaire moi j'avais appelé ça avant qu'on l'appelle comme ça le protectionnisme internationaliste pour le distinguer justement du protectionnisme national c'est un ensemble de nations qui décide ensemble de se protéger elle se protège contre quoi elle se contrarge contre la guerre contre la haine nationaliste contre la finance déréguliers dont vous avez très bien dit monsieur que l'eau ça a été le point de départ de tout qui donne les pleins pouvoirs à l'argent et donc qui détruit les démocraties et qui détruit leur économie en quelques semaines comme on l'a vu en 2008-2009 donc c'est des pays qui s'unissent pour se protéger ensemble et donc ils se disent entre nous on va avoir le maximum de liberté et de libre circulation etc qui est possible et qui est dans notre intérêt commun qui fait que voilà et on va se protéger alors vis-à-vis de l'extérieur tous ceux qui veulent pas de de cette logique coopérative qui va nous faire la guerre alors là oui on va s'armer collectivement nous pour nous protéger véritablement contre des gens qui ont une conception guerrière du commerce et de et de l'échange et on se laissera pas faire on laissera pas remporter n'importe quoi chez nous non alors pour enchaîner justement sur la question sur les fameuses barrières on vous dit mais tout le monde vous dit mais si vous mettez ceci cela vous aurez des représailles et ben là encore comprenez bien d'abord le terme barrière protectionniste il faut le bannir c'est pas des barrières on n'interdit pas aux produits de d'entrer c'est pas ça des barrières c'est une négociation c'est bien ça qu'il faut comprendre nous nous disons pas nous arrivons et unilatéralement on va dire désormais tous les produits industriels chinois on va avoir une taxe de temps 15% et c'est fini pas ça qu'on fait stratégie c'est pas d'arriver de dire on récupère notre monnaie on l'a dévalu pour piquer des marchés aux autres pour relancer l'activité par la consommation de n'importe quel produit polluant etc c'est pas ça notre conception de la relance de l'activité de l'économie française on prend notre temps on arrive non nous on investit on s'affranchit d'énormes budgétaires imbécile on fait l'investissement dans la transition écologique dans le progrès social les services publics etc c'est ça qui soutient notre activité et ça on peut le faire même s'il y a le libre-échange intégral même si encore l'euro voilà et sur le reste et bien fort de ce que nous nous reprenons une politique économique qui est efficace et qui défend nos intérêts nous pouvons nous engager tranquillement et sereinement dans la logique de la discussion de la négociation à la fois pour faire avancer le l'Europe autrement et au plan international pour faire avancer des formes de conception du commerce qui soit plus qui soit plus coopérative bon mais ça sera en prenant le temps donc voilà donc vous inquiétez pas pour pour ça tu veux dire parce que j'ai dit tu veux dire un mot du CFA donc on aborde des autres questions parce que vous m'entendez oui pour juste rebondir par rapport à la question de l'harmonisation sociale et fiscale comme comme l'a dit Jacques c'est donc la question d'avoir un objectif à long terme mais on n'est pas dupe du fait que dans une union à 27 actuellement c'est avec des déséquilibres structurels si énormes ce sera très compliqué donc l'objectif est important sur les moyens on est prêt à discuter c'est là où le plan a on est très sympa en fait donc on est prêt à discuter des moyens une des idées qui est sur table par exemple par certains économistes c'est de dire mais pourquoi pas avoir des États qui sont structurellement proches ou culturellement même proche etc comme on pense notamment à la France et certains pays d'Europe du Sud pourquoi pas faire un noyau dur un espèce de leadership de pays moteurs de cette avancée de progrès voilà c'est c'est un des moyens possible de le faire plutôt que d'attendre comme l'a dit Jacques encore une fois et comme dans la vision du projet social-démocrate d'attendre le grand soir on aura finalement 27 États membres à majorité favorable pour le franc CFA l'idée sur le français d'un groupe de travail de l'ancien groupe de travail sur ce Français CFA qui est aussi indexé sur l'euro c'est que il faut pas oublier là qu'on a potentiellement 60 millions d'alliés sur cette question enfin je veux dire c'est quelque chose de poids si la et surtout si c'est si c'est la France qui parle maintenant c'est effectivement un résidu colonialiste et je pense que à ce titre du coup la France a aussi une responsabilité de découpler de découpler français pas pour dicter une nouvelle politique monétaire au contraire pour découpler ça et laisser après libre cours à ces pays d'instaurer leur propre leur propre leur propre monnaie leur propre trajet trajectoire en fait c'était plutôt voilà le sens du propos si tu me permets je reviens sur la dernière question maintenant oui il a la dernière question donc du panel précédent qui était Nico en cas de plan B à ton réfléchi à l'huile l'Union européenne alternative que nous formerions avec d'autres pays va-t-on faire une constituante européenne si oui qui va l'écrire donc je pense qu'il faut je vais essayer d'être assez considérable déjà dans le cadre que nous on a présenté dans le plan a plan B l'idée c'était dans le plan B un certain nombre de coopérations renforcée sectorielle avec des pays volontaires maintenant l'objectif à long terme peut être de créer une union complètement différente mais à long terme ça va pas naître des facto au moment le jour où on lance un plan B ça c'est le premier point et pourquoi la question de la Constitution européenne le problème fondamental Jacques l'a dit un peu dans son introduction c'est de considérer que aujourd'hui on était actuelle des choses on a un peuple européen en fait c'est très c'est très questionnable j'entends et je vois le débat qui n'est et qui vient souvent des fédéralistes de oui mais justement si c'était vraiment les pubs de façon transversale qui travaillaient tous ensemble à un traité ce serait bien mieux bon déjà rien que sur les moyens faudrait discuter de comment on fait et ensuite j'entends cet argument que je vois souvent défendre dans la bouche de certains fédéralistes qui sont les premiers à donner des leçons en matière de démocratie européenne et qui quand ils présentent un projet sur table de Rohff fédérale la démocratie et la première perdante j'en donne un exemple très concret le rapport vero Stadt donc giver hochets européen belge il a écrit un rapport il y a deux semaines à peine qui a été adopté par le Parlement européen dans laquelle il propose voilà de rétablir des problèmes de fonctionnement de l'Union européenne et parlent de démocratie etc et ben voilà quand on passe à un État fédéral version vero stade concrètement la ratification des traités internationaux pour lui bon c'est pas voilà il y a pas des il y a plus d'états bon donc un cinquième des États qui ratifient ça suffit un cinquième ça suffit hop on va pas discuter 150 ans ça suffit il y a pas besoin d'avoir 38 parlements sur un cinquième qu'il aura suffi ça suffit à donner l'opinion pour l'ensemble du peuple européen voilà concrète voilà moi je pense qu'il faut les challenger comme on dit maintenant il faut les défier sur des sur des sur des éléments parfois très concrets comme ça tu souhaites répondre mais bon il y a des fédéralistes il y a deux manières de faire une fédération à la dictature et la démocratie voilà la dictature c'est plus facile mais ça tient pas ça finit dans le sang et la démocratie c'est beaucoup plus compliqué c'est pour ça que si éventuellement je le dis on peut avoir ce projet moi j'ai rien contre les fédéralistes qui rêvent effectivement d'un peuple européen c'est une belle idée on peut même avoir l'idée que finalement au bout de encore quelques dizaines de milliers de d'années d'évolution ou peut-être moins il n'y est véritablement plus qu'une espèce humaine parce qu'il n'y a qu'une espèce humaine et que si cette espèce humaine vous pouvez être composé uniquement des citoyens d'un même peuple mondial qu'est-ce que ce serait bien peut-être je suis pas sûr bon mais est-ce que ce serait bien mais on peut avoir cette idée en tout cas on peut la voir que des pays européens très proches puissent aller vers des formes justement de souveraineté plus partagée de coopération beaucoup plus intense entre des peuples qui accepteraient de s'en remettre à la loi de la majorité sur davantage de choses ils le feront peut-être un jour ils le font toujours véritablement ce sera créé le sentiment d'une réelle communauté politique c'est pour ça que des gens comme moi et Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs avant était au moment du traité de Maastricht des soutiens de ce traité dépit de ses défauts parce qu'on croyait nous on était dans cette erreur c'est bien de reconnaître ses erreurs nous pensions à l'époque et c'était il y a longtemps que en effet le rapport de force était en train de changer en Europe et que bientôt la gauche serait au pouvoir et donc on pourrait assez rapidement compléter le traité autrement c'est là qu'on s'est fait avoir parce qu'on n'avait pas compris que la gauche quand elle arriverait au pouvoir ce serait pas la nôtre enfin ce serait tout simplement plus la gauche bon peu importe mais n'empêche que quelque chose qui était qui séduisait des gens comme nous qui étions attachés à l'idée du temps de rapprochement des peuples européens pour que plus jamais ne revienne la guerre effectivement pour que ce soit véritablement un espace de paix et bien c'était singulièrement cette idée là c'est à dire que par des biais de la coopération économique on réuni les peuples ils comprennent qu'ils ont un intérêt commun à faire les choses ensemble à faire des compromis parce que c'est dans leur intérêt commun le fait que des peuples comme ne serait-ce que la France et l'Allemagne accepte simultanément de renoncer à leur monnaie nationale c'est la monnaie c'est quand même un des emblèmes même si vous voulez de l'identité nationale et que dans une Europe où les gens au nom des nationalismes se sont affrontés se sont fait la guerre pendant des siècles ont tué des millions de gens que des peuples en viennent à se dire bon oui après tout notre monnaie nationale on s'en fiche on peut on peut on peut s'en débarrasser passer un autre truc où on a tous la même monnaie ça pose des problèmes très compliqués on l'a vu voilà mais symboliquement c'était le signe quand même d'un grand progrès d'un esprit de coopération dans la tête et l'esprit des peuples d'Europe c'est ça qui a été cassé c'est ça qui a été bousillé par la façon justement dont on a utilisé ensuite cette cette monnaie unique donc c'est une belle idée le constituer un peuple européen mais un peuple un peuple ça se fabrique pas par des décrets ça se fabrique pas par une constitution ça se fabrique par l'histoire et par l'histoire longue et donc l'histoire longue de l'Europe ça peut être l'histoire si on reprend le chemin que nous proposons ça peut être l'histoire de la coopération continue entre les États européens commençons par des états nation parce que c'est le seul espace de la vraie démocratie pour le moment qui existe et qui puisse exister réellement mais qui coopèrent de plus en plus qui arrête cette logique de guerre économique pour vraiment coopérer entre eux et à force de coopérer mais on verra que tous les cinq ou dix ans on sera disposé à aller plus loin dans des formes de rapprochement de mise en commun etc mais c'est comme ça qu'on fait et et et ça se détruit tellement facilement il suffit qu'à l'occasion d'une seule récession d'une seule crise tout d'un coup cet esprit de solidarité soit rompu et qu'on fasse que on en vienne tous à se décider à 18 contre 1 d'aller imposer par la force et par la violence des sacrifices inouïes à un tout petit pays par rapport au reste et vous avez tout cassé il faut repartir il faut redémarrer il faut 20 ans 30 ans pour pour remonter ça ben voilà nous c'est ce que nous proposons c'est de remonter le fleuve en le prenant à la source à la source il y a des citoyens les citoyens ils sont dans chaque pays et bien essayons de faire avec tous les citoyens des pays de reprendre ce chemin du progrès en Europe et bien ce sera le mot de la fin merci Jacques merci Sophie [Applaudissements] [Musique] merci merci à tous qui êtes ici merci à vous qui nous suivez attentivement depuis le début juste vous dire quelques vous vous signaler quelques dates importantes car vous savez qui nous nous dirigeons là pendant les deux semaines à venir vers une échéance très importante pour nous le 18 mars à la Bastille et à la République ce grand défilé qui est prévu nous avons également date qui a été annoncée par Sophie les 11 et 12 mars date du sommet du Plan B sommet internationaliste du Plan B à Rome pour fêter le traité de Rome mais à l'envers et ensuite vous dire que et bien on l'espère donc dans deux semaines nous nous retrouverons ici pour passer au chapitre 5 voilà et bien bonne soirée merci à tous [Applaudissements]

Université populaire sur la question européenne - #EuropeFi — Christian Girard · Pourquijevote