Sébastien Chenu : "Les agriculteurs français sont traités avec mépris !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 55 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
2026, vous êtes vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président du RN, une année qui commence par ce coup de force du jamais vu, dit Donald Trump lui-même depuis la Seconde Guerre mondiale.
- 2:31RelanceRéponse partielle
Donald Trump dit pendant ce temps-là, nous allons gérer le Venezuela. Vous ne condamnez pas le coup de force de Donald Trump ?
- 2:50OuverteRéponse partielle
Pourquoi est-ce qu'il agit, Donald Trump ? Est-ce que ce n'est pas parce qu'aujourd'hui les Nations Unies ne peuvent pas aboutir ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Ce que vous voulez dire, c'est qu'il peut y avoir une crainte, par exemple, pour le Groenland ou la Colombie ?
- 4:16RelanceRéponse partielle
Pourquoi est-ce qu'il agit, Donald Trump ? Est-ce que ce n'est pas parce que les Nations Unies sont inefficaces ?
- 5:01OuverteRéponse partielle
Qui aurait fait quoi contre Nicolas Maduro ? On l'aurait laissé comme ça pendant des années ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:37Invité politiqueFait
« Personne ne va regretter Nicolas Maduro. Il n'y a bien que l'extrême gauche, la France insoumise, pour aujourd'hui appeler au retour quand même, j'écoutais Jean-Luc Mélenchon, au retour de Maduro, à la tête d'un État, d'un système totalement corrompu, un ennemi des libertés, un narcotrafiquant. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Maduro est un dictateur. »
- 2:43Invité politiqueFait
« Moi, je suis attaché à la souveraineté des nations. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Donc tout le continent américain doit être sous influence américaine. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Donald Trump est souverainiste dans un sens, puisqu'il défend les intérêts uniquement des Américains. »
- 8:42Invité politiqueFait
« Une France qui s'est désindustrialisée, c'est une France qui laisse son agriculture mourir au bénéfice de l'industrie allemande. »
- 15:34Invité politiquePromesse
« Nous on est favorables à ce que ce soit au niveau de 3% du PIB. »
- 17:52Invité politiqueChiffre
« La PAC va aussi baisser de 24%. »
- 24:08Invité politiqueFait
« Les actes antisémites, parmi les délits liés à la religion, sont ceux qui sont les plus importants dans notre pays. »
- 24:34Invité politiqueFait
« LFI est le carburant de l'antisémitisme dans notre pays, un parti passionnément antisémite dont finalement l'obsession contre Israël est devenue son programme. »
- 30:31Invité politiqueFait
« La loi prévoit des sanctions qui sont plutôt lourdes, des sanctions qui sont jusqu'à des peines de prison. »
- 33:58Invité politiqueFait
« Les propos du député d'extrême-gauche LFI Bilongo sont inadmissibles. »
- 34:26Invité politiqueFait
« Il y a dans sa lecture de la société une vision suprémaciste. »
- 34:42Invité politiqueFait
« Les habitants du Nord sont peu éduqués et donc c'est pour ça qu'ils sont racistes. »
- 34:54Invité politiqueFait
« À Roubaix, ville dans laquelle tous les indicateurs sociaux et éducatifs sont au rouge depuis des années, et bien c'est M. Mélenchon qui passe au premier tour au moment des présidentielles. »
- 35:15Invité politiqueFait
« M. Bilongo, c'est LFI de demain. C'est l'après-Mélenchon qui est en train de s'exprimer. »
- 35:23Invité politiqueFait
« Quant à LFI, les communautaristes auront pris le pouvoir, c'est pareil pour Mme Hassan, alors M. Mélenchon pourra faire ses bagages. »
- 38:29Invité politiqueChiffre
« Nous avons 500 000 personnes qui entrent dans notre pays chaque année. »
- 38:37Invité politiqueFait
« Il y a une surreprésentation des immigrés dans l'insécurité. »
- 42:52Invité politiquePromesse
« Si Marine Le Pen est privée par la justice de l'élection présidentielle, Jordan Bardella sera évidemment notre candidat. »
- 43:05Invité politiqueFait
« Ce sont les mêmes idées, oui. »
- 44:49Invité politiqueFait
« On a un programme qui est très offensif sur les énergies. »
- 49:58Invité politiqueFait
« Nous on était pour la fin de la CFE. »
- 51:35Invité politiqueChiffre
« On peut économiser 15 milliards sur l'immigration par an. »
- 52:17Invité politiqueChiffre
« Vous avez 450 000 bénéficiaires de l'AME chaque année. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu63 %
- Présentateur25 %
- Locuteur 64 %
- Locuteur 93 %
≈ 1,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Et à vous aussi une très bonne année. Merci, bonne année à tous. 26, vous êtes vice-président de l'Assemblée Nationale, vice-président du RN, une année qui commence par ce coup de force du jamais vu, dit Donald Trump lui-même depuis la Seconde Guerre mondiale. Donald Trump qui a capturé Nicolas Maduro et va juger le président vénézuélien aux Etats-Unis, qu'il présente comme un narco-bandit. Grande page sur cette actualité qui met le reste du monde KO. KO, nous le sommes aussi en apprenant la disparition de 9 jeunes français parmi les 30 autres dans une discothèque chez nos voisins suisses.
KO aussi à la vue des chiffres de la délinquance, des homicides, de l'insécurité en France. Nous sommes devenus le pays le plus dangereux de l'Union Européenne en matière d'homicide. KO devant l'antisémitisme, des agents de l'aéroport de Roissy qui parlent de sionistes de merde, pardonnez-moi pour le terme, au café sans aucun complexe à l'aéroport. KO devant l'économie, pas de budget, 3500 milliards de dettes, le chômage qui repart. KO est désespéré face à une classe politique qui ne pense qu'aux calculs électoraux. Ce sont les derniers sondages qui le montrent pour vous interroger ce matin, Stéphane Dupont-Deséchos. Bonjour Stéphane. Bonjour. Et bonne année à vous. Bonne année.
Bonjour et bonne année également à Thomas Bonnet. Bonjour à tous, bonne année. Pour CNews, l'actualité c'est donc d'abord ce coup de force de Donald Trump, le président vénézuélien capturé, exfiltré par Donald Trump après que les forces américaines ont frappé le Venezuela, en particulier Caracas, il est inculpé notamment pour trafic de drogue et de terrorisme. Alors Emmanuel Macron d'un côté réagit dans le sens de Donald Trump, ce n'est pas tout à fait aussi clair pour Marine Le Pen.
Ce n'est pas très clair chez Emmanuel Macron non plus, mais on va pouvoir en parler. D'abord personne ne va regretter Nicolas Maduro. Il n'y a bien que l'extrême gauche, la France insoumise, pour aujourd'hui appeler au retour quand même, j'écoutais Jean-Luc Mélenchon, au retour de Maduro, à la tête d'un État, d'un système totalement corrompu, un ennemi des libertés, un narcotrafiquant. Donc personne ne va regretter Nicolas Maduro. Et c'est bien d'ailleurs ce qui fait que d'une voix commune, la communauté internationale se réjouit de voir Maduro débarquer. Et en cela, nous nous réjouissons. C'est toujours bien de voir un peuple débarrassé d'un dictateur. Maduro est un dictateur.
Le voir hors d'État de nuire aujourd'hui est une bonne chose, même si le régime n'est pas tombé. Je vous rappelle que dans la constitution du Venezuela, une fois que le président n'est plus là, quand le président n'est plus là, il y a des élections, 30 jours après, on sait ce que c'est que les élections au Venezuela, mais le régime n'est pas tombé.
Donald Trump dit pendant ce temps-là, nous allons gérer le Venezuela.
Alors, ça pose justement un souci néanmoins. Et c'est une belle question de droit pour, j'allais dire, ceux qui sont attachés à la souveraineté des nations. Moi, je suis attaché à la souveraineté des nations. Et je pense que c'est les peuples qui décident de leur sort. Parfois, les peuples ne sont pas libres.
Donc, vous ne condamnez pas le coup de force de Donald Trump, mais vous dites, il y a quand même le droit international qui a été bafoué.
Je pense que la doctrine, ce qu'on appelle la doctrine Monroe, en fait, du 19e siècle, d'un président américain, dont se revendique Donald Trump, elle est contestable. Et sincèrement, le mode de fonctionnement de Donald Trump, il est contestable. Pourquoi ? Parce que cette doctrine, elle dit quoi ? Elle dit que dans la zone d'influence d'une grande puissance, tout est quasiment sous le joug, sous l'autorité de cette grande puissance. C'est-à-dire qu'autour de Donald Trump, puissance s'il en est, tout doit être sous influence américaine. Donc, tout le continent américain doit être sous influence américaine.
– Ce que vous voulez dire, c'est qu'il peut y avoir une crainte, par exemple, pour le Groenland, pour la Colombie qui est dans le viseur des États-Unis aujourd'hui ?
– C'est exactement ça, parce que Maduro, tout le monde se réjouit, pourquoi ? Parce que c'est un salaud. Donc, tout le monde est très content de le voir débarquer. Mais si demain, Donald Trump, au nom de cette même doctrine, se dit, je vais prendre en main le Groenland, parce que j'en ai besoin. Là, il ne s'agit pas de contester les autorités locales du Groenland, que je ne connais pas d'ailleurs, mais ça porte quand même en germe la fin de la souveraineté des peuples. Et là, ça doit quand même nous interroger. C'est-à-dire que je pense que le fait que le plus fort puisse agir partout, tout le temps, et imposer sa loi, porte en germe…
– Pourquoi est-ce qu'il agit, Donald Trump ? Est-ce que ce n'est pas parce qu'aujourd'hui, les Nations Unies, on sait ce que c'est, c'est une grande procédure administrative internationale qui, généralement, n'aboutirait sur rien, parce qu'il faut soit l'unanimité, soit un veto peut tout être unier, etc. Est-ce que, finalement, cet élan de Donald Trump n'est pas là pour nous montrer un chemin nouveau, même si, effectivement, encore une fois, je mets des parenthèses, parce que le droit international questionne ?
– Non mais d'accord, mais Donald Trump, il agit parce qu'il est dans cette logique impérialiste des États-Unis, dans cette doctrine Monroe, c'est-à-dire tout ce qui est autour de nous doit être sous notre influence. Mais demain, si Poutine, et d'ailleurs, on le voit bien, agit avec le même genre de conviction…
– Non mais j'entends bien, vous prenez d'autres exemples pour contrebalancer, mais qui aurait fait quoi contre Nicolas Maduro ? Est-ce qu'on aurait laissé Nicolas Maduro, en tant que président vénézuélien, contesté par son peuple, en tant que baron de la drogue, en tant que narco-trafiquant, narco-bandit ? On l'aurait laissé comme ça pendant des années ?
– Non mais bien sûr qu'on ne doit pas laisser les peuples à l'abandon, mais si vous voulez, la souveraineté des peuples, le souverainisme, ça me semble être la pierre angulaire finalement des démocraties. Le libre choix d'un peuple à sa vie, à ses choix politiques, me semble devoir être encouragé. Donc on peut soutenir des peuples. D'ailleurs, il y a beaucoup de régimes qui soutiennent des peuples, qui sont éloignés d'eux-mêmes pour les aider à se débarrasser de leurs dictateurs. Mais le fait que Donald Trump, un jour, décide de se réveiller, de bombarder un pays, de kidnapper son dirigeant, de l'enfermer, pose quand même un vrai problème.
– Oui, mais on a l'impression qu'on est contraints, sur l'Union Européenne,
de commenter la marche du monde, le nouvel ordre mondial, comme titre aujourd'hui. – Ah, ça c'est sûr que… – Avec notamment les États-Unis qui réaffirment leur puissance, on l'a vu au travers de cette opération, vous avez parlé de la Russie, on pourrait parler de la Chine, de la Turquie, bref, il y a énormément de grandes puissances, et nous on est là à commenter et à se réfugier derrière le droit international. Est-ce qu'il n'y a pas un décalage à vos yeux ?
– Vous avez raison, tant qu'on acceptera cette espèce de vulnérabilité des États-nations qui remettent les leviers de leur souveraineté dans les mains d'autres puissances, c'est-à-dire quand on acceptera, tant qu'on acceptera que la France remette les leviers de sa souveraineté dans les mains d'une commission européenne qui décide pour elle un certain nombre de choses, qui l'affaiblit économiquement, qui l'affaiblit dans sa zone d'influence, alors oui, effectivement, il ne faut pas s'étonner ensuite que les peuples et les nations ne puissent plus grand-chose.
Donc moi je pense qu'effectivement, il y a un problème de gouvernance largement de l'Union européenne, l'Union européenne c'est un été noir, l'Union européenne éteint les libertés des peuples, éteint les initiatives des peuples, et en cela, ça pose problème. Et en tant que souverainiste, on est, je crois, Rassemblement national, les seuls qui portent en ce discours.
– Comment jugez-vous la réaction d'Emmanuel Macron ? Elle a été assez critiquée. – Alors on va la revoir à l'écran, et je vais la lire pour nos auditeurs d'Europe 1. Le peuple vénézuélien est aujourd'hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s'en réjouir. En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. La transition à venir doit être pacifique, démocratique, respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien. Nous souhaitons que le président Umutia González-Enmundo, élu en 2024, puisse assurer au plus vite cette transition.
– Vous voyez d'ailleurs sur la fin, je ne sais pas si c'est à nous de dire qu'il doit assurer la transition, il doit y avoir des élections, et les Vénézuéliens décideront si c'est le président qui avait été élu il y a quelques années ou si c'est la plus nouvelle.
– Et vous jugez que le président de la République ne défend pas assez le droit international ? Ça va être trop molle ?
Comment vous l'a jugé ? – On voit bien qu'il a du mal à parler de souveraineté des États, parce que ce n'est pas son truc, Emmanuel Macron. La souveraineté des États, donc il n'en parle pas. – À cause de l'Europe ? – Oui, parce que lui, il est pour ce qu'il appelle une souveraineté européenne. Donc par conséquent, lui, l'idée même que des peuples soient souverains, décident de leur sort, c'est quelque chose qui lui parle assez peu.
– C'est important ce que vous dites, ça veut dire que pour vous, Emmanuel Macron n'est même plus un chef d'État français, il est un chef d'État d'un pays qui serait parmi d'autres dans une Union européenne.
– Un pays vassalisé. Emmanuel Macron accepte de donner une partie des clés de la France à d'autres.
– Vous dites qu'Emmanuel Macron ne soutient pas la souveraineté française ?
– Bien sûr, puisqu'il défend la souveraineté européenne. Il le dit lui-même. – Mais est-ce que c'est antinomique ? – Oui, pour moi c'est antinomique. – Ce n'est pas complémentaire ? – Non, ce n'est pas complémentaire. – Il n'y a pas une Europe forte, une France forte, ce n'est pas possible ? – Non, mais ça c'est du bidon, ça. Une Europe forte, une France forte, c'est ce qu'on nous raconte depuis Maastricht. On voit bien le résultat. C'est une France qui s'est désindustrialisée, c'est une France qui laisse son agriculture mourir au bénéfice de l'industrie allemande.
Non, Emmanuel Macron, mais ça fait très longtemps que je le pense, ne défend pas les intérêts de la France, il défend les intérêts de l'Union européenne.
– Mais sur votre rapport à Donald Trump, c'est intéressant, on a l'impression qu'aujourd'hui Emmanuel Macron est plus Trumpiste que vous. Alors que par exemple Marine Le Pen et Jordan Bardella ont été reçus par l'ambassadeur des États-Unis en France, il y a parfois eu des liens qu'on a pu établir. – Vous diriez aujourd'hui que vous n'êtes pas aligné totalement sur Donald Trump, en tout cas moins qu'Emmanuel Macron aujourd'hui.
– Non, mais c'est pas ça, mais Emmanuel Macron il est aligné à la fois sur tout le monde et sur personne, il n'y a pas de colonne vertébrale chez Emmanuel Macron. Nous on est souverainiste, on défend les intérêts de la France. Donald Trump est souverainiste dans un sens, puisqu'il défend les intérêts uniquement des Américains. Il ne faut pas rêver, Donald Trump ne fait pas ça simplement par générosité pour le peuple vénézuélien. Il a des intérêts effectivement au Venezuela, le premier étant d'étendre sa zone d'influence.
– Thomas a raison, la réaction de Marine Le Pen hier, elle est quand même proche de certains, on pourrait dire, du Parti Socialiste ou…
– Non, vous avez vu d'ailleurs que dans la classe politique, c'est très transversal des deux côtés. Vous avez des gens qui sont sur la même position que Marine Le Pen, ça va de Nicolas Dupont-Aignan à Jean-Pierre Raffarin, vous avez des… voilà.
– Non, qui n'est pas sur votre ligne, c'est Éric Ciotti, qui est votre allié. Éric Ciotti, lui, s'est félicité de cette opération, il m'a parlé d'un soulagement, c'est pas tout à fait votre ligne. Est-ce qu'on peut gouverner demain avec des alliés dont on ne partage pas la ligne ?
– En réalité, là où tout le monde se rejoint, c'est le fait que tout le monde est content de voir Maduro sorti du jeu. Mais comme je vous le disais, là, on est content parce que c'est un régime épouvantable que seul Jean-Luc Mélenchon soutient. Mais si demain, Donald Trump décida au nom de la même logique de s'attaquer à un pays qui n'est pas dirigé par des dictateurs, mais dont l'intérêt lui semble nécessaire pour les États-Unis, qu'est-ce qu'on ferait ? On regarderait ça en disant, bah oui, qu'il continue. Sincèrement, c'est pas terrible. Qu'est-ce qui peut se passer demain pour Taïwan, vis-à-vis de Pékin ? Est-ce que la même logique amène les mêmes résultats ?
– Vous êtes en train de nous dire que Donald Trump est quelqu'un de dangereux
et qu'il va falloir le stopper à un moment ou à un autre, non ? – Cette théorie, cette doctrine sur laquelle il s'appuie me semble effectivement porter, je l'ai dit, des dangers pour la souveraineté des nations. Moi, je pense que les États-nations, c'est la seule chose qui protège les peuples. Il faut aider, effectivement, chaque peuple à se débarrasser des dictatures.
– Et nous allons parler d'un autre peuple qui est le peuple iranien dans un instant. Au grand rendez-vous, Europe 1 CNews, les écho à tout de suite.
– Roberto, tu devais pas travailler aujourd'hui ?
– Relax, c'est Roberto 2.0 qui s'y colle. – Maintenant, on peut faire un tour dans notre 500. – 2.0 ? Qui est en train de travailler ?
– C'est trop cool de se balader aussi en 500. Alors j'ai inventé d'autres en Roberto pour tout faire à notre place.
– Tout le monde a droit à la Dolce Vita. Nouvelle 500 hybride à partir de 159 euros par mois. – Bloquée par la constipation occasionnelle, Microlax agit localement en 5 à 20 minutes pour vous soulager. – Microlax, tout médicament peut t'exposer à des risques. Parlez-en à votre pharmacien.
– Chez le Roi Merlin, la rénovation énergétique, c'est notre métier.
Avec mon parcours rénovation, on vous accompagne de A à Z. Le Roi Merlin, on peut tout construire ensemble, même l'avenir.
– Aujourd'hui, nous fêtons le premier anniversaire du programme de…
– Conduisons-la.
– Rendez-vous toujours avec Sébastien Chenu, vice-président du RN et vice-président de l'Assemblée nationale. Donald Trump dont on parlait sur le Venezuela menace maintenant le régime iranien d'intervenir. Si la répression s'intensifie, on y rencontre les manifestants malgré ce qu'il dit. Est-ce que Donald Trump continue à être le shérif de ce monde où il n'y a plus vraiment de gendarmes en réalité ?
– Oui, mais moi je ne veux pas reconnaître à une puissance autre que finalement celle que je choisis pour mon pays, une supériorité. Donald Trump n'a pas à être le shérif du monde.
– Vous voulez que la France aille pour libérer l'Iran du régime des Mollars ? – Non, ce n'est pas… – Qu'est-ce qu'est la France aujourd'hui ? C'est un petit pays par rapport aux États-Unis. – Non, mais vous voyez, moi j'aimerais… – Littèrement, on a un porte-avions, peut-être un nouveau, c'est dans les cordes. Il y en a 14 aux États-Unis, c'est juste un exemple.
– Non, mais la puissance ne se mesure pas au nombre de porte-avions, vous le savez bien. L'influence de la France, partout où il y a des peuples libres, il parle français, c'était je crois un ancien diplomat international qui disait ça. – La diplomatie marche encore ? – L'influence française, ça marche encore, un peu, oui, heureusement. Je veux dire, il ne faut pas non plus se battre la coulpe, ce n'est pas parce qu'Emmanuel Macron a détricoté notre réseau diplomatique qui était plutôt de bonne qualité. – Comment a-t-il fait ?
– Il faut se dire, il a tellement ouvert le recrutement diplomatique, hors du cadre, qu'il a fait entrer des gens du monde des affaires, des gens de l'extérieur, qui font que ça affaiblit évidemment le réseau diplomatique. – Le diplomate américain, c'est Steve Whitcoff qui est un homme d'affaires ? – D'accord, c'est une autre histoire, c'est une autre histoire, vous savez bien qu'on n'a pas évidemment la même histoire. Mais ce que je veux dire, c'est que l'influence française, elle existe encore.
Il suffit d'ailleurs, moi je l'ai fait, d'aller se balader dans le monde entier et de rencontrer que ce soit les Émirats arabes unis ou que ce soit l'Inde pour comprendre que la parole de la France, elle pèse quelque chose. Emmanuel Macron l'est abîmé, Emmanuel Macron nous est mis dans des relations difficiles avec beaucoup de gens, etc. Il n'a fait qu'affaiblir le pays. Ça revient finalement…
– Mais si c'est aussi le rapport de force ? – Pas seulement. – C'est aussi le rapport de force. Et on ne doit pas s'interdire forcément d'aller engager justement ce rapport de force. ça a été le cas au Venezuela, on voit que ça se dessine en Iran. Est-ce que vous, vous êtes adepte aussi de ce rapport de force ?
– Non mais il faut effectivement, et le fait qu'on ait l'outil nucléaire nous donne cette capacité à un rapport de force.
– Mais ça c'est important, vous dites qu'on a l'outil nucléaire, mais si on balance un M51 d'un SNLE sur n'importe quel territoire, c'est mille fois la puissance de Hiroshima. Donc tout le monde sait qu'on ne va pas le faire. – C'est un outil de dissuasion. – Peut-être, mais est-ce que ça dissuade vraiment ?
– Mais la réalité, ce dont on a besoin, c'est d'avoir une armée qui soit au niveau. Nous on est favorables à ce que ce soit au niveau de 3% du PIB. On a toujours voté d'ailleurs les crédits pour pouvoir soutenir notre armée. Mais cette armée, elle a été déconstruite en France, largement déconstruite. Donc effectivement, il y a la nécessité de reprendre pied, il y a la nécessité de ne pas abandonner l'idée qu'on se fait de la voix de notre pays, la nécessité d'avoir une armée totalement opérationnelle, mais la zone d'influence de la France, la parole française, au-delà de la parole du président de la République, fait la différence entre les deux, elle est encore importante.
– Justement, vous dites là que la parole du président de la République est importante, dans 10 jours, le 12 janvier, il doit être signé normalement l'accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur, contre l'avis de la France. La France est très isolée sur ce sujet, on risque de lui imposer. Que faut-il faire selon vous ? Est-ce qu'on peut encore bloquer cet accord ou c'est trop tard ?
– Je pense qu'il faut d'abord avoir la volonté de bloquer. Nous, nous avons contesté cet accord sur le Mercosur à chaque fois que nous avons pu le faire, que ce soit à l'Assemblée nationale ou au Parlement européen. Je vous rappelle que sous l'égide de Jordan Bardella, nos députés européens ont voté d'ailleurs une motion de censure contre les dirigeants de l'Union européenne, qui n'a pas abouti, mais ce sont nos députés du Rassemblement national. Je ne suis pas sûr que les députés LR, d'ailleurs, aient suivi sur ça, voyez-vous. Eh bien, nous nous sommes opposés. Pourquoi ? Parce que nous considérons qu'il y a une logique qui ne peut pas tenir.
On est en train de tuer, ici, avec un accord de libre-échange, comme celui du Mercosur, une agriculture, ovine, bovine, volaillère, qui existe, et puis on va importer du bout du monde ces mêmes volailles, ces mêmes ovins, ces mêmes bovins. Donc, en fait, il y a une espèce de non-sens. Alors, oui, mais ça, c'est la fable. La réalité, c'est que l'Allemagne va pouvoir beaucoup exporter, effectivement, l'Allemagne va pouvoir beaucoup exporter parce que cet accord, il est fait sincèrement au bénéfice de l'Allemagne et que nous, on va couler notre agriculture.
Alors, ces logiques de libre-échange, on les connaît, ce sont des logiques mondialistes, ce sont des logiques libérales, ce sont les logiques d'Emmanuel Macron, il croit beaucoup en cela.
Donc, cette logique libérale, vous ne voulez pas, c'est bien ça.
Nous y opposer de différentes façons, nous pouvons dire, d'ailleurs, nous allons réduire notre contribution à l'Union européenne puisque vous êtes en train de tuer notre agriculture. Je vous rappelle que la PAC va aussi baisser de 24%.
Mais vous parlez de l'agriculture en général en France. Bien sûr. Le Mercosur touche plus particulièrement les petits exploitants. Oui, il sera profitable. Qu'est-ce que vous dites aux grands céréaliers français, qui sont importants, qui influent sur l'économie ? Qu'est-ce que vous dites à la filière viticole et notamment aux grands groupes exportateurs, notamment de champagne et de cognac ? C'est important aussi, ça rentre dans la balance. Eux voudraient cet accord de libre-échange ?
Eh bien, la logique, c'est qu'il faut sortir, comme on l'a fait sur les produits culturels, les produits de l'agriculture, de ces accords de libre-échange. Pour avoir des relations bilatérales, je pense qu'il est normal d'avoir des relations exportation-importation, c'est normal, mais des relations bilatérales en matière agricole. La réalité, c'est que tous les agriculteurs, vous l'avez dit, ne sont pas embarqués dans la même galère, mais qu'on est en train d'assister à la fin d'une certaine forme d'agriculture dans notre pays. Il y a d'autres choses à faire si on veut protéger notre agriculture. Ils croulent nos agriculteurs.
Moi, je le vois chez moi, j'ai des agriculteurs dans ma circonscription, à Main, à Verchim-Mogré, ça ne vous dira rien, mais ce sont des communes de France dans lesquelles il y a des agriculteurs, à Montchot-sur-Écaillon, qui vous disent, on croule sous les normes. Là, il y a quelque chose, je vous rappelle que la loi égale...
Mais il faut se décorréler au Mercosur, en fait, ce n'est pas vraiment l'accord du Mercosur. Là, c'est la norme, c'est la politique agricole commune, c'est Bruxelles.
Non, mais parce que tout va ensemble, si vous voulez. Vous ne pouvez pas laisser vos agriculteurs crouler sous des normes, les mettre en concurrence frontale avec des pays qui n'ont pas les mêmes normes, et puis ensuite vous plaindre que l'agriculture est morte, et pas uniquement l'agriculture. En réalité, c'est la ruralité et tout un système de valeurs derrière qui est en train de s'éteindre.
Et quelle croit encore la France pour justement faire entendre sa voix ? Parce que là, on parle du Mercosur, on voit bien qu'Emmanuel Macron a essayé de rameuter autour de lui d'autres pays de l'Union européenne, ça n'a pas fonctionné. Vous, demain, si vous arrivez aux responsabilités, vous nous dites, on va essayer de changer de l'intérieur, le fonctionnement de cette Union européenne, mais vous voyez que c'est très difficile. Mais qu'est-ce qu'il faut faire d'ici le 12 ?
Alors, plusieurs choses. Bon, d'abord, Emmanuel Macron n'a pas essayé, il a accepté qu'on puisse scinder, alors c'est un peu technique cet accord qui, aujourd'hui, au lieu de ne pouvoir passer qu'avec une unanimité, va pouvoir passer avec une majorité. En ayant accepté ça, en ayant accepté que cet accord passe avec une majorité, plus facile de trouver une majorité que l'unanimité, eh bien Emmanuel Macron a flingué notre agriculture. Qu'est-ce qu'on peut faire ?
Souvenez-vous, il y a ce qu'on appelle le procès, sous la procédure de Luxembourg, en fait c'était Pierre Bérégovois, qui à une époque, je me réfère assez peu à des dirigeants de gauche en général, mais qui avait dit, vous touchez à un intérêt vital du pays, nous on ne va plus siéger. Et la France qui réduirait sa contribution, la France qui refuserait de siéger, je peux vous dire que ça va faire du bruit. Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron n'agit jamais. Il est le bon élève soumis de l'Union européenne en qui il place toute la souveraineté, à qui il souhaite donner toute la souveraineté de nos États, et qu'effectivement, là où on a des leviers pour agir, il ne les agite pas.
Est-ce que vous appelez aussi les agriculteurs à barrer les routes comme ils l'ont fait avant les fêtes de fin d'année, à se mobiliser, ou vous pensez que c'est plutôt au niveau du Conseil européen qu'il faut se battre aujourd'hui ?
Non, mais comme dans tout mouvement social, on n'est pas un organe syndical, on n'a pas à appeler ou à condamner les mesures. Mais effectivement, on a de la sympathie. Moi, j'ai de la sympathie pour ce que font nos agriculteurs parce qu'en fait, ils jouent leur vie, nos agriculteurs. Et quand je vois qu'on leur envoie la police, qu'on les met en joue, etc., ce qu'on ne fait pas dans les banlieues, sincèrement, ce qu'on ne fait pas dans un certain nombre de quartiers, je me dis qu'on traite bien mal les gens qui nourrissent nos compatriotes. Il y a une espèce de dédain, si vous voulez.
La ministre de l'Agriculture est restée claquemurée, enfermée dans son bureau au moment de cette crise qui n'est pas finie. La crise de la dermatose, elle n'est pas finie. Je me dis, mais qu'ont fait nos agriculteurs à part nourrir les Français pour être si méprisés par ceux qui nous gouvernent ?
À l'actualité, Sébastien Chenus, ce sont aussi ces jeunes prises au piège aux Constellations, ce bar discothèque de Grand Montana, en Suisse, la nuit de la Saint-Sylvestre. On apprend ce matin que les autorités locales valaisannes annoncent dans un communiqué que 16 nouvelles victimes ont été identifiées, dont un Français de 39 ans. On savait hier, on apprenait que 9 Français étaient portés disparus. La Suisse, c'est un pays exemplaire qu'on montre toujours, comme le pays où tout va bien, où il n'y a pas d'insécurité. Comment est-ce que vous avez réagi, vous, Sébastien Chenus ?
D'abord, c'est quelque chose qui, je crois, a beaucoup touché. Les Français, les Suisses, enfin, le monde entier de voir cette jeunesse qui part faire la fête un 31 décembre et qui, au moment où nous nous parlons, nous dénombrons 40 morts. Ça fait écho aussi au Cuba Libré, à Rouen, il y a 10 ans, où une quinzaine de jeunes s'étaient retrouvés enfermés dans un bar qui avait pris feu et étaient décédés. On ne peut avoir qu'effectivement que des paroles, au moment où nous nous parlons, évidemment, de compassion, de recueillement, des pensées. Et puis, derrière, il y a probablement, et l'enquête le dira, peut-être des normes qui ne sont pas respectées. Le fait que le gérant ait été un Français,
Corse, avec un passé judiciaire,
ça vous donne un commentaire, Sébastien Chenus ? Non, je n'ai pas commenté ça. La réalité, c'est qu'il y a beaucoup de bars qui deviennent des endroits de fête dans lesquels il y a de la musique, on danse, etc. Alors qu'à la base, un bar n'a pas les mêmes types de sécurité, de normes de sécurité qu'une discothèque. Et un bar qui se transforme en discothèque, ça fait évidemment évoluer le nombre de personnes. Et voilà, donc il y a peut-être probablement ça sur lequel on peut se pencher, mais on ne va quand même pas, aujourd'hui, allumer des polémiques sur ce qui est un drame absolu.
Juste avant Noël, Sébastien Chenus, nous découvrions avec effroi qu'un enfant juif avait été pris à partie, agressé par un homme à l'aéroport, c'était au mois de juin dernier, bis répétita, l'antisémitisme débridé, celui qui n'a plus de limite, celui qui s'installe librement dans les conversations, frappe encore au toujours à l'aéroport. Cette fois-ci, ils sont des agents de l'aéroport de Roissy qui parlent de sales sionistes de merde, pardonnez-moi pour le terme, en présence d'une femme juive qui a eu le courage de les filmer avec leur téléphone portable. L'antisémitisme est puni d'un an de prison et 45 000 euros d'amende.
Comment se fait-il que l'antisémitisme finit en France sans que pratiquement personne ne soit jamais puni ?
Parce qu'il y a une faiblesse dans la réponse et dans le traitement des actes antisémites. Je vous rappelle que les actes antisémites, parmi les délits liés à la religion, sont ceux qui sont les plus importants dans notre pays. Très loin devant les actes anti-musulmans et loin devant les actes anti-chrétiens, ce sont les actes antisémites qui sont les plus importants dans notre pays. La faiblesse de la réponse, le fait de ne pas appliquer une sanction et puis un carburant de l'antisémitisme qui est un carburant politique qu'on entend matin, midi et soir dans tous les médias qui est porté par la France insoumise.
À partir du moment où vous avez un mouvement politique qui est des derniers propos de Mme Rima Hassan appelant finalement à la disparition d'Israël. Comme tu disais que dans le centre de l'Israël n'existera plus. Voilà, et bien ces propos-là, entendus par un certain nombre de personnes, on le sait, amènent à des actes antisémites. LFI est le carburant de l'antisémitisme dans notre pays, un parti passionnément antisémite dont finalement l'obsession contre Israël est devenue son programme. Et bien je pense que LFI et son dirigeant Jean-Luc Mélenchon ont beaucoup à se reprocher en ce qui concerne le développement de l'antisémitisme dans notre pays.
On continue de parler de l'antisémitisme et de l'islamisme également et des faits de société sur Europe 1, sur CNews avec Sébastien Chenu au grand rendez-vous dans un instant. À tout de suite.
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Retour sur le plateau du grand rendez-vous Europe 1 CNews Les Echos avec le vice-président du RN, vice-président de l'Assemblée Sébastien Chenu. On parlait de l'antisémitisme en France. Cet antisémitisme qui s'installe. On prenait l'exemple de cette conversation totalement surréaliste d'agent de Roissy qui parlait de sioniste de merde. Pardonnez-moi encore une fois pour ce terme que j'emploie pour la troisième fois dans cette émission. Ce n'est pas tous les jours. Mais en tout cas, je le dis parce que c'est humiliant, c'est tragique, c'est effroyable, c'est sidérant. À quel point cet antisémitisme est aujourd'hui débridé, décomplexé ?
C'est-à-dire que vous avez trois agents d'un aéroport qui savent qu'ils portent une charge puisque ce sont quand même des agents, je ne sais pas s'ils sont publics ou semi-publics, mais ils sont quand même de l'aéroport. Donc ils représentent d'une certaine manière la France. Ils parlent de ça devant une femme qui en l'occurrence est juive et qui est choquée, qui raccompagne son petit garçon à l'entrée de l'avion et ensuite revient pour les filmer, tellement c'est grave, en disant tiens, vous allez assumer devant caméra.
Charles Kuchner, souvenez-vous, Charles Kuchner, l'ambassadeur des Etats-Unis en France, avait critiqué Emmanuel Macron en disant qu'il ne faisait pas assez pour l'antisémitisme. Contre. Depuis, contre l'antisémitisme. Aujourd'hui, on n'a pas de nouvelles à part peut-être le projet d'Aurore Berger qui a les assises contre l'antisémitisme au niveau gouvernemental. Mais on ne voit pas bien comment ce fléau continue d'augmenter. Il n'y a pas de garde-fou
aujourd'hui. Tout à l'heure, je vous disais qu'effectivement, il y avait deux problèmes en France dans la lutte contre l'antisémitisme. C'est un, qu'il y avait un carburant politique et deux, la faiblesse de la réponse des pouvoirs publics. Qu'Emmanuel Macron ne soit pas allé à la manifestation contre l'antisémitisme à laquelle nous étions présents. Marine Le Pen et l'ensemble du groupe des députés du Rassemblement National dit quelque chose. Ce n'est pas parce qu'il y serait allé qu'il n'y aurait plus d'antisémitisme en France. Mais dit quelque chose.
Emmanuel Macron ou n'a pas pris en compte la mesure de cet antisémitisme dans notre pays et considère qu'il est finalement secondaire ou il a peur. Et moi, je pense que c'est un peu des deux. Je pense qu'Emmanuel Macron a peur tout simplement de déstabiliser des communautés, des diasporas étrangères fortement nourries d'antisémitisme et qu'il se dit si je marque trop un soutien dans la lutte contre l'antisémitisme à... Non pas la communauté juive parce que moi, je ne reconnais qu'une communauté la communauté nationale mais simplement à ce qui fait le fondement de nos valeurs françaises. Eh bien, si je marque trop un soutien à ça, eh bien, il y aura des émeutes, ça va secouer, etc.
C'est un président faible, Emmanuel Macron.
Si vous étiez aux affaires dans un an ou dans un an et demi, qu'est-ce que vous feriez pour lutter contre l'antisémitisme concrètement ?
Mais on doit appliquer la loi, c'est-à-dire que la loi prévoit des sanctions qui sont plutôt lourdes, des sanctions qui sont jusqu'à des peines de prison. Elles doivent être appliquées. Le problème dans notre pays... Dans ce cas précis,
par exemple, vous prenez la caméra de surveillance du restaurant de l'aéroport, vous convoquez les personnes qui ont tenu ce genre de propos et vous appliquez la loi, 40 000 euros d'amende
et un entrée... Mais on applique la loi. Le problème dans notre pays, et ce n'est pas uniquement le cas malheureusement que pour l'antisémitisme, c'est le cas pour l'ensemble des délits qui sont commis dans notre pays, c'est qu'on n'applique pas la loi. C'est-à-dire qu'il y a des aménagements de peine, il y a des mesures qui sont des mesures éducatives, il n'y a pas assez de place de prison lorsqu'il s'agit d'enfermer les gens. Pas seulement, il y a par exemple aussi le fait de ne pas avoir assez de place de prison.
Donc à partir du moment où on a considéré que finalement l'enfermement n'était peut-être pas toujours la bonne réponse mais parce qu'on a enfermé aussi n'importe comment, on a mis des primo-délinquants avec des délinquants XXL. Donc à partir du moment où on a laissé tout ça s'installer et qu'on a un système judiciaire et un système carcéral qui n'est pas adapté, on n'enferme plus, on ne sanctionne plus et finalement, on n'a pas voulu non plus traiter le problème de la responsabilisation des familles.
Je parle sur le narcotrafic énorme qui est une montagne devant nous mais là aussi il y a plusieurs leviers il y a le consommateur, il y a les frontières, il y a la responsabilisation des familles. Dans tous les quartiers on sait qui sont les familles dans lesquelles il y a des dealers. Elles ont souvent des logements sociaux. C'est-à-dire qu'elles ont des logements sociaux, elles bénéficient de la solidarité nationale pendant que le gamin en bas d'île. Mais ça, écoutez, à un moment c'est plus acceptable pour n'importe qui et on ne fait rien et les pouvoirs publics ne font rien souvent par peur, souvent par manque de moyens.
Je vous ai vu tout à l'heure tiquer ou en tout cas faire une petite moue quand je vous ai parlé d'Aurore Berger et du projet de lutte contre l'antisémitisme. Qu'est-ce que vous pensez de ces assises contre l'antisémitisme portées par la ministre ?
Alors je mets au crédit d'Aurore Berger sa sincérité dans la lutte contre l'antisémitisme. Pas de problème. Mais enfin, c'est quoi ? C'est un Grenelle ? C'est quoi ? C'est des assises ? Je veux dire, au bout d'un moment, la réponse ne peut pas être que dans la réflexion intellectuelle, la mobilisation intellectuelle dont on sait à la fin que tout le monde dira effectivement c'est très mal, effectivement on n'applique pas la loi. Je veux dire, tout ça est très bien mais à partir du moment où le signe ne vient pas d'en haut du président de la République en particulier, ces ministres perdent beaucoup de temps à tout ça.
et puis à partir du moment où la loi n'est pas appliquée, tout ça c'est fait pour, ce n'est pas pour masquer parce que, encore une fois, je vous le dis, je veux bien croire qu'Aurore Berger soit tout à fait sincère mais sincèrement…
Elle a été, pratiquement, j'ai rarement vu une ministre, seule face à l'hémicycle en disant l'antisémitisme en France, ces trois lettres, L, F, I… C'est pour ça que je vous dis que je ne remets pas en compte
sa sincérité. Mais elle est bien seule dans cette Macronie bien lâche.
1163 actes antisémites en France en 2025. Pendant ce temps, le racisme anti-blanc refait surface avec les propos du député LFI Carlos Martins-Bilongo, ces propos dans une émission sur le net, la librairie africaine, où il charge les habitants du nord de la France en disant, entre autres, qu'ils sont racistes et bêtes. Je crois savoir que votre collègue de la Somme, Mathias Renaud, va engager un article 40 là-dessus ?
Évidemment, les propos du député d'extrême-gauche LFI Bilongo sont inadmissibles. Ce sont des propos d'abord teintés de suprémacisme noir. C'est un député qui défend non pas la France, mais qui défend une communauté qu'il a choisie, qu'il regarde à travers sa couleur de peau, ce qui pose d'ailleurs des problèmes. Moi, je n'en regarde jamais personne à travers sa couleur de peau. Les Français ont différentes couleurs de peau, ont différentes religions, parfois n'en ont pas. Ils sont dans la communauté nationale. Visiblement, pour M. Bilongo, il y a un caractère lié à la race. Il y a dans sa lecture de la société une vision suprémaciste.
Il a tenu des propos sur les habitants du Nord qui sont particulièrement choquants, disant grosso modo que les habitants du Nord sont peu éduqués et donc c'est pour ça qu'ils sont racistes. Je lui rappellerai d'ailleurs qu'à Roubaix, ville dans laquelle tous les indicateurs sociaux et éducatifs sont au rouge depuis des années, et bien c'est M. Mélenchon qui passe au premier tour au moment des présidentielles. Donc ça veut dire quoi ? Que les habitants peu éduqués entre guillemets de Roubaix votent LFI. Donc ça contredit évidemment ce que raconte M. Bilongo, évidemment.
Mais derrière ça, et Mathias Renaud, le député RN de la Somme qui dépose un article 40, a raison de le faire parce que je crois qu'on met le doigt sur quelque chose, c'est que M. Bilongo, c'est LFI de demain. C'est l'après-Mélenchon qui est en train de s'exprimer. Quant à LFI, les communautaristes auront pris le pouvoir, c'est pareil pour Mme Hassan, alors M. Mélenchon pourra faire ses bagages.
Cette lecture racialiste, Sébastien Chenu, d'une partie des élus LFI, est-ce qu'elle pose les bases d'affrontements, de confrontations de mains entre ce que vous avez appelé des communautés ? Est-ce que vous craignez que ces élus alimentent un climat de guerre civile, diront certains, et d'opposition du moins
entre des communautés ? Oui, mais ils le font un dessin. Évidemment, la conflictualité théorisée par Jean-Luc Mélenchon amène à ça. C'est-à-dire qu'à partir du moment où Jean-Luc Mélenchon dit qu'il faut tout conflictualiser, il faut que le pays soit dans un conflit permanent pour permettre la bascule par la rue, et bien effectivement, il ouvre la porte à ce genre de propos. Vous imaginez d'ailleurs qu'un député, quelle que soit son étiquette politique, qui ne soit pas LFI, ait tenu ce genre de propos, mais il aurait été évidemment banni des réseaux sociaux, banni des réseaux bancaires, on aurait fait un grenelle de la mixité, on aurait... Enfin, je veux dire, là, M. Bidongo, ça passe...
Mme Pivet n'a pas réagi, par exemple.
C'est ce que je veux dire. Ça passe sans faire réagir grand monde, encore une fois, dans la Macronie, qui est au pouvoir, même si elle est minoritaire dans le pays, là aussi, pour une grande démocratie comme la France, sont ceux qui ont perdu les élections qui nous gouvernent, et bien, n'entendre rien, aucune condamnation des propos suprémacistes de M. Bidongo, qui porte encore une fois en germe la déstructuration de notre société, je pense que c'est très grave. Les condamnations
de l'Assemblée nationale, c'est ça que vous nous dites, il faut que...
Moi, j'aimerais entendre au moins la voix de la présidente, et j'ai beaucoup de liberté pour lui dire, d'ailleurs, qu'on aimerait entendre sa voix. La voix de la présidente de l'Assemblée nationale, elle est forte quand elle est bien utilisée. J'aimerais l'entendre.
Vous parliez tout à l'heure de l'échéance qui arrive, 2026, les municipales, 2027, la présidentielle, pour rajouter également à cette discussion, vous avez quand même ce sondage IFOP qu'on a tous lu à l'automne dernier, juste avant les vacances de Nel, 57% des jeunes musulmans de 15-24 ans, de 15-24 ans, donc c'est ceux qui vont voter pour certains pour la première fois, mettent les lois islamistes, les lois de l'islam
avant les lois de la France. Oui, c'est évidemment inquiétant et c'est aussi probablement parce que l'État, la France, à travers l'État, recule qu'aujourd'hui, il y a une population qui ne se sent pas adhérée ni au roman national, ni à la cause nationale, ni à l'intérêt national. Quand un État est faible, quand il a tout lâché, quand il a tout largué, de l'éducation nationale jusqu'à la justice, il ne faut pas s'étonner ensuite qu'il y ait des gens qui se raccrochent à d'autres systèmes de pensée et à d'autres, et à certaines formes d'ailleurs, d'autoritarisme ou à des idéologies qui viennent percuter l'État français. Donc, un État faible, ça produit ça.
Emmanuel Macron a affaibli notre État. Il a d'ailleurs ouvert la France à tous les vents. Je vous rappelle qu'on a un nombre, à la fois de demandeurs d'asile, mais également d'immigrés en situation régulière qui est exceptionnelle. exceptionnel. Nous avons 500 000 personnes qui entrent dans notre pays chaque année. Et moi, je lis évidemment l'aspect sécuritaire à l'aspect migratoire parce qu'il y a une surreprésentation des immigrés dans l'insécurité. Eh bien, Emmanuel Macron, en acceptant un pays ouvert à tous les vents, a affaibli évidemment la France. Et il n'a pas parlé
ou peu en tout cas de l'immigration dans son discours présidentiel du 31. En tout cas, je n'ai pas entendu le mot islamisme.
Il n'a pas dit le mot islamisme. Il n'avait d'ailleurs pas dit le mot Mercosur. Ça aussi, il a vagabondé comme ça, sur des lieux communs, toujours autosatisfaits de lui et en ayant pour perspective...
Je parle de l'islamisme parce que pour Marine Le Pen, l'ennemi numéro un en France, c'est l'islamisme.
Et parce que l'idéologie qui tue aujourd'hui en France, qui fait des victimes, c'est l'islamisme. C'est l'islamisme, cette idéologie qui a tué, ce sera bientôt la commémoration des attentats islamistes de Nice. C'est l'islamiste qui tue nos compatriotes, quels qu'ils soient d'ailleurs.
Sébastien Chenu est l'invité du Grand Rendez-vous Europe 1 C News Les Echos. On revient dans quelques instants pour parler notamment du budget. A tout de suite.
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Dernière partie du Grand Rendez-vous avec Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National. Marine Le Pen sera jugée en appel à partir du 13 janvier prochain. En quel état d'esprit est-elle ?
Marine Le Pen, elle est combative. Elle a construit son engagement politique et finalement sa vie dans cette volonté de protéger, de défendre les Français. Aujourd'hui, elle est face à ce que nous nous considérons être une injustice. un juge veut la priver de cette rencontre avec les Français au moment de l'élection présidentielle. Donc, elle est en train de se battre pour faire reconnaître son innocence. Moi, je crois qu'il y a de fortes chances qu'elle puisse faire reconnaître cette innocence. Donc, elle est combative. Elle a les outils juridiques, évidemment, pour cela. Mais elle a aussi cette volonté inébranlable de pouvoir aller jusqu'au bout de cette aventure.
Si elle était condamnée en appel, Jordan Bardella sera le candidat ? Il n'y a aucun débat ? Ça ne change rien pour le Rassemblement national ?
Bien sûr, il sera le candidat. Si Marine Le Pen est privée par la justice de l'élection présidentielle, Jordan Bardella sera évidemment notre candidat. Il est, je crois, même s'ils ne sont pas interchangeables, ils sont différents. Mais il est celui qui peut faire gagner... Et c'est le même programme ? Ce sont les mêmes idées, oui.
On voit des nuances, quand même, de temps en temps, quand il s'explique des grosses nuances, même.
Quand je dis qu'ils ont été élus sur les mêmes programmes, le programme des élections européennes sur lequel Jordan Bardella a été élu deux fois, c'est le programme du Rassemblement national. Ils ne sont pas interchangeables, ce ne sont pas les mêmes, ils ne sont pas de la même génération, ils n'ont pas les mêmes histoires, politiques, personnelles, etc.
Sur les questions économiques, notamment Jordan Bardella, elle semble beaucoup plus ouverte aux milieux patronaux. Il est considéré comme plus libéral, mais est-ce que le RN est un parti libéral ?
On peut en parler et on peut y venir. Le RN est un parti qui est moins libéral que LR, mais davantage libéral que les partis de gauche. Le RN, en fait, se situe dans une tradition colbertiste. La réalité, c'est ça, c'est-à-dire un protectionnisme moderne, ciblé, une régulation des concurrences internationales, puisque c'est ce qui nous fait, on parlait des accords de libre-échange, c'est ce qui nous fait du mal, et puis un interventionnisme de l'État pour développer des secteurs clés de notre économie. Donc vous le voyez, c'est un colbertisme moderne. Les secteurs clés de notre économie, c'est ceux qu'on connaît comme l'aéronautique, c'est réindustrialiser la France. L'électricité
qui vous est chère ? L'énergie.
Vous avez vu les dernières mesures de M. Lescu ? Elles sont grotesques, elles sont ridicules, parce qu'elles sont très faibles. Nous, on est pour une baisse de la TVA à 5,5% sur toutes les énergies, parce qu'on considère que c'est un bien de première nécessité. Vous avez les moyens
de baisser la TVA ?
Ça coûte une fortune. Mais j'y viens parce que faire la politique, c'est faire des choix. Vous savez ce que disait François Giroux, c'était choisir entre différents inconvénients. Donc c'est faire des choix, mais des choix de société. Pourquoi nous ? On a un programme qui est très offensif sur les énergies. Parce qu'on considère que lorsque vous ne maîtrisez pas ni vos frontières, ni votre énergie, en réalité, vous êtes un pays mort. Parce que l'énergie, c'est effectivement le tissu industriel et pas seulement le tissu économique, commercial, etc., qui a besoin d'avoir une industrie à coût réel. Or, on produit une énergie à coût réel. Or, on produit une énergie ici en France à coût réel.
Et on la paye très cher parce qu'on est lié à des mécanismes européens qui nous obligent à cela. Et puis de l'autre côté, je parlais effectivement des frontières et de l'immigration. À partir du moment où vous acceptez 500 000 personnes, ça rebondit sur notre conversation précédente qui rentre dans un pays. Vous n'êtes plus capable de décider de ce que ce soit.
Est-ce que vous pouvez vous dire libéral et toujours favorable au départ à la retraite à 62 ans ? Est-ce que ce n'est pas antinomique ? C'est de définir.
D'abord, je viens de vous dire qu'on ne se qualifie pas comme libéral. On est plus libéraux que les partis de gauche.
C'est rare que vous entendez parler de libéralisme, de le revendiquer. Plus libéraux que les partis de gauche, moins libéraux que LR. Il y avait un libéralisme
de gauche du temps de Strauss-Kahn. Et moins libéraux que LR. Donc vous voyez, on est colbertiste, on est souverainiste. Et moi, je crois qu'on n'est pas enfermé dans les deux grandes écoles de pensée économique qui structurent finalement l'économie depuis longtemps, c'est-à-dire l'école un peu marxiste et puis l'école libérale. On est plutôt des pragmatiques, des gens qui se sont trouvés des solutions de bon sens. Et je rappelle, je rappelle juste pour ça parce que ça tue quand même une idée reçue, on a voté, j'ai regardé, en ce qui concerne les amendements pendant le budget, on a voté en 2025 83% des amendements présentés par LR.
Alors ça ne veut pas dire que ce sont tous des grands amendements. Parfois, c'est des amendements minimums qui n'ont que peu d'influence. Mais enfin, on a quand même beaucoup voté. Comme il y en a eu 800, c'est sûr que ça va être tous ces grands amendements. Mais on a voté 14% des fois des amendements présentés par LFI. Donc vous voyez, la réalité, c'est qu'on est un mouvement qui dépasse la droite et la gauche. Nous, on a considéré que ça ne se jouait plus comme ça. La lecture, ça ne se jouait plus sur l'axe droite-gauche. Mais nous sommes...
Il dirait du Emmanuel Macron, c'est le dépassement.
Non, parce que lui, c'était et la droite et la gauche qui n'est pas du tout pareil. Et on a eu le pire de la droite et le pire de la gauche. Donc on considère qu'il faut dépasser ça. Quand on est patriote, on peut être un patriote qui vient de la gauche. Moi, je suis allé dans un territoire où les hommes et les femmes de ce territoire ont voté à gauche toute leur vie. Et pourtant, ils sont attachés au même système de valeurs que moi. Le travail, une certaine forme d'autorité, l'attachement à notre pays et aux grands équilibres de celui-ci.
Vous disiez que vous étiez pragmatique. Le budget va revenir en débat à l'Assemblée nationale. Et sur le budget, vous êtes dans une position d'opposition frontale. Là, vous n'êtes pas tellement prêt pour discuter. Vous dites qu'on votera compte de toute manière. C'est un peu contradictoire, non ? Est-ce qu'on peut encore continuer comme ça sans budget pendant des semaines, pendant des mois ?
Ce n'est pas de continuer sans budget. Je vous rappelle qu'on a voté une loi spéciale qui permet de faire fonctionner encore le pays. La situation n'est pas du tout... Mais la loi spéciale,
c'était pour un temps. L'idée, c'est quand même de voter un budget. Et ce matin, dans le journal du dimanche, Mme de Montchelin dit « Les Français verront ceux qui cherchent à tout bloquer ». Donc ça, c'est vous. Non, mais nous, on ne cherche pas à tout bloquer. On veut une autre politique.
Non, mais attendez. Alors, c'est quoi ? On a le choix entre ne pas accepter ce budget qui, je le rappelle, prévoit 20 milliards d'euros supplémentaires d'impôts pour les Français et les entreprises françaises. 20 milliards supplémentaires d'impôts. Donc on a le choix entre ça, on accepte ça et qui ne résout rien. Rien sur le déficit, rien sur la dette. On ne résout rien. On repartira exactement dans le même état, voire un état aggravé l'année prochaine. Donc on a le choix entre ça, accepter ça ou simplement être un bloqueur. Non, nous, on veut une autre politique.
Dans ces 20 milliards d'impôts, il n'y a pas des amendements que l'ERN a votés ? Oui, vous en avez vraiment sur la taxation
et tout ça. Vous m'aviez dit, Pierre Devineau, vous m'aviez dit qu'Amélie de Montchalin était venue avec ses fiches pour regarder ce qu'avait voté le Rassemblement National mais moi j'ai regardé aussi. On a voté des amendements et des mesures de baisse de la fiscalité. Et quand elle est venue
au grand rendez-vous, effectivement,
elle avait... Oui, de baisse de la fiscalité en particulier sur les PME. On a voté des mesures de hausse du pouvoir d'achat. Tout à l'heure, on a parlé. Alors elles sont passées ou elles ne sont pas passées. Après, on peut regarder ce qui est passé et ce qui n'est pas passé.
Mais notre guide, c'était la baisse de la fiscalité pour les ménages et les PME, des mesures de pouvoir d'achat, j'ai parlé de l'énergie, et des mesures de ce qu'on appelle de justice fiscale, c'est-à-dire rattraper un peu l'argent à travers des mesures, on l'a vu, une taxe qui nous a été beaucoup reprochée sur les transactions financières, c'est-à-dire des gens, des entreprises internationales qui en fait, en réalité, permettent d'échapper à l'impôt français. Donc voilà un peu ce qui nous a guidés dans le budget qui va arriver parce qu'on repart en discussion budgétaire.
Eh bien nous, on va renoncer à voter toute hausse d'impôt s'il n'y a pas une compensation par des baisses importantes de ces mêmes impôts pour les classes populaires et pour les PME. On sera guidés uniquement par cette logique. On ne votera pas de hausse d'impôt s'il n'y a pas en miroir une baisse d'impôt pour les classes populaires et les PME. Comme quoi ? Quel genre d'impôt par exemple ? Pour les classes populaires ? Par exemple, ou pour les entreprises ? Par exemple, nous on était pour la fin de la CFE. On considère qu'effectivement, là, ce sont des impôts de production qui handicapent beaucoup notre tissu économique.
C'est aussi quand même grâce à nous qu'il y a eu l'indexation des pensions de retraite. Je le rappelle aussi. Parce qu'on peut aussi raisonner dans l'autre sens en disant « Oui, mais on est pour la fin de tout impôt, etc. » Ça n'existe pas une société sans impôt. Ce qui est intéressant, c'est le consentement non pas à l'impôt mais à la dépense. Qu'est-ce qu'on fait de l'argent qui est prélevé sur les Français ? Moi, j'ai beaucoup de Français qui me disent « Je paye des impôts. » D'accord. Mais enfin, j'aimerais que j'ai des services publics qui fonctionnent. Or, l'État doit se recentrer sur ses missions premières. Ses missions premières, c'est quoi ?
C'est la sécurité, la justice, la santé, l'éducation, le logement. Ça, c'est l'émission d'un État qui se tient de bout. C'est pas d'aller dépenser 4 milliards dans l'audiovisuel public. Ça, je peux vous assurer qu'effectivement, c'est pas le rôle d'un État aujourd'hui à l'heure d'Internet. Je pense que l'État n'a plus rien à faire à nommer des présidents de chaînes de télévision. Donc, effectivement, c'est faire une baisse de dépenses publiques, des économies. On en a sur l'immigration. Sujet tabou. Personne, à part le Rassemblement national, ne veut ouvrir le dossier des économies qu'on peut faire concernant l'immigration. Et pourtant, j'en ai fait la liste, il y a de quoi faire.
Que ce soit, évidemment, l'aide médicale d'État, que ce soit les mineurs non accompagnés, que ce soit le budget des aides sociales diverses et variées qui permettent à beaucoup de gens d'aller dépenser. Le gouvernement, vous répond que,
de toute façon,
il n'y aura jamais le compte. On serait très loin du compte, là, quand même. D'accord, mais enfin, quand on peut économiser 15 milliards sur l'immigration par an, je pense qu'on peut, justement... Vraiment 15 milliards, mais vous les trouvez où, ces 15 milliards ? La L'AE, c'est 1 milliard. Non, non, non, mais moi, j'ai fait le décompte, je viens de vous parler, effectivement, des mineurs non accompagnés, je viens de vous parler des aides au logement, je viens de vous parler de l'aide médicale d'État, je viens de vous parler d'un certain nombre de dépenses liées à l'immigration dans tous les domaines qui, aujourd'hui, amènent à la possibilité de faire des économies.
C'est en supprimant les aides aux immigrés qu'on va vous entendre qu'on va régler le problème du déficit budgétaire en France. C'est pas en supprimant
les aides aux immigrés, c'est en rendant la possibilité de toucher une aide à partir du moment où vous avez travaillé et contribué à la richesse nationale pendant 5 ans auparavant. Je pense qu'il faut tout dire. Et vous avez 450 000 bénéficiaires de l'AME chaque année. Donc, déjà, ça c'est... Absolument, mais il y a là des sources d'économies à réaliser quand vous avez parlé des 4 milliards d'économies sur le service public. Là aussi, on est déjà à 20 milliards.
Alors, il y a une autre échéance, évidemment, judiciaire, c'est pour Nicolas Sarkozy. Dans son livre Le journal d'un prisonnier, Nicolas Sarkozy vous cite Sébastien Chenu avec beaucoup d'égards. C'est page 190. Ce fut ce jour-ci que j'ai reçu une nouvelle lettre d'un membre éminent du Rassemblement national, proche parmi les proches de Marine Le Pen, Sébastien Chenu. Je ne vais pas tout lire, mais il parle de longues lettres que vous lui avez envoyées en prison. Je ne vais pas vous demander bien sûr le contenu de ces lettres, mais en substance, qu'est-ce que vous vouliez lui dire dans ces longues lettres ?
Je voulais... D'abord, moi, je pars d'un principe dans la vie, on ne se renie pas. Moi, j'ai été militant de l'UMP, j'ai été militant sarkoziste. Je fais le chemin avec Marine Le Pen depuis près de 15 ans. Ça ne m'a pas fait oublier les années où j'étais avec Nicolas Sarkozy. J'ai quitté l'UMP devenu LR, comme le font d'ailleurs aujourd'hui chaque jour des militants de LR, parce que ce parti ne défend plus rien, en tous les cas, ne défend plus l'idée que je me fais de notre pays et de la nation. Nicolas Sarkozy était, en ce qui me concerne, plutôt un souvenir d'une vie militante à laquelle j'étais attaché. Il a subi une injustice. Je déteste cette injustice. On peut...
Chacun a ses défauts, ses qualités, ses inclinaisons. Je déteste toutes les formes d'injustice, et ce n'est pas parce que c'est Nicolas Sarkozy qu'il est ancien président de la République que ça me touche plus. J'ai trouvé qu'il avait subi une injustice et une humiliation. L'enfermement a été une humiliation. Il est en procédure d'appel. Il est présumé innocent.
J'ai trouvé qu'un homme qui avait dirigé notre pays, et on peut contester largement la politique que Nicolas Sarkozy a pu mener, aucun problème avec ça, et je me suis permis de le faire plus d'une fois, mais je pense que cette volonté d'humilier cet homme, de lui faire mettre un genou à terre symboliquement, me heurter, et j'ai voulu tout simplement lui dire et lui témoigner de cela. Est-ce qu'il faut aussi y voir
un rapprochement quand même entre les grandes familles de la droite ? Alors, peut-être que vous allez me dire que vous n'êtes pas de droite, mais entre les sarkozistes, les anciens de l'UMP, LR, le Rassemblement National, pourquoi pas reconquête ? Est-ce qu'il faut y voir aussi des plaques qui sont en train de bouger ?
On se souvient de Marine Le Pen qui avait appelé à voter blanc, en tout cas, elle disait qu'elle allait voter blanc en 2012 et donc indirectement contre Nicolas Sarkozy. Et Nicolas Sarkozy qui a eu des mots plutôt sympathiques pour Marine Le Pen et dernièrement pour le Rassemblement National, laissant entrevoir qu'il pourrait y avoir
une forme d'entente d'une manière ou d'une autre. Oui, mais Nicolas Sarkozy voit la vie politique telle qu'elle est. Il sait que le Rassemblement National est un parti républicain. Il sait que le Rassemblement National est aujourd'hui l'opposition la plus structurée et par conséquent, il a les yeux ouverts. Demain, nous, notre boulot, c'est de ramener vers nous, vers nos idées, vers ce qu'on défend, tous les Français d'où qu'ils viennent, de toutes les familles de droite, mais aussi tous ces patriotes qui ont pu être égarés dans d'autres votes. Notre message s'adresse à tous les Français. Merci beaucoup Sébastien.
pour ce premier grand rendez-vous de 2026.
Sébastien Chenu