Collectif XY : acrobates urbains
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Ils sont souvent présentés comme les chefs de file du nouveau cirque français avec leur production poétique, onirique mais aussi très physique. Cet été sera particulier pour la compagnie XY car sous les feux des projecteurs à Montpellier Danse d'abord fin juin et puis c'est un grand honneur à Avignon fin juillet dans la cour d'honneur du Palais des Papes. C'est une première quand le cirque, les acrobates rencontrent la danse et le théâtre. Cela peut surprendre certains mais pas vous Antoine Billot, bonjour. Bonjour Nicolas. Vous êtes le directeur de production de la compagnie XY, membre de ce collectif depuis 18 ans.
Le collectif a fêté ses 20 ans l'année dernière d'abord avec six interprètes. Il y en a aujourd'hui une vingtaine avec, pour donner tout de suite peut-être une image à nos auditeurs et à nos auditrices, une spécialité, le porté acrobatique. Est-ce que vous pouvez nous décrire cet art ? Alors le porté acrobatique ça fait partie de la grande famille des arts du cirque et ça consiste essentiellement à pouvoir s'inventer différentes manières de se grimper les uns sur les autres, de proposer des équilibres et des déséquilibres et des grandes envolées, des grandes voltiges. C'est l'idée de prendre de la hauteur, de l'élévation, du vertige aussi.
On voit notamment dans vos spectacles, on en parlera, mais voilà, des pyramides humaines s'ériger. On voit aussi des sauts avec chacun qui a son rôle très précisément. Il y a les voltigeurs, il y a les porteurs, c'est ça ? Alors c'est ça, et c'est aussi un peu ce qu'on a essayé de déconstruire aussi au sein du collectif tout au long de ces vingt ans. Et puis, à partir de figures très académiques, en fait, de cirques qui existent depuis Mathusalem, d'essayer d'en faire un langage à part entière. C'est-à-dire que l'ensemble de ces figures font langage, mais il y a aussi tout ce qui se passe avant la figure acrobatique, ce qui se passe après la figure.
Et puis, de ces colonnes, de ces arches, comment est-ce qu'on les fait aller au sol ? Comment est-ce qu'on les remonte ? Et c'est un peu tout l'enjeu du collectif aujourd'hui, qui est constitué de 50 personnes, donc qui vient enrichir en permanence ce langage. C'est une vingtaine sur scène, et on parlera notamment de cette création, Le Pas du Monde, qui sera, je l'ai dit, à Montpellier, puis à Avignon, ce qu'on appelle la création au plateau, sur une scène. Mais parlons peut-être d'abord de l'autre visage du collectif. Ce sont des interventions qu'on peut appeler hors les murs, ce que vous appelez des voyages.
Ce sera le cas dès la semaine prochaine, à partir du lundi 8 juin, dans le quartier de la Défense, à côté de Paris, et puis ensuite, au mois de juillet, dans Paris. En quoi cela consiste, Antoine Billot ?
Le projet des voyages, c'est d'abord parti d'un désir des artistes, il y a pratiquement une dizaine d'années, d'aller rencontrer le public, ou d'aller à la rencontre des gens d'une autre manière, avec cette idée que toute la pratique, en fait, des portées acrobatiques est d'abord et avant tout basée sur la relation entre les individus, et d'aller retrouver un petit peu ces relations-là, ou de retrouver de la relation autour du corps, du toucher, dans l'espace public, à la rencontre des gens. Donc le projet des voyages n'est pas un spectacle à proprement parler, mais plutôt une expérimentation qu'on va mener tout au long de la semaine.
On va aller rencontrer les gens, et leur territoire, et donc le quartier, et ses architectures, pendant une semaine. Donc l'idée, c'est de sortir du théâtre, ça on est d'accord, d'aller à la rencontre d'un public qui n'est pas celui qui va dans les théâtres, mais ça veut dire très concrètement, les acrobates envahissent, ou investissent plutôt, un quartier, et vont à la rencontre des habitants, d'un passant, d'une passante.
Alors, on défend vraiment cette idée que chaque expérience, d'ailleurs chaque expérience est numérotée, donc à la Défense on sera à l'expérience numéro 35, et à Paris l'été à l'expérience numéro 36, et on essaie, nous, on n'essaie pas de venir dans l'espace public pour donner du sens, ou révéler le sens profond de ce quartier, puisque on se vit plutôt comme des glanaires et des glaneuses, c'est-à-dire qu'on va venir dans un moment de repérage, essayer d'attraper un petit peu l'air du temps, de rencontrer quelques personnes, de glaner des mots, et puis après de venir nous raconter des histoires avec les gens, et il se trouve que ces histoires sont, non pas tellement acrobatiques, mais plutôt autour du geste, du porté, qui pour nous est porteur de sens justement.
Ça veut dire concrètement que si on croise, on a la chance de croiser, parce que c'est aussi une part de hasard, les acrobates du collectif XY et dans le quartier de la Défense, on peut se retrouver en train d'être porté par eux, en train de participer, de partager ce savoir-faire que vous avez, et de partager cette expérience.
Alors il y a plein de modalités pour nous d'aller à la rencontre des gens, on aime bien dire dans les voyages, des artistes, Guillaume Sandon disait ça, de pouvoir donner à voir et donner à vivre en même temps, alors le donner à vivre c'est effectivement, exactement ce que vous dites, on peut se retrouver à un moment invité à vivre une expérience de l'ordre du porté, mais il n'y a pas d'enjeu, on va dire très physique, on va aller chercher n'importe quelle personne qui va nous donner son consentement, et qui va à un moment donné se retrouver allégé, suspendu, soulevé, et on est assez convaincu que ce geste-là, en tout cas le geste d'avoir été porté, est un geste que tout le monde a connu au moins à un moment dans sa vie.
Donc ça fait normalement ressurgir pas mal de mémoires anciennes et enfouies chez les gens. Des inconnus qui deviennent le temps d'une figure, des complices, des acrobates ?
Ils deviennent totalement des complices, et je dirais que quand je dis que nous nous racontons une histoire, l'histoire se construit en même temps qu'elle se produit, et c'est tout l'art des acrobates et de l'expérience des artistes XY, que de savoir vers où avancer, comment évoluer, jusqu'à quelle hauteur on va aller, est-ce qu'à un moment il y a du lâcher-prise ou quelqu'un va se laisser tomber, et ça, ça s'invente, donc ce sont autant de petits théâtres vivants qui vont se dérouler à différents endroits, des quartiers tout au long de la semaine.
Il y a une simplicité, notamment dans l'espace public pour moi, qui fait que la danse c'est un médium très pratique, parce qu'on n'a pas besoin de scène, on n'a pas besoin de gradins, on n'a pas besoin de micro, on n'a même pas besoin d'instruments, et on peut, en un instant, on valide un ticket de métro, mais on peut aussi danser, la validation du ticket de métro. C'est-à-dire qu'en un instant, on peut danser, en un instant, on peut regarder quelqu'un en se demandant s'il danse, et on peut passer d'un statut à l'autre, du spectateur au danseur, du professionnel à l'amateur, et ça, ça me plaît énormément.
Donc il y a une fluidité, une perméabilité, finalement, que la danse permet, que d'autres arts, que j'adore aussi, ne permettent pas. Et à l'endroit de l'espace public, où il y a beaucoup de peur, beaucoup d'angoisse, beaucoup de soldats en armes, finalement, dans les rues, dans les gares, de se dire, tiens, mais il y a aussi des danseurs non armés qui ont aussi leur rôle à jouer, leur jeu possible, leur posture possible. Voilà, c'est ce qui me plaît en danse. Alors, le plus primitif, le plus archaïque, j'en sais rien. Mais en tout cas, un médium qui nous permet d'habiter l'espace public d'aujourd'hui.
« Habiter l'espace public d'aujourd'hui », dit le chorégraphe et danseur Boris Charmatz, j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose qui reliait à votre expérience, parce qu'il parle de la danse, vous parlez d'acrobatie, mais il y a ce moment, qui est un moment magique, où il n'y a pas de scène, il n'y a pas de grévin, comme il le dit, mais certains deviennent acteurs, actrices, acrobates, et d'autres deviennent spectateurs, et ça aussi, ça peut surprendre, Antoine Billot. – Totalement, on se rejoint beaucoup à cet endroit-là, en tout cas sur l'approche et la manière dont on va à la rencontre du public.
C'est vrai que, en tout cas pour ce qui concerne le projet des voyages, les artistes sont habillés en noir, silencieux, donc effectivement, on est dans d'autres modalités de rencontre qui déjà sont en eux-mêmes une espèce de perturbation du réel. C'est-à-dire qu'on ne vient pas chercher à donner du sens à ce moment-là, mais plutôt à ce que la personne se libère, on va dire, d'un espèce de quotidien, regarde ailleurs. Le simple fait que quelqu'un regarde depuis un toit où une figure acrobatique peut avoir lieu, c'est déjà une manière de perturber son réel.
Après, ce qu'il en reste en elle et dans son souvenir, ça lui appartient, et ça nous appartient aussi, puisque nous, nous avons vécu l'histoire avec elle. Donc, à cet endroit-là, il y a un espace de liberté et d'invention qu'on ne retrouve pas en dehors de l'espace public, ça c'est certain. Il y a des voyages, il y a certains de vos voyages qui peuvent s'inscrire dans le cadre d'un travail précis avec une population dans un quartier qui est, par exemple, en cours de rénovation urbaine. Là, ce sont, par exemple, les bailleurs sociaux ou les mairies qui vous sollicitent. Quel est l'objectif dans ces cas-là précis ?
Est-ce que c'est aussi d'écrire avec les habitants une forme de mémoire, d'inscrire dans un moment poétique ce qui s'est vécu dans ces lieux ? Ce qui est certain, c'est peut-être une anecdote, mais on s'est déjà rendu compte qu'on a pu intervenir dans certains quartiers prioritaires qui, bien souvent, en dehors du matin, quand les gens vont travailler, pour ceux qui travaillent, et l'après-midi, les quartiers sont assez déserts.
Et c'est posé beaucoup la question pour nous de comment avoir une présence artistique, comment faire vivre des choses, et on se rend compte que, même en ne rencontrant que quelques personnes dans l'espace public, il y a une espèce de rumeur, quand même, qui commence à se répandre comme ça, à tel point que certains peuvent prétendre nous connaître déjà, alors que nous-mêmes, nous savons que nous ne les avons pas croisés. Et j'aime beaucoup cette idée, finalement, assez ludique d'intervenir.
Donc, après, les enjeux derrière, qui sont posés par les bailleurs sociaux, qui sont posés par l'établissement public de la défense, où nous allons jouer pendant une semaine, je ne vais pas dire que ça ne nous appartient pas. On n'est pas ni dupe, ni très heureux, d'ailleurs, de contribuer à ça. Simplement, nous, on défendons une démarche artistique dans l'espace public avant tout. Une démarche artistique qui est donc née en 1995, si je ne dis pas de bêtises, non, 2005, pardon, je ne me suis donc plus compté, tout va bien. C'est pas si vieux.
Dans un collectif qui fonctionne de manière assez étonnante, en quelque sorte, il n'y a pas de chef, pas de hiérarchie dans la mise en scène, tout le monde participe, il n'y a pas de décideur, c'est une sorte de co-construction, de co-création en permanence. Est-ce que c'est un projet utopique, mais qui fonctionne ? C'est un projet en mouvement permanent, en tout cas, ça c'est sûr, et je crois que le rapport à l'acrobatie, la pratique même de l'acrobatie, fait que c'est un travail qui demande beaucoup de rigueur, c'est 4 à 5 heures de répétition chaque jour, en tout cas pendant les tournées, pendant les périodes de création.
Donc c'est une espèce de travail permanent, et de la même manière, le collectif est passé de 6 personnes à un peu plus de 50 artistes aujourd'hui. Donc l'idée, c'est de s'enrichir en permanence, et de ne pas avoir un fonctionnement de collectif qui est figé, sclérosé, je dirais qu'à chacune de nos 6 créations, on a remis vraiment à zéro le comment on va créer ensemble. Ce qu'on ne change pas, c'est l'idée de défendre une signature collective, qui n'est pas forcément un ou deux ou trois artistes mis en avant, mais on a donc des modalités de création qui sont très très différentes.
À certaines étapes de la création, certains artistes peuvent être tout à fait en avant, c'est-à-dire que collectif ne veut pas dire qu'il n'y a pas de chef. À certains moments, on peut se retrouver leader, à d'autres moments, on peut se retrouver simple au contributeur, de la même manière qu'à un moment, on peut conduire un camion, et à un autre moment, être à la cour d'honneur du Palais des Papes. Est-ce que cela vient aussi du fait que dans l'acrobatie, il y a, de manière évidente est indispensable de la confiance, et donc il faut créer ces rapports, ces liens, ces relations, en dehors de la scène, c'est-à-dire aussi au moment où vous créez ?
Oui, bien sûr, bien sûr, c'est un travail autour de la confiance, c'est un travail autour, c'est un art de la relation, finalement, l'acrobatie. Comment on va réussir à se connecter ensemble, trouver ce travail de confiance, et ça rend humble, si on prend le statut entre guillemets de voltigeur et de voltigeuse, il ne peut briller ou voler dans la lumière, même si nous nous attachons à aussi mettre en lumière ceux qui portent, mais que parce qu'il y a effectivement des gens qui portent dessous, donc on voit tout à fait pourquoi on a développé quand même un fonctionnement créatif horizontal, c'est sûr.
Un extrait de cette sixième création du collectif XY Le Pas du Monde qui sera joué les 24 et 25 juin à Montpellier Dance, et puis ensuite à la fin du mois de juillet au Festival d'Avignon dans la Cour d'honneur du Palais des Papes, c'est la première fois que la Cour d'honneur accueille du cirque, on a de la chance parce qu'il y a du chant cette fois, c'est l'une des particularités de cette sixième création, on a de la chance parce qu'à la radio ça s'entend, qu'est-ce que ça apporte de mélanger les corps, les gestes dont on a parlé et aujourd'hui les voix ?
Je crois que depuis un petit moment, depuis la création du spectacle Mobius, mais aussi avec ce projet des voyages, on a, alors c'est un mot un peu galvaudé, mais l'envie de se rapprocher de l'organique, véritablement, et puis c'est vrai que jusqu'ici nos spectacles, on a tendance, et l'acrobatie a tendance à vouloir montrer ça, ne pas trop montrer l'effort, ne pas avoir de son trop violent au plateau, et là l'enjeu c'était quand même d'utiliser une partie du corps qui est le souffle, la voix, le diaphragme et puis de se donner un défi commun.
Sur chacune de nos créations, il y a toujours eu ça, c'est une manière de se mettre ensemble, c'est aussi de s'atteler à une discipline qu'on ne maîtrise pas forcément très bien et d'essayer d'atteindre un niveau, même si au cœur quand même de notre langage reste l'acrobatie, d'avoir quand même une pratique commune qu'on commence ensemble puisque ce sont des processus de création particulièrement longs, nous avons mis deux ans pour créer le Pas du Monde. Qu'est-ce qui fait que c'est si long ?
Ce qui fait que c'est si long c'est que déjà nous intégrons souvent au sein du collectif de nouveaux artistes qui doivent, même s'ils sont excellents dans leur discipline et dans leur technicité, apprendre à vivre et à fonctionner au sein du collectif et à créer et à se retrouver parfois à la tête d'eux, parfois en tant que suiveurs, donc il y a un espèce d'apprentissage d'humilité, ça c'est certain, et puis là particulièrement pour ce qui concerne le Pas du Monde, un gros travail de répétition autour des chants coraux qui nous a demandé pas mal du temps et qu'on continue à répéter d'ailleurs tous les jours quand nous sommes en tournée.
Alors c'est très poétique, c'est une langue qui est inventée, ce qui est chanté. Qu'est-ce que raconte le Pas du Monde ? C'est un questionnement de la relation de l'humain à la nature ?
Alors oui, c'est pareil, ça paraît être totalement dans l'air du temps, alors si ce n'est qu'on a commencé sa réflexion il y a longtemps, donc, mais je pense que ce qui fait vraiment la singularité, alors oui, il s'agit de questionner notre relation vivant, il s'agit aussi de questionner notre rapport au temps, peut-être d'amener les gens à sentir la relativité de ce qu'est le temps de l'humain par rapport au temps d'une montagne, d'une forêt, d'une rivière, et de la même manière, on parle beaucoup nous de corps paysage sur ce spectacle, il ne s'agit pas de les figurer littéralement, mais de les donner à ressentir, de donner ces lignes, ces effondrements, ces effritements qui peuvent arriver et qu'on ne voit pas.
Je ferme les yeux parce que j'essaie de me remémorer effectivement ce spectacle que j'avais vu à la Villette et il y a ça, il y a plusieurs tableaux magnifiques qui s'enchaînent dans une grande tension, il y a une montagne d'un coup qui s'érige devant nous, les cormes qui ensuite vont se transformer en vagues et qui ondulent, il n'y a pas d'animaux, ce n'est pas un cirque effectivement comme on peut l'imaginer, il n'y a pas de décor non plus, tout se fait par le corps, la musique, les lumières aussi.
Oui, c'est vrai que là nous avons travaillé avec Eric Soyer à la lumière, nous avons travaillé aussi avec une compositrice qui est avec nous au plateau, Virginie Benoît et un concepteur sonore Jack McQueenie, Céline Perrigon au costume, enfin je les cite parce qu'ils sont magnifiques et sont de nouveaux collaborateurs avec nous qui nous ont permis vraiment de figurer au maximum, au mieux qu'on peut ces univers et qui les rend un peu singuliers et l'enjeu c'était pas simplement de figurer le vivant mais aussi d'imaginer des métamorphoses possibles c'est-à-dire que le corps pris de manière singulière n'exprime pas grand-chose d'autre qu'un corps humain par contre les corps assemblés les uns aux autres permettent ces paysages autorisent ces paysages ou ces chimères qu'on peut voir pendant les spectacles et c'est ce qu'on partage vraiment tous ensemble avec les artistes et avec les membres du public jusqu'à la tension le souffle coupé quand ça voltige quand il y a des chutes aussi c'est effectivement très impressionnant et très touchant un grand merci Antoine Billot d'être venu ce matin nous parler de cette belle aventure qui se poursuit donc et à laquelle vous aussi vous pouvez participer à la défense du 8 au 12 juin dans Paris du 13 au 19 juillet et puis le Pas du Monde cette création qui sera jouée à Montpellier Danse les 24 et 25 juin et puis le Festival d'Avignon je le dis aussi je le répète dans la Cour d'honneur du Palais des Papes merci infiniment merci beaucoup les matins du samedi sont une aventure collective Marguerite Caton et Victoria Géraud-Vellemont étaient ce matin à la programmation et la préparation Jean-Christophe Francis à la réalisation et c'était Olivier Arnais à la technique un grand merci à tous et toutes le journal dans un instant