L'invité de Bourdin Direct : Geoffroy Roux de Bézieux - 25/11
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Questions et réponses
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- 0:13OuverteRéponse directe
Geoffroy Roux de Bézieux, bonjour.
- 0:14OuverteRéponse directe
Président du MEDEF, nous allons beaucoup parler du télétravail.
- 0:19OuverteRéponse directe
Mais auparavant, revenons sur ce qu'a dit Emmanuel Macron hier soir.
- 0:44RelanceRéponse partielle
Protocole strict, sanitaire strict.
- 0:50FerméeRéponse directe
Mais sur la surface brute du magasin ?
- 1:11OuverteRéponse directe
Vous encouragez le dimanche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« C'est un immense soulagement pour tous les commerçants qui voyaient leur chiffre d'affaires disparaître. »
- 0:46Invité politiqueChiffre
« 8 mètres carrés par client. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Avec ouverture jusqu'à 21h et ouverture le dimanche. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Alors c'est la très mauvaise nouvelle. »
- 1:55Invité politiquePromesse
« moi, ce que je demande et ce qu'on demande dans nos installations, c'est qu'on démarre tout de suite des discussions sur les protocoles sanitaires. »
- 2:16Invité politiqueFait
« Oui. »
- 2:44Invité politiqueChiffre
« Non, ça pourrait même aller plus loin, je crois que la limite européenne, c'est 800 000 euros. »
- 2:49Invité politiqueFait
« 800 000 euros. Ça s'appelle le déminiminis. »
- 3:57Invité politiqueChiffre
« En même temps, c'est 150 000 salariés, c'est 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, c'est toute une région. »
- 4:02Invité politiqueChiffre
« La Savoie, c'est 40%, enfin, le ski, les vacances d'hiver, c'est 40%. »
- 5:17PrésentateurChiffre
« 1,6 milliard d'euros par mois, c'est ce qu'annonce Bruno Le Maire. »
- 5:30Invité politiqueFait
« Je suis inquiet. »
- 5:36Invité politiqueFait
« On est inquiet, on est tous inquiets, on est tous responsables. »
- 5:39Invité politiqueFait
« Ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible, et c'est le crédit de la France qui est en jeu. »
- 5:48Invité politiqueFait
« Parce que la croissance potentielle du pays après le Covid, c'est la seule manière de rembourser. »
- 5:57Invité politiqueChiffre
« Donc l'inquiétude, c'est que le Japon a 200% de dette depuis 10 ans. »
- 6:05Invité politiqueFait
« C'est vrai, mais ce n'est pas tellement la dette en valeur absolue qui compte, c'est la capacité à rembourser. »
- 6:47Invité politiqueFait
« À tous les pays d'Europe, le vaccin ne sera pas obligatoire. »
- 7:01Invité politiquePromesse
« Moi, j'irais me faire vacciner. »
- 7:23Invité politiqueFait
« Peut-être que pour accéder à un salon professionnel, ce n'est pas absurde de demander aux gens d'être vaccinés. »
- 7:34Invité politiqueFait
« On l'avait demandé en mars. On l'a obtenu en octobre. »
- 7:41Invité politiqueFait
« Aller jusqu'à rendre le vaccin obligatoire ne me paraît pas une bonne idée. »
- 8:31PrésentateurChiffre
« En Angleterre, je ne sais plus, c'est monté à 10 000 euros. »
- 8:52Invité politiqueFait
« moi, je ne suis pas choqué, si vous voulez. »
- 9:20Invité politiqueFait
« Pas de perte de salaire, on est bien d'accord. »
- 10:16Invité politiqueFait
« Ce qu'a dit le président de la République, c'est le même système jusqu'à fin décembre. »
- 10:23Invité politiqueFait
« Mais le Premier ministre, lundi soir, nous a demandé de réfléchir à une deuxième phase de télétravail pour le début de l'année. »
- 11:07Invité politiqueFait
« On voit la hausse des violences conjugales, on voit la hausse des addictions. »
- 12:15Invité politiqueFait
« Le chef d'entreprise, enfin, ou le manager, est responsable de la sécurité et de la santé de ses salariés, y compris en télétravail. »
- 16:11Invité politiqueFait
« Le code du travail est très clair. L'employeur doit prendre en charge les frais supplémentaires engendrés, enfin, les frais engendrés par l'exercice professionnel. »
- 18:43Invité politiqueChiffre
« On est à peu près à 15 milliards par mois. »
- 19:00Invité politiqueChiffre
« On est entre 30 et 40 milliards pour le mois de novembre. »
- 20:01Invité politiqueFait
« Le drame de télécom français, il n'a pas commencé avec Nokia, malheureusement. »
- 20:08Invité politiqueFait
« Qui était la première en Europe. C'était Alcatel, c'était Matra, etc. »
Temps de parole
- Invité politique72 %
- Présentateur28 %
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Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.
Geoffroy Roux de Bézieux, bonjour. Bonjour. Président du MEDEF, nous allons beaucoup parler du télétravail. Quelle règle ! Mais auparavant, revenons sur ce qu'a dit Emmanuel Macron hier soir. Déconfinement en trois temps, samedi 28 novembre, samedi prochain, le 15 décembre et le 20 janvier. Donc samedi prochain, réouverture des commerces. C'est un soulagement.
C'est un immense soulagement pour tous les commerçants qui voyaient leur chiffre d'affaires disparaître. Décembre peut être encore sauvé. On ne sait pas comment ça va se passer.
Protocole strict, sanitaire strict.
8 mètres carrés par client. Il faudra que les gens étalent leur vie.
Mais sur la surface brute du magasin ?
Sur la surface brute, sans compter les vendeurs. J'espère qu'il y aura un peu de tolérance, ça ne sera pas toujours simple à mettre en œuvre. En tout cas, décembre sera sauvé et donc c'est des milliers de faillites qui sont évitées. Donc c'est vraiment la très grosse bonne nouvelle d'hier soir et c'est un immense soulagement pour tout le monde. Avec ouverture jusqu'à 21h et ouverture le dimanche.
Vous encouragez le dimanche ?
Oui, vous avez vu que de toute façon, historiquement, il y a les fameux 5 dimanches du maire qui sont en général donnés au mois de décembre. Il y a quelques exceptions à l'est de la France, à l'ouest de la France. Mais en général, c'est le dernier dimanche de novembre et les 4 de décembre. Donc très probablement, ça sera le cas cette année.
Les restaurants le 20 janvier ?
Alors c'est la très mauvaise nouvelle. On peut comprendre que dans les restaurants, on enlève le masque pour manger et qu'il y a plus de contamination. Ce qui est décevant, c'est évidemment ces deux mois qui sont deux mois. Et puis on ne sait pas très bien dans quelles circonstances elles ouvriront le 20 janvier, quels protocoles sanitaires. Donc moi, ce que je demande et ce qu'on demande dans nos installations, c'est qu'on démarre tout de suite des discussions sur les protocoles sanitaires. Les Anglais s'apprêtent à réouvrir leur pub et leur restaurant avec un protocole sanitaire où il faudra télécharger une application géolocalisée, c'est-à-dire se signaler. Vous faites cette proposition.
Oui, c'est une petite privation de liberté en temps normal.
Donc on ouvrirait, vous demandez l'ouverture, mais en téléchargeant, effectivement, une application qui permet de signaler tout de suite s'il y a le contact.
Oui. Alors, on va me dire, oui, mais tout le monde n'a pas de smartphone, ce qui est vrai, je crois qu'il y a 15%, 20%, mais tout le monde n'est pas obligé d'aller au restaurant tout de suite. Donc je trouve que c'est un petit effort qu'on peut faire et qui permettrait peut-être d'ouvrir un peu plus tôt.
Je vais revenir sur le fameux passeport sanitaire dont on parle beaucoup, et notamment en Australie, Geoffroy Roux de Bézioumé. Les entreprises qui vont rester fermées vont toucher, pourront toucher, pourraient toucher 20% de leur chiffre d'affaires de 2019. Jusqu'à 100 000 euros, je crois, d'après les informations que vous avez, non ?
Non, ça pourrait même aller plus loin, je crois que la limite européenne, c'est 800 000 euros. 800 000 euros. Ça s'appelle le déminiminis. Donc, non, ça c'est une demande qu'on avait faite, c'est une très bonne nouvelle, mais disons-le quand même, les restaurateurs, ils veulent travailler, ils ne veulent pas des aides, ils ne veulent pas vivre au crochet de l'État. Disons que pour tenir décembre, janvier, c'est une bonne nouvelle. Alors, on va vite aller voir Bruno Le Maire, parce que ne sont concernés, si j'ai bien compris, que les secteurs administratément fermés.
Quand vous êtes un hôtel-restaurant, vous touchez sur le chiffre d'affaires de l'hôtel, alors que l'hôtel, aujourd'hui, je crois que les taux d'occupation, c'est moins de 20%. Donc, il y a probablement des discussions à avoir sur cette mesure, mais on salue cette mesure. On l'avait demandé il y a maintenant une quinzaine de jours, en disant, si vous maintenez les restaurants fermés, il faut un geste qui va au-delà du fonds de solidarité, qui était plafonné à 10 000 euros.
Le geste est là. Chauffeur, route Bézieux, les vacances d'hiver, et notamment l'ouverture des stations de ski, pas avant mi-janvier, le 20 janvier, peut-être même après, pour les vacances de février.
Il n'y a pas eu de date, donc là, c'est tout le monde de la montagne qui va souffrir. Bon, il y avait des clusters, on se souvient, au début de l'épidémie en Autriche, donc c'est vrai que la montagne peut, si elle n'est pas bien gérée sur le plan sanitaire, poser problème. En même temps, c'est 150 000 salariés, c'est 6 milliards d'euros de chiffre d'affaires, c'est toute une région. La Savoie, c'est 40%, enfin, le ski, les vacances d'hiver, c'est 40%. Alors, quand même, on peut aller, j'ai envie de le dire, on peut quand même aller à la montagne et ne pas faire de ski. On peut faire de la raquette, on peut faire d'autres choses.
Donc, n'annulez pas pour ceux qui ont réservé, et puis on va essayer, là aussi, de ce qu'il y a du gouvernement, pour voir ce qu'on peut faire pour ouvrir le plus tôt.
Parce qu'Elisabeth Borne avait recommandé aux stations de sport d'hiver d'embaucher des saisonniers. Oui, alors là, oui.
C'est un peu paradoxal, on demande d'embaucher les saisonniers et de les mettre tout de suite au chômage partiel. Oui, c'est un peu curieux, non ? C'est un peu curieux, s'il y a une perspective de réouverture, oui, on comprend. Oui, et si c'est pour les mettre, s'il n'y a pas de perspective, c'est un peu curieux.
C'est un peu curieux, ces vacances d'hiver, alors qu'en Autriche et en Suisse, les stations seront ouvertes. Pas en Allemagne et pas en Italie, parce qu'hier soir, Emmanuel Macron a parlé de concertation européenne, oui, d'accord, avec l'Allemagne et l'Italie, mais pas avec l'Autriche et la Suisse.
Alors l'Autriche, c'est un peu loin de ça, c'est la Suisse où il y a des stations qui ont des remontées, qui passent des deux côtés. Je ne sais pas comment on va faire, il a parlé de concertation, donc ouvrons cette concertation. Ce qui est dommage, c'est qu'il ait annoncé un peu, si je veux dire, la fin de la concertation avant qu'elle démeute.
Geoffroy Roude-Bézieux, les deux entreprises fermées, coûtera 1,6 milliard d'euros par mois, c'est ce qu'annonce Bruno Le Maire. 1,6 milliard d'euros par mois, encore des milliards, quoi qu'il en coûte.
Alors c'est vraiment le quoi qu'il en coûte. Si vous voulez, comment vous répondre à ça ? On va passer les 120% de dette. Vous êtes inquiet ? Je suis inquiet. Face à cette dette, est-ce que vous êtes inquiet ? On est inquiet, on est tous inquiets, on est tous responsables. On ne peut pas dire, comme disent certains hommes politiques, qu'on ne remboursera jamais. Ce n'est pas vrai, ce n'est pas possible, et c'est le crédit de la France qui est en jeu. Par contre, la vraie réponse à ça, c'est est-ce qu'on va repartir en croissance ? Parce que la croissance potentielle du pays après le Covid, c'est la seule manière de rembourser.
C'est retravailler, c'est recréer de la richesse, c'est recréer des emplois, c'est ça qui permettra de rembourser. Donc l'inquiétude, c'est que le Japon a 200% de dette depuis 10 ans. Donc ce n'est pas tellement le niveau de... Mais aussi le plus gros taux d'épargne du monde. C'est vrai, mais ce n'est pas tellement la dette en valeur absolue qui compte, c'est la capacité à rembourser. Aujourd'hui, c'est trop tôt pour répondre.
Bien. Je voulais revenir sur le vaccin, mais auparavant, oui. Sur le vaccin et sur le fameux débat autour du passeport sanitaire. Est-ce qu'un jour, est-ce qu'un jour, nous serons obligés de présenter un document pour aller au restaurant, prouvant que nous sommes vaccinés contre la Covid-19 ? L'Australie y réfléchit. Pour aller au restaurant, pour prendre l'avion, pour même entrer en Australie.
Alors c'est pour, en Australie, si j'ai bien compris, c'est pour éviter la quarantaine. C'est-à-dire que vous, vous êtes coincés à l'hôtel pendant 15 jours, à vos frais en plus, soit vous vous faites vacciner. Bon, d'abord, je crois que le président a été très clair. À tous les pays d'Europe, le vaccin ne sera pas obligatoire. Oui. C'est une bonne chose. Oui, c'est un choix de liberté individuelle. Parce que si on l'avait rendu obligatoire, on aurait eu beaucoup de gens qui auraient été inquiets. Donc, il faut que ça soit une liberté. Moi, j'irais me faire vacciner. Oui. Je ne le ferai pas en premier, parce qu'il y a des gens plus vulnérables que moi. Moi aussi.
Je le ferai quand il y aura assez de vaccins pour tout le monde. Pour moi, c'est comme porter un masque. C'est une forme de responsabilité vis-à-vis des autres, pas seulement vis-à-vis de soi. Après, est-ce que dans certains endroits, il faut le rendre obligatoire ? Je pense au salon, par exemple. Vous savez, il n'y a plus de salon professionnel. Il y a toute une industrie. Oui. Peut-être que pour accéder à un salon professionnel, ce n'est pas absurde de demander aux gens d'être vaccinés. Et dans les entreprises, pour venir travailler ? Là, je ne crois pas. On a le droit de faire des tests. Oui. On l'avait demandé en mars. On l'a obtenu en octobre. Oui.
Avec toutes les précautions, et notamment de confidentialité. Aller jusqu'à rendre le vaccin obligatoire ne me paraît pas une bonne idée. Vous savez, en entreprise, comme d'ailleurs ça a été constaté scientifiquement, on se contamine très très peu. Il y a eu quelques clusters tout au début dans les abattoirs. Mais sinon, à part peut-être les restaurants d'entreprises, quelquefois, quand les précautions ne sont pas bien prises, il n'y a pas eu de contamination dans les entreprises.
Les personnes positives qui ne resteraient pas isolées seront, si j'ai bien compris, sanctionnées, si j'ai bien compris, le président de la République hier soir. Vous connaissez le montant de l'amende ? Alors, aujourd'hui, 135 euros. Aujourd'hui, 135 euros. Ah, mais la future, vous voulez dire, pardon. Écoutez, je ne suis pas... Ah, ben, vous êtes mieux enseigné que moi. Mais 500 euros d'amende ? Moi, c'est logique ou pas ? J'ai vu que dans d'autres pays d'Europe, on est beaucoup plus ferme que ça. Mais bien sûr, en Angleterre, je ne sais plus, c'est monté à 10 000 euros. Oui, et puis, je ne parle même pas de l'Espagne, où on riche même la prison, si on est récidiviste.
D'abord, moi, j'ai quand même noté une histoire que le président de la République a appelé à la responsabilité. Oui, et c'est d'abord la première chose à faire. On est tous responsables collectivement de cette bataille contre le Covid. Après, qu'on demande un peu plus fermement aux gens qui sont positifs de s'isoler et qu'on sanctionne, moi, je ne suis pas choqué, si vous voulez. Tant que, finalement, les restrictions de liberté sont provisoires, qu'elles ne sont pas inscrites dans le dur dans la loi, qu'on ne fait pas de circonstances exceptionnelles des circonstances permanentes, durcir un peu les conditions pour assurer la sécurité de tous ne me paraît pas absurde.
Absurde ? Pas absurde. Et là, pas de perte de salaire. J'imagine, je suis positif, je suis obligé de m'isoler, de rester chez moi ou d'aller à l'hôtel, je ne sais pas.
Pas de perte de salaire, on est bien d'accord. Aujourd'hui, vous savez que c'est les cas contacts qui s'isolent, sont mis en charge par la sécurité sociale. Donc, c'est le même principe que les cas contacts. Évidemment, on va pénaliser quelqu'un sur le plan salarial. Je sais que les patrons ont parfois de mauvaises idées.
Non, à propos des patrons, nous avons parlé du télétravail. Parce que les discussions sont toujours en cours et vous avez des annonces à faire, peut-être, ce matin. Je vais vous dire, il faudra continuer à télétravailler. C'est ce que disait hier soir Emmanuel Macron. Le télétravail continuera à être encouragé au moins jusqu'à Noël. Au moins jusqu'à Noël. 100% à chaque fois que c'est possible. Voilà la philosophie du gouvernement, Geoffroy Roux-de-Bézieux. La négociation a débuté le 3 novembre avec les syndicats de salariés. Ça n'a pas beaucoup avancé ces derniers jours. Vous faites de nouvelles propositions. Alors, je pense qu'il y a deux sujets un peu différents.
Il y a ce qu'il faut faire dans l'entreprise dans les mois qui viennent. Et puis la négociation. Ce qu'a dit le président de la République, c'est le même système jusqu'à fin décembre. Mais le Premier ministre, lundi soir, nous a demandé de réfléchir à une deuxième phase de télétravail pour le début de l'année. Qui ne soit pas le 100% de télétravail comme aujourd'hui. Mais qui ne soit pas non plus le retour au stade précédent. Du type, je ne fais pas d'annonce, mais quelques jours par semaine obligatoires. Mais pas 100%.
Quelques jours par semaine obligatoires. Il y aura quelques jours par semaine obligatoires. Je ne peux pas le dire aujourd'hui.
Ce que je peux vous dire, c'est qu'on y réfléchit collectivement avec les partenaires sociaux, avec le gouvernement.
C'est-à-dire que, je ne sais pas, deux, trois jours par semaine obligatoires.
Je sens que vous avez envie que je vous donne un chiffre. Je ne sais pas. Je ne sais pas. Que vous donniez de la formation à celle des gens qui nous regardent. Parce que comme ce n'est pas stabilisé, je ne peux pas la donner. Mais c'est important que tout le monde le comprenne. Oui. On est collectivement persuadés, des deux côtés de la table, patronat syndicat et gouvernement, que le 100% de télétravail, au bout de quelques semaines, a d'autres conséquences. Oui. Psychologiques, des conséquences. On voit la hausse des violences conjugales, on voit la hausse des addictions. Donc on ne peut pas rester durablement en 100% de télétravail.
Donc il y aura un télétravail fractionné, en quelque sorte. Amendé. Amendé. Je ne sais pas, moi, deux, trois jours par semaine obligatoires. Pendant quelques mois. Pendant quelques mois.
Pendant la fin de la pandémie. Alors après, il y a la négociation. La négociation, elle essaye de se projeter, non pas juste pour les prochaines semaines, non pas pour les prochains mois, mais pour la suite, pour les plusieurs années qui suivent. Ça fait effectivement maintenant trois semaines qu'on négocie. Alors vous dites qu'il n'y a pas eu d'avancée, c'est pas vrai, puisqu'on a mis hier soir sur la table la sixième version. Je ne me trompe pas. Vous faites de nouvelles propositions. Voilà. On a eu des... Vous savez, c'est une négociation, chacun à des côtés de la table. Mais bien sûr. Il y a une volonté de part et d'autre.
Moi, je reconnais les syndicats comme côté patronal d'aboutir à quelque chose, qui soit un cadre, qui puisse donner des repères à toutes les entreprises. Et donc, on attend aujourd'hui la réponse des syndicats.
Alors, j'ai des questions précises. Allez-y. Alors, est-ce qu'il y aura des règles contraintes nationales, contraignantes ? Il y a déjà des règles contraignantes.
Oui, oui. Il y a déjà beaucoup de choses dans le Code du travail. Par exemple, je vais vous donner un exemple sain. Le chef d'entreprise, enfin, ou le manager, est responsable de la sécurité et de la santé de ses salariés, y compris en télétravail. Donc, ces règles-là, elles existent. Ce qu'on fait dans ce document, c'est un, de les mettre en forme et de les mettre à jour. Et deuxièmement, de donner sur d'autres points sur lesquels il n'y a pas de règles contraignantes, des indications, mais qu'ensuite, chaque entreprise mettra à sa sauce. Pourquoi ?
Donc, il n'y aura pas de règles contraignantes nationales. Il y aura un cadre national. Et chaque entreprise, si j'ai bien compris, arrangera dans la discussion avec les syndicats les règles à l'intérieur même de l'entreprise. Et pour une raison simple, Jean-Luc Bourdin, c'est que télétravailler chez RMC,
télétravailler dans une presse du bâtiment de 20 personnes et télétravailler chez Total, ça n'est pas la même chose. Pour des raisons de métier, des raisons de géographie, des raisons d'organisation. Donc, c'est un cadre national qui laisse de la liberté aux partenaires sociaux locaux, dans l'entreprise ou même dans le site, de négocier. La proposition est sur la table. Moi, j'espère, et j'en appelle à la responsabilité des syndicats de salariés, qu'on arrive à trouver un accord. On a fait beaucoup de pas en avant depuis maintenant trois semaines. La balle est dans le camp des syndicats.
Accord national interprofessionnel. Voilà, c'est le nom technique. Le Annie. Annie, voilà. Je ne sais pas si c'est un bon nom. Qui décidera, deux, trois questions précises, qui décidera qu'un poste est éligible au télétravail ?
C'est une question précise, je vais vous faire une réponse précise. C'est du ressort du chef d'entreprise. Et pourquoi ? Parce que c'est le code du travail qu'il dit. Le code du travail dit deux choses aujourd'hui. Il dit, c'est l'employeur qui décide de l'organisation et c'est l'employeur qui est responsable de la santé et de la sécurité de salariés. Les deux vont avec. Et ça, on ne va pas changer le code du travail.
Mais les responsables du personnel, les représentants du personnel, seront consultés ou pas ? Ils seront consultés s'il y a une négociation qui s'ouvre.
Pas nécessairement. Pas nécessairement. Là, vous ne bougez pas. Non, mais il y a des postes qui sont naturellement télétravaillables. Et puis, interviewer un invité le matin à 8h30, c'est difficilement de télétravailler. On a fait l'exercice pendant le confinement et ce n'est pas top. Non, ce n'est pas top. Donc, vous voyez, c'est pour ça que je pense vraiment que c'est au plus près du terrain. Dans une entreprise, il peut y avoir des postes qui sont proches et l'un est télétravaillable, l'autre n'est pas. Et puis, pardon, juste pour finir, ce n'est pas binaire. Ça peut être télétravaillable partiellement et pas complètement.
Donc, c'est pour ça que décider nationalement ne me paraît pas raisonnable. Bien.
Un salarié pourra-t-il refuser le télétravail ?
Alors oui, c'est le double volontariat. Alors, sauf en cas de pandémie... Refus écrit. Alors, attendez, je vais vous faire une double réponse. C'est compliqué comme sujet. D'abord, il y a le cas de pandémie dans lequel on est, où là, le salarié ne peut pas refuser parce que c'est l'État qui l'impose. Oui, on est d'accord. Quand on est dans le cadre actuel. Dans le cadre, entre guillemets, normal, parce que j'espère qu'on va revenir à un cadre normal, là, très clairement, il y a ce qu'on appelle le double volontariat. Il faut que l'entreprise le veuille, il faut que le salarié le veuille. Donc, il faut qu'il y ait un double volontariat, de la même façon, pour revenir.
S'il refuse, il sera sanctionné ? Non, ce que je viens de vous dire, c'est le double volontariat. Maintenu à son poste ? Il est maintenu à son poste. Il est maintenu à son poste. Bon, bon, d'accord. Je vois derrière la question qu'il y a. Il n'y a pas de volonté de mettre tout le monde au télétravail. Vous savez, moi, je vois bien les remontées que j'ai. Il y a un peu une gueule de bois du télétravail. Oui. Donc, au mois de mars, d'avril, mai, il y avait une espèce d'engouement général. Et puis, côté employé, on s'est aperçu, c'était quand même compliqué. Côté employé, beaucoup de gens... Ce n'est pas toujours facile non plus. Ça dépend un peu des conditions. Psychologiquement, oui.
Bien sûr, ça dépend des métiers. Bien sûr. Psychologiquement, on voit bien, c'est compliqué. Surtout quand les enfants, enfin, pour ceux qui ont des enfants, ce sont pas les enfants. Donc, on a trouvé, enfin, on est en train de trouver, soyons justes, un équilibre dans les entreprises.
Geoffroy Roux de Bézieux, les frais. Qui prendra en charge les frais ? Alors, je ne sais pas, moi, le mobilier, les fournitures de bureaux, enfin, je ne vais pas tout énumérer, mais je ne sais pas, la connexion Internet, le forfait téléphonique, l'électricité, le chauffage.
Le code du travail est très clair. L'employeur doit prendre en charge les frais supplémentaires engendrés, enfin, les frais engendrés par l'exercice professionnel. Donc, ça, c'est clair. Donc, quand vous êtes représentant, que vous avez une voiture, on vous paye la voiture. Si vous allez en télétravail et que vous n'avez pas les moyens d'exercer votre télétravail, c'est à l'employeur de le prendre. C'est la loi, ça n'est pas l'accord. C'est la loi actuelle, aujourd'hui.
Le Black Friday, pourquoi avez-vous exprimé des réserves, ce Black Friday qui a été retardé ?
Bon, d'abord, je vais vous dire, j'ai des réserves sur le Black Friday. Oui, toujours. C'est pas un mode intelligent de consommation, du point de vue de la planète, du point de vue de la consommation. Maintenant, vous achetez sur Amazon. Ça vous arrive ? Écoutez, j'essaie de ne pas trop le faire, pour tout vous dire. J'essaie de privilégier les sites français. Je trouve que ça fait partie un peu du comportement citoyen. Mais là, il y avait une demande de dernière minute de Bruno Le Maire. J'ai simplement dit, ok, mais à ce moment-là, il faut vraiment qu'on ouvre le 28 novembre.
Et je dois dire que Bruno Le Maire a fait un travail formidable, puisqu'il a obtenu cet équilibre où je trouve que tout ça fonctionne.
Bien. Geoffroy Roux de Bézieux, vous avez dit, le pays est à cran. C'est-à-dire à cran.
On l'a bien vu sur le second confinement, qui a été beaucoup moins accepté que le premier. Il y a eu une mise en cause globale, une défiance globale. Et ça vient aussi d'une souffrance personnelle. On voit que les gens, j'ai à dire, tourner sur un kilomètre, ne pas voir leurs parents, être quelquefois en télétravail entassés dans des conditions difficiles. Tout ça, ça crée une tension très forte. C'est pour ça que j'ai trouvé que ce qu'a dit le président hier soir, en appelant la responsabilité individuelle, va dans le bon sens. C'est-à-dire qu'il ne faut pas qu'on ait l'impression que, et c'est souvent comme ça en France, l'ordre vient du haut.
Et nous, les citoyens, on est en quelque sorte destinés à obéir presque à être infantilisés. Moi, je trouve que l'appel à la responsabilité... J'ai eu une discussion intéressante avec le ministre allemand de la Santé. Dépendant pourquoi les Allemands ont l'air de mieux s'en sortir. Il m'a dit deux choses. La première, c'est qu'on a eu de la chance au début, en termes d'épidémie. Mais aussi, on a beaucoup décentralisé les décisions, notamment sur le plan sanitaire. Et je pense que c'est peut-être ce qui a manqué. On aura des leçons à tirer un peu de l'organisation de l'État et de son fonctionnement pendant cette pandémie.
Est-ce que vous avez chiffré le coût de ce deuxième confinement ? Alors, il y a deux coûts. Le coût économique.
Bien sûr, il y a les coûts d'État. On est à peu près à 15 milliards par mois. Mais l'État, c'est nous. C'est vous, c'est nous. C'est nos impôts. Donc, il ne faut pas qu'on... Oui, oui, mais je sais. Mais vous, vous le savez. Mais quelquefois, on va dire que l'État paiera. Non, non, l'État, c'est nous. Et puis, il y a l'autre partie. C'est la perte économique. La perte de richesse. Je l'avais chiffré. On est entre 30 et 40 milliards pour le mois de novembre. Entre 30 et 40 milliards de pertes. Évidemment, c'est difficile de répondre aujourd'hui. Oui, mais bien sûr. Et heureusement, le fait d'ouvrir les commerces va, pour le mois de décembre, diminuer très fortement cette...
Donc oui, ça coûte très cher. Ça veut dire au total une cinquantaine de milliards d'euros. Beaucoup d'argent.
Il y a beaucoup d'argent. Il y a beaucoup d'argent qui sont annoncés. Il y en a un qui fait réagir, c'est Nokia. Voilà une entreprise qui se prépare à supprimer 986 emplois. En France, Nokia, acteur majeur des télécoms, 273 millions d'euros de crédits impôts recherche touchés par Nokia. Nokia qui paie ses impôts en Finlande. Et qui s'apprête à supprimer 986 emplois. C'est logique. Est-ce que le gouvernement doit intervenir ? Comment regardez-vous cela ? Je veux dire, c'est un sujet que je connais un tout petit peu. Parce que j'ai passé pas mal d'années dans les télécoms. C'est pour ça que je vous en parle.
Le drame de télécom français, il n'a pas commencé avec Nokia, malheureusement. Il a commencé dans les années 90, quand moi j'ai démarré. Où on n'a pas su développer notre industrie de télécoms. Qui était la première en Europe. C'était Alcatel, c'était Matra, etc. Après, il y a une suite de décisions malheureuses qui viennent à la fois, il faut le dire, des entrepreneurs ou des patrons qui ont dirigé ces entreprises d'un côté et de l'autre, des pouvoirs publics européens qui ont empêché les fusions. On en arrive à la station de Nokia. Mais qui aujourd'hui, Nokia, en France, malheureusement, c'est plus qu'Alcatel a été. Tous les brevets ont été rapatriés à l'étranger, etc.
En Finlande, ou éventuellement ailleurs. Alors, soit le cas précis des impôts payés ou pas payés, moi je n'ai pas les informations. Il y a des impôts, oui. Ce qui est clair, c'est que ce qui me... Oui, mais ça ne veut pas dire qu'ils ne payent pas d'impôts pour autant. Vous avez dit qu'ils ne payent pas d'impôts en France, je ne sais pas si c'est juste. Mais je n'ai pas l'information, je ne peux pas vous répondre.
Aucun impôt sur toute la création de richesses en France. Très peu. En tout cas, le vrai sujet, c'est qu'il faut que les chercheurs en télécom restent en France.
C'est ça le sujet, c'est les centres de recherche à l'Aignan, dans le Nord. C'est sur ça qu'il faut se battre. Merci Geoffroy Routier d'être venu nous voir sur RMC BFM TV.