Gaëtan Dussausaye défend la motion de censure déposée par le RN - 2/02/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Gaëtan DussausayeChiffre
« En 2025, les premiers titres de séjour délivrés ont explosé de 11,2 %. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien madame la présidente, monsieur le premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, ce soir, nous arriverons enfin au bout des discussions budgétaires pour l'année 2026. Ce soir, deux options s'offrent donc à nous. Où votre gouvernement sera parvenu à imposer contre toute raison budgétaire, contre tout sérieux comptable, contre toute ambition politique ? un projet de loi de finance tout aussi mauvais que les précédents c'est dire ou bien alors ce soir parce que dans un ultime élan de dignité soudaine de courage politique retrouvé et surtout de respect je dis bien de respect de la volonté du peuple une majorité de députés aura enfin pris la sage et nécessaire décision de vous arrêter c'est-à-dire de vous censurer 115 jours 115 jour souvenez-vous chers collègues nous sépare du dépôt de la première copie budgétaire de votre gouvernement ultra minoritaire 115 jours c'est finalement le temps que vous avez estimé monsieur le premier premier ministre nécessaire pour user de la patience de chacun de nos concitoyens.
C'est le temps qu'il vous aura fallu pour obtenir le soutien parfois assumé, parfois honteux ou même parfois planqué mais soutien quand même de chacun des députés qui ne votera pas ce soir la censure avec nous. En bon macroniste, vous avez fait finalement ce que vous savez faire de mieux. Vous vous êtes joué des outils institutionnels qu'offre notre précieuse constitution.
Le budget, ça devait être la concrétisation de l'ambition politique d'un gouvernement, la concrétisation de la direction de l'impulsion qu'il souhaite donner au pays. Ça devait être bien plus en réalité qu'une simple gestion des affaires courantes de l'État avec la continuité de l'action publique. Le budget, c'est une trajectoire.
C'est un horizon qui permet aux forces vives du pays, aux familles, à ceux qui produisent les richesses nationales de se projeter vers l'avenir parce que justement cet avenir, il est clair, parce qu'il est défini. Le budget, ça devait être aussi ce moment plus pour plus pour vous d'ailleurs que pour nous, mais le moment de vous racheter auprès des Français en corrigeant les erreurs et les injustice que vos choix passés ont engendré. Mais en bon macronisme, vous n'avez évidemment rien fait de tout cela.
Le seul objectif que vous avez poursuivi, Mordicus, c'est d'empêcher le retour aux urnes, d'empêcher le retour devant le peuple et par la même occasion de sauver vos places. Sur cet objectif d'ailleurs, vous avez été rejoint par vos désormais supplétifs du Parti socialiste et des républicains. Et pour cela, vous avez été prêt à tout.
Monsieur le Premier ministre, durant 115 jours, nous avons souffert et les Français avec nous de vous voir vous jouer des Français, de vous voir vous moquer des Français et surtout de vous voir mentir aux Français. Il faut un budget, il faut un budget, il faut un budget. Mais pourquoi et quel budget ?
Cet impératif au budget à tout prix ne vous a pas permis de cacher sa nature réelle. Oui, monsieur le Premier ministre, c'est un budget de défaite, c'est un budget de punition et de privation nouvelle, c'est un budget incompétent fait par des incompétents qui après avoir répété à longueur de plateau de télé responsabilité, responsabilité, responsabilité envoie quand même les comptes publics droit dans le mur et les semaines qui suivront, et le pire c'est que vous le savez vous-même, ne feront qu'accentuer cette réalité. Qu'avez-vous fait par exemple pour répondre à la crise sociale et à la crise du pouvoir d'achat dans notre pays ? absolument rien alors qu'un français sur qu est à découvert chaque mois votre seule réponse est d'augmenter les taxes sur les mutuels, créer une nouvelle taxe sur les petits colis, aggraver le malus au motomobile, raboter les allocations familiales pour plus d'un milliard d'euros d'ici 2028 ou encore dernière nouvelle exclure les Français qui travaillent et je pense en particulier à nos jeunes apprentis de la possibilité de financer le passage de leur permis de conduire avec les cons de leur compte personnel de formation, c'est-à-dire le CPF.
Qu'avez-vous fait pour réduire drastiquement le coût habissal de l'immigration dans notre pays comme vous le réclament des millions de français. Rien, absolument rien. Les chiffres sont tombés d'ailleurs.
En 2025, les premiers titres de séjour délivrés ont explosé de 11,2 %. Ça veut dire que en 2025 chaque jour la France a délivré plus de 1000 primites de ces de titres de séjour. Ce sera certainement ce qu'on appelle l'effet retaillon.
Et ne parlez pas d'une immigration nécessaire à notre économie. Car outre l'indesscence de ce discours qui fait de la comptabilité avec les corps et les esprits des autres, les titres délivrés pour motifs économiques ont eux reculé de 13 % sur un an. En bref, on accueille toujours plus et il travaille toujours moins les fait Retaillot sans doute.
À ce sujet, est-ce que le garde des saut, monsieur Gérald Armanin, qui nous fait malheureusement pas l'honneur de sa présence, toujours prompte à faire des annonces fracassantes pour exister médiatiquement, pour les pourrait parler au reste du gouvernement de sa proposition de suspendre l'immigration légale et régulière pendant 2 ou 3 ans et singulièrement au ministre des affaires étrangères puisque c'est lui qui doit porter seul la responsabilité de ce sujet. En attendant et malgré ces nouveaux records en matière de politique d'immigration, rien toujours rien. Ni sur les soins gratuits réservés au clandestin, ni sur les aides non contributives versé chaque année aux étrangers.
On vous parle quand même de 18 milliards d'euros. Qu'avez-vous fait enfin pour réduire le déficit des comptes publics et vous attaquer concrètement au gaspillage qui est fait de l'argent des Français ? Parce que vous parlez de budget mais cet argent, je vous le rappelle, ce n'est pas le vôtre.
C'est celui des Français, particulièrement des Français qui travaillent et qui ont travaillé. Vous n'avez rien fait, absolument rien. Pas une seule économie sur le miluille administratif.
Pas une seule économie sur l'une des 1244 agences et opérateurs publics. Pas une seule économie non plus sur notre contribution nette au budget de l'Union européenne. Pire, vous augmentez même cette contribution de 5 milliards d'euros supplémentaires.
Mais au nom de qui ? Au nom de quoi ? Au même moment, la présidente de la Commission européenne, madame Ursula Van Derleyen, elle veut passer outre le vote des députés européens et accessoirement, pour le peu que ça vous intéresse, le vote de cette assemblée nationale pour accélérer et ratifier le plus rapidement possible l'accord de libre échange avec le Mercossû.
Et votre seule réponse, monsieur le Premier ministre, c'est d'augmenter la facture pour les Français. C'est d'une complaisance inouille. Alors, qu'avez-vous fait enfin pour soutenir nos entreprises, quel que soi leur taille, leur localisation ou leur secteur d'activité. rien et c'est tragiquement toujours rien.
Vous faites même pire que rien puisqu'on vous décidez d'augmenter la fiscalité sur les entreprises françaises pour près de 8 milliards d'euros et vous revenez sur votre propre promesse de baisser les impôts de production dans notre pays comme la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises qui ne diminuera pas non plus cette année d'un seul diè de points. Alors vous savez, il ne suffit pas de placer cinq fois dans une phrase le mot de responsabilité pour faire oublier que votre budget comme d'habitude augmente la dépense publique de 37 milliards d'euros pour cette année et que votre budget comme d'habitude augmente les impôts pour près de 10 milliards d'euros rien que pour l'année 2026. Et je ne parle ici que du scénario le moins défavorable car à l'incompétence et à l'injustice de ce budget s'ajoute également l'insincérité de vos propres estimations et de vos propres chiffres.
Et pour une fois, ce n'est pas que le Rassemblement national qui vous le dit, c'est le rapport du sénateur Husson et qui est pour le coup très clair. La légèreté de la documentation apportée par votre propre gouvernement, si ce n'est parfois même l'absence totale de documentation, laisse à penser sérieusement que le déficit et la dette pourraient s'écarter sensiblement des trajectoires que vous annoncez. Pour faire simple, il y aura bien en 2026 un dérapage budgétaire, mais peut-être même que ce dérapage serait plus grave que celui que vous nous annoncez aujourd'hui.
Comme quoi, l'ensorérité, le mensonge sont définitivement la marque de fabrique de ce gouvernement et plus largement de la Macronie. Deux exemples me reviennent d'ailleurs à l'esprit, je ne reviendrai pas sur la promesse de ne pas avoir utilisé 493 pour finalement évidemment grande surprise comme Marine Le Pen et Jordan Bardella l'avait annoncé revenir au 493. Mais il y a quand même deux exemples récents et assez flagrants.
Celui du vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale, votre PFSS. Je parle bien de votre projet de loi de financement de la sécurité sociale, votre PFSS, car je rappelle ici que tous les groupes, à l'exception de trois ont permis son adoption des députés LR en passant par les députés macronistes, les députés socialistes, mais aussi avec le soutien un peu honteux de quelques députés écologistes et communistes et quel que soi-disant sans étiquette. Vous avez tous permis le passage en force de ce PLFSS.
Et bien, nous sommes à peine 1 mois après l'entrée en vigueur de votre PLFS et le Haut Conseil du financement de la protection sociale nous informe que le budget et le déficit annoncé que vous avez voté tous main dans la main sont d'ors et déjà faux. Il ne correspond déjà plus à peine un mois après le vote, rendez-vous compte à la réalité. À peine un mois suffit désormais pour que la réalité vienne s'opposer à vos propres estimations.
Et cette réalité, c'est que le déficit, malheureusement une fois encore, le déficit des comptes de la SQ est désormais le pire déficit depuis la crise Covid. Quelle prouesse messieurs dames les ministres, quel sérieux, quelle crédibilité. Second exemple, toujours dans le cadre du PFS, c'est lors des débats que nous avions eu, vous avez tous, à l'exception des groupes Rassemblement national et UDR bien évidemment voté pour augmenter la CSG sur les revenus du capital.
Puisque le Rassemblement national est augmenté et pardon opposé à toute augmentation de la fiscalité, les députés du RN vous ont sommé de dire ici quel produit d'épargne serait attaqué par cette décision ? Est-ce que ce sont les assurances, les plans d'épargne retraite, les Perco, PE, PE, PEA ou autres ? Et vous avez affirmé ici même, vous mesdames et messieurs les ministres droit dans les yeux des Français, vous leur avez dit que les plans épargne retraite ne seraient pas concernés par cette augmentation de cotisation. 15 jours passent et les Français découvrent une nouvelle fois que vous leur avez menti.
La CSG a bel et bien augmenté sur les plans épin de retraite. Alors oui, nous n'avons pas confiance et comme des millions de français avec nous, nous ne croyons plus un seul mot, un seul chiffre, une seule annonce, une seule promesse de votre gouvernement. Dans ces conditions, chers collègues, accepter de ne pas censurer le gouvernement ne veut dire qu'une chose.
Le gouvernement reste et les Français pont. Vous savez, et je voudrais en finir d'ailleurs là, j'aimerais vous faire une petite confidence. Moi, j'en veux ici ce soir, peut-être moins et c'est une première au gouvernement et au ministre assis ici et à sa minorité présidentielle qu'à tous ceux qui ne censureront pas en connaissance de cause.
Parce qu'il y a certes celui qui commet la faute, qui sait très bien qu'il commet la faute, c'est-à-dire le gouvernement, mais il y a aussi celui qui se tient à côté, qui le regarde faire, qui le laisse faire et qui d'une certaine manière même l'encourage à faire. Ne pas voter la censure ce soir, c'est plus qu'approuver le gouvernement macroniste. C'est l'accompagner, l'encourager et même d'une certaine manière y participer.
Alors, je vais pas vous adresser ces mots qui vont suivre uniquement au nom du Rassemblement national mais au nom des millions de Français qui espèrent le changement et vous les connaissez. Ces millions de français qui s'impatient de l'alternance, qui ont soif de tourner le plus rapidement possible la page du macronisme dans notre pays. Entendez et respectez, chers collègues, ceux qui vous ont confié votre mandat.
Soyez à la hauteur de votre mandat, votre peur des élections, votre peur du verdict des urnes, votre peur de la sagesse du peuple vous rendre perméable aux pires contradictions. Et je n'arrive pas à comprendre, du fond de mon cœur, je n'arrive pas à comprendre comment on peut se dire de droite, vouloir baisser la pression fiscale sur nos entreprises et malgré tout laisser faire un gouvernement qui augmente encore les impôts et fait payer en priorité la France qui travaille. Moi, je ne comprends pas et je ne suis à priori pas le seul à ne pas comprendre étant donné la sanction électorale infligée à LR ce dimanche hier dans la 3e circonscription de Haut savoir et je salue par la même occasion la victoire de notre désormais collègue Antoine Valentin élu à près de 60 % des voix au second tour face au LR.
Je n'arrive pas à comprendre non plus comment on peut se dire de gauche être tantôt socialiste ou écologiste ou communiste ou ce que vous voulez et laisser faire un gouvernement qui s'apprête à supprimer 4000 postes dans l'enseignement. 4000 postes d'enseignants. Je ne comprends pas comment peut-on être et je ne parle pas uniquement d'ailleurs à la gauche un député, un élu attaché à son territoire et accepter qu'avec ce budget on ferme, on supprime de nouvelles classes et de nouvelles écoles écoles chez soi.
Je m'adresse d'ailleurs particulièrement aux élus de la ruralité, j'en connais quelques-uns, compris dans mon département des Vauges et qui hésitent encore sur leur vote pour la censure. Vous connaissez mieux que quiconque l'importance d'une école, qu'elle soit maternelle, primaire ou les deux dans la vie de nos villages. Vous savez mieux que quiconque que lorsque l'école ferme, c'est aussi l'association des parents d'élèves qui s'arrête et avec ell tout cet engagement profondément humain, tout cet engagement de femmes, d'hommes, de parents qui ne comptent pas leurs heures en dehors de leur vie professionnelle et de leur vie familiale pour accorder ce temps si précieux dans l'organisation de la moindre petite fête, ce moindre moment de rencontre et de partage essentiel à la vie de nos villages.
Alors, comment pouvez-vous accepter de laisser faire un tel gouvernement ? Je ne le comprends toujours pas et vous savez vous-même parce que vous les entendez dans votre propre circonscription que des millions de Français pensent exactement la même chose. Alors, un peu de courage.
Indépendamment des étiquettes, des divergences, des appartenances et des parcours politiques de chacun, pour une fois, faisons fil de tout cela, pensez à l'intérêt national, pensez au bien commun. Si vous estimez être un bon député, un député utile à votre territoire et à ceux qui vous ont fait confiance, si vous avez le plus haut respect et la plus haute estime pour la démocratie dans notre pays, alors vous n'avez aucune raison de vous inquiéter de la dissolution. La dissolution, c'est l'espérance.
L'espérance de donner en français un an d'avance à l'alternance. Alors oui, on peut faire autrement sans excès, sans drame pour peu que l'on fasse confiance au peuple français. Laissez, chers collègues, le peuple donner à la France une majorité nouvelle.
Laisser le peuple s'exprimer à travers de nouvelles élections. Laisser le peuple choisir un gouvernement légitime, c'est-à-dire la première condition au retour de la puissance dans notre pays. Laisser le peuple décider par lui-même et pour lui-même et pour cela censurer.
Je vous remercie. Je vous remercie, monsieur le député.
Gaëtan Dussausaye