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interviewSud Radio· 8 février 2025 22 min

"De nouvelles voix fortes ne demandent qu'à être mises en avant dans le monde de la littérature."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

la Caisse d'Épargne Île-de-France fire de soutenir toutes les femmes vous présente Sud Radio destin de femm Judit bire bienvenue à toutes et tous dans destin de femme sur Sud Radio votre rendez-vous du samedi à 13h30 c'est une émission inspirée du livre de Valérie péz aujourd'hui vous êtes en compagnie de l'écrivaine Dounia adni qui nous vient avec clarchuma son premier roman chez Albin Michel douounia vous avez quitté le Maroc à 18 ans pour vous s'installer à Paris devient journaliste vous êtes passé par chez nos confrères de chez libération pour finalement vous consacreer à l'écriture et le voilà donc votre premier livre d'une longue lignée on l'espère pour vous vous allez nous raconter tout ça bienvenue sur Sud Radio merci jeud avec plaisir Sud Radio destin de femme Judit B alorsia on a qu questions ou C d'ailleurs dans cette émission compose à toutes les femmes pour savoir un peu comment se positionne donc vous allez avoir la grande liberté de de dire tout ce que vous avez envie surtout parlons vrai sur Sud Radio on commence par la première don quelle est votre définition du féminisme alors le féminisme pour moi il n'y a pas un seul féminisme il y a plusieurs façons d'être féministe et je pense qu'il faut prendre en compte les différents contextes dans lequel on est femme pour comprendre le féminisme par exemple je pense pas qu'il est qui doit y avoir un seul féminisme dominant à l'occidental par exemple je pense par exemple qu'il y a différents féminismes musulm et que c'est important aussi de prendre de prendre ça en compte euh voilà je je pense pas qu'il y ait un féminisme monolitique en réalité alors dans votre livre vous vous nous disez notamment que que il y a un axe sur le voile en fait et que le voile vous en foutez du voile et que ça doit pas être un sujet finalement alors moi ça a raisonné tout particulièrement chez moi forcément avec ce qui se passe en ce moment avec nos sœurs iraniennes qui se battent pour le droit à ne pas le porter et les certaines françaises qui se battent pour le droit à le porter et c'est un combat féministe selon elle donc effectivement comment vous interprétez ça vous juste en tant que féministe de de de que ça devienne un combat de de de ce droitlà je pense que et c'est très clair dans dans le roman ma narratrice qui s'appelle syia en fait en réalité elle en peut plus qu'on parle à la place des concernés quel que soient les concernés c'estàdire que les personnes évidemment les femmes qui portent le voile alors que elles n'ont pas choisi de le porter c'est intolérable pour Sila et pour moi il compris et comme en fait les femmes qui veulent le porter qui le POR et qui sont réduites à à qui sont réifié et qui sont auquel en fait on y on on y la capacité le choix de délibération oui c'est ça tout à fait est-ce que les hommes ils peuvent être féministe selon vous oui bien sûr ouais vous avez des exemples autour de vous oui j'ai des exemples après j'ai des j'ai des exemples qui sont insuffisants mais comme pour les femmes finalement je sais pas si on peut être vraiment totalement et pleinement féministe je pense que c'est c'est comme c'est comme le les identités en réalité je pense que c'est quelque chose qui est en mouvement je pense qu'on doit se battre constamment pour rester féministe et que c'est quelque chose qui est en mouvement et à et auquel à laquelle on doit s'adapter finalement homme comme femme enfin je pense qu'il a il a il y a des hommes qui peuvent se qui pensent l'être et qui finalement n'y arrive pas parce que c'est des choses qui les dépassent parce que parce que ils ils ne vivent pas certaines pressions dans leur chair et qu'ils peuvent pas comprendre forcément h d'où je pense aussi l'invention d'une certaine intersextionalité dans les féminismes euh puisque les les minorités s'y reconnaissent en fait peut-être qu'est-ce que vous en pensez peut-être je je n'ai pas de d'idée arrêté sur la question alors selon vous pourquoi est-ce que le droit des femmes a des difficultés à avancer on parle de la France évidemment pourquoi ça avance aussi doucement ou pas aussi vite qu'on voudrait je pense que ça avance je pense que ça avance bien je pense que au Maroc comme en France parce que en l'occurrence dans mon livre je parle vraiment de de la condition des femmes au Maroc aussi ça avance mais ça ça enfin je veux dire il y a il y a il y a toujours de des progrès à faire et et et je pense qu'il faut vraiment écouter toutes les femmes et et leur donner la possibilité le même la même comment dire la même place de de pour s'exprimer dans les médias surtout parce que quand on leur donne trop de place on dit qu'il y a une espèce d'hystérisation du débat aussi donc c'est toujours une histoire d'image en fait hein qu'on s'en fait c'est ça le problème dans notre société bah je vois pas du tout qui euh enfin honnêtement je vois pas ce qu'il y a d'hystérique ce qui peut y avoir d'hystérique ça dépend des revendications quoi c'est-à-dire bah il y a un certain type de féminisme qu'on va dire on va dire plus qui parle plus fort que lesutres et ça là sont souvent targué de d'hystérique peut-être après enfin je je je je pense que aussi quand on prive des personnes de de parole pendant longtemps ben forcément euh quand elles l'ont ben ça ça peut donner des réactions un peu forte et un peu explosive entre guillemets h euh mais je pense que ça doit pas être une raison de de taire et de censurer des parole oui donc c'est compréhensible en fait pour vous et ça doit passer par par la voix portée quoi aussi oui encore une fois ça dépend de c'est que vous faites en même temps un petit peu en écrivant ce livre vous portez haut et fort votre voix même c'est un roman il y a évidemment beaucoup de votre histoire personnelle dedans c'est c'est un peu un panflet pour pour la liberté quoi oui c'est un c'est un c'est une ce que j'ai voulu raconter c'est une histoire qu'on entend pas justement c'est c'est comment en fait à cause des injonctions au Maroc mais aussi en France y compris dans des milieux privilégiés intellectuels et cetera mais en fait on peut on peut être ramené toujours au silence en fait parce que toujours ramené enfermé dans des cases et que enfin au bout d'un moment c'est insupportable c'est insupportable et ça peut ça peut attaquer la santé mentale comme ça a été le cas pour ma narratrice syia qui se retrouvé quand même en état de décompensation psychique et c'est une histoire personnelle ça aussi ça m'est arrivé oui qu'est-ce qui fait que le droit des femmes il bouge par contre dans le bon sens selon vous je je j'ai pas de réponse à à à cette question je d'accord vous avez le droit on parle vrai sur su de radio on va parler un peu de vous Simone debovir nous disait on ne n'est pas femme on le devient est-ce qu'il y a un moment particulier vous êtes devenu femme Donia je pense que en écrivant ce livre oui je suis je avz accouché d'un bébé quoi un peu oui c'est ça tout à fait je pense que le j'ai pas décidé en réalité d'être féministe c'est-à-dire que c'est quelque chose qui s'est imposé de de lui-même comme je n'ai pas décidé par exemple de grandir dans la honte dans la la Shuma qui veut dire la honte en arabe dans cette ouais cette espèce de de de conditionnement de du corps de de de du de du poids des apparences du culte des tradition et cetera j'ai j'ai j'ai pas choisi de grandir là-dedans j'ai pas choisi non plus de d'être confronté à un certain rest risme en arrivant en France voilà je pense que c'est l'identité c'est quelque chose qui est en mouvement et comme le féminisme ce que je disais tout à l'heure alors ce titre larchoua justement donc c'est la honte en arabe ça décrit cette honte aussi profondément ancrée pas que chez les femmes mais dans l'esprit et le corps de nombreux Marocains comme quelque chose qu'il faut déconstruire en fait et qui est dû à un poids énorme de la société quoi en fait c'est ça que vous racontez et c'est ça dont il faut se détacher est-ce que vous avez l'impression de d'ouvrir un de la voix euh je j'espère j'espère euh en tout cas moi ce que ce que j'essayé vraiment dans de de de dire dans mon livre c'est c'est pas du tout de de d'avoir une posture surplombante moralisatrice ce qui est intéressant dans l'histoire de syia justement c'est que elle est elle hérite en fait de cette violence de la société de son milieu et cetera et mais en fait elle aussi finalement reproduit cette violence malgré elle alors qu'elle s'était jurée de pas le faire je donne un exemple précis à un moment dans dans le livre donc la mère de de la narratrice la mère de syia la traite de parce qu'elle tombe sur des tampons et et donc évidemment syia ça l'a traumatisé et elle s'est promise à ce moment-là de ne jamais euh faire ça à qui que ce soit et quelques années après elle se retrouve avec sa sœur et à lui dire à la traité de de de tous les noms parce que parce qu'elle tombe sur des préservatif en fait donc c'est comment en réalité c'est comment ça nous dépasse comment ça dépasse commment ça a dépasser sa mère comment ça dépasse euh c'est une transgénérationnalité du subconscient presque en fait he quand on vous écoute oui ouais tout à fait et je pense que c'est quelque chose de systémique et qu'il faut qu'il faut dénoncer et je pense qu'il faut il faut légiférer il faut faire de l'éducation il faut enfin voilà c'est c'est pas c'est pas pour fustiger ce conditionnement du du corps d'une mère qu'on qu'on découvre quand même très aimante aussi estce qu'elle aime sa fille clairement et elle est en même temps écrasée par par par ses dictates de la société qu'elle lui impose aussi mais par amour en fait donc c'est ça qui est difficile euh je suppose pour pour syia aussi c'est de de savoir que c'est fait par amour quoi cette haine elle est faite par amour oui en fait cette sa mère elle veut protéger son enfant elle a peur pour son enfant dans un pays où le les relations sexuelles hors mariage ne sont pénalement répréhensibles dans dans par la loi ou c'est totalement c'est c'est vu comme comme quelque chose de de comme une espèce de de malédiction quelque chose de honteux vraiment réellement bah forcément elle veut elle veut préserver sa fille de ça enfin c'est comme la nounou de CIA aussi de fermer les jambes ouais elle lui dit tu fais ce que tu veux tant que tu fermes tu gardes tes jambes fermées c'est d'une violence qui est terrible et c'est une violence verbale une violence corporelle une violence morale mais en fait qui la suit en plus dont elle a du mal à se détacher elle a du mal à se détacher même quand elle est totalement libre libéré dans de ses mouvements et cetera en France par exemple donc ce qu'on entend che dans ce que vous dites c'est le nom dit en fait c'est un nom dit qui pèse plus fort parfois que les mots quoi le nom dit enfin les mots ont leur charge aussi c'est-à-dire que en arabe dans l'Arab dialectal Laja le quand on parle de sexualité c'est il y a déjà très peu de mots pour en parler et c'est toujours très cru très violent donc en fait évidemment quand on on on quand on doit par crument d'une réalité qui est pas censé être sale qui est pas censée être honteuse et ben ça conditionne tellement de choses ça conditionne notre attitude ça conditionne notre rapport à la langue c'est et ça peut faire Viller en fait plein de jeunes et plein de gens et ce qui se passe c'est ce qui arrive à syen ou allez vous restez avec nous sur Sud Radio pour destin de femme avec l'écrivaine ad son premier roman larchum c'est sortie chez Al Michel à tout de suite la Caisse d'Épargne îledefance F de soutenir toutes les femmes vous présente Sud Radio destin de femmes Judi B destin de femmes sur Sud Radio c'est l'émission qui vous raconte les femmes qui s'engagent pour la République et dans leur chemin tout simplement vous êtes encomagné de l'écrivaine Dounia adni qui nous vient avec larchuma c'est son premier roman et c'est sorti chez Albain Michel alors douia jamais assez marocaine ni jamais assez française hein ça c'est un truc qui qui est marquant aussi dans votre livre je vous cite je ne suis ni une racisée ni une francisée ni une assimilée ni une blédarde ni une islamo gauchiste ni Islam opobe ni une bobo ni une musulmane pratiquante ni une musulmane non pratiquante et surtout surtout je m'en fous du voile bon le voile on en a déjà parlé mais ce qui est intéressant c'est que en fait toutes ces étiquettes sont des étiquettes que colle la société en permanence alors là on parle de la société française clairement comme si on avait besoin de ranger les gens dans des cases pour pour se rassurer en fait pour être dans le connu quoi hein c'est un peu ça et ça c'est quelque chose auquel vous vous avez été confronté directement oui tout à fait j'ai été confrontée à ça très vite quand je suis arrivée quand j'étais étudiante dans en classe préparatoire euh on m'a enfin dès que dès qu'il y avait une chanson enfin je dans le livre je cite la chanson aïa de de chap Ralet que tout le monde connaît donc en fait c'était ma chanson donc oui sil y a sil yia c'est ta chanson alors oui bien sûr ça peut amuser mais 2 minutes quand ça devient comment dire quelque chose de répétitif c'est fatiguant et puis aussi quandfin je sais pas par exemple siilia quand elle boit quand elle boit de l'alcool ou quand elle mange du por elle elle est est confronté à un regard parfois qui est approbateur mais parce qu'elle est elle colle finalement à à enfin elle est totalement assimilée de ce côté-là et en fait elle ce regard là ça c'est c'est pesant aussi donc l'approbation dans ce regard c'est c'est comme si tout d'un coup ça la validit alors qu'elle en a elle a pas besoin de c'est pas pour elle c'est pas un élément quoi manger un morceau de saucisson ver de vin élé c'est tout à fait comme le fait de pas avoir d'accent ou d'en avoir enfin ça n'a aucun c'est elle elle elle rejette pas son son le le fait d'être marocaine alors c'est ça ce qui est particulier aussi dans cette histoire c'est que syia n'est pas une une enfant d'immigré né ici non c'est une enfant de grande famille marocaine c'est une enfant d'une d'une famille privilégiée au Maroc qui arrive à 18 ans donc c'est pas la même chose c'est c'est encore différent la question de l'identité c'est-à-dire qu'elle est pleinement marocaine et elle arrive en France et donc c'est pas pareil mais je pense que ce livre il peut parler aussi à des gens issus de l' de l'immigration oui parce qu'ils vivent la même chose parce que oui ils sont habité forcément ils sont construits par différentes identités par des valeurs qui peuvent être qui peuvent parfois se heurter et et être contradictoires et parfois ils ont du mal à se placer parce que H parce que c'est pas simple et alors vous il y a une autre étiquette enfin pour siia en tout cas il y a une autre étiquette qui est l'étiquette de bourgeoise en fait puisque c'est une grande famille et que elle est habillée en marque et que quand ses parents descendent à Paris descendent à Saint-Germain des pré donc ça aussi c'est une espèce de dicotomie dans l'image qu'on seit de l'immigré en fait ou de l'immigration en général on Nimagine pas qu'il y a aussi des grandes familles qui ont des appartements Saint-Germain et donc pour elle la normalité du verre de vin et du du morceau de saucisson va avec en fait cette cet appartement là aussi c'est-à-dire queelle a été élevé comme ça malgré tout même si sa mère lui dit le contraire oui euh oui euh c'est en fait elle elle oui c'est vrai que quand elle arrive dans un quotidien de gauche en fait elle est elle elle se rend compte que qu'elle est une anomalie parce que elle est elle est issue d'une minorité euh de de enfin les Arabes sont minoritaires dans dans les rédactions ça c'est enfin je vous l'apprends pas mais sauf que c'est une minorité qui est qui n'est pas là où on l'attend c'est-à-dire que oui elle a de l'argent elle est privilégiée ce n'est pas une arabe de cité ou de quartier ou ou ou une une marocaine qui qu'on doit sauver ou elle vote pas la la fi quoi a priori Ben a priori non ouais alors c'est pas dit c'est pas dit dans le livre mais je oui oui parce que vous parlez du voile des insoumis aussi à un moment donné donc moi çaé forcément euh et alors euh il y a aussi son mari hein qui est la base un bon français qui fait le chemin inverse lui qui va aller se convertir parce qu'il faut se convertir pour épouser une Marocaine même si le fait juste comme ça hein c'est voilà et qui fait un chemin inverse en fait c'est-à-dire qu' il épouse une marocaine dans son pays de la liberté et il fait un chemin inverse dans dans sa la considération de sa femme lu finalement ça l'arrange de l'avoir sous le coude quoi j'ai envie de dire non oui mais ça c'est je pense que c'est c'est quelque chose d'universel je pense que le le euh c'est contrôler contrôler des des des femmes ou penser qu'on peut qu'on peut les protéger c'est quelque chose qui qui la protection c'est c'est c'est du contrôle en fait contrôle oui parce que elle est protégée souscouvert d'être protégée par ses parents et cetera c'est vraiment du contrôle enfin ses parents font quand même appel un détectif privé pour être sûr qu'elle fréquente pas un mec dangereux alors que c'était juste un un petit voyou quoadiste presque ouais c'est ça voilà donc oui et puis d'ailleurs c'est pour ça que je parle et que je me réfère beaucoup à à au personnages de Mabelle dans une femme sous influence de ou par justement justement ce ce cette Mabelle qui est jouée par Gina Roland rollance dans une femme sous influence de John kessavet c'est sorti en 1974 c'est une référence centrale du roman alors moi ce qui m'a marqué personnellement dans ce film qui m'a beaucoup marqué je pense qu' a marqué une génération ou plusieurs générations de femmes c'est la magnifique interprétation déjà de de Gina et c'est combien elle est enfermée malgrème dans des convenances qui la rendent tout simplement folle parce qu'elle essaye en fait de le faire quand même mais elle est pas faite pour ça et en fait elle pète les plombs quoi un peu comme votre personnage à un moment donné qui n'en peut plus d'être dans un carcan qui n'a pas choisi en fait et qui est un carcan permanent qu'elle soit dans un pays ou dans l'autre quoi hein c'est c'est pour ça qu'elle vous a tellement touché aussi oui tout à fait c'est pour ça qu'elle m'a touché et qu'elle m'a bouleversé parce que parce que elle elle c'est une femme qui se bat pour être pour pour pour être entendu alors que personne ne l'entend et et en fait ça elle ne lâche pas ça du début jusqu'à la fin du film même après un passage en hôpital psychiatrique quand elle revient elle n'arrive pas en fait à se fondre dans aucun moule elle n'arrive pas malgré sa volonté donc elle est vraiment fondamentalement et viscéralement libre et ça ça me enfin moi ça vraiment ça me bouleverse et puis et puis c'est c'est quand même enfin c'est d'autant plus touchant que c'est une femme c'est une femme mère de famille qui évolue dans les années 70 dans la middle class américaine et cetera enfin a priori elle éit tellement loin de CIA et tellement et tellement loin de moi et en fait tellement proche et pour qui vous l'écrivez ce livre bah pour vous pour les auditeurs pour tous ceux qui vont pour les mes futurs lecteurs et surtout pour les personnes qui vraiment vivent sous des injonctions ouais qui ont plusieurs identités parce que en fait c'est une histoire dans la littérature ou dans le prisme littéraire aujourd'hui je moi en tant que lectrice je me je ne trouve pas de modèle pas assez en fait de modèle de référence enfin le fait que je sois appé par le le le par ma belle comme modèle c'est en fait c'est parlant ça parle de de ça parle de de lui-même quoi c'està-dire que j'ai je ne peux pas me m'identifier en fait à à des personnages dans dans le cinéma dans le théâtre ou même dans la littérature parce que en fait même dans même dans les livres alors oui bien sûr il y a vous parlez de femmes arabe c'est ça il y a pas de femme arabe qui qui laquelle vous puissiez vous identifier ben non mais finalement est-ce que c'est important ça oui bien s vous vous venez de dire que c'est la même chose c'està-dire bah que cette ma belle elle est blonde et que vous et que siia elle est brune et qu'en fait elle se rejoignent complètement dans le combat le combat des femmes vous croyez pas qu'il est universel quelle que soit la couleur de cheveux bien sûr qu'il est universel mais je pense que c'est c'est pas c'est c'est quand même important d'avoir des des référents d'avoir des des des personnalités en fait auxquel dans lesqueles on peut se reconnaître auxquel on peut s'identifier ou pas forcément s'identifier mais où il il y a un vrai euh un vrai lien je pense que c'est important sinon on est déconnecté du monde sinon on nexexiste pas notre parole n'existe pas on est quand même différent bien sûr il y a des valeurs universelles mais on vient pas du même contexte on vient pas de la même culture on vient pas voilà je pense que c'est pas interchangeable donc du coup euh pour vous c'est important de de marquer le coup aussi pour les jeunes filles qui viennent derrière vous quoi aussi potentiellement oui tout à fait c'est ça ouais c'est de leur donner des clés quoi je j'ai pas cette prétention là mais si parceelle se libère à la fin elle lutte pour sa liberté en tout cas elle lutte le fait de lutter pour sa liberté c'est déjà être libre de pouvoir le faire qu'est-ce que vous en pensez je ne vais pas vous cont votre mère elle l'a Lure livre qu'est-ce qu'elle en a pensé alors bah elle le trouve très très fort et elle trouve que c'est nécessaire qu'il soit lu d'accord par des jeunes femmes et par des parents aussi et votre père aussi l'a lu oui et pareil il adore aussi ah mais donc en fait pour mon premier fan club donc pour vous c'est important aussi de marquer le coup avec votre famille du coup j'ai envie de dire euh qu'il l'accueille bien c'est important quoi il l'accueille bien bien sûr que c'est important après ce n'est pas pour ça que je l'ai fait c'est pas un journal intime c'est un roman sur lequel j'ai beaucoup travaillé ça a été un travail artisanal extrêmement bien écrit hein je le dis je l'ai lu en pendant une insomnie VO et je l'ai lu vraiment d'un trait qu'est-ce que vous avez si vous aviez un souhait aujourd'hui qu'est-ce que ça serait donné à Den qu'on puisse entendre euh de nouvelles voix en fait en littérature dans les arts euh que ce soit au Maroc ou en France vraiment des voix hybrides des voix qui dérangent parfois des voix qui ne sont pas attendu c'est je trouve que c'est hyper important c'est hyper riche on ne peut en sortir que grandi qu'on soit d'accord ou pas h c'est vrai est-ce que vous avez un dernier message à passer à nos auditrices à nos auditeurs avant qu'on se qu'on se quitte euh bah liser la ch mais ça j'allais le dire parce que je je recommande fortement effectivement vous l'avez écrit en combien de temps ce livre ça m'a pris 3 ans avec une coupure de 1 an au milieu ouais oui parce que vous avez dû respirer entre-temps parce que j'ai pas je me suis retrouvé bloquée dans l'écriture après j'ai dû reprendre c'est compliqué hein d'écrire un livre ouais c'est très compliqué et c'est ouais c'est compliqué mais même temp il y a pas plus satisfaisant quoi quand ça sort ouais c'est ça et ben bravo en tout cas bra pour votre engagement bravo pour votre premier livre je vous reconseille du coup à tous he et à toutes évidemment chuma le le tout dernier livre tout premier livre de Dia Adi qui est très très agréable à lire et qui parle de choses qui nous touche tous c'est chez Alber Michel et c'est chez tous les bons libraires merci beaucoup dia ad merci nous on a rendez-vous bah demain 19h pour cet excellent et samedi prochain 13h30 pour un nouveau destin de femme je vous embrasse à plus tard bye Sud Radio destin de femme Judith bire avec la Caisse d'Épargne île-de-fance fier de soutenir toutes les femmes