Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationLe Média (sur YouTube)· 2 octobre 2025 22 minAutoproduitActualité / polémiqueSantéTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

GRÈVE DU 2 OCTOBRE : LE GOUVERNEMENT MINIMISE, MAIS LA COLÈRE EST LÀ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le point levé les camarades et on y va. On y va finale. [Musique] Bonjour et bienvenue dans le récap.

Nous sommes le jeudi 2 octobre, jour de mobilisation sociale en France. Suite à la cure austéritaire promise par le gouvernement pendant l'été. Lors du dernier appel de l'intersyndical, le 18 septembre dernier, la CGT revendiquait plus d'un million de personnes dans les rues, cette fois forcé de constater que la mobilisation est moindre et le ministère de l'intérieur s'est empressé de le souligner.

Il évoque 24000 personnes à Paris contre près du double le 18 septembre, 4000 à Marseille ou encore à Montpellier, 5000 à Lyon et 6000 à Rennes. Les syndicats de leur côté ne désarment pas. La CGT revendique pour ce 2 octobre 600000 manifestants en France dont 140000 à Paris.

Pour Sophi Binet de la CGT, l'exécutif a cherché à dégonfler la colère sociale le 10 septembre avec le départ de Bairou. C'est loupé, estime-t-elle. Puis avant la non suppression des deux jours fériers, le 18 nous étions plus d'un million.

Et enfin 2h de langue de bois avec l'intersyndical mercredi 24. Échec. Les organisations syndicales sont encore dans la rue.

Le message est clair, les travailleurs ne se laisseront pas avoir. Difficile donc de mobiliser dans le contexte politique actuel. Depuis des années, les différents gouvernements ont tout mis en œuvre pour étouffer les contestations populaires.

Répression syndicales et militante, violence policière sans précédent, démantellement des outils collectifs, réforme du travail à coup de marche forcée. Le terrain a été méthodiquement miné et dans un contexte d'inflation et de précarité galopante, la grève devient un luxe que beaucoup ne peuvent plus se permettre. Le flou également qui règne au plus haut sommet de l'État n'est pas pour arranger les choses.

Depuis la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon, il y a 3 semaines, il n'est toujours pas parvenu à constituer un gouvernement ni même à trouver un accord de non censure avec les partis d'opposition, notamment autour du budget 2026. Pour l'heure, les Français ne savent pas à quelle sauce ils seront mangés. Les syndicats sont dans une posture inhabituelle et il n'y a pas de réforme contre laquelle se mobiliser frontalement.

Il tente au contraire de faire pression pour limiter la casse en amont. Mais comment réussir à fédérer les travailleurs quand on ne sait pas bien contre qui et pourquoi on se mobilise concrètement ? D'autant que la bataille coûte cher, on vient de le dire, et que l'intersyndical n'est pas à l'abri des divisions stratégiques.

Pour autant, dans la France de Macron, les raisons de faire grève et de manifester ne manquent pas. Tout au long de cette journée de mobilisation sociale, les équipes du média sont allées à la rencontre de celles et ceux qui luttent et défendent leurs droits. Ce matin, à la gare de Lyon, pour l'agerinaux, des représentants de plusieurs corporations ont pris la parole pour exposer leur réalités et leurs revendications.

On écoute Florence, représentante du secteur social qu'elle décrit comme dévastée par les coupes budgétaires à répétition. on appelle euh dans notre secteur en fait, non pas simplement à se battre pour ce qui concerne notre secteur qui est entre parenthèses dévasté par les coûts budgétaires depuis depuis bien longtemps mais encore plus durement depuis 1 an où on voit des des licenciements de masse se passer dans les dans les dans les établissements de la protection de l'enfance de de l'insertion et cetera. Donc voilà, on pense qu'il y a vraiment une nécessité à se battre, à lutter contre ces politiques d'austérité, contre les logiques de patronal qui sont tout à fait lié et aussi à construire un un mouvement fort en fait.

Autre prise de parole à l'agé des chemineaux, celle de Léo, un prof de lycée à Melin. Pour lui, si la mobilisation de l'éducation nationale est moins conséquente que les fois précédentes, c'est avant tout à cause de la précarité, précarité des salaires, des enseignants, mais aussi de leur secteur tout entier au bord de la rupture et qui fonctionne en flux tendu depuis des années. Difficile aussi de faire grève tous les jeudis sans pénaliser les élèves.

On écoute. travailleuses, travailleurs, on est toutes euh et tous dans le même bateau. C'est grâce à nous que la société fonctionne et ben quand on ça quand on s'arrête et ben tout s'arrête.

Euh je vous dis juste un tout petit mot sur les profs en tout cas de mon petit bout de la lorniette. Ce qui a été compliqué pour mobiliser aujourd'hui parce que c'est vrai que les chiffres sont un peu moins gros que le 18. Bon bah il y a la question des salaires, il y a la question que c'est aussi un jeudi et donc du coup bah il y a la pression que les élèves qui doivent passer des examens et cetera, si on leur fait rater toujours le même jour, bah c'est compliqué pour eux.

Tout ça en fait c'est des petits comment dire c'est des petits cercles vicieux parce que si on avait plus de moyens si on avait plus de salaire on aurait pas besoin de faire grève mais que il y a que par la grève qu'on peut arracher plus de moyens plus de salaire. Donc voilà c'est sur le terrain des choses. On essaie de convaincre les collègues de se mobiliser et pour ça c'est pas toujours évident.

Notre correspondant citoyen Serge Victor est également allé à la rencontre des acteurs de la culture qui ont occupé le palais de Tokyo ce jeudi. Maxime, secrétaire général de la CGT spectacle se mobilise contre les coupes budgétaires qui frappent de plein fouet le monde de la culture. Pour lui, il s'agit tout bonnement d'un plan de licenciement massif qui ne dit pas son nom.

Du coup, ici, on est au palais de Tokyo et comme pour la plupart d'entre nous, nous sommes des précaires, contrairement à d'autres travaillureuses, nous avons pas de lieux de travail fixe pour pouvoir construire des piquets de grèves. Donc, un de nos moyens d'action, c'est de pouvoir occuper nos lieux de travail, que ça soit des théâtres, des salles de concert ou comme ici un lieu d'exposition. Ça fait plus d'un an qu'on est mobilisé sur plusieurs sujets euh à la fois euh contre les coupes budgétaires qui sont en fait un plan de licenciement massif qui dit pas son nombre dans notre secteur mais aussi pour gagner des droits comme pour les artistes où on se bat pour une sécurité sociale pour tous et pour une continuité de revenus parce que contrairement par exemple aux intermittentes du spectacle les artistes autorisent entre deux activités et n'ont pas d'indemnité pour subvenir à leurs besoins.

Le 18 septembre dernier, les chemineaux avaient symboliquement envahi le ministère de l'économie et des finances à Berjet de l'austérité annoncé par le gouvernement. Cette fois, ils ont ciblé le capitalisme et les ultra riches. Après l'âé des travailleurs, les manifestants de la gare de Lyon ont mis le cap sur Saint-Touan en métro.

Ils se sont rendus dans une concession Tesla, propriété du milliardaire d'extrême droite, Elon Musk. Même si ça ne veut pas, nous on est là pour l'odeur des travailleurs meilleur Manu, conducteur de train et délégué Sudraille nous explique plus en détail cette mobilisation. Le Tesla, ça représente tout ce qu'on combat en fait, hein, c'est-à-dire le capitalisme débridé, voilà, des milliardaires qui s'en mettre plein les poches.

Et au-delà de ça, et ce qui est très inquiétant et ce qui doit inquiéter tous les citoyens du monde et et de notre pays, c'est c'est la cointance en fait bah du des tenants du du capital et et de la bourgeoisie aux quatre coins de la planète avec cette idéologie d'extrême droite qui est portée par Elon Musk avec tous les moyens qu'il a en fait. Et donc là, on voit bien qu'il y a il y a une double lutte à à mener, hein. Une lutte, je dirais plus classique, une lutte des classes, une lutte contre le système capitaliste qui nous voilà qui pourrit nos vies.

Nos reporters Lydia Ménz et Sarah Duieu ont suivi Aurélie Anne qui exerce depuis 3 ans comme infirmière au service maternité de l'hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris. Avant ça, elle cumulait les petits jobs pour vivre et elle se confie sur ses conditions de travail. Le problème c'est que quasiment toutes les journées se suivent et se ressemblent hein.

Nous on est dans une situation on est dans en sous-effectif chronique dans mon service euh en journée. Donc ça signifie qu'en fait au lieu d'être deux infirmières, on est une infirmière du service et une infirmière intérimaire de bloc qui du coup ne peut faire que le bloc ne peut pas du tout nous aider. Ça ça a l'air de rien hein mais en fait c'est hyper lourd toute la journée.

Tu quittes un accouchement, tu as même pas fini de faire le suivi de l'accouchement que tu pars sur le bloc opératoire pour aider à installer, tu vois. Donc tu finis aucune tâche. Moi, j'étais comme ça hier.

C'était aucune tâche n'était finalement réellement euh euh finie. J'ai je les ai toutes finies à la fin de la journée et moi encore je me dis je peux partir quand je pars parce que j'ai une relève tu vois et que voilà. Mais mes sages femmes mes sages-femme, elles sont parties avec 1h et3 de retard hier.

Elles travaillent en 12h1. Elles ont travaillé de 13h30 hier. Donc moi, je veux bien qu'on se raconte des choses he sur la santé.

Je veux bien qu'on se raconte des histoires. Mais c'est pas vrai que tu que tu traites bien les gens quand tu as 12h 14h de boulot dans les patins. Les internes, c'est pareil.

Des fois ils font au 24 heures. Écoute, on peut se raconter des histoires. Tout le monde peut se raconter des histoires.

C'est pas vrai qu'à la 23e heure, tu traites les gens comme de la même façon qu' à la première heure. Un jour ou l'autre, plus personne voudra travailler là-dedans. Pour Auréliane, un seul coupable à cette situation, le gouvernement Macron et sa politique austéritaire qui impacte tous les services hospitaliers et notamment les urgences.

Le problème c'est que le nerf de la guerre c'est le budget de toute évidence et donc c'est et donc c'est de la politique. Donc en fait on n pas le choix à l'hôpital on peut pas se dire "Ah mais moi la politique on s'en fout on devrait même" Enfin ça c'est pour mes collègues que je dis ça. On peut pas se le dire ça que la politique on s'en fout parce qu'en fait les choix budgétaires c'est des choix politiques au bout du bout de la journée à la fin c'est des choix politiques.

Donc tu vois quand on t'annonce 5 milliards de réduction par ici ou des milliards par là, ben en fait c'est des lits qui ferment quoi. C'est des postes qui sont pas qui sont pas maintenus. Ça c'est très très très concret.

Et tant que les politiques il raconteront à la télé à longueur de journée qu'en fait le problème c'est que les gens sont tebés parce qu'en fait c'est ça qu' te raconte à longueur de journée. Ils te disent que les gens ils vont aux urgences pour rien. C'est votre faute.

C'est vous qui avez cassé tout l'hôpital. Vous avez réduit tous les budgets. 16000 lits ont disparu.

Bah, ils ont pas ils ont pas disparu dans la nature quoi. Ils sont pas envolés en fait. Ils ils ont été supprimé par les budgets austéritaires successifs de Macron.

Comme on vient de le voir, l'hôpital et les services de santé, comme à peu près tous les services publics, souffrent au premier chef des politiques d'Emmanuel Macron. Nous étions aussi présents en Bretagne à Carré, une commune d'un peu plus de 7000 habitants bien connu notamment pour sa mobilisation pour la défense de l'hôpital depuis l'été 2023. Faute de recrutement, le service des urgences avait connu sa première régulation.

Une façon polie de parler de la dégradation du service. Les habitants du centre Bretagne ont également dû faire face à des fermetures de lit et autres réductions budgétaires intenables pour les services hospitaliers. En octobre 2024, plusieurs milliers de manifestants s'étaient donnés rendez-vous pour exiger la réouverture 24h/ 24 des urgences.

Une situation qui évidemment ne risque pas de s'améliorer avec la cure d'austérité promise par le gouvernement dans les services publics pour réduire la dette. Notre reporter Théo Peron s'est rendu sur place. Il a attendu son micro aux habitants de Carré qui nonce l'abandon des territoires ruraux par le gouvernement.

Oui, c'est important d'être ici aujourd'hui parce que plus rien ne va. Je dirais en France, il y a beaucoup de choses qui se dégradent. La santé, l'éducation, les Français arrivent de moins en moins à boucler les fins de mois et je pense qu'il est temps que que tout ça s'arrête, que les gens puissent vivre correctement en France.

C'est important. Pour travailler, il faut des moyens de transport par exemple, il faut pouvoir se déplacer. Il y a pas forcément d'activité pour tout le monde sur sur carré.

Euh les petites villes aussi, ben on voit bien qu'un hôpital rural comme le nôtre a du mal à fonctionner. Euh je rappelle que les urgences de caresse sont toujours régulées et que ça va faire plus de 2 ans euh et que ben on a on a le sentiment oui que les territoires un peu ruraux sont abandonnés petit à petit. On va prendre un annuaire pour énumérer tout ce qui ne va pas en fait.

Alors maintenant chaque territoire a ses particularités au niveau des injustices sociales. Nous c'est l'hôpital clairement euh l'hôpital l'hôpital le plus proche de Suite Carré, il est à 1 heure de route. Aujourd'hui, quelqu'un qui fait un AVC doit faire le 15 pour appeler une ambulance pour qu'on vienne la chercher et pour qu'on regarde où il y a de la place à rest avec un père un reine à Brest c'est inadmissible.

Le centre Bretagne n'est pas je dirais c'est pas riche comme la côte hein. C'est vraiment des gens qui porent les gros moyens. On a beaucoup de jeunes qui sont dans la galère et aussi des retraités des petites retraites, des petites retraites agricoles.

C'est c'est difficile souvent c'est un couple, ils ont que de petites retraites pour vivre. Donc ça peut plus durer, c'est toujours l'austérité, la vie chère, toujours les mêmes problèmes. Nous les retraités, c'est pareil.

On nous a annoncé le gel des pensions. On a déjà pas des retraites de ministre et donc c'est plus possible quoi. Dans ce pays, il y a un gros problème.

Lui aussi, nous allons encore manifester pour la Palestine. Il faut pas l'oublier parce que ce qui se passe en Palestine est inhumain. Et notre gouvernement [Musique] comme le gouvernement italien, le gouvernement espagnol devait devrait se préoccuper de protéger la flotti humanitaire vers Gaza.

De Paris à Carré, la question internationale s'est de nouveau invitée dans la mobilisation de ce jeudi 2 octobre. Hier soir, la quasi totalité des navires de la Global Summou Flot qui faisait route vers Gaza pour forcer le blocus humanitaire ont été attaqués par l'armée israélienne dans la nuit. Ils ont été interceptés illégalement alors qu'ils se trouvaient dans les eaux internationales.

Au sein de cette flottille se trouvait plus de 200 citoyens issus de 37 pays dont l'Espagne, l'Italie, la Turquie ou encore la Malaisie. Plusieurs élus dont la députée européenne Rima Hassan et un journaliste de l'humanité ont été arrêtés. Suite à ces événements, la colère est montée à travers le monde.

Des rassemblements spontanés ont eu lieu à Paris, place de la République, mais aussi à travers l'Italie, la Grèce, la Suisse ou encore à Berlin, Bruxelles, Stockholm ou à travers la Turquie. L'Amérique latine s'est également mobilisée. Les protestations se sont multipliées en Argentine, au Mexique ou encore en Uruguay et de nouvelles mobilisations ont eu lieu ce jeudi 2 octobre à travers le monde.

En Italie, les Dockers ont respecté leurs promesses de tout bloquer s'ils arrêtaient la flottille. Et donc, ils ont appelé à la grève générale ce vendredi 3 octobre. En France, au cœur de cette journée de mobilisation sociale, la cause palestinienne s'est donc naturellement imposée dans les rangs des manifestants.

Lisa, militante pour urgence palestine, évoque cette convergence des luttes indispensables. Pour elle, porter un coup au gouvernement français et ses politiques austéritaires et proger, c'est aussi une façon de participer au mouvement de solidarité internationale. C'est même de discussion théorique sur quelle lutte est lié à quelle lutte.

En fait, aujourd'hui, les politiques d'austérité du gouvernement, c'est les politiques d'un état impérialiste et colonialiste où en fait c'est pas seulement euh les enfin c'est pas seulement euh les services publics et cetera qui sont ciblés, c'est l'argent des services publics. Elle est utilisée pour faire la guerre, pour faire la guerre dans les colonies françaises contre les peuples Canac, en Martinique et cetera. mais elle est aussi utilisée pour financer des guerres impérialistes.

Et donc pour nous en fait quand on vient ici, c'est aussi de dire que si on fait des grèves euh qui sont des grèves antiracistes, qui sont des grèves anticolonialistes, qui sont des grèves où on porte aussi les couleurs de la Palestine, c'est à la fois une démarche de solidarité, mais aussi c'est aussi une démarche en fait ça va nous donner de la force dans nos luttes contre notre gouvernement. Cette convergence, Fabien Vildieu secrétaire général de Sudraille, l'a affirmé sans détour. Pour lui, lutter contre le génocide à Gaza fait partie intégrante du combat syndical.

On l'écoute lors de l'âgé des chemineaux ce matin à la gare de Lyon. Évidemment que cette fleutille, il faut la soutenir, que c'est un scandale ce qui se passe. Et en tant qu'humaniste, en tant qu'humaniste, il faut les soutenir.

Et ce qui se passe les massacres, le génocide, ça fait aussi partie du combat syndical auquel Sudraille, nous sommes fiers et Soudra, l'Union syndicale solidaire appelle à participer à tous les rassemblements et à toutes les manifestations parce qu'à un moment donné enfin, il faut pouvoir se regarder en face. Partout en France, les grévistes de ce jeudi 2 octobre se sont réunis en cortège pour défiler et manifester leurs attentes au gouvernement. Près de 250 cortèges étaient prévus dans tout le pays.

À Paris, le cortège s'était lancé à 14h depuis la place d'Italie jusqu'à la place Vauban. Pris à partie par plusieurs manifestants quand PS collabo, le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort a quitté la manifestation assez rapidement. Vous entendez PS Colabo ?

Quelle est votre réaction ? Je sais pas de qui il parle. [Applaudissements] Vous savez, les gens qui manifestent avec ce type de slogan devrait se rappeler que tout ce pourquoi il manifeste, c'est à nous qu'ils le doivent.

Parce que s'il y avait pas eu la gauche depuis Jores, depuis Bloom, depuis Mitteran, et bien il n'aurait pas aujourd'hui les droits dans qu'il possèd tous les droits qu' qu'il cherche à défendre aujourd'hui, ils ne les doivent pas à n'importe qui les doivent à la goaliste. Quand vous entendez ces invectifs, vous vous sentez à votre place ici maintenant. Je me sens partout à ma place quand j'ai décidé d'être là.

Voilà. De leur côté et en dissonance avec la stratégie affichée par le PS, les insoumis ont réinfirmé leur refus de participer à un accord de non censure avec le gouvernement. Dans le cortège parisien, Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement, a indiqué que dès la semaine prochaine, les insoumis voteront la censure de Lecnu et de son budget.

Il y a évidemment la volonté de monsieur le cornu d'essayer de constituer une un accord de non censure avec certaines formations politiques que les insoumis, je crois que ça a été assez clair dans nos propos, n'ont pas l'intention de participer à un accord de non censure avec monsieur le cornu. Donc je pense que ça ne sert à rien d'aller semer des illusions en donnant l'impression que dans une discussion avec monsieur le Cornu, il existerait une hypothèse dans lequelle les insoumis ne le censureraient pas. Je sais pas, je veux bien vous redire les choses parce que je crois que vous les avez pas bien entendu.

D'ici la fin de la semaine, il y aura une motion de censure déposée par les députés insoumis avec tous les députés de gauche qui voudront les déposer avec eux et la semaine prochaine puisqueà priori ça devrait être la semaine prochaine, nous voterons la censure du gouvernement de monsieur le Cornu avec toutes celles et ceux qui veulent voter avec nous l' censure du gouvernement de monsieur le Cornu. Ça vous va ? C'est clair ?

En ce 2 octobre, la mobilisation a révélé ses fragilités autant que sa persistance. La grève perlée et difficile à tenir dans un contexte où la précarité galopante rend chaque journée sans salaire plus insupportable. Cela pèse lourd sur la capacité des syndicats à maintenir efficacement la pression en mobilisant massivement et à plusieurs reprises dans les rues.

L'instabilité politique avec un gouvernement incapable de se décider et de donner une direction claire accentue encore ce climat d'incertitude. Pour autant, la colère ne faiblit pas. Elle couve partout dans le pays.

Elle traverse les cortèges et se fait entendre dans les âgés comme dans la rue. Le gouvernement aurait le choix de s'attaquer au vrais responsables. Le capitalisme et les ultrariches qui prospèrent eux sur le dos des travailleurs et des précaires et aussi de l'argent public.

Mais Emmanuel Macron persiste à protéger les plus puissants, à renier sur les plus fragiles et à réprimer toute forme de contestation. Alors ce mépris ne calme rien. Au contraire, il alimente la colère, il la creuse et il prépare à l'explosion.

Merci à toutes et à tous d'avoir regardé cette édition spéciale du récap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire si vous nous regardez sur YouTube ou via email si vous nous regardez à la télé. Et souvenez-vous, il y a un peu plus d'un an, le média était auditionné par l'ARCOM pour investir la TNT.

Alors, plutôt qu'une chaîne libre et indépendante comme la nôtre, l'ARCOM a préféré le projet du milliardaire Daniel Kretinski. Mais aujourd'hui, de nouveaux canaux se libèrent sur la TNT nationale, mais aussi la TNT francilienne avec ses plus de 12 millions de téléspectateurs potentiels. Alors, le média compte bien y candidater si l'Argom en décide ainsi.

Et comme toujours, nous porterons un projet commun avec nos camarades médias indépendants qui le désirent. Si ce projet vous intéresse et que vous voulez nous soutenir, signez et faites signer notre pétition sur tntdesindé.fr pour une TNT libre, ouverte et démocratique.

Et si vous voulez nous aider à produire au quotidien une information libre et indépendante, n'hésitez pas à vous abonner au médias ou à faire un don défiscalisable sur notre site internet ou simplement à en parler autour de vous et à nous suivre sur les réseaux sociaux. Et n'oubliez pas, en attendant la TNT, vous pouvez nous retrouver tous les jours sur nos deux chaînes YouTube, le Média et Le Média 247 pour ne rien rater de nos programmes. Très bonne soirée sur le média. [Musique] Ah.