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InterviewBFM Business· 14 mai 2021 12 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesNumériqueEurope & internationalDéfense

Philippe Baptiste (CNES) : La Spacetech est en plein essor en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Philippe Baptiste, vous êtes le nouveau patron du CNES. Quels sont les projets phares de cette année ?

  • 0:48OuverteRéponse directe

    Les coûts d'accès à l'espace ont baissé, permettant à des start-up d'émerger. Comment le CNES accompagne-t-il cette dynamique ?

  • 1:31FerméeRéponse partielle

    Combien de start-up spatiales françaises ont été soutenues par le CNES ?

  • 2:06OuverteRéponse directe

    Le spatial se réinvente avec les start-up. Le CNES doit-il changer sa culture pour déléguer l'innovation ?

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Le CNES travaille traditionnellement avec des grands industriels. Comment adapter cette collaboration avec des start-up fragiles ?

  • 3:24RelanceRéponse directe

    Les start-up prennent des risques élevés. Comment le CNES gère-t-il les échecs potentiels sans mettre en péril des programmes majeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:31Chiffre
    « 2,2 de start up française et c'est les startups françaises qui ont été pour certaines d'entre elles en tout cas très soutenue par le cnes »
  • 2:06Fait
    « le spatial de demain il va s'il est en train de se réinventer aujourd'hui entre autres par les start up »
  • 2:49Fait
    « une tradition de travailler avec des industriels s'est vraiment dans notre adn »
  • 3:24Chiffre
    « si vous intégrez un objet d'une start up dans un très gros programme à elle va se chiffrer c'est ça en centaines de millions d'euros »
  • 3:59Fait
    « elles ont envie de nous aider à travers des contrats »
  • 5:15Fait
    « des équipes qui ont toutes le brillant de la ccsa doigté les étoiles qui les font rêver »
  • 7:21Fait
    « la france à chaque fois a gagné parce que a gagné plusieurs appels en particulier sur les caméras et sur des capteurs »
  • 8:02Fait
    « il faut que l'europe à un moment donné réagissent »
  • 8:43Fait
    « le falcon c'est un succès technologique »
  • 10:08Fait
    « il faut que avec les états ont soit aux côtés d'ariane espace pour construire effectivement une politique nous aussi agressive »
  • 10:51Chiffre
    « si demain on devait partir sur mars il faut compter des voyages de globalement à peu près trois ans »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique]

0:05
Locuteur

jusqu'à 9 heures good morning business et il est 8 heures 17 et je suis avec philippe bâtisse le nouveau patron du cnes le centre national d'études spatiales voulons qu'ils baptisent projet c'est qu'on est passionné ici un parent par l'espace par la french pestait qu'on reçoit beaucoup notamment à 6h45 dans l'aprem steak de deux start-up du spatial elles ont levé d'ailleurs ses 35 start up de l'espace 260 millions d'euros rien que pour la france est ce que philippe bâtisse on va peut-être enfin rattraper le retard avec les américains qui avec évidemment space x elon musk jeff bezos ce depuis longtemps on permet à des acteurs privés d'investir le terrain de l'espace en fait le spatial change parce que aujourd'hui grâce à la techno en voit des coûts d'accès à l'espace qui sont beaucoup plus bas qu'avant et donc ça veut dire que derrière il ya de nouveaux acteurs économiques et en particulier des jeunes entreprises des start up qui sont capables dès l'attaqué des marchés du spatial ce qu'il ya 15 ans elle ne pouvait absolument pas faire et ce qui est très intéressant c'est de voir que c'est à la fois sur l'aval c'est-à-dire toutes les entreprises qui vont récupérer de la donner sur du spatial pour faire des applications pour faire des services par agrès nous en a parlé ce matin mesuré depuis l'espace l'humidité d'un champ agricole et prospérer des bateaux qui nice à une syllabe the space and autant de 2,2 de start up française et c'est les startups françaises qui ont été pour certaines d'entre elles en tout cas très soutenue par le cnes pendant pendant très longtemps et puis vous avez non seulement en fait utilisé les données mais vous avez aussi des start up qui elles vont dans l'espace c'est à dire qu'elle nous envoie des composants voire même complètement des nano satellites aujourd'hui dans l'espace et ça c'est parce que les coûts ont vraiment baissé donc c'est vraiment on voit on voit phénomène vraiment très très fort et c'est génial parce que on voit l'esprit des start up qui arrivent avec des capacités à prendre des risques qui sont évidemment très importante et cette capacité à prendre des risques c'est aussi un moyen de se réinventer et moi je crois profondément que le spatial de demain il va s'il est en train de se réinventer aujourd'hui entre autres par les start up on aura toujours besoin des agences on aura toujours besoin des grands industriels mais les start up c est long elles ont un esprit de renouveau est-ce que du coup le cnes va devoir aussi et l' agence spatiale européenne changé c'est parce qu'en fait je j'imagine que c'est 40 50 ans de culture d'entre eux soit c'est normal d'ailleurs les expertises les ingénieurs l'argent ils étaient dans des structures publiques est ce que est ce que c'est une révolution culturelle de se dire on va déléguer une partie de de l'innovation et de la conquête à des entreprises privées alors oui et non non parce que on a quand même en particulier au cnes une tradition de travailler avec des industriels s'est vraiment dans notre adn je sais pas tous les grands industriels aujourd'hui y compris nos champions dans les télécoms aujourd'hui à un moment ou un autre ils ont bénéficié du savoir-faire du cnes donc j'irai pas jusqu'à dire qu'ils viennent du cnes mais enfin il ya vraiment il ya vraiment un dd vraiment des des gains extrêmement fort et travaille avec l'industrie c'est tout le temps maintenant effectivement il faut travailler peut-être différemment pourquoi parce qu'en face de nous on a des acteurs qui sont petits qui sont fragiles aussi qui prennent des risques mais qui peuvent qui ont aussi des probabilités d'échec qui sont parfois plus élevés et donc ça ça veut dire que ça nous questionnent vraiment sur l'air de travailler ça c'est pas dans la culture peut être effectivement se dire on va mettre de l'argent va aider on va investir et peut-être que rien au bout mais c'est surtout que alors ça dépend énormément du type de programmes dont on parle mais si vous intégrez un objet d'une start up dans un très gros programme à elle va se chiffrer c'est ça en centaines de millions d'euros et qu'à un moment donné la start-up pas délivrer parce que plein de bonnes raisons vous mettez en jeu le programme donc ça c'est très compliqué mais heureusement il ya plein d'autres programmes qui sont des programmes plus petit et moi je crois profondément qu'en fait ce qu'il faut qu'on ce dont elles ont besoin les start up aujourd'hui enfin jeune j'en ai reçu beaucoup là au cours des premières semaines de mots mandat cl ont vraiment envie aujourd'hui de travailler avec nous ils nous envient travail et nous non pas pour avoir de la subvention non pas pour qu'on vienne les aider mais elles ont envie de nous d et elles ont envie de nous aider à travers des contrats mais je pense que c'est ça qu'il faut qu'on fasse c'est ça qu'il faut qu'on développe on en a déjà mais on a vraiment je pense de très grande marge encore devant nous vous avez des marges de manoeuvre pour investir dans ces startups vous travaillez avec la bpi comment ça se passe en fait en fait on est sur toute la chaîne ça veut dire qu'on va pour pour ainsi dire de de l'évangélisation précoce des utilisateurs de données par exemple un moment donné de l'idéation des hackaton on est surtout tombée sur toute cette chaîne après il ya un certain nombre de choses où effectivement avec la bpi on travaille beaucoup on réfléchit à des fonds pour pouvoir investir pour pouvoir investir dans des start up en particulier sur leur liste âge mais moi je crois encore une fois que l'enjeu numéro un c'est travailler avec des start up mais travailler que les start up sur un mode de contrat c'est pas tellement pour les subventionner pas tellement pour leur donner du savoir-faire que souvent elles ont enfin elles sont comptés en train de travailler avec les ingénieurs du cnes évidemment puisque on est quand même on est quand même au ps au coeur de la science et de la techno et on a des supers ingénieurs qui qui ça fait énormément de choses mais leur objet c'est d'avoir des contrats et que on les fasse travailler et oui on a les marges pour faire ça vous êtes un brillant ingénieur mathématicien mai mais n'est ce pas ce même si vous avez vu que vous construisiez en lego des fusées et des modules lunaires comme moi d'ailleurs n'empêche que là vous êtes immergés dans cet espace qui peut être un rêve longtemps d'enfants et qui aujourd'hui votre boulot c'est quoi la peau premières impressions vos premières semaines oct s d'abord c'est bon un enthousiaste absolument incroyable des équipes qui ont toutes le brillant de la ccsa doigté les étoiles qui les font rêver mais non c'est oui c'est quelque chose que j'ai déjà vu dans le monde de la science est bien il ya une passion autour de ce que de ce qu'on fait autour des objets technologiques et des objets scientifiques qui sont qui sont développés qui est absolument incroyable et puis c'est c'est une envie de bouger et c'est une envie de travailler vers la suite est ce que vous vous dites quand même parfois on n'y arrivera pas à rattraper les américains qui sont repartis dans cette nouvelle conquête de l'espace d'ailleurs les français les européens découvrent avec émerveillement c'est de cette deuxième vague de la conquête spatiale après les années 50-60 hammer on est reparti on va aller peut-être habiter la lune mars on va peut-être aller faire de l'exploration minière on en a parlé ce matin parce qu'on n'a plus de minerai sur notre planète on va aller en chercher sur la lune c'est incroyable cette nouvelle aventure est ce que on va y arriver les européens alors j'aurais surtout pas qu'on ait eu une image son une europe qui à la traîne dans le monde du spatial c'est pas du tout le cas il ya des secteurs entiers où l'europe est juste le champion international vous prenez les jeux cités par exemple tout à l'heure l'exemple des satellites de télécommunication 60% du marché international il est tenu par les deux grands acteurs qui sont deux autres corps france est aujourd'hui en europe et pour les lanceurs pour satellites de télécoms d'élite de télécommunications les champions internationaux dans matière de l'observation domaine absolument clé aujourd'hui pour monitorer la planète pour suivre le climat pour suivre la météo etc là aussi on est des champions avec des savoir faire technologiques qui sont à peu près unique au monde donc on n'est pas on n'est pas du tout ce qui explique qu'on est encore notre place ils veulent par exemple totalement et puis si vous regardez bien dans les grands en appelle aujourd'hui la nasa qui est par exemple qui part sur mars aujourd'hui dans les grands appels qui font aujourd'hui pour embarquer des instruments sur les rovers et c'est la france à chaque fois a gagné parce que a gagné plusieurs appels en particulier sur les caméras et sur des capteurs parce qu on est très très bon donc on a du savoir faire on a des supers industriels après évidemment jeu évidemment il nous a pas échappé que du côté du côté d'eads us en particulier un virage qui a été pris avec avec space x en particulier mais pas que ce p6 un certain nombre d'acteurs en particulier sur la question des lanceurs et sabha question des satellites de télécoms et des constellations plutôt de satellites et là évidemment je pense qu'il faut que l'europe à un moment donné réagissent il faut travailler maintenant ouais parce que sont les lanceurs ont peut être aussi inquiet malgré l'excellence d'ariane d'arianespace qui fait toujours part importante du marché mondial aujourd'hui on voit quand même que certains arrivent à faire des fusées réutilisable qui atterrissent forcément en termes de coûts en donnez moi est plus compétitif non donc il ya évidemment une autre enjeu c'est de réussir déjà ariane 6 2022 ariane 6 e je suis persuadé que ariane groupe arianespace on veut vraiment réussir et que et nous on est là pour les pour les aider en permanence et on prépare la base à kourou le csg donc tout ça c'est l'enjeu numéro 1 maintenant évidemment on voit bien que il ya des challenge qui sont extrêmement forts alors il faut relativiser un tout petit peu les choses spécifiques c'est évidemment avec le falcon c'est un succès technologique je pense qu'il faut être clair c'est un pari technologique auquel personne ne croyait dans le nord vraiment au moment où il a été lancé c'est une idée qui était qui trottait depuis cinq étaient là depuis très longtemps mais mais personne n'avait voulu franchir le pas car l'idée de revenir du réutilisables parce que on ya plein de bonnes raisons pour pas le faire donc grand succès techno au delà de ça soutient absolument massif de du gouvernement américain soit à travers la nasa qui a donné les briques technologiques énorme aucun permis le lancement du falcon et puis soutient aussi j'ai délire presque quotidiens du department of defence qui finance à des tarifs très élevés un grand nombre de vols du falcon et donc ça ça permet aujourd'hui ça permet aujourd'hui à ces aspects 6 d'avoir une attitude très très agressif sur le marché commercial des lanceurs parce que en fait ils vendent les vols commerciaux à des tarifs qui sont des tarifs de coûts marginaux a parlé de dumping non je n'irai pas jusque là enfin je le marché en plus du spatial et le coût d'un lancement c'est toujours quelque chose de compliqué j'irai pas jusque là mais par contre effectivement on est challenger par des couples sont très très bas et donc évidemment il faut qu'ils sont cons soit dans le monde du commercial et il faut que avec les états ont soit aux côtés d'ariane espace pour construire effectivement une politique nous aussi agressive pour être dans le marché des lancements philippe baptiste quel est votre point de vue sur ce qu'on appelle maintenant là nouvelle colonisation celle de peut-être l'habite le fait d'habiter la lune mars est ce que l'europe sera un peu réticente dans cette démarche là est ce qu'on est en train de changer un peu des deux points de vue moi je pense qu'on a tous besoin de rêver la colonisation comme moi comme vous l'appelez pause d'eiffage je suis désolé parce que je rentre par la question des problèmes j'avais raison mais pose des problèmes technologiques des problèmes aussi physiologique pour qui sont absolument considérable vous savez que l'espace est un environnement extraordinairement hostile pour l'homme la surface de mars aussi ce qui veut dire que en fait très concrètement si demain on devait partir sur mars il faut compter des voyages de globalement à peu près trois ans ce qui en termes de physiologie et de protection de l'homme aujourd'hui on sait qu'on sait pas vraiment faire il ya un nombre de dia nombre de défis qui sont absolument considérable donc évidemment qu'il faut regarder évidemment que c'est passionnant après il faut aussi travailler sur il ya des très grands enjeux scientifiques et technologiques qui passe pas forcément par l'exploration humaine il faut avoir une vie aussi renvoyer les robots pour explorer par exemple les minerais par exemple et et surtout moi je crois que enfin sur ses explorations qui sont très lointaine très complexe et c'est peut-être un petit peu ma part de rêve on aurait peut-être intérêt quand même à travailler tous ensemble et quand je dis tous ensemble qu'on sait à la fois aux états unis à la chine et à l'europe pour plutôt que d'envoyer trois expéditions différence tombale avec les chinois sur la face cachée de la lune en embarquer une du matériel très bientôt on travaille bon merci beaucoup philippe baptiste président directeur général du cnes d'avoir été notre invité dans la matinée