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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 24 avril 2023 25 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTransportsImmigration & asileÉconomie & entreprises

Réforme des retraites, autoroute A69, "100 milliards d'euros pour le rail", voitures électriques plus abordables... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 62 %Attaque 19 %Défensif 14 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:05OuverteRéponse directe

    Bonjour Clément Beaune.

  • 0:08ComplaisanteRéponse partielle

    Peut-être que j'aurais dû plus me mouiller pour défendre la réforme des retraites.

  • 0:39RelanceRéponse partielle

    Mais ça veut dire en creux que les ministres qui ont été chargés de porter la bonne question ne l'ont pas bien fait.

  • 1:04OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron hué, sifflé ces derniers jours en déplacement. Il a atteint son plus haut niveau d'impopularité. Est-ce qu'il doit continuer à se déplacer là où se trouvent les casseroles ?

  • 2:20OuverteRéponse partielle

    Clément Bonne, Emmanuel Macron dit qu'il veut une loi sur l'immigration d'ici cet été. Mais dans cet entretien aux Parisiens, il ne parle plus du volet qui devait consister à régulariser les sans-papiers qui travaillent dans des métiers en tension. Est-ce que cette mesure sera bien dans la loi ?

  • 3:37RelanceRéponse partielle

    Elisabeth Borne avait dit, promis, je n'utiliserai plus de 49.3 en dehors des textes budgétaires. Et quand on l'interroge sur ce point, Emmanuel Macron dit dans cet entretien, j'exclus rien. Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:16Invité politiqueFait
    « Non, je ne crois pas. »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « Le président est interpellé sur le fait qu'il doit justifier, expliquer les raisons de cette réforme des retraites. »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « Oui, j'y viens, mais le Président a dit qu'il voulait un texte, je crois, d'un seul tenant. »
  • 3:26Invité politiqueFait
    « Mais j'ai entendu le Président dire son attachement, qui est d'ailleurs notre politique d'immigration depuis le départ, y compris au niveau européen, à un équilibre, à un en même temps revendiqué sur fermeté et humanité. »
  • 4:06Invité politiqueFait
    « Non, il a dit le 49.3, c'est le gouvernement, donc la chef du gouvernement, qui engage sa responsabilité. »
  • 4:52Invité politiqueFait
    « Le 49.3, c'est un dernier recours pour faire passer des réformes qui sont parfois difficiles. Et je le redis, c'est un outil constitutionnel et démocratique. »
  • 9:07Invité politiqueFait
    « On a parlé de la reconstruction et on a parlé aussi de l'aide d'urgence. »
  • 9:26Invité politiqueFait
    « On ne veut pas que ce soit la guerre après la guerre. »
  • 9:51Invité politiqueFait
    « On va livrer des rails supplémentaires, des bus supplémentaires, des bateaux supplémentaires. »
  • 10:20Invité politiqueFait
    « Et les Ukrainiens nous disent qu'on est fiers que ces entreprises soient restées malgré tout. »
  • 11:46Invité politiqueFait
    « On doit évidemment revoir un certain nombre de projets routiers. »
  • 12:18Invité politiqueFait
    « J'ai déjà annoncé que sur des projets autoroutiers qui paraissaient aujourd'hui complètement déconnectés, qui n'étaient d'ailleurs souvent plus attendus par les élus même entre Poitiers et Limoges ou au sud de Lyon, ce qu'on appelle la 46, ces projets, je les ai suspendus voire supprimés. »
  • 14:49Invité politiqueFait
    « C'est même mon idée et je l'ai exprimé il y a déjà plusieurs semaines. »
  • 15:21Invité politiqueFait
    « Mais oui, c'est de chercher des ressources pour financer le transfert d'un certain nombre de nos déplacements de la route vers le rail et vers les transports publics. »
  • 17:58Invité politiqueFait
    « Non parce que nous avons besoin de produire nous-mêmes des voitures électriques en France et en Europe qui soient abordables. »
  • 18:30Invité politiqueFait
    « On est en train de changer de modèle et moi j'y crois beaucoup parce qu'on doit le faire au niveau européen. »
  • 19:32Invité politiqueFait
    « Pourquoi on s'est battu pour fixer cette date de 2035 qui est la fin de la vente des voitures neuves thermiques et donc passage aux voitures neuves à l'électrique. »
  • 20:10Invité politiqueChiffre
    « On va être autonome en batterie électrique d'ici 2027. »
  • 22:10Invité politiqueChiffre
    « Parce qu'il y a 45 000 personnes qui meurent chaque année à cause de la pollution de l'air. »
  • 23:27Invité politiqueFait
    « Vous êtes l'égal de l'autre. »
  • 24:12Invité politiqueFait
    « je ne sonde pas les reins et les cœurs »
  • 24:17Invité politiqueFait
    « je me suis trompé »
  • 24:18Invité politiqueFait
    « ça a changé »
  • 24:24Invité politiqueChiffre
    « les français étaient favorables au mariage pour tous dans leur immense majorité »
  • 24:30Invité politiqueFait
    « de 2012 »
  • 24:32Invité politiqueFait
    « il y a un parlement qui a voté une très grande majorité »
  • 24:37Invité politiqueFait
    « à mon collègue Franck Riester qui était l'un des seuls face à tout son camp qui a voté cette réforme à l'époque »
  • 24:42Invité politiqueFait
    « il fallait un sacré courage »
  • 24:50Invité politiqueFait
    « quand vous regardez les images des manifestations des débats parlementaires »
  • 24:58Invité politiqueFait
    « ça veut dire que notre pays a profondément mûri sur le chemin de l'égalité »
  • 25:03Invité politiqueFait
    « l'homophobie ça existe encore »
  • 25:05Invité politiqueFait
    « les attaques les insultes homophobes ça demeure »

Temps de parole

  • Invité politique72 %
  • Présentateur12 %
  • Invité8 %
  • Invité 28 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

France Info Bonjour Clément Beaune. Bonjour. Peut-être que j'aurais dû plus me mouiller pour défendre la réforme des retraites. C'est ce que dit Emmanuel Macron dans un échange avec l'électeur du Parisien aujourd'hui en France. Ça veut dire que quand il ne fait pas le boulot lui-même, c'est mal fait.

0:16
Invité politique

Non, je ne crois pas. Le président est interpellé sur le fait qu'il doit justifier, expliquer les raisons de cette réforme des retraites. On a vu les oppositions ou les contestations qu'elle pouvait susciter. Et donc, je pense que le président, il l'a dit lui-même, veut se réengager dans le débat. Et il sait qu'il est attendu. Vous savez, on est toujours un peu paradoxal parce que quand le président parle souvent ou fait beaucoup de déplacements, on dit qu'il est trop présent. Et puis quand le président est en retrait, on dit nous-mêmes qu'il ne parle pas assez.

0:39
Présentateur

Mais ça veut dire en creux que les ministres qui ont été chargés de porter la bonne question ne l'ont pas bien fait.

0:43
Invité politique

Écoutez, je ne veux pas interpréter sa parole vis-à-vis des membres du gouvernement. Je crois que le président a dit que sur une réforme aussi importante, il était important qu'il soit là. Il s'est exprimé néanmoins plusieurs fois pendant cette réforme des retraites. Que maintenant, si je puis dire, la leçon pour la suite, c'est qu'il faut que lui-même et que nous tous, on soit au combat et qu'on est dans une phase où il faut faire encore beaucoup de réformes et on aura besoin de l'engagement du président.

1:04
Invité

Emmanuel Macron hué, sifflé ces derniers jours en déplacement. Il a atteint son plus haut niveau d'impopularité. Est-ce qu'il doit continuer à se déplacer là où se trouvent les casseroles ?

1:13
Invité politique

Il doit continuer à se déplacer, bien sûr, et aller au contact même quand c'est difficile. Et on doit d'ailleurs le faire aussi comme responsable politique, comme membre du gouvernement. Et je, on continuera à le faire aussi.

1:24
Invité

Il vous a mis un petit coup de pression en disant, déployez-vous, même si ça crie, même si ça insulte, même si ça vous interpelle.

1:30
Invité politique

Il faut aller sur le terrain ? Il faut aller sur le terrain, bien sûr. Mais il ne faut pas rester enfermé, rester planqué, rester dans un cocon de bureau ministériel. Il faut bien sûr aller au contact. Et on parle beaucoup des moments où c'est difficile. Il y en a, objectivement. C'en est un aujourd'hui ? Oui, des moments où je veux dire, où des déplacements, où parfois il y a eu des contestations. Mais soyons clairs aussi, elles sont organisées quand on sait qu'il y a tel ou tel responsable politique, à plus forte raison de prendre la République.

Il y a des manifestations qui s'organisent, qui ne sont pas forcément des manifestations de milliers de gens, qui sont quelques actions ciblées, organisées et visibles. Mais je l'ai fait dans le domaine des transports, y compris pendant la période de grève et de contestation, qui était objectivement forte. Mais j'ai pu avoir des échanges régulièrement et de manière sereine avec des agents de la SNCF, avec des cheminots, avec des agents de la RATP. Et on va évidemment continuer, je le ferai encore toute la semaine, à échanger, se déployer sur le terrain. Et on ne va pas se planquer quand c'est compliqué.

2:20
Présentateur

Clément Bonne, Emmanuel Macron dit qu'il veut une loi sur l'immigration d'ici cet été. Mais dans cet entretien aux Parisiens, il ne parle plus du volet qui devait consister à régulariser les sans-papiers qui travaillent dans des métiers en tension. Est-ce que cette mesure sera bien dans la loi ?

2:36
Invité politique

Je ne suis pas en charge de ce dossier, mais j'ai noté que le Président avait dit qu'il voulait un texte... C'est la mesure qui hérisse la droite. Oui, j'y viens, mais le Président a dit qu'il voulait un texte, je crois, d'un seul tenant. Je comprends quand on dit un texte d'un seul tenant, que c'est un texte, le Président d'ailleurs le dit en ces termes à peu près, qui garde un équilibre. Il a parlé d'un en même temps assumé. Un en même temps assumé, c'est précisément à la fois des règles strictes, strictement appliquées. Quand on est en situation irrégulière, on ne reste pas sur le territoire national. Il faut le faire appliquer rapidement.

Et puis, quand on a le droit de rester, parce qu'on est un demandeur d'asile, parce qu'il y a des conditions de travail qui peuvent être, dans certains cas, assouplies ou tolérées de manière plus flexible, eh bien, ça doit aussi figurer dans le débat. Et je crois que c'était l'équilibre du texte. Encore une fois, je ne suis pas en charge ni du travail, ni du ministère de l'Intérieur. Donc, je vais m'exprimer sur les sujets dont je porte la responsabilité. Mais j'ai entendu le Président dire son attachement, qui est d'ailleurs notre politique d'immigration depuis le départ, y compris au niveau européen, à un équilibre, à un en même temps revendiqué sur fermeté et humanité.

3:37
Présentateur

Elisabeth Borne avait dit, promis, je n'utiliserai plus de 49.3 en dehors des textes budgétaires. Et quand on l'interroge sur ce point, Emmanuel Macron dit dans cet entretien, j'exclus rien. Qu'est-ce qui s'est passé entre les deux ?

3:48
Invité politique

Écoutez, là aussi, je sais qu'on aimerait raconter le récit différent, au sens du potentiel des accords. Je n'y crois pas une seconde. En tout cas, ils ne disent pas la même chose. Mais le Président de la République, il est interrogé sur ce point très précis, d'ailleurs, dans cet entretien.

4:02
Présentateur

Il pourrait dire, comme Elisabeth Borne l'a dit...

4:04
Invité politique

Non, il a dit le 49.3, c'est le gouvernement, donc la chef du gouvernement, qui engage sa responsabilité. C'est acté, pour être très précis, en Conseil des ministres, donc sous la présidence du Président. Mais le Président, et d'ailleurs, il a raison de respecter cet équilibre institutionnel, ce n'est pas lui qui active le 49.3.

4:18
Présentateur

Techniquement parlant, mais vous savez bien qu'il est hors de question qu'un Premier ministre déclenche un 49.3 sans que le Président de son feu vert. Certainement, mais la Première Ministre...

4:25
Invité politique

On joue un petit peu sur les mots. Non, mais la Première Ministre a dit qu'elle souhaitait, comme chef du gouvernement, utiliser le 49.3, si besoin, pas systématiquement, sur les textes budgétaires et l'éviter sur les autres. Le Président n'a pas dit le contraire.

4:35
Invité

Clairement, sur le texte de l'immigration, le 49.3 pourrait être dégainé.

4:38
Invité politique

Mais je n'en sais rien. Et de toute façon, encore une fois, on raisonne comme si, depuis le début de cette mandature, on avait fait tous les textes au 49.3, c'est une infime minorité. On fait comme s'il y avait une sorte de plaisir du 49.3. Le 49.3, c'est un dernier recours pour faire passer des réformes qui sont parfois difficiles. Et je le redis, c'est un outil constitutionnel et démocratique. Ensuite, la doctrine d'utilisation, si je puis le dire ainsi, de cet article de la Constitution, c'est la chef de gouvernement qui le décide, qui le décide, en accord évident avec le Président de la République. On verra au cas par cas.

On ne va pas parler de la procédure avant de parler du fond sur des réformes qui ne sont pas encore au Parlement.

5:12
Invité

Clément Bonon, c'est la situation sociale et compliquée. On l'a dit en début d'interview. La situation politique l'est aussi. Le président LR de la région des Hauts-de-Franck, Xavier Bertrand, dit qu'Emmanuel Macron doit nommer un Premier ministre qui n'est pas membre de sa majorité. Vu la situation politique, en l'absence de majorité, est-ce que vous y êtes favorable, vous, à un Premier ministre LR ?

5:31
Invité politique

Je ne sais pas si Xavier Bertrand voulait faire acte de candidature. Cette déclaration est un peu étonnante, c'est dans sa bouche à ce moment-là. Mais au-delà, encore une fois, des personnes, la question qui se pose, c'est comment on construit une majorité ? Il faut tous qu'on acte...

5:44
Invité

Là, vous avez visiblement besoin de la droite.

5:46
Invité politique

Mais pas que. Moi, je crois, et la Première ministre l'a dit, c'est peut-être passé inaperçu, il y a quelques jours au Conseil national du parti Renaissance, elle a dit qu'il faut des majorités de projets, parce que dans notre culture politique, on peut le regretter peut-être, mais avoir des coalitions stables dans la durée d'une législature, ça n'est pas ce qu'on fait d'habitude, ce n'est pas la pratique des partis politiques, c'est ainsi, actons-le. Et si on veut faire voter des textes, et on a besoin de faire voter des textes, il faut travailler avec ceux qui sont prêts à le faire, à droite ou à gauche.

6:13
Présentateur

Mais si on veut clément bonnes des majorités avec la gauche, est-ce qu'il faut passer son temps à taper sur la gauche, comme le fait Gérald Darmanin ? Le terrorisme intellectuel, etc.

6:21
Invité politique

Moi je distingue dans l'hémicycle, au sein de la NUPES, pas moi qui ai créé cette alliance, mais j'essaye d'être objectif, entre une culture et un parti politique, la France insoumise, que je crois être dans une forme de radicalité politique, revendiquée là aussi, et puis d'autres partis, les écologistes, les communistes, le parti socialiste, avec lesquels j'en suis persuadé, mais à eux de le dire aussi, on peut travailler. Avec les communistes aussi. Mais je prends un exemple très simple, c'est d'ailleurs pas de la science-fiction, c'est la réalité. On a voté une loi sur l'énergie nucléaire, parce qu'on a voté 25 textes depuis le début de la législature, on a tendance à l'oublier.

25 textes, le dernier, un des derniers sur l'énergie nucléaire, majeur pour accélérer la transition écologique, il a été voté par le groupe communiste à l'Assemblée nationale. J'étais moi-même à l'Assemblée il y a quelques jours, on a reporté l'ouverture à la concurrence des bus parisiens, c'est une proposition de loi qui émane du groupe communiste, que la majorité a amendée, et soutenue parce que c'était une bonne réforme, avec un certain nombre de petits changements.

Donc on peut le faire, c'est pas, encore une fois, déraisonnable, c'est pas de la science-fiction, c'est pas de la com', c'est la réalité du Parlement, et quand on a une force politique qui a la majorité relative, c'est-à-dire qui est la première force politique, mais qui doit chercher des alliés, je pense qu'on ne doit s'interdire rien du tout, et le faire au cas par cas. Et s'il y a des gens constructifs à droite, tendons la main, s'il y a des gens constructifs à gauche, et j'ose croire qu'il y en a, je viens de cette famille politique,

7:40
Présentateur

travaillons avec eux. Clément Beaune, ministre des Transports, est l'invité de France Info jusqu'à 9h, il est 8h40, le fil Info avec Sophie Echène.

7:48
Invité

388 personnes évacuées du Soudan par l'armée de l'air française entre hier soir et ce matin, des Français, mais aussi des Africains, des Européens et des Américains. Les évacuations doivent se poursuivre aujourd'hui, alors que les combats font toujours rage entre militaires et paramilitaires dans le pays, plus de 400 morts en une semaine. Emmanuel Macron avertit, à propos de l'inflation sur les prix de l'alimentaire, ça va être dur jusqu'à la fin de l'été. Le chef de l'État livre une longue interview dans Le Parisien Aujourd'hui en France, ce matin à l'occasion du premier anniversaire de sa réélection.

Il affirme notamment avoir durci les négociations commerciales avec la grande distribution. Emmanuel Macron qui sera en Belgique aujourd'hui à Ostende avec 8 autres dirigeants européens pour un sommet sur l'éolien afin d'accélérer son déploiement en mer du Nord. Et puis y aura-t-il un concert de casserole ce soir au Théâtre de Paris ? La CGT Spectacle entend bien réserver un comité d'accueil à la ministre de la Culture à l'occasion de la 34e Nuit des Molières. France Info

8:46
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

8:51
Invité

Avec le ministre des Transports, Clément Bonne, vous revenez tout juste d'un déplacement en Ukraine où vous avez notamment rencontré le Premier ministre ukrainien. L'objectif de ce voyage, c'était de parler de l'après-guerre, de la reconstruction du pays. C'est pas mettre la charrue avant les bœufs ?

9:04
Invité politique

J'étais en effet trois jours en Ukraine. On a parlé de la reconstruction et on a parlé aussi de l'aide d'urgence. Mais les deux sont très importants. J'étais d'ailleurs frappé que les Ukrainiens eux-mêmes, j'ai vu le Premier ministre longuement, plusieurs vice-premiers ministres, évoquent cela parce qu'ils veulent aussi se projeter, évidemment, dans la guerre qui doit être menée, qui n'est malheureusement pas finie, mais dans l'après pour donner un avenir à leurs enfants. Plusieurs ont eu cette formule. On ne veut pas que ce soit la guerre après la guerre.

C'est-à-dire que quand on est un pays qui se projette dans l'Europe, qui se projette dans la paix, qui se projette dans l'après, on doit aussi commencer à construire ce moment de reprise économique, de reprise politique. Mais je suis allé pour apporter une aide très concrète, dire le soutien indéfectible de la France et surtout un soutien le plus concret possible dans tous les domaines des transports et de la logistique pour ce qui me concerne. On va livrer des rails supplémentaires, des bus supplémentaires, des bateaux supplémentaires. Donc évidemment priorité à l'urgence, évidemment priorité à l'effort de guerre qui a un volet militaire, mais qui a aussi un volet civil.

Et je voulais incarner cette coopération et la renforcer.

10:02
Invité

Mais clairement, est-ce qu'on est en train d'aider matériellement les Ukrainiens aujourd'hui pour espérer récupérer des marchés pour la reconstruction après la guerre ?

10:10
Invité politique

Non, vous savez, ce n'est pas l'urgence. Et j'ai rencontré beaucoup d'entreprises françaises qui sont présentes, qui n'ont jamais quitté l'Ukraine dans tous les domaines. Domaine de la banque, domaine du transport maritime, domaine de l'énergie. Et les Ukrainiens nous disent qu'on est fiers que ces entreprises soient restées malgré tout. Leurs équipes risquent leur vie et sont là pour aider l'Ukraine. Et je peux vous dire, ce n'est pas une question de rentabilité. En revanche, je le dis bien sûr, c'est aussi une question de souveraineté européenne. Pour l'après, j'espère que cet après arrivera le plus vite possible. Mais ce n'est pas encore aujourd'hui ou demain matin.

Il faut que nos entreprises, notre expertise, notre engagement dans le secteur public et dans le secteur privé soient d'abord européens pour aider l'Ukraine.

10:45
Invité

Mais est-ce qu'il y a une compétition entre pays européens pour justement reconstruire l'Ukraine ? Vous, vous y êtes allé clairement pour que les entreprises françaises prennent de la place dans ce marché, dans ces chantiers à venir.

10:56
Invité politique

J'y suis allé en réunissant avant et je les réunirai après les entreprises françaises qui sont les plus engagées d'abord pour aujourd'hui encore une fois qui peuvent faire des dons, qui peuvent être présentes, qui ont besoin dans une économie qui continue à tourner d'être active. Et oui, moi je le revendique pour l'après, mais vous avez raison, vous le dites vous-même, ne mettons pas la charrue avant les bœufs. Il faut déjà que cette guerre se termine et soit gagnée. Clément Beaune, il faut qu'on soit là dans ce moment. Mais oui, pour l'après, je souhaite que nos entreprises, que nos acteurs français et européens soient présents.

Ce n'est pas indécent de dire cela, mais l'urgence, c'est les dons, c'est le soutien, c'est la présence immédiate.

11:26
Présentateur

Il y a eu ce week-end plusieurs milliers de manifestants protestants contre le projet en France d'autoroute à 69, autoroute qui doit relier Castres à Toulouse. Projet, disent les opposants, en totale contradiction avec l'urgence climatique car il va détruire des centaines d'hectares agricoles pour gagner, disent-ils toujours, un quart d'heure de trajet. Ça vaut vraiment le coup ?

11:45
Invité politique

On doit évidemment revoir un certain nombre de projets routiers. Je l'ai dit, la première ministre elle-même l'a dit quand elle a présenté un plan d'avenir pour les transports au début du mois de mars et donc il est hors de question de faire comme avant. Je prends quelques exemples. Dont celui-ci ? J'y viens de manière globale parce que ce n'est pas une approche au cas par cas. On va avoir des contrats d'investissement des infrastructures entre l'État et les régions qui vont être négociés à partir des prochains jours.

Il est clair qu'on va réduire la part des projets routiers, il n'y en aura pas zéro, il y en aura moins pour donner une priorité assumée aux transports publics et aux transports ferroviaires. J'ai déjà annoncé que sur des projets autoroutiers qui paraissaient aujourd'hui complètement déconnectés, qui n'étaient d'ailleurs souvent plus attendus par les élus même entre Poitiers et Limoges ou au sud de Lyon, ce qu'on appelle la 46, ces projets, je les ai suspendus voire supprimés. Et on a lancé sous l'autorité de la première ministre, j'ai lancé dès le mois de janvier une revue de tous les projets autoroutiers qui sont devant nous.

La 69 est examinée dans ce cadre et là, en revanche, on va faire une analyse projet par projet parce qu'il y a des critères environnementaux, il y a des critères de désenclavement des territoires, on ne peut pas dire depuis Paris qu'il n'y a pas de problème de connexion dans certaines régions, il y a des questions de coût.

12:52
Invité

Pour gagner 15 minutes, ça vaut le coup ou pas ?

12:54
Invité politique

Ça sera examiné justement. Moi, je ne vais pas vous dire...

12:56
Présentateur

Donc, le projet, il n'est pas encore forcément...

12:59
Invité politique

C'est profiable. J'y viens pour être très précis, ce projet, il est spécifique parce que c'est le projet autoroutier aujourd'hui le plus avancé. Il y a des travaux qui ont commencé, on est dans un état de droit. Il y a eu des règles, des procédures, y compris environnementales et à chaque fois, le juge, y compris sur les critères environnementaux, a confirmé ce projet. On va regarder ce projet et les choses ne sont pas d'ailleurs blanches ou noires. On peut imaginer de limiter les impacts environnementaux d'un projet. C'est possible.

13:23
Invité

Pardon, Clément Beaune, ça veut dire ce matin que le projet peut être avorté.

13:26
Invité politique

Ça veut dire qu'on regarde tous les projets routiers, dont celui-ci, en prenant en compte la particularité de ce projet, c'est qu'il est très avancé, c'est qu'il a déjà fait l'objet de débats et de procédures juridiques et je ne peux pas ignorer ce phénomène. Mais on peut reculer ou pas ? La réponse sur tous les projets routiers, ce sera d'ici le début de l'été. Mais on peut reculer donc, si on comprend bien.

13:43
Présentateur

Vous pouvez encore mettre le projet en mode pause.

13:45
Invité politique

Vous avez une approche où ça consisterait à dire on fait tout comme avant

13:48
Présentateur

ou on arrête tout. Une bétonneuse, soit on l'envoie, soit on ne l'envoie pas.

13:52
Invité politique

On est dans une phase très préliminaire des travaux et par exemple réduire les impacts environnementaux, ça me paraît possible et souhaitable. Je ne veux pas préjuger puisque j'ai décidé avec les élus d'avoir cette discussion. J'ai entendu aussi beaucoup d'élus locaux qui me disent on est pour ce projet et très honnêtement, je ne les ai peu entendus ces derniers jours. Donc s'ils tiennent au projet, il faut aussi qu'ils le disent très clairement parce qu'il y a beaucoup d'élus de toute sensibilité politique, de toute sensibilité politique, y compris de gauche pour être très clair, qui sont pour ce projet et qui doivent aussi dire quelle est la vie de ces élus en tant qu'élus du peuple

14:23
Présentateur

dans la région, dans le département ou dans la ville de Castres. Clément Bonny, il faut trouver 100 milliards d'euros pour financer le rail d'ici 2040. C'est l'annonce qu'a faite Elisabeth Borne il y a quelques semaines. Le patron de la SNCF a une idée pour trouver cet argent. Il dit allons le chercher en partie dans l'aérien et dans les autoroutes qui polluent davantage que le rail. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce que c'est là qu'on trouvera une partie de ces 100 milliards ? Alors je vais vous dire

14:48
Invité politique

un scoop. C'est même mon idée et je l'ai exprimé il y a déjà plusieurs semaines. Ah, il vous a copié.

14:52
Invité

Ah, il vous l'a piqué.

14:52
Invité politique

Non, j'en suis ravi. Mais je vois toutes les semaines le prénom de la SNCF donc ce n'est pas complètement normal qu'on ait quelques idées communes. Donc on va taxer les autoroutes ? Mais c'est une possibilité en effet. La première ministre là aussi, quand elle a présenté ce plan et les 100 milliards a dit il faut qu'on le finance. La transition écologique c'est beaucoup d'argent et on ne va pas augmenter les impôts des français. On est en train d'essayer de donner du pouvoir d'achat notamment aux classes moyennes et aux gens en difficulté.

15:15
Présentateur

Donc l'idée c'est de tordre le bras aux sociétés d'autoroutes qui ont fait d'après un rapport du Sénat 12% de rentabilité depuis qu'on les a privatisés.

15:21
Invité politique

Mais oui, c'est de chercher des ressources pour financer le transfert d'un certain nombre de nos déplacements de la route vers le rail et vers les transports publics. Donc il y a deux pistes très concrètes. Effectivement une taxation sur les sociétés d'autoroutes et sur le transport aérien. C'est d'ailleurs ce qu'on avait déjà fait dans le passé et il y a en ce moment là aussi d'ici l'été les choses seront précisées une consultation parce qu'il y a des questions juridiques je ne rentre pas dans la technique très lourde sur la possibilité de taxer les sociétés autoroutières. Mais elles vont se laisser faire comme ça ?

15:48
Présentateur

Vinci et Fâche vous avez leur dire on vous taxe il y a des contrats il y a des concessions

15:52
Invité politique

mais pardon moi je ne suis pas dans un combat on est encore une fois dans un état de droit. Moi je défends les concessions autoroutières Vous allez les convaincre ? Pardon. Non les taxes ce n'est pas de la conviction c'est la loi. Donc moi je ne suis pas dans un combat les concessions autoroutières je pense que c'est utile. Les sociétés autoroutières on leur a demandé typiquement de mettre des bornes électriques sur toutes les autoroutes de France c'est aujourd'hui fait. Donc moi je ne suis pas en train de dénoncer ce sont des grands champions français et parfois on caricature le débat.

16:15
Invité

Sauf que vous dites elles gagnent trop d'argent là. Mais je dis que

16:17
Invité politique

quand il faut financer la transition écologique il est normal que la route finance davantage le chemin de fer il y aura un débat budgétaire au Parlement à l'automne comme chaque année il peut y avoir des financements supplémentaires il y a un débat qui avait fait couler beaucoup d'angles celui des jets privés on les taxe justement pour financer la transition écologique ça me paraît sain.

16:37
Présentateur

Clément Beaune ministre des transports invité de France Info jusqu'à 9h le fil info à 8h50 avec Sophie Echenne.

16:44
Invité

L'association droit au logement appelle à stopper l'opération anti-immigration à Mayotte elle est imminente la France prévoit de déloger et expulser des migrants sans papier des comoriens pour la plupart près de 2000 policiers et gendarmes sont mobilisés sur place le DAL dénonce une opération brutale 5 sénateurs français de tous bords politiques à Taïwan pendant 5 jours à partir d'aujourd'hui ils doivent rencontrer plusieurs personnalités dont la présidente de l'archipel et plusieurs ministres pour afficher le soutien de la France en cas d'agression militaire de la Chine la pollution de l'air responsable de la mort prématurée d'au moins 1200 enfants et adolescents en Europe conclusion d'un rapport de l'agence européenne de l'environnement publié ce matin un rapport qui souligne tout de même des progrès au cours des années passées la situation européenne reste globalement meilleure qu'ailleurs dans le monde en football Marseille déloge l'Anse et reprend sa place de dauphin du classement de la Ligue 1 après sa victoire à Lyon hier soir de Buzyn l'OM qui peut à nouveau rêver de la Ligue des Champions France Info

17:42
Présentateur

le 830 France Info Salia Brakia Marc Fauvel

17:47
Invité

Clément Beaune l'Américain Tesla vient de se lancer dans une guerre des prix en baissant drastiquement le prix de ses voitures électriques est-ce que c'est une bonne nouvelle ?

17:57
Invité politique

Non parce que nous avons besoin de produire nous-mêmes des voitures électriques en France et en Europe qui soient abordables il faut être très clair aujourd'hui c'est quoi le marché des voitures électriques c'est des produits de luxe et ou des produits non européens principalement chinois et donc l'enjeu c'est non pas de refuser cette transition écologique ou industrielle parce que si dans 10 ans on se retrouve il n'y a toujours pas de production de voitures électriques en France et en Europe on sera balayé et en plus on aura un énorme problème climatique

18:23
Invité

que vous voyez bien que ce n'est pas la stratégie des constructeurs automobiles français qui préfèrent construire moins de voitures mais avec plus de manche

18:29
Invité politique

non on va arriver notamment à partir de 2024 à un moment on va reprendre une production prendre, créer une production de voitures électriques plus abordables en France et en Europe il y a des usines qui sont en train d'ouvrir pour produire des batteries électriques chez Renault et chez Célantis il va y avoir des productions de véhicules abordables dans les prochaines années ça démarre dès l'année prochaine c'est énorme ça veut dire une voiture électrique à combien par exemple en entrée de gamme ? je ne sais pas exactement quel prix les constructeurs fixeront ou alors de combien

18:55
Présentateur

ça pourrait baisser chez Tesla c'est spectaculaire aujourd'hui

18:58
Invité politique

aujourd'hui monsieur Fouvel je crois qu'un véhicule électrique sur le marché c'est pour ça que je dis que c'est un produit de luxe c'est en moyenne plus de 40 000 euros si vous avez des prix constructeurs indicativement qui sont autour de 15 000 euros avec les aides puisqu'il y aura des aides toujours des subventions publiques pour faciliter l'accès à ces voitures on peut arriver à des prix qui deviennent compétitifs et abordables et je pense qu'on peut le faire

19:16
Présentateur

dès l'année prochaine ce qui n'est pas encore une fois aujourd'hui la logique des constructeurs qui disent c'est ce qu'on rappelait Salia on préfère vendre moins de voitures mais avec une marge plus importante contrairement à ce qu'a fait par exemple Carlos Ghosn

19:27
Invité politique

on est en train de changer de modèle et moi j'y crois beaucoup parce qu'on doit le faire au niveau européen pourquoi on s'est battu pour fixer cette date de 2035 qui est la fin de la vente des voitures neuves thermiques et donc passage aux voitures neuves à l'électrique parce que si on ne donne pas ce signal à nos constructeurs si on ne leur dit pas c'est là dessus qu'il faut mettre le paquet qu'il faut investir en France et en Europe et on les aide y compris avec des subventions publiques pour investir et pour se transformer et bien là on ne créera pas de marché assuré par nos propres constructeurs français, allemands ou autres c'est ça le défi c'est est-ce qu'on produit en Chine ou aux Etats-Unis la voiture électrique abordable de demain ou est-ce qu'on la produit chez nous et c'est possible il y a encore quelques mois on ne produisait aucune batterie électrique sur le territoire français et européen on va être autonome en batterie électrique d'ici 2027 donc ce défi c'est un défi industriel majeur qui nécessite la mobilisation de nos industriels des règles claires de la part des autorités publiques au niveau européen c'est ce qu'on vient de faire et du soutien financier parce que le véhicule électrique produit chez nous c'est le premier défi écologique

20:26
Présentateur

et industriel des années qui viennent est-ce que vous soutenez les collectivités locales qui en ce moment repoussent je pense à celle de Lyon ou encore à la métropole du Grand Paris les prochaines dates des ZFE c'est-à-dire l'interdiction des voitures les plus polantes est-ce que le ministre des transports leur dit vous avez raison on n'est pas toujours prêt mais je leur dis prenez le temps qu'il faut

20:42
Invité politique

absolument pourquoi ?

oui parce qu'il y a un fantasme et je voudrais tordre le cou à une idée qui circule c'est pas l'état qui depuis Paris et depuis le centre-ville bobo de la capitale dirait dans toute la France il y a un rideau qui va tomber à l'entrée des métropoles et des centres-villes à la fin de l'année 2024 c'est ça qu'on entend c'est ça qui fait très peur aux gens et je peux comprendre c'est pas ça qui va se passer la loi elle a dit dans la mandature précédente il faut créer ces zones à faible émission c'est-à-dire un périmètre et puis par étapes ce qu'on appelle les fameux critères les vignettes critères 5, 4, 3, etc par étapes les collectivités parce que ce sont les mieux placées définissent le calendrier de restrictions mais il n'y a aucune contrainte de tout faire ou même de commencer au 1er janvier 2025 donc s'il faut du temps il faut arrêter ce match entre les collectivités et l'état s'il faut du temps à Paris à Grenoble à Marseille à Saint-Etienne ou ailleurs ce sont les présidents des métropoles qui le savent c'est pas le ministre des transports qui sait à leur place et donc oui je le dis très fortement les collectivités ont cette liberté de fixer le calendrier maintenant les ZFE

21:42
Présentateur

mais du coup c'est un calendrier qui ne sert plus à grand chose

21:44
Invité politique

si parce qu'il faut commencer au 1er janvier 2025 à avoir défini le périmètre

21:48
Présentateur

mais si on a un périmètre sans interdiction à l'intérieur du périmètre

21:51
Invité politique

il est juste symbolique non parce que ce qui se passe en pratique d'où d'ailleurs les inquiétudes c'est que beaucoup de collectivités ont commencé sur les premiers critères et le critère 5 par exemple qui est le plus polluant qui concerne peu de véhicules ça a commencé ce qui inquiète les gens

22:03
Invité

sans sanctions sans PV

22:04
Invité politique

mais ça va venir progressivement mais là aussi pourquoi on fait des ZFE pourquoi il y a cette loi qui prévoit avec des adaptations territoriales des ZFE parce qu'il y a 45 000 personnes qui meurent chaque année à cause de la pollution de l'air je voyais sur votre bandeau il y a 1200 jeunes en Europe qui meurent chaque année des enfants de la pollution de l'air donc on doit faire quelque chose cette transition écologique on doit la faire mais on doit la faire dans le temps et donc il faut si parfois il faut quelques mois de plus si parfois il faut un an de plus pour accompagner pour faire aussi en sorte qu'il y ait plus de véhicules électriques parce qu'aujourd'hui c'est une minorité pour faire en sorte qu'on mette des aides en place de l'Etat et des collectivités pour faciliter ce passage électrique prenons ces quelques mois supplémentaires encore une fois je le redis il n'y a pas ce rideau de fer qui tombe le 1er janvier 2025 dans les centres-villes de France ça n'est pas vrai et il y a un calendrier qui s'adapte

22:49
Invité

Clément Beaune le mariage pour tous à 10 ans une loi adoptée dans la douleur tant les oppositions étaient fortes vous étiez vous à l'époque à Matignon aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault 10 ans après vous dites merci au président François Hollande d'avoir tenu

23:04
Invité politique

si à toutes celles tout seul président François Hollande le Premier ministre Jean-Marc Ayrault pour lequel je travaillais la ministre de la justice de l'époque Christiane Taubira les députés bref les militants qui ont fait que ce combat était un aboutissement et était possible je crois qu'on mesure pas encore c'était un immense événement c'était un immense événement pourquoi ?

parce que je le vis moi-même comme responsable politique et comme à l'époque un jeune gay quand la loi vous dit vous êtes l'égal de l'autre il n'y a rien de plus fort il n'y a rien de plus fort pour un jeune que d'entendre que la loi pas les petits camarades de l'école qui peuvent faire des commentaires douteux pas les gens qui peuvent proférer sur les micros des insultes violentes la loi dans la république c'est elle qui fait référence elle vous dit vous êtes comme les autres vous avez les mêmes droits vous en saisissez ou pas mais devant la loi devant un maire devant une autorité publique vous valez la même chose qu'une personne qui a une autre orientation sexuelle c'est immense comme changement

23:55
Invité

mais je l'ai dit à l'époque il y avait une forte opposition à cette loi parmi les opposants les plus féroces il y avait des membres du gouvernement actuel comme Gérald Darmanin comme Christophe Béchut aujourd'hui ils font leur mea culpa ils disent on s'est trompé est-ce que vous les sentez sincères ?

24:10
Invité politique

moi je ne fais pas je ne suis pas procureur je ne sonde pas les reins et les cœurs tant mieux si on dit et c'est une preuve aussi d'évolution et de courage je me suis trompé ça a changé moi ce qui m'importe ce n'est pas telle ou telle déclaration c'est que la société a profondément changé on l'a oublié d'ailleurs les français étaient favorables au mariage pour tous dans leur immense majorité il y avait eu un débat démocratique au moment des élections présidentielles de 2012 et puis il y a un parlement qui a voté une très grande majorité je pense aussi par les membres du gouvernement par exemple à mon collègue Franck Riester qui était l'un des seuls face à tout son camp qui a voté cette réforme à l'époque il fallait un sacré courage donc je pense à toutes celles et tous ceux qui se sont battus et parfois courageusement et je vois à quel point aujourd'hui quand vous regardez les images des manifestations des débats parlementaires tout ça apparaît décalé ça qui m'importe tant mieux parce que ce débat n'aurait plus lieu dans les mêmes termes aujourd'hui ça veut dire que notre pays a profondément mûri sur le chemin de l'égalité même si tout n'est pas facile l'homophobie ça existe encore les attaques les insultes homophobes ça demeure donc c'est ce combat là aussi qu'on doit mener aujourd'hui avec les associations Merci à vous Clément votre ministre des Transports a été ce matin l'invité de France Info Bonne journée à vous