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Discours / meetingLa France insoumise (sur YouTube)· 25 février 2022 98 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & élections

Meeting de l'Union populaire à Saint-Nazaire avec A. Quatennens, C. Guetté et M. Tavel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 75 %Attaque 20 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:00Mathias TavelPromesse
    « Nous défendrons la propriété publique et nationale des chantiers de l'Atlantique. »
  • 8:30Mathias TavelPromesse
    « Nous interdirons le recours au travail détaché qui est une honte. »
  • 12:00Mathias TavelPromesse
    « Nous abrogerons les ordonnances Macron qui veulent faire varier le droit du travail d'une entreprise à l'autre. »
  • 8:00Locuteur 1Chiffre
    « 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de personnes dans ce pays, 40 % de la population. »
  • 9:30Locuteur 1Chiffre
    « 100 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, 8 millions qui dépendent de l'aide alimentaire, 12 millions qui subissent les conséquences de la précarité énergétique. »
  • 10:30Locuteur 1Promesse
    « Nous voulons faire en sorte que les premiers mètres cubes d'eau qui sont indispensables à la vie soient gratuits pour toutes et tous sans distinction. »
  • 12:30Locuteur 1Promesse
    « Nous sommes les partisans du blocage des prix des produits de première nécessité. »
  • 21:00Locuteur 1Chiffre
    « Financer la retraite à 60 ans, c'est simplement deux petits points de plus de la richesse nationale à consacrer aux retraites. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonsoir à tous et à toutes. Merci d'être venu. Les meetings, c'est l'occasion pour nous de prendre de la force.

Cela donne du courage pour continuer et c'est aussi le moment pour faire connaître notre projet de société, nos valeurs qui sont dans le programme l'avenir en commun. Nous remercions tous les camarades et amis militants qui sont ici, qui ont collé, distribué des traqus, aidé pour l'organisation de cet événement sans qui sans qui rien n'est possible, ni ce meeting, ni la victoire qui devient de plus en plus possible. Un grand merci également aux camarades du POI, parti ouvrier indépendant qui ont mis toutes leurs forces militantes au service de l'action populaire.

Un grand merci également à Claude, maire de Triniac, commune voisine, qui a donné son paronage à Jean-Luc Mélenchon. On peut vous dire qu'aujourd'hui on a les 500 parrainages. [applaudissements] Bon, on est désolé de vous avoir fait un peu attendre mais bon voilà, c'est un peu l'organisation, un peu les alléas de l'organisation.

Euh une petite info, on tout le monde a suivi les le déroulement de ce qui se passe à l'international. le demain à 11h à Saint- Naazer sur l'Espé des droits de l'homme, il y a un rassemblement contre la guerre en Ukraine. Donc on espère que on sera beaucoup plus nombreux qu'aujourd'hui mais qu'au moins tous ceux qui sont ici qui ont l'information puissent la diffuser autour autour d'eux et donc faire venir des gens.

Donc 11h espin des droits de l'homme à Saint-Nazer. Ça c'est sur les les choses politiques. Il faut il faut évidemment on déteste la guerre, on ait la guerre donc il faut il faut se mobiliser.

Je pense que c'est par des mobilisations populaires qu'on peut gagner. On peut gagner les luttes contre la guerre mais aussi on peut gagner les présidentiels sur des choses toutes simples. Donc on va voir le meeting et puis comme on est des gens civilisés, ben on boira un pot après.

Donc il y aura un pot offert et ça ça c'est quand même un peu l'essentiel parce que c'est vraiment le pot de l'amitié et c'est ça qui nous et c'est ça qui nous rassemble. Il y a juste à côté à droite jusquici là à droite il y a des donc une quelques livres à à vendre. Il y a le livre de Adrien Catedin qui dédicrassera, pour ceux qui sont intéressés, hein, par son livre après la qui dégrassera son livre après le le meeting.

Il y a donc aussi le programme à vendre. Pour ceux qui seraient encore plus intéressés, qui seraient hyper motivé, qui ont envie de coller des affiches, il y a des plein d'affiches à récupérer, à coller, il y a des des tracts à distribuer, il y a des gens à convaincre. Donc hésitez pas.

Si vous êtes encore surmotivé et ben à la librairie, il y a moyen de laisser se coordonner, contacter les gens qui sont qui anime un peu cette campagne là, qui sont très nombreux ici, qui ont qui permettent d'avoir ces ce type de ce type de meeting. Mais bon, c'est pas moi que vous êtes venu écouter. Alors, je vous je vous demande donc de d'accueillir Mathias Tavel qui est conseiller régional de pays de la Loire, Clémence Gueté qui a coordonné le programme qui qui est en vente ici et Adrien Catinasins qui est député du nord et député de la France insoumise à l'Assemblée nationale.

Allez, bon meeting. Merci. [musique] [musique] Merci.

J'ai entendu des on va gagner. En 2017, c'était seulement 10 jours avant le premier tour. Vous avez de l'avance.

On est en avance et oui, on va gagner cette élection parce que la dynamique qui est là, celle que vous incarnez ce soir, celle qui a été rendue possible hier par le fait que enfin nous avons obtenu 540 promesses, 540 parrainages pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. [applaudissements] Cette dynamique là peut changer l'histoire de France et c'est ça que nous sommes en train de faire. Et je veux moi aussi remercier les maires, les élus qui ont paré la candidature de Jean-Luc Mélenchon, queles que soient leurs opinion, qu'ils soutiennent ou pas notre programme et en particulier le maire de Trnac, ça a été dit mais puisque nous sommes ici, merci à lui. [applaudissements] Nous sommes à Saint-Nazer, ville où a grandi Aristi Brillant qui a consacré une partie de sa vie à la paix.

Nous sommes à Saint-Nazer, dernier territoire européen libéré de la deuxième guerre mondiale le 11 mai 45, 3 jours après la capitulation allemande. Et de Saint-Nazer, nos premières paroles seront forcément des paroles pour la paix. pour la paix en Ukraine, pour le respect du droit international, pour le cesser le feu, pour l'évacuation des troupes russes qui n'ont rien à faire dans ce pays. [applaudissements] Oui, vous pouvez applaudir, vous pouvez applaudir le peuple ukrainien qui à cette heure sous les bombardements, parfois dans l'exil, fait preuve de sang frroid, de courage et mérite notre soutien.

Et je vous appelle moi aussi à participer demain à 11h au rassemblement qui est organisé à Saint-Nazer et demain après-midi à Nant si certains souhaite s'y joindre. Il est important, applaudissons-les. [applaudissements] Applaudissons aussi les citoyens russes qui hier, bravant les menaces et la répression ont manifesté contre la guerre.

Parce que dans cette histoire [applaudissements] et comme toujours comme toujours dans la guerre, ce n'est pas des peuples qui s'opposent, ce sont des intérêts. Et nous ne confondons pas les deux. Nous ne confondons pas le peuple russe avec les intérêts que prétend défendre celui qui est à la tête de la Russie aujourd'hui.

Comme jamais nous n'avons confondu les intérêts de quelques-uns qui font les guerres contre les intérêts du peuple. et des peuples en général. Oui, nous sommes contre cette guerre et nous la condamnons fermement.

Il faut aujourd'hui des initiatives diplomatiques pour rétablir la paix. Rien ne serait pire qu'une nouvelle escalade. On sait comment ça commence.

On sait jamais comment ça finit. Et peut-être hier soir, avez-vous regardé cette émission sur France I où déjà vous aviez le vat en guerre général habituel Bernard Henry Lévi qui après la Libye, après l'Irak, après l'Afghanistan voulait déjà encore et encore et encore la guerre. Non, on ne répond pas à la guerre par la guerre, on répond à la guerre par la paix.

Et la paix, on la construit. [applaudissements] La paix, on l'a construit par la diplomatie, c'est-à-dire par l'organisation d'un rapport de force qui peut-être économique, [raclement de gorge] qui peut-être d'autres formes agricoles, alimentaires, mais qui toujours doit viser à faire plier les dirigeants avant de punir les peuples qui ne sont pas responsables. Je le dis ici à Saint-Nazer après ce que j'ai dit.

Je le dis aussi en sachant que certains voudraient utiliser cette situation de guerre contre nous en calomniant, en insultant ceux qui comme nous, comme Jean-Luc Mélenchon, défendons la paix depuis toujours. Comme il y a plus d'un siècle, ils insultaient et ils calomniaient Joress parce qu'il refusaient la guerre avec l'Allemagne. Il était censé être un agent de l'Allemagne.

Il était un agent de la paix, il était un agent de l'humanité et c'est ce que nous sommes aujourd'hui. Et je suis fier de mon camarade Jean-Luc Mélenchon et de sa constance dans cette bataille. [applaudissements] [applaudissements] Voilà les enjeux qui sont devant nous. la paix, une pandémie permanente, le changement climatique, une maltraitance sociale qui défigure le pays, le disloc jusqu'à cette honte dans nos épades où tout devient une marchandise, où il faudrait faire du fric avec n'importe quoi.

Voilà les enjeux qui sont devant nous dans cette élection. Ne nous laissons pas tromper, ne nous laissons pas divertir par d'autres questions. C'est déjà beaucoup à régler par un bulletin de vote.

Pour le faire, il faut une vision du monde construite. C'est celle que nous portons, celle de l'humanisme, celle de l'harmonie des êtres humains entre eux et avec la nature. Il faut un programme complet et permettez-moi de saluer en particulier le travail remarquable qui a été fait par Clémence Geté et par tous les camarades. [applaudissements] travail remarquable que l'avenir en commun, c'est 694 mesures, c'est 40 livrets dont le livret maire que j'ai le privilège d'avoir corédigé avec d'autres camarades et qui peut-être ici à Saint-Nazer trouvera un intérêt particulier, il y en a quelques exemplaires et qui par ce programme font la démonstration que nous pouvons concrètement changer les choses pour atteindre les objectifs de lutte contre le changement climatique. de rétablissement de la paix d'une société démocratique et d'une économie et d'un système social humain.

Voilà les objectifs qui sont les nôtres. Il faut un programme, [applaudissements] il faut une vision. Je vous ai parlé de la mer il y a un instant.

Comment imaginer qu'une question aussi importante que celle de cette immensité où la biodiversité est menacée, où il y a à la fois tant de possibilités mais aussi tant de risques, tant de danger. Si nous agons en mer comme nous agissons au sol, si nous reproduisons en mer les folies du productivisme comme elles sont à terre, alors nous aurons tout détruit, tout saccagé, tout aggravé. Alors qu'à l'inverse, nous pouvons en protégeant 30 % du territoire maritime français, en permettant que là où les Français sont présents, ce soit des lieux de coopération et non de prédation.

Nous pouvons faire une université francophone pour que tous les peuples francophones puissent accéder au métier de la mer, à se former, à se qualifier pour que demain ils puissent à la fois prendre soin de la mer et en même temps en tirer les ressources dont ils ont besoin pour vivre, notamment pour se nourrir et pour boire puisque la question de l'eau sera aussi une question centrale et qu'il faudra pouvoir y recourir. Je parle de la mer. Bon exemple, nous sommes à Saint-Nazer.

Saint-Nazer aura été un laboratoire des dégâts du macronisme pendant 5 ans. Ici, un peu partout ailleurs aussi. Mais tous les problèmes que vous rencontrez à Saint-Nazer et dans le bassin sur l'estuaire et au-delà sont des problèmes nationaux que vous pouvez régler avec l'élection.

Ne croyez pas qu'il y a d'un côté les problèmes du quotidien et de l'autre l'élection. C'est la même chose. Vous avez vu en parlant de la mer la question de l'avenir des chantiers naval.

Souvenez-vous, on va nous dire regardez maintenant, c'est l'État qui possède 84 % du capital. Mais pourquoi ? Parce que depuis 2014, des gens comme Jean-Luc Mélenchon le demandaient et que Emmanuel Macron a dû s'y résoudre.

Et souvenez-vous comme il y a encore pas si longtemps, il essayait de les revendre et de privatiser. Il a renoncé, la conjoncture n'était pas bonne et puis maintenant il y a des élections. Mais soyez sûr que dès que l'élection sera passée, il y reviendra et qu'on viendra vous vendre la privatisation, la fusion ou je ne sais quoi au nom d'un Airbus européen de la construction navale et autres fadaises.

Nous nous défendrons la propriété publique et nationale des chantiers de l'Atlantique parce que c'est une industrie stratégique pour le pays. [applaudissements] Et au passage, nous interdirons le recours au travail détaché qui est une honte pas pour les travailleurs, les malheureux, mais pour le détachement. Nous ne sommes pas d'accord pour que des personnes viennent travailler en France à des conditions sociales qui ne sont pas celles du droit social français et de la sécurité sociale française.

Je veux saluer le travail des camarades syndicalistes des chantiers qui ont publié des tractes en plusieurs langues pour permettre aux salariés qui ne parlent pas français de connaître leur droit, d'être informés. Mais ce système d'exploitation doit être interdit en France et nous le ferons. Et nous le ferons seul s'il le faut, même si l'Union européenne ne le veut pas.

Ça s'appelle la désobéissance. [applaudissements] Nous refusons qu'un fleuron industriel comme celui-là soit le lieu d'un tel dumping, d'une telle exploitation. Et j'en profite aussi pour dire à ceux qui nous écoutent et peut-être autour de vous à ceux qui pourraient hésiter, ne vous laissez pas diviser selon la nationalité, la langue, la couleur de peau, la religion.

Car si vous vous battez entre vous, pendant ce temps au-dessus, ils s'engressent. C'est leur rêve. Diviser les petits pour mieux régner.

C'est vieux comme le monde. Nous nous défendons la sécoute. Nous pour tous les travailleurs, quel que soit leur nationalité du moment que c'est en France qu'il travaille.

Nous défendons le droit du travail pour tout le monde est le même. Et au passage, nous abrogerons les ordonnances Macron qui veulent faire varier le droit du travail d'une entreprise à l'autre parce que c'est la même logique de dumping à domicile qu'ils veulent appliquer. [applaudissements] Non, nous ne sommes pas d'accord pour que l'industrie maritime soit pillée, gaspillée, utilisée contre l'idée même que nous nous faisons du pays.

De même que nous n'étions pas d'accord pour que les éoliennes d'Alstom soient bradé, vendu à général électrique et que maintenant vous avez vu Macron qui vient vous dire qu'il va racheter les turbines qu'au passage il avait sa bordé, il va les racheter plus cher qu'il les avait vendu. Il y en a qui font des affaires mais par contre il a pas parlé de la branche de l'éolien offshore. Et bien nous dans notre programme figure la renationalisation de cette entreprise.

Pas parce que nous aurions une méfiance particulière. Nous sommes très fiers du travail qui est fait là, notamment par les ouvriers, les ingénieurs, les techniciens, mais parce que la capacité à produire et à fournir les sources d'énergie renouvelables dont nous avons besoin pour la transition énergétique sont un intérêt général du pays et que nous ne sommes pas d'accord pour que les brevets soient soumis et appartiennent à une entreprise qui du jour au lendemain peut décider d'en faire ce qu'elle veut. Il c'est une industrie de souveraineté. que l'énergie renouvelable et donc en l'espèce nous renationaliserons cette entreprise.

Voilà ce que je voulais dire [applaudissements] sur l'industrie maritime mais plus globalement sur l'objectif que nous nous donnons. Si nous voulons aller vers 100 % d'énergie renouvelable, si nous voulons engager le pays dans cette voie où on peut vivre mieux en polluant moins, alors il nous faut planifier ce changement. Et quand vous discutez avec les acteurs de l' des énergies marines renouvelables, de l'éolien offshore et cetera, ils vous disent tous la même chose.

Planifier. J'étais encore il y a 15 jours dans un séminaire, ils étaient tous là. Oui, il faut planifier.

Planifier dans l'espace, planifier dans le temps et cetera. Je je me disais qu'on a gagné. On a gagné au moins cette bataille du mot.

Maintenant, si vous voulez aller du mot à la chose, faudra voter pour Mélenchon. C'est comme ça. Bref, [applaudissements] nous sommes ici dans un laboratoire du macronisme et toutes les questions que vous avez à affronter peuvent se régler dans l'élection.

Je me souviens des camarades devant l'usine CPOL où nous étions l'année dernière avec Alexis Corbière. Je me souviens des camarades de MAN. Je me souviens de tant et tant d'entreprises de lutte ici, actuellement la litterie à Cambon.

À chaque fois, qu'est-ce qui est en cause ? la capacité des salariés à agir et à diriger un certain nombre de décisions dans l'entreprise. Si vous laissez tous les pouvoirs aux actionnaires, alors ils vous utiliseront comme des pions.

Ils pressurisent tant qu'ils peuvent et dès que c'est possible, ils ferment et ils vont chercher ailleurs. Nous, nous ne sommes pas d'accord avec ça. Si nous ne voulons pas que ce genre de situation se reproduise, il faut que les salariés aient des droits nouveaux dans les entreprises.

Et c'est à l'ordre du jour de la 6e République que nous portons aussi qui ne s'arrêtera pas seulement à la question des institutions politiques, mais qui doit entrer aussi dans la question sociale. Oui, les salariés doivent avoir un droit de véu sur les grandes décisions pour imposer l'examen de solutions alternatives. Oui, ils doivent avoir un droit de reprise sur les entreprises et de préemption lorsque l'actionnaire veut fermer et refuse qu'un repreneur prenne l'entreprise.

Oui, voilà des droits nouveaux pour que les travailleurs, les salariés eux-mêmes soient maîtres de leur destin et pas seulement. Des instruments entre les mains de quelquesuns qui voudrait décider du sort des autres. Tout ça pour faire plus de fric.

Voilà de quoi nous sommes ici. [applaudissements] Les pores-paroles, les héritiers. Je me faisais la remarque avant de commencer que j'étais le plus vieux des trois orateurs.

Bon, va falloir que je m'y fasse. Mais quel que soit notre âge et d'autres ici dans la salle seront d'accord avec moi, nous sommes tous les héritiers, les continuateurs d'un état d'esprit, d'un idéal, celui de la justice sociale, celui de la République, de la République sociale et celui de l'écologie politique. Et c'est ça que nous faisons avec le bulletin Jean-Luc Mélenchon.

C'est cette parole là que nous portons dans l'histoire. Je pourrais vous parler de beaucoup d'autres enjeux locaux de la santé, des de la grève aux urgences de l'hôpital de Saint-Nazer qui n'a pas commencé avec le Covid. Souvenez-vous, en 2019, ils étaient déjà là.

Ils étaient déjà en grève parce que avec Bachelot, avec Touren, avec Busin, ils ont saccagé l'hôpital. [applaudissements] Et c'est pas parce que c'est l'hôpital de Saint-Nazer que c'est un problème de Saint-Nazer. C'est un problème de budget à Paris.

C'est un problème de loi à Paris. Voilà les questions sur les ÉPADES, c'est pareil. On peut faire des phrases sur le grand âge.

Je crois que dans la région, il y en a quelques-unes qui savent faire. N'empêche que depuis 2018, il y a un rapport de la députée insoumise Caroline Fiat qui dit "Comment on peut mettre fin à la maltraitance sociale, combien de personnel il faut embaucher ? Pourquoi il faut interdire qu'on puisse faire de l'activité lucrative sur les ÉPADES et que pendant ce temps, la loi grand âge de Macron, on l'attend toujours.

Vous me direz, vu ce qu'il prévoyait de mettre dedans, c'est peut-être pas plus mal qu'il l'it pas faite. Mais en attendant, nous on en fera une autre. Voilà les questions qui sont là qui sont des questions profondément nationales, profondément politique et c'est l'honneur d'une élection que de traiter ces questions que de les mettre en cohérence.

Voilà pourquoi avec l'élection nous pouvons régler ces problèmes, en tout cas mettre de nouvelles décisions à l'ordre du jour et commencer à les régler. Mais encore faut-il gagner si nous voulons tout changer, si nous voulons mettre le peuple au cœur, il faut avoir comme ambition dans cette élection la victoire et pas commencer à se demander si l'enjeu de la présidentielle, c'est de se compter pour savoir si un tel ou un tel fera un peu plus ou un peu moins que 5 % ou pas enjamber en se disant oh le présidentiel moi je sais pas trop, on verra les législatives, on pourrait se mettre d'accord. Non, il faut accepter l'obstacle qui est devant nous.

L'élection qui est devant nous, c'est l'élection présidentielle. Et si nous laissons faire, si nous nous détournons de cet objectif, alors on aura l'air malin quand on viendra préparer les manifes de 2023 contre la retraite à 65 ans. Parce que si Mélenchon est pas au deuxème tour, vous aurez la retraite à 65 ans, soit avec Macron, soit avec PCR, soit avec Le Pen, soit avec Zemour.

Vous l'aurez de toute façon si vous la voulez à 60 ans, il faudra que Mélenchon soit au deuxème tour et bien sûr qu'il gagne après. [applaudissements] Je le dis, être au deuxème tour pour nous-même et pour ce que nous portons, mais aussi pour que l'extrême droite n'y soit pas. Ici à Saint-Nazer l'année dernière, il y avait une élection cantonale.

Peut-être que tout le monde ne s'y est pas intéressé. Nous avons un binôme de la France insoumise qui était candidat, qui a fini 3e, à qui il a manqué 30 voix pour être au deuxème tour et puisqu'il n'y était pas, qui était à leur place ? L'extrême droite, le Front National.

Est-ce que c'est ça que nous voulons pour le pays ? une nouvelle fois à l'extrême droite au deuxème tour ou est-ce que nous voulons au contraire la parole de la gauche authentique de celle qui n'a pas trahi la parole de celle qui défend le peuple la parole de Jean-Luc Mélenchon et c'est-à-dire la nôtre c'est ça aussi l'enjeu il s'agit pas de regarder ses chaussures. Il s'agit de se dire voilà quels sont les objectifs politiques qu'on veut atteindre et voilà comment on se donne les moyens de les atteindre. [applaudissements] Alors, généralement quand on a dit tout ça, les gens applaudissent puis ils nous disent "Ouais, mais quand même Jean-Luc, il a mauvais caractère." Bon, alors comme j'ai travaillé 6 ans avec lui, je peux répondre.

Déjà, je crois que si c'était qu'une histoire de caractère, on aurait gardé François Hollande, non ? Enfin, je veux dire pour les blagues et tout ce Non, même pas les blagues, vous aimez pas. Le problème qu'on avait avec Hollande, c'est pas le caractère, c'est la politique.

Le problème qu'on a avec Macron, c'est les deux parce qu'il est à la fois une politique épouvantablement injuste et en même temps un caractère épouvantablement arrogant et favorable aux très riches, même quand il insulte les chômeurs, quand il insulte les ouvrières de Gade et cetera et cetera. Mais enfin quand même, l'enjeu de l'élection, c'est pas le caractère de Mélenchon. Sinon, on peut en parler.

Moi, je veux bien qu'on parle de la colère de Jean-Luc Mélenchon parfois. Mais la colère des gilets jaunes, la colère des salariés qui font grève pour augmenter un peu leur salaire quand on leur refuse temps et temps et qui et que le patron vient chipoter pour 0,3 %. La colère devant la guerre en Europe, vous voudriez quoi ?

Qu'on soit insensible, qu'on regarde l'air gêné. Enfin, si vous voulez des hypocrites, votez pour les autres, il y en a un paquet. Mais quand vous en avez un qui dit ce qu'il pense, n'est pas le lui reprocher.

Vous pouvez pas à la fois dire "Les politiques font de la langue de bois, c'est tous les mêmes." Et quand il y en a un qui n'est pas comme les autres, lui dire "Ah bah c'est un problème, il faudrait choisir quand même un peu de cohérence à minima." [applaudissements] [applaudissements] Je le dis parce qu'on entend aussi souvent, "Moi, j'aime bien le programme de Mélenchon, mais j'aime pas le candidat.

Mais je vais vous dire Clément un immense mérite et je ne veux pas lui enlever ce mérite. Mais sans Mélenchon, il y a pas le programme de Mélenchon. Pourquoi ?

Parce que c'est un travail depuis des années pour faire converger la question sociale, la question écologique, la question démocratique, la question de la place de la France dans le monde. Bien sûr, il ne l'a pas fait tout seul et nos députés notamment Adrien, ont fait ce travail admirable aussi. Mais enfin quand même, cette synthèse intellectuelle, cette mise en perspective, il y a quand même contribué ?

Non, notre candidat, vous ne croyez pas ? Bon, [applaudissements] alors voilà, je crois qu'il faut faire confiance à l'intelligence des Français. Quand vous avez le risque de guerre, quand vous avez le changement climatique, quand vous avez la situation sociale que nous avons, il faut savoir où on va.

Il faut savoir où on va clairement et avec tout le travail qui a été fait, avec le programme que nous avons, avec les équipes que nous avons, nous pouvons faire beaucoup de choses pour changer la vie en France. Voilà ce que nous voulons faire. Et je le dis parce qu'encore des fois on entend, "Moi j'aime bien tous les insoumis, l'Union populaire, mais vous pouviez pas en choisir un autre ?" par exemple, je sais pas lui là déjà il voulait pas mais moi je vais vous dire mais si vous aimez beaucoup Adrien Cathénins, si vous aimez beaucoup François Ruffin, si vous aimez beaucoup Clémentin si vous aimez beaucoup Clémence Gueté au point de vouloir qu'il soit candidat à l'élection présidentielle, bah commencez déjà par en faire des ministres.

Et si vous voulez en faire des ministres, c'est pas Macron qui le fera. [applaudissements] C'est pas Zmour qui le fera. C'est pas Le Pen qu'il fera.

C'est pas Pécil fera. C'est Mélenchon et c'est nous tous ensemble qu'il ferons pour l'avenir en commun pour la 6e République. Voilà ce que nous sommes.

Voilà ce que nous portons et voilà pourquoi je suis très fier d'être avec vous ici dans cette région pays de la Loire que je représente comme je peux face à une droite profondément arrogante et à qui je serais pas mécontent d'infliger aussi au passage une petite défaite. [applaudissements] [applaudissements] Bonsoir. [applaudissements] Merci beaucoup déjà d'être si nombreux dans cette salle.

Je voulais euh avant toute chose remercier les camarades qui nous ont accueilli, les camarades qui sont allés coller, qui sont allés distribuer des tracts pour que cette réunion publique ait lieu, les camarades qui s'occupent de la technique pour diffuser ce meeting qui est regardé partout ailleurs. Et donc voilà, je ne connais pas tout le monde mais merci Roseline, Joël, Jean-Michel, Maxime et tous les autres dont je ne connais pas le prénom mais merci à vous. [applaudissements] Alors, c'est devenu une habitude de demander dans nos meetings pour qui c'est la première fois, pour qui c'est le premier meeting politique.

Est-ce qu'il y a des gens ici qui n'étaient jamais venus ? Il y en a quelques-uns, il y en a pas mal. Et ben, merci beaucoup d'être là.

Merci parce que je sais que ça peut être un exercice. Oui, je pense qu'on peut les applaudir. Merci. [applaudissements] Le fait que pour la première fois, il y a des gens qui viennent à une réunion politique, ça veut dire quelque chose de l'intérêt pour cette campagne, de l'intérêt pour nos propositions.

Et je crois que voilà, on peut être très fier collectivement. Chacun à nos à nos postes de combat, tractage, collage et je sais que vous mettez beaucoup d'énergie dans cette campagne. Donc merci beaucoup pour la démonstration de force de ce soir et [grognement] ça met un peu la pression.

Il reste 44 jours. J'ai un compteur, c'est Clément qui a mis un compteur sur son téléphone portable. Donc tous les jours, on regarde.

Euh c'est comme si on faisait un régime, mais c'est juste plus positif. Mais ça met quand même un peu la pression. Et donc 44 jours pour convaincre, Mathias le disait, j'ai eu la chance et j'ai eu l'honneur de de coordonner depuis 2 ans maintenant le travail sur le programme et je tiens à le dire parce que merci. [applaudissements] Mais ce que je voulais dire, c'est que on a des pores-paroles visibles et c'est heureux.

On a un candidat, Mathias en a parlé et on en est fier de notre candidat, mais il y a aussi plein de gens qui ont contribué à cette réflexion qui est vraiment une réflexion collective. Il y a 40 groupes, peut-être qu'il y a des gens dans cette salle qui font partie des groupes qui ont œuvré à l'écriture de ce programme. Et voilà, je crois que ça dit beaucoup à la fois de notre fonctionnement et à la fois du fait qu'on est persuadé que l'intelligence collective, c'est l'intelligence qui va gagner, c'est celle-là.

Donc merci à tout le monde et je voulais dire de ce programme qu'on s'est appliqué à le rendre le plus sérieux possible et donc il y a le livre que vous pouvez continuer à diffuser. Je crois qu'on en a déjà vendu plus de 150000 exemplaires. Donc quand on nous dit il y a plus d'intérêt pour la politique, je crois quand même que ça veut dire quelque chose.

Et donc on fait des plans, on fait des livrés et on s'attaque à des problèmes et on dit quelle solution on va apporter ? Parce qu'il y a une opération de transparence qui vise à regagner aussi la confiance des gens qui se sont trop éloignés de la politique, qui on sont parfois dégoûtés, à qui on a vendu euh des programmes en 10 pages en PDF sur les 15 derniers jours de campagne. Je sais pas si ça vous rappelle quelqu'un, mais c'est c'est visé.

C'était bien Macron qui a fait ça et je crois qu'il y a une opération de transparence pour que les gens sachent qu'on annonce ce qu'on va faire et croyez-moi, on va s'y tenir. [applaudissements] Alors ce soir à chaque fois on demande aux camarades de quoi parler, les enjeux locaux. Je crois que Mathias s'adressé un un portrait au vitriol de ce qui est fait par ici.

Malheureusement, on retrouve les mêmes problèmes un peu partout en France et moi, on m'a proposé de parler d'écologie. Donc, j'étais contente et puis j'ai commencé à chercher un peu ce que j'allais vous raconter. Déjà, première chose, l'écologie dans cette campagne, c'est 2,7 % du temps médiatique du traitement de la campagne.

C'est vous dire leur intérêt pour la chose. Alors, immigration, sécurité, immigration sécurité. Vous avez compris ?

Donc ça, on en rebat les oreilles. Mais alors par contre l'enjeu du 21e siècle de de l'urgence écologique qui s'annonce devant nous, alors ça il y a plus personne. Donc je voulais vous parler de notre programme sur l'écologie parce qu'on est à un moment qui est un moment historique de bifurcation.

J'appartiens à une génération qui euh je crois en a pris conscience et l'a montré en allant manifester, je pense aux jeunes pour le climat, mais il y a eu des grosses grosses manifestation en faveur de l'écologie ces dernières années [grognement] et c'est un moment de bifurcation parce qu'en fait le le temps des petits pas et des petites mesures, c'est plus possible. Et le truc c'est que on nous y habitué quand même parce que Macron, il fait partie de ceux qui font des font des spots publicitaires pour l'écologie. Et alors je vous regarde, vous avez un peu honte, vous êtes un peu gêné, vous regardez le bout de vos chaussures parce que vous avez peut-être pas fermé le robinet ce matin quand vous laviez les dents.

Peut-être que vous n'avez pas mis la brique de soupe dans la bonne poubelle. La question c'est pas celle-ci. Et le truc c'est qu'il nous ramène toujours à de la culpabilisation individuelle, à des mesures, des petits gestes.

Et évidemment, il va falloir réformer nos comportements parce que de fait on forme société et de fait on est tous en quelque sorte responsable. Mais moi, ce dont je vous parlais ce soir, c'est les gros responsables. Et les gros responsables, c'est les très riches et c'est les multinational. [grognement] Et ça, [applaudissements] il y a deux choses à dire là-dessus.

D'abord, la première chose, c'est que il y a des responsables qui sont au pouvoir, qui ont fait des choix politiques qui pénalisent toujours les mêmes. Et là, je voudrais rendre un hommage aux gilets jaunes. Je sais qu'il y a eu une très forte mobilisation dans le coin comme dans beaucoup d'endroits, [applaudissements] mais les gilets jaunes, ils sont sortis sur les ronds-point pour dire que c'était plus possible cette culpabilisation parce que quand on n pas les moyens, qu'on a un véhicule et qu'on est obligé de mettre du diesel dessus qui en plus il pollue, on le sait, mais parce qu'il est ancien et qu'on a pas les moyens de s'en acheter un nouveau, que on a un logement qu'on doit chauffer et qui est une passoire thermique, donc on sait qu'on chauffe beaucoup, et ben cette culpabilisation c'est plus possible.

Il faut vraiment dire stop et il faut vraiment renverser la culpabilité sur celles et ceux qui nous dirigent. Et la deuxième chose que je voulais vous dire, c'est j'ai lu un rapport cette semaine de Greenpeace qui est une ONG pour l'environnement et de Oxfam qui disait que [raclement de gorge] les responsables ce sont les très riches mais d'une façon un peu nouvelle. C'est-à-dire que on savait que leur yach, leur jet privé, leur dizaines de maisons partout et cetera, on savait que ça, leur rythme de vie évidemment, il nous coûtait cher sur le plan climatique.

Mais il y a aussi quelque chose qui a montré ce rapport qui est nouveau, c'est leur patrimoine financier. C'est la façon dont ils investissent leur argent. Et je voulais vous parler de ce chiffre qui est mis dans ce qui est donné dans ce rapport qui dit que aujourd'hui en France, il y a 63 personnes 63 milliardaires français qui polluent autant qui émettent autant de gaz à effet de serre que 50 % de la population du pays.

Je sais pas si c'est des chiffres, on a du mal à à réaliser ce que ça veut dire exactement, mais si on zoome un petit peu plus, il y a aussi trois bonhommes, trois qui à eux tout seul polluent autant que 20 % des Français. Et parmi eux, il y en a un qui s'appelle Gérard Mullier que vous connaissez peut-être si vous allez faire vos courses à Auchamp. Jamais.

Bah, il y a peut-être des gens qui vont faire leur course à Auchamp. Et Gérard, ce bon vieux Gérard, lui et sa famille avec leurs actifs financiers, il polluent autant que tous les habitants d'une région que je connais bien parce que j'y étais candidate, j'ai a fait campagne que la nouvelle Akitaine, c'est-à-dire 11 % des Français. Et donc c'est ça la responsabilité.

C'est ça la responsabilité des très riches et de la façon dont ils investissent leur patrimoine financier. Et c'est ça qui doit nous que qu'on doit absolument sanctionner. Et c'est pour ça qu'on a une mesure parmi d'autres, mais dont je voulais vraiment vous parler ce soir, qui est le rétablissement de l'ISF que Macron a supprimé pour ses copains les très très riche. [applaudissements] Alors, Macron, il nous a fait perdre vraiment littéralement, il nous a fait perdre 5 ans pour s'attaquer vraiment à cette urgence écologique.

Son bilan vous savez, il s'est proclamé champion de la terre, il en a fait des caisses, il est allé à la coppe, il a montré les muscles comme il fait d'habitude. Son bilan, c'est quand même le fait qu'il a criminalisé les mouvements écolos. Je pense à Notredame d'and parce qu'il a pas été tendre.

Je pense à Bur, je pense au décrocheur de portrait, je pense au militant d'extinction rébellion qu'il a envoyé en prison. Et ça c'est inacceptable. Deuxième élément de son bilan, il a quand même été condamné Macron et pas qu'une fois pour son inaction climatique parce qu'il a revu à la baisse toutes les trajectoires d'émission de case à effet de serre du pays et c'est lui qui était aux manettes, c'était lui qui était responsable.

Et troisème chose et là je pense que c'était un peu le coup de grâce notamment pour les les gens qui ont participé, je pense aux travaux de la convention citoyenne pour le climat. Vous avez peut-être suivi cette affaire. Donc c'est des gens qui ont travaillé très sérieusement pendant 1 an qu'on élaboré des des dizaines de propositions qui étaient très intéressantes et nous on a fait un comparateur de programme pour pour voir un petit peu comment ça se situe par rapport à l'avenir en commun et c'était très convergent à vrai dire.

Et puis Macron est arrivé et il a tout balayé. Vraiment rien à quoi. Il y a il y a pas d'autres mots.

Il a il a mis des jokers sur tout ce qui l'arrangait pas, c'est-à-dire taxer les dividendes, faire un moratoire sur la 5G et les 3/4 des mesures ont été balayés, rayé de la carte. Et ça c'est son bilan et je crois que vraiment il faut qu'on insiste dessus pour dire à l'inverse en négatif le projet que nous on propose. Il y a une mesure structurante que vous connaissez peut-être mais vu qu'il y a des gens qui sont là pour la première fois à un meeting politique, c'est ce que nous on appelle la règle verte qui est le fait de ne pas prendre plus à la planète que ce qu'elle est en capacité de reconstituer.

C'est-à-dire qu'on s'adapte aux écosystèmes, qu'on s'adapte aux ressources naturelles et qu'on ne prend pas plus que ce qui est possible de régénérer. Et ça c'est extrêmement important, extrêmement structurant dans la philosophie de notre programme. Et à vrai dire, ça conditionne tout le reste.

Je vous donne juste quelques exemples. Le premier c'est l'investissement, le plan d'investissement pour la bifurcation écologique. Vous le savez, Mathias en a un petit peu parlé, il va falloir qu'on lance des grands chantiers.

Je pense au transport, je pense à l'énergie par exemple. Le fait de faire un pôle public des transports et un pôle public de de l'énergie. J'ai une camarade de DF d'ailleurs qui m'a interpellé juste avant le meeting pour qu'on en parle.

En effet, c'est des enjeux qui sont primordiaux et nous on propose un plan d'investissement de 200 milliards dans ces domainesl. [applaudissements] C'est c'est d'autant plus important que on nous a fait le coup à plein de reprises. Mais monsieur Mélenchon, alors vous votre programme, bon en soit il est super, vous voulez faire plein de choses mais il y a pas d'argent magique monsieur Mélenchon, il y a quand même pas d'argent et puis la dette, vous imaginez la dette comment elle va exploser ?

Et en fait la pandémie est quand même venue mettre un peu un coup d'arrêt à leur discours préfabriqué parce que quand il a fallu sauver les entreprises du pays, tout d'un coup, ils ont aligner les milliards. Et nous, on pense que pour l'urgence écologique, c'est la même chose. L'investissement est nécessaire et donc on le fera. [applaudissements] Deuxième exemple peut-être euh plus concret de proximité sur l'alimentation, c'est un énorme enjeu écologique et j'ai lu une étude qui disait que selon les bassins de vie et je crois qu'ici c'est 4 % mais selon les bassins de vie c'est 2 à 4 % de l'alimentation qui est produite autour qui est vraiment consommée sur place ce qui veut dire que les 90 et quelques autres pour ils vont beaucoup plus loin où ils sont exportés carrément à l'étranger.

Et c'est cette logique là qu'on veut inverser en relocalisant très urgemment l'agriculture quand on arrivera au pouvoir. Et dernier enjeu dont je voulais vous parler, l'enjeu industriel, je serai pas longue parce que Mathias en a parlé sur les sur les chantiers navales, mais ils ont continué accéléré la casse et la destruction de notre industrie en France. Je sais pas si vous avez lu cet article du canard enchaîné de la semaine dernière qui nous a montré à quel point Macron était vraiment un petit génie de la finance.

On a bien fait quand même de choisir des très très intelligents qui ont fait qui ont fait les grandes écoles et qui ont été ministres avant ça sur ces sujets. Et Macron, il a quand même vendu donc les fameuses turbines et vous connaissez cette histoire donc de général électrique à Alstom. Et puis ensuite donc ça c'était quand il était ministre et puis ensuite il est devenu président et il les a racheté mais il les a racheté pour le double du prix quelques milliards en plus.

Donc voilà, ça c'est le genre d'opération qui nous inflige tout le temps et sur lesquels on veut revenir en nationalisant notamment certaines industries qui sont indispensables et qui sont stratégiques pour la suite. Et parce qu'on a une ambition, c'est de créer des milliers d'emplois, des centaines de milliers d'emplois dans ce pays. Donc il va falloir s'y mettre et on s'y mettra dès lors qu'on va gagner en 2022. [grognement] [applaudissements] C'est un peu lié.

On m'a demandé de parler d'écologie, mais vous connaissez le slogan qui dit fin du monde, fin du mois, même combat. La façon dont ils utilisent leur patrimoine financier pour faire des investissements polluants pour continuer à émettre toujours plus de gaz à effet de serre, c'est autant d'argent, je vous ai parlé de l'ISF mais il y a d'autres mécanismes. C'est autant d'argent qui n'est pas investi pour la société que nous on appelle de nos vœux, la société où on prendrait soin les uns des autres et notamment des plus vulnérables. et on a sorti la semaine dernière un plan d'urgence contre la pauvreté dont je voulais vous parler un petit peu parce que dans notre pays, il y a plus de 100 millions de personnes qui sont en situation de pauvreté.

Ça veut dire moins de 1000 € par mois et on peut considérer déjà qu'à 1000 1200, on n'est pas bien riche, on vit difficilement. Mais il y a cette urgence là quand même de ces personnes pauvres qui en plus sous Macron ont été largement stigmatisés avec les gens qui sont rien, les gens qui doivent aller chercher un boulot simplement en traversant la rue, les minimas sociaux qui nous coûtent un pognon de dingue et on finit par l'avoir un peu mauvaise quand même. Et donc nous, on propose des mesures d'urgence pour défaire ce que Macron a fait.

C'est-à-dire que lui, il a fait des mesures pérennes d'ampleur, le CICE, l'ISF et cetera, ça c'est pour les très très riches. Et puis toujours des mesures ponctuelles quand vraiment il y avait trop de mobilisation dans la rue, mais ce qui montre que la mobilisation paye quand même. Donc la mobilisation des gilets jaunes, une prime gilets jaunes, la mobilisation des soignants, une prime pour les soignants.

Mais nous, ce qu'on veut, c'est des augmentations de salaires. C'est des mesures pérennes pour les plus pauvres. [applaudissements] Et donc pour pas vous assommer de mesures, on propose évidemment la hausse des salaires et notamment des plus bas salaires avec la l'augmentation du SMIC.

On propose la révolution fiscale, c'est un mécanisme, ça peut paraître un peu compliqué mais ce qu'on propose c'est de faire plus de tranches d'impôts pour que ce soit plus progressif. Et avec Mélenchon, si vous gagnez moins de 4000 € par mois, vous allez payer moins d'impôts. Je suis pas sûr qu'il y ait beaucoup de gens dans la salle qui touche plus de 4000 €.

Ça fait déjà une sacrée somme. Donc je pense que c'est une révolution fiscale qu'on appelle tous de nos vœux. [applaudissements] pour les plus pauvres aussi des mécanismes d'urgence, je le disais, notamment ce qu'on a appelé la garantie d'autonomie qui est le fait en fait de de d'automatiser de de rendre automatique le les minimas sociaux pour arriver à ce que tout le monde ne soit pas rémunéré moins que 1063 € par mois.

C'est un minimum pour vivre et c'est donc cette garantie d'autonomie parce que vous le savez peut-être mais aujourd'hui en France il y a un/ers des gens qui auraient le droit au RSA qui n'y ont pas recours. Ce non recours c'est c'est un scandale et c'est vous dire leur cynisme il est même prévu dans le budget en fait. Il compte sur le fait que les gens ne vont pas oser ou ne vont pas réussir parce que c'est un enfer administratif à demander ces minimas sociaux et ce RSA.

Donc on va l'automatiser et on va l'augmenter évidemment. [applaudissements] Dernière chose dont je voulais vous parler, c'est un c'est pour s'approcher de la question de la jeunesse. Parmi les plus pauvres du pays, il y a les familles monoparentales notamment, c'est massif, c'est plus 35 % et il y a les jeunes. avant disait les voyages forment la jeunesse et il y a une pensée qui s'est un peu insinuée en nous qui dit maintenant que la précarité forme la jeunesse.

Comme si c'était un passage obligé, comme si être pauvre quand on est jeune, bon c'est normal mais après ça ira mieux. Alors qu'en fait c'est vraiment un moment charnière, c'est un moment où il faut avoir les moyens de se concentrer sur ses études. Il faut avoir les moyens d'entrer dans la vie active.

C'est un jeune sur 5 aujourd'hui qui est au chômage. C'est trois à quatre fois plus que les plus que les plus âgés. plus de 25 ans et ça c'est inacceptable.

Donc on va proposer euh plusieurs mesures et moi je je Mathias parler de mon âge. Je suis bientôt j'aurai des regrets peut-être à la prochaine présidentielle mais pour le moment je suis je suis envoyée dans les débats jeunes vous savez donc avec les autres représentants des partis. Alors bon, c'est jamais des moments de grand plaisir hein, je le fais parce que il faut faire la baston, quoi.

Mais donc déjà, c'est conivance à tous les étages, ils sont tous copains. Pise, Mour Le Pen, il parlent du prochain match de foot, enfin, ils sont ils sont potes quoi. Et donc moi, j'arrive là-dedans et euh ensuite on en vient à débattre.

Et alors, pour les jeunes, il y a plus personne. C'est vraiment c'est le vide habissal, le représentant de Zemour. Et donc Zemour, il propose d'exonérer les jeunes de Fred Notaire.

Pas mal, hein ? Alors, on va peut-être lui expliquer les frais notaire. Donc, c'est quand on achète une maison notamment, donc on va peut-être lui expliquer qu'il y a 5,7 % des jeunes de moins de 30 ans qui réussissent à acheter une maison dans ce pays et que donc ça va pas être très utile à la jeunesse populaire.

Après, vous avez madame Le Pen qui elle propose de les exonérer d'impôts sur le revenu. C'est pareil, on leur dit ou on leur dit pas que tout le monde le paye pas et qu'en fait quand on a des tout petits revenus, c'est pas ça qui peut nous aider pour finir la fin du mois. Vous avez madame PCress qui elle propose l'endettement pour tous.

Alors voilà, elle veut créer une grande banque et puis les jeunes pourront emprunter voilà pour s'endetter dès le début de la vie. pas mal. [grognement] Et puis après, vous avez Macron.

Alors lui c'est c'est il a un bilan à son actif. Il a créé une sorte d'escape game pour les jeunes. Ça s'appelle un jeune solution.

Et puis en fait ça trouve de solutions pour personne parce que c'est vraiment absolument illisible. Et donc nous, on veut simplifier ça. Je vous ai parlé de la garantie d'autonomie et on fera aussi les contrats jeunes, c'est-à-dire de centaines de milliers de contrats dédié aux jeunes dans des domaines d'intérêt général dans le secteur public et non marchant qui permettront de lutter contre ce chômage de masse des jeunes.

Je crois que c'est une urgence et j'espère que vous partagez le constat. [applaudissements] Je vous invite donc vraiment et notamment pour celles et ceux qui ne l'aurait pas déjà lu ou appris par cœur pour les plus forts d'entre vous à regarder le programme en détail. C'est un programme qui est sérieux, qui est majoritaire.

On a fait des sondages et les gens majoritairement adhèrent aux idées qu'on propose. Alors ensuite, il faut dépasser certains obstacles et convaincre, donc toquer aux portes et avoir les discussions politiques. Mais je sais que vous vous le faites et je vous invite, voilà à jeter toutes vos forces dans cette bataille.

Il nous reste un mois et demi parce que le vote efficace, c'est nous. Le vote pour la justice sociale, le vote pour l'écologie, c'est nous. Donc vraiment allez-y, mettez vos forces dans la bataille pour qu'on gagne.

Je finis par une citation de Sankara qui fait écho à ce que je vous ai raconté ce soir qui disait "Il faut choisir entre le champagne pour quelques-uns et l'eau potable pour toutes et tous." Et ben nous, on a choisi et le bulletin de vote qui va avec, c'est Jean-Luc Mélenchon au mois d'avril. Merci beaucoup. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Et donc c'est comme dans les concerts de rock, il y a les premières parties et puis il y a celui que tout le monde attend, la rockstar.

Donc ce soir, Adrien Catnin, député du Nord. Merci de l'accueillir. [applaudissements] Merci pour la [applaudissements] Merci Clémence.

Mais maintenant, je vais en décevoir quelques-uns. J'ai pas prévu de faire un concert ce soir. Désolé.

Mes amis, un grand merci pour votre accueil d'être si nombreux, si nombreux ce soir et de participer par votre présence ce soir à Saint-Nazer à cette dynamique que maintenant tout le monde perçoit. Vous participez à cette heure à quelques dizaines quinzaines de réunions hebdomadaires qui se tiennent en complément des meetings de notre candidat. Et chaque jour, chaque soir, quand nous circulons dans le pays, les parlementaires, les membres du Parlement de l'Union populaire, et bien nous voyons cette dynamique se traduire par votre enthousiasme, par votre nombre aussi, par tout ce que vous nous racontez de toutes les actions que vous menez sur le terrain.

Soyez-en remercier. Un grand merci pour cette soirée que vous avez organisé. Bravo à celles et ceux qui ont contribué et à toutes celles et ceux parmi vous qui ont choisi de consacrer leur vendredi soir à cette campagne électorale en venant écouter quelques oratrices et orateurs politiques.

Merci beaucoup pour votre accueil. [applaudissements] Il est assez évident que dans les circonstances dans lesquelles nous nous retrouvons, Mathias a bien fait de situer le début de son propos par l'hommage qu'il a rendu au peuple ukrainien par le fait de le faire applaudir. Et oui, à cette heure, toutes nos pensées se tournent non seulement vers le peuple ukrainien, bien sûr vers nos compatriotes français qui se trouvent là-bas en Ukraine, vers ces femmes et ces hommes réfugiés que l'on voit sur des images si désolantes, si tristes prendre la route pour échapper à ce qu'il convient d'appeler une invasion guerrière inacceptable en violation de tous les droits et tous les tout le droit international. et Vladimir Poutine emporte la seule responsabilité.

Cette invasion est absolument condamnable. Elle doit être condamné fermement. Queles qui a été les conséquences qui a amené Vladimir Poutine à penser comme il pense.

Il n'a pas à agir comme il agit et nous condamnons fermement cette invasion. [applaudissements] Alors bien sûr, dans un moment comme celui-là, toutes sortes d'émissions en continu permettent à des grands penseurs de venir donner leur avis. Et heureusement que certains d'entre eux ne sont pas candidats à l'élection présidentielle et encore moins président de la République car sinon nous irions immédiatement à la 3è guerre mondiale.

Mes amis, il y a des paroles de raison qu'il faut entendre dans une situation comme celle que nous avons sous les yeux. Il n'y a pas de résolution militaire au conflit qui est en cours sur place. La guerre n'est pas la solution, sauf à la guerre totale qui serait en plus dans les circonstances particulières une guerre généralisée entre puissances nucléaire.

Par conséquent, la solution, le moment venu, le plus tôt possible est une solution diplomatique. Bien sûr, elle passe d'abord par des conditions que Mathias a rappelé le cesser le feu immédiat qu'il faut obtenir, le retrait des troupes russes d'Ukraine où elles n'ont rien à faire et en aller vers les chemins de la discussion reprise par exemple par l'organisation de sécurité et de coopération européenne qui est le bon cadre pour le faire, pour en appeler à ce que nous disons depuis maintenant de nombreuses années, une conférence internationale sur les frontières car mieux vaut en discuter que de régler les conflits comme c'est en train de le faire. Vladimir Poutine a choisi de les régler par la guerre et donc voilà ce qu'il faut, une solution diplomatique et la France doit œuvrer à obtenir cette solution.

Alors mes amis, je veux le dire aussi et même si je ne vous ferai pas l'affront ce soir de m'abaisser au niveau pitoyable, rat des pacretes, de certains politiciens qui profitent d'une situation de guerre pour espérer se refaire la cerise par de basses polémiques. Vous n'avez ni à baisser les yeux ni à rougir des positions qui ont été depuis des années celles de notre candidat en matière de géopolitique. La seule boussole que nous avons comme Mathias l'a très justement rappelé, c'est la paix.

Et Jean-Luc Mélenchon en l'espèce sur la question de la Russie et de l'Ukraine, c'est plus de 10 ans d'alerte sur la situation qui couvait. C'est ce sont des alertes récentes sur le fait de dire que l'extension à l'est de l'OTAN était vécue par une comme une provocation par Vladimir Poutine et que bien sûr et que bien sûr il allait y répondre. Il y répond d'une manière totalement inacceptable.

Mais il n'y a pas d'un côté cet aspect binaire où vous auriez d'un côté les gentils Américains, de l'autre côté les méchants russes. L'ordre du monde a changé. Et je dis ça après bien sûr avoir reprécisé à quel point la manière particulière d'agir, la guerre, l'invasion, le non respect du caractère intangible des frontières n'est absolument pas acceptable et notre condamnation a été la plus claire.

Mais quand Jean-Luc Mélenchon défend comme depuis des années, l'idée d'une France non alignée au seul service de la paix, non aligné, certains le lisent toujours comme dans le camp de l'ennemi. Non, non aligné précisément, ça veut dire ni dans un camp ni dans un autre. Alors aujourd'hui, il ressortent toutes les petites vidéos comme lorsque nous avons dit moi-même d'ailleurs, je l'ai fait il y a quelques semaines reprenant les propos du président ukrainien lui-même à ce moment-là qui disait "Calmez-vous un peu, il n'y a pas d'invasion et de risque imminent, il n'y a pas de menace russes imminentes." C'est ce qui était dit.

Qui avait prévu que Vladimir Poutine procéderait à cette invasion ? Qui avait prévu ? Personne.

Même le président ukrainien ne s'y attendait pas. Et aujourd'hui, ils viennent reprendre c extraits de vidéos pour nous faire dire autre chose que ce que nous avons dit. Non aligné ni dans un camp ni dans l'autre.

Ça veut dire en l'espèce que la Russie n'a pas à envahir l'Ukraine et que les États-Unis n'ont pas à s'étendre toujours plus à l'est procédant à une provocation qui n'est pas acceptable. et [applaudissements] et retrouver notre indépendance, ça n'est pas une question chauvine, c'est retrouver notre indépendance pour être sur la scène internationale un interlocuteur fiable. Parce que figurez-vous que s'il s'amuse à caricaturer nos positions et si l'heure n'est pas à en rajouter dans la polémique alors que même si nous sommes en campagne présidentielle et que la confrontation des idées y compris sur les questions internationales est une nécessité pour la démocratie, nous ne voulons pas en rajouter.

Il est préférable que la France parle d'une seule voix sur la scène internationale. Tout de même. Certains ces derniers jours ont fait toutes sortes de visuels pour saluer l'action du président de la République grâce à laquelle paraît-il les Russes reculent.

On voit le résultat 24 heures plus tard. Juste avant l'invasion, on nous annonçait peut-être même un sommet entre Biden et Poutine et pourquoi pas à Paris. C'est bien la preuve que dans cette situation, l'importance de retrouver notre indépendance, c'est que monsieur Poutine quand il est en face de lui monsieur Macron, même sur une table de 7 m, il sait malheureusement qu'il a en face de lui quelqu'un qui ne tient pas les clés entre les mains, quelqu'un qui ne prend pas la décision.

Tant que la France sera arrimée à l'OTAN, elle ne sera pas vécue comme un interlocuteur fiable comme beaucoup de nos partenaires. Et donc [applaudissements] et donc cette question de notre indépendance pour jouer pleinement le grand rôle que la France doit jouer sur la scène internationale, celle d'une puissance médiatrice indépendante. Et soyez sûr d'une chose, en toute hypothèse, en toute circonstances, notre boussole, notre obsession, celle de Jean-Luc Mélenchon depuis des années, c'est celle qui doit être maintenue à tout prix, c'est la paix.

Et la paix n'est pas un état de fait. La paix est une construction politique, lente, patiente, qui nécessite de poser des actes pour l'obtenir. C'est à cela que nous voulons contribuer, y compris avec notre programme en matière internationale et géopolitique.

Et donc, vous n'avez pas à avoir honte d'aucune façon de nos positionosition. Vous pouvez reprendre les extraits vidéos, vous pouvez voir tout ce qui a été raconté par notre candidat depuis des années et y compris le fait qu'il avait alerté sur la situation sur place qui était une poudrière. Et malheureusement, désormais, cette situation, celle du retour de la guerre sur le vieux continent, elle est là sous nos yeux.

Nous espérons de tout cœur que la France prenne les initiatives qu'il faut et prenne sa part urgente à l'accueil de ces réfugiés, des femmes et des hommes qui à cette heure fuent l'Ukraine sous les bombes. [applaudissements] Il fallait commencer par là. Maintenant évidemment et malgré la difficulté posée par ces circonstances, je viens à mon tour au propos sur notre campagne et le fait de vous voir si nombreux ce soir.

Je le disais à teste de cette dynamique. Mes amis, nous nous serions retrouvés il y a quelques 6 mois peut-être. Vous aurez sans doute succombé alors aux commentaires médiatiques sur le thème le deuxème tour, on le connaît déjà.

Ce sera Macron Le Pen, c'est d'ailleurs inévitable. Et l'élection de monsieur Macron est d'ailleurs une formalité administrative. Il n'aura échappé à personne qu'à 44 jours de l'élection présidentielle, ce tableau a un peu changé et que autour de nous, ça s'est beaucoup réchauffé ces derniers jours.

Vous avez vu que nous avions remis la tortue à la mode. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Et nous sommes partis à point.

Dès novembre 2020, nous avons décidé de mener une campagne de longue haleine en déployant des outils formidables qui nous ont permis d'être prêt à temps avec un certain temps d'avance. à la fois les outils numériques permettant d'agir sur le terrain comme la plateforme action populaire, le fait de déployer des méthodes de campagne novatrices avec ces caravanes de l'Union populaire qui font le travail pour l'inscription sur les listes électorales et bien sûr surtout et ça n'est pas parce que c'est je crois la première fois dans cette campagne que j'ai la chance de partager la tribune avec elle mais bien sûr le travail formidable qui a été accompli par Clémence Gueté par Adrien Toussell sur l'actualisation de notre programme l'avenir en commun qui est notre point d'appui le plus précieux parce qu'une campagne électorale c'est d'abord et avant tout de la conviction, pas une opération de séduction, de la conviction autour d'un programme. Et très franchement, je le disais tout à l'heure à un journaliste qui m'interrogeait sur ce sujet, quel confort d'être dans des réunions publiques, d'être dans la prise de parole et le porte-parolat médiatique avec un point d'appui aussi essentiel qui, je le sais, vous sert à vous aussi dans votre activité quotidienne, dans vos rencontres, dans vos portes à portes avoir un programme sérieux, solide qui à la fois répond aux grands enjeux du siècle que nous avons devant nous, mais aussi soulage le quotidien, les questions concrètes qui occupent beaucoup les Françaises et les Fran français aux premièr desquels le pouvoir d'achat, la santé, la question climatique.

On peut en effet saluer de nouveau Clémence pour ce travail qui a été fait pendant ces mois-ci. [applaudissements] Elle porte plusieurs casquettes. Elle est aussi secrétaire général du groupe à l'Assemblée nationale et d'ailleurs, j'en profite parce qu'elle n'est pas seule.

Il y a au fond de la salle quelqu'un que peut-être vous ne connaissez pas bien, qui se cache derrière son masque, qui s'appelle Pierre Vince et qui lui aussi travaille au secrétariat général du groupe à l'Assemblée. Et il faut saluer ses collaborateurs avec qui nous travaillons depuis 5 ans maintenant et sans lesquels rien de ce que vous avez vu aurait été possible. Je crois que ce mandat, ces 5 années, non seulement elles sont vite passées, c'est vrai que mardi, on assistait à la dernière séance de question au gouvernement de ce mandat et avec Corbierre, on se regardait, on se disait "Mais on se rappelle comme si c'était hier du moment où nous y sommes rentrés." Je crois qu'on peut le dire et que vu la composition de la salle, c'est pas vous qui allez me démentir, mais le mandat qui nous a été confié, celui d'être des opposants sans faille à la politique d'Emmanuel Macron, je crois qu'on peut le dire, nous l'avons honoré. [applaudissements] Mais [applaudissements] nous l'avons honoré, mais nous nous en sommes pas contentés.

Nous avons utilisé, c'est vrai, ces 5 années d'opposant à l'Assemblée nationale pour préparer méthodiquement le point auquel nous voici rendu désormais, c'est-à-dire le fait que dans quelques jours, quelques semaines, tout au plus, si le peuple français le décide, et bien nous serons prêts à gouverner ce pays. Nous disposons, je l'ai dit, d'un programme solide, d'un candidat dont les talents ne sont plus loués, qui ont fait la démonstration jour après jour dans toutes ces prestations médiatiques dont on ne cesse d'ailleurs de nous parler sans doute comme à vous sur le terrain d'équipe solides. Il y a dans les cartons des projets de loi, des plans d'action concrets qui nous permettront le moment venu de gouverner ce pays.

Et je le disais, après avoir déployé tous ces outils, le paysage que nous avons désormais sous les yeux n'est plus exactement le même. Vous n'étiez pas habitués vous non plus à voir, comme on le voit depuis 3 semaines, toutes sortes d'éditorialistes faire les louanges de la campagne de Jean-Luc Mélenchon jusqu'à écrire que la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour de l'élection présidentielle n'est plus une hypothèse mais une possibilité. Et jusqu'à avoir ce titre du journal Challenge il y a 3 jours, Jean-Luc Mélenchon en très forte dynamique. [applaudissements] Et bien, il se passe finalement sous nos yeux ce que nous avions prédit qu'il se passerait.

Oui, grâce à cette solidité, à ce sérieux qui est le nôtre, à cette constance dans la défense de notre projet et de nos idées, nous en sommes rendus à ce point où Jean-Luc Mélenchon dans les enquêtes d'opinion et des sondages que nous avons toujours toutes les raisons de prendre avec recul parce que vous connaissez ces méthodes qui excluent une bonne partie des gens interrogés sur la base de leur niveau de certitude de vote. On leur demande pour qui allez-vous voter. Admettons qu'il répondent Jean-Luc Mélenchon, ce qui nous fait plaisir.

Puis ensuite, on leur demande sur une échelle de 1 à 10, quel est votre niveau de certitude d'aller voter ? S'ils répondent pas 10, ils sont exclus du panel. Vous avez des résultats où sur un panel de 1500, le résultat sort avec bien sûr le pli sociologique que l'on connaît ou parce que ce sont d'abord les jeunes, les ouvriers, les employés qui ont un niveau de certitude de vote qui est le moins consolidé, qui sont les plus tentés par l'abstention, et bien vous avez une partie de cet électorat qui disparaît.

Et malgré ça, les sondages donnent désormais Jean-Luc Mélenchon à 12 13 % y compris depuis hier devant madame Valérie PC. Et mes amis, [applaudissements] vous devez bien vous rendre compte de ce qui est en train de se passer parce que madame Royal et elle a bien eu raison de le faire et on la remercie. Alors a utilisé le terme de vote utile.

Nous on le reprend pas à notre compte parce que vote utile, on a subi ce terme pendant des années. Il est assez connoté mais admettons, en réalité ça n'est vraiment que de la sémantique. Qu'a-telle dit ?

Elle dit "Bah écoutez, il y en a un qui se dégage du tableau parce qu'il a une un programme solide, une campagne en dynamique, qu'il est capable de se qualifier au second tour. Si la gauche ne veut pas être spectatrice de ce second tour, et bien c'est Jean-Luc Mélenchon. Merci madame." Elle a dit ce que d'aucun peut voir en regardant le tableau que nous avons sous les yeux.

Mais songer au fait que cette idée d'un vote efficace que nous rappelons depuis quelques semaines va nécessairement se renforcer si les sondages nous confortent devant madame PCR. Je m'explique, si les sondages nous confortent devant madame PCR, ça veut dire que la question qui va être posée en effet, c'est de savoir devant monsieur Macron qui, il faut bien l'admettre est aujourd'hui avec une large avance, qui est l'alternative ? Est-ce que c'est l'une des deux nuances d'extrême droite ou est-ce que c'est la rupture sociale, écologique, démocratique que nous portons ?

Voilà la question qui va être posée et c'est pourquoi les 44 jours de campagne qui restent vont être extrêmement importants et chacune de nos actions, de vos action va compter double ou triple dans cette période. Alors oui, c'est à cela qu'il faut se préparer. Et j'en profite moi aussi pour saluer non seulement bien sûr les élus qui ont joué leur rôle et qui ont permis que cette candidature soit possible, mais d'abord les femmes, les hommes, les militantes, les militants et ça a été une tâche extrêmement rude qui ont contribué à ce que hier nous soyons en capacité enfin grâce à la collecte de 540 parrainages, de présenter la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

On va enfin pouvoir souffler et se concentrer pleinement sur la campagne. [applaudissements] Alors Clément, ça a commencé à en parler mais bon ce programme c'est 600 mesures, même plus que ça je crois d'ailleurs 680. C'est beaucoup de chapitres que vous irez découvrir si ce n'est pas déjà fait.

Mais il y a une question qui nous paraît centrale que Clémence a commencé à évoquer, c'est la question de l'urgence sociale. On a vécu ces 5 années sous toute forme d'urgence. L'urgence, l'état d'urgence d'abord, puis l'urgence sanitaire.

Et nous sommes partisans de l'idée que dès notre arrivée au pouvoir, nous devrons instaurer une grande loi d'urgence sociale. Et il y a toutes les raisons de le défendre sans jamais hésiter parce que désormais bien inspiré qui viendrait vous dire qu'en effet on ne peut pas financer quand on voit quel gabis ça a été d'accumulation de richesse entre quelques mains et tout cela n'est pas tombé du ciel ni même de la pandémie mais bien de la politique d'Emmanuel Macron. Quand nous sommes arrivés à l'Assemblée, certains nous ont dit qu'un peu trop tôt nous lui avions collé sur le front l'étiquette de président des riches.

Mais maintenant et même s'il n'est toujours pas descendu dans la reine pour le défendre, monsieur Macron a un bilan et ce bilan conforte cette idée. Nous avions raison de le qualifier d'entrée de jeu comme le président des riches. C'est le président qui par sa politique a permis que les 500 familles les plus riches de France qui possédaient un patrimoine de 500 milliards au début de ce qu'ena, on possède aujourd'hui le double.

C'est le président qui a permis que désormais cinq personnes en France, 5 milliardaires, Clémence s'est chargé de leur régler un peu leur compte, mais 5 milliardaires possèdent autant que 27 millions de personnes dans ce pays, 40 % de la population. Et pendant la pandémie, ils ont accru leur fortune comme jamais. 240 milliards en 19 mois de pandémie qui comme par hasard et Jean-Luc Mélenchon a parlé des chiffres jumeaux lors d'un de ces derniers meetings, 240 milliards, c'est l'accroissement du patrimoine des milliardaires pendant la période Covid mais 240 milliards, c'est aussi peu au prou exactement le montant des aides que l'État a dépensé pendant la période Covid.

Donc en quelque sorte, vous voyez bien le transfert dans quel sens il se fait. Et derrière cette situation d'accumulation dans les mains de quelques-uns, une situation de pauvreté qui s'est accrue pendant le quinquena de monsieur Macron, près d'un demi million de personnes dans notre pays sont tombées dans la pauvreté. La situation que nous avons sous les yeux dans cette France d'Emmanuel Macron, c'est 100 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, 8 millions qui dépendent de l'aide alimentaire, 12 millions qui subissent les conséquences de la précarité énergétique.

Et derrière ces chiffres qui paraissent souvent désincarnés, des femmes, des hommes peut-être dans cette salle sans doute que vous connaissez qui ont l'angoisse d'ouvrir leur boîte aux lettres pour savoir s'ils vont pouvoir honorer les factures qui s'y trouvent, qui angoissent de devoir dire à leurs gamins qu'ils n'ont pas de quoi leur payer les loisirs auxquels ils sont en droit de formuler la demande auprès de leurs parents et cetera et cetera. Cette situation de pauvreté dans un pays qui produit 2300 milliards de richesses chaque année qui sont extrêmement mal réparties, nous voulons y mettre fin. Clémence a donné les principales solutions par le fait que personne ne vive sous le seuil de pauvreté, par l'augmentation du SMIC, des minimas sociaux, par la fiscalité, elle en a bien parlé, et aussi par l'extension de la gratuité d'un certain nombre de biens de première nécessité.

Par exemple, sur la question de l'eau qu'a évoqué Mathias, nous voulons faire en sorte que les premiers mètres cubes d'eau qui sont indispensables à la vie soient gratuits pour toutes et tous sans distinction et financé par une tarification progressive qui revient à la philosophie suivante. L'eau qui sert à boire ou à se laver qui est donc vitale peut-être gratuite pour tous si l'eau qui sert à remplir une piscine ou à laver une bagnole coûte plus cher pour financer la gratuité pour tous. [applaudissements] Alors dans ce programme, il y a les mesures pérennes, mais il y a aussi des mesures qu'il faut prendre pour faire face à la situation particulière, peut-être, nous l'espérons la plus ponctuelle possible, mais les informations récentes nous disent plutôt que ça va durer.

Je pense bien sûr à l'inflation et à la hausse des prix. Oui, nous sommes les partisans du blocage des prix des produits de première nécessité et qu'on ne nous dise pas qu'on ne peut pas le faire car dans ce pays les prix étaient régulé jusque dans les années 80, jusqu'en 1986. Et monsieur Macron lui-même a utilisé les dispositifs Légaux qui permettent de bloquer les prix lorsque le marché a produit cet effet avec l'offre et la demande que le prix du gel hydroalcoolique allait exploser en période de pandémie.

Ils ont bloqué les prix sur le gel hydroalcoolique et bien nous bloquerons les prix sur un certain nombre de produits notamment sur l'énergie notamment sur les produits alimentaires et d'hygiène de première nécessité et sur vous savez les fameux cinq fruits et légumes dont on vous rabat les oreilles à longueur de journée qu'il faut absolument les manger pour prendre soin de vous et de votre santé mais dont jamais on ne se soucie de savoir si vous avez les moyens et les conditions pour vous les payer. Voilà ce que nous allons faire avec ces dispositifs de blocage de prix pour soulager la vie des gens dans l'immédiat parce que c'est une nécessité absolue. [applaudissements] La question des prix, elle dépend aussi énormément de leur volonté de tout remettre dans les mains du marché.

Et ça me permet moi aussi de répondre à ma manière, à la requête qui nous a été transmise avant ce meeting puisque dans le cas de l'énergie, c'est absolument ahurissant de voir combien précisément le marché est responsable des effets de fluctuation des prix. Vous ne le savez peut-être pas, mais si votre facture d'électricité augmente, ça ne correspond absolument pas à une réalité matérielle de production derrière. Ça correspond à un simple mécanisme de marché qui fait que en vertu de ce marché et bien le prix de l'électricité est indexé sur le prix du gaz.

Pourquoi ? On le sait pas bien mais c'est comme ça, c'est le marché. Ça veut dire que quand le gaz augmente, sans qu'il ne coûte plus cher de produire un seul mégawh de plus, et bien le prix de votre facture d'électricité augmente également.

Il [grognement] faut dire que jamais la situation n'a été aussi favorable pour remettre en cause ce qui a été fait avec l'énergie, comme ils l'ont fait bien sûr dans d'autres secteurs. Il y a eu les télécom et tout le reste. Vous savez, la Commission européenne qui vient donner des injonctions au gouvernement, elle déteste les monopoles d'État.

Elle sait même plus pourquoi, mais elle les déteste. Chaque fois qu'il y en a, elle les affronte pour mettre à la place la concurrence libre et non faussée. Et quand vous y croyez pas, elle vous dit "Mais si, vous allez voir, ça va permettre automatiquement, parce que c'est magique, de baisser les prix." Ils vous ont fait le coup sur l'énergie.

Ils vous ont dit "Messieurs dames, vous allez voir, on va ouvrir le marché de l'énergie et les prix vont baisser." Les prix ont tellement baissé, n'est-ce pas ? Vous avez vu vos factures depuis qu'ils ont ouvert le marché de l'énergie, c'est plus 80 % sur la facture d'électricité et de gaz.

C'est une gabie incroyable. Et pire, ils ont profité de l'occasion pour démantler ce que depuis le Conseil national de la Résistance, notre pays avait méticuleusement et patiemment construit. Avant, il y avait une entreprise intégrée que vous connaissiez, EDF GDF qui maîtrisait tout d'un bout à l'autre, de la production jusqu'à la distribution.

Et puis ils sont arrivés, ils ont tout démantelé pour pouvoir faire le marché et faire qu'il y ait des concurrents qui arrivent sur ce marché. Des concurrents qui bien sûr n'ont pas les moyens de production de l'opérateur historique. Mais la Commission européenne a dit "C'est pas grave, on va obliger l'opérateur historique à mettre à disposition de ses concurrents une part de sa propre production pour qu'avec sa propre production, ses concurrents puissent venir lui faire concurrence." Admettez que c'est absurde.

Il se trouve que vous le savez peut-être avant d'être parlementaire, je travaillais sur un plateau téléphonique à EDF. D'ailleurs, les macronistes m'avaient repeint en député call center au début du mandat pour ça. Et je leur ai dit "Mais pour nous, c'est un honneur d'être des employés qui arrivent à l'assemblée comme Caroline Fiat qui était assistante de santé, Daniel Obonau, conservatrice des bibliothèques." Ah bien sûr, ça leur a fait tout drôle.

Bon, je reviens à l'anecdote. Une fois parce que mes clients étaient des entreprises et non pas des particuliers, une fois j'ai au téléphone un boulanger qui avait lu un article dans le monde, je crois, qui expliquait ce mécanisme où l'opérateur historique doit refourguer à ses concurrents une part de sa production pour qu'artificiellement il viennent lui faire concurrence. Il me dit "Oui, je comprends.

C'est sûr que demain n'importe qui ouvre une boîte pour aller sur le marché de l'énergie. C'est pas évident de venir concurrencer EDF. Vous allez pas vous mettre à construire des centrales nucléaires.

Quoi que maintenant monsieur Macron, il va en construire plein partout, même des petits et des gros près de chez vous. Mais il me dit du coup ça marche comment ? En fait moi ce que je comprends c'est qu'un peu c'est un peu comme si moi qui suis boulanger, la Commission européenne se pointe, elle dit "Dans votre rue, il y a pas assez de concurrence.

Alors voyez, on va permettre à certains concurrents de s'installer. Ils ont pas de moyens de production, c'est pas grave. Il y a en face de vous un local, il est vide, on va écrire boulangerie sur l'adenture et puis ben le matin avant que ça ouvre, vous allez lui filer du pain, le pain que vous faites avec votre four et puis comme ça il va venir vous faire concurrence avec le pain que vous faites.

Il me dit "J'ai bien compris monsieur Catin, c'est ça que ça marche." Dit oui oui, ça s'appelle la Commission européenne. [applaudissements] Et bien ça aussi il faut le dire, nous allons et même si les traités actuels nous en empêchent.

Ce programme en effet connaî quelques obstacles, notamment les traités européens. Mais nous avons été jusqu'à penser comment franchir ces obstacles. En toute hypothèse, ce que le peuple français décidera, nous l'appliquerons.

Et oui, nous avons l'intention de reconstituer dans ce pays un grand pôle public de l'énergie qui nous permette à la fois de maîtriser les coûts, de maîtriser les prix et de faire la planification écologique et de sortir de toute urgence l'énergie de cet absurde marché qui conduit à la catastrophe, qui met à genoux certaines entreprises comme EDF et qui fait que vos factures ne cessent d'augmenter. [applaudissements] Alors, je voulais ce soir vous parler aussi et vous donner quelques billes pour résister à la propagande en cours parce que monsieur Macron n'est toujours pas candidat. Il trouvera d'ailleurs, même si la situation internationale, on le comprend, on l'occupe beaucoup, mais ça [grognement] aurait pas été ça, j'ai envie de dire, ça aurait été autre chose.

De toute façon, il n'a pas très envie de venir non seulement défendre son bilan et encore moins d'aller dire au français les horreurs qu'il a l'intention de faire pour l'après. Parce que pour le coup, on parlait de la Commission européenne, mais on sait la copie qu'il est allé remettre à la Commission européenne qui promet la réforme des retraites, qui promet le retour à l'austérité budgétaire et les règles de 3 % d'ici à 2023 et cetera et cetera. on connaît et donc on sait ce que ça va produire.

C'est monsieur Macron qui a fermé 17000 lits à l'hôpital en l'espace de ce quinquena qui enfermer 5000 encore en pleine crise sanitaire quand il disait "La santé n'a pas de prix, l'hôpital est notre bien le plus précieux et cetera et cetera." Donc on connaît non ce dont je voulais vous parler, c'est de la propagande absolument incroyable que nous avons en ce moment sur le front de l'emploi et du chômage. Vous avez tous les jours des papiers qui saluent le succès formidable de ce gouvernement en matière d'emploi et de baisse du chômage.

Et tout le monde est sommet d'applaudir. Quand vous avez un grand journal comme les Échos qui vous dit "C'est une baisse historique" et ben sur les plateaux on exige de vous que allez monsieur Catnin s'applaudissez monsieur Macron. J'ai dis moi j'aurais bien envie d'applaudir avec vous, de sortir ma trompette et de faire un concert de louange au gouvernement.

Il y a pas de problème. Simplement quand on regarde de plus près derrière les statistiques, ce qui s'y trouve, c'est pas aussi évident que cela. On se réjouira toujours Clémence, Mathias, moi et tous les autres si un gouvernement réussit à faire baisser le chômage de masse qui est un des principal un des principaux fléaux que nous avons dans le pays.

Mais là, c'est autre chose. La baisse historique de 7 % dont on nous parle est d'abord un effet statistique que vous connaissez bien. Il y a trois catégories au chômage dans notre pays et c'est la catégorie A qui est publiée pour afficher les statistiques et faire les articles des écho et les interviews de madame Borne.

Mais en réalité derrière cette baisse de 7 % du chômage, il y a quelques secrets de fabrication. C'est comme dans la magie, il y a des tours, vous savez. Bah là, en l'occurrence, le tour de magie repose quasi exclusivement sur une explosion de la précarité de l'emploi.

Les 107000 emplois nets qu'ils ont créé disent-il, au 2e trimestre de 2021, les deux tiers de ces emplois sont des emplois dans l'intérim, des contrats de moins d'un mois, parfois de moins d'une semaine ou même de moins d'un jour qui vous font disparaître des statistiques du chômage pour le trimestre, même avec un jour de travail. C'està dire vous travaillez un jour, pouf, vous êtes plus dans les statistiques. Et c'est grâce au fait que vous ayez travaillé un jour que madame Borne et monsieur le maire peuvent dire "Nous avons un succès historique sur le front." Alors souvent quand ils le disent en plateau, vous vous êtes déjà retourné au chômage mais dans les statistiques, vous avez disparu pour avoir travaillé un seul jour. 1 une explosion de la précarité de l'emploi. [grognement] De même des radiations à Paul Emploi qui ont fait des effets statistiques qui permettent de dire que le chômage a baissé. et 3 et là c'est original pour un gouvernement qui a su créé les contrats aidés qui étaient indispensables à plein d'associations, c'est la machine aux subvention totale pour des emplois hyper subventionnés comme par exemple l'apprentissage qui a quelques vertus mais dont vous savez aussi que beaucoup de contrats sont rompus en seulement quelques mois, qu'il débouchent très rarement sur des CDI.

Bref, c'est l'explosion, la précarité de l'emploi qui explique d'abord et avant tout les chiffres du chômage. Et nous savons que toute catégorie confondue, c'est encore plus de 6 millions d'inscrits à Pôle Emploi à cette heure. C'est donc un chômage de masse dont nous ne pouvons nous accommoder et il n'aurait pas pu obtenir d'autres résultats avec la politique qu'ils ont mené pendant 5 ans.

D'une part, la baisse des droits des travailleurs comme ils l'ont fait comme Mathias l'a dit avec les ordonnances travail au début du quinquena. Non, le niveau du chômage dans ce pays est pas corrélé au niveau des droits des travailleurs. Et de l'autre côté, la réforme de l'assurance chômage qui alors qu'un chômeur sur de n'est déjà pas indemnisé vient en plus rendre les conditions d'accès à l'indemnité encore plus rude et vient baisser les indemnités.

Tantez si bien que vous avez un nombre considérable de chômeurs qui eux aussi sont tombés dans la pauvreté. Il faut rappeler à monsieur Macron que les responsables du chômage, ce ne sont pas les chômeurs mais les gouvernements incapables de mener des politiques publiques qui véritablement créent de l'emploi pérenne. Et monsieur Macron ferait bien se rappeler que dans notre Constitution, l'emploi est un droit.

C'est écrit comme ça dans la Constitution. On parle de droit à l'emploi. Voyez bien qu'on en est très loin.

Et bien nous [applaudissements] nous fixons un cap. Jean-Luc Mélenchon et j'ose le dire sans détour est le candidat du plein emploi et nous assumons ce choix et cette préférence pour l'emploi. Vous savez Clémence vous a rappelé l'allocation la garantie d'autonomie qui fait que nous voulons porter les minimas sociaux au niveau du seuil de pauvreté pour que personne ne vive sous le seuil de pauvreté.

Elle l'a dit c'est 1063 €. Mais nous ne sommes pas d'accord et pour une raison que je vais vous donner qui est précise avec l'idée d'un revenu universel. Le revenu universel c'est quoi ?

C'est pas le fait que les gens vivent pas sous le seuil de pauvreté. C'est le fait de distribuer une allocation, en l'occurrence, je crois que c'était 700 € à tout le monde. Quand je dis à tout le monde, c'est à ceux qui ont très peu comme à ceux qui ont beaucoup.

Et l'idée qui était derrière ce revenu universel, c'était l'idée que le travail inéluctablement allait manquer, qu'on y pouvait rien en quelque sorte, que le travail va manquer parce que il y a eu des bons technologiques et cetera et donc on n pas le choix. Et bien je vous le dis mes amis, appliquer un programme comme l'avenir en commun, c'est non pas manquer de travail et d'emploi, c'est devoir former rapidement, organiser les conditions de mettre plein de femmes, plein d'hommes au travail pour accomplir toutes les tâches que nous avons à accomplir pour relever ces grands défis au premier desquels la planification écologique comme Clémence vous en a parlé. Oui, nous assumons notre préférence pour l'emploi et le choix de politique qui permettent le plein emploi.

D'abord avec des méthodes qui ont déjà connu un certain succès par le passé. La productivité a beaucoup augmenté ces 20 30 dernières années. On produit avec moins de travail humain, toujours plus de richesse.

Je crois me souvenir que c'est avec deux fois moins de travail humain aujourd'hui 50 fois plus de richesse qu'à une certaine époque. Et pourtant, les salariés n'ont pas vu ni leur salaire augmenter en proportion, ni le temps de travail diminuer. Alors là, vous dites "Attendez".

Il est en train de nous expliquer qu'avec moins de travail humain, on produit plus de richesse. Pourtant, on n pas vu nos salaires augmenter, ni le temps de travail diminuer. Ben alors, pour qui on a bossé ?

Où va le surplus de productivité ? Bah là, c'est très simple. Vous regardez en 10 ans plus 70 % pour les dividendes.

Et là, encore une fois, c'est des records incroyables dans la période qu'on a connu. 70 milliards en 2021. Bravo ! champion du monde, seulement 10 % d'augmentation de salaire et l'investissement productif dont nous aurons tant besoin pour faire tout ce dont Clémence et Mathias ont parlé qui lui a reculé de 5 %.

Donc ça n'est pas vrai de dire qu'ils investissent pour demain, qu'il se soucient de l'avenir. D'ailleurs, bien souvent en période d'élection présidentielle quand vous écoutez le patronat, c'est à peu près les mêmes discours. Alors vous allez baisser nos impôts de production, vous allez dégréver ceci, cela et cetera et cetera. toujours la même chose et en prétextant du fait que la France finalement ferait crouler les entreprises sous les impôts de production, il pourrait aussi rappeler que la France se trouve en tête du pleloton des pays qui aident le plus leurs entreprises.

Ils en ont reçu beaucoup des aides, hein, 140 milliards d'aides versées de toutes sortes aux entreprises entre le CICE, le crédit d'impôt recherche, toutes les aides d'installation directe 140 milliards. Tiens donc encore un chiffre jumeaux 140 milliards, c'est le déficit de l'État. Voyez, si on versait pas autant d'aide sans contrepartie, on pourrait aussi largement combler ce déficit.

Donc nous, ça consiste à dire la foi redividende, c'est terminé. Si le seul discours politique que vous avez à nous proposer, c'est de dire baissez-nous nos impôts. Nous on vous dit c'est autre chose.

Clément en a parlé, c'est gouverné par les besoins. Ce qu'on vous offre, c'est de la prévisibilité. Mais oui, nous allons reprendre certaines batailles.

Par exemple, puisque la productivité a beaucoup augmenté et que les salaires n'ont pas augmenté en proportion ni la diminution du temps de travail, cette bataille-elà, la mère de toutes les batailles, de toutes les conquêtes sociales, nous allons la reprendre. Oui, nous allons reprendre le mouvement interrompu diminution du temps de travail [applaudissements] parce que ça crée de l'emploi. Nous allons le faire dans la semaine en appliquant réellement les 35 he en ouvrant les discussions immédiatement pour aller vers la semaine de 32h.

Nous allons le faire aussi et ça n'est pas un cadeau offert par le Père Noël. La 6e semaine de congé payé parce que depuis les années 80, il y en a pas une de plus. Alors que pourtant la productivité a augmenté [applaudissements] et bien sûr nous sommes les dépositaires et désormais les seuls de la retraite à 60 ans à laquelle madame Le Pen a renoncé la semaine dernière parce que nous savons [applaudissements] que financer la retraite à 60 ans, c'est simplement deux petits points de plus de la richesse nationale à consacrer aux retraites comme on l'a toujours fait et que et bien il s'agit simplement de partager pour pouvoir le faire.

Alors 1, partageer le temps de travail, travailler moins pour travailler mieux, travailler tout et tous c'est un premier objectif. [applaudissements] Le deuxième, c'est en effet tous les projets de la planification écologique. On est en train de finaliser le chiffrage.

Clémence doit aussi vous donner ce rendez-vous avec elle que vous avez, je crois, pour le 12 mars pour la grande soirée du chiffrage du programme. Mais déjà, on a un certain nombre d'indicateurs en terme d'emploi. Je vous ai dit que ce programme allait créer beaucoup d'emplois.

La planification écologique, indépendamment de la diminution du temps de travail, c'est beaucoup de nouveaux emplois à créer. C'est plus, je crois, d'unlon5 emplois net que nous allons créer quand on vous dit qu'on veut faire l'agriculture paysane relocalisée. C'est 300000 paysans de plus qu'il va nous falloir quand on parle de l'économie de la mer comme l'a fait Mathias qui contrairement à ce que raconte parfois monsieur Bayou et Jado n'est pas en effet l'exploitation des fonds marins mais le fait de se dire comment on peut utiliser cette énergie qui est disponible qui ne s'arrêtera jamais pour faire la transition énergétique et aller vers le 100 % renouvelable.

C'est 600000 emplois rien que dans l'économie de la mer dont Jean-Luc Mélenchon parle et cetera et cetera. Ça aussi ça va créer beaucoup d'activités et d'emplois. Donc vous voyez, non, ce n'est pas vrai que le travail va manquer.

Et enfin, dernière disposition pour atteindre le plein emploi, c'est notre mécanisme de garantie d'emploi. Puisque nous voulons vraiment faire de l'emploi un droit, nous voulons instaurer ce mécanisme qui permet qu'en dernier ressort, tout chômeur de longue durée volontaire qui ne trouverait pas d'emploi dans le marché, se voit proposé en dernier ressort par l'État, soit un emploi qui correspond à ses qualifications dans le bassin d'emploi où il ou elle se trouve. soit une formation qualifiante et pour des tâches que le marché n'accomplit pas mais d'où nous estimons-nous collectivement que nous avons besoin de les accomplir.

Je pense par exemple à ces métiers du lien du soin que mon camarade François Ruffin a si joliment mis en valeur dans son film Debout les femmes qui passe ce soir à la cérémonie des Césars mais également dans tous les métiers de la planification écologique. Bref, mes amis, je serai pas plus long sur ce front. Vous voyez bien que entre la diminution du temps de travail, entre la planification écologique créatrice d'emploi et la garantie d'emploi, on a toutes les chance d'arriver à notre objectif du plein emploi.

Et alors ? Et alors seulement si Jean-Luc Mélenchon s'en charge, peut-être que si vous vous trouvez sur le trottoir d'en face de l'agence Pôle Emploi, vous pourrez dire "Je traverse la rue et je trouve un emploi." [applaudissements] Mes amis, je conclus en vous disant qu'il nous reste en effet 44 jours et que quand on nous interroge désormais, on nous dit "Mais vous êtes en train de reproduire le scénario de 2017 avec Jean-Luc Mélenchon qui était, rappelez-vous-en toujours à 10 11 % dans les sondages jusqu'au 18 mars, nous sommes le 25 février. et qui du 18 mars jusqu'au mois d'avril à la fin du mois d'avril 2017 passe en l'espace de 4 semaines de 11 à 19,5 %.

Sauf que voilà, désormais les gens qui nous interrogent, qui observent comme nous la situation voi que pour accéder au second tour, il n'y a pas besoin de faire 195 %. Bien sûr, nous souhaiterions reproduire ce que nous avons su faire et que toutes celles et ceux qui dans ce pays ont voté pour l'avenir en commun, se sont regroupés autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2017 le fasse de nouveau. Ils ont toutes les raisons de le faire.

Mais aujourd'hui, le ticket d'entrée au second tour, il est plutôt de l'ordre de 16 17 %. Alors quand Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui à 1213 et qu'il nous reste 44 jours de campagne, nous savons que le résultat est à la portée de nos efforts et que peut se reproduire non seulement ce vote efficace qui fait que quand vous êtes de gauche et que vous regardez le tableau, vous vous dites où est-ce qu'il est le plus gros bâton pour qu'on y arrive, pour que non seulement on chasse monsieur Macron, mais pas pour faire l'extrême droite, pour faire tout le progrès qu'on a à faire. Mathias, on a parlé dans des termes très justes.

Vous savez, la fonction de l'extrême droite dans cette élection est très nette. Faites le test, faites-le. Retirer du discours de monsieur Zémour, de Madame Le Pen et même parfois de madame PCR qui s'amuse à en reprendre des bouts.

Retirer de leur discours tout ce qui concerne des sujets que nous n'avons aucun mal à aborder mais qui ne sont pas dans les priorités de ce que les Français attendent dans une élection présidentielle. retirer leurs obsessions sur l'immigration, sur les musulmans, sur la religion, la couleur de peau, tout ce que vous voulez. Retirez ça.

Qu'est-ce qu'il vous reste ? Des nuances de macronisme. Aucun de ces quatre-là n'a l'intention de s'employer à faire ce qu'il y a lieu de faire partagé.

Aucun de ces quatre-là n'a d'autres intentions que de vous faire travailler plus longtemps. Même madame Le Pen a capitulé en race campagne sur la retraite à 60 ans. Par conséquent, oui.

L'alternative désormais, en effet, pour le progrès, pour la rupture sociale, démocratique, écologique. C'est bien cette candidature-là. Et ça, nous allons le démontrer ces 44 jours.

Alors, il y a toujours non seulement cette possibilité que des hésitants qui croient que la gauche est trop dispersée alors qu'il y a moins de candidats aujourd'hui que dans certaines échéances précédentes et que d'ailleurs peut-être même si nous ne le souhaiterons jamais parce que l'étape des parrainages doit pas être une étape couprée pour empêcher des candidatures, mais il est possible que le mouvement à venir ces prochains jours soit plutôt un mouvement de retrait de certaines candidatures qui peut-être n'auraient pas atteint les 500 parrainages. Donc c'est pas ça le problème. Il faut se regrouper autour de cette candidature d'une part mais aussi se rappeler que quand les sondages qui donne Jean-Luc Mélenchon à 12 ou 13 % sont à 65 % de participation, il y a encore des femmes et des hommes à cette heure à aller convaincre dans le pays.

Et le résultat ne dépend que de cela. Pas des commentaires, pas à des sondages. Du fait de savoir si dans les rues de Saint-Nazer, comme partout dans le pays, il y a des gens qui à cette heure n'ont pas l'intention d'y aller, qui parce qu'on les aura convaincus vont faire ce choix.

C'est le plus important et ceux il faut pas leur faire la leçon. Ils s'abstiennent et ils ont bien des raisons de s'abstenir. Ils disent "Vous vous rappeler 2005, on a voté le référendum sur les traités.

On a dit non, ils ont pas appliqué notre vote. Ça c'est une cicatrice qui reste ouverte." Ensuite, ils nous disent souvent il y a eu trois quinquenas, c'est trois alternances politiques, c'est trois couleurs différentes.

C'est monsieur Sarkozy clairement de droite, monsieur Hollande qui nous a dit qu'il était de gauche, monsieur Macron qui nous a dit tout ça ça n'existe plus, je fais autre chose. Mais dans nos vies, qu'est-ce qui a changé ? Trois fois rien.

Et quand ça a changé, souvent c'est pire. Alors on en a marre. Ils ont des raisons et il faut les entendre.

Il faut leur dire, y compris que dans notre programme, nous avons de quoi faire en sorte qu'il ne nous donnent pas un blancin. Le droit de révoquer les élus, ça permet d'abord et avant tout de rappeler aux élus qu'ils ont un mandat et que le peuple à tout moment peut reprendre la main. [applaudissements] En revanche, mes amis, il y a une chose qu'il faut bien leur dire.

Pourquoi vous croyez que c'est à nous, à vous les militants, de faire ce travail de l'inscription sur les listes électorales ? Pourquoi croyez-vous que c'est au dernier moment que l'État se réveille avec une petite campagne de publicité ? Depuis des mois, on leur demande pourquoi vous ne mettez pas tous les efforts pour faire en sorte que le peuple puisse exercer sa pleine souveraineté en allant voter ?

Comment pouvez-vous accepter que 11 à 13 millions de personnes dans ce pays soient pas ou mal inscrites sur les listes électorales ? Certains, certaines vont se réveiller le 10 avril et vont apprendre peut-être dans leur bureau de vote qu'ils ne pourront pas voter. Ils ne le font pas.

Pourquoi ? Mes amis, vous connaissez la sociologie du vote, vous savez qui sont les plus abstentionnistes et vous savez qui sont les plus mobilisés. Alors, à celles et ceux qui vous disent que voter ne sert à rien, prenez cet exemple.

Vous dites "Mais vous êtes sûr que voter sert à rien ?" Mais alors pourquoi les autres ils y vont ? Parce que les électeurs de monsieur Macron, eux, ils vont aller voter.

Ils ont déjà programmé le réveil matin pour le 10 avril et ils vont pas y aller en se disant que ça sert à rien. Ils y vont parce qu'ils savent bien que ça sert à quelque chose. Ils en ont eu plein les poches pendant 5 ans.

Ils veulent en reprendre 5 ans de plus. Alors vous ne leur laissez pas choisir à votre place. [applaudissements] Et Jean-Luc Mélenchon l'a dit.

Si nous arrivons à nous qualifier au second tour dès le 10 avril au soir, Jean-Luc Mélenchon proposera à toutes celles et ceux, quel était leur vote précédent, de venir gouverner avec nous pour la raison qu'alors et alors seulement, grâce à vos suffrages du premier tour, on sera pour appliquer quel programme ? Celui que Clémence Gueté a coordonné et pas un autre. [applaudissements] J'achève moi aussi par une citation.

Elle dit ce que nous avons à faire ces prochains jours, ces prochains mois une fois que nous y serons arrivés. Dans notre Constitution, dans la Constitution, plus exactement du 24 juin 1793, il est écrit ceci : "Un peuple a toujours le droit de revoir, de réformer et de changer sa constitution. Une génération ne peut pas assujettir à ses lois les générations futures.

Et bien mes amis, c'est le moment. Merci à vous toutes et tous [applaudissements] et bonne campagne. Nie. [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [musique] [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]