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interviewRMC — Face à Face· 4 mai 2021 21 min

L'invité de Bourdin Direct : Nicolas Dupont-Aignan - 04/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:12
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour à toutes et à tous, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous, député de l'Essonne, président de Debout la France, candidat à l'élection présidentielle. Vous regardez ce qui se passe dans la région sud Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quelle est la signification de la prise d'opposition de Renaud Muselier, de l'opposition des instances des LR ? Est-ce que ça veut dire que ce parti est en train d'exploser ?

0:41
Présentateur

Cela veut dire qu'il y a, à mon avis, je regarde ça de loin. Vous êtes un ancien du RPR, vous connaissez les acteurs. Je connais par cœur tout cela parce que je l'ai vécu. J'ai quitté en 2007, quand je n'étais pas d'accord, avec la décision de Nicolas Sarkozy de faire revoter par le Parlement le traité constitutionnel européen qui avait été rejeté par le peuple. C'était pour moi impensable de revenir sur la décision du peuple français. J'ai vu que je devais quitter le parti parce que j'étais mal à l'aise, je ne pouvais plus me regarder dans la glace. Je voyais qu'il prenait une orientation européiste, centriste, qui était contraire à mes valeurs gaullistes. Je suis parti.

On a créé Debout la France. Beaucoup m'ont rejoint, mais pas seulement des anciens UMP. Et cela prouve quoi ? Cela prouve qu'au bout d'un moment, le fonds, c'est-à-dire les valeurs qu'on défend, les décisions qu'on prend, l'emporte toujours sur les combinaisons politiques. Ce que je veux dire, c'est qu'il y a deux types de républicains aujourd'hui. Il y a deux partis en un seul. Il y a les gens comme Renaud Muselier, qui sont plus proches d'En Marche, comme les parlementaires qui votent souvent des projets de loi du gouvernement. Comme M. Estrosi, qui dit qu'il faut voter dès le premier tour de la présidentielle pour En Marche. Ils ont le mérite de l'honnêteté.

Ils disent, nous, on est plus proches d'En Marche, donc ce n'est plus un parti d'opposition. C'est un parti de coalition. Et puis, il y a heureusement des hommes de conviction qui ne pensent pas la même chose. Je pense à Bruno Retailleau, qui a fait une très belle interview hier dans Le Figaro, et qui exprime des idées qui sont très proches des miennes. Cela veut dire qu'il n'y a rien à voir entre un Muselier et un Retailleau. Il n'y a rien à voir entre un Éric Beurge.

2:24
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire que le parti est en train d'exploser. Ça veut dire qu'il y a ces fameuses deux droites irréconciliables.

2:33
Présentateur

C'est, je crois, au-delà de l'affaire des droites irréconciliables, la vision de la France. Est-ce qu'on a une France mondialisée, dirigée par un gouverneur de la France dans une Union Européenne, c'est M. Macron ? Ou est-ce qu'on a une France qui retrouve son indépendance gaulliste, ça ne veut pas dire la fin de l'Europe, ça veut dire une reconstruction de l'Europe, qui prend en main son destin et qui change de politique ? C'est ça l'enjeu. Et je vois, et je dis notamment aux électeurs LR, LR, je leur dis, rejoignez debout la France, ou du moins, travaillons ensemble. Vous travaillez ensemble en Bourgogne-Franche-Comté.

J'ai eu une sorte de, comment dire, de vision, parce que, par exemple, en Bourgogne-Franche-Comté, c'est l'effet inverse de M. Muselier. On a un homme, M. Platret, maire de Chalon, qui a pris des positions audacieuses contre l'immigration, contre le communautarisme, qui, lui, au contraire, il ne veut surtout pas cette dérive vers En Marche. Et, au niveau local, les adhérents de debout la France, les responsables de debout la France, ont vu, en fait, qu'ils avaient une proximité naturelle de cette ancienne famille gaulliste, RPR, pour ceux qui se souviennent, qui sont plus âgés, qui était patriotisme, justice sociale, effort économique.

Et on fait une très belle liste ensemble pour gagner la région Bourgogne.

3:51
Nicolas Dupont-Aignan

Certains vous le reprochent. Certains qui étaient proches de vous, qui sont passés au Rassemblement National, vous le reprochent. Oui, mais je vais vous dire pourquoi, c'est intéressant.

3:59
Présentateur

Pourquoi ? Parce qu'en vérité, je ne me soumets pas à Marine Le Pen. Je garde mon identité gaulliste. Donc, il voudrait nous enfermer entre Le Pen et Macron. Je maintiens que Le Pen est respectable, Macron est respectable, mais il y a peut-être le droit en France d'avoir une diversité politique et on ne peut pas résumer la France à deux partis, à deux camps. Et je maintiens que les idées que j'essaye de défendre et qui recueillent quand même, là, ça y est, 5, 6, 7% des voix, commencent à peut-être permettre de créer, de recréer ce que j'appelle le RPR du XXIe siècle, c'est-à-dire un parti énergique mais sans excès. Un parti énergique et sérieux. Bon, un parti énergique et sérieux.

Je suis certain que ce qui se passe est très important. C'est pourquoi je tente en Bourgogne-Franche-Comté cette expérience. Parce qu'en fait, c'est la réunification de la famille gaulliste sur la défense de l'intérêt national.

4:56
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, vous lancez justement un grand appel. Vous lancez un grand appel à toutes celles et ceux qui sont très à droite ou à droite ou très à droite et qui sont souverainistes. Il y en a à gauche. Peu importe. Il y en a à gauche, enfin, pas beaucoup. Un Michel Onfray est un grand patriote. Oui, oui. Vous appelez au rassemblement. Alors, j'ai vu la liste. Éric Zemmour, Bruno Retailleau, Marine Le Pen, Florian Philippot, Julien Aubert. Je donne la liste. François-Xavier Bellamy, Michel Onfray, Philippe De Villiers, qui est encore... François Asselineau, Robert Ménard, David Lysnard, est-ce qu'ils vous ont répondu ? Vous leur demandez une union et une primaire pour le mois de décembre.

Est-ce qu'ils vous ont répondu ?

5:43
Présentateur

Pas encore. Ça date de samedi. Mais j'avais déjà lancé ça il y a un an. Je dis quoi ? Je dis que c'est pas à Emmanuel Macron. C'est pas aux médias. C'est pas aux sondages. Qu'est-ce qu'il y a, les médias ?

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

J'ai vu d'ailleurs que vous critiquez les médias.

5:58
Présentateur

La partialité des médias. C'est pas aux médias. C'est pas aux sondages. C'est pas à des vieux partis cranniques. ni aux partis politiques de choisir le champion qui affrontera Emmanuel Macron. Et je dis que finalement la meilleure solution ce serait c'est un rêve. Mais parfois les rêves deviennent réalité. Ce serait que nos électeurs les millions d'électeurs qui veulent l'alternance qui veulent même plus que l'alternance l'alternative choisissent leur champion. Et si c'est Marine Le Pen je m'inclinerai. Si c'est Bruno Retailleau je m'inclinerai. Si c'est moi je leur demande aussi de s'incliner mes chers collègues. C'est-à-dire que dès le mois de novembre on décide le champion.

Et que ce soit le peuple qui décide. C'est une grande primaire ouverte. C'est ce qu'avaient fait souvenez-vous les républicains. A l'époque tout le monde pensait qu'Alain Juppé allait devenir président de la République. Il y a eu cette primaire et c'est François Fillon qui est sorti du chapeau. Cela veut dire qu'il y a eu un vrai débat médiatisé.

6:51
Nicolas Dupont-Aignan

On a pu trancher.

6:53
Présentateur

Après il a échoué pour une autre raison.

6:54
Nicolas Dupont-Aignan

Cela veut dire que vous voulez exister et que vous ne voulez pas être dans l'ombre de Marine Le Pen. Si j'ai bien compris Nicolas Le Pen.

7:01
Présentateur

Vous avez tout à fait compris.

7:02
Nicolas Dupont-Aignan

Je veux...

7:03
Présentateur

Non mais je veux dire pourquoi. Oui. Je ne veux pas revoir 2017. Je ne veux pas la réélection automatique d'Emmanuel Macron sur une sorte de duel construit par Emmanuel Macron pour survivre.

7:15
Nicolas Dupont-Aignan

Parce que si c'est Marine Le Pen

7:17
Présentateur

Emmanuel Macron sera réélu. En tout cas, c'est le scénario le plus facile pour Emmanuel Macron. Et d'ailleurs, je remarque que 80% des Français... Alors ça dépend des sondages. 70, 75, 80. Ce qui est beaucoup. Les trois quarts. Allez. Oui. Les trois quarts des Français disent pitié, on ne veut pas retrouver ce duel. Et que ce duel est un duel de rejet. C'est-à-dire... Je l'ai d'ailleurs entendu Marine Le Pen, le premier mec, qui dit si vous votez Emmanuel Macron, ce sera le chaos. Et puis Emmanuel Macron dit toute la journée, avec ses troupes, vous les entendez, si c'est Marine Le Pen, c'est le chaos. C'est un choix de rejet. C'est-à-dire, ce sont des votes de rejet.

Est-ce que dans notre pays, au XXIe siècle, en 2022, au moment où la France est quand même, reconnaissez-le, en très grande difficulté et où il y a besoin de réagir, est-ce qu'on ne peut pas offrir aux Français un vote d'adhésion ? Et ce vote d'adhésion que j'essaye de proposer, je ne suis pas le seul, il y en a d'autres, c'est quoi ? C'est un premier tour juste. C'est-à-dire où les Français se réveilleraient à la veille du premier tour et se diraient, tiens, notre vie politique a un peu changé. On élève le débat. Mais non, Nicolas Dupont-Aignan, elle est méchante, il est méchant. Elle est méchante, il est méchant.

8:29
Nicolas Dupont-Aignan

Avec votre initiative, vous cherchez un remplaçant. Mais si, mais vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen. Oui, c'est vrai. Mais vous cherchez un remplaçant Marine Le Pen.

8:37
Présentateur

Mais la différence, la différence, c'est que moi, je ne dis pas, c'est moi, c'est moi, je suis le meilleur. Je dis, ce sont nos électeurs, des millions de gens qui doivent trancher. Le juge de paix, le juge de paix, ce n'est pas vous, ce n'est pas les sondages, ce n'est pas des partis qui ont très peu d'adhérents, même le Rassemblement National a très peu d'adhérents, les Républicains n'en ont pas beaucoup, Debout la France n'en a pas plus que ça. Ce que je veux dire, la vie politique des partis, Jean-Jacques Bourdin, c'est beaucoup sclérosé. Ce ne sont pas à des machines politiciennes de détourner la présidentielle. D'ailleurs, les Français n'ont pas envie d'aller voter. Vous le savez bien.

Vous avez bien compris. Est-ce que vous croyez que le duel, est-ce que vous croyez sincèrement, matin, midi et soir, Macron-Le Pen, Le Pen-Macron, elle est méchante, il est méchant, c'est un choix digne de la démocratie française. Les Français n'en peuvent plus. L'abstention progresse. Je dirais même plus. Le dégoût de la politique progresse. Donc, je dis, soit une primaire ouverte qui va réveiller les Français, parce que ça serait intéressant de voir toutes ces personnes débattre. Et si toutes ces personnes vous disent non ? Eh bien, ce sera le premier tour, la primaire ouverte. Oui. Avec le risque d'abstention.

Non, parce que si au premier tour, il y a de vrais débats, et si vous, pas vous, attendez, allez-y, allez-y, vous ne savez pas ce que je vais dire. Oui, allez-y, allez-y. Vous ne savez pas ce que je vais dire. Dites, si les médias et les sondages ont l'extrême bonté démocratique de permettre un premier tour, un vrai premier tour, avant le second, je suis convaincu que les Français peuvent rebattre les cartes. Et je vous le demande. Ce n'est pas une question de bonté, c'est une question de rigueur journalistique et de déontologie. c'est de donner la chance à de nouveaux courants politiques. Ce n'est pas obligatoirement moi. Enfin, ici, tout le monde l'a. Je ne mets pas en cause X ou Y.

Je demande qu'on ne joue pas le second tour réducteur, stérile, enfantin, enfantin, facile, avant un premier tour avec des vrais débats de société. Comment on relocalise en France ? Comment on augmente le pouvoir d'achat sans déséquilibrer le pays ? Comment on reconstruit nos services publics dans les zones rurales ? Ils l'avons joigné

10:46
Nicolas Dupont-Aignan

ce que dit Bruno Le Maire. Ils disent ce qui est important, c'est le développement de la France, les solutions à apporter au pays le bien-être des Français. Oui. Pas la droite ou la gauche. Et il a raison.

10:56
Présentateur

Il a raison ? Mais bien sûr. Le général de Gaulle a inventé la présidentielle au suffrage universel pour dynamiter le régime des partis. Et ce régime des partis politiques a à nouveau kidnappé la présidentielle. Et le pays est suffisamment en crise pour qu'on réagisse. Et encore une fois, comment on produit en France ? Vous avez vu les délocalisations dans l'automobile en ce moment ? C'est terrible. Il y a des ouvriers hongrois qui sont venus en France, en Corrèze, être formés par les ouvriers français qui vont être délocalisés, qui vont être licenciés. C'est tous les jours. la sécurité, l'immigration, les zones rurales abandonnées.

Je vois les maires en ce moment pour les parrainages et je circule beaucoup à aller à leurs rencontres et je vois combien 10 millions de français qui vivent sur nos territoires sont abandonnés. Il faut s'occuper de la France. Peut-être. Mais pour s'occuper de la France, il faut prendre les français en adultes. En adultes. Moi, j'ai un projet et j'aimerais en parler pour que les français se disent tiens, avec M. Dupont-Aignan, il est carré. Vous allez pouvoir en parler. Il est carré. Il ne nous dit pas en même temps. Il ne nous dit pas peut-être bien que oui, peut-être bien que non.

Il ne nous dit pas tiens, je suis copain avec En Marche parce que c'est une élection locale mais je suis un opposant mais je ne suis pas un opposant ce qu'a dit Muselier hier. Vous êtes copains avec les républiques localement. Oui, mais moi c'est clair parce que c'est sur un projet. C'est sur des idées. Est-ce qu'on va faire de la politique sur des idées, des convictions, des valeurs ? Ou est-ce qu'on fait de la politique sur de la soupe ? La petite soupe des postes parce que c'est ça en fait ils veulent sauver leur faux.

12:30
Nicolas Dupont-Aignan

Le Covid, lorsque Emmanuel Macron fait le choix de vivre avec le Covid, vous l'approuvez ? Oui. Oui ? Ça vous étonne ? Non.

12:38
Présentateur

Je l'approuve parce que je pense qu'en fait on a eu tout faux. Autant le premier confinement était indispensable. Indispensable. Parce qu'on n'était pas prêts. Autant je pense qu'on va s'apercevoir que des couvre-feu à 19h par exemple n'avaient aucun intérêt parce qu'il entassait les gens dans les transports, que la fermeture des commerces de proximité avec des conditions sanitaires rigoureuses n'avaient aucun intérêt.

En revanche, et j'insiste là-dessus, et là je ne suis pas inquiet mais j'aimerais vraiment qu'on en ait conscience, si on veut éviter une sortie de confinement ratée et si on veut éviter un nouveau confinement à quatrième, je demande vraiment au gouvernement d'employer les grands moyens scientifiques. séquençage des tests, séquençage comme en Angleterre. Non, non.

13:30
Nicolas Dupont-Aignan

Moins de 1%

13:30
Présentateur

des tests positifs sont séquencés contre 30% en Grande-Bottagne. Il faut mettre le paquet sur le séquençage. Purificateur d'air, capteur de CO2 dans toutes les écoles, dans tous les lieux. On peut investir là-dessus vu le coût qui a eu la crise. C'est vital. Lits d'hospitalisation pérenne, c'est-à-dire redimensionner l'hôpital public parce que malheureusement des pandémies au XXIe siècle on va en avoir et on ne peut pas vivre ce qu'ont vécu nos hospitaliers. En un mot, ce que j'aimerais si vous voulez, et dernier point, j'oubliais l'essentiel. La vaccination ? Bien sûr, mais elle est en cours. J'oubliais l'essentiel. La vaccination, vous étiez d'ailleurs un peu réticent.

Oui, j'étais prudent, c'est vrai.

14:08
Nicolas Dupont-Aignan

Vous êtes vacciné d'ailleurs, en passage ? Et vous ? Oui, moi je suis vacciné de deux doses. Secret médical.

14:13
Présentateur

Bon, moi je le dis, pourquoi ne dites-vous pas ? Je peux vous le dire, je l'ai dit 20 fois parce que je voudrais, je ne suis pas vacciné. Mais pourquoi ? Je réfléchis. C'est mon libre-arbitre.

14:22
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais c'est votre libre-arbitre. C'est ma liberté.

14:24
Présentateur

Pourquoi ? C'est ma liberté. Oui, c'est votre liberté. Je tiens à la liberté vaccinale.

14:29
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais c'est votre liberté personnelle.

14:30
Présentateur

Oui, je le conteste. Je le crois. Mais pourquoi ? J'en ai assez de cette société qui veut percer tous les secrets médicaux, qui veut les mettre sur la place publique.

14:37
Nicolas Dupont-Aignan

Bon, vous me dites,

14:38
Présentateur

je ne suis pas vacciné. Je ne suis pas vacciné, je verrai. Je n'ai pas d'opposition de principe. Vous avez une opposition de principe ? Non, je vous dis, je n'ai pas d'opposition de principe. Vous avez peur ? Non. Je vais vous dire, je pense que la vaccination, on doit avoir un recul important. Deuxièmement, je pense qu'il faut la réserver. C'est un bénéfice-risque. C'est la médecine, bénéfice-risque. Et j'estime qu'il faut la réserver aux personnes en comorbidité, obésité, diabète.

15:01
Nicolas Dupont-Aignan

Donc, ceux-là peuvent prendre le risque, mais pas vous.

15:03
Présentateur

Ils assument leur risque. Chacun assume son risque. Je reviens à une chose qui me paraît très importante pour la santé. Allez-y. Tester, on le fait. On a mis du temps, mais on le fait. Tracer les gens positifs. C'est-à-dire que je préfère qu'on prenne des mesures rigoureuses vis-à-vis des gens positifs plutôt que d'enfermer tous les Français pour la troisième fois. Donc, on les met en quarantaine. Quarantaine. Il faut y arriver. Parce qu'il faut que les Français comprennent, je le dis, que la liberté, et j'étais celui qui voulait le plus de liberté, pas de couvre-feu, pas de fermeture de magasins, je suis pour la liberté. Mais la liberté a une contrepartie.

La contrepartie, c'est la prudence. Et si on est plus prudent sur les entrées aux frontières avec de vraies quarantaines, en hôtel, Avec de vraies quarantaines

15:49
Nicolas Dupont-Aignan

ou un pass sanitaire.

15:50
Présentateur

Non, je vous expliquerai pourquoi le pass sanitaire. Mais en hôtel, cinq jours, avec double test, c'est la sécurité. Et à ce moment-là, le peuple français va pouvoir retrouver sa liberté. Or, on est toujours entre les deux. On embête la majorité des Français et on ruine le pays parce qu'on n'a pas eu le courage de dire quand on est positif, on est rigoureux et on ne contamine pas les autres. Donc, moins de contraintes pour l'ensemble des Français, un peu plus pour qu'un jour, quand on est positif, n'est pas la seule solution. Oui. C'est une solution. Je n'ai jamais dit. C'est une solution, mais c'est la première des solutions. C'est une solution importante, mais ce n'est pas la seule.

16:31
Nicolas Dupont-Aignan

Alors, pourquoi ne pas participer à l'effort national en vous faisant vacciner ? Pourquoi ? Parce que j'ai encore le libre arbitre comme des millions de Français. N'est-ce pas une question de solidarité ? Non, absolument pas. Le vaccin n'empêche pas la transmission. Non. Alors, arrêtez avec ça. Non. Alors, vous dites... Le vaccin empêche les formes graves. Je vous dis que je ne me fais pas vacciner. Je prends mon risque. Donc, je prends le risque et j'assume de ne pas être solidaire avec le peuple français.

16:54
Présentateur

Attendez, qu'est-ce que vous dites ? Je vous pose la question. Vous voulez dire que quand on ne se fait pas vacciner, on n'est pas solidaires ? Peut-être. C'est faux. Peut-être. Et je vais vous dire pourquoi c'est faux et même scandaleux. Alors, dites-moi pourquoi. Parce que le vaccin protège des formes graves selon les auteurs. Selon les auteurs. Mais le vaccin ne protège pas de la transmission. La dernière étude la plus favorable au vaccin. Vous savez qu'elle... Anglaise. Si je peux finir ma phrase, c'est un sujet important. La dernière étude la plus favorable au vaccin dit qu'elle réduit de 50% la transmission. Ça veut dire qu'il y a toujours la transmission.

Alors, de grâce, on est en phase expérimentale. Je défends la liberté des Français s'ils estiment que le bénéfice est supérieur au risque. Il y a vaccination, notamment sur les personnes qui ont des risques importants. Vous savez à quoi sert la vaccination ? J'ai le droit d'avoir mon libre arbitre. Vous savez à quoi sert la vaccination aussi ?

17:43
Nicolas Dupont-Aignan

On verra dans le temps. A désengorger les hôpitaux. A faire en sorte qu'il y ait moins de monde dans les hôpitaux. Pour les personnes vulnérables, oui. Mais pas que pour les personnes vulnérables. Arrêtez avec ça. Pas que pour les personnes vulnérables. Mais vous le savez bien. J'ai mon point de vue, je le garde. Bon. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, je voudrais vous parler de Napoléon. Ah oui. Est-ce que vous souhaitiez dire un mot ? Je le sais. Demain, célébration du bicentenaire de la mort de Napoléon Ier. Alors, Napoléon Ier suscite d'éternels débats. Ni repentance, ni déni, dit l'Élysée. C'est normal, le débat autour de Napoléon.

C'est un grand homme ou c'est un homme qui finalement n'était pas si grand que ça ? C'est un géant de l'histoire

18:25
Présentateur

avec, comme tous les géants, c'est un géant pour moi de l'histoire qui a réconcilié les Français après la Révolution, qui a jeté les bases, les masses de granit dont il parle dans une sublime phrase qui ont stabilisé la France, qui ont été exportées dans le monde entier, le code civil, le préfet, les grandes écoles, le bac, la Banque de France qui a structuré l'État. Il a eu des zones d'ombre quand on regarde l'histoire et il l'a aboli, la traite. La impériorité des femmes dans la loi. Très intéressant. Très intéressant. Tout le monde parle de l'abolition et de l'esclavage et il a eu sans doute bien tort. Mais il a interdit la traite, la traite d'esclaves pendant les 100 jours.

Donc ce que je demande, c'est qu'on juge l'homme non pas a posteriori avec le regard de 2021, mais qu'on regarde notre histoire en face. Clémenceau, sur la Révolution avec toutes ses atrocités, disait « Je regarde l'histoire comme un bloc ». L'histoire, c'est un bloc. Nos enfants doivent l'apprendre. On doit comprendre son passé avec ses failles, ses faiblesses, ses zones d'ombre, ses miracles et ses bonnes choses. Et ce que je regrette, c'est que parce que notre pays ne doute de lui-même, doute de lui-même, on cache la célébration.

Et quand vous pensez que le tombeau de l'Empereur va être fermé au public, fermé au public, les Français qui ont le droit d'aimer Napoléon ou de ne pas l'aimer, qui ne pourront même pas accéder aux Invalides, c'est une cérémonie entre eux. En direction sanitaire aussi. En direction sanitaire, il n'y a pas assez de place sous le... Arrêtez. Non. Les Français qui voulaient aller rendre hommage à Napoléon ne pourront pas le faire. Une cérémonie en catimini. Vous savez ce que ça dénote ? Ça dénote un peuple, un pays des dirigeants... Sur toutes les chaînes de télévision. Oui, peut-être. Mais réservé à quelques-uns.

Ça traduit un pays qui n'ose plus regarder son passé, qui n'est plus fier de son histoire, qui ne sait plus ce qu'il défend. Moi, j'aime mon pays. Je n'accepte pas tout de Napoléon, mais il a été un élément créé de l'histoire de France. Il est connu dans le monde entier. Et quand vous pensez que des chefs d'État étrangers voulaient venir et n'ont pas été acceptés, c'est incroyable. Cette honte de l'histoire de France. En 1921, il y a eu des cérémonies extraordinaires. C'est l'occasion de connaître son passé. Pourquoi on a honte de notre passé ? On peut affronter l'avenir quand on connaît ses racines.

20:46
Nicolas Dupont-Aignan

Bien, merci Nicolas Dupont-Aignan. Je précise que demain, à votre place, je recevrai l'historien Jean Tullard, qui est le grand historien de Napoléon Ier et qui sera là pour nous parler de Napoléon Ier. Avec tout ce qu'il a représenté ? Oui, le bien et le mal. Merci Nicolas Dupont-Aignan. Il est 8h54. Merci.

21:06
Locuteur

Merci. Merci.