🔴 Table ronde d'économistes sur la situation et les perspectives de l’économie en France
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
prochain pour celle du 24 mars sur le thème choisi par le groupe écologiste. Quelle stratégie de l'État face à la dépendance française au matériaux critiques et stratégique ? J'ai reçu la candidature de monsieur Charles Fournier ici présent pour ce groupe et de monsieur Emmanuel Morel pour le groupe GDR et de madame Daniel Brûlebois pour le groupe Ensemble pour la République.
Il a pas d'opposition et vous êtes tous les trois désignés rapporteur pour la séance du 25 mars sur le thème choisi par le groupe de la droite républicaine. Simplification des normes et des contrôles agricoles. Où en sont les décrets d'application des lois votées et quelle perspective d'harmonisation avec les règles européennes ?
J'ai reçu la candidature de monsieur Julien Dive pour le groupe de la droite républicaine. Madame Hélène Laporte pour le groupe du Rassemblement national et monsieur David Topiac pour le groupe liberté indépendant autre mer et territoire. en l'absence d'opposition.
Vous êtes également désigné, mesdames et messieurs, rapporteur. Nous avons le plaisir ce matin d'accueillir euh et pour échanger avec des économistes reconnus sur la situation et les perspectives de développement actuel de l'économie française. Et nous accueillons euh aujourd'hui en effet monsieur euh Denis Ferrand qui est docteur en économie et directeur général de l'Institut Rex Code, chargé du cours d'analyse de la conjoncture à l'Institut gestion de patrimoine de l'université Paris Dauphine et monsieur Xavier Timbau, économiste et directeur principal à l'Observateur français des conjonctures économiques l'OFCE.
Je précise que monsieur Gill Raudot, économiste et maître de conférence à l'Institut d'études européenne de l'université Paris 8 Saint-Denis que nous devions également accueillir ce matin, nous a fait savoir hier après-midi qu'il était hélas souffrant et s'excuser de ne pouvoir nous rejoindre ce matin. Messieur Ferrand Timbau, merci de votre participation aux travaux de notre commission. Nous souhaitons que cette réunion nous permette d'aborder les enjeux de compétitivité, de croissance, d'emploi en tenant compte notamment des évolutions récentes du commerce international dont nous voyons bien qu'elles peuvent être parfois soudaines et assez peu prévisibles.
Avant de vous céder la parole pour une dizaine de minutes chacun, permettez-moi de vous poser quelques premières questions pour introduire nos débats. Dans un contexte marqué par l'escalade récente des tensions commerciales entre les États-Unis et l'Union européenne et par des menaces tarifaires ciblant des partenaires européens et des tensions également avec la Chine, quelles seraient selon vous les conséquences macroéconomiques potentielles d'une dérégulation de l'ordre commercial multilatéral sur la croissance, l'investissement et l'emploi en France et dans la zone euro ? Comment les politiques européennes pourraient-elles atténuer ou combattre ces effets ?
Deuxème question. Au regard des défis de compétitivité qui sont observés aujourd'hui en Europe face aux États-Unis, à la Chine, quels sont selon vous les déterminants prioritaires d'une croissance économique qui serait intensive et durable en France, notamment en matière d'éducation, de recherche et de développement ou encore d'investissement technologique ? Comment ces déterminants pourraient-ils être soutenu dans une stratégie nationale ou européenne de croissance à long terme ?
Sur un plan plus conjoncturel, le cycle économique que traverse la France est caractérisé par une croissance modérée autour de 0,9 % à 1 % en 2026 selon les projections. Des tensions persistantes sur le marché du travail, un taux de chômage qui a baissé depuis une dizaine d'années mais reste encore relativement élevé à près du 8 % au sens du bureau international du travail et des contraintes budgétaires fortes qui pèsent sur les politiques publiques. Dans ce cadre, quelles sont selon vous les principales forces et les fragilités de l'économie française à court et moyen terme ?
Comment stimuler l'activité, soutenir l'emploi, renforcer la solidité de notre économie face aux incertitudes internationales, tout en assurant la soutenabilité des finances publiques. Je vous cède la parole à chacun d'entre vous pour une dizaine de de 2 minutes et puis nous entendrons les orateurs des groupes pour une question de 3 minutes maximum pour vous permettre de de répondre en une bonne minute ensuite puis nous aurons des questions individuelles d'une minute pour l'ensemble des orateurs. Messieurs, je ne sais pas comment vous démarrons les l'audition, mais je vous laisse je vous laisse la parole et vous laisse libre de de choisir celui qui commence et et termine.
Merci beaucoup monsieur le président pour pour votre invitation. Mesdames et messieurs les députés, je vous remercie pour pour votre participation à cette cet échange et je alors le programme que que vous avez tracé est effectivement très très vaste. Ce que je peux peut-être vous proposer, c'est un peu de camper le le décor économique tel qu'on le voit sur un horizon de de court terme et pour pouvoir ensuite lancer la discussion sur des thématiques très structurelles telles que vous nous les avez proposé.
Évidemment, je je laisserai Xavier compléter. Alors, j'avais préparé quelques diapositives, je sais pas si vous les Ah, pardon. Très bien.
Euh merci. Donc je quelques quelques diapositives pour un peu planter le décor tel qu'on peut l'apprécier. Et tout d'abord le titre que nous avons retenu, c'est la merd d'huile malgré les tempêtes parce qu'effectivement on voit la remise en cause de tout un ensemble de déterminants qui sont quand même assez fondamentaux.
Vous avez évoqué le le multilatéralisme, on pourrait aussi parler de la réinterrogation de l'indépendance des banques centrales. Euh donc deux éléments qui ont été quand même au cœur de ce qui a fait le fonctionnement de l'économie au cours des 40 dernières années et qui se retrouve singulièrement remise en question dernièrement. Donc, ce sont des tempêtes qui sont majeures, des tempêtes sur un horizon aussi du commerce international qui est bien entendu ce qui se passe sur les droits de douane, mais aussi ce qui se passe en terme, on va dire, un peu de de prédation par la Chine.
Je pense que le le mot est est le mot est important, je pense à garder présent à l'esprit de prédation de part de marché avec une politique tous azimut de gain de de part de marché qui avait été clairement énoncé par la Chine en 2015 avec le plan de China 2025. Et il est toujours important de regarder aussi quelles sont les étapes qui suivent parce que les Chinois avaient dire en 2015, je veux avoir des parts des des places euh central sur la maîtrise d'une dizaine de technologies clé ou de dizaines d'industries clé, notamment celle de la transition énergétique, celle également de la mobilité. Et euh bah ces objectifs ont été plutôt atteints.
L'étape suivante, c'est très intéressant de regarder comment le comment elle se décline, c'est à l'horizon de 2035, c'est le plan China Standards 2035. C'est-à-dire maintenant que j'ai détiens des places majeures sur les échanges mondiaux, et bien je structure, je normalise, je j'impose mes standards de production et donc je détiens un pouvoir de marché très très structuré. Donc ça c'est le ça c'est l'environnement très très général des tempêtes.
Et puis bah les tempêtes évidemment plus proches de nous, c'est cette instabilité que l'on connaît depuis la dissolution. En quoi est-elle dirimante ou pas pour l'économie ? En tout cas, il y a eu des messages qui ont été qui ont été très forts et jusqu'à présent, bah comme on le disait sur le sur le titre, on est quand même plutôt sur le registre de la mer d'huile parce que quand vous prenez la croissance mondiale sur l'année 2025, c'est 3 %.
La croissance de la Chine, c'est 5 %. La croissance des États-Unis, c'est 2 %. En France, c'est 09 1 %.
Enfin, on dira, je crois que c'est vendredi que l'on aura la première estimation du chiffre pour pour 2025. Et ces ordres de grandeur, 3 % pour le monde, 5 % pour la Chine, 2 % pour les États-Unis, 1 % pour la France, c'est grosso modo le rythme de croissance potentielle de ces économies. Donc on a le bourri et la fureur autour de nous et on a une économie qui en réalité résiste et fait à peu près ce qu'elle est en capacité de délivrer du point de vue de sa du point de vue de la croissance économique.
Donc c'est c'est en cela qu'il y a une forme de mer d'huile parce que il y a aussi un assagissement très clair des tensions inflationnistes qui étaient majeures 2022 2023. Celles-ci ont reflué et on a des rythmes de croissance qui sont conformes à ce que l'on peut extraire. Autre manière de le représenter, c'était la première slide, celle qui celle qui précède, une manière de représenter un peu cette cette situation, c'est euh regardez l'écart.
Donc c'était un graphique qui avait été fait par le FMI euh dans son dernier dans son dernier rapport qui montre un indicateur d'incertitude qui est au sommet et qui n'a fait que que monter. C'est un indicateur construit à partir de l'analyse sémantique que l'on peut avoir dans dans la presse. C'est donc qui essaie de retraduire un peu la la difficulté d'appréhension de l'environnement économique.
Et en même temps, vous avez un indicateur agrégé de sentiment économique qui lui est assez favorable, qui donne plutôt une orientation positive de l'environnement économique. l'indice de climat des affaires est plutôt dans des dans des situations conformes avec une progression assez sereine de l'activité mondiale. Ce qui vaut au niveau du monde vaut aussi du côté de de la France.
Quand vous regardez les indicateurs de climat des affaires, on est dans des zones qui sont assez conformes à ce que l'on observe de manière régulière quand vous êtes sur la ligne de sens et que vous avez une modalité de réponse moyenne du passé. Donc le climat des affaires est plutôt bon. Il y a même eu au tout début de cette année, enfin c'est le c'est l'enquête qui est sortie en en janvier du côté de l'industrie, une amélioration du climat des affaires en particulier tiré par l'industrie aéronautique qui qui contribue positivement à cette à cette remontée.
Et quand on regarde la traduction et j'anticipe un peu sur les prévisions que l'on peut faire, quand on regarde la traduction de ce de ce mouvement de cette cet antagonisme entre des tempêtes et une merd d'huile, mais on peut l'avoir dans la façon dont on évolué les représentations que les économistes sont faits de l'évolution économique. Sur la slide suivante, vous avez l'historique des prévisions des économistes sur la Chine en rouge, les États-Unis en bleu, la zone euro en noir et la la France en gris. Et donc regardez sur l'année 2025 comment se sont déplacées les prévisions de croissance.
Au moment où arrive le Liberation Day, euh donc euh début avril euh annoncé par par Trump l'annonce de hausse majeur de droits de douane, vous avez une révision très forte à la baisse des anticipations de croissance que font les économistes. On passe en gros d'une anticipation de croissance qui était à 2,5 % en mars 2025 pour l'année 2025, une anticipation qui tombe à 1,5. Et puis bah petit à petit, on se rend compte qu'en fait les risques se manifestent bien.
Il y a bien remonté des droits de douane. Il y a bien des tractations extrêmement importante qui se font et pour autant il n'y a pas de de dégradation forte de l'économie. Ne s'est pas mise en place la mécanique qui était redoutée à savoir que les droits de douanes allaient déclencher des hausses des une accélération de l'inflation majeure aux États-Unis qui allait casser l'activité.
Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Peut-être une première chose, c'est que l'inflation est peut-être encore dans les tuyaux, mais n'est pas complètement sortie aux États-Unis. Elle a été atténué par le fait que les marges, que ce soit celles des importateurs américains, que ce soit celles des distributeurs américains, celles des exportateurs de toute provenance à destination des États-Unis ont été pincés.
Donc ça c'est c'est un élément qui a pu contribuer à atténuer le choc. Et puis euh en même temps qu'il y a eu hausse des droits de douane, il y a d'autres postes qui ont eux en revanche été tirés à la baisse. C'est en particulier le cas du prix du pétrole qui a un rôle très important dans l'inflation américaine et qui a été tiré à la baisse et qui contribue qui vient atténuer le le choc des droits de douile.
On est dans un moment de déséquilibre du marché pétrolier qui est majeur. Il y a 4 millions de barils jour d'écart entre l'offre et la demande entre l'offre et la consommation de pétrole qui qui se fait actuellement. La dernière fois qu'on avait enfin le dernier point haut que l'on avait eu c'était en 2014.
En 2014, il y avait 2,5 millions de baril jour d'excédent de l'offre sur la consommation. À ce moment-là, le prix du baril de pétrole était tombé à 40 dollars le baril. Là, il est à 60 et même remonté dernièrement aux environs de 65.
Donc, il y a bien eu une baisse mais la prime géopolitique s'exerce. Vous avez aussi un phénomène qui est majeur qui est la constitution de stock par l'économie chinoise qui tire non pas la consommation mais qui tire la demande de pétrole et ce qui fait que ce déséquilibre que l'on a n'est peut-être pas aussi prononcé. Ça je pense enfin l'observation de ce qui se passe à l'échelle mondiale notamment cette formation de stock. vous avez évoqué une une mission sur les stocks stratégiques, enfin sur les actifs stratégiques, pardon, sur les matières premières critiques.
Euh c'est effectivement une question qui est qui est très importante parce qu'on voit bien que partout dans le monde est en train de se constituer euh de se constituer des stocks stratégiques majeurs. C'est jamais un signe de de grande sérénité hein. Il faut clairement, c'est un moment qui qui est clé et c'est quelque chose qui va être très important à suivre, me semble-t-il, et qui se voit en premier lieu sur le pétrole, mais aussi sur tout un ensemble de de matières premières critiques.
Alors, si j'en viens à à au moment économique dans lequel on se situe et la trajectoire de l'économie française dans ce dans ce paysage, sur la diapositive suivante, et bien comme d'habitude, la France est au milieu de l'Europe, que ce soit géographiquement ou que ce soit dans les chiffres de croissance, bah voilà, on est on est au milieu de on est au milieu de l'Europe. Alors là, on a pris une zone euro hors Irlande parce que vous avez des mouvements qui sont quand même un peu particuliers en Irlande donc on a préférer regarder une zone euro de laquelle on avait sorti voilà pour continental on va dire effectivement et bah le rythme de croissance de la France est comparable à celui de l'Irlande. Là, enfin ici, on n pas mis le rythme, on a mis le niveau du PIB mesuré en écart à la fin de l'année 2019, donc à juste avant le Covid.
Et donc on se rend compte que depuis le Covid, on a fait comme la zone euro, mais avec à l'intérieur de la zone euro une redistribution très forte euh de des zones de croissance, l'accélération majeure de l'économie espagnole, l'économie italienne également qui a fait plutôt plus que son potentiel et à l'inverse l'économie allemande qui elle est en calcalminée et n'a pas de niveau d'activité supérieur à ce qu'elle avait à la fin de l'année 2019. Donc jusqu'à présent, quand bien même il y a des annonces de plans d'investissement qui sont majeurs, jusqu'à présent, il n'y a pas de redressement de de l'économie allemande qui reste qui reste plutôt flat. Si on essaie de décomposer la la croissance en France sur la diapositive suivante, vous avez euh donc là, on l'a regardé sur simplement les les 18 derniers mois.
Vous avez trois blocs qui font la progression du PIB appréhendé du point de vue de la demande. C'est un bloc consommation et investissement public, un bloc consommation des ménages et un bloc exportation net qui tout trois contribue à peu près à la même hauteur, à la croissance cumulée que l'on a eu depuis 2022. dans les exportations nettes, c'est en particulier certes une progression des exportations qui a été un peu plus forte, légèrement plus forte que la demande mondiale adressée à la France.
C'est aussi un recul des importations qui est intervenu, un recul des importations associé. Les importations rentrent en déduction dans le calcul du PIB. Donc quand les importations reculent, ça vous fait plus de PIB.
Bon euh c'est des importations qui reculent notamment parce que le l'investissement des entreprises a calé à partir de la mi-2023. J'aurais ça sera la diapositive suivante. Il a calé à partir de la mi-2023 et il n'a pas accentué sa son recul depuis depuis lors et donc on a un investissement qui est revenu au même niveau que que celui que l'on a sur la zone euro.
Donc regardez en écart à 2019. Et puis à l'intérieur de la consommation, vous avez donc vous avez une consommation privée qui contribue à la croissance, pas de manière exubérante mais qui contribue à la croissance. Mais à l'intérieur de cette consommation, c'est très intéressant de regarder la décomposition selon le type de consommation qui s'effectue.
La consommation de biens est en recul. La consommation de services, elle est fortement en accélération et le contenu en importation euh de la seconde est moindre que la euh le contenu en en importation de la première. Donc vous avez ces éléments qui se conjuguent et c'est très intéressant également d'observer le changement dans la composition parce que cela reflète aussi en partie des des éléments de nature de nature démographique avec une une consommation des des plus seors qui progressent sur l'instabilité politique en France et son impact sur la manière dont les entreprises peuvent se projeter parce que donc on a on avait une euh jusqu'à fin 2323, l'investissement des entreprises en France avait surperformé ce que l'on voyait dans la zone euro et notamment vis-à-vis de au regard de ce qui se passe en Allemagne depuis fin 2020 mi-2023.
Donc il y a un arrêt de l'investissement, il y a eu un recul qui ne s'est pas accentué après la dissolution par rapport aux craintes qui pouvaient s'exprimer. Ça n'a pas été le cas. Pour autant euh là, je je vous ai retracé ici un un graphique qui est issu euh d'une enquête que l'on fait tous les trimestres avec BPI France où on interroge plus de 1000 patrons de PMETPE sur tout un ensemble de de de de questionnements et notamment un questionnement sur est-ce que ce qui se est-ce que l'environnement politique a une influence sur vos choix d'investissement, sur vos choix d'embauche.
La dernière vague de l'enquête a été réalisée début novembre et à ce moment-là, on a eu le point bas de la proportion de chefs d'entreprise qui déclaraient maintenir leur projet d'investissement. on est tombé à 29 % de de chefs d'entreprise PME euh TPE euh qui sont interrogés qui déclarent maintenir ces ces projets. Donc euh il y a quand même dans le déclaratif un impact qui est perçu, une prudence euh assez importante qui est adoptée par euh par les les chefs d'entreprise.
Sur les entreprises, la situation euh donc la sinistralité des entreprises est toujours à la hausse. Donc les là, ce sont les données de la Cosse que de l'Usaf que l'on que l'on reprend sur le nombre de procédures collectives où on voit les liquidations sont toujours en progression avec en revanche quelque chose qui est peut-être en train de changer, c'est-à-dire qu'on a eu pendant notamment toute l'année 2024 et encore début 2025 la taille moyenne des entreprises qui étaient défaillantes ou en liquidation était plus importante que ce que l'on a habituellement. Donc un impact sur l'emploi en tout cas de nombre d'emplois concernés qui étaient croissants.
Sur la période récente, le nombre de défaillant entreprise ne bouge pas. On est à 67000 à peu près. 67000 entre 67000 et 70000 entreprises défaillantes par an.
En revanche, ce sont un peu plus des petites entreprises euh qui jusqu'à présent avaient n'avaient pas eu d'accélération, mais désormais ce sont un peu plus des petites entreprises qui euh qui semblent qui semblent souffrir. Oui. Et euh je conclus sur l'inflation, il y a pas de l'inflation a reflué euh et l'inflation a beaucoup plus reflué en France qu'elle ne l'a fait dans les pays de la zone euro.
C'est un élément qui contribue à une amélioration de la compétitivité euh de l'économie française avec quelque chose qui est euh un peu qui est l'opposé de ce que l'on a connu dans les années euh dans les années 2000 à 2000 2015. Sur la slide suivante, vous avez la progression du coût salarial unitaire qui est beaucoup plus faible. Donc le ce qu'il m' coûte en salaire pour produire une unité de de PIB ou une unité de de demande là c'est dans le secteur marchand.
Euh donc une progression du coût salariel unitaire qui est bien moindre en France qu'elle ne l''est en zone euro et en Allemagne. C'est un élément qui contribue à une amélioration de la compétitivité coût en tout cas. Euh mais euh ça se fait euh c'est un peu le il y a une amélioration de la situation de la France mais dans une Europe qui descend et donc voilà on saute dans un ascenseur qui descend.
C'est c'est un peu ça ce qui est en train de se passer. Ça ça vous fait pas forcément beaucoup remonter. C'est le ce que vous avez sur la slide suivante.
Quand on regarde euh à gauche, vous avez les évolutions des prix des exportations en Chine, aux États-Unis, en zone euro. Et vous voyez la le recul des prix. Là, c'est une observation que que l'on fait que l'on fait en niveau, hein, c'est vous avez un recul des prix des exportations majeurs qui est intervenu en Chine et en l'espace de 3 ans c'est 30 points d'écart d'évolution des prix des exportations qui est intervenu.
C'est un choc qui est majeur et on nous apprend les élasticités prix en première année d'économie, bah ça marche quelquefois les élasticités prix. Vous avez sur la partie droite le comportement, les parts de marché à l'exportation. Donc c'est la part des exportations de chacun des pays dans les exportations mondiales.
Vous avez les pays qui ont les prix qui évoluent le mois sont ceux qui gagnent le plus de part de marché et ceux qui ont la plus forte progression des prix sont ceux qui perdent le plus de part de marchés. C'est c'est un choc qui est qui est majeur qui intervient et je termine sur le pouvoir d'achat sur les évolutions de pouvoir d'achat. Il y a un divorce entre le ressenti et le mesuré.
Les deux ont raison. Euh les deux ont raison dans le sens où vous avez une progression du pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages qui a plus progressé que ne l'a fait le PIB sur euh sur longue période. Euh en revanche, quand on prend le pouvoir d'achat de l'unité économique élémentaire qui est le qui est le ménage, bah vous avez une très faible progression de ce pouvoir d'achat par ménage.
Donc il faut bien distinguer ce qui est la lecture de l'économie en son ensemble. On a plus donné au ménage que ce que l'économie était en capacité de donner. C'estàd parce qu'il y a pas il y a eu il y a eu plus de progression du pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages qu'il n'y a eu de progression du PIB.
Donc ça veut dire une déformation dans la structure macroéconomique de distribution du revenu. Mais en revanche, par ménage, comme il y a une progression euh du nombre de ménages qui est de l'ordre de 0,9 % par an, ça vous fait depuis 2010 une progression qui est de 3 % à peu près euh du pouvoir d'achat en l'espace de 15 ans. Donc évidemment quand vous faites 3 % en 15 ans, il y a des personnes qui sont en dessus, des personnes qui sont en dessous et donc évidemment ça crée une ça crée une licenciation.
C'est évidemment une observation moyenne et on sait très bien qu'à la moyenne, il n'y a personne. Euh sur les finances publiques, bon vous connaissez les chiffres, on va nous on aura du mal à avoir une baisse du déficit public euh et euh on est toujours sur une trajectoire de progression de de la dette publique dans nos dans nos dernières projections. Et pour terminer, je pardon, j'ai j'ai débordé pour terminer les taux d'intérêt, ça va quand même très vite sur les taux d'intérêt.
En oui, sur ces tout derniers jours, il y a une baisse des taux qui a salué une un resserrement de l'écart du taux de du taux de la France, enfin du taux du 10 ans français par rapport au 10 allemands. Mais rappelons-nous que il y a simplement 2 ans, début 202 début 2024, il y avait 100 points de base d'écart entre le taux italien et le taux français. Bah désormais, il n'y en a plus.
Donc euh les mouvements de taux euh qui euh font une force de une force de rappel en tout cas qui euh exprime le fait que bah la dette va nous coûter quand même de plus en plus cher au fur et à mesure et bien euh on se retrouve dans une dans une forme de rélégation où désormais euh bah la la France a été dépassée par le Portugal, l'Espagne et désormais l'Italie sur le le taux des obligations à 10 ans. Merci monsieur monsieur Ferrand pour ce premier éclairage. Je laisse la parole monsieur Timbon.
Merci monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, merci aussi de votre attention. Alors, je vais je vais compléter ce qu'a dit Denis euh avec lequel je suis globalement en accord et et le compléter un petit peu le résumé pour essayer de dégager une perspective puis j'essaierai de de répondre enfin ou d'apporter quelques éléments de réponse aux questions plus profondes et structurelles à la fois de ce qu'on peut envisager de l'état du monde et de son avenir dans les dans les années qui viennent et des éléments qu'on pourrait identifier de stratégie qui s'offrent à l'Europe et à la France dans ce dans ce contexte. Alors, le le premier point, c'est il y a une surprise sur la croissance aux États-Unis euh qui le scénario qui était anticipé d'une reprise de l'inflation assez forte liée aux droits de douane, d'une incertitude économique et politique aux États-Unis qui aurait pesé sur c sur l'activité aux États-Unis dans voilà en fait c'est pas réalisé euh en tout cas pas à réaliser autant que certains l'attendaient euh avec plutôt des bonnes surprises économiques.
Bon, ces bonnes surprises économiques sont en partie liée à la politique budgétaire euh qui euh qui a qui a procédé par baisse d'impôts euh et qui n'a pas réalisé les baisses de dépenses publiques qui devaient les les financer. Par aussi la mise en place des droits de douane qui n'a pas eu un impact aussi immédiat qu'anticipé sur les prix. Euh et donc une situation économique aux États-Unis qui est plutôt favorable.
Euh le deuxième paradoxe auquel on se heurte, c'est le fait que pour l'Europe, on a effectivement l'impression euh d'un moment un peu suspendu, c'est-à-dire d'une croissance qui reste là euh mais qui en même temps n'est pas très vigoureuse euh d'une situation économique qui sans s'améliorer ne s'est pas franchement dégradé. Euh et et donc là aussi euh disons de catastrophe ou d'orage qui semblent au moins pour le moment éviter. Euh si on veut essayer de donner un peu de sens euh à tout ça, euh bon, j'ai donné quelques éléments sur les États-Unis.
Il y a une évolution récente que Denis n'a pas cité mais qui est quand même assez importante aujourd'hui qui est la dépréciation du dollar euh qui est peut-être un des premiers symptômes en fait de craquement dans la stratégie américaine et qui va avoir des conséquences assez fortes alors qui va avoir des conséquences internes aux États-Unis et je vous rappelle aussi que le le l'impact des droits douanes et des stratégies commerciales brutales mené par les États-Unis unis, il est attendu principalement aux États-Unis premièrement et et cette appréciation du dollar va venir peut-être révéler ou matérialiser ce qui ce qui était ce qui était attendu. Ça va conduire à une appréciation des prix aux États-Unis, ça va ça va augmenter la pression sur les consommateurs et ça va peut-être finalement provoquer le retournement de cycle qui était attendu. Bon, il y a il y a un autre facteur qui convient quand même de prendre en compte, Denis la Pacité, donc je vais le quand même le rajouter, c'est l'incertitude financière, le risque d'éclatement d'une bulle avec aussi des signes de craquement qui sont évoqués tous les jours dans la presse qui ne se sont pas matérialisé encore pour le moment et mais disons que le l'inquiétude est vraiment à son à son comble ici avec le risque de l'éclat complètement d'une bulle financière, un scénario qui ressemble un petit peu à celui de 2001 euh et qui aura des conséquences et qui aura des conséquences dans un monde qui n'est pas tout à fait celui de 2001.
Euh alors l'éclatement d'une bulle ne se produit jamais comme la bulle d'avant, ça c'est certain. Les conséquences ne seront pas les mêmes. Les acteurs impliqués ne sont pas les mêmes, les montants ne sont pas les mêmes.
Euh les les conséquences post éclatement de cette bulle ne seront pas les mêmes. Euh donc on va avoir de nombreuses surprises en la matière, mais on aura du mal à imaginer que ces surprises soient des bonnes surprises. Et et donc là aussi, on a un scénario qui est en train de se dessiner alors un petit peu à vitesse réduite devant nous, mais dépréciation du dollar, augmentation de ce risque d'incertitude financière, continuation d'une politique commerciale aux États-Unis qui est complexe, la Cour suprême qui n'a toujours pas rendu son avis sur est-ce que le gouvernement des États-Unis a le droit d'invoquer la loi de 1977 pour faire des pour imposer des droits de douane dans des situations d'urgence Euh c'est et et on voit mal que la Cour suprême donne son blancin au gouvernement.
Ça, on voit mal qu'elle puisse le faire. Ça serait très surprenant au vu de la façon dont la loi est écrite et de ce qu'elle sous-entend, enfin de ce qu'elle entend même. En même temps, on voit mal comment la Cour suprême pourrait euh mettre le gouvernement dans une situation particulièrement embarrassante qui devrait le conduire par exemple à rembourser les droits de douanes qui ont été perçus.
Donc euh il y a là enfin peut-être la raison pour laquelle elle tarde à rendre son jugement, mais ça n'est que reculer pour mieux sauter. Il y a là un problème majeur pour les États-Unis, sans compter le camoufl qui serait donné euh au gouvernement américain et le fait que l'arme favorite de négociation de Trump disparaîtrait. Euh ce qui là aussi euh ben pourrait pourrait euh enclencher une fuite en avant du gouvernement américain euh dans tout un tas de de scénarios possibles et imaginables euh dont les pires et puis pourrait accentuer le mouvement de dépréciation du dollar et peut-être déclencher cette instabilité financière que tout le monde craint.
Et donc euh on on vit un petit peu suspendu autour au-dessus du précipice aujourd'hui euh face à tout ça et ce qui va se dénouer dans les semaines prochaines ou dans les mois qui viennent euh n'est pas mineur, loin de là. Et encore une fois la bonne la bonne performance de l'économie américaine en 2025 ne doit pas masquer cette situation particulièrement préoccupante. Alors le l'Europe est dans un paradoxe qui est un petit peu différent.
Euh il y a un un point commun qui est euh ben on peine à voir euh l'impact direct de ces mesures commerciales prises par euh euh par les États-Unis euh sur le commerce mondial et en particulier sur l'Europe et encore plus sur la France. Euh même encore une fois si pour beaucoup d'industriels, d'entreprises exportatrices euh c'est c'est une véritable préoccupation. Donc bon, on peut on peut pas non plus écarter d'un d'un revers de main leurs préoccupations et dire qu'il n'y a pas de problème là-dessus.
Mais euh ce qui émerge, c'est que quand même aujourd'hui la préoccupation, enfin mais Denis l'a l'a abondamment euh montrer et expliqué, la la préoccupation est véritablement du côté de la Chine euh sur le plan du commerce et de cette montée en gamme de la Chine d'une part, mais montée en gamme qui s'est fait aussi avec une compétitivité prix qui est très améliorée. Et donc on est face à un adversaire de taille et un un milestrom assez important sur le commerce mondial et qui est peut-être finalement d'un ordre de grandeur supérieur à celui de la politique commerciale de Trump en la matière. Bon, sachant que beaucoup du commerce des États-Unis étaient avec la Chine et donc effectivement dans ce contexte, on voit bien que euh enfin c'est entre les États-Unis et la Chine que ça passe.
Donc ça peut expliquer pourquoi l'Europe est un petit peu à l'écart et en même temps euh ça peut pousser la Chine à accélérer à la fois sa montée en gamme et à la fois d'être très agressif sur les prix euh avec donc par ricocher des conséquences sur l'Europe. Mais c'est c'est une véritable préoccupation et évidemment dans les préoccupations stratégiques de l'Europe et de la France, la question du commerce est au centre de tout ça. On est on a beaucoup porté l'attention sur Donald Trump, les droits de douane, faut-il y répondre ou pas ?
Euh l'utilisation du commerce comme une d'une arme diplomatique, on l'a vu au moment de l'épisode du Groenland, mais sur le plan économique, peut-être que les choses se passent sur un autre continent. euh le continent chinois plutôt que dans la relation avec les États-Unis euh qui euh est un commerce qui est peut-être euh moins enfin plus spécialisé euh donc moins sensible à des effets de prix, peut-être moins sensible aussi à des effets de droit de douane euh et donc euh peut-être dont les conséquences économiques euh sont moindres. Je parle pas des conséquences symboliques ou diplomatiques qui peuvent être très importantes, mais elles sont moindres et qui sont quand même assez importantes.
Alors, pour parler un petit peu de l'Europe et expliquer un peu le paradoxe, le paradoxe de l'Europe, il est euh la croissance est, on va dire, un peu intermédiaire, donc 1 % de croissance pour la France. Euh pour euh pour la zone euro, on a une croissance légèrement supérieure à celle de la France. J'ai le chiffre quelque part, mais je l'ai pas sous les yeux. 1,4 avec Irland. 1,4 avec Irland.
Ben je oui, ils sont pardon, ils sont là, excuse-moi. Euh 1,4 avec l'Irlande et un petit peu moins quand on quand on enlève l'Irlande. Donc une performance de croissance intermédiaire entre deux mais qui est le résultat d'un côté d'une situation qui devrait être très positive qui est la sortie de la crise sanitaire d'une part la fin de au moins temporaire de la crise ce qu'on a appelé la crise énergétique mais qui est quand même liée à l'invasion de l'Ukraine par la Russie et probablement de l'utilisation de l'armée énergétique par la Russie contre l'Europe qui est aussi un effet induit et secondaire des des sanctions économique légitime évidemment de l'Europe vis-à-vis de la Russie.
Mais euh tout ça a alimenté une hausse des prix de l'énergie euh qui a eu un impact considérable sur l'Europe. Il est estimé cet impact à trois points de PIB cumulé depuis 2022 sur l'Europe. C'est un impact.
Juste pour le besoin de la démonstration, aux États-Unis, cette crise énergétique a eu beaucoup moins d'impact. d'une d'une part parce que ben les États-Unis n'achètent n'achète pas de gaz russe premièrement et puis surtout parce que les États-Unis sont un pays exportateur net d'énergie et donc quand les prix de l'énergie augmentent bah ça favorise l'économie américaine. Ça augmente considérablement les inégalités aux États-Unis parce que les consommateurs payent l'énergie à des producteurs qui encaissent des marges supplémentaires.
Donc ça a un effet qui n'est pas neutre sur les États-Unis, loin de là. Mais en terme agrégé, évidemment l'impact, il est plutôt positif aux États-Unis alors qu'il est très négatif en Europe. Et donc ça c'est un premier élément à prendre en compte.
Le retour à la normale des prix de l'énergie ben induit la récupération de ces trois points de PIB perdu et donc devrait en fait enclencher un cycle de croissance assez fort en Europe. À cela s'ajoute l'amplification par la politique monétaire qui a réagi à la hausse des prix pour éviter des effets de second tour et donc qui a ajouté par une politique monétaire restrictive qui a été assez vive. euh un effet négatif.
Voilà. Bon, on peut dire que la banque centrale a eu raison parce que les prix sont maintenant sous contrôle. On peut dire aussi que peut-être qu'elle a trop réagi et qu'elle aurait pu en faire moins.
Bon, c'est toujours plus facile à postériori évidemment qu'à priori, mais bon, on peut quand même le dire. Toujours est-il que on est aujourd'hui dans une situation où non seulement on a cette cet effet énergétique positif d'un côté, mais on a aussi une politique monétaire expansive. Et donc dans ce dans ce contexte euh on devrait avoir un avenir assez ouvert à l'Europe dans son ensemble et chacun des pays devrait pouvoir en profiter aussi aux effets de commerce extérieur près.
Mais encore une fois, ils sont pas ils sont pas massifs. Alors, qu'est-ce qui se passe en Europe ? En fait, il se passe en Europe que un certain nombre de locomotives se sont ralenties voire arrêter.
Euh la première étant l'Allemagne qui reste empétré dans le choc énergétique. Je sais pas si vous vous rappelez mais il y a quelques années, il y avait eu un débat entre des des économistes allemands qui annonçaiit que le choc énergétique allait avoir un impact faible en Allemagne parce qu'on allait arriver à substituer. En fait, ça s'est pas du tout passé.
Il y a pas du tout eu de substitution et encore aujourd'hui, l'Allemagne est confrontée à cette question euh difficile de euh comment on fait pour euh transformer un système productif qui est reposa sur de l'énergie pas chère et importé de Russie en un système énergétique euh qui ne n'utilise plus cette cet avantage là. Et en fait la transition, elle est très longue à faire, elle est très douloureuse et globalement elle explique que l'Allemagne se retrouve dans la situation où elle est. au point que l'Allemagne euh a fini par se dire "Mais nous sommes dans une situation tellement grave que nous devons cesser notre dogme budgétaire et maintenant provoquer un programme de relance euh en Europe." Bon dire à quel point euh la situation est difficile en Allemagne.
Abandonner 50 ans de de dogme économique, c'est le symptôme que il se passe quelque chose de très grave. On a cet élément-là qui joue une autre locomotive. Alors, on n pas l'habitude de la présenter comme une locaotipe, mais malgré tout, ça en est quand même une, c'est la France.
Et là, la France s'est empétrée dans un autre problème qui n'est pas le gaz russe, mais qui est la dissolution de l'Assemblée nationale et une incertitude politique. Vous vous rappelez de ça aussi, la dissolution de l'Assemblée nationale, vous étiez en première ligne évidemment. Alors, on estime on estime, je je vais vous donner le l'élément que pour la France le l'incertitude politique l'incertitude politique et économique mondiale globale principalement alimentée par Donald Trump, donc là on peut vraiment la la nommer celle-là, a a coûté quelque chose comme 02 points en 2024, en 2025 et devrait encore coûter 03 points d'activité à la France. en 2026, l'incertitude politique nationale, on peut la nommer aussi celle-là, enfin la dissolution, elle est un peu liée à Emmanuel Macron, on va dire, euh elle est cumulée entre 2024 et en incluant l'année 2026 de l'ordre de 08 points d'activité qui sont liés à la certitude politique nationale.
Et donc, vous avez un peu l'explication pour l'Europe en fait. toujours empétré dans un certain nombre de problèmes structurels euh profondément soufflé par ce qui se passe sur le commerce mondial avec une absence de stratégie aujourd'hui et euh et ben aussi embarqué dans une incertitude politique. Euh en fait le facteur principal d'incertitude politique c'est la fragmentation politique et la difficulté dans ce contexte de fragion fragmentation par exemple à voter un budget.
Bon, je veux pas vous expliquer l'histoire, vous la connaissez infiniment mieux que moi. Euh mais les deux derniers budgets ont été alors on peut dire aujourd'hui qu'ils ont été votés, c'est plutôt une bonne nouvelle, mais ils ont été votés dans des circonstances qui sont complexes. Euh ils ont été votés hors délai habituel et je pense que personne ne peut être satisfait de ce qui a été voté.
Donc enfin s'il y a au point au moins un point sur lequel on est d'accord c'est que personne n'est satisfait de ce qui est voté. On peut être satisfait qu'il y a quelque chose qui a été voté mais c'est vraiment se contenter se contenter de peu. Voilà.
Bon, OK. Donc euh il y a pas de solution simple à ce problème, hein. Enfin, je veux dire, on pourrait dire il fallait pas disous de l'assemblée ou il faudrait pas qu'il y ait de fragmentation politique en France euh où il faudrait changer les institutions.
Bon, OK. Donc tout ça sont tout un tas de de réflexions intéressantes, mais euh euh je pense que c'est important de prendre un petit peu de recul et de se rendre compte que cette fragmentation politique bah elle est là, elle pose des elle pose des problèmes, elle challenge les institutions et les procédures démocratiques, c'est le moins qu'on puisse dire, mais elle est pas elle est pas spécifique à la France par ailleurs. Donc il y a derrière aussi un paysage global, économique et politique et social qui se traduit ici.
Voilà un peu comment on peut expliquer et comprendre la situation. Alors quelques éléments stratégiques, juste si j'ai 2 minutes ou une minute. On est dans une situation, je pense aujourd'hui en Europe un peu paradoxale, c'està-dire que le monde autour de nous se brutalise.
Les règles qui avaient été mises en place après Breton Woods n'opère plus ou presque plus ou de moins en moins, en particulier sur le commerce, mais c'est pas vrai que sur le commerce. C'est vrai aussi sur peut-être demain la coordination des banques centrales qui était quand même un acquis de la crise de 2008 et de 2001. Euh peut-être ça c'est un quelque chose sur lequel il faudra pas compter demain et dans le cas de l'éclatement d'une bulle financière aux États-Unis, c'est un problème euh avec un poids de la Chine qui est devenu beaucoup plus important là aussi et donc là aussi.
Est-ce que la banque centrale de Chine chinoise coopérera avec les autres banques centrales ? Euh c'est une question qui est posée et qui est pas du tout claire. euh dans les relations commerciales évidemment et on aurait envie de dire que dans ce monde qui se brutalise, bah il faut que l'Europe fasse la tortue, c'est-à-dire que elle se carapace et elle se elle se elle se regroupe autour de ses valeurs communes pour remettre en place un semblant d'ordre dans son espace économique.
Je c'est c'est je veux dire vous pouvez prendre ça pour un discours proeuropéen, mais euh en dehors de toutes mes opinions personnelles, c'est plus un discours de nécessité que de que d'autres choses en fait hein. On peut être sceptique sur l'Europe et reconnaître qu'aujourd'hui le monde se brutalise et que l'Europe peut être justement ce périmètre de carapace. Mais en même temps, si on veut que ça ça fonctionne, il est très important de bien comprendre ce qui se passe en Europe.
Je vous invite à regarder une note que j'ai faite sur le partage de la valeur ajoutée dans lequel la conclusion est assez sombre, c'est-à-dire que les entreprises, le tissu productif française et français est en très mauvaise posture avec un rendement du capital qui est très bas. Et parmi tous les facteurs qu'on peut expliquer qui sont liés à la productivité, à l'investissement, à la nature de de la spécialisation structurelle de l'économie française, il y a un élément qui me paraît important, c'est que aujourd'hui on a créé un espace unique euh un marché unique et dans ce marché unique, les règles fiscales ne sont pas équitables et font que ben on peut se faire manger la laine sur le dos fiscalement en tout cas par un certain nombre de pays qui sont quasiment des paradis fiscaux en Europe. Et si on veut que l'Europe soit cette carapace, et ben il faut absolument résoudre ces questions là parce que si on doit définir l'Europe comme notre zone de sauvegarde, il faut que cette zone soit une zone sécurisée et sûre dans lequel les règles et la justice économique et sociale sont possibles.
Sinon sinon, on va vers le durcissement de la fragmentation politique et des scénarios du pire. Voilà. Merci monsieur le président.
Merci monsieur. Merci monsieur Rau. Laisser un peu plus de temps mais je pense que l'ensemble des explications que vous avez donné, les éclairages que vous avez apporté étit très intéressant et vont permettre d'avoir là aussi des interventions derrière et des questionnements qui vont être dans le sens de ce que vous avez porté ce matin avec nous et je vous remercie.
Nous allons démarrer les questions des orateurs des groupes. Pour le premier, le Rassemblement national, monsieur Robert le Bourgeois, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président.
Messieurs, parfois les choses sont trop lentes. For sure, elles doivent être réformées. For sure, ces mots, ce ne sont pas ceux d'un représentant d'un parti d'opposition, mais ceux du président de la République, Emmanuel Macr dans le temple de Davos la semaine dernière.
Quel ave d'échec pour un homme aux responsabilités depuis bientôt 10 ans ? Oui, les choses sont trop lentes. Oui, les choses doivent être réformées.
Et cela fait des années que des spécialistes comme vous viennent ici à l'Assemblée et soyez-en remerciés, confirmer le diagnostic, mettre parfois des solutions sur la table et enjoindre les décideurs politiques à agir. Et pourtant, nous voici encore réunis en table ronde pour faire ce que le Parlement sait faire de mieux, parlementer et ne pas agir. Voilà des années qu'Emmanuel Macron et ses prédécesseurs ont saccagé tout ce qui rendait la France puissante sur la scène internationale. son industrie, sa filière nucléaire, son agriculture, sa diplomatie, la formation d'ouvriers et d'ingénieurs hautement qualifiés.
Voilà des années que les mêmes ont renforcé ce qui paralyse notre économie. la pression normative, la fiscalité excessive, la mauvaise dépense publique, l'écologie punitive, le refus de politique protectionniste. Au pillage de nombreux fleurons par des puissances étrangères, notamment américaines, de Gem Plus à Exon s'ajoute désormais la guerre économique féroce que nous mènent les États-Unis et la Chine.
Si cette nouvelle donne impose des réponses fortes de la part de la France et de l'Union européenne, les problèmes fondamentaux restent les mêmes. Ils ont été largement documentés par le rapport d'enquête de mon collègue Alexandre Louet sur les freins à la réindustrialisation. Rapport unanimement salué mais qui prend probablement la poussière sur une étagère.
Comme si tout cela ne suffisait pas et comme un symbole, le gouvernement Lecnu a décidé de retirer de l'ordre du jour de l'Assemblée le vote solonnel sur le projet de loi de simplification de la vie économique qui devait avoir eu lieu hier. Plus encore. Avec le recours au 493 sur le budget.
Il a également balayé la suppression de la CVAE qu'avait obtenu le groupe Rassemblement national et qui constituait pourtant une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Je vous je vous interrogerai donc sur ce sujet. La dépense publique.
Aujourd'hui, des ps entiers de l'économie française dépendent de la dépense publique directe via les marchés public ou de dépenses publiques indirectes via des dispositifs d'aide de l'État ou des collectivités territoriales. À tel point qu'amorcer une rupture sèche ne serait pas sans conséquence sur l'économie réelle. Pourtant, il faudra bien réduire les dépenses publiques et permettre aux acteurs économiques de créer de la valeur sans être perfusé d'argent public.
Comment envisagez-vous cette transition inéluctable pour concilier baisse de la dépense publique et maintien d'un minimum de croissance économique ? Je vous remercie. Merci monsieur le député.
Je vous invite à répondre vous partager le les réponses une seule une seule réponse à chaque fois ou une minute chacun si vous comme vous voulez. Allez-y. Euh très bien.
Merci beaucoup pour cette pour cette question. Effectivement, en une minute, passer en revue l'ensemble de la dépense publique sera évidemment une tâche assez veine. Mais gardons quand même présent à l'esprit que parmi les éléments qui ont le plus progressé sur la dépense publique, ce sont les dépenses sociales, dépenses de retraite, dépenses liées à la santé qui sont des dépenses solidarité que l'on s'est donné.
Donc euh c'est aussi euh je pense qu'il il y a une réflexion à voir sur la manière dont se pilote la dépense la dépense publique et sans doute aussi peut-être plus largement euh il y a quand même un sujet qui m'interpelle beaucoup qui est euh le comportement de l'épargne. On en a pas parlé euh dernièrement, mais on voit qu'en même temps que se façonne un déséquilibre public important, se façonne un excédent d'épargne, une formation d'épargne extrêmement importante et qui fait que l'un est presque l'équivalent de l'autre, l'augmentation de l'épargne quand vous prenez de manière très macroéconomique est le pendant de ce qui se passe en terme de déséquilibre des comptes publics. Et donc se pose alors il y a il y a les réponses très basiques, très simplistes qui consistent à dire bah il y a qu'à piquer dans l'épargne, il a qu'à faire un aircut sur l'épargne et comme ça on résout tous les problèmes.
Il y a peut-être une autre manière de réfléchir qui est celui semble-t-il de l'alignement des intérêts. C'est-à-dire que l'augmentation de l'épargne est le fait des plus âgés. euh 23/3 de l'augmentation de l'épargne qui est intervenu depuis euh c'était une note de l'INC qui l'a montré récemment qui est intervenue depuis 2019 a été le fait des personnes de plus de 65 ans.
Euh comment est-ce que l'on fait ? Et euh quand vous regardez la manière dont est utilisé l'épargne des plus de 65 ans, elle est massivement investie sur des placements extrêmement peu risqués. Ce que l'on a devant nous, devant cette brutalité du monde, devant ce besoin de reconstruire une souveraineté, c'est de se donner les capacités à maîtriser notre destin industriel économique.
Ça va passer par des investissements qui sont importants. La puissance publique ne sera pas en mesure de les faire. Elle n'a pas cet argent.
Comment est-ce qu'on fait en sorte que alors que plus vous êtes âgé, moins votre épargne est investi sur des sur des entreprises et c'est même c'est même interdit par certains aspects, je vais vous donner une expérience personnelle. J'ai eu à gérer une succession dans ma famille, une succession très proche. Je vais voir le banquier qui devait gérer les fonds que ma mère recevait.
Il m'a dit "Mais votre mère a plus de 80 ans, elle ne elle ne impossible de passer sur autre chose que des fonds en euros." Alors que bon, c'était pas des montants importants. Mais il n'empêche que c'était c'est quelque chose qui est assez surprenant.
L'épanne s'accumule chez les plus âgés et les moins les plus âgés ne peuvent pas investir sur de sur du financement en fond propre. Euh évidemment euh l'éducation financière c'est un euh c'est quelque chose qui est toujours à travailler, mais je pense qu'il y a une concordance des temps à faire qui consiste à dire bah ces fonds qui sont là qui ont été qui sont le pendant de l'augmentation de la dépense publique parce que ça la dépense publique c'est un c'est une réflexion qui est collective à voir et c'est pas une réflexion d'économiste, c'est une réflexion qui est collective à voir mais ce déséquilibre qui s'est façonné c'est à pourpendant et bien comment faisons en sorte pour faire en sorte que l'on active cette épargne pour reconstruire notre tissu productif. Non, monsieur Timbau, on passera sur l'autre question si ça comme ça ça veut nous permettre de passer l'ensemble des des orateurs des groupes et puis vous aurez du temps en en conclusion pour revenir sur un certain nombre de de sujets pour le groupe ensemble pour la République, madame Daniel Brûlebois, vous avez la parole madame la députée et je vous souhaite la bienvenue dans la commission puisque vous y faites votre arrivée ce matin de façon définitive.
Merci monsieur le président. J'en suis très heureuse. Au nom de mon groupe Ensemble pour la République, je vous remercie messieurs pour votre présence et pour l'éclairage d'expert que vous nous apportez en ces débuts d'année.
Vous l'avez dit euh on est guerre incité à l'optimiste. Vous avez parlé de la fragmentation politique, effectivement la dissolution de l'Assemblée nationale, mais vous avez oublié les différentes les successives motion de censure, les chutes de gouvernement, le contexte géopolitique, mais on peut dire que quand même le choix politique de notre gouvernement depuis plusieurs années est le bon et le CAP est maintenu. Les chiffres sont là.
La France est le pays qui résiste le mieux. Les exportations progressent. À elle seule, elle apporté 50 % de la croissance de la zone euro.
La France est la première destination des investisseurs étrangers. Une progression du PIB est attendue autour de 1 %. Un acquis de croissance de 1 % dès le premier trimestre.
La France est la le pays qui a le mieux résisté à l'inflation et la parenthèse inflationniste semble refermée. Les ménages verront leur capacité de consommation légèrement améliorée 0,8 % d'après la Banque de France. Le marché du travail quant à lui est à surveiller.
Le taux de chômage qui n'avait jamais été aussi bas et c'est une victoire dont plus personne ne parle mais c'était le Graal recherché par les différents présidents de la République qui se sont succédés s'est stabilisé autour de 7,8 %. Il faut maintenir la création d'emploi. Cependant, le climat anxiogène et l'attentisme marqué dans les décisions d'investissement est inquiétant.
Euh les les investissements d'aujourd'hui sont les emplois de demain. Dans le jurage, je suis euh sollicitée par des fleurons euh de l'industrie qui sont très inquiets et dans l'incertitude. Je veux parler de la chimie, de la plasturgie avec le plastique bashing, mais aussi de la cimenterie avec la construction euh qui patine.
Il faut dire que il faut être courageux pour entreprendre en France et je salue vraiment nos entrepreneurs, de l'artisan à la TPE, à la PME au grand groupe. le coût du travail, la France a les charges les plus importantes du monde et l'inflation des normes et réglementation, des normes qui se contredisent, qui coûtent très cher et retardent les projets souvent de plusieurs années. Enfin, il y a aussi l'Europe qui semble avoir compris que plutôt que de vouloir imposer ses règles morales au monde entier, il faut qu'elle se reconcentre sur sa compétitivité et elle doit se recentrer sur sa boussole, une boussole révélée par le rapport Dragy qui semble avoir sonné le réveil.
Il faut que la décarbonation ne se traduise pas par désindustrialisation et il faut, vous l'avez dit, que ce le climat des affaires dans l'industrie se redresse. Quelle piste-vous nous donner pour redonner confiance à nos entreprises, encourager la croissance ? Alors que j'ai lu quelque part que les dirigeants d'entreprise se montrent pour cette année un peu plus pessimiste encore pour leur activité en France et toujours plus optimiste pour leur affaire à l'étranger. 38 % des dirigeants d'entreprise françaises envisagent de se développer dans un nouveau pays en 2026.
Merci madame la députée sur sur un beau. Oui, merci de ces remarques et de votre question. Euh je je pense qu'effectivement ça ça touche un peu le cœur du problème aujourd'hui.
Donc comme monsieur le bourgeois l'a évoqué, il y a une question de d'ajustement budgétaire euh qui peut passer par la dépense mais macroéconomiquement jouer sur la dépense va avoir des effets négatifs. Et dans un contexte où en fait globalement et macroéconomiquement, Dony l'a dit, mais je vais insister là-dessus parce que c'est extrêmement important, l'Europe globalement, macroéconomiquement épargne, c'est-à-dire que l'Europe vit au-dessous de ses moyens et là où cette épargne est problématique et c'est une question intergénérationnelle majeure, l'Europe préfère utiliser son épargne pour investir ailleurs. ailleurs, c'est aujourd'hui plutôt aux États-Unis plutôt que d'investir en Europe.
Et je pense que si on veut répondre à à votre injonction de donner un chemin ou une espérance aux entreprises, elle est autour de ça. Allez autour de dire l'Europe qui globalement aujourd'hui épargne et place son épargne à l'étranger dans un monde qui se brutalise et qui ne respecte plus les règles qui permettaient de rendre cette stratégie viable, bah l'Europe doit réinvestir sur son territoire. Alors quels sont les sujets sur lesquels elle peut réinvestir ?
Bon, premièrement, sa défense, ça je pense que la bascule au moins faite dans les esprits. Mais réinvestir dans sa défense, ça veut aussi dire réinvestir dans la souveraineté de sa défense. Et là aussi, la bascule est en train de se faire.
Je parle pas de la France qui de ce point de vue-là a été peut-être en avance sur d'autres pays européens mais dans d'autres pays européens, il me semble que cette question devient de plus en plus importante. Et ben ça c'est un déjà un premier point sur lequel il faut il faut s'asseoir. Merci monsieur.
On a on a attendez, il y a quand même un deuxième point qui est très important, c'est la transition environnementale. Et là aussi il y a un domaine d'investissement majeur. Le coût de l'énergie est deux à trois fois plus élevé en Europe qu'il ne l'it dans le reste du monde.
Bah voilà un chantier sur lequel l'Europe peut se pencher pour diriger son épargne, que ce soit par de la dépense publique ou par canaliser l'épargne privé vers la production d'une énergie bon marché accessible aux entreprises européennes qui plus une énergie qui serait décarbonée. Euh je voilà quelques éléments, il y en a d'autres mais voilà quelques éléments qui peuvent reconstruire un chemin en Europe et donc en France. Merci monsieur Timbau.
Pardonnez-moi mais à défaut de pouvoir maîtriser devenir économique, faut que je maîtrise les horloges moi ici ce matin. Donc voilà. Euh nous continuons pour avec le groupe de la France insoumise, madame Aurélie Trouvé.
Vous avez la parole madame la députée. Bien merci monsieur le président chers collègues monsieur Ferrand et est un beau. Merci beaucoup d'abord pour vos intervention très éclairante.
Moi, je vais revenir sur une nouvelle donne économique qui surplombe tout en fait, c'est-à-dire la politique de Trump qui vient bousculer les règles de d'économie et de commerce international qui prévalaiit depuis 40 ans. En somme, la mondialisation néolibérale est enterrée et pour l'instant, on a plutôt un choc d'impérialisme économique et évidemment l'économie doit être pensée à partir de là. Et donc après 40 ans d'atlantisme BA, bah on se rend compte que notre économie et ben elle est entre les mains des USA en partie en tout cas.
Euh enfin c'est quand même le premier investisseur étranger en France. Et puis ça a été produit par des choix politiques. Donc nous en tant que législateur, c'est nous demander quel quel choix politique on fait pour contrer tous les choix qui ont été faits depuis 10 15 ans et avant et qui ont mis notre économie de façon enfin en dépendance de de celle des États-Unis. en somme évaluer la vulnérabilité de notre économie à celle des USA et savoir comment en sortir.
Euh on est en train de se demander enfin je veux dire on est prêt à à vendre Exillon par exemple à un fond américain. Il y a eu toute une série de all stop technique à par exemple l'année dernière le Dolipran qui a été vendu à un fond d'investissement américain CDR. Bref, toute tout un une série de choix qui font qu'aujourd'hui des fonds d'investissement étrangers ou des groupes étrangers américains euh en l'occurrence ont euh ont mis la main sur une partie de notre capital.
Je parle même pas du numérique. La la crise à Mayotte a montré queon était bien obligé de passer par Starlink. Mais je pas je pourrais parler des services de Claude y compris pour des pour des données techniques et ult pardon pour des données ultrasensibles.
On pourrait parler, vous en avez parlé de l'énergie en Europe. Aujourd'hui, 40 % du gaz consommé en Europe vient du gaz de chist américain. On pourrait parler des câbles sous-marins sans lesquels ne fonctionne pas internet et qui sont des câbles en grande partie possédés par des fonds américains.
On pourrait parler du militaire évidemment dans les missiles alfire qui nécessite pour fonctionner que on passe par le congrès américain et cetera. Je ne vous parle même pas des systèmes de paiement visa Mastercard et cetera. Et euh moi, j'en arrive j'en arrive par ailleurs à une interrogation quand vous nous parlez du risque de crise de crise financière que je partage et je pense que la dévalorisation la dévaluation du dollar peut effectivement entraîner une une crise financière, une bulle financière et une crise d'ampleur. et ce qui nous rend d'autant plus dépendant, enfin on est par ailleurs très dépendant de la finance américaine.
Vous avez pas parlé de l'ampleur du shadow banking parce que vous dites on n'est plus dans les mêmes situations que 2008 mais on a une somme de shadow banking non régulé ou pas aussi régulé en tout cas que le système bancaire énorme beaucoup plus important. Or on a beaucoup de fonds d'investissement américains qui sont qui ont capté accaparé des actifs stratégiques français. Donc ma question elle est celle-ci.
Est-ce qu'il ne faut pas aujourd'hui revoir tous nos choix de politique économique en fonction de ça pour rendre moins dépendant ou moins vulnérable, plus souverain notre économie de des marchés publics au contrôle des investissements étrangers en passant évidemment par un grand plan d'investissement que l'Allemagne a commencé à faire et que nous n'avons absolument pas sur la table aujourd'hui en France. Merci. Qui souhaite répondre ?
Je peux je peuxcer. Euh merci beaucoup pour euh pour cette pour cette observation et effectivement euh pour compléter par rapport à l'observation que l'on avait commencé à esquisser sur euh sur les flux de capitaux, je pense que si on devait résumer un peu la situation, on est en train de faire un travail assez euh assez lourd sur euh sur l'épargne au sein de au sein de Rex Code. Si on devait résumer la situation d'une façon très lapidaire, c'est on exporte de l'épargne, on importe du capital.
C'est c'est un peu ça. Mais dans ce cas, la question qui se pose, c'est vraiment que n'a-t-on une maîtrise de notre du capital nous-même ? Et c'est bien là là la question parce que la toile de fond, c'est celle du monde à la Maurice qui est en train de se former.
Enfin, Maurice Sal, c'était la l'idée que vous avez des blocs qui progressivement vont se constituer avec une fluidité des échanges très fortes à l'intérieur de ces blocs, mais en revanche une très grande conflictualité dans les échanges entre blocs et c'est un peu ce monde là qui est en train de se former et on le voit très clairement se faire aux États-Unis de manière quand même assez brutale conférer ce qui s'est passé au Venezuela et avec des réticences. Est-ce que vraiment les pays du sud du continent américain ont envie de s'arrêer aux États-Unis ou avec d'autres d'autres économies ? Ça se fait aussi de manière extrêmement brutale avec la structuration d'un espace autour de la Chine.
En revanche, la structuration de l'espace en Europe, c'est quand même un petit peu plus vagissant, mais ça nous renvoie à nos propres turpitudes, ça nous renvoie à nos propres déterminations à assurer notre destin économique. Et effectivement, si vous ne maîtrisez pas le capital, bah vous êtes quand même en grande en grande difficulté. Donc il y a une toute la réflexion en fait me semble-t-il doit s'ancrer autour de la façon de garder notre destin économique.
Merci. Pour le groupe socialiste, monsieur Laurent Lardit, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président, mes chers collègues, messieurs, bonjour.
Euh j'ai écouté avec attention la partie introductive. Moi, j'aurais une une remarque et deux deux questions. Une question quand même d'abord alors à laquelle vous allez pas nécessairement répondre maintenant, mais vous parlez d'un impact de la politique de Trump de 0,2 points sur la croissance mondiale.
Vous avez parlé de 0,8 par rapport sur la France, sur la les incertitudes économiques. Moi, j'aimerais bien avoir votre algorithme, c'est-à-dire comprendre et je pense que toute l'ensemble de la représentation nationale aimerait savoir comment est-ce que vous faites ces évaluations ? Parce que 0,8 %, c'est à peu près la croissance qu'on a en France chaque année.
Dire aujourd'hui que euh la situation politique impacte de moitié la croissance potentielle de la France, ce qui serait important pour nous, c'est de savoir comment est-ce que vous effectuez ces évaluations. Une petite prévention quand même. Vous avez parlé tout à l'heure de fragmentation.
Vous avez parlé très souvent de fragmentation depuis tout à l'heure. Faites attention quand même [rires] à la sémantique parce que ce que nous constatons-nous ici au Parlement aujourd'hui, c'est une forme de tripartisation aujourd'hui de de la vie politique française après une bipolarisation qui a duré pendant au moins toute la 5e 5e République. Donc je pense que faites attention parce que c'est pas la fragmentation aujourd'hui.
Je pense que c'est un terme qui va euh peut-être un peu trop loin et qui ne fait que que qu'aggraver ce climat d'inquiétude qui peut y avoir en France et son impact potentiel sur sur l'économie. Moi, je voulais vous poser une question principale. Vous avez parlé beaucoup de dogme économique tout à l'heure.
Euh je vois avec plaisir l'Espagne apparaître dans un certain nombre de tableaux. Aujourd'hui, on a longtemps écarté l'Espagne des analyses comparatives en considérant que c'était finalement un pays dont le niveau de développement ne permettait pas de le comparer avec la France. Aujourd'hui, on sait que ça n'est plus le cas, hein.
Le PIB par habitant espagnol est à peu près 80 % du PIB euh euh français et il progresse chaque année. On le voit encore avec le tableau qui est derrière vous euh puisque l'Espagne attend une croissance de 3,5 % euh cette année. Depuis un peu plus de 5 ans, l'Espagne a introduit une dose de politique de la demande dans son mix de politique économique.
J'entendais encore récemment le patron des patrons espagnols se féliciter de cette de cette politique et du fait de de de la véritable création d'un marché intérieur espagnol qui n'existait pas auparavant. J'aimerais avoir votre votre analyse par rapport par rapport à la situation de l'Espagne de savoir dans quelle mesure est-ce que vous estimez-vous qu'effectivement l'introduction de cette de cette dose de politique de la demande a eu des bénéfices et en quoi une telle introduction en France ne serait pas également positive pour notre développement économique ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député. Monsieur TB. Alors sur la première remarque, je peux vous détailler la la méthodologie mais juste pour lever une un risque de malentendu.
Euh les les 08 de croissance pour la France sont cumulés sur 3 ans. Voilà. Donc c'est pas c'est c'est un peu moins important que que ce que vous aviez apparemment compris.
Bon la méthodologie elle est relativement simple. On mesure d'un côté l'incertitude par la fréquence de mots relatif à l'incertitude dans la presse. Ça ça permet de construire un indicateur qui varie dans le temps et on peut construire cet indicateur sur une période de temps très longue.
Et donc ensuite on peut quantifier par une méthode de régression le lien entre incertitude et activité économique en tenant compte de notre facteur. Alors, c'est une méthode relativement simple qui est relativement robuste et qui mais qui évidemment ne donne qu'un premier ordre de grandeur parce que on agrège dans Incertitude tout un tas de choses, on rentre pas dans le détail des canaux par lesquels ça passe. Bon voilà, mais c'est ça nous a paru important quand même de faire ces travaux parce que ça permet de quantifier et de donner un un impact qui nous paraît assez raisonnable sur sur l'économie.
Bon, la fragmentation, je prends votre point euh et je vais pas vous faire de cours de politique. Ce sera pas mon mais je vais plutôt prendre des leçons. Voilà.
Donc, mais je prends votre point. Euh euh donc je suis je suis désolé d'avoir pris des raccourcis. Euh bon voilà, mais je à part ailleurs, je serais aussi très heureux d'en discuter euh avec vous euh et avec d'autres.
Euh le miracle espagnol, le le miracle Oui. Non, mais je veux fâcher personne. Euh non, tout va bien, je vous rassure. [rires] Allez-y, monsieur Tim.
Le miracle espagnol est effectivement très intéressant euh parce que il s'agit d'un miracle euh et aujourd'hui euh alors que l'Espagne est dans un contexte d'un état fédéral euh dont la politique budgétaire est plutôt paralysée, euh on voit que l'Espagne est dynamique. Alors c'est le mélange entre plein de choses. D'abord l'Espagne a procédé à un ajustement massif brutal au moment de la crise de 2008.
Et ça, il faut pas l'oublier parce que évidemment quand est au fond du trou, ben la possibilité de remonter est plus importante que quand on n'est pas passé par cette étape. Le l'ajustement a véritablement été brutal sur les systèmes de retraite, sur le marché du travail, sur les salaires, sur les salaires des fonctionnaires. Tout ça a créé une situation particulièrement injuste qui a permis à des gouvernements progressistes de pouvoir proposer des réformes qui allaient dans le sens de la justice.
Mais il faut pas oublier ce passage par une situation très injuste. [rires] Ensuite, oui, ça montre effectivement quelque chose de très positif, c'est que on peut arriver à combiner justice sociale, investissement productif, contrôle de la dépense publique mais sans être non plus pris dans une dans un étau budgétaire, donc avec une marge manœuvre. La capacité d'attirer des investissements.
Aujourd'hui, l'Espagne est en Europe un des concurrents les plus crains par les autres pays européens a commencé par l'Allemagne qui voit dans l'Espagne un concurrent très important. Et donc oui, l'Espagne est plein d'enseignements de ce point de vue-là, mais ne jamais oublier ce point de départ euh qui a quand même été très douloureux pour l'Espagne. Merci monsieur TBA.
Pour le groupe de la droite républicaine, madame Christelle Minard, vous avez la parole madame la députée messieur Ferrand. Bravo un beau chers collègues. Merci messieurs pour ce point éclairant.
Alors, nous parlons aujourd'hui de la situation et des perspectives de notre économie française. Mais pour parler d'avenir, il faut d'abord regarder enfin certaines réalités en face que vous avez bien évoqué. La France s'est profondément affaiblie sur la scène économique internationale.
La part de l'industrie manufacturière dans notre PIB tourne autour de de 10 %. C'est vous l'avez dit enfin 16 % en Italie, 20 % en Allemagne. Nous sommes désormais au niveau de la Grèce derrière l'Espagne, le Portugal qui approche les 12 %.
En 40 ans, la France est passée durant en fait d'une grande puissance internationale aujourd'hui au cancre du du continent. Euh cet cet affaiblissement se lie euh aussi dans nos comptes extérieurs. Là où la zone euro affiche un excédent d'environ 0,5 % du PIB sur les biens manufacturés, la France accumule un déficit compris entre deux et trois points du PIB.
C'est une perte nette de plus de notre souveraineté. Euh nous importons plus que nous ne conduisons euh et nous finançons l'emploi industriel ailleurs. Euh donc nous exposons notre modèle social euh à des chocs aujourd'hui que nous ne maîtrisons plus.
On a longtemps expliqué que ce n'était pas grave, que nous étions entrés dans une économie de service. Mais une économie sans industrie est une économie sans colonne vertébrale pour sa production. moins d'emplois qualifiés, moins d'exportation, moins de capacité à financer euh l'innovation et la capacité euh à notre à faire notre transition écologique et la et la montée en gamme.
Cette situation n'est pas le fruit du hasard, elle est le résultat de choix politique et on peut résumer les blocages de la réindustrialisation autour de plusieurs points. foncier trava aussi entre autres par le ZANE, le financement fragilisé par la perte de crédibilité liée à l'accumulation de la dette, la fiscalité qui pénalise la production, les formalités administratives qui paralysent nos projets, enfin la formation souvent insuffisamment adaptée. À cela s'ajoute une politique commerciale européenne largement pensée pour le monde d'hier.
Pendant que les États-Unis, la Chine déploi de vraies stratégies industrielles et vous l'avez dit commercial offensive, l'Union européenne continue trop souvent d'ouvrir ses marchés sans se donner les moyens de protéger ces filières stratégiques. Quand un industriel met plusieurs années à obtenir un permis euh pour à sécuriser du foncier, à stabiliser son coût d'énergie, pendant que nous les concurrents ailleurs américains ou asiatiques bénéficient eux de procédures accélérées d'aide massive. Et je je alors excusez-moi, est-ce que je peux poser poser votre question ?
Ou juste poser ma question. Est-ce que vous considérez qu'il est encore possible de réindustrialiser la France sans se sans améliorer euh lui donner les moyens, sans simplification administrative, euh sans baisse de la fiscalité et sans protection ? Merci.
Un maximum de 3 minutes, hein, je vous le rappelle, à chacune et chacun d'entre vous, hein. Monsieur Ferrand. Oui, peut-être.
Je vais essayer de de faire de venir rapidement parce qu'effectivement la réindustrialisation est un enjeu clé he pour les raisons notamment de maîtrise du du destin économique. L'industrie n'est pas un secteur comme un autre par ces aspects. J'insisterai peut-être sur deux éléments.
Un, on forme on forme des compétences, on ne les garde pas forcément. Et donc on a un enjeu qui est qui est celui de la préservation des compétences sur sur les territoires pour pouvoir réinvestir. Réinvestir, c'est pas seulement affaire de capitaux, c'est aussi à faire de de compétences et la préservation de celle-ci est quand même tout à fait clé.
Et sur l'industrie, il y a aussi un élément qui est quand même assez important qui est dans les mains justement de de la puissance publique et de la décision de la décision collective qui tient à la façon dont on finance notre système social. Euh quand vous regardez la façon quand vous la façon dont dont on l'a organisé, on a fait des baisses de charge, des baisses de cotisation pardon, des baisses de cotisation massives sur les plus bas salaires mais avec un écart de coût qui est très important sur les haut salaires. Dès que l'on dépasse 1,8 SMIC et l'industrie est le secteur qui rémunère en moyenne le plus, dès qu'on dépasse 1,8 SMIC, on se rend compte que les prélèvements socio-fiscaux sont les plus importants en France relativement aux autres aux autres européens.
En fait, on a fait une politique de quantité d'emploi, pas forcément une politique de qualité d'emploi. Quand vous depuis 2014, en 2014, personne n'imaginait qu'on ferait 6 points de taux d'emploi en plus. Et en fait, c'est ce qui s'est passé.
Il y a 6 points de taux d'emploi en plus. Mais quand vous regardez où se sont fait les créations d'emploi, 54 % des créations d'emploi ont été le fait des secteurs qui rémunèrent 20 % en dessous du salaire moyen par tête. Et donc on a une déformation de la structure de l'économie qui tient notamment pas que qui tient notamment à ce choix qui a été ce choix de la spécialisation sur la faible qualification au prix de prélèvement très important sur des secteurs très fortement qualifiés dont l'industrie et ça c'est un déséquilibre qui est important à corriger me semble-t-il au regard des enjeux de de développement industriel qui sont devant nous.
Merci monsieur Ferrand. pour le groupe écologiste, monsieur Charles Fournier, vous avez la parole, monsieur, merci. Merci, monsieur le président.
Une remarque à votre attention, mais prenez-la dans de manière bienveillante. Il me semble que et ça ne retire rien à l'expertise de nos interlocuteurs, mais qu'il y a dans ce pays des femmes économistes tout à fait de qualité et qu'il était prévu que trois hommes et que toute la liste c'était que des hommes. Je je le dis pour que nous veillons à à avoir dans nos tables rondes un équilibre et une parité.
Je pense que c'est important. Je l'ai bien à l'esprit monsieur le le député mais voilà nous faisons en fonction des disponibilités des uns all répondre vous me le retirez sur mon temp monsieur le président [rires] sur euh vos interventions arrivent dans un contexte où tous les cadres de pensée habituels sont s'il vous plaît je on vous remet le le compteur à zéro juste on va pas on va pas entamer une polémique là-dessus ce matin non non non non mais si si vous permettez on va pas c'est c'est pas nécessaire. J'entends bien ce que ce que vous dites, monsieur monsieur Fournier.
Nous avions aussi contacté des des femmes économistes et cetera, mais en fonction de des possibilités des uns des uns et des autres. Voilà. Maintenant, on revient mais c'est les interactions, ce n'est pas la remarque de monsieur Fournier, ce sont les interactions dans la salle qui me font réagir.
Monsieur Fournier, vous vous avez la parole et vous seul. Merci. C'est Je vous remercie, monsieur le président.
Je je je le disais, vos votre présence se fait dans un contexte où tous les cadres de pensée sont réinterrogés. Ce ce ce que porter l'Europe d'une concurrence libre et non faussée à laquelle tout le monde adhérait puis d'un coup plus personne n'adhère. On est dans un moment où finalement tout est réinterrogé et et je dois vous dire que je suis assez surpris que vous ne fassiez pas référence ou très faiblement à la question des limites planétaires.
Dans vos modes d'analyse, dans l'analyse de la conjoncture actuelle, vous avez parlé vaguement de la transition environnementale en ne parlant d'ailleurs que de la question énergétique. Je pense à monsieur Timbau. Mais c'est comme si finalement tout ça n'était pas en jeu et ne venait pas bousculer les cadres de réflection, y compris les vôtres.
J'aimerais savoir de quelle manière vous intégrez ou pas cette cette cette questionlà. Le deuxème le deuxème point, c'est sur la réindustrialisation. Considérez-vous qu'il s'agit d'un d'un mythe où qu'un chemin est possible ?
La question s'adresserait peut-être particulièrement à monsieur Timbau qui évoque la nécessité du retour du plan ou en tout cas d'une logique de plan de planification. J'aimerais vous entendre sur ce que vous mettez derrière ce terme de de de planification. Comment vous l'envisagez ? de quelle manière cette transformation pourrait pourrait s'envisager.
Ma troisème question à avoir avec le contexte international, ça a été largement évoqué. Nous sommes dans un moment où le multilatéralisme a a explosé en vol. Toutes les instances qui pouvaient exister ne ne sont plus au rendez-vous.
On parle beaucoup de souveraineté. Peut-être j'aimerais vous entendre sur votre propre vision de la souveraineté parce que par moment, j'ai un peu l'impression qu'on glisse vers une logique souverainiste de la souveraineté. pourrait le dire comme ça, c'est-à-dire finalement du repli sur soi et que dans des analyses un peu simplistes finalement on ne coopérerait plus avec le reste du monde.
Et de quelle manière peut-on reconstruire et comment l'Europe et la France ont peut-être un rôle à jouer pour reconstruire des formes de régulation internationale des et de quelle manière vous pouvez l'envisager. On voit se développer des logiques de froring par exemple mais qui se veulent être plutôt des délocalisations entre amis euh euh et contre le reste du monde. De quelle manière peut-on au contraire retrouver des voies de coopération ? entre les pays pour remettre un peu de perspective parce que là on a l'impression que nous sommes en train nous-même de glisser dans la seule règle qui est celle de la loi du plus fort et qu'à ce jeu-là, je crains que nous soyons assez fragiles et assez assez petits.
Voilà un peu les questions que j'avais envie de de vous souver. Il y en a trois comme vous avez pu le mesurer. Merci monsieur Fournier.
Tambau. Alors oui, des cadres de pensée au moins bouleversés. Euh bon, c'est important hein de de l'admettre et de le reconnaître.
Euh après, il faut quand même aussi toujours avoir en tête que on hérite d'un monde et donc que même si notre cadre de pensée nous invite à changer notre vision, il y a aussi des choses qui continuent d'être et qui nous forcent à des formes de coopération. Euh madame Trouvé évoquer les systèmes de paiement. Euh voilà, les systèmes de paiement aujourd'hui euh font que ils sont inscrits dans un cadre de régulation partagée avec les États-Unis, qu'on soit qu'on soit d'accord ou pas et qui nous oblige à une forme de coopération avec les États-Unis parce que euh de ce point de vue-là euh on utilise, on bénéficie et on n pas d'alternative.
Bon, OK. Alors, sur la question des limites planétaires, euh oui, la conjoncture se prête pas beaucoup à ce genre de de choses. Euh j'en ai parlé un petit peu.
Euh, je pense que c'est effectivement central. Je l'ai mis euh dans l'agenda des choses qui me paraissaient euh les voies du possible pour l'Europe euh comme étant euh voilà. Alors, on enfin, je veux dire, je je conçois que ça n'épuise pas du tout le sujet et je pourrais vous en parler pendant des heures et je pourrai en discuter avec vous pendant des heures avec sans doute beaucoup d'intérêt réciproques en la matière.
Voilà. Mais je pense que effectivement puisque on est là pour parler d'un certain nombre de sujets mais sur la question par exemple des chemins possibles de la réindustrialisation, ça'en est un évidemment et il est très important et ça n'est pas que la transition énergétique, c'est aussi l'efficacité thermique des bâtiments, c'est aussi l'autonomie de l'agriculture, c'est aussi la préservation de la biodiversité, c'est une forme d'écon économie circulaire avec du recyclage. C'est et ça c'est tout un tas de de projets qui sont à la fois des projets de société mais aussi des projets industriel.
Euh voilà. Alors, j'en viens à votre question qui est celle qui me paraît la plus importante qui est autour de la notion de souveraineté de est-ce que ça veut dire le repli sur soi ou pas ? Alors, je pense que dans souveraineté, il y a d'abord un élément qui est important.
Bon, c'est un autre mot valise mais c'est l'autonomie stratégique. C'estàdire il faut limiter ses dépendances. Euh ça ne veut pas dire qu'il faut pas coopérer et avoir des échanges, mais il faut pas être dépendant.
Je veux dire, la situation dans laquelle on est aujourd'hui sur les systèmes de paiement, et c'est juste un exemple est une situation qui n'est pas saine. Voilà. Bon, ça c'est le premier point.
Euh est-ce que on doit se concevoir cette autonomie stratégique au niveau national ou au niveau européen ? Moi, ma conviction c'est que c'est au niveau européen et que ça n'aurait aucun sens au niveau national. Ensuite, est-ce que l'Europe doit dans ce monde dans lequel on abandonne toute notion de règles et de coopération par la règle ou en tout cas de jeux concurrentiel mais régulés ?
Euh est-ce que l'Europe doit proposer quelque chose de différent ? Moi ma conviction c'est oui. Et elle doit le proposer non seulement à l'intérieur de l'Europe qui doit être exemplaire de ce point de vue-là évidemment à commencer par la fiscalité mais ça doit être aussi quelque chose qui est ouvert.
Demain, le Canada ou l'Inde ou l'Amérique latine sont fatigués des relations brutales avec la Chine et les États-Unis. Oui, il est important que nous puissions leur proposer un cadre qui ressemble furieusement au cadre qui a été mis en place après Breton Woods, sans doute amélioré. Merci monsieur Timbou.
Mais de façon ouverte. Voilà, en tout cas, c'est ma conviction. Merci monsieur Timbau.
Pour le groupe Horizon, monsieur Thierry Benoît, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président. Monsieur un exposé très intéressant.
Monsieur Ferrand, vous avez exposé une France qui monte dans une Union européenne qui baisse. Vous avez parlé du en matière de pouvoir d'achat de divorce entre le ressenti et le mesurer et vous avez développé notamment un faible dynamisme salarial notamment sur les bas salaires et ce qui est ce je considère comme une réalité. Je trouve que vous avez peu insisté justement sur ce faible dynamisme salarial sur la notion de charge taxe et diverses cotisation qui paye sur l'appareil de production en France et vous avez peu insisté je trouve tout au moins je voudrais vous faire parler sur les réformes structurelles que notre pays ne met pas en œuvre depuis allez je dirais plus de 20 ans.
Financement de la protection sociale, les retraites politiques de santé fonctionnement de nos institutions. On a eu une réforme de collectivité territoriale il y a une bonne dizaine d'années, mais on a toujours nos communes, intercommunalité, département, région avec des compétences qui ne sont pas si claires que ça. réforme fiscale, il y en avait une qui avait été annoncée en 2013 par le président par le premier ministre Jean-Marcot et enfin la rationalisation du fonctionnement de l'État puisqu'on a un fonctionnement qui est coûteux et jusqu'à aujourd'hui on ne prend pas les mesures nécessaires pour rationaliser le fonctionnement de l'État, ce que le premier ministre appelle l'État efficace.
Monsieur Timbau, vous avez exploqué exposé euh la nécessité d'une Union européenne qui est une nécessité. L'Union européenne est une nécessité plus qu'autre chose. Je suis d'accord avec vous.
L'Union européenne est une nécessité. Vous avez expliqué l'Allemagne empétré dans le choc énergétique. Vous décrivez situation française les à la dissolution qui nous coûte 0,8 points d'activité.
Ce que vous avez exposé. Et vous n'avez pas parlé du problème énergétique. En France, le président qui arrive aux responsabilités en 2012, il convient d'un accord avec ses alliés pour fermer 24 réacteurs nucléaires.
En 2022, arrive la guerre en Ukraine. Arriv des incertitudes sur euh comment l'indépendance énergétique de notre pays. Euh la France est dépendant aux énergies fossiles.
Il y a une flambée historique du prix de l'énergie et une production historiquement bas en France en 2022 puisqu'il a fallu importer de l'électricité et ce prix de l'énergie sur l'appareil productif notamment l'appareil industriel il a été dévastateur. Donc je voulais vous entendre sur ces problématiques. Je vous remercie pour la qualité de vos exposés.
Merci monsieur le député. Je peux je peux peut-être commencer. Merci monsieur le député.
Euh effectivement, bon le champ euh le champ est effectivement euh énorme. Peut-être que je vais prendre des éléments qui seront un peu un peu synthétiques. Je pense que quand on réfléchit enfin quand je parlais de la France qui remonte, c'était en terme de compétitivité coût salariale, il y a quand même un risque qui est très important, c'est que ce qui est regagné en terme de coût salarial relativement aux autres pays européens parce qu'on a une confrontation sur la compétitivité qui est entre pays européens en fait soit totalement mangé par le fait que le concurrent premier c'est évidemment le concurrent chinois et on l'a bien vu avec les évolutions de prix.
Donc euh on a un espace de compétition qui est un petit peu différent, mais même à l'intérieur de cet espace de compétition vis-à-vis des autres pays européens, ce que l'on peut regagner en terme de compétitivité coût au niveau des salaires risque d'être mangé par une par une augmentation de la pression fiscale qui viendrait sur les entreprises. Donc l'équilibre est est en fait à voir c'est un équilibre d'ensemble que l'on doit avoir et ce que l'on doit interroger aussi me semble-t-il fondamentalement c'est combien même il y a un écart de niveau de PIB par habitant vis-à-vis par exemple des Allemands qui est très important. On a on a à peu près 15 points de moindre PIB par habitant que qu'en Allemagne.
En revanche, quand vous regardez le niveau des prix, euh en tout cas ça c'était préalablement choc énergétique. Quand vous regardez le niveau des prix, le niveau des prix est supérieur en France à ce qu'il est dans l'ensemble de dans l'ensemble de la zone euro et qu'il n Allemagne alors que le niveau de PIB par habitant normalement devrait faire en sorte que le niveau de prix soit supérieur en Allemagne. Et donc ça ça interroge véritablement sur le processus de formation de l'ensemble des prix.
Ça va concerner des questions de niveau de rémunération, de niveau de prélèvement qui viennent en amont de la formation des prix. Et donc derrière le financement de la protection sociale, c'est aussi le regarder celui cette ce financement au regarde de l'impact qu'il peut avoir sur la formation générale du système de prix et donc sur la condition à fabriquer la compétitivité euh sur le sur le territoire parce qu'à la fin la meilleur financement de la protection sociale c'est celui qui procède de l'activité de la jeunèse d'activité du fait que l'on est en capacité d'augmenter cette base de de financement beaucoup plus que par un pilotage par les taux qui à un moment ou un autre crée du peut créer du du déséquilibre. Euh en tout cas, il me semble que c'est vraiment des éléments importants et sur la rationalisation de la de l'intervention publique.
Oui. Euh on voit tout le temps ces exemple sur les prix des achats qui sont très très élevés enfin euh tout sur tout un ensemble de dépenses. Donc il y a des espaces de rationalisation qui sont importants.
Euh il faut les il faut les examiner parce que de toute façon il faudra bien passer en revue l'ensemble du système de dépenses. Monsieur Tambau sur le en une minute sur la réponse européenne. une minute sur la réponse européenne, je pense que vous avez plutôt énoncé un accord sur la question énergétique.
Alors juste je vous rappelle 2022 2023 EDF a eu de grosses difficultés avec un certain nombre de réacteurs euh qui ont été du coup arrêtés ce qui a mis effectivement la France dans une situation de dépendance à l'énergie électrique sur le segment de l'énergie électrique assez importante à un très mauvais moment ce qui a amplifié le problème. Bon, il se trouve que cette situation est plutôt résolue. Alors, si on réfléchit maintenant à l'avenir énergétique de la France et et de l'Europe, bon, je pense toujours que l'Allemagne est dans une situation plus complexe pour différentes raisons.
D'abord parce qu'elle a aussi une énergie une industrie qui est énergie intensive et donc alors c'est l'avantage de pas être très industrialisé comme la France, c'est qu'on est moins dépendant sur ce segment là. Euh mais néanmoins, le problème se pose. Je vous rappelle aussi que en France, la production d'énergie nucléaire couvre un petit 5è de la consommation d'énergie totale.
Donc que l'enjeu, c'est un enjeu aujourd'hui d'électrification, que cette électrification, elle doit se faire. On peut polémiquer sur le nucléaire. C'est un sujet que je trouve passionnant et je suis sûr que on aurait plein de choses à échanger là-dessus aussi.
Mais je pense que au moins le point sur lequel on peut s'accorder, c'est qu'il n'est pas possible d'avoir un portefeuille d'énergie qui soit uniquement nucléaire et qu'on a besoin dans ce portefeuille d'avoir d'autres types d'énergie non fossiles qui sont du vent avec des éoliennes en particulier offshore, du soleil et que on doit aussi, je pense qu'on serait d'accord euh dire que il faut augmenter l'efficacité énergétique. Ça passe par la rénovation énergétique des bâtiments de façon à diminuer le besoin en énergie parce que le besoin total d'énergie est tel que oui, il faudra investir dans la production d'énergie mais il faudra aussi être plus sobre la consommation d'énergie. Merci monsieur Timbau.
Pour le groupe liberté indépendant votre mer et territoire, monsieur David Topiac, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président messieurs, merci pour votre présentation. Je voudrais rebondir sur trois points que vous avez évoqué.
Vous avez parlé de la fragmentation politique qui effectivement faisant suite à la dissolution amène une qui qui a un impact sur l'économie, sur la croissance de la France. Ne pensez-vous pas que au lieu d'être une conséquence, cette fragmentation puisse être une origine plutôt puisse être plutôt une conséquence de fracture territoriale ? Moi, je vois qu'en France la croissance est tirée par certaines régions.
Une petite poignée de région qui du point de vue économique sont très s'industrialisés et tire la croissance. une majorité de de régions qui sont en décrochage et derrière cette réalité territoriale, ces fractures territoriales et des fractures de secteur d'activité économique. Euh vous avez parlé de bulle financière qui est un risque.
Moi, je vais parler de la réalité économique agricole qui est pas une supposition qui est une réalité de difficultés économiques que nous rencontrons et qui entraîne de nombreuses régions françaises dans une grande difficulté. Je suis député du GS dans le Sud-Ouest. Je peux vous assurer que la réalité de la crise agricole et du décrochage économique de certains territoires avec des revenus beaucoup plus bas qu'ailleurs est une réalité.
Je vais donner quelques chiffres. Au 3e trimestre 2025, l'aéronautique a réalisé un excédent commercial de 17,4 milliards d'euros. Je suis aussi ingénieur aéronautique.
J'ai travaillé dans ce secteur que je connais assez bien. Plus 4 milliards par rapport à 2024. Nous serons probablement euh sur des une année historique en 2025 sur l'aéronautique et le spatiel.
Sur la même année, nous aurons probablement perdu à la fin de l'année 5 milliards sur l'excédent commercial agricole. Est-ce qu'il est euh envisageable que un pays et qu'un continent puisse espérer atteindre une croissance durable et consolidée en ayant des secteurs d'activité qui s'effondrent et des régions qui s'effondrent et des secteurs d'autres secteurs d'activité notamment industriel aéronautique qui tirent seul la croissance. Est-ce que c'est un modèle acceptable socialement ?
Je ne le pense pas. Ce n'est pas la rôle de le rôle d'une République et de ne laisser personne sur le bord du chemin. C'est un sujet politique mais sujet économique.
Est-ce qu'une croissance peut être consolidée en laissant tomber cet secteur d'activité ? Je ne sais pas si on retombera dans le sujet de la sidéurgie qui avait été abandonné dans le de la France il y a quelques années. Est-ce qu'il est envisageable d'abandonner l'agriculture de le sud aujourd'hui ?
Évidemment que non, mais je pense pas qu'on puisse établir des modèles économiques en mettant certains secteurs d'activité historique important et stratégique en terme soiné sur le côté de la route. Et vous avez parlé d'harmonisation européenne, de sécurisation d'échelle européenne. Ce n'est pas seulement une sécurisation à l'échelle des pays mais à l'échelle des régions.
Et si vous prenez la carte des régions européennes, vous avez des vraies disparités entre des régions en pleine progression qui assurent une petite poigné sur la croissance économique de l'Europe et une grosse partie est un décrochage et et là derrière vous retrouverez une fragmentation politique et un décrochage de certains territoires. Euh bon, d'abord je vous salue, je suis euh originaire du lotégaron, donc euh je vois le Gers euh à l'horizon. Euh euh non, un pays peut pas abandonner euh ses territoires.
Euh je pense qu'il y a un principe qui a été énoncé euh et qui et qui fait fleurisce aujourd'hui qui est le principe du droit à rester qui vient compléter le droit à la libre circulation. C'est aussi le droit à rester sur les territoires et donc euh qui suppose ou qui implique que sur les territoires on puisse avoir accès au service public, qu'on puisse faire le choix euh d'une carrière et d'une vie professionnelle sur les territoires. Bon, ça c'est un premier point et je pense que c'est un principe intéressant et important.
Ensuite, l'agriculture doit évidemment être un un secteur prioritaire. il est essentiel, il est essentiel à notre autonomie euh à l'autonomie de l'Europe, à l'autonomie de la France et l'autonomie alimentaire est est absolument essentielle. Donc là-dessus, je vais pas vous dire grand-chose de plus.
Euh c'est un secteur en grande difficulté et c'est un secteur aussi et je pense que c'est un point aussi qu'on doit ajouter dans les réflexions qui est frappé de plein fouet aujourd'hui par euh les premiers effets du changement climatique euh et donc qui aussi nous demande cette adaptation euh de l'agriculture à ces à ces réalités là. C'est un c'est un domaine extrêmement difficile et parfois je pense aussi un peu négligé. Voilà. pas vous en dire beaucoup plus euh si ce n'est que je suis je partage vos préoccupations.
Merci monsieur Timbau. Pour le groupe la gauche démocrate républicaine, monsieur Julien Brugerol, vous avez la parole monsieur le député. Merci monsieur le président.
Merci messieurs pour vos pour vos interventions. Bon, je commencerai peut-être par une remarque en disant que je partage pas euh le fait que ce soit seulement l'incertitude politique nationale qui grève nos capacités économiques et et notre et nos investissements en France. Malheureusement euh je pense que ce sont des déterminants beaucoup plus structurels.
Parmi ceci, vous avez parlé tout à l'heure de la de la question et évidemment de l'orientation de de l'épargne. Je reviendrai d'abord peut-être sur le sur j'aimerais avoir votre analyse sur la création de fonds souverains justement en France pour guider l'épargne vers l'investissement productif et nos PME PMI en particulier. Et puis euh si on partage l'idée que la France souffre d'un investi d'un sous-investissement public, elle souffre aussi beaucoup d'un sous-investissement privé.
Il y a un angle mort dans les analyses économiques. Euh c'est toujours la question de la création monétaire euh de la politique du crédit bancaire euh et de notre action euh sur cette orientation du crédit bancaire qui continue massivement d'être orienté vers la rentabilité financière à court terme et pas vers les investissements productifs ou pas suffisamment vers les investissements productifs, l'innovation et la transition écologique. Pour nous, agir sur le crédit bancaire et sur le coût du capital et sur le coût du capital, c'est une stratégie décisive pour faire en sorte que les projet financé par les banques n'obéissent plus justement à la logique stricte de la rentabilité maximale à court terme, mais bien à des à des critères d'innovation, d'efficacité économique et sociale.
Et pourquoi d'ailleurs la question de la réorientation du crédit bancaire, la création monétaire reste-t-elle si marginale dans les analyses économique dominante alors qu'elle conditionne directement notre capacité à financer la transition écologique industrielle ? Et ne pensez-vous pas qu'il faut changer d'échelle à travers des outils concrets, que ce soit la constitution de véritable pôle publicair, industriel et de service, une nouvelle sélectivité de la politique monétaire à travers notamment des bonifications d'intérêts, des garanties publiques, des garanties publiques d'emprunt. Et dernière question euh effectivement, ça a été soulevé par plusieurs collègues sur le défi énergétique et le lien entre notre réindustrialisation et la décarbonation.
Je crois qu'à l'échelle européenne ça pose des questions majeures. Je viens de voir que l'Allemagne a encore été autorisée à installer 10 GW de capacité pilotable sur des centrales à gaz. Euh et ça ça ent crédibilité à réindustrialiser et à décarboner quand on sait que ce genre d'outils de production électrique euh sont carbonés euh et vont pas être là installés à très court terme, vont continuer à fonctionner et donc des différentiels de compétitivité y compris sur l'utilisation de l'énergie électrique à long terme.
Donc j'aimerais vous vous réentendre là-dessus. Je vous remercie. Merci monsieur le député.
Je peux je peux je peux commencer euh peut-être sur les sur le fond souverain. On en a un. Il a été créé en 2001.
C'est il s'appelait le fond de réserve des retraites. Il devait être abondé à hauteur de 200 milliards d'euros à l'horizon 2020 et c'était un fond dans lequel il devait y avoir une jeunesse de revenus suffisante pour pouvoir faire face à l'échéance des retraites. Donc des des fonds souverains euh oui, on peut l'envisager.
Après, est-ce que on ne dévoie pas au bout d'un moment leur utilisation ? désormais enfin je crois que l'en cours ça doit être à peu près 35 milliards d'euros et on aé régulièrement dans cette dans cette caisse. Donc les ce qui est important quand on réfléchit en terme de fond souverain c'est réfléchir long et ça vaut aussi pour la question du crédit.
Aujourd'hui il me semble que le moment dans lequel on est qui est un moment de recomposition de restructuration d'un système productif qui est un moment du capital long et non pas du capital bancaire. Je m'explique, le capital bancaire, c'est un capital qui suppose une régularité du du remboursement. C'est un capital qui en fait permet des conditions permet d'assurer les conditions d'exploitation.
Là aujourd'hui, ce que l'on a à construire, c'est à reconstruire, c'est à retravailler sur des filières, des filières dont l'horizon technologique n'est pas d'ors et déjà balisé et où il y a des risques très importants à prendre. Et là, ce c'est ce sont plutôt des fonds qui ont un horizon de 8 10 15 ans qui peuvent supporter euh de porter un risque qui ne génère pas de revenus pendant une dizaine d'années avant que se manifeste une bonne fortune éventuelle. Et donc, on est vraiment sur le moment économique n'est pas indifférent du mode de financement de ce moment.
Et ce comment on doit transformer nos modes de produire, c'est moins par le financement bancaire que par le financement en terme de fond. et on est sur un moment de fond propre plus que sur un moment de crédit me semble-t-il. En tout cas dans dans la logique, on n'est pas dans une on est moins dans une logique d'exploitation que dans une logique de capital.
Monsieur Tambau, vous vouliez rajouter quelque chose ? Juste pour c'est je pense que c'est un point important d'arriver à pouvoir canaliser cette épargne sur les investissements qu'on souhaite. Euh euh alors après c'est pas si simple, il y a un moyen de le faire, c'est la dépense publique.
Euh donc là le déficit est vraiment le canal en fait par lequel ça passe. Je pense qu' on a un autre exemple de choses qui ont plutôt bien marché en France ces dernières années. Je parlerai pas du fond de réserve des retraites, je parlerai de BPI.
Euh et je pense que BPI, c'est une expérience intéressante qui peut-être conviendrait d'être évaluée euh très en profondeur. Euh d'abord pour se rendre compte que c'est pas si simple, c'est il suffit pas de faire du crédit facilement accessible parce que là, il y a des effets de sélection adverses qui vont jouer, c'est-à-dire des des mauvais emprunteurs qui vont se présenter et qui vont capter toute cette épargne. Donc il y a un vrai travail de sélection de projets, de suivi de projet.
Euh et je pense que l'expérience de BPI là-dessus était assez intéressante et que BPI et l'analyse en profondeur euh de comment BPI fonctionne et des et du bilan de son fonctionnement pourrait servir de de prototype à un schéma euh à la fois au niveau français, national mais aussi européen euh avec euh peut-être cette fois-ci un passage à l'échelle en matière de captation de l'épargne et de canalisation de cette épargne. Euh ça me paraît être une piste très intéressante et très importante. Je pense qu'il faudrait aussi regarder du côté de ce qui s'est passé après guerre après la deuxième guerre mondiale aux États-Unis avec le financement des projets très risqués en lien avec la recherche académique d'un côté mais aussi la recherche appliquée et la la mise en place d'institutions capable de stimuler ces projets. pas du crédit en fait là, c'est vraiment du capital risque très très risqué avec le respect d'un certain nombre de règles aussi dans les la façon dont les investissements sont conduits, dans les du diligence qui sont accordées à ces à ces à ces investissements.
Mais on dispose de tellement d'argent en Europe aujourd'hui que si on arrivait à canaliser une petite partie dans ce genre de dispositif, on peut espérer avoir des résultats à des horizons relativement rapides, c'estàdire de l'ordre de la décennie. Voilà. Et donc ça ça me paraît être des pistes très importantes.
Euh regarder du côté bancaire en se disant c'est les c'est les banques qui et cetera. Je pense que là c'est perturber un système qui fonctionne avec des défauts mais qui fonctionne et c'est plutôt le complémenter aujourd'hui qui me paraît important plutôt que d'essayer de le de le rediriger euh vers les objectifs qu'on a en tête. Merci monsieur TBA.
Euh nous en venons aux questions individuelles. J'en ai quatre. nous allons les les passer toutes les quatre les unes après les autres et puis je vous invite ensuite bien à répondre à ces à ces questions et à et à conclure chacun d'entre vous pour une 5 7 minutes.
Voilà, chacun en fonction de de ce que vous voudrez rajouter sur les questions qui ont été posées et sur les sujets auxquels vous n'avez pas eu le temps de répondre. Monsieur le bourgeois, merci monsieur le président. sans vouloir être un Cassandre, je vous ai trouvé relativement optimiste sur la situation économique de la France.
Alors, c'est sans doute dû à l'approche macroéconomique de la présentation et c'est surtout pas un reproche dans vos propos. Mais si on fait un détour par l'approche microéconomique et en analysant les chiffres que vous avez partagé ce matin, les choses divergent assez vite. Vous avez indiqué que 29 % seulement des entreprises maintenaient leur projet d'investissement.
Euh vous avez rappelé que le niveau d'investissement des entreprises françaises était en dessous du niveau moyen de la zone euro et et même en dessous du niveau moyen du Royaume-Uni. Et enfin, je ne reviens pas sur l'explosion des redressements judiciaires et surtout des liquidations judiciaires directes. Du coup, comment avoir dans notre pays la moindre résilience économique avec un niveau d'investissement des entreprises aussi faibles ?
On semble se contenter d'une croissance qui s'appuyerait uniquement et c'est quasiment historique sur la dépense publique et la consommation des ménages. Cela a été vulgarisé par un certain nombre d'économistes. Je pense à Jérôme Fourquet, Nicolas Bavr ou même Agnès Verdier Moligier pour faire plaisir à à monsieur Fournier.
Monsieur le Est-ce que cela vous inquiète ? Est-ce que cela vous inquiète autant que cela nous inquiète comment changer de paradigme ? Je vous remercie.
Merci monsieur le député Mame Lep. Merci monsieur le président. Messieurs, si on parle de perspective économique pour la France, il faut regarder lucidement nos actifs stratégiques.
L'agriculture et l'agroalimentaire ne sont pas un secteur enfin ne sont pas un sujet sectoriel, c'est de l'emploi, de l'industrie, de l'aménagement du territoire et un déterminant de notre balance commerciale. Or, nous devons et nous demandons à la filière française de produire, d'investir, de décarboner, de respecter les standards sanitaires et environnementaux élevés tout en maintenant des prix accessibles au ménage. Cette équation n'est tenable que si notre politique économique est cohérente et lisible dans la durée.
Dans ce cadre, l'accord de l'UE Mercossu reste un signal de risque supplémentaire. Il peut amplifier une mise en concurrence avec des productions soumises à des contraintes différentes au moment où nous cherchons à consolider nos revenus agricoles et notre outil de transformation. Ce point soulligne une exigence.
L'ouverture commerciale ne peut être dissociée d'une stratégie de compétitivité et de réciprocité. Alors ma question plus largement est la suivante : quelle doctrine de politique économique devons-nous assurer pour traiter l'agriculture et l'agroalimentaire comme un actif stratégique et avec quel levier prioritaire l'investissement productif coût de production fiscalité de production merci monsieur Pilato. Merci monsieur le président messieur nous sommes d'accord sur le constat la Chine a gagné la guerre commerciale et le dollar va s'effondrer.
D'où le comportement hérétique de monsieur Trump. Moi, j'aimerais revenir sur un rapport du Sénat qui dit qu'il y a 211 milliards de données sans contreparti aux entreprises et on peut parler des 62 milliards de cadeaux fiscaux qui sont faits depuis l'arrivée de monsieur Macron. Tout ça pour être compétitif et en fait on constate qu'il y a entre 67000 et 70000 défaillances d'entreprise par an.
Ma question est assez simple. Ne pensez-vous pas qu'il faudrait flécher toutes ces aides vers une planification pour faire une bifurcation écologique afin de réindustri réindustrialiser notre pays afin de refaire je dirais un maillage local et permettre tout simplement de renforcer notre modèle social parce que sinon effectivement on n'y arrivera pas. Merci monsieur Pilato.
Monsieur Potier, merci monsieur le président. Ma question s'adresse essentiellement à Xavier Timbau. Je je voudrais inter trois questions.
Est-ce que oui ou non dans cet effort de réindustrialisation de armement économique on a on a un handicap du fait que le patronat français ses actionnaires soi particulièrement cupide ? Oui ou non ? que est-ce que l'effort de démontage du pacte vert n'est pas l'énorme faute politique que que nous sommes en train de produire après 10 ans de construction d'une puissance normative européenne ?
L'abandonné n'est-elle pas se privé d'un bouclier mais également d'un faire de lance éthique pour parler aux sociétés civiles et et au monde qui vient ? Ce monde qui vient, c'est peut-être celui qui a dessiné le premier ministre canadien qui a dessiné une nouvelle géographie du monde avec les puissances moyennes et c'est un récit positif pour l'économie européenne. Merci.
Il avait une trisème Dominique. 3è c'est le c'est le c'est le récit du premier ministre canadien à Davos. Merci messieurs.
Je vous propose de répondre à la fois aux questions et de faire votre votre conclusion. Nous avons l'examen d'un d'une mission à vers 11h30, donc 5 minutes chacun si cela vous convient. Je te je te laisserai le le mot de le mot de conclusion.
Tambau aura la conclusion. Je pense que effectivement ce qui est euh si on devait le le résumer pardon euh si on devait le si je devais résumer un peu la la lecture que l'on peut faire de l'environnement économique, je pense que ce on est dans un moment qui fait appel évidemment de la stratégie et euh la stratégie économique est quelque chose qui est à reconstruire, qui euh qui implique tout un ensemble d'acteurs, qu'il soit public et qu'il soit privé. et où on a à réfléchir sur les éléments de convergence de d'alignement d'intérêt.
Donc c'est un enjeu clé et je pense que il faut qu'on regarde un peu les exemples de ce qui a infiné permis de rétablir à la fois une maîtrise économique et une maîtrise des finances publiques. Je pense que on a parlé du cas espagnol, on peut aussi regarder le cas le cas portugais qui a été un cas extrêmement violent aussi en moment de l'ajustement du Portugal mais qui surtout pourquoi est-ce que j'évoque celui-ci ? C'est parce qu'on est dans un moment qui a concilié une stratégie de finance publique très violente avec une stratégie économique, c'est-à-dire redonner une substance économique à l'intérieur de ce pays qui en souffrait fortement.
Après, on peut discuter longuement des débats, enfin longuement de la stratégie qui est déployée, mais le résultat c'est une baisse de 30 points de la dette publique entre son ACM et le niveau actuel et euh à et à la fin une progression du revenu qui fait que le niveau de vidéo du Portugal aujourd'hui est plus proche de celui de la France qu'il ne l'était avant le début de l'ajustement. Donc je pense qu'il faut réinterroger, c'est pas que ça soit un modèle, il y a jamais de modèle économique, c'est fondamental et en économie rien non plus n'est jamais joué. Mais on est dans un moment qui est extrêmement critique où la pensée longue doit euh doit s'inviter.
Euh la pensée longue, c'est aussi une pensée qui n'érige pas euh des différents camps les uns par rapport aux autres. Euh je pense que c'est vraiment une conciliation d'intérêt. Vous voyez bien le conflit intergénérationnel qui est en train de monter euh de manière extrêmement violente et ça peut être très déstructurant pour notre économie.
Et donc euh il me semble euh et là je j'en appelle la représentation nationale parce que c'est c'est évidemment euh cette réflexion que l'on doit avoir collectivement. Nous nous ne sommes là que pour observer l'économie et partager ce que ce que l'on sent. Euh mais ce que l'on voit c'est cette cette ce conflit intergénérationnel. on peut trouver les moyens de le surmonter et justement donnant un horizon long quand on voit ce que le dessin que l'on trace actuellement pour nos gamins avec un coup de logement qui rend celui-ci totalement inabordable avec une économie qui se spécialise plutôt sur le bas de la distribution et qui crée pas les jobs de bon niveau que auquel on pourrait aspirer où on ne maîtrise plus notre destin économique et où on a des espaces de déshérence économique importants.
Donc il y a une construction à imaginer. Je pense que la un des outils qui est très important, c'est cette pensée longue. Elle se décline en capital long.
Elle se décline aussi en engagement de l'épargne longue. Et là, on peut avoir euh on peut avoir des des réflexions importantes à mener ensemble. Et en tout cas nous c'est notre au sein de notre de notre entité c'est à Rex COD.
C'est quelque chose que l'on veut contribuer à faire pour participer à un débat public qui soit aussi un peu plus serein qu'il ne l'a été dernièrement parce que cette ce manque de sérénité contribue aussi à cette difficulté à se projeter. Oui, merci. Je alors bon, je vais je vais essayer de de conclure tout en répondant au moins à certaines de ces questions.
La Non, non, mais c'est le je pense que voilà le un des mots clés, c'est évidemment la planification. Maintenant, il faut faire attention, c'est un mot valise planification. C'est-à-dire que quand on regarde l'histoire des planifications, on en a eu de toutes sortes de planifications extrêmement autoritaires à des planifications tout à fait indicative. et le la planification qu'on doit aujourd'hui mettre en œuvre qui correspond un peu à la pensée longue qu'évoque Denis, c'est une planification qui doit se concevoir à cette échelle européenne dans une économie qui reste une économie disons sociale de marché.
Euh alors, on peut avoir d'autres d'autres visions pour l'économie européenne, mais il y a il y a un petit peu un petit peu de pragmatisme et de réalisme, je pense qu'il est nécessaire d'avoir de ce point de vue-là et d'une économie qui est plutôt enf et d'une société qui est plutôt fondée sur le respect du droit, le respect de la règle, le respect de la liberté individuelle et la préservation de son système social. Voilà, donc on a un peu tous ces éléments là et la planification doit s'inscrire dans ce cadre là et ce à quoi il faut qu'on réfléchisse et je pense qu'on a beaucoup négligé par paresse intellectuelle cet aspect-là, c'est quels sont les instruments de cette planification. Et c'est pas un plan comme il était fait à l'époque de l'URSS et c'est pas non plus le plan qui était fait au moment de la reconstruction qui est un cas très particulier.
La reconstruction en France fait par le commissariat au plan et et monnaie. C'est il faut aujourd'hui inventer ces instruments, il faut trouver les moyens de concerter cette partie longue, cette pensée longue entre tous les acteurs et ensuite de mettre en œuvre tout ça par un cocktail de cadre juridique, de cadre fiscal, d'investissement public, de fonds d'investissement comme BPI ou des fonds souverains et voilà de d'arriver à gérer cette cette enfin c'est vraiment un 1000 feuille là pour le coup extrêmement complexe avec des objectifs qui sont complexes aussi parce que on a parlé d'aménagement du des territoires, c'est évidemment très important de préservation du modèle social mais on a aussi en tête de l'innovation, de l'énergie pas chère, de la résilience et des infrastructures qui fonctionnent et qui sont de qualité. Bon euh voilà, tout ça sont des exigences parfois contradictoires euh qu'il faut arriver à arbitrer, à mettre en œuvre et il faut être par ailleurs alors excusez-moi de d'être un peu économiste mais extrêmement efficace. efficace au sens où on doit produire tous ces outputs avec le minimum de ressources possibles.
Non seulement euh parce que les finances publiques ne sont pas un une poche sans fin et que la macroéconomie a quelques règles qui se rappellent à nous, mais aussi à cause des limites planétaires euh qui nous qui nous poussent à cette efficacité et sobriété. Euh le pacte vert, est-ce que c'était une erreur ? Et est-ce que c'était Bah oui, je pense que le pacte vert fait partie de ces instruments de planification.
Çaen est un des éléments et le pacte vert nous a montré que seul ça ne suffit pas mais que sans lui c'est très difficile de faire des choses. Et oui, le fait d'avoir d'avoir eu ce moment où on dit tout est de la faute du pacte vert et donc le détricoter va nous rendre dans une meilleure c'est une catastrophe. C'est une catastrophe.
Voilà, disons-le. Euh le premier ministre canadien à Davos a fait un discours qui est très inspirant et je pense que il rejoint cette idée d'un monde de enfin de de définir un univers dans lequel les ceux qui renoncent à l'utilisation brutale de la force et de la puissance doivent se réunir et doivent se réunir en partageant ces valeursl. Voilà, ça me paraît euh un point d'espoir.
Après, c'est un discours euh un discours ne suffit pas. Merci euh messieurs, monsieur Ferrand, monsieur Timbau pour euh la qualité euh des échanges de ce matin, la qualité de vos de vos exposés et des réponses que vous avez voulu bien nous apporter. Euh on reste à votre disposition pour euh pouvoir euh et euh disposition pour euh être éclairé de manière régulière sur euh euh voilà la situation telle que vous euh la la regardez, telle les prospectives que vous pouvez euh que vous pouvez porter.
En tous les cas, merci beaucoup. On a besoin d'élever le niveau aussi de temps en temps dans cette commission pour pouvoir travailler et puis réfléchir à la manière ensuite de mieux de mieux légiférer. Et donc merci d'avoir contribué à faire en sorte que nous puissions sur des domaines parfois complexes nous puissions avoir cet échange et un éclairage précis et particulier comme vous l'avez fait ce matin.
En tout cas merci de votre participation à vous. Merci beaucoup. Chers collègues.
Ne partez pas. Nous avons encore une mission d'information euh euh pour euh Alors messieurs, est-ce que vous êtes d'accord pour que l'on diffuse le document le document qui a été présenté et que l'on l'envoie à l'ensemble des parlementaires de la de la commission ? Je je vous remercie.
Donc nous allons examiner dans quelques instants le la mission d'information de notre collègue Richard Ramos et Julien Gabaron sur les les huiles alimentaires mises sur le marché. Merci. Nous suspendons 2 minutes.
Merci beaucoup.