En 2027 "je serai candidat" : Nicolas Dupont-Aignan invité d’En Toute Franchise|LCI
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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Julien Arnaud. Vous êtes président de Debout la France, ex-député de l'Essonne. Vous avez siégé à l'Assemblée pendant 27 ans. À mes côtés, pour vous interroger, Bastien Auger, journaliste au service politique TF1-LCI, Olivier Beaumont, chef adjoint au service politique du Parisien, aujourd'hui en France notre partenaire. Bonjour à tous les deux. Et dans la seconde partie de l'émission, Mathilde Guénégant nous rejoindra pour ses questions du tac au tac.
Alors vous connaissez le principe, Nicolas Dupont-Aignan, dans toute franchise, on démarre par un oui-non, on plante le décor, j'allais dire, en quelque sorte, puis après on développera tout au long de l'émission, ces thèmes jusqu'à 11h. Oui-non, la France aura-t-elle un budget fin décembre ? Oui, obligatoirement. Emmanuel Macron ira-t-il jusqu'au bout de son mandat ? Oui-non. Non. Et puis oui-non, l'union des droites, ce sera avant 2027 ?
J'espère.
Allez, on va revenir sur tous ces points. D'abord le budget, bien évidemment, vous avez peut-être lu, chez nos confrères du Parisien aujourd'hui en France, les déclarations de Maude Brejon, la porte-parole de ce nouveau gouvernement. Ce ne sera ni le budget des socialistes, ni celui de Lecornu, ce sera celui du Parlement, dit-elle. Finalement, c'est du bon sens, il n'y a pas le choix ? Bon courage, bonne chance.
Ça veut dire quoi ? Pour l'instant, rien. Parce que le vrai problème, c'est que ce Parlement est incapable de donner un budget, donc ça sera probablement un budget par ordonnance à la fin, malheureusement. Et vous y croyez quand même dans les temps, qu'en décembre, vous le disiez, la France aura un budget ? Je ne suis pas devin. Le problème de fond, c'est que ma pensée, c'est que ce système qui continue ce naufrage, qui va durer, est dramatique pour le pays et pour les Français. Voilà pourquoi je milite. J'ai milité pour la censure, pour la dissolution, et je milite pour la destitution de cet homme qui est dangereux pour la France, le président. C'est la seule solution pour vous.
Destitution, vous dites, d'Emmanuel Macron. Il y avait deux... On est dans un blocage politique. Pour résoudre le blocage politique, dans l'intérêt du pays, c'est que les électeurs, et c'est la seule solution, le peuple français tranche. Il n'y a que le peuple qui peut trancher, c'est la démocratie. Comment le peuple peut trancher ? De deux façons. Moi, je suis simple. Soit avec de nouvelles élections législatives, suite à une dissolution, suite à une censure, puis une dissolution, ou à une dissolution, d'ailleurs, tout de suite. Ça, c'était un moyen de désamorcer pour avoir un nouveau Parlement, parce que c'est aux Français de décider ce qu'ils veulent. Ils voient bien que c'est bloqué.
Soit à partir du moment où le président de la République ne veut pas dissoudre, à ce moment-là, il n'y a qu'une solution. C'est qu'ils s'en aillent. Et il y a deux façons de s'en aller. Soit il le fait par dignité personnelle, il s'en va dignement. Soit c'est aux forces politiques, conscientes du danger de traîner pendant 18 mois dans cette situation abominable, qui entame une procédure de destitution, qui entraînera obligatoirement un rapport de force. Je sais que c'est une procédure difficile. Je ne l'ai jamais demandé. Pourquoi ? Avant. Parce qu'on ne demande pas une destitution sur la fois des sondages, sur la fois d'une crise politique.
On demande, je le demande, parce qu'il y a eu, c'est Emmanuel Macron qui a dissous en 2024. Il a été désavoué au terme de cette dissolution. Et le général de Gaulle, donc c'est l'esprit des institutions, avait écrit dans ses carnets avec Perfit que lorsqu'un président dissout pour avoir une majorité et que le peuple lui renvoie en boomerang une claque, le général de Gaulle disait, il doit partir.
C'est gaulliste d'appeler à la démission du président ?
Mais oui, c'est gaulliste, c'est profondément gaulliste. C'est, souvenez-vous de Mac Mahon, se soumettre ou se démettre. En fait, le problème de fond, c'est qu'Emmanuel Macron, c'était son droit à dissous en 2024 et qu'il n'a jamais accepté le résultat du suffrage et qu'il a nommé trois premiers ministres avec les mêmes équipes pour mener la même politique. Donc il ne peut pas en vouloir au pays d'être en colère puisque le pays a voté et il n'entend pas la leçon du peuple. Et c'est là le blocage. Le blocage vient du président de la République. On a bien compris, on va revenir au budget Olivier Beaumont.
On aura l'occasion de revenir un peu plus tard sur Emmanuel Macron, revenons sur ce budget qui passionne tout le monde, qui intéresse les Français. Il y a cette incertitude sur le fait qu'on puisse tenir les délais et avoir ce budget d'adopter au 31 décembre. L'Assemblée, Yael Brunpillé, avait demandé que les partis, les groupes soient raisonnables dans le nombre de dépôts d'amendements. Ils en espéraient 1 200. On en apprend qu'on en aura finalement 1 700. Cette frénésie d'amendements ne laisse pas augurer, en tout cas, des débats apaisés dans l'hémicycle. Vous le redoutez aussi. Est-ce qu'on va encore avoir un grand spectacle, un grand show des députés ?
Ça, c'est le débat. Et puis cette histoire de nombre d'amendements ne veut rien dire. Il y en a plein qui vont sauter. Pardonnez-moi, ça c'est de la cuisine parlementaire. Moi, ce qui m'intéresse, c'est quel est le budget qu'on nous propose. Parce qu'il y a quand même un gouvernement, on n'est pas dans un système gazeux, il y a quand même un gouvernement qui propose un texte. Arrêtons-nous sur un chiffre. Et j'aimerais qu'on parle du fond.
Alors le fond, on y va tout de suite. François Bayrou proposait 44 milliards de réduction de la dépense pour contenir cette dette. Sébastien Lecornu, lui, en propose autour de 30 millions. Vous dites que c'est encore trop ? 30 milliards, pardon. C'est encore trop ? Non, ce n'est pas la question.
Un petit peu quand même. Un petit peu quand même. Non, je vais vous dire. Pour moi, ce qui me surprend dans ce budget, mais quelle est la conséquence ? Parce que rien n'a changé depuis les budgets d'avant. En fait, c'est ça qui est terrible, terrifiant. C'est que c'est toujours la même politique qui ne marche pas. Ce qui est terrifiant, c'est qu'on se fixe sur un montant, mais on ne regarde pas ce qu'il y a à l'intérieur du capot de la voiture.
Et moi, ce qui me choque dans ce budget, c'est qu'il propose de faire souffrir les Français, terriblement, un peu moins que Bayrou, mais quand même terriblement, parce que les baisses de dépenses qu'il propose, c'est une véritable saignée qui va faire souffrir les retraités, les malades, les handicapés, les jeunes à l'apprenti, ceux qui ont des chèques vacances et qui sont modestes. Donc c'est un budget qui ressort les vieilles ficelles de Bercy depuis 20 ans, qui veut faire souffrir les Français et qui passe à côté de gaspillages financiers colossaux qui ne veulent pas toucher.
Alors je vais vous donner un exemple, j'ai écrit un livre, je l'ai amené parce qu'en 2022, j'ai écrit un livre où va le pognon, et j'ai trouvé 100 milliards d'économies. Et ces 100 milliards d'économies, ce n'est pas Dupont-Aignan qui les a trouvées, pardonnez-moi. J'ai pris les rapports parlementaires, écrits par des gens de droite et de gauche, donc des trucs qui existent, qui sont dans les placards. Je vais vous donner plusieurs exemples. Les fausses cartes vitales, les fausses cartes vitales, oui je sais c'est un serpent de mer, parce que c'est nié par l'assurance maladie, c'est nié par l'État, c'est entre 5 et 20 milliards.
J'ai mis page 21, tous les rapports, cours des comptes, inspection des finances, il y a eu tout. Ils sont tous d'accord qu'il y a au moins entre 2 et 7 millions de fausses cartes vitales. Pourquoi on ne s'y attaque pas ? Ça c'est bien plus que les mesures, par main des mois le terme, débiles, pour gagner 100 millions là, 200 millions là. Ça c'est un vrai chantier. Deuxième chantier, l'immigration. On a découvert, là les Français ont été stupéfaits, de découvrir qu'ils payaient des aides au logement pour des étudiants étrangers qui arrivent en France. C'est stupéfiant. On paye des retraites à des morts, 1 milliard, on paye les logements des étudiants étrangers qui viennent en France.
Ils veulent les enlever, ça tombe bien. Oui, c'est très bien, mais uniquement... Donc vous applaudissez. Oui, uniquement. Et il y a eu un plan sur les cartes vitales aussi. Oui, mais dérisoire. Donc il faut y aller.
Bref, le coût de l'immigration, il faut stopper les aides. Définitivement, pendant 5 ans, à tous ceux qui arrivent sur le sol français, les aides non contributives. C'est par exemple le fait que vous arrivez sur le sol et au bout de 10 ans, vous avez la retraite, alors vous n'avez jamais cotisé. 3,9 milliards. Vous avez des sommes colossales.
Mais ça, il ne va pas y toucher. Là, dans le budget, la ME pour les étudiants étrangers va être supprimée. Oui, mais il faut supprimer la ME globale. C'est déjà une bonne annonce.
Mais oui, mais si vous voulez, on avance au rythme d'une tortille, alors qu'il y a des gisements d'économies colossaux. Autre exemple. Vous avez vu que sur le PLFSS, sur la sécurité sociale, le gouvernement, grosso modo, veut réduire de 7 milliards. 7 milliards, d'accord ? Avec des mesures absolument scandaleuses sur les personnes en longue maladie, sur la franchise des médicaments, 2 euros. Moi, dans ma ville, hier, je connais des gens qui me disent « je ne vais plus acheter un médicament parce que je ne peux pas payer ». Les pansements, les pansements. Ils veulent mettre la franchise sur les pansements. Mais enfin, on est chez les fous.
Bon, 7 milliards, d'accord ? Pardon, je précise, sur le doublement de la franchise médicale, ça ne concerne pas les personnes qui ont des faibles revenus ou qui n'ont pas de revenus. Non, non, non, non. Il y a des millions de Français qui ne sont pas concernés. Ça ne concerne pas les ALD,
mais ça concerne tout le monde. Et il y a un plafond de 50 euros qui va être passé à 150. Non, mais, je vais me préciser. Oui, mais attendez, quand vous n'avez pas l'argent pour vous soigner, c'est aberrant en plus, en termes de santé publique. De l'autre côté, on va donner à l'Union Européenne, cette année, 5,5 milliards de plus. Déjà, l'Union Européenne nous coûte 10 milliards net par an. Entre ce qu'on donne... Elle apporte aussi les agriculteurs. Elle apporte quoi ? On finance les délocalisations de nos usines. On finance, on donne 10 milliards net par an. C'est-à-dire, on donne plus de 25, on reçoit 15, on va donner 29. Donc, il faut tout couper. C'est colossal.
Il faut tout couper pour arrêter. Déjà, moi je suis pour tout couper. Mais il faut déjà, déjà, ne pas augmenter 5,5 milliards le budget de l'Union Européenne qui aide à déménager nos usines dans les pays de l'Est. Il faut être fou. Donc, là, 5 milliards. Je pourrais vous parler de l'aide à l'Ukraine qu'il faut arrêter tout de suite, des engagements colossaux qui sont pris. Je pourrais parler ainsi de vrais gisements. Et plutôt que d'aller faire souffrir les Français, et d'ailleurs, ça ne passera pas à l'Assemblée. Vous verrez, ça ne passera pas.
J'aimerais qu'on se concentre sur ces économies. Justement, sur les économies, ces chiffres, un autre chiffre, Bastien Auger.
Oui, ce qu'il y a en face de la partie économie, surtout si elles ne vous conviennent pas, il y a aussi la partie recette. On estime à peu près à 14 milliards d'euros l'augmentation des prélèvements qu'on devrait avoir dans ce budget. Alors, il y a des choses qui ne vont pas vous plaire, comme le gel de l'impôt sur le revenu, par exemple, ou l'abattement sur les retraités. Mais il y a aussi des mesures pour taxer les plus grandes fortunes, les grosses entreprises. Est-ce que finalement, vous dites, oui, c'est important aussi de demander aux plus riches une contribution comme va le faire le gouvernement ?
C'est idiot. Voilà, moi, je vous le dis aussi, nettement que je le pense. Pourquoi ? Parce que moi, je suis plutôt favorable, je vais être très franc, sur... Il y a une sorte de fraude, enfin, d'évasion, ce n'est pas une fraude, d'évasion sur les holdings. Ça, c'est dans le budget, par exemple. Ça, je le sais, je suis plutôt d'accord sur ce point. Je suis d'accord sur des corrections. Mais au moment où la France est dans une situation de faillite financière, dégradation de la note, tout à fait récemment, ce n'est pas le moment, ce n'est pas le moment de surtaxer, qu'on le veuille ou non. Non, c'est évident que les plus riches devraient payer un peu plus. Mais est-ce que c'est le moment...
Vous propose, à peu près ? Oui, mais je ne pense pas que ce soit le moment, je ne pense pas que ce soit intelligent, au moment où le pays est en fragilité financière, de faire partir, parce que c'est ça qui va se passer, de faire partir les plus riches dans d'autres pays. Je trouve ça idiot.
Donc vous préférez, si je comprends bien, qu'on se concentre sur les baisses de dépenses
que sur l'augmentation de la fiscalité ? Non, je pense, bien sûr, nous avons le record de fiscalité. Je pense qu'il y a des injustices qui doivent être corrigées, notamment sur les holdings qui servent à une évasion fiscale des plus riches et des très grandes fortunes. Je pense qu'il faudra, à terme, revoir la fiscalité des plus riches. C'est évident. Taxe Zuckman, à terme ? Non, pas Taxe Zuckman, qui est une aberration. L'aberration. Mais je pense qu'aujourd'hui, la priorité, c'est de sauver la France. Sauver la France, ça veut dire quoi pour moi ? Ça veut dire deux choses. Ça veut dire d'abord s'attaquer aux dépenses, mais les vrais gaspillages.
Et là, on peut faire 30 milliards sans toucher un cheveu des Français. Mais il faut oser toucher les vaches sacrées. Les vaches sacrées de ce système depuis 20 ans. Union européenne, fraude et en plus, guerre en Ukraine, qui est une folie. Deuxième point qui me paraît très important, et vous parlez de l'économie, c'est qu'on se fixe toujours sur les dépenses, mais on ne se fixe pas sur la création de richesses dans notre pays. Et moi, je suis en faveur d'un choc de production. Ça veut dire que je veux qu'on revoie, et là, il n'y a rien dans le budget, les aides aux entreprises. Je m'explique. Depuis 20 ans, on a multiplié les allégements de charges pour les entreprises.
Il y a un rapport du Sénat, 200 milliards, etc. Je ne suis pas hostile, mais ce que je trouve scandaleux, c'est que ces aides ne sont pas ciblées en fonction de ce que font les entreprises. Et moi, je voudrais un plan du produire en France, car le problème de la France, c'est la création de richesses. On a perdu 2 millions d'emplois industriels en 25 ans. Donc, pour moi, il faudrait redéployer toutes les aides aux entreprises pour uniquement concentrer ces aides sur ceux qui investissent en France, qui relocalisent. Et là, il y a des mesures amortissement accéléré, commande publique, etc. C'est ce qu'on appelle le fléchage aussi de savoir à quoi servent ces aides. produire en France.
Je vais vous dire beaucoup plus que les dépenses. Ce serait mille fois plus important qu'un chef d'entreprise, de PME, supprimer les impôts de production, cibler, pas d'aide aux entreprises qui délocalisent, pas d'aide aux entreprises qui font produire en Pologne, en Maroc, en Chine. Et là, vous concentrez tout sur nos PME, allègements des normes. Il faut un choc productif en France. Il faut prendre le problème par le petit bout de la lorgnette, pas par le petit bout, par l'autre.
On vous entend, Nicolas Dupourgnon. Deux sujets rapidement, mais qui sont intéressants, qui méritent qu'on s'y arrête un peu, la réforme des retraites, sa suspension en tout cas. Un, est-ce qu'il fallait le faire comme l'a fait et l'a proposé Sébastien Lecornu ? Et deux, on voit revenir sur le devant de la scène et sur la table des propositions retraite par points, capitalisation, comme le dit le nouveau ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou.
Écoutez, moi ma position est claire là-dessus. J'étais hostile à cette réforme des retraites parce qu'elle passait à côté de l'essentiel. Cette réforme de retraite n'a pas été adoptée démocratiquement, elle a été adoptée à coup de 49-3. C'est un problème majeur du pays qui crée une guerre civile absurde. Moi, je pense que la suspension, vous voyez, même si c'est pas, la suspension était le minimum et je pense qu'il faut se polariser sur la création de richesses parce que le problème des retraites en France c'est pas le problème des dépenses, contrairement à ce qu'on dit, c'est le problème d'une économie qui n'arrive plus à payer.
Donc, de toute façon, réforme ou pas, si on ne recrée pas, si on ne relocalise pas en France un million d'emplois, s'il n'y a pas un choc productif, ça ne sera pas la retraite à 75 ans, ça sera à 80 ans parce qu'il n'y a pas la richesse pour la payer. Donc, qu'on suspende pendant un an et qu'on remette tout à plat et que, en tout cas, moi, en tant que candidat à la présidentielle, je ferai des propositions sur la pénibilité, sur des retraites différenciées, sur un système égal entre public et privé. Il faut tout remettre à plat. Mais l'enjeu, pardonnez-moi, on se fixe sur la réforme des retraites qui est instrumentalisée par la gauche comme un grand marqueur, justement, par M.
Macron à l'époque comme un grand marqueur mais le vrai problème, c'est pas ça. Question au sein de l'hémicycle de ce qui va se passer, Olivier Beaumont, c'est la création de richesses
pour les payer. C'est donc bien de suspendre cette réforme parce que, déjà, vous applaudissez la réforme le cornu mais on a bien vu aussi que c'était une des principales revendications du Parti Socialiste pour ne pas censurer ce gouvernement tout de suite. Vous pensez qu'il y a eu un deal en coulisses ? Il y a eu des conseillabules, des échanges entre... Quelle est votre lecture sur ce qui s'est passé là ?
Bien sûr qu'ils ont dealé. En fait, si vous voulez, cette histoire de réforme des retraites, qu'est-ce que je veux dire ? À terme, il y aura un problème des retraites et encore. Parce que le rapport du corps montre bien qu'après 2030, ça s'améliore. C'est un problème démographique. Mais est-ce que dans notre vie politique, on peut traiter la cause des problèmes plutôt que les effets ? Le problème des retraites, c'est la natalité et c'est la production en France. Donc j'aimerais qu'on se mette là-dessus. Après, sur la vie politique française, elle adore avoir des faux débats. Donc les socialistes en ont fait un totem, mais la production en France, ça ne les intéresse pas. Voilà.
Et la droite, M. Macron, et une certaine partie de la droite, les LR, en ont fait un totem à l'époque, en disant on réforme les retraites, ça veut dire qu'on est sérieux. Mais ils ne sont pas plus sérieux, ils ont endetté la France de 1 200 milliards. Donc le problème de fond, c'est qu'on se déchire sur les faits de la faiblesse française au lieu de vouloir traiter les causes. Voilà, alors ils ont dit, bien sûr qu'ils ont dit, c'est sauf qui peut, socialistes, LR, ces gens-là n'ont rien en commun. Et ils sont là sur le radeau de la Méduse et ils défendent leur petit siège. Une minute, M. Le Bourreau, une minute, M. Le Bourreau. En fait, ils ont tellement peur du peuple.
Vous savez, il n'y a qu'en France, pardonnez-moi, il n'y a qu'en France où la droite et la gauche sont capables de s'entendre pour trahir le peuple. C'est la France. Petite question, Bastien. Ça dure depuis le référendum de 2005.
Ça dure depuis 20 ans. La politique, c'est aussi négocié notamment quand on n'a pas de majorité. En l'occurrence, vous dites que vous êtes pour la suspension de la réforme des retraites. Si vous étiez député aujourd'hui, pour voter cette suspension, il faut aussi accepter le reste du budget de la Sécurité sociale. C'est d'ailleurs un petit peu le dilemme des insoumis et du RN qui disent que c'est un piège. Qu'est-ce que vous, vous ferez si vous étiez député ? Vous prenez le paquet et vous dites tant pis.
Ça ne marche pas comme ça. Si, le fait, ça marche comme ça. Non, ça c'est le piège.
Pour la vérité,
mais ça marche comme ça. Non, c'est le piège, ça. C'est le piège de Le Cornu qui montre bien, je reviens à la case départ, que tout ça, c'est du cinéma. Ce qui montre bien, c'est que Macron n'a pas entendu le suffrage de 2024. Macron veut gouverner contre le peuple français. Ça veut dire que tout ça, c'est pour amuser la galerie et qu'en fait, soit Le Cornu est sincère et il trouve une solution technique. J'ai vu qu'il y avait une histoire de lettres rectificatives, mais dans la vie politique... Ça ne règle pas le problème qu'il faut un vote à un moment ou un autre, en l'occurrence. Mais à l'Assemblée nationale, excusez-moi, il y a une majorité très large pour l'abrogation de la réforme.
Simplement, à l'époque, souvenez-vous, j'y étais, il y a eu des manœuvres du groupe central, de la Macronie, pour éviter que l'abrogation passe puisque vous avez, donc si je comprends bien, on est dans un pays de fous, vous avez les RN, les LFI qui sont pour l'abrogation et vous avez maintenant tous les autres qui sont pour la suspension. Et on nous amuse, nous sur... On nous balade. On balade l'opinion. Et voilà pourquoi les Français en ont ras-le-bol. C'est ce qu'est les Français. Ils ne sont pas idiots. Ils voient bien que tout ça, c'est un grand cinéma.
Ce sont des gens, socialistes et républicains, qui gouvernent depuis 30 ans, qui ont ruiné le pays, qui se sont mis tous ensemble en 2017 parce que panique à bord. Ils ont gagné. Aujourd'hui, ils sont à bout de souffle. Le pays n'en veut plus. Ils se mettent encore ensemble pour un an.
Voilà la réalité. Et pendant ce temps-là, on souffre. Alors, on continue cette interview dans un instant. Retour sur le plateau dans toute franchise, sur LCI, bien sûr, avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Boula France. On parlait juste avant la pause de Standard & Poor's, la dégradation de la nette note française, de AA moins à A plus. En gros, ça veut dire de 17 à 16 sur 20, disent les économistes. Et c'est en lien avec le sujet qu'on abordait juste avant, notamment sur la suspension de la réforme des retraites. Le ministre de l'économie, Roland Lescure, dit, lui, finalement, c'est un appel à la lucidité, à la responsabilité, au sérieux. Vous dites quoi ?
En fait, c'est un avertissement que nous lance cette agence de notation. Et finalement, c'est peut-être le signe qu'on est un peu à côté de la plaque.
C'est d'abord la facture de 8 années de macronisme, 1 200 milliards. Celui qui devait être le Mozart de la finance a ruiné le pays, quand même. Il ne faut pas l'oublier. Deuxièmement, c'est aussi la facture de l'absence de lignes politiques, de directions. Vous savez, une dette, ce qui est important, c'est de savoir si elle va augmenter. Et là, on va vers la faillite. Or, elle croit toujours. Le gouvernement, la France, ne maîtrise plus son budget. Et c'est pourquoi je vous parlais tout à l'heure de l'urgence de s'attaquer aux vraies dépenses excessives. Il y a à peu près 100 milliards de gaspillages. On peut les traiter. C'est possible. Et puis, de s'attaquer au développement économique.
Et ça, on n'en parle jamais dans notre pays. C'est-à-dire le moyen de produire français, de relocaliser. C'est ce qu'a fait Trump aux Etats-Unis.
C'est ce qu'a fait quand même aussi Emmanuel Macron quand même depuis 10 000... Il y a plein de moins à mettre dans la case de son bilan, mais il y a aussi quelques positifs. Et sur le coup, sur la réindustrialisation des pays... Ah, en parole, oui. Il y a eu... Non, il y a eu quelques années...
Il y a eu quelques années, quelques usines supplémentaires, mais c'était Epsilon. Et si vous regardez... Il y a des investisseurs étrangers qui viennent malgré tout en France. C'est une réalité aussi... Les investisseurs étrangers, ce n'est pas complètement bon. Ce que je veux, c'est des investisseurs français. Ce que je veux, c'est que nos entreprises ne soient pas rachetées. J'ai amené une liste. Oui, mais la France a investi aussi à l'étranger. Sous Emmanuel Macron... Non, non, attendez. Sous Emmanuel Macron... Il y a 1 600 entreprises. 1 600. Les plus belles entreprises qui ont été bradées à l'étranger.
Et quand vous donnez le capital d'une entreprise à l'étranger, au moment où il y a des difficultés, vous croyez qu'il va supprimer des emplois dans son pays de nationalité ou en France ? Il supprime en France. Donc tout l'enjeu... Mais ça, c'est d'avoir une politique... Il a un peu le dos large. Non, attendez. Quand on accepte des traités de libre-échange, des loyaux, comme le Mercosur, quand on n'a pas une politique du produire en France... Il a refusé jusqu'à présent. Pour le coup...
Il a refusé ?
Mais vous plaisantez ?
Pour l'instant, il a refusé et il a demandé des clauses de sauvegarde. Il n'a rien demandé du tout.
Il s'est écrasé.
Il a demandé des clauses de sauvegarde. Il faut que je juge que c'est insuffisant.
Mais Mme von Berleyen, pour la première fois, la Commission européenne a signé dans le dos de la France. Il n'a pas du tout protesté. Il n'a mis aucune mesure de rétorsion. Mais vous plaisantez. Donc, le problème de fond... Il a obtenu une clause de sauvegarde. Je reviens à la dette. Le problème de fond, c'est qu'il n'y a pas de politique économique claire, lisible à moyen terme, pour redresser l'économie française, la base des économies de bout de chandelle qui font souffrir les Français qui ne passeront pas, pas d'économie sérieuse et de l'autre côté, pas de politique pro-business localisée en France, avec une vraie politique de patriotisme économique. Donc, c'est ça, le classement.
Donc, moi, ce que je demande, et ce sera l'occasion de la présidentielle et le plus vite possible, c'est qu'on puisse s'interroger sur comment on fait pour investir massivement dans les technologies d'avenir, comment on fait pour défendre notre souveraineté vraiment, pas par des pseudo-trucs européens, mais nationaux, comment on incite comment on évite les délocalisations qui continuent. Vous avez le sentiment que la France... Je voyais, par exemple, que Safran va produire un moteur au Maroc, d'Airbus. Mais écoutez, si on continue comme ça, il n'y aura plus rien.
Notre industrie est à 10% du prix. D'accord, mais vous avez le sentiment que la France est en train de devenir le boulet de l'Europe aujourd'hui ?
J'ai le sentiment que la France n'est plus gouvernée, n'a plus de ligne. J'ai le sentiment que la France est prisonnière de l'Europe, c'est-à-dire qu'elle n'a plus les mains libres pour mener sa politique commerciale, sa politique budgétaire, sa politique industrielle, et ses lois, puisque le droit européen l'emporte. J'ai le sentiment qu'Emmanuel Macron a tout abandonné vis-à-vis de Mme van der Leyen, qui dirige l'Europe. Et donc, je pense qu'on ne s'en sortira, et c'est toute ma logique, on ne s'en sortira que si on a un plan de développement industriel, économique, de renaissance, qui passe par la liberté vis-à-vis de Bruxelles, c'est-à-dire qu'il faut se libérer
de toutes les contraintes. On a bien compris et c'est comme ça qu'on y arrivera. Votre message, vous avez cité à plusieurs reprises son nom, Emmanuel Macron. Bastien Auger.
Oui, vous semblez juger qu'il est responsable aujourd'hui de tous les maux politiques que traverse notre pays. Est-ce que vous pensez déjà qu'il doit prendre la parole, le président de la République ? Parce que c'est vrai qu'il s'est mis en retrait, vous attendez quoi de lui ? C'est très juste, ce que vous dites d'ailleurs,
c'est étonnant, c'est qu'en fait, ça fait un mois qu'on est plus d'un mois maintenant dans la crise. Bayrou a démissionné il y a combien de temps ? Énorme. Oui, plus d'un mois. Enfin, démissionné, il a été censuré. Bref, rien aux abonnés absents. Mais c'est... En fait, si vous voulez, ce que ne supportent plus nos compatriotes, c'est qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion. Voilà. Ils s'agitent, ils décrédibilisent la France à l'étranger, gravement. et puis c'est un vaisseau ivre. Donc ça ne peut pas continuer comme ça. La menace de la dette, mais il n'y a pas que la menace de la dette.
L'insécurité explose, l'immigration n'est plus maîtrisée, les chiffres de 2024 en matière migratoire sont effrayants, effrayants. Donc un pays qui voit le record de faillite en septembre, un pays où les emplois s'en vont, où les immigrés arrivent, c'est un pays qui ne peut pas fonctionner. Il y a toujours plus d'immigration, il y a toujours moins d'emplois. Il y a toujours plus de déficits et de dettes. Donc ce qu'il faut, c'est avoir une ligne claire. Quels sont les quatre grands enjeux du pays ? Allez, les trois grands enjeux, rapidement et très vite. Mais là, on connaît vos idées, je vous m'envoie sur Emmanuel Macron, le président de la République. Mais il est président de la République,
cher monsieur. Oui, mais il n'a pas de majorité.
Mais il pourrait au moins dire ce qu'il veut pour la France, il ne sait même pas ce qu'il veut pour la France. Et quand il le fait, on dit, monsieur le président, vous n'avez plus le pouvoir. Non mais attendez, est-ce que... Enfin, pour moi, pardonnez-moi, il y a quelques enjeux majeurs. C'est bloquer l'immigration, produire en France, revoir le système éducatif, assainir les finances. Mais c'est quand même vital. Est-ce qu'on a entendu Emmanuel Macron là-dessus depuis un an ?
Depuis 2024 ? Ce matin, vous dites au président de la République, j'aimerais vous entendre et que vous expliquiez devant les Français. Non, j'aimerais qu'il parte.
Mais imaginez qu'Édouard Philippe, qui a été son premier ministre, veut son départ. Alors, vous imaginez la situation. Une majorité de Français a très bien compris qu'on ne s'en sortira pas. C'est la logique de la Ve République. Sans une nouvelle élection présidentielle la plus rapide possible.
Donc, Emmanuel Macron doit partir maintenant. Vous cessez de dire que vous êtes gaulliste. Oui. C'est gaulliste d'affaiblir le président de la République. Est-ce qu'on ne pourrait pas juste dire aussi, finalement, on revient à un vieux système gaulliste où les législatifs et la présidentielle ne sont pas forcément au même moment et finalement, le président prend de la hauteur et laisse le gouvernement faire un petit peu ? Vous savez ce que c'est que le gaullisme ? C'est la légitimité populaire.
Il a été élu, Emmanuel Macron. Non, mais attendez, un instant. Le général de Gaulle est parti en 1969 parce qu'il a perdu un référendum. Vous imaginez le changement
de dignité. La question, vous avez été juste posée en début d'émission.
Voilà. On ne réglera le problème de la France que par une élection présidentielle, un débat sur le fond des enjeux et c'est aux Français de choisir leur destin.
Vous parliez justement du rapport des forces politiques et ça, c'est un sujet qui agite beaucoup et dont on parle. C'est l'union des droites, l'alliance des droites. Vous l'avez déjà vous-même proposée. Aujourd'hui, vous l'imaginez à quelle échéance, c'est-à-dire que beaucoup disent avant 2027, il le faudrait, avec qui, jusqu'à où, sur l'échiquier politique, avec les LR qui sont en pleine implosion ?
Alors d'abord, j'ai toujours revendiqué l'alliance des patriotes, des amoureux de la France qui va bien au-delà de la droite. Jusqu'à la gauche ? Certains à gauche ? Ceux qui volent, à Montebourg. C'est ce que disent certains
au Rassemblement National.
Oui, mais j'ai toujours été pour l'alliance des amoureux de la France. En fait, vous savez, on vit sur le drame de 2005. Les Français ont voté contre cette Europe qui nous martyrisse, qui nous fait du mal. Ça n'a jamais été entendu. Et tous ceux qui ont violé le peuple français après 2005 se sont réunis. Donc maintenant, il faut l'alliance de ceux qui veulent une alternative. Maintenant, cette alliance, on la fait avec qui ? Il faut qu'il y ait des volontaires. Et il faut surtout qu'il y ait un changement psychologique dans le parti le plus important qui est le RN. Et j'ai bien connu puisque j'étais le premier à le soutenir au second tour en 2017.
Il faut qu'ils comprennent, ils n'ont toujours pas compris, la logique institutionnelle de la cinquième, qui est celle de la coalition. Au premier tour, on laisse s'exprimer les pensées politiques pour que les Français puissent appuyer la pensée. Moi, je suis un souverainiste, je suis candidat au premier tour de la présidentielle parce que plus il y aura de Français qui voteront pour moi, plus on peut être sûr que la souveraineté de la France sera défendue. Et au deuxième tour, on s'entend sur un programme commun qu'on présente aux Français. Ça, c'est la logique de la cinquième République et même le général de Gaulle en 1958 n'est pas revenu tout seul.
Tant que le RN sera dans une logique de premier tour, croire qu'il faut qu'il gagne tout seul, il est clair que l'union des droites ou des patriotes, puisqu'ils sont principalement droites, mais il n'y a pas que de la droite, sera difficile. Mais moi, je maintiens comme Marion Maréchal, comme Marion Maréchal, comme même Sarah Knafou, Éric Zemmour, je maintiens que, comme Éric Ciotti qui l'a fait pour le coup, avec, ils ont réussi à le faire ensemble, je maintiens que le RN ne gagnera qu'avec une coalition très vaste de patriotes. Olivier Maud. On se retrouve
en relation aujourd'hui avec le RN, avec Marine Le Pen en particulier. Vous vous parlez, vous vous échangez ? Non. Marine Le Pen,
je ne comprends pas pourquoi Marine Le Pen pense qu'elle peut gagner toute seule. Voilà, avec Éric Ciotti. Et je ne comprends pas pourquoi elle maltraite Marion Maréchal, je ne comprends pas pourquoi elle ferme la porte à Éric Zemmour. Moi, je n'ai pas de mauvais rapport, mais je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas eu une capacité, notamment en 2024, à faire une vaste coalition parce que, souvenez-vous, vous pensez que Jordan Mandela
aurait une oreille plus attentive à ce discours-là ? J'en doute.
En tout cas, il ne le montre pas. Il n'en a peut-être pas le droit. En tout cas, ce que je remarque... Donc le problème,
c'est Marine Le Pen aujourd'hui ? Je ne sais pas.
C'est ce que vous laissez entendre dans vos propos. J'aimerais savoir. Ce que je constate, moi, je regarde les faits et je ne veux pas polémiquer. Je veux améliorer les choses. Parce que je regarde les faits. Les faits, c'est qu'en 2024, il y a eu des gens intelligents à gauche qui ont fait un front populaire. Ils ont mis Hollande à Poutou. Ils ont uni tout le monde. Ils ont gagné. Et je remarque que les patriotes n'ont pas voulu élargir et ont perdu. Justement. Et voilà. Donc moi, il y a un moment, je dis à l'ensemble, et ce n'est pas que la faute du RN. Il faut être honnête. Je dis à Éric Zemmour de modérer ses paroles sur Marine Le Pen.
Je dis que tout le monde devrait travailler intelligemment ensemble. Mais travailler ensemble, ce n'est pas absorber. Ce n'est pas fusionner.
Justement. C'est travailler sur un projet. Qu'est-ce que vous dites à un autre personnage, notamment issu des rangs de la droite, Bastien Auger, Bruno Retailleau ?
Oui, Bruno Retailleau, le patron de LR. Est-ce que finalement, beaucoup ont dit, en le critiquant ou en le saluant qu'il s'était droitisé, qu'il avait rapproché son discours du RN sur certains thèmes ? Est-ce que finalement, vous, l'ancien de l'UMP qui est parti à l'époque, vous dites, Bruno Retailleau, j'aime bien, ça me donnerait presque envie de revenir ?
Pas un Bruno Retailleau qui servirait de béquille au macronisme. Mais la qualité... Il n'est plus dedans, en l'occurrence. Là, excusez-moi, soyons précis. Les Français veulent de la précision. Les LR soutiennent ce gouvernement. D'ailleurs, j'ai eu beaucoup de Républicains qui ont adhéré à Debout la France cette semaine. Donc vous lui demandez
de s'allier avec l'extrême droite ?
Mais, d'abord, ce n'est plus l'extrême droite à arrêter là-dessus. Deuxièmement, Bruno Retailleau est bien plus proche de moi où je suis bien... et d'une Marion Maréchal et d'autres que des socialistes. Donc, c'est une... leur alliance et leur soutien au gouvernement est contre nature. D'ailleurs, la preuve, ils n'y arrivent pas. Donc, moi, mon rêve, si j'avais un rêve, si j'avais un rêve, c'est qu'on sauve la France avec des personnalités qui vont de Bruno Retailleau à Marine Le Pen et que toutes ces personnalités arrêtent de penser à leur parti et pensent à la France. Et vous êtes candidat en 2027 ?
Je serai candidat au premier tour, bien évidemment, pour défendre la libération de la France
de l'Union européenne. Qu'est-ce que vous apportez de plus ? Vous avez fait 2% à la précédente élection. Aujourd'hui, tout ce qu'on a entendu de votre part, on l'entend en grande partie dans le discours du Rassemblement National. A quoi sert votre candidature ? Pas sur l'Union européenne, excusez-moi. Sur beaucoup d'aspects. Pas du tout sur l'Union européenne. Sur la contribution, oui, par exemple. A quoi sert votre candidature, très concrètement ?
Très concrètement, il y a des millions de Français qui me soutiennent parce qu'ils ont compris une chose, c'est qu'on ne résoudra aucun des problèmes de la France en restant dans cette Union européenne là. Et malheureusement, le Rassemblement National, pour plaire, pour se dédiaboliser, refuse de s'attaquer à cette question centrale de l'Union européenne. et je pense qu'il y a des millions de Français qui ont compris l'arnaque et qui savent que la classe politique tourne autour du pot mais ne veut pas traiter la cause des problèmes. Ce n'est pas la seule. C'est pourquoi il y a des points d'accord avec d'autres.
Mais sur le fonctionnement de l'Union européenne, sur l'idée d'une France indépendante aussi en politique étrangère, je pense que j'apporte une originalité ou une différence et je la défendrai à nouveau à l'élection présidentielle. Ce qui n'interdit pas ensuite d'avoir des coalitions. Mais s'il n'y a pas de diversité politique,
il ne peut pas y avoir d'union. On a compris. Je vous propose d'accueillir Mathilde Guénégant du service politique de LCI et TF1. Bienvenue et bonjour Mathilde qui va vous poser dans quelques instants ces questions du tac au tac. Mais juste, je voulais vous faire réagir. Vous avez peut-être écouté le podcast de notre confrère de TF1 François Langlais qui a interviewé pour son premier épisode l'ancien ministre de l'économie et éphémère ministre aux armées Bruno Le Maire. Vous avez d'ailleurs le petit QR code. Vous pouvez écouter en intégralité chez vous cette interview. Dans ce podcast, Bruno Le Maire parle de fourberie.
De fourberie de toute la classe politique d'un certain nombre en tout cas qui dit ils passaient tous dans mon bureau tapaient à la porte disaient qu'il fallait pour les boulangers les artisans et aujourd'hui ils viennent tous gémir pleurer il disait pour que je dépense plus ce sont les mêmes qui m'en font le reproche. Vous êtes fourbe ?
C'est plutôt Bruno Le Maire qui a une responsabilité écrasante écrasante dans la situation du pays qui par arrivisme politique a rejoint Emmanuel Macron par arrivisme politique a obéi à tous ces délires notamment du quoi qu'il en coûte et qui maintenant se justifie en reportant la faute. Cette classe politique qui n'est jamais responsable de rien il a été 8 ans ministre il ne peut pas dire qu'il ne savait pas.
Mathilde Guénégant c'est à vous Mathilde vos questions du tac au tac et des réponses courtes très courtes s'il vous plaît. On va essayer La première question
bonjour la première question elle est sur l'international est-ce que vous pensez toujours que la Russie n'est pas une menace pour nous ?
Tout à fait et je pense qu'il y a urgence à changer de politique je pense que Donald Trump va le faire avec Poutine et Orban et que c'est un drame pour la France ces négociations de paix si on avait eu un président gaullien indépendant elles auraient dû avoir lieu à Paris je pense que ce conflit est une tragédie d'abord pour les Ukrainiens il aurait pu être arrêté en 2022 il y a eu une paix de signée entre Zelensky et les Russes à Istanbul l'état profond américain et les marchands d'armes américains de Biden ont tout fait pour faire foirer l'accord ils ont réussi et on l'a payé très cher en ruines économiques du continent européen le prix de l'énergie on est en train de sortir de l'histoire on a poussé la Russie dans les bras de la Chine c'est une hérésie et aujourd'hui Trump est très malin il est en train de se réconcilier avec Moscou sur notre dos et il va bénéficier des terres rares russes il va faire un accord économique gigantesque avec la Russie et il va plonger l'Europe dans la seconde division en matière économique tout ça parce qu'on a réagi avec émotion sans trouver le chemin de la paix dans une guerre civile intérieure entre l'Ukraine et la Russie donc je pense que ça a été une très grave erreur et vous ne pouvez pas me reprocher on a dit des réponses courtes si je peux me permettre vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas l'avoir dit je sais que ce n'est pas populaire mais j'assume ce que je dis l'intérêt de la France c'est la paix on continue
on traverse l'Atlantique No Kings pas de roi 7 millions de personnes dans les russes au week-end aux Etats-Unis pour protester contre la politique de Donald Trump est-ce que le président américain est toujours un modèle pour vous ou est un modèle pour vous ?
il n'a jamais été un modèle en tant que personne mais c'est un modèle en tant qu'alternatif politique moi vous savez depuis 30 ans les présidents français ou 20 ans ne défendent pas la France et les français et je veux un président et c'est pour ça que je suis candidat aussi au-delà des programmes qui défendent la France et l'intérêt des français les français d'abord et tant qu'on n'aura pas un président de la république en France qui dit à un moment clé les français d'abord on n'y arrivera pas donc Donald Trump il a plein de défauts mais il défend les américains et ils ont bien de la chance
on aura entendu relancer le débat sur la fin de vie après le budget est-ce que c'est une bonne idée est-ce qu'il faut le faire ?
non c'est une rupture civilisationnelle abominable qui va entraîner et la mise à mort des anciens dans nos hôpitaux c'est pour moi quelque chose d'absolument révoltant on a une loi qui est très bien et qu'il faut faire fonctionner et il faut développer les soins palliatifs
question élection en mars prochain serez-vous candidat au municipal ailleurs où vous avez été maire pendant 22 ans
vous verrez laissez-moi je m'entends très bien avec le maire sortant d'ailleurs entre parenthèses on a réduit la dette
vous ne fermez pas la porte
on a réduit la dette de moitié on a les dépenses de fonctionnement inférieures de 15% en ville de même moyenne de personnel de 20% et il y a les services publics vous êtes en campagne on fait le bilan vous n'avez pas dit donc non mais ce que je veux dire c'est pas pour le hier je dis ça comment se fait-il qu'il y ait des pays qui marchent des villes qui marchent qui dépensent moins et où les gens sont heureux et pourquoi en France on n'est pas capable de prendre les décisions qui s'imposent voilà c'était pas pour parler de la ville c'était pour parler de la France
et dernière question Nicolas Sarkozy sera incarcéré mardi à la prison de la santé ses fils lancent ce week-end un rassemblement de soutien le jour même à 8h30 à proximité du domicile du chef de l'état est-ce que vous y rendrez ?
non mais c'est bien compréhensible et je suis scandalisé non pas par le jugement de fond que je ne commande pas que j'ai jamais commenté pour les uns et les autres mais par l'exécution provisoire Nicolas Sarkozy qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas ne représente aucun danger de récidive de trouble à l'ordre public et de fuite et donc les juges se sont payés à un ancien président voilà la réalité c'est triste
pour la justice française pour poursuivre la question que pose Mathilde je n'ai pas peur de la prison voilà ce que dit l'ancien président de la République c'est à la une de la tribune dimanche aujourd'hui on voit qu'il a reçu de nombreux politiques de nombreux messages qu'il a eu des coups de fil qu'il les a invités à son domicile à son bureau vous ça fait très longtemps que vous n'avez pas de lien de relation avec l'ancien chef de l'État
vous savez avec Nicolas Sarkozy j'ai eu une longue histoire à l'UMP oui nous avions un désaccord de fond je lui ai toujours dit que j'ai quitté l'UMP et on a créé debout la France quand il a accepté de bafouer le vote des français et je crois que la crise démocratique française tient de là on ne redressera pas la France sans les français pour conclure c'est une illusion de croire que si vous mettez X ou Y à la tête de l'État vous allez guérir la France s'il n'y a pas la confiance et la confiance elle a tellement été rompue à cause de tellement de choses depuis 20 ans que ça va être très dur de restaurer la confiance et ça passe par le référendum d'initiative citoyenne par le référendum constituant à la Suisse je crois qu'il faut inventer un nouveau modèle démocratique
si on veut sauver le pays il nous reste juste deux minutes je voulais qu'on vienne juste sur une question que vous a posée Bastien Auger sur debout la France sur votre candidature en 2027 si vous deviez dire voilà à quoi moi Nicolas Dupont-Aignan je sers aujourd'hui on voit beaucoup qui disent mais attendez Nicolas Dupont-Aignan vu les pourcentages qu'il fait qu'est-ce qu'il représente au sein de la France de l'échiquier politique vous leur diriez quoi ? Je leur dirais
que la liberté politique elle est au coeur de la démocratie et que quand un dernier sondage était à 4,5% ça fait 2 millions de français qui bien qu'on m'invisibilise bien qu'on dise que je sers peut-être dans un coup d'autre dans un dernier sondage IFOP notre partenaire vous étiez à peu près à 3% 3% c'est plus que le parti communiste et c'est plus que le parti communiste alors pourquoi on ne dit pas ça à monsieur Roussel et pourquoi on ne le dit qu'à moi laissez-moi le temps oui et bien ça veut dire qu'on supprime tous les candidats et on laisse deux candidats ou trois le drame de la France depuis 10 ans c'est que Emmanuel Macron en a beaucoup joué avec talent je lui reconnais c'est d'avoir joué avec deux épouvantails monsieur Mélenchon madame Le Pen et lui et tout le reste est invisibilisé et bien moi je crois à la démocratie et si les français ont envie de choisir une autre voie qui n'est pas donnée par ces trois là et pour moi la question de la souveraineté de la liberté de la France est fondamentale pour les années à venir car l'Union Européenne aujourd'hui ne s'attaque plus seulement aux nations elle s'attaque aux individus privation de liberté contrôle des réseaux sociaux on l'a vu pendant la crise Covid donc moi je défends un choix de liberté et je le ferai jusqu'au bout parce qu'il y a des français qui m'aident sur ce plateau rapidement vous pensez que la politique fait encore rêver aujourd'hui ?
non et justement elle ne fait plus rêver parce qu'on nous enferme avec toujours les mêmes alors découvrons de nouvelles idées agitons les idées qu'il y ait une ébullition intellectuelle plutôt que les magouilles pitoyables qui font honte à nos compatriotes mais vous avez été candidat trois fois quand même
pensez-vous que les français quand on entend le projet de la politique
vous mettent dans le sac aussi ? non parce que je n'ai pas gouverné et justement moi j'ai refusé les compromissions j'aurais pu être ministre de Sarkozy ou d'autres j'ai refusé parce qu'ils ont bafoué le vote des français et c'est curieux d'ailleurs on a beau me dire que je ne compte pas je ne compte pas mais on a eu des millions de français qui ont voté pour moi et donc ces français je leur suis fidèle parce que je pense que dans l'avenir il y a besoin de libérer la France de la tutelle de la tutelle de l'OTAN de la tutelle de l'Union Européenne que la souveraineté du peuple emporte
et là vous verrez que le peuple ira mieux merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan on le rappelle donc candidat pour la prochaine présidentielle en 2027
Nicolas Dupont-Aignan