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interviewLe Figaro· 12 juillet 2021 76 min

🔴 Revoir EN ENTIER l'allocution d'Emmanuel Macron

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Emmanuel Macron

... nous ont permis d'obtenir des résultats incontestables. Nous étions parvenus au cours de ces dernières semaines... ... inédites. Nous ont permis d'obtenir des résultats incontestables. Nous étions parvenus au cours de ces dernières semaines à passer sous les 2 000 contaminations par jour contre plus de 35 000 au plus haut de la crise. Les hospitalisations, comme les décès, sont au plus bas depuis près d'un an. En vous disant tout cela, je pense évidemment aux victimes et à leurs proches. La vie, malgré tout, a pu continuer durant ces mois difficiles parce que nous nous sommes organisés collectivement.

Si nous avons demandé beaucoup aux enseignants, aux parents d'élèves qui ont dû s'adapter dans l'urgence quand soudain une classe fermée, si nous avons demandé beaucoup aussi à nos élèves et nos étudiants, la France a largement préservé l'instruction durant cette crise. 12 semaines de fermeture pour nos écoles depuis mars 2020. Alors qu'aux Etats-Unis, les écoles ont fermé durant 56 semaines ou en Allemagne durant 34 semaines. Certains cours ont pu reprendre physiquement à l'université ces derniers mois. Nous pouvons être fiers de cela, de ce choix collectif de la nation, d'avoir fait le maximum pour l'avenir de nos enfants et de notre jeunesse.

Cet été, comme à la rentrée, nous accentuerons encore nos efforts pour apporter un soutien renforcé aux élèves et aux étudiants qui rencontrent des difficultés. Sur le plan économique, le quoi qu'il en coûte auquel je m'étais engagé dès mars 2020, non seulement nous a permis de protéger nos entreprises, nos emplois, mais a préservé le pouvoir d'achat de nombre de Français et est à l'origine d'un vigoureux rebond. Notre croissance devrait s'établir à 6% en 2021, en tête des grandes économies européennes. La France, pour la deuxième année consécutive, a été désignée comme le pays le plus attractif d'Europe.

Contrairement aux prévisions, l'emploi a résisté et les acquis obtenus depuis 2017 en termes de baisse du chômage sont préservés. En 2020, le Covid a détruit près de 300 000 emplois. Depuis le début de l'année, nous avons déjà recréé 187 000 emplois. Ce seul mois de mai, nous avons atteint un nombre de contrats à durée indéterminée et créé inédit, égalant notre record de 2006. Dans tous les secteurs qui, comme la culture, l'hôtellerie, la restauration, le sport, le tourisme, ont le plus souffert, chacun reconnaît que les plans de soutien spécifiques que nous avons mis en œuvre ont permis d'empêcher les drames humains, les faillites et d'envisager une reprise sereine.

Nous restons pleinement mobilisés pour aider ceux qui ont subi la crise plus fortement que d'autres. Les salariés travaillant dans les entreprises qui n'ont pas résisté, ou les jeunes comme les indépendants qui, durant cette période, sont malheureusement tombés dans la pauvreté. Je veux vous dire ce soir que nous avons eu raison, collectivement, de rechercher sans cesse l'équilibre entre la protection et la liberté. Raison, au début de cette année, de protéger la vie sans pour autant refermer le pays. Cette situation maîtrisée, c'est le fruit de nos choix, de nos efforts. Ces choix et nos résultats nous permettent d'aborder les difficultés qui sont encore devant nous avec détermination.

Car oui, à l'heure où je vous parle, notre pays est confronté à une reprise forte de l'épidémie qui touche tous les territoires, métropoles comme Outre-mer. Aussi longtemps que le virus circulera, nous serons confrontés à ce type de situation. L'apparition du variant dit Delta se traduit en effet par une augmentation des contaminations partout dans le monde. Parce que ce variant est trois fois plus contagieux que la première souche, il s'engouffre dans tous les espaces non couverts par la vaccination. Pour y faire face, de nouvelles mesures de restriction ont été décidées aux Pays-Bas, au Portugal ou en Espagne.

En Asie et dans le Pacifique, certains pays ont dû se résoudre à un reconfinement. Et le Japon, imaginez qu'il s'apprête à organiser les Jeux olympiques, le fera sans aucun spectateur. Et si chez nous, en France, la situation est pour le moment maîtrisée, si nous n'agissons pas dès aujourd'hui, le nombre de cas va continuer de monter fortement et entraînera inévitablement des hospitalisations en hausse dès le mois d'août. Nous avons pour faire face à cette nouvelle donne un atout maître qui change tout par rapport aux vagues précédentes, le vaccin. Tous les vaccins disponibles en France nous protègent solidement contre ce variant Delta.

Ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95% des formes graves. L'équation est simple. Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons d'espace au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations. Et plus nous éviterons d'autres mutations du virus, peut-être plus dangereuses encore. C'est donc une nouvelle course de vitesse qui est engagée. Un été de mobilisation pour la vaccination. Voilà ce que nous devons viser. vacciner un maximum de personnes, partout, à tout moment. Nous sommes une grande nation, une nation de science, celle des Lumières, de Louis Pasteur.

Alors quand la science nous offre les moyens de nous protéger, nous devons les utiliser avec confiance dans la raison et dans le progrès. Pour nous protéger et pour notre unité, nous devons aller vers la vaccination de tous les Français, car c'est le seul chemin vers le retour à la vie normale. Dans un premier temps, pour les personnels soignants et non soignants, des hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite, des établissements pour personnes en situation de handicap, pour tous les professionnels ou bénévoles qui travaillent au contact des personnes âgées ou fragiles, y compris à domicile, la vaccination sera rendue obligatoire sans attendre.

J'ai conscience de ce que je vous demande. Je sais que vous êtes prêts à cet engagement. Cela participe, en quelque sorte, de votre sens du devoir. Pour tous nos compatriotes concernés, ils auront jusqu'au 15 septembre pour se faire vacciner. Il faut commencer dès maintenant. À partir du 15 septembre, des contrôles seront opérés et des sanctions seront prises. Il y a ensuite tous les autres Françaises et Français, les millions d'entre vous qui n'ont pour le moment reçu aucune injection. En fonction de l'évolution de la situation, nous devrons sans doute nous poser la question de la vaccination obligatoire pour tous les Français.

Mais je fais le choix de la confiance et j'appelle solennellement tous nos concitoyens non vaccinés à aller se faire vacciner dès aujourd'hui au plus vite. 9 millions de doses vous attendent dès aujourd'hui qui n'ont pas encore été injectées et nos commandes continuent d'arriver. Que ce soit donc près de chez vous, sur votre lieu de vacances, avec ou sans rendez-vous, faites-vous vacciner. C'est la seule façon de vous protéger et de protéger les autres. C'est une question de responsabilité individuelle, de sens, de l'esprit collectif. C'est aussi ce dont dépend notre liberté à toutes et tous.

Je pense en particulier à tous nos concitoyens de plus de 60 ans et aux personnes vulnérables dont celles qui sont en surpoids grave, qui ne sont pas encore vaccinées aujourd'hui. Vous êtes celles et ceux qui couraient aujourd'hui le plus grand danger. J'en appelle donc à votre mobilisation. Nous déploierons durant tout l'été la vaccination au plus près du terrain en travaillant étroitement avec nos médecins, nos pharmaciens, mais aussi nos associations dont je veux saluer l'engagement et nous irons vacciner celles et ceux qui sont aussi le plus loin des soins.

Pour les collégiens, les lycéens, les étudiants, des campagnes de vaccination spécifiques seront déployées dans les établissements scolaires dès la rentrée. Je veux m'adresser enfin à ceux qui, vaccinés les premiers, c'est-à-dire en janvier et février, verront prochainement leur taux d'anticorps baisser et leur immunité diminuer. Je veux ici les rassurer. Dès la rentrée, une campagne de rappel sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d'une nouvelle injection selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières. Les rendez-vous pourront être pris dès les premiers jours du mois de septembre.

Il n'y a donc pas d'inquiétude à avoir, mais malgré le vaccin, je vous demande à toutes et tous de continuer à être prudent et de continuer à respecter ces gestes barrières contre le virus que vous connaissez bien désormais. En complément de la vaccination, nous allons devoir mettre en place de nouvelles mesures pour freiner le virus. Parce que le niveau de vaccination y est encore très insuffisant et que les hôpitaux sont déjà sous forte pression, l'état d'urgence sanitaire sera déclaré dès demain en Conseil des ministres pour la Martinique et la Réunion et un couvre-feu sera instauré.

Pour autant, dans l'Hexagone, sauf dans les départements qui dépasserait un taux d'incidence de 200 et verrait leurs hospitalisations augmenter ou des mesures de freinage pourront être prises par nos préfets, notre approche sera plus simple. Partout, nous aurons la même démarche. Reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non-vaccinés plutôt que sur tous. Dès cette semaine, les contrôles aux frontières seront encore renforcés pour les ressortissants en provenance des pays à risque avec un isolement contraint pour les voyageurs non-vaccinés. Dès le 21 juillet, le pass sanitaire sera étendu au lieu de loisirs et de cultures.

Concrètement, pour tous nos compatriotes de plus de 12 ans, il faudra, pour accéder à un spectacle, un parc d'attractions, un concert ou un festival, avoir été vacciné ou présenter un test négatif récent. Ce pass est disponible sur l'application TousAntiCovid, mais chacun peut utiliser la version papier remise au moment de la vaccination.

À partir du début du mois d'août, et cela parce qu'il nous faut faire d'abord voter un texte de loi et le promulguer, à partir du début du mois d'août, donc, le pass sanitaire s'appliquera dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux ainsi que dans les hôpitaux, les maisons de retraite, établissements médico-sociaux, mais aussi dans les avions, trains et cars pour les longs trajets. Là encore, seuls les vaccinés et les personnes testées négatives pourront accéder à ces lieux, qu'ils soient d'ailleurs clients, usagers ou salariés. En fonction de l'évaluation de la situation, nous nous poserons la question de l'extension du pass sanitaire à d'autres activités encore.

Cet automne, les fameux tests PCR seront rendus payants, sauf prescription médicale, et ceci afin d'encourager la vaccination plutôt que la multiplication des tests. Pour pouvoir faire tout cela, je convoquerai le Parlement en session extraordinaire à partir du 21 juillet pour l'examen d'un projet de loi qui déclinera ses décisions. Vous l'avez compris, la vaccination n'est pas tout de suite obligatoire pour tout le monde, mais nous allons étendre au maximum le pass sanitaire pour pousser le maximum d'entre vous à aller vous faire vacciner. Enfin, nous continuerons d'agir pour éviter l'apparition de variants qui pourraient être plus dangereux encore que le variant Delta.

Cela passe par un projet immense mais indispensable et désormais à notre portée, vacciner le monde. La France, depuis mars 2020, est à l'initiative avec le programme Act A qui vise à la fois à produire davantage de vaccins et à donner aux pays les plus pauvres davantage de vaccins. Nous avons déjà donné plus de 2,5 millions de doses et d'ici la fin de l'année, nous donnerons plusieurs dizaines de millions de doses de vaccins. Nous contribuerons à nous mobiliser, justement, et à mobiliser tous nos partenaires pour produire plus et donner encore davantage aux pays les plus pauvres, en particulier dans les Balkans, en Afrique, aux Proches et au Moyen-Orient.

Plusieurs pays sont aujourd'hui fortement touchés et nous allons accroître encore notre aide et je pense particulièrement à la Tunisie. Pour en finir durablement avec la pandémie, nous devons vacciner partout. Je vous l'avais dit l'année dernière, nous allions devoir vivre avec le virus. Ce sera le cas tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois encore de l'année 2022, même si le vaccin change beaucoup de choses. Les semaines à venir seront donc celles de la mobilisation pour bloquer le virus et pour continuer de relancer notre économie. L'été de mobilisation pour la vaccination sera aussi un été de relance.

Je l'ai constaté au cours de mes récents échanges avec vous partout en France. Notre plan de relance se déploie à un rythme soutenu. Sur les 100 milliards d'euros votés à l'automne dernier et permis grâce à l'accord européen historique d'il y a un an, 40 milliards ont ainsi été mobilisés sur le terrain. Nous devons faire plus encore car plus vite nous concrétiserons le plan de relance, plus fort sera notre rebond. Plus vite nous concrétiserons le plan de relance, plus efficace sera notre lutte contre le dérèglement climatique.

Un tiers des crédits sont en effet ciblés sur la rénovation thermique des bâtiments, sur les énergies décarbonées, sur l'automobile zéro émission, tous les secteurs qui concilient écologie et économie, écologie et progrès. Le gouvernement et les préfets s'assureront durant l'été de la bonne mise en oeuvre des investissements sur le terrain. Nous allons aussi faire le maximum pour lever les contraintes qui pèsent sur les secteurs justement qui sont les plus en tension et sur vous tous. D'abord, le manque de matières premières, qu'il s'agisse de bois, d'acier, de fer ou de semi-conducteurs, ce qui a retardé de nombreux chantiers et fait monter les coûts. Ensuite, les pénuries de main-d'oeuvre.

Selon la Banque de France, près d'une entreprise sur deux ne trouve pas de réponse à ces offres d'emploi. Il faut ainsi tout faire ensemble sur le terrain pour y répondre et responsabiliser chacun. Notre priorité de l'été et de l'automne est bien de retrouver non seulement le niveau d'emploi d'avant l'épidémie, mais de nous réinscrire dans une trajectoire de plein emploi. Si nous nous mobilisons pour nous vacciner, pour relancer l'économie, alors nous serons en mesure en septembre de préparer collectivement notre avenir. Il nous faudra en débattre de manière apaisée et démocratique. Il nous faudra aussi prendre des décisions.

Mais je veux d'ores et déjà partager avec vous quelques convictions fortes. La première, c'est la nécessité de moins dépendre de l'étranger pour certains produits essentiels, certains services, certaines technologies. C'est la nécessité de retrouver le chemin d'une indépendance française et européenne. Parce que nous avons vécu durant cette crise les conséquences de la dépendance. Grâce à l'action menée depuis 2017, nous sommes en train de réussir de nous améliorer des productions majeures pour la vie du pays comme celle de paracétamol, par exemple, ont été relocalisées en France.

Une usine géante de batteries pour nos véhicules électriques va prochainement ouvrir sur nos terres industrielles du Nord et préfigurer des investissements massifs dans la transformation de l'industrie automobile. J'ai lancé le mois dernier un plan d'investissement de 7 milliards d'euros pour l'innovation en matière de santé, des usines, de la recherche, chez nous, en France. Nous sommes, depuis deux ans, la première nation européenne du numérique et de la technologie. Nous devons donc continuer d'investir et encourager ces initiatives qui ont créé plus de 160 000 emplois.

Ce défi désormais, qui est le nôtre, est de changer d'échelle, de généraliser partout cette dynamique, de redevenir une grande nation de recherche, d'innovation, d'agriculture et d'industrie, réindustrialiser, réconcilier la croissance et l'écologie de production. Au niveau national, la baisse des impôts de production, ainsi que celle de l'impôt sur les sociétés que nous avons décidé, vont permettre d'accélérer ce mouvement. Au niveau européen, la présidence française de l'Union européenne, qui commencera le 1er janvier 2022, nous permettra de bâtir un agenda commun d'indépendance industrielle et technologique.

A la rentrée, après le travail et les consultations en cours, nous déciderons d'un plan d'investissement qui visera un objectif, bâtir la France de 2030 et faire émerger dans notre pays et en Europe les champions de demain qui, dans les domaines du numérique, de l'industrie verte, des biotechnologies ou encore de l'agriculture, dessineront notre avenir. La 2e conviction, c'est que nous avons vu la force durant cette crise de notre modèle social. Il a protégé nos entreprises, nos emplois, notre culture, de nombreux secteurs exposés. Il a protégé notre pouvoir d'achat durant la crise. C'est un joyau qu'il nous faut préserver. Ce modèle social français repose sur un fondement, le travail.

Sans travail, pas de production. Sans travail et sans production, pas de financement de notre santé, pas de financement du chômage partiel, pas de financement de nos retraites. La priorité de la sortie de crise sera donc la même que depuis le début du quinquennat. Le travail et le mérite. C'est pour cela que nous allons continuer d'investir dans la formation tout au long de la vie dès cette rentrée. Nous formons durablement plus de demandeurs d'emploi qu'il y a 4 ans, mais ce n'est pas encore assez. et j'ai demandé au gouvernement dès cette rentrée de lancer un plan massif de formation et de requalification des chômeurs de longue durée.

C'est pour cela que la réforme de l'assurance chômage sera pleinement mise en oeuvre dès le 1er octobre. Autour d'une volonté simple, en France, on doit toujours bien mieux gagner sa vie en travaillant qu'en restant chez soi, ce qui n'est actuellement pas toujours le cas. C'est pour cela aussi que nous devrons engager dès que les conditions sanitaires seront réunies la réforme des retraites. J'ai toujours tenu un langage de vérité. Oui, notre système est injuste. Avec 42 régimes différents, il entretient des inégalités majeures et il faudra aller vers plus de simplicité pour plus de justice. Et donc, les régimes spéciaux devront être supprimés pour les nouveaux employés dans ces secteurs.

Oui, parce que nous vivons plus longtemps, il nous faudra travailler plus longtemps et partir à la retraite plus tard. Pas demain, pas brutalement, pas de manière uniforme, car il faut prendre en compte la difficulté des métiers, mais progressivement, sur plusieurs années, et par un système qui fait la différence selon le travail réellement exercé. Et donc, l'âge de départ doit être plus tardif. Oui, une vie de travail doit offrir une pension digne. Et donc, toute retraite pour une carrière complète devra être supérieure à 1 000 euros par mois. Voilà ce que je veux, en des termes clairs et simples.

Pour protéger les retraites actuelles et celles de nos enfants, sans augmenter les impôts, il est juste et efficace de changer notre système de retraite. J'ai entendu les débats sur le moment. Faut-il faire cette réforme dès ce mois de juillet, à la rentrée ou bien plus tard ? Alors, si je demande au gouvernement de Jean Castex de travailler avec les partenaires sociaux sur ce sujet dès la rentrée, je ne lancerai pas cette réforme tant que l'épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée.

Ma troisième conviction, enfin, c'est que la nation doit une réponse à ceux qui ont été le plus touchés par la crise, à notre jeunesse qui a tant sacrifié alors qu'elle risquait peu pour elle-même, à nos aînés qui, plus que les autres, ont craint pour leur vie. Pour notre jeunesse, nous devons continuer d'investir, investir dans la petite enfance, dans l'éducation. Cela demeure plus que jamais notre priorité en sortie de crise. Pour nos jeunes adultes, nos étudiants comme nos jeunes actifs ou nos jeunes qui sont peu formés, nous avons créé la plateforme Un jeune, une solution.

Nous poursuivrons ce programme qui a permis à 2 millions de jeunes de trouver une formation, de décrocher parfois un emploi, de signer souvent un contrat d'apprentissage. Imaginez 526 000 contrats d'apprentissage en 2020, ce qui est un record. Pour amplifier cette dynamique, je présenterai à la rentrée le revenu d'engagement pour les jeunes qui concernera les jeunes sans emploi ou formation et sera fondée sur une logique de devoir et de droit.

Quant à nos aînés et nos concitoyens en situation de handicap, trop souvent confrontés à une solitude sans solution, nous leur devons une grande ambition humaniste pour l'autonomie, un accompagnement renforcé pour le maintien à domicile, des maisons de retraite modernisées, accompagnement de notre jeunesse, meilleure prise en charge des aînés, c'est un nouveau pacte français entre les générations qu'il nous faut bâtir pour notre nation. Cette ambition devra être financée et ce ne sera pas par une hausse d'impôt. Là aussi, je demeure constant.

Avec la suppression de la taxe d'habitation, la baisse des cotisations sociales, la diminution de l'impôt sur le revenu, ce qui représente 170 euros en plus par mois pour un salarié au SMIC. Nous avons assumé d'améliorer le pouvoir d'achat et de baisser les impôts, une priorité pour les classes moyennes et nous ne reviendrons pas en arrière. Nos réformes ne seront pas davantage financées en laissant filer la dette. La nouvelle génération doit déjà assumer la dette écologique. Je n'ajouterai pas à ce fardeau la dette financière.

La seule solution, le seul moyen d'assurer ce nouveau pacte est de travailler davantage, d'investir, d'innover, d'inventer, d'améliorer notre croissance et de continuer à réformer. Réformer l'État, comme nous avons commencé à le faire avec la réforme de la haute fonction publique et de la suppression de l'ENA, de simplifier le millefeuille territorial, de simplifier partout où c'est possible l'action publique. La seule solution est de continuer à bousculer le système et les positions établies, les rentes, les statuts. C'est ainsi que nous reprendrons le contrôle de notre destin comme nation. C'est ainsi que nous reprendrons chacun le contrôle de nos vies comme citoyens.

La volonté que la France doit porter est bien celle-là, reprendre le contrôle de notre destin, garantir à chacune et chacun des nôtres qu'il pourra retrouver de son destin personnel, professionnel, familial et civique. Bien des questions devront trouver réponse dans les mois qui viennent que je n'ai pas ici abordées dans le cadre de ce message ce soir. J'ai bien entendu l'inquiétude que fait naître la montée d'une violence endémique dont sont victimes les plus fragiles, les femmes souvent, y compris dans le couple, de jeunes adolescents dans la rue et le manque de respect à l'égard des forces de l'ordre de sécurité.

J'ai entendu le message porté à l'endroit de nos institutions par l'abstention impressionnante aux élections régionales et départementales et j'ai en tête les questions qui portent sur les équilibres de notre démocratie. Devant toutes ces questions, j'ai une certitude. Nous devons non seulement prolonger notre effort mais le renouveler en inventant chaque jour le nouveau modèle que notre pays et le monde attendent. Mais des choses dans le monde sont en train de bouger aussi grâce à des initiatives que propose et soutient la France.

Il faudra se souvenir que c'est en ces premiers jours de l'été 2021 que la communauté internationale, dans un effort sans précédent, a décidé d'une imposition mondiale des multinationales à 15% minimum, mettant ainsi fin aux évasions fiscales et aux paradis fiscaux. La France a été en première ligne et a contribué à faire bouger l'Europe et le monde. Mes chers compatriotes, cet été de retrouvailles et de retour aux sources, cet été qui sera fait de moments amicaux et familiaux, devra donc être néanmoins un été de vigilance, de lutte contre le virus, de vaccination. J'ai confiance en vous, confiance en nous pour rester unis, sereins et déterminés.

Alors, à la rentrée, nous aurons rendez-vous avec notre avenir pour bâtir une France indépendante qui ne vit pas dans la nostalgie mais sait prendre les décisions nécessaires à sa destinée, une France conquérante qui a foi en la force de sa jeunesse et n'a pas peur du futur mais l'invente, une France unie qui sait être solidaire, civique, responsable dans l'épreuve comme dans la conquête. Vive la République et vive la France.

26:50
Invité

Figaro Live, il est donc 20h28, vous venez de suivre en direct sur le figaro.fr. Et sur notre page YouTube Figaro Live, l'allocution du président Emmanuel Macron qui a duré donc quasiment une demi-heure, un quart d'heure pour parler de la situation sanitaire et puis un quart d'heure pour évoquer son bilan et puis les chantiers qui restent dans ces derniers mois de quinquennat, ces dix prochains mois avant la prochaine élection présidentielle. Pour débriefer en direct cette allocution, nous sommes avec Judith Vintraub. Bonjour. Bonjour. Judith Vintraub est donc journaliste politique au Figaro Magazine.

Elle va décrypter avec nous ce discours, cette allocution et je suis également en ligne avec Vincent Bordenave en Skype, en liaison Skype.

27:38
Présentateur

Bonsoir.

27:38
Invité

Vincent, est-ce que vous nous entendez ? Très bien. Vous êtes journaliste scientifique au service sciences et médecine du Figaro et vous avez écouté également avec attention les annonces d'Emmanuel Macron notamment pour faire face au rebond épidémique. On y reviendra dans quelques instants mais d'abord Judith Vintraub, j'aimerais savoir qu'avez-vous pensé de ce discours et qu'est-ce qu'on peut en retenir ?

Alors ce qu'on peut en retenir c'est qu'on se dirige lentement mais sûrement vers la vaccination obligatoire mais que tout en nous expliquant que c'est une course de vitesse qui a un langage nouveau parce que rappelez-vous au début de la campagne vaccinale c'était justement pas une course de vitesse et il s'agissait pas non plus disait Olivier Véran de faire la course à l'échelote.

Bon maintenant on a reconnu que c'était une course de vitesse tant mieux en gros qu'il faut vacciner le plus de monde possible partout tant mieux aussi ça fait référence à la décision toute récente d'autoriser les gens à recevoir une deuxième dose sur leur lieu de vacances je vous rappelle que les ARS les agences régionales de santé bloquaient parce qu'elles avaient peur de ne plus s'y retrouver dans leur fiche et heureusement Olivier Véran a tapé du poids sur la table pour le faire donc tout le monde partout ça c'est très bien il a choisi parmi les hypothèses qui circulaient ces dernières heures l'hypothèse haute en ce qui concerne le caractère obligatoire de la vaccination des gens en contact avec les personnes les plus vulnérables les soignants les personnels des EHPAD mais pas seulement les gens qui interviennent dans les EHPAD ou à domicile auprès des publics fragiles donc c'est une couverture assez large obligatoire dès maintenant avec sanction le 15 septembre le temps de se faire vacciner d'avoir les deux voilà le temps de prendre la décision parce que je suppose que quelqu'un qui n'aurait qu'une dose au 15 septembre ne serait pas sanctionné puisqu'il aurait fait la démarche j'imagine voilà donc vaccination obligatoire pas maintenant mais la question se posera donc il revient complètement sur ces précédentes déclarations en novembre je ne rendrai pas la vaccination obligatoire ça c'est tacté et donc sur le plan sanitaire on échappe et j'utilise ce mot à dessin parce que moi j'en suis très contente au retour de mesures parfaitement inutiles comme le masque en extérieur que certains mères ont cru nécessaire de prendre histoire de faire quelque chose il fallait absolument faire quelque chose alors que les scientifiques et les médecins sont d'accord et c'est un de leurs rares points d'accord pour dire que ça ne sert à rien en extérieur il y a deux régions de France partie de France qui échappent encore enfin qui pour le coup non pas qui échappent mais qui tombent sous cette obligation état d'urgence sanitaire et couvre-feu c'est la Martinique et la Réunion dès demain il me semble dès demain et dans des zones où les gens sont très très peu vaccinés notamment à la Réunion il y a de fortes réticences à la vaccination c'est pas le lieu d'explorer ça mais il faudrait s'interroger aussi sur le rôle des églises évangéliques dont certaines freinent des quatre fers devant la vaccination voilà alors c'est de là en droit couvre-feu état d'urgence mais nous non mais Emmanuel Macron a laissé entendre il l'a même dit d'ailleurs que selon les situations locales les autorités les préfets pourraient prendre des mesures similaires donc c'est à coup près ça c'était pour la partie sanitaire très vite pour la partie économique on y reviendra pour les régions le reste mais je pense que ce qu'attendait surtout les gens c'est de savoir à quelle sauce ils allaient être mangés du point de vue du point de vue sanitaire du point de vue des libertés donc pas de réforme des retraites quand il dit quand l'ipédémie sera finie comme il vient de nous expliquer juste avant qu'on en a pour jusqu'à une partie de 2022 de vivre avec le virus c'est à dire que la réforme des retraites on ne l'aura pas avant la présidentielle en revanche dès le 1er octobre application telle qu'elle a été votée de la réforme telle qu'elle a été décidée de la réforme de l'assurance chômage ce qui promet quelques remous sociaux parce que je vous rappelle que tous les syndicats étaient contre même avant la crise sanitaire et puis une nouvelle pour les jeunes ce revenu d'engagement dont il reste à préciser les contours et la cible qui sera mis en place dès la rentrée alors dans le chat vous êtes très très nombreux j'ai du mal à vous suivre en tout cas sur la page youtube de figaro live mais également sur figaro.fr je vous en remercie je vous salue d'abord sur le figaro.fr général Alcatraz Delphine 51 Siche Conan Doyle vous êtes nombreux donc tous les trois ou tous les quatre à discuter ça parle évidemment beaucoup de vaccination idem sur le chat de notre page youtube figaro live donc l'édo qui conseille à tout le monde vous devriez tous vous faire vacciner alors que Roxane et Lilou nous disent jamais je ne me ferai vacciner même s'il faut que je reste enfermée chez moi en tout cas Frances Marquise Frances Marquise nous dit salade de mots de Macron comme d'habitude quoi il va continuer à nous mentir pour arriver à ses fins faire gagner de la thune de l'argent aux corporations de Big Pharma donc évidemment le point principal en tout cas le point d'échoppe dans les chats mais aussi j'imagine dans la société française c'est le vaccin faut-il se faire vacciner ou pas est-ce qu'on peut contraindre juridiquement quelqu'un à être vacciné est-ce que cette extension du pass sanitaire que le président vient d'annoncer dans plusieurs lieux recevant du public comme les bars les restos ça c'est en août les hôtels les musées les trains les hôpitaux même les maisons de retraite il va falloir présenter un pass sanitaire dès le mois d'août Vincent Bordenat vous qui êtes journaliste au service sciences et médecine du Figaro déjà première question est-ce que vous pouvez nous expliquer vraiment en quoi consiste un pass sanitaire est-ce que ça veut vraiment dire qu'il faut se faire vacciner pour avoir un pass sanitaire et deuxième question est-ce que cette mesure cette extension du pass sanitaire était nécessaire

34:17
Présentateur

alors jusqu'à l'automne il y a un échappatoire au vaccin pour le pass sanitaire puisqu'il suffit de présenter un test PCR ou antigénique négatif de moins de 72 heures il me semble pour pouvoir entrer alors là c'est par exemple pour partir en vacances encore sur l'étranger donc ce sera le cas pour à partir du mois d'août pour aller au restaurant pour aller dans les centres commerciaux pour aller au cinéma dans les théâtres etc donc il y a toujours un échappatoire à la vaccination mais qui va disparaître à l'automne vu que les tests PCR ne seront plus remboursés les tests PCR ne seront pas prescrits donc le test sanitaire va devenir de fait vaccinal va devenir de fait vaccinal est-ce que c'est une bonne chose le fait est que la vaccination c'est le chemin le plus rapide de sortir de la crise et c'est pas une formule on le voit on le voit très bien dans les pays qui ont commencé leur campagne d'avance par rapport à nous sur leur campagne de vaccination comme c'est le cas aujourd'hui au Royaume-Uni où il y a une augmentation du nombre de cas mais qui ne s'accompagne pas par une augmentation des hospitalisations même des décès liés au Covid et ça c'est un des résultats enfin c'est le résultat d'une campagne vaccinale menée tambour au matin avec il me semble j'ai plus les chiffres exacts en tête on a plus de 85% de la population adulte qui a déjà reçu une première dose au Royaume-Uni et cette campagne qui montre de premiers résultats importants sur ce qui est le plus important à savoir les cas graves et les hospitalisations

35:53
Invité

Juste ajouter quelque chose à ce que dit Vincent de ce point de vue là d'ailleurs ce que dit Vincent est très important l'accélération de la circulation du virus ne se traduit pas par une augmentation des hospitalisations là où elle a commencé avant la France il a cité la Grande-Bretagne et puis c'était Israël aussi c'est pareil le nombre de morts ne bouge pas et ça non seulement Emmanuel Macron ne l'a pas dit mais il a dit le contraire il a dit le nombre d'hospitalisations va augmenter et c'est un contre-sens alors d'avoir dit ça c'est une stratégie c'est une stratégie mais c'est une stratégie sur laquelle on doit s'interroger

36:32
Présentateur

c'est aussi une vision à plus long terme ce que disent les ils s'appuient sur le rapport du conseil scientifique qui explique que si la vaccination restait à l'état actuel on aurait pendant un temps donné jusqu'à la rentrée une augmentation du nombre de cas et pas l'hospitalisation mais cette augmentation du nombre de cas s'accompagnerait à partir du mois de septembre octobre par une augmentation du nombre de cas graves qui serait trop important pour être géré par notre système de soins et qui prévoirait donc une vague similaire à celle d'automne 2020 pour celle de la rentrée 2021 avec la vaccination qui est celle attendue au vu des rythmes actuels

37:19
Invité

Alors Conan Doyle sur le chat du figaro.fr soulevait une question intéressante si vous vous faites vacciner contre votre gré là on est dans l'illégalité comme vous le disiez tout à l'heure Judith Macron s'était prononcé en défaveur d'une vaccination obligatoire en tout cas au début de la crise sanitaire à l'automne dernier est-ce que vous pensez qu'il peut changer de braquet et imposer cette vaccination est-ce que ce serait légal ?

Là c'est ce qu'il a dit c'est la question la vaccination obligatoire pour tous s'opposera sans donner de date il y a une controverse entre constitutionnalistes qui est due au caractère provisoire des autorisations de mise sur le marché des vaccins apparemment comme ça a été fait extrêmement rapidement avec moult précautions et je rappelle qu'il y a plus de 3 milliards d'êtres humains qui ont été vaccinés et qu'on a la certitude aujourd'hui que les éventuels effets indésirables des vaccins et accidents vaccinaux sont bien moindres que les effets indésirables de la Covid c'est-à-dire que la balance bénéfice-risque est très très largement en faveur du bénéfice malgré ça le statut juridique des vaccins ouvre la voie à des recours parce que ce n'est pas des vaccins autorisés de manière définitive est-ce que les agences qui délivrent ces autorisations peuvent accélérer pour lever cet obstacle juridique sans doute il faut voir mais à mon avis au-delà de la controverse juridique et des actions qu'il y aura forcément parce qu'il y en a depuis le début de la crise on a vu des perquisitions au fait jusqu'au domicile du Premier ministre à celui du ministre de la Santé est-ce que la pression sociétale de l'opinion en faveur de la vaccination qui est quand même déjà assez forte ne suffira pas à régler le problème par-delà les obstacles juridiques alors j'essaie toujours de vous lire mais c'est très compliqué dans le chat YouTube Figaro Live vous êtes très très nombreux en tout cas de ce que je vois l'opinion en tout cas qui sort de ce chat les Français qui commandent ils disent pour la plupart non au vaccin obligatoire ils sont très révulsés par cette mesure alors pour l'instant évidemment il n'a pas annoncé l'obligation vaccinale pour tous les Français uniquement comme l'a dit Judith en préambule uniquement pour les personnels soignants ou les personnels qui sont au contact de personnes fragiles Vincent Bordenave est-ce qu'on peut faire un point justement sur la vaccination française et surtout sur ce sentiment de méfiance envers les vaccins on voit qu'il est très ancré dans la tête des personnes qui nous suivent sur notre chat YouTube quelle est la proportion vraiment de Français défiants envers les vaccins

40:32
Présentateur

c'est compliqué de faire la part entre les vrais anti-vaccins qui quoi qu'il arrive ne seront jamais vaccinés et ne font pas vacciner leurs enfants et les personnes qui peuvent avoir des doutes avec des vaccins qui ont été fabriqués on pourrait penser en un temps record et qui veulent donc attendre des preuves sur l'absence d'effets secondaires alors pour le moment ce qu'on voit en tout cas c'est que la part des antivax n'a pas été suffisante pour freiner la vaccination vu qu'on a toujours environ 500 000 doses qui sont injectées quotidiennement dans le pays mais il y a quand même un ralentissement très important sur les premières injections donc les personnes qui reçoivent leur première dose de vaccin et qui commencent de rentrer dans cette démarche là on stagne à un peu plus de 200 000 injections par jour l'enjeu de ces nouvelles mesures c'est justement de redonner de l'allant pour arriver à atteindre les objectifs de 45 millions il me semble à la fin août et pour ça il faut donner un coup de booster supplémentaire et donc sur les personnes qui s'opposent au vaccin on remarque quand même que depuis le début de la campagne de vaccination le nombre de personnes qui refusaient un vaccin anti-covid a cessé de diminuer on est aujourd'hui aux alentours de 20-30% et c'est quelque chose qu'on remarque quand on analyse classe d'âge par classe d'âge les pourcentages de personnes ayant reçu un vaccin on plafonne toujours aux alentours des 80% et l'enjeu des mesures à annoncer aujourd'hui c'est justement de déplacer ce plafond particulièrement chez les publics les plus fragiles de plus de 60 ans et en insistant également chez les personnels de soins

42:13
Invité

Merci Vincent je lis une question enfin c'est pas vraiment une question mais de Pithivier FR sur le chat de Youtube qui nous dit qui nous fait part de son commentaire à l'issue de cette allocution du Président depuis ce soir 20h Macron a réussi à faire voyager des millions de Français en Corée du Nord Judith Vintraub est-ce que vous comprenez ce commentaire de cet internaute alors moi je suis libérale amoureuse de la liberté la liberté quand on vit en société suppose quelques contraintes pour les libéraux qui aiment la théorie je signale qu'Adam Smith le père du libéralisme était pour la vaccination Friedrich von Hayek aussi donc il ne faut pas faire de ça un problème de dogme oui se vacciner est une contrainte mais quand on vit en société je le répète il y a des contraintes et parler de Corée du Nord à propos du vaccin mériterait qu'on paye à cet internaute un petit voyage en Corée du Nord si c'était possible un petit stage en Corée du Nord tout à fait voilà pour vous Pithivier FR merci de nous suivre et si vous voulez répondre à Judith Vintraub je relerai votre réponse si je la vois parce qu'il y a vraiment beaucoup beaucoup de monde qui interagit dans ce chat Vincent Bordenave on va aborder une annonce donc ce soir qui était assez attendue puisqu'elle est débattue depuis très longtemps enfin depuis plusieurs jours maintenant dans les médias sur les plateaux télé c'est la vaccination obligatoire des soignants et des personnes qui sont en contact avec des personnes vulnérables face à la maladie du Covid-19 pourquoi il y a une partie une si grande partie des soignants qui hésitent encore à se faire vacciner

44:05
Présentateur

alors c'est intéressant parce que ce non recours à la vaccination chez les soignants il n'est pas seulement propre au Covid on le retrouve aussi dans le cas des campagnes de vaccination contre la grippe saisonnière et il est très différent en fonction des professions c'est-à-dire que les médecins ont tendance à se vacciner assez largement par contre les aides-soignants les infirmiers ont des taux de vaccination beaucoup plus faibles pourquoi si on avait la réponse on trouverait la solution mais il y a une défiance qui existe quoi qu'il arrive dans la société qui se ressent particulièrement aussi dans ces professions et en tout cas ça a un vrai impact et c'est un vrai danger pour les patients et pour les pensionnaires des maisons de soins quand on regarde que dans les EHPAD à peine 40% des personnels soignants et non-soignants ont eu recours au vaccin c'est quand même quelque chose d'assez inquiétant et quand on sait que les personnes âgées sont les personnes les plus vulnérables et donc l'enjeu de la vaccination obligatoire il s'est imposé de fait parce qu'on n'a pas réussi à dépasser le plateau de mer donc il y a sans doute un processus de méa-coup il faudra il faudra il faudra réfléchir à comment est-ce qu'on n'a pas réussi à convaincre ces gens qui pourtant sont été aux premières lignes de la crise ont vu des gens mourir à cause de cette maladie et qui n'ont pas jugé bon de se protéger peut-être qu'on n'a pas insisté sur l'enjeu de protéger les autres quand on se vaccine on ne se protège pas soi-même mais on protège aussi les autres en réduisant le risque de transmission le président de la République l'a dit mais quand on est vacciné on a 12 fois moins de risque de transmettre le Covid que quand on ne l'est pas on a peut-être un peu trop insisté sur la protection individuelle et ce qui n'a pas convaincu les personnels de soins à entrer dans cette démarche

45:56
Invité

J'ajouterais une explication culturelle on a parlé tout à l'heure de la Martinique et de la Réunion qui sont soumises à l'état d'urgence et à nouveau couvre-feu je ne vais pas vous refaire le sketch des inconnus sur les EHPAD je ne sais pas si vous le connaissez mais il y a énormément de personnel des EHPAD qui vient d'outre-mer et qui partage cette réticence à la vaccination alors j'ai parlé tout à l'heure des églises évangéliques ce n'est pas la seule raison il faudrait peut-être aussi se pencher sur la dimension culturelle de la chose alors sur le chat du figaro.fr vous êtes toujours aussi nombreux et ça débat encore une fois beaucoup de la vaccination je vais vous lire un petit peu donc j'ai de bord merci de commenter non mais le principe bénéfice risque ça ne veut toujours pas rentrer dans le crâne de certains alors bon et rire car 38 qui répond oui mais personne n'est obligé de voyager de voyager Sige qui lui répond je suis vacciné mais je suis contre la société totalitaire qui se met en place on voit bien encore que le débat se cristallise toujours autour de cette obligation vaccinale ou pas alors il faut rappeler qu'Emmanuel Macron n'a pas instauré cette obligation vaccinale pour tous les publics encore pour l'instant Vincent Bordenave journaliste scientifique vient d'évoquer donc la vaccination obligatoire des soignants pour l'instant ce qui sera obligatoire pour tous les Français tous les publics français c'est de présenter son pass sanitaire à l'entrée d'endroits qui rassemblent plus de 50 personnes alors qu'aujourd'hui c'est des endroits 5 000 c'est 5 000 ou 1 000 même il me semble les concerts de plus de 1 000 personnes 50 personnes ça devient vraiment ça concerne beaucoup de choses à la fois les réunions familiales les restos là il va y avoir un problème pratique les restaurateurs je ne sais pas si vous avez fait l'expérience d'aller au restaurant je ne pense pas qu'on vous ait demandé non on ne nous demande pas non plus le permis de rappel de flasher un QR code ou quoi que ce soit donc déjà ils sont extrêmement retissants à faire ça en gros est-ce qu'on va pouvoir les transformer en flics je n'en suis pas sûre on peut comme les deux nos deux internautes que vous avez cités pousser des cris d'orfraie en disant que nos libertés sont piétinées on peut aussi dire que puisqu'il faut accepter des contraintes et donc des restrictions de liberté pour des raisons sanitaires autant y aller carrément parce que cette phase intermédiaire qu'Emmanuel Macron se donne précisément parce qu'il a peur de ce genre de réaction et puis parce que ne nous le cachons pas la présidentielle est dans neuf mois et que qui est particulièrement contre la vaccination obligatoire et qui a été contre à l'Assemblée la vaccination des soignants ses pires opposants le Rassemblement National Marine Le Pen la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon donc il y a quand même une lecture politique de tout ça Emmanuel Macron a peur des réactions à neuf mois de la présidentielle mais s'il considère que c'est une vraie urgence pourquoi attendre ?

Alors Téchatiblama qui m'interpelle directement dans le chat du figaro.fr je vous remercie je vais vous lire Brune Daudray donc c'est mon nom non non moi je suis pour le vaccin obligatoire quand une fraction de français font de l'anti-vax par idéologie et j'ai de bord Essiche qui continue de débattre sur les effets secondaires du vaccin donc j'ai de bord qui nous dit non ils ne sont pas en phase de test jusqu'en 2020 2023 c'est juste des études complémentaires et Siche qui nous déclare jamais un vaccin n'a provoqué autant d'effets secondaires et de décès Vincent Bordenave est-ce que vous pouvez faire un point sur les effets secondaires connus des vaccins contre le Covid-19

49:54
Présentateur

Oui alors je suis curieux de savoir quelles sont les données qui montrent que jamais un vaccin n'a eu autant d'effets secondaires et de décès parce que c'est plutôt l'inverse on a un vaccin qui est extrêmement sûr alors on a plusieurs vaccins disponibles en France il y a deux principaux qui sont celui de Pfizer-BioNTech qui est un vaccin ARN messager c'est-à-dire on va donner l'information génétique du virus à notre système immunitaire pour qu'il apprenne à se défendre contre lui et il y a l'autre vaccin qui est le vaccin AstraZeneca qui est quand même en perte de vitesse justement parce que lui a rencontré quelques difficultés c'est-à-dire qu'il a provoqué de très rares effets secondaires des tromposes des caillots sanguins chez je n'ai plus les chiffres exacts en tête de pharmacovigilance mais on est à quelques dizaines d'individus pour des millions de personnes vaccinées alors non seulement il y a eu des essais cliniques de phase 1, 2, 3 habituelles c'est-à-dire on va tester l'efficacité du vaccin son inocuité et son efficacité à grande échelle mais surtout ça a été dit tout à l'heure on a des millions de personnes à travers le monde qui ont été vaccinées et on se rend compte que les effets secondaires sont des milliards des milliards de personnes qui ont été vaccinées à travers le monde et que les effets secondaires sont extrêmement rares à l'échelle et même si on se place à cette échelle ils sont quasiment inexistants donc les données sont plus que rassurantes là-dessus et je rajouterais qu'il n'est jamais arrivé dans l'histoire de la vaccination que des effets secondaires se déclenchent des années après l'injection quand il y a des effets secondaires c'est dans les mois qui suivent l'injection on a dépassé cette phase-là et donc on a quand même une certaine assurance de la sécurité de ces vaccins y compris des vaccins ARN et j'ajouterais aussi un point qui est très important c'est que même si c'est des vaccins nouveaux sur lesquels on a travaillé extrêmement rapidement on a un recul de plusieurs dizaines d'années dessus parce que les vaccins ARN sont connus depuis une dizaine d'années dans le milieu scientifique et les premières personnes à avoir reçu une injection de vaccins ARN l'ont reçu au début des années 2000 et pour la plupart d'entre eux se portent très bien et sont aujourd'hui les premiers défenseurs d'ailleurs de ces vaccins et c'est bien la preuve que les effets secondaires à long terme ne sont pas à craindre pour ces vaccins

52:11
Invité

alors Téchatiblama conclut un peu cette réponse de Vincent Borzenab en disant les antivacs ce sont des égoïstes anti-patriotiques et Yaka Faucon qui arrive dans le chat du figaro.fr Yaka Faucon qui nous dit bonsoir allez tous vous faire vacciner en majuscule c'est fait le message est passé en tout cas vous aurez des réfractaires dans le chat Yaka Faucon préparez-vous à vos arguments sur le chat du figaro.fr parce que vous êtes très nombreux également sur la page Youtube Figaro Live je vous en remercie je vous rappelle qu'on est en direct ensemble pour débriefer les dernières annonces d'Emmanuel Macron depuis maintenant 20 minutes nous sommes en direct nous allons rester encore quelques dizaines de minutes un petit quart d'heure pour rester et pour répondre à toutes vos questions n'hésitez pas si vous avez des questions Judith Vintroupe du service politique du Figaro Magazine est là pour vous répondre également en liaison Skype Vincent Bordenaf du service sciences et médecine du Figaro Judith Vintroupe je voudrais revenir sur le début de l'allocution du président Emmanuel Macron il a commencé on va dire sur le premier quart d'heure qui concernait la situation sanitaire en France il a commencé un petit peu par s'auto-concratuler on a eu droit au numéro d'auto-satisfaction rituelle on a tout fait bien on a tout fait mieux que les autres pas un quart d'heure j'ai calculé ça a duré cette minute en introduction du quart d'heure sanitaire on va dire il a démarré on a tout très bien fait on a tout très bien fait et en particulier moi j'ai eu vraiment raison de ne pas reconfiner il l'a dit en message subliminal vous savez fin janvier quand tous les scientifiques la plupart des scientifiques hurlaient qu'on allait avoir des dizaines de milliers de morts oui mais c'est le numéro habituel il a aussi fait le numéro sur l'économie d'ailleurs en disant qu'avec nos 6% de croissance prévue on était parmi les tout premiers ou les tout premiers d'Europe ce qui est vrai d'ailleurs mais ce qui correspond aussi au fait qu'on a été parmi ceux où la croissance est tombée le plus bas donc c'est facile de remonter donc évidemment la marge pour remonter est beaucoup plus grande l'Allemagne sera à 3,5 quand nous on sera à 6 mais elle est tombée beaucoup beaucoup moins bas que nous elle a confidé moins et d'une autre façon et elle a aidé d'une autre façon aussi on ne peut pas dire moins mais elle a aidé davantage les entreprises que les individus chez nous tout a été mis quand même sur le chômage partiel et d'ailleurs on sort de là avec un chômage de 8% le président s'est aussi félicité du nombre extraordinaire de création d'emplois on est toujours à 8% de chômage ce qui n'est pas mal mais il reste des tas de gens qui sont en chômage partiel le chômage allemand est à 6% sans chômage partiel Sur la situation sanitaire Vincent Bordenave est-ce que le président Macron a eu raison de s'auto-féliciter au début comme on vient de l'évoquer avec Judith Vintraume est-ce que ces mesures qui viennent de prendre arrivent à temps est-ce qu'on arrivera à faire face à la quatrième vague qui se profile devant nous ?

55:43
Présentateur

Est-ce qu'on arrivera à faire face à la quatrième vague je l'ignore et est-ce qu'il y aura une quatrième vague aussi je ne sais pas la réponse à cette question et même aucun épidémiologiste n'a cette réponse parce qu'on n'est pas en capacité de savoir comment est-ce que l'augmentation de l'incidence donc du nombre de cas se manifestera se transformera en une augmentation des formes graves des hospitalisations et des décès donc on est un peu dans une situation d'expectative en regardant l'Angleterre en espérant que ce qui se passe continue de la même manière qu'il n'y ait pas une explosion des hospitalisations une explosion des cas graves et des décès et est-ce que les mesures sont annoncées trop tard en tout cas elles ont un effet vu que là le site de Doctolibre est saturé ce soir et pris d'assaut pour se faire vacciner le fait est qu'on n'avait pas suffisamment de doses de vaccin au début de l'année pour vacciner tout le monde qu'il fallait y aller crescendo que la vaccination commençait à marquer le pas et que pour la première fois depuis le début de la campagne de vaccination il y avait énormément de doses en attente le président de la République a parlé de 9 millions de doses en attente et c'est ce qui correspond grosso modo au différentiel entre ce qui restait du nombre de doses du mois de juin et le nombre de personnes qui sont vaccinées depuis début juillet et les doses qu'on a pu recevoir donc ce coup de fouet à premiers échos qu'on peut avoir semble marcher en tout cas il interpelle et ça se voit vu les réactions sur les réseaux et on verra s'il est suffisant je l'espère et objectivement quand même d'un point de vue purement scientifique on peut se réjouir d'avoir des vaccins aussi efficaces aussi sûrs en un temps aussi rapide et qui peuvent nous permettre d'envisager un automne 2021 bien plus serein que ce ne fut le cas il y a un an on a un outil ça a été dit par le président de la République et pour le coup c'est vrai on a un outil qui nous permet de sortir de cette crise on a un outil qui nous permettra de ne pas revivre des confinements ou de ne pas avoir à faire un choix entre confiner et laisser des gens des gens mourir ou être intubés en réanimation cet outil c'est le vaccin et donc il faut il faut y aller le plus fort possible dessus j'ajoute aussi un point qui est important qui est vacciner le monde ça a été dit par le président de la République là aussi ce n'est pas de la formule parce que le danger est que sinon on se protège du virus le laisser se propager dans d'autres pays et voir apparaître de nouveaux variants qui eux pourraient échapper au vaccin ce qui n'est pas le cas encore aujourd'hui c'est un point important et sur lequel il faudra aussi être très vigilant

58:22
Invité

il a parlé aussi on peut en glisser à moi cette occasion de renforcer les contrôles aux frontières le mot renforcer fait un peu rire parce que vu qu'ils étaient quasiment inexistants jusqu'à présent si Michel Barnier a raconté qu'ils étaient fait contrôler en revenant de Bruxelles peut-être qu'ils l'ont reconnu si on dit on va contrôler Michel Barnier comme ça il racontera que les contrôles sont effectifs il est temps globalement même si effectivement c'est pas pour les pays intra-européens intra-européennes c'est que pour les pays hors union européenne qu'il y aura un renforcement des contrôles là il est rentré de Bruxelles il a été contrôlé Clément Beaume disait n'allez pas en Espagne évitez d'aller en Espagne au Portugal j'ai regardé les chiffres de vaccination en Espagne les plus de 75 ans c'est presque du 100% de vaccinés vous vous rendez compte le fossé avec nous la différence on a la chance d'avoir cet instrument il faut y aller j'ai parlé tout à l'heure de l'autorisation beaucoup trop tardive de néo-genre de recevoir leur seconde dose ou même la première maintenant sur les lieux de vacances et pas au domicile on a trop attendu il faut faire ça massivement deuxième chose pour laquelle on a beaucoup trop attendu c'est de communiquer aux médecins la liste de leurs patients vulnérables non vaccinés alors la CNIL la Commission nationale informatique et liberté vient enfin de donner l'autorisation mais tenez-vous bien ils ont le droit de savoir les médecins mais ils n'ont pas le droit d'essayer de convaincre les personnes en question de se faire vacciner on marche sur la tête Vincent Bordenave il y a une personne dans le chat et c'est vrai qu'on n'a pas abordé cette question mais effectivement Macron a laissé entendre qu'il y aurait donc une troisième dose qui serait possible et qu'on pourrait prendre rendez-vous pour les personnes qui ont déjà terminé leur schéma vaccinal depuis plusieurs mois et qui pourraient prendre rendez-vous dès le mois de septembre pour une troisième dose est-ce qu'on pourrait revenir sur les avantages les bénéfices de cette troisième dose Vincent Bordenave

1:00:26
Présentateur

il parle d'un rappel puisque une troisième dose c'est une nuance c'est une nuance mais qui est quand même importante parce qu'elle ne serait pas pour tout le monde en tout cas de ce qui est fait dans certains pays c'est le cas en Israël et ce qui sort un peu de la littérature scientifique c'est que pour les personnes les plus fragiles ou dont le système immunitaire est le plus faible donc là encore on est toujours sur les mêmes publics les personnes les plus âgées le taux d'anticorps qui est produit par la vaccination ne deviendrait trop faible au bout de quelques mois et il faudrait ce rappel pour rebooster un peu le système immunitaire c'est une possibilité on n'a vraiment encore pas assez de recul pour savoir si ce sera nécessaire pour l'ensemble de la population si ce sera nécessaire par rapport à de nouveaux variants les données de la littérature sont scientifiques et les retours qu'on peut avoir sont même plutôt rassurants dans l'autre sens les deux doses des vaccins et particulièrement des vaccins ARN semblent très robustes sur le long terme parce que la réponse immunitaire c'est les anticorps mais les anticorps c'est qu'une partie de la réponse immunitaire c'est la partie visible mais le système immunitaire est beaucoup plus complexe et il y a d'autres mécanismes qui se mettent en branle après dans notre corps et qui permettent de neutraliser le virus donc je pense que c'est vraiment là c'est vraiment une annonce qui vise à rassurer à dire ceux qui veulent rester vaccinés il y aura des vaccins pour vous et ceux qui ont peur à la rentrée d'être vulnérables au virus ne vous inquiétez pas on vous permettra d'avoir une troisième dose donc ce rappel mais il ne s'agit pas de le rendre obligatoire pour tous ceux qui ont déjà deux doses de vaccin et surtout il ne sera peut-être pas indispensable pour la plupart d'entre nous on attend de voir pour ça et je répète les premières données indiquent plutôt le contraire

1:02:20
Invité

Abdeslam Bouzafa qui nous rejoignent sur le chat du Figaro live sur Youtube et qui nous demandent est-ce que le confinement a été instauré parce que j'ai raté le début non le confinement n'est pas instauré à part si vous vivez à la Réunion ou en Martinique où le couvre-feu revient dès demain dans ces deux territoires en revanche ce qui nous concerne en France métropolitaine c'est que dès le 21 juillet le pass sanitaire est élargi aux endroits recevant du public de moins de 5 pour les rassemblements de moins de 50 personnes de plus de 50 personnes pardon et puis début août on n'a pas encore la date parce qu'il faut que ce soit voté ça sera élargi à tous les lieux recevant du public les bars les restaurants les cinémas les salles de sport alors il a parlé des complexes commerciaux mais pas des petits commerces est-ce que c'est à des sages je ne sais pas effectivement il a parlé des centres commerciaux est-ce que ça concerne également les supermarchés on ne sait pas il faudra peut-être des précisions notamment avant début août avant cette entrée en vigueur de toute façon tout sera dans le texte de loi qui doit être voté tout sera certainement présenté par le Premier ministre c'est un peu comme ça que ça a fonctionné tout au long de cette crise sanitaire le Président annonce un calendrier et puis c'est c'est le Premier ministre qui donne les dates exactes et les modalités alors Rémi Prost qui commente également sur Youtube Rémi Prost boucle pardon j'ai écorché votre pseudo intégral oui j'ai une question est-ce que l'on peut vivre encore librement comme en 2021 ou faudra-t-il montrer un pass sanitaire pour cela et Maxime qui nous déclare il faut arrêter avec le vaccin n'est pas obligatoire car le pass sanitaire pour aller faire ses courses en sachant que les tests PCR et autres deviendront payants c'est une obligation dissimulée oui ça revient à ça ça revient complètement à ça tout à fait mais pourquoi ne pas avoir dit clairement alors ?

et bien c'est la question qu'on peut poser et je pense avoir apporté des éléments de réponse en rappelant que la présidentielle est dans neuf mois justement on peut faire un petit point sur au moins les 15 dernières minutes de ce discours qui était en deux parties donc une première partie sur la réponse à cette crise sanitaire et cette quatrième vague et une seconde partie consacrée au bilan du quinquennat de Macron et puis les possibles annonces sur les prochains mois évidemment il y avait un point qui était extrêmement attendu c'était la réforme des retraites tout en disant qu'elle est absolument indispensable Emmanuel Macron l'a enterré en tout cas jusqu'à la présidentielle alors il a parlé de réunir les partenaires sociaux mais il a dit tant que la crise tant que cette épidémie ne sera pas sous contrôle tant que la crise sanitaire ne sera pas finie et un peu plus tôt dans son allocution il avait dit qu'on n'en aurait pas fini avec la Covid de toute l'année 2021 et d'une partie de l'année 2022 donc normalement ça devrait tenir pour ne pas avoir la réforme des retraites jusqu'à l'élection présidentielle qui s'il tiendra en avril ou en mai 2022 Vous pensez qu'elle fera partie de son programme ?

Elle sera à l'évidence dans son programme d'où le dégagement relativement long qu'il y a consacré Donc ça c'est une réforme qui fâche, qui saute En revanche l'application au 1er octobre de la réforme de l'assurance chômage est un chiffon rouge pour les syndicats qui étaient absolument tous contre y compris la CFDT Alors dans cette partie de son intervention Emmanuel Macron a clairement visé l'électorat de droite Il a dit mais deux fils conducteurs enfin je ne sais plus le mot qu'il a employé mais deux piliers de mon programme évidemment en s'exprimant en tant que candidat à sa propre succession seront le travail et le mérite qui sont vraiment des...

Les marqueurs de la droite Les marqueurs de la droite D'où cette traduction concrète par l'annonce de la mise en application de la réforme de l'assurance chômage Il a dit clairement qu'on pouvait encore en France gagner davantage grâce aux allocations diverses et variées qu'en travaillant et que ça n'était pas normal et même s'il a donné un peu un gage un petit gage à son aile gauche sur le revenu d'engagement pour les jeunes qui sera mis en place dès septembre dont on ne connaît pas encore les contours ni on ne sait pas non plus à quel public précisément ça va s'adresser est-ce que c'est tous les jeunes pas tous les jeunes tout ça reste à préciser Clairement il continue tirant les leçons des régionales où les sortants de droite ont été réélus très confortablement à la tête de leur région je pense à Valérie Pécresse je pense évidemment à Xavier Bertrand et puis surtout à Laurent Wauquiez qui a fait le plus beau score parmi les sortants de droite même si nationalement le plus beau record revient à une socialiste Carole Delgave en tout cas les trois scores étaient très confortables des victoires sans appel donc ça veut dire que la droite n'a pas dit son dernier mot pour la présidentielle il en tient compte et c'est à son électorat qu'il s'adresse et quand il a parlé il a également parlé de la relocalisation d'industrie pharmaceutique c'est pour grappiller des voix aussi à droite c'est un discours qui s'entend ça il fait vibrer la fibre souverainiste ça c'est une application qu'il avait prise dès les européennes lui qui est tellement pro-européen avait commencé à introduire la notion de souveraineté nationale même s'il l'appelait plutôt souveraineté européenne d'ailleurs enfin là il parle clairement de la réintroduction d'entreprises en France est-ce qu'il va joindre les actes à la parole je signale juste il a parlé de la production de paracétamol qui est partie les patrons des grands labos vous disent que la raison pour laquelle la France a cessé de produire c'est évidemment une question de coût du travail le coût du travail est beaucoup trop cher en France pour produire le tellement mais pas seulement il y a aussi une raison de sur-transposition des normes écologiques la France est la championne des contraintes renforcées dès que l'Union Européenne vote une règle pour préserver l'environnement nous on en rajoute et ça aussi a lourdement contribué à faire fuir les labos or il a parlé de l'objectif écologique à plusieurs reprises alors je voulais également dans le chat toujours et je vois que ça débat toujours sur la vaccination l'obligation pas obligation et également sur les tests PCR qui effectivement ne seront plus remboursés les tests PCR de confort comme on appelle ça est-ce que vous pouvez nous en dire un mot Vincent Bordenave qu'est-ce que c'était que ces tests PCR de confort et pourquoi ils ne seront plus remboursés à partir du mois d'octobre il me semble oui c'est ça à l'automne pardon il n'a pas donné date

1:09:54
Présentateur

c'est cocasse de tests PCR de confort comme c'est inconfortable de subir ces tests il s'agit en fait des tests qu'on pouvait faire avant de voyager de prendre l'avion pour partir à l'étranger avant d'aller au stade depuis que les stades ont pu réouvrir ou à chaque événement qui rassemblait plus de 1000 personnes donc un festival un concert etc pour aller voir les grands-parents à partir du moment où on ne prenait pas un avion pour aller à l'étranger

1:10:28
Invité

il y a beaucoup de gens qui se disaient qui faisaient ça je ne veux pas exposer oui

1:10:33
Présentateur

donc c'est pour ça que le déremboursement de ces tests pose une question pour toutes ces situations là des gens qui voulaient ne pas prendre de risque avant d'aller voir leurs grands-parents avant des rassemblements familiaux mais là il n'y avait pas d'obligation de le faire mais on le faisait de bon gré et l'objectif tout simplement c'est de forcer ces gens à ne plus compter sur ces tests mais à avoir un cours au vaccin et dès aujourd'hui parce que pour avoir un passeport sanitaire il va falloir attendre deux semaines après la deuxième dose dans le meilleur des cas l'espacement entre les deux doses et les trois semaines donc quelqu'un qui aurait rendez-vous demain et au vu de l'influence sur Doctolive ce soir je pense que c'est compliqué pourrait avoir un test un passeport sanitaire prêt pour la rentrée donc pour l'automne tout juste

1:11:26
Invité

alors dans le chat vous êtes nombreux à vous indigner de cette obligation vaccinale déguisée avec ce passe sanitaire obligatoire un peu partout finalement Happy Days nous dit si on ne nous traitait pas constamment comme des veaux peut-être que le peuple aurait un tant soit peu confiance en ses dirigeants en réalité cette situation est bien du fait de Macron Ericsson qui nous rejoint Ericsson qui nous dit bonsoir j'ai raté l'allocution bonsoir à vous le passe sanitaire sera obligatoire pour les hôpitaux et les magasins alimentaires c'est donc une question avec un point d'interrogation les hôpitaux oui et magasins alimentaires ça reste à préciser voilà ça reste à préciser ça dépend de leur dimension il a parlé des complexes commerciaux des centres commerciaux effectivement je vois notamment une tonalité donc dans le chat qui commence à grimper une tonalité un peu vindicative donc Emmanuel Marillet qui nous dit il faut se rebeller et faire pire que les gilets jaunes et Justina Lisse je suis heureuse de lire tous vos commentaires de rébellion et je suis de tout coeur avec vous pour montrer notre colère contre toutes ces normes Judith Vintraume est-ce que vous pensez que ces mesures vont être acceptées par la population ?

je pense que ceux qui se manifestent le plus sont le plus contre la vaccination j'ai remarqué qu'y compris parmi les gens pas encore vaccinés et qui n'avaient pas l'intention de le faire prochainement quand on leur demande ce qu'ils feront quand la vaccination sera obligatoire ils disent je me ferai vacciner il y a quand même une partie de légaliste à mon avis le problème est plutôt inverse est-ce qu'on peut se permettre d'attendre pour vacciner tout le monde étant donné que comme l'a dit Emmanuel Macron c'est une course de vitesse donc de toute façon il y a une proportion de gens Vincent disait 20-30% de gens qui refusent de se faire vacciner les gens qui travaillent les instituts qui travaillent sur les antivax disent c'est autour de 10% les vrais antivax c'est autour de 10% c'est une toute petite frange oui 10-15% donc cela de toute façon il y a un risque qu'on ne les convainque jamais tant pis pour eux tant pis pour eux quand ce sera obligatoire partout mais mettre toute une société sous cloche parce qu'une infime minorité refuse la moindre contrainte pour se protéger protéger notre système de santé et protéger les autres ce n'est pas possible alors ça continue beaucoup on ne va pas pouvoir continuer indéfiniment avec vous ça fait déjà maintenant 45 minutes que nous débriefons les annonces d'Emmanuel Macron je vous pourrais retrouver donc tout le détail des annonces sur le figaro.fr avec des papiers récap Nini 2021 qui nous rejoint à l'instant et qui nous dit je n'ai pas suivi le vaccin est-il devenu obligatoire pour les personnels soignants et bien oui à partir de j'ai oublié la date je peux le retrouver Vincent Bordenaf si vous vous souvenez l'obligation pour les soignants c'est pour tout de suite et ce sera contrôlé le 15 septembre non les sanctions ne commencent que le 15 septembre oui c'est ça et pourquoi il laisse jusqu'au 15 septembre c'est parce qu'il faut quasiment deux mois pour avoir le parcours

1:14:46
Présentateur

il n'a pas précisé si les sanctions auraient lieu s'il y avait une seule dose je ne pense pas ça paraît très incongru mais c'est pour laisser autant de prendre rendez-vous et l'obligation elle deviendra effective enfin elle est effective dès demain et il y aura un contrôle et donc une véritable obligation dès le 15 septembre c'est paradoxal parce que dès le 1er août dès le 1er août pour le coup il y aura obligation d'entrer un passeport sanitaire pour l'ensemble des lieux plus de 50 personnes donc l'ambition c'est quand même d'accélérer cet été les injections et les injections quotidiennes et d'éviter à tout prix un rebond de l'épidémie à la rentrée

1:15:28
Invité

Merci beaucoup Vincent Bardenave je rappelle pour tous les internautes qui vous ont suivi et qui ont suivi vos explications vous êtes journaliste scientifique donc au service science et médecine du Figaro on retrouve vos papiers dans le Figaro et puis sur lefigaro.fr quant à vous Judith Bintraud vous êtes journaliste au service politique du Figaro Magazine on vous retrouve donc sur le Figaro enfin sur lefigaro.fr et également dans les pages du Figaro Magazine merci beaucoup d'avoir été avec nous pendant ces 45 minutes à très vite sur Figaro Live vous étiez vraiment vraiment nombreux je ne peux pas tous vous saluer en tout cas je vous salue ceux que je vois sur lefigaro.fr Siche Gédebord Criss Cross et Té Châtiblama et Yaka Faucon qui est là depuis maintenant longtemps avec nous merci à vous tous pour vos commentaires vos réactions à très vite sur Figaro Live merci à vous