Age de départ, durée de cotisation, régimes spéciaux, pension minimale : quelle réforme des retraites ?
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France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès
A noter aussi un chapitre sur les carrières longues Ceux qui ont travaillé avant 16 ans pourront toujours partir à 58 ans 62 ans pour ceux qui ont travaillé juste avant 20 ans Avec un plafond à 44 ans Soit un an de plus quand même que les 43 ans des carrières dites normales On en parlera bien sûr au fil de vos questions Mais le minimum retraite pour les carrières complètes passe à 1200 euros Ce qui compte aussi d'ailleurs pour les retraites actuelles Nous avons désormais des chiffres et des dates qui doivent permettre une négociation C'est censé se passer comme ça devant le Parlement au plus vite Ce sera au printemps prochain Avant cela vous avez entendu les partis de gauche et les syndicats promettre de monter au front Tout de suite Et le tout de suite vous le connaissez puisqu'on l'a appris il y a un tout petit instant La première journée de mobilisation des syndicats c'est jeudi prochain Le 19 janvier prochain Voilà donc ce n'est pas seulement la réforme ce qui est sur la table C'est aussi tout ce qui va avec Et c'est le téléphone sonne ce soir Soyez les bienvenus Le téléphone sonne 01 45 24 7000 Allez vos questions comme d'habitude Pour commencer la première c'est la vôtre Yves Soyez le bienvenu bonsoir
Oui bonsoir Alors actuellement l'âge de la retraite est à 62 ans Avec 42 euros de cotisation Si l'on passe à 43 euros
42 ans
42 ans de cotisation Si l'on passe à 43 Pourquoi l'âge légal recule de 2 ans ? Voilà ça c'est une première question Et pourquoi ne se contente-t-on pas de 43 ans de cotisation Et ne plus parler d'âge légal de départ à la retraite ?
Et ça c'est le grand débat L'âge de cotisation ou l'âge légal Yves merci pour cette première question Pour discuter ensemble jusqu'à 20h Il y a François Spresso qui est avec nous Bonsoir Bonsoir C'est un éditorialiste politique au monde Mathieu Planella Économiste à l'OSCE Bonsoir Bonsoir On aura quelques invités au fil de ce téléphone Johnson aussi Mathieu Planella C'est ça la grande question effectivement Qu'on se pose à chaque réforme des retraites Est-ce qu'on bouge l'âge ? Est-ce qu'on bouge les années de cotisation ?
Et en général On finit effectivement par bouger les deux Tel que Elisabeth Borne l'annonce tout à l'heure Elle dit Elle Le mot qu'elle emploie c'est juste Est-ce qu'on est plus juste Quand on est tout prêt Entre 43 et 63 ans Qu'on ne l'était au fond Entre 42 et 62 ans ou pas ?
Plus juste je ne sais pas Pour les gens Ce n'est pas forcément plus juste De travailler plus longtemps La question Elle est de l'équilibre générationnel C'est-à-dire de la solidarité intergénérationnelle Mais ça veut dire que c'est aussi une génération Qui travaille à plus que la précédente Pour maintenir les pensions de retraite Des personnes actuellement Parce qu'elles sont plus nombreuses Donc ce déficit des grandes démographies Conduit à ça Par contre sur les questions de justice Disons que la durée de cotisation En soi est plus juste Que le report de l'âge légal Parce que ça veut dire que des gens Qui auraient pu liquider leur retraite Et qui ont 43 ans Ne peuvent pas partir Parce qu'ils n'ont pas l'âge légal Donc ça permet de faire des économies En fait au système Parce que ces personnes-là Ou alors il faut des dispositifs Particuliers Soit de carrière longue Ou de pénibilité Mais donc on n'a pas Enfin en tout cas Le gouvernement n'a pas fait le souhait De faire juste la durée de cotisation Qui était déjà une réforme en cours Dans le cadre de la réforme touraine Qui devait être 43 ans en 2035 Et qui était passée en 2027 là Mais en plus Conditionnée à un report de l'âge légal
Voilà donc on accélère effectivement La réforme touraine au fond Enfin en tout cas Sur les années de cotisation Françoise Presso Un peu de politique là-dedans Le 64 au lieu de 65 C'est de la pure politique C'est pour s'attirer la droite C'est certainement pas Pour parler à l'opinion
Moi je pense que ce qu'il faut retenir Comme idée C'est qu'Emmanuel Macron Ne voulait pas toucher A un autre paramètre Que l'âge L'âge ou la durée de cotisation Pourquoi ?
Parce qu'il est dans un raisonnement De dire au fond Depuis que je suis arrivé C'est-à-dire depuis mon premier quinquennat J'essaye de faire une politique Qui soutienne l'offre Une politique qui consiste à dire aux français Si vous voulez qu'on s'en sorte Qu'on réduise un peu nos déficits Et qu'on finance tout ce qui doit être financé Il faut travailler davantage Et je pense que c'est vraiment la ligne rouge De son double mandat Essayer de travailler davantage Alors après il y a deux façons d'y parvenir Soit vous jouez sur l'âge Soit vous jouez sur la durée de cotisation Il y a eu une négociation avec la droite Qui est absolument évidente Et où la droite a dit Nous on préférerait à la limite Jouer sur les deux paramètres Parce que le premier Quand vous jouez sur l'âge légal Ça touche beaucoup Ceux qui ont commencé à travailler tôt Quand vous jouez sur la durée de cotisation C'est plus pénalisant pour les carrières hachées Donc en mixant les deux On essaye d'atténuer les deux Mais ce qu'il faut retenir C'est qu'Emmanuel Macron a exclu Tout autre solution Qui pouvait consister par exemple A augmenter les cotisations Ou peut-être augmenter les contributions Donc on a affaire je pense A une vraie bataille idéologique Derrière les calculs sur les futures pensions
Et vous dites dans ce qui était dans son logiciel au départ Que effectivement le relèvement de l'âge de la retraite Servait à financer le système Mais aussi beaucoup de choses à côté On a bien entendu martelé là Par Elisabeth Borne Par Bruno Le Maire Après chaque euro sera utilisé Pour financer les retraites On a l'impression qu'il faut remettre ça Au centre du village si je puis dire encore
Il faut remettre ça au centre parce qu'en fait Je pense que les deux discours sont complémentaires Mais qu'ils prêtent à confusion Quand vous augmentez effectivement Le départ à la retraite Ou quand vous augmentez la durée de cotisation Vous faites rentrer de l'argent en plus dans le système Donc ça finance les retraites Mais ce qu'a voulu dire Emmanuel Macron Et je pense qu'il a été très mal compris C'est de dire Si on augmente le volume de travail C'est-à-dire que si on met davantage de personnes au travail Ou si on prolonge la durée Ça fait des cotisations en plus Ça fait aussi de la production en plus Et grâce à ce surcroît de croissance On peut financer notre modèle social C'est ça que je pense qu'il a voulu dire Mais ça a été extrêmement mal compris Parce que tout le monde a dit Il va financer la dépendance avec ça Et voilà Donc on a deux discours Qui sont complémentaires Mais qui sont parfois difficiles à comprendre
Avec Mathieu Plane Parce que l'une des spécificités Que nous avons nous en France C'est que beaucoup de seniors Arrivent à la retraite au chômage A un chiffre de 11 et quelques pourcents Vous m'arrêterez si je me trompe De gens qui en tout cas Ne travaillaient pas réellement Au moment où ils ont pris leur retraite C'est plus que ça
Je crois que c'est presque 50% Des personnes qui liquident leur retraite Ne sont pas en emploi
Alors voilà Moi ce que j'avais cru comprendre C'est qu'ils étaient 11% Et totalement au chômage
Ou en inactivité Exactement
Avec quelques enfants Ça pour le coup Alors il nous parle là Pour les seniors D'un index senior pour les entreprises Mais pour pouvoir combler ça Et faire en sorte Que les gens travaillent plus longtemps Là c'est un aide en morceau Qu'on a devant nous
En fait le raisonnement Est assez arithmétique C'est à dire que Effectivement L'idée d'allonger La durée de cotisation Le report de l'âge égal C'est d'augmenter Le volume de travail Et notamment le volume de travail Des seniors Si vous faites des projections Moi je regardais ça À 2030 Ça veut dire qu'en gros On va avoir un million De seniors Il faudrait un million De seniors en emploi De plus qu'aujourd'hui Donc toute la question C'est comment les entreprises Les intègrent Dans le parcours de carrière Et comment elles font Pour les garder Il faut savoir que Aujourd'hui Si on regarde L'étrange d'âge Des 60 64 ans Donc celle qu'elle a pu Concerner Le taux d'emploi Est de 30 Un peu plus de 30% C'est à dire qu'il y en a Deux tiers qui ne sont pas En emploi Donc c'est à dire qu'il va falloir Aller beaucoup plus loin Et pas justement Mettre ces personnes là Au chômage Sinon d'abord Il y aura des difficultés sociales C'était le coup classique Et puis budgétairement Il n'y a pas de gain Donc il y a toute la réconciliation Aujourd'hui De continuer à former des gens Qui ont commencé à travailler Plutôt jeunes Pour les maintenir Jusqu'à 64 ans En emploi Alors même qu'aujourd'hui On voit le taux d'emploi De cette génération là Est plutôt de 33%
Et la question que je me posais C'est si on avait la capacité De faire ça Dans un laps de temps Qui est finalement Extrêmement court En fait Parce que là L'aplanissement Et le démarrage Se fait en combien 7 ou 8 ans
Oui mais alors Là aussi Il y a un raisonnement Du gouvernement Qui vaut ce qu'il vaut Mais qui consiste à dire Au fond si on ne bouge pas C'est à dire que Si on ne recule pas L'âge légal Les entreprises ne bougent pas Et là L'index des seniors D'ailleurs C'est à dire Essayer de publier Le comportement Des entreprises Vis-à-vis des seniors Le MEDEF En voulait pas du tout Parce qu'il dit C'est stigmatisant C'est contraignant Donc on voit Qu'il y a toute une bataille Notamment par rapport A l'attitude des entreprises Qui souvent Ont eu pour attitude De faire des pré-retraites Ou en tout cas De se débarrasser Des seniors Parce que c'était un charge Et parce qu'ils voulaient Embaucher des jeunes Donc là Je pense qu'il y a Une vraie révolution Culturelle A mener Et on voit Qu'à chaque fois Que vous allongez L'âge de départ A la retraite Il y a quand même L'emploi des seniors Qui s'améliore Donc le pari Du gouvernement C'est dire Bon bah maintenant On est fait d'entraînement Et il faut bouger
Je voudrais qu'on accueille Catherine Perret Qui est avec nous Bonsoir Bonsoir Secrétaire confédérale De la CGT Catherine Perret J'imagine que vous n'avez pas été Étonnée Parce que vous avez Évidemment entendu Donc le programme Des organisations syndicales Et de la vôtre On le connait Premier rendez-vous Dans la rue Le 19 janvier Avec le reste Des organisations syndicales C'est ce que vous avez Décidé immédiatement Après cette conférence de presse
Exactement Vous voyez On savait déjà Ce que Mme Borne Allait annoncer Et on ne s'est pas trompé Puisqu'elle confirme Les régressions sociales A la fois En reculant l'âge légal Et en augmentant Le nombre de trimestres Ce qui est quand même Extrêmement violent Notamment pour les salariés Qui ont connu Des périodes de chômage Pour les femmes Qui ont des carrières achées Et en même temps Pour tous les salariés C'est au minimum Deux ans de plus Pour travailler Donc on avait Toutes les organisations syndicales Depuis des semaines Prévenus le gouvernement Que nous étions opposés Tous A ce reportage Et donc Très rapidement Vous l'avez vu Les organisations Se sont réunies Ce soir Et en un quart d'heure Nous avons décidé Un premier appel A la grève Et à la mobilisation Le 19 janvier Bien évidemment C'est une première étape Et tant que le gouvernement Maintient son projet Les organisations syndicales Sont mobilisées Et on espère évidemment Que dès le 19 janvier Il y aura des millions de gens Qui vont s'exprimer Exprimer leurs refus
Catherine Perret Ça veut dire On a bien compris Que c'était Retirer le projet Ou rien On est d'accord Qu'il n'y a pas de marge Pour vous Il n'y a aucune marge Puisque Comme vous le dites Une ligne rouge A été franchie Néanmoins Quand même Quand vous regardez Les fameux 1200 euros Par exemple Pour Les petites retraites Lorsque La carrière A été complète Les ajustements Qui ont pu être faits Parfois Sur la pénibilité Est-ce que tout est à jeter Réellement Catherine Perret Dans ce qui a pu être ajusté Ces dernières semaines
Mais nous ce qu'on dit C'est quand même Que la retraite Vous le savez bien Ça dépend fortement Des salaires Et quand on propose De garantir Des pensions À environ 1 500 000 salariés De 2200 euros Ça ne permet pas De vivre correctement Nous à la CGT On a estimé On a d'ailleurs Y compris interrogé Les retraités actuels Pour vivre Surtout en ce moment Avec l'inflation Galopante Il faut au minimum 2000 euros Et nous On avait posé Un projet De contre-réforme Au gouvernement En disant Il y a les moyens De faire rentrer Des recettes suffisantes Dans les caisses de retraite Pour garantir A tout le monde 2000 euros brut
2000 euros brut Ça fait quand même Une vraie somme Au bout du compte Pardon Catherine Perret Que vous financiez De quelle manière Que vous allez chercher Comment ?
Il y a plein de solutions Pour financer La première des solutions C'est d'appliquer Déjà par exemple L'égalité salariale Entre les femmes Et les hommes Parce que quand on parle D'index pour l'emploi Des seniors Ça nous fait malheureusement Grincer des dents Puisqu'il y a déjà Un index pour l'égalité Entre les femmes Et les hommes Et pourtant Il y a toujours 27% de différence À travail égal Entre un salaire féminin Et un salaire masculin Si on appliquait Les lois quand même Qui je le rappelle Sont très anciennes Maintenant en matière D'égalité salariale On ferait rentrer Près de 6 milliards D'euros par an Pour financer De bonnes retraites Et de nouveaux dispositifs Il y a également Moyens de conditionner Par exemple Les aides publiques Qu'on donne Aux entreprises Au maintien Des seniors Dans l'emploi Je vous rappelle Que c'est quand même Près de 160 milliards D'euros Qui ont été donnés Aux entreprises Sans contrepartie Et sans garantie D'efficacité Puisque les licenciements Continuent Donc il y a moyen De trouver Des recettes supplémentaires Les questions Des retraites C'est pas un problème Des dépenses On l'a vu Le conseil d'orientation Des retraites A clairement dit Qu'il n'y avait pas Péril en la demeure Mais par contre Si on veut Des droits nouveaux Et la France C'est un pays riche Et bien Il faut augmenter Les recettes
Catherine Perret Vous l'avez dit Ça commence Le 19 On a bien compris Qu'il y aurait Un front syndical Qui serait important Dans la rue Est-ce que Dans ce front syndical Il y a aussi Un front politique C'est-à-dire que Est-ce que Dans vos cortèges Il y a aussi Les partis de gauche Est-ce que c'est Comme ça Que vous envisagez Les jours De contestation Que nous avons Devant nous
Très clairement Ce sont les organisations Syndicales Qui ont La responsabilité D'organiser la grève Et les manifestations Et bien évidemment Tous ceux qui Contestent ce Projet régressif Sont les bienvenus Les associations Les forces politiques Et les citoyens D'une manière générale Sont appelés A manifester Aux côtés Des organisations syndicales Bien sûr Qu'il va falloir Travailler Toutes ces convergences Mais c'est quand même Les salariés Qui sont en contact Tous les jours Dans les entreprises Et dans les services Pour organiser Justement la grève Et nous appelons Donc tous les salariés Du privé A dès la semaine prochaine Se mobiliser Ça peut être déjà Une première heure De grève Qui permet D'arrêter la production Dans une usine C'est aussi Évidemment Des manifestations Des initiatives Qui permettent aussi De bloquer l'économie Et plus vite Et plus nombreux on sera Plus vite on va gagner
On a entendu Catherine Perret Je vous remercie Secrétaire confédérale De la CGT Merci de votre passage Chez nous Françoise Fressos On verra si cette convergence Functionne Le dit elle-même Catherine Perret Est-ce que vous avez Le sentiment que nous avons En face de nous Une longue période De contestation Qui ressemblera A ce qu'on a vécu A la fin 2019 Lors de la dernière réforme Celle qui était à point Qui finalement N'a pas eu lieu Est-ce que dans l'atmosphère Que vous sentez en France Il y a ça
Je ne peux pas jouer Madame Irma Parce qu'en fait Je n'en sais rien Je suis assez honnête Mais en revanche Ce qui est très intéressant C'est qu'on voit La structuration Du champ politique C'est-à-dire Je pense que le cœur De la réforme Touche Impact Les classes moyennes C'est-à-dire Les faiblement diplômés Donc ça C'est Si vous voulez Un électorat C'est Que Marine Le Pen D'une certaine façon A réussi à avoir pour elle Il y a une grande bataille politique Qui se joue Actuellement De comment on récupère Qui prend la tête De cette fronde Qui prend la tête De cette fronde Donc on a Les partis de gauche Unis Pour la première fois Unis dans cette bataille Qui disent au fond Le projet du gouvernement Est inacceptable Il faut le retrait Vous avez Marine Le Pen Qui va elle Essayer de garder Ses troupes Et vous avez Une opinion publique Qui pour le moment Est assez hostile Au gouvernement Qui ne comprend pas Non plus Pourquoi il entre Dans la réforme Parce qu'au fond Le discours de la CGT Qui dit La France est riche Et on n'a pas De problème de déficit C'est assez partagé Et donc Je pense qu'il y a Un vrai risque De la part du gouvernement De s'être engagé Dans cette bataille Un risque assumé C'est vraiment Une bataille politique Autour de Est-ce qu'on maintient La politique de l'offre Pour essayer de Au fond Aider au réinvestissement De la France Et faire en sorte Que le pays travaille plus Et c'est ça La voie Pour en finir Un jour Avec le chômage de masse Ou est-ce qu'on a Un électorat Qui veut Défendre ses avantages Et qui veut aussi Crier Contre l'injustice Et là Et là Vous avez une bataille politique Qui est en train
De se nouer Et qui risque D'être importante Mathieu Plane Je ne vais pas vous transformer En grand spécialiste D'une réforme Dont on connaît Les contours Depuis une petite heure Mais je voudrais Qu'on écoute La question de Martine Bonsoir Martine Martine Oui on vous écoute
Oui bonsoir D'abord merci Pour la qualité De vos émissions C'est toujours Un plaisir Alors J'ai relevé un mot J'ai entendu à plusieurs reprises C'est la notion De juste C'est la notion De justesse Et on parle De beaucoup De catégories Y compris Notamment Surtout les gens Qui ont une retraite Complète Mais je pense Qu'on oublie De s'occuper Des gens Qui n'ont pas De retraite Complète Soit parce que Ce sont des femmes Et elles ont arrêté De travailler Pendant quelques années Soit parce que Ce sont des personnes Qui ont été au chômage Quand on est au chômage Il n'y a que quelques trimestres Qui sont accordés Si le chômage A été plus long Et bien on arrive A une retraite Qui n'est pas complète Et on arrive Comme plusieurs personnes Autour de moi A des montants de retraite Qui sont autour De 800 euros Donc on est très loin Des 1200 euros Dont on parle Bien évidemment Pour tout le monde Aujourd'hui Et on est encore plus loin Des 2000 euros Dont j'ai entendu parler Il y a quelques instants
Voilà
Donc j'ose espérer Que quelque chose Sera fait Pour cette catégorie là Que ce soit les femmes Et peut-être aussi les hommes J'ose espérer Parce que vraiment L'écart serait complètement Exacerbé Entre cette tranche là Et le reste
Merci Martine Merci à vous Je vous en prie Merci beaucoup Mathieu Plannes C'est vrai que c'est 1200 euros Qui sont une augmentation De 100 euros Pardon On parle des carrières complètes Est-ce qu'on a un chiffre Qui dit ça Sur combien de carrières complètes Il y a quand on arrive A la retraite honnêtement
Non je chiffre comme ça Non je ne pourrais pas vous le dire Non effectivement Le minimum contributif S'applique pour des carrières complètes Donc les 85% du SMIC Après pour ne pas avoir De décote Il faut aller à l'âge plafond Qui est de 67 ans En réalité Mais c'est au pro rata De ce que vous avez cotisé Donc effectivement Si vous avez une carrière hachée Après il y a le minimum vieillesse Qui est l'ASPA Qui est à 950 euros Je crois
Avec là par exemple Une avancée supplémentaire Ou en tout cas quelque chose de neuf Qui concerne les femmes Qui se sont arrêtées Pour élever leurs enfants Et dont les trimestres comptent Et comptent mieux D'après ce que j'ai compris moi
Ils seront mieux pris en compte Ça existe déjà Vous avez déjà Un supplément de cotisation Pour chaque enfant élevé Je crois qu'il y a de l'ordre De 4 trimestres Ou 4 ou 8 D'ailleurs je n'ai plus en tête Et donc il y a un supplément De cotisation Donc c'est vrai que c'est important De bien prendre en compte Ces facteurs là De carrière hachée Du fait d'avoir Arrêté de travailler Pour élever des enfants Et donc tout ça est important Et c'est vrai que On va dire La partie plus douce De la réforme Elle vit justement A rehausser ses minimums Et notamment Parce que des gens
Qui ont des carrières linéaires Honnêtement dans notre génération Et nous ça existe Dans la génération d'après Ça n'existe plus Les carrières linéaires
Et puis bien sûr On se pose la question Sur qui porte cette réforme Donc c'est vrai Qu'il y a d'abord Faire en sorte Il faut quand même savoir Que finalement Le système de retraite en France Est quand même assez protecteur Effectivement Il y a des difficultés sociales Mais si vous prenez Le taux de pauvreté Par exemple C'est un des plus bas du monde Sur le taux de pauvreté Des retraités Il est même plus bas Que le reste de la population On est à moins de 10% Donc il est plutôt Assez protecteur Mais ça ne veut pas dire Que ça protège tout le monde Et donc il y a cette nécessité D'augmenter Certains minimums Et notamment Le minimum contributif Mais par contre Il faut le financer C'est-à-dire que le financement Va porter sur d'autres personnes Qui vont devoir travailler Plus longtemps La fameuse classe moyenne Dont on parlait là
Je voudrais saluer François Ruffin Bonjour M. Ruffin Bonsoir Bonsoir Merci beaucoup d'être avec nous Parce que je sais que vous avez déjà Un meeting Là maintenant Après les annonces François Ruffin Député de la Somme Évidemment pour la NUP Encore une fois M.
Ruffin J'imagine pas de surprise Pour ce qui vous concerne On sait bien que la bataille Pour ce qui vous concerne Elle a commencé Dès ce soir Donc avec cette réunion Est-ce que ça veut dire Que d'emblée Vous savez vous le député Que ce qui va se passer au Parlement A partir du printemps N'aura finalement pas de sens Ne servira pas à grand chose Et ne bouleversera rien Ou est-ce que quand même Vous imaginez Qu'il se passerait Quelque chose au Parlement
Non mais Il va y avoir L'aménagement de la dentelle Mais le coeur du réacteur Il va pas changer Si jamais ça ne change pas Par dehors C'est-à-dire par la rue Par les gens qui se bougent Par les sondages Qui disent non On veut vraiment pas de ça Si jamais c'est pas par les gens Ça va pas changer par le Parlement Moi ce que j'ai vu ce soir Avec Mme Borne C'est une juge Quasiment une juge Qui vient rendre sa sentence Et qui vient dire Que ça sera deux ans de plus Deux ans de plus Pour les auxiliaires de vie Deux ans de plus Pour les caries Deux ans de plus Pour les femmes de ménage C'est-à-dire deux ans de plus Pour toutes celles Tous ceux dont le président Macron Disait dans le coeur De la crise Covid Il faut se rappeler Que notre pays tout entier Repose aujourd'hui Sur ces femmes et ces hommes Que nos économies reconnaissent Et rémunèrent si mal Et c'est eux Qui attendaient une récompense Enfin dont on espérait Qu'ils soient davantage reconnus Dans la société Ça va être les premiers Pénalisés par cette réforme
Est-ce que les mesures Les mesures d'ajustement On va les appeler comme ça C'est-à-dire Ce dont on parlait à l'instant Peut-être que vous entendiez Les fameux 1200 euros Pour les carrières complètes Etc La prise en compte De la pénibilité Est-ce que sur un certain Nombre de mesures Comme cela Vous dites On n'est pas loin Ou est-ce que même ça De toute façon Autant tirer un trait dessus
Si il pourra être gagné Ou à l'Assemblée On le gagnera Mais vous savez Là c'est quand même une nuit Il y a une agave Pour nous enfumer Moi j'en reviens presque Au président Macron lui-même Qui disait en 2019 Donc c'est pas si vieux que ça La situation a pas changé Tant que ça Qui disait Quand on est peu qualifié Quand on a une carrière facturée Bon courage déjà Pour arriver à 62 ans C'est ça la réalité De notre pays Et on va expliquer aux gens Mes bons amis Travailler plus longtemps Ça serait hypocrite Je veux dire que Pour moi Ça a été dit par l'interrupteur d'avant Qui disait Voilà Les retraites ont permis De diminuer le taux de pauvreté C'était un miracle Qui a été produit Par les retraites C'est-à-dire qu'on a divisé par 4 Le taux de pauvreté des personnes âgées Alors que pendant des millénaires Et bien Quand on vieillissait On vieillissait dans les classes populaires En étant dans la misère Ou au crochet de ses enfants Et ça Ça a été réussi par les retraites Mais il faut bien voir que déjà Le fait qu'on relève de 60 ans A 62 ans Ça a eu des conséquences Parce que Ça a été une multiplication Par 4 De personnes qui sont Revenues de solidarité active Entre 60 ans et 62 ans C'est-à-dire Ces personnes qui terminent Leur carrière Soit en étant viré Et en retournant plus au lot Parce qu'ils n'ont plus assez vite Soit En étant en invidéridité En inaptitude Parce qu'ils ont les épaules usées Parce qu'ils ont le dos brisé Parce que la santé A subi des chocs Et donc Là Rien que de 60 ans A 62 ans Ça a multiplié par 4 Le taux de personnes au RSA A ce moment-là Quand on va faire de 62 à 64 ans C'est évident que ça va avoir Les mêmes conséquences
On est parti pour un conflit long C'est ce qu'on entend Quand on vous écoute En tout cas François Ruffin Je vous pose la même question Que j'ai posée au fond tout à l'heure A la CGT Est-ce que ça veut dire Au moment où on se porte Cortège commun aussi Entre syndicats Et partis politiques Est-ce qu'on est parti pour Ce type-là de mobilisation Pendant les semaines qui viennent ?
En tout cas moi Il n'y a aucun doute Que je n'ai pas la date De jeudi prochain Pardon De jeudi 19 Derrière les syndicats Derrière les syndicats Avec les syndicats Que moi demain Je serai chez moi À Amiens Dans mon coin Pour retracter Sur les retraites Dans les ateliers Pour les ouvriers Pour les soignants Et les enseignants Et pour leur dire Que c'est maintenant C'est le moment C'est le moment de se bouger Vous savez Le gouvernement Il ne compte même pas Convaincre les Français Les Français On verra Comment ils réagissent Aux aménagements De cette réforme Mais ils ne comptent même pas Les convaincre Ce sur quoi ils comptent C'est sur la résignation C'est sur l'aquabon C'est sur le C comme ça Et nous on a le devoir De venir transformer Une espèce de colère froide Dans le pays On a une espérance En disant C'est possible de gagner C'est possible De battre en brèche Le gouvernement Si on y va tous ensemble Maintenant
Merci François Ruffin Je vous laisse à votre réunion Merci beaucoup De votre passage Chez nous François Sfresso Sur ce point là Ce que dit François Ruffin Sur le fait que Au fond De toute façon L'opinion Le gouvernement C'est qu'il ne l'a pas Là-dessus Et ça c'est un fait acquis Y compris pour Emmanuel Macron Non ? Alors il a quand même
Pour lui Ce qui est quand même C'est-à-dire Les électeurs Qui votent le plus Et c'est une sorte De pôle de stabilité Les retraités Donc moi je pense Que objectivement Il aurait pu peut-être Leur demander une contribution Compte tenu Des difficultés actuelles Mais on voit bien Qu'il n'a pas intérêt A attaquer sa base électorale Donc il n'a pas Toute l'opinion contre lui Il a les retraités Quelqu'un sur Twitter
A l'instant Qui m'envoie un message En disant Que les retraités Ne devraient pas avoir La parole Sur une réforme des retraites C'est juste une parenthèse Voilà Mais bon
Ils sont là Ils votent Et je pense que Le pari d'Emmanuel Macron C'est peut-être Pas tellement la résignation Mais c'est peut-être Que à force de mener Une politique continue Parce qu'il l'a fait quand même Il faut reconnaître ça Depuis le début Du premier quinquennat C'est-à-dire de dire J'arrête d'augmenter Les impôts Sur la production J'essaye de donner Des signaux Pour attirer Les investisseurs Faire de l'attractivité Faire de plus de production Il se dit au fond Pour mon électorat Il a quand même aussi 30% des électeurs Macron il a été élu Président de la République Et il a été élu Avec le programme Des 65 ans Donc il peut légitimement Se dire J'ai plus à perdre Au fond à faire Un mix de hausse d'impôts C'est-à-dire à refaire Ce qu'on fait les autres Avant Que d'essayer de mener Mon chemin En essayant de convaincre Et en tablant peut-être Aussi sur le fait Que les gens regardent Beaucoup ce qui se passe A l'étranger Et c'est vrai qu'à l'étranger On travaille plus longtemps Qu'en France On voit aussi les déficits Qui reprennent assez fortement C'est-à-dire que Le problème de la dette De la charge de la dette Va redevenir prégnante Et donc il y a peut-être aussi Cette maturation de l'opinion Qui se dit Le gros caractère Le plus problématique De cette réforme C'est que c'est vrai Qu'elle impacte beaucoup Les personnes Que nomme Ruffin C'est-à-dire Les soignants C'est-à-dire Tous ces gens Qui ont été pendant le Covid Extrêmement utiles au pays Et ça c'est très compliqué
Et souvent ce sont des études courtes Mais des gens qui rentrent Sur le marché du travail Quand même un poil Après 20 ans Donc qui ne rentrent pas forcément Dans la catégorie Des carrières longues Mais qui en revanche De doivent aligner leur trimestre Mathieu Plannes Et c'est bien ça Qui effectivement Les placent au milieu là
Oui Il y a je crois Il y a à peu près 50% Des gens qui rentrent avant 21 ans Sur le marché du travail En général Quand vous rentrez plus tôt C'est que vous avez fait moins d'études Donc en général C'est des métiers Un peu plus difficiles Ce ne sont pas des métiers Forcément de cadre Ça peut les ouvrir Employer Profession intermédiaire Donc c'est cette catégorie là D'actifs de la classe moyenne Qui va être le plus concerné Je pense qu'il va faire défaut Dans toute cette histoire C'est pas Effectivement Comme François Sressos L'a rappelé C'est qu'il y a une ligne Mais il n'y a pas de discussion Sur le financement possible On n'a pas mis les acteurs Autour de la table En disant Est-ce que les entreprises Sont prêtes à contribuer un peu Est-ce que les actifs Comment répartir la charge Parce que là Ce n'est pas tous les actifs Les actifs cadres Typiquement Comme moi Je ne vais pas être concerné Par la réforme Je suis rentré sur le marché Le travail 24 ans Vous l'êtes en fait Parce que vous allez quand même Travailler beaucoup plus longtemps À 43 ans Mais c'était prévu C'était déjà prévu Donc moi ça ne change rien Et pour moi d'autres
Toute cette génération Moi j'ai commencé à travailler À 23 ans
Les cadres ne sont pas concernés Et effectivement On n'a pas mis dans la boucle Les retraités Dont les pensions Aujourd'hui sont indexées Et tant mieux Parce que ça maintient Le proie d'achat Les retraités Ont vu une augmentation De leur pension D'un peu plus de 5% Cette année Ce qui est normal Ce qui permet de leur garantir Le proie d'achat Mais ce qui n'a pas été le cas Des salaires par exemple Cette année Donc c'est vrai Que dans la répartition De l'effort Y compris intergénérationnel Au sein des actifs On n'a pas eu cette discussion De qui doit supporter cet effort On peut faire le bilan Qu'il va falloir faire un effort Mais la discussion A été toute tracée Et ça c'est vrai Qu'on a l'impression Qu'on a juste des paramètres A ajuster à la marge Mais que La grande discussion D'ailleurs Qui avait eu lieu Début 2020 Juste avant la crise Covid Il y avait une conférence De financement D'ailleurs Mais là je pense Qu'on a affaire A une vraie bataille Idéologique Et une bataille politique Notamment voulue Par Emmanuel Macron Parce qu'il ne sera plus là Dans 4 ans Et que donc À un moment Il va se dire Moi j'ai le jugement De l'histoire pour moi Et est-ce que j'aurais Transformé la mentalité française
Ce serait le réformateur Sachant qu'on doit le faire maintenant Parce que c'est fini Après on est d'accord Que dans 6 mois C'est terminé Enfin c'est terminé Et je pense que la droite Peut se dire
Si c'est nous qui succédons On a peut-être intérêt A ce qu'ils fassent Le sale boulot Avant d'arriver Il y a peut-être aussi ça Qui joue
Je voudrais saluer Éric Chevet Qui est arrivé Bonsoir monsieur Chevet Bonsoir Vous êtes le vice-président En charge des affaires sociales À la CPME Vous vous jugiez Cette réforme Indispensable C'est ce que vous disiez Est-ce que dans les annonces D'aujourd'hui Les choses vous semblent Disons adéquates À ce que vous souhaitiez Et ce qui vous semble Là aussi je vais employer Les mots d'Elisabeth Borne À ce qui vous semble juste
Oui Nous nous pensons Nous avons toujours pensé À la CPME Que le seul moyen De s'en sortir Et de préserver Le système de répartition C'était d'aller Vers un allongement De la durée de cotisation Donc c'est ce qui se passe La durée L'âge de départ Puisque la durée de cotisation Reste à 43 ans Pour être très précis Et donc Bon 64-65 ans C'est maintenant tranché À 64 ans Plus l'accélération De la réforme touraine Bon On avait On avait une prévision Autour de 20 milliards d'euros En fait L'économie sera De l'ordre de 17 milliards d'euros Les besoins A été de 13 milliards Comme l'a dit Le ministre de l'économie Et donc du coup Nous obtenons De quoi Financer De l'équité Dans le système Actuel Qui en a besoin Sur certains points Et je pense notamment À les gens professionnels
Et vous On attend de vous Les entreprises On attend des choses De vous Notamment ce fameux Index senior Donc l'idée de ne pas jouer À ce jeu Pardon de le dire comme ça Qui était un petit peu Très très régulier Dans les entreprises Qui consistent à se débarrasser Des seniors Pour qu'ils puissent jouer Avec leur chômage Jusqu'à l'âge de la retraite Et pouvoir embaucher Des plus jeunes Est-ce que vous avez Le sentiment Vous Qu'avec cette réforme Au moins On conserve les seniors Et même on en embauche
Alors J'espère bien Qu'au final Ce sera comme ça Vous savez Dans les TPE Dans les PME Pas très rassurant
Tel que vous le formulez Monsieur Chevet
Non mais Ce qu'il faut comprendre C'est que dans les PME Nous Nous n'avions pas Quand on a des compétences On les garde Jusqu'à l'âge de la retraite Et nous n'avions pas Ce même comportement Qui consiste à
C'est vrai qu'on parle Des plus grosses entreprises
Et que Effectivement Les dispositions Qui étaient développées Depuis 40 ans Dans le code du travail Facilité Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Et Alors Effectivement L'index Permet D'avoir Une connaissance En fait De la situation Dans les entreprises Et ça C'est toujours utile En revanche Ce que nous craignons Nous C'est qu'à partir du moment Où il y a un index Et bien très vite On imagine Les dispositifs contraignants Qui vont avec Fort heureusement Nous obtenons Grâce à notre action Que Ce ne soit Appliqué Que dans les entreprises De plus de 300 salariés
A partir de 2024 D'ailleurs
C'est ça Et au final Toutes les informations Qui seront probablement Collectées Pour Pour ces index Figurent déjà Dans la Banque de données Sociales Dans l'entreprise Et donc Il s'agira De mieux connaître Effectivement La situation De l'emploi Des seniors Mais vous savez Le taux d'emploi Des seniors Aujourd'hui Le taux de chômage Des seniors Est bien inférieur A celui Vous allez me dire Des jeunes De la population Et donc Puisque le taux de chômage Des seniors Est à 5-6% En fait Aujourd'hui En fait C'est les seniors Qui ne travaillent pas Qu'il faut ramener Dans l'emploi Et sur ce plan là Nous avions fait Des propositions Alors aujourd'hui Je n'ai pas encore Détaillé Tous les points De la réforme Mais nous avons fait Des propositions Notamment sur La question De la prise en compte De l'inaptitude Pour les travailleurs âgés Qu'on voudrait remettre Au travail Ça c'est des questions Qui se posent encore Et qui seront probablement Développées dans les jours Et les semaines qui viennent
Remettre au travail Et aussi Ne pas enlever du travail Il est même là Il y a-t-il Je vous remercie beaucoup Éric Chevet Le Tempeste Mais il nous reste Juliette Qui est avec nous On a le temps de vous entendre Juliette Allez-y je vous en prie Oui bonsoir Écoutez ça rejoint complètement
Ce qu'on se dit C'est que l'inquiétude Elle est vraiment Pour avoir de vraies mesures Pour garder les seniors Dans l'emploi Et pas que des chiffres Concrètement D'une part Et que ce soit pas Juste un jeu de caisse Pris plutôt par Par Pôle emploi Les 2-3 dernières années De sa carrière Et en plus Ce qui n'est pas très sympa De signer une carrière Comme ça Au lieu d'être prise En caisse de retraite Donc ça moi j'attends De voir vraiment Comment ça va se passer En fait
Merci Pardon
Excusez-moi Mais c'est pas grave Quelque part Le fait de travailler Plus longtemps Bon effectivement La durée Il s'est rallongé Etc Etc Je parle Évidemment pas Des emplois pénibles Parce que ça Bien évidemment Qu'il y a un gros sujet Là-dessus La pénibilité du travail Mais là typiquement Déjà Quand j'entends Les différents interlocuteurs On n'a pas les mêmes chiffres Forcément Donc bon Tout ça Ça m'étonne un petit peu Moi Attends de voir
Merci beaucoup Juliette Ce qui est intéressant Dans ce que dit Juliette Françoise Fresseau C'est que Depuis le début Moi j'ai l'impression Que c'est une réforme Qui a été mal amenée En fait Mal amenée Mal expliquée Il devait y avoir Un moyen Oui Mais parce que
Il faut aussi La revenir au début Du premier quinquennat Où Emmanuel Macron S'était fait élire Sur un projet De réforme des retraites Qui n'avait rien à voir C'était l'idée Du libre choix C'était l'idée Partir On construisait Ça quand on voulait On partait quand on voulait Puis on s'est aperçu Qu'au fond Cette retraite par point Ça ne marchait pas Et puis Edouard Philippe A voulu mettre Une mesure d'âge Et tout s'est arrêté En 2020 Et là Tout d'un coup On repart sur Un autre projet de retraite Qui là Est pas du tout Sur la même problématique C'est la problématique La France ne s'en sortira Que si elle travaille plus Non mais je trouve Ce que je trouve Très intéressant Filigrame de ce débat C'est la qualité du travail C'est à dire On sent quand même Si les gens ont tellement peur De travailler plus longtemps C'est que la qualité du travail Est pas bonne Et que ça C'est un chantier énorme Qui est abordé beaucoup Par Laurent Berger Qui est sans doute Pris en compte Par Elisabeth Borne Mais ça dépend Beaucoup Du patronat Des partenaires sociaux D'être Capables Dans les années à venir De négocier Des parcours professionnels Et faire en sorte Qu'au fond Il n'y ait pas Cette espèce de complainte De dire On n'a pas envie de travailler Parce qu'on est jeté On n'est pas considéré Ça c'est un Je pense que c'est Une énorme problématique Pour les années qui viennent Et l'économiste que vous êtes
Mathieu Plane le sait Et le voit dans les chiffres Il y a aussi En ce moment Un rapport Que nous avons tous Au travail Qui a radicalement changé Ne serait-ce que depuis Ces dernières années Avec le confinement Et qui change tout Ce qu'on imagine De notre travail En fait Et qui semble Effectivement presque Antinomique Avec une réforme de la retraite Au moment où on se parle
Oui oui Enfin il y a un rapport Au travail qui change Mais effectivement On était déjà Inscrits sur une augmentation De cette durée de cotisation Non mais je crois Que le débat est vraiment là-dessus C'est comment faire en sorte Que les seniors Restent plus longtemps en emploi La question de la formation Parce qu'on voit Qu'on a un taux d'accès A la formation Des seniors Qui est plus faible Faire en sorte Que les métiers soient acceptables Est-ce qu'on doit le concilier Avec plus de temps partiel C'est réconcilier tout ça C'est vrai qu'aujourd'hui On a juste On va dire Les paramètres de la réforme Mais après concrètement Socialement Il va falloir travailler A tout ça
Et on n'y est pas encore Mais on aura l'occasion Les trois mois et plus qui viennent On en refera même Un téléphone sonne très très vite Avec les détails Qu'on peut avoir Et qu'on aura Au fil des heures Et au fil des jours Je vous remercie tous les deux Beaucoup de votre passage chez nous Merci à tous comme d'habitude Pour vos très nombreuses questions
Élisabeth Borne