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interviewLCI· 14 juillet 2024 16 min

"La clé c'est de ne pas bloquer le pays" : François-Xavier Bellamy invité de Darius Rochebin

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] merci d'être avec nous merci François Xavier bami merci à vous nous suivons ensemble une actualité inédite à tout point de vue une crise majeure qui divise les camps politiques à gauche dans comme dans le camp présidentiel tout s'accélère en ordre très dispersé on en sait aussi davantage ce soir avec cette réunion qui s'est tenu à l'Élysée qui donnait le ton sur le gouvernement des prochaines semaines je cite le président a évoqué l'idée d'un gouvernement de gestion des affaires courantes à partir de mardi cela voudrait dire que dès mardi qui vient le gouvernement serait réduit aux affaires courantes pendant combien de temps ser reste jusqu'à l'automne est-ce que pour vous c'est tenable évidemment le président de la République est responsable des choix qu'il fait il en a la responsabilité institutionnelle le fait est qu'aujourd'hui aucune solution n'apparaît pour faire en sorte que et c'est le plus important que la France puisse obtenir les réponses aux problèmes existentiels qu'elle traverse aujourd'hui parce que pendant que tout le monde parle de de poste de place de partis de coalition en réalité pendant ce temps-là nous avons devant nous le défi migratoire le défi sécuritaire le défi de nos finances publiques qui sont aujourd'hui à la veille peut-être d'une crise absolument majeure le défi de notre relance économique et toute l'activité économique du pays est aujourd'hui menacée par cette incertitude politique donc oui il faut sortir bien sûr de cette situation il faut reparler des vrais sujets et nous avec notre famille politique nous disons que ce qui compte pour nous ça n'est pas ces négociations d'appareil mais c'est de mettre sur la table des propositions de textes que nous sommes prêts à faire avancer dans les semaines qui viendront on va en reparler nos amis italiens ont cette expression délicieuse mais pas très gaulienne de gouvernement balnéaire le temps d'un été pour le temps de résoudre une crise le temps de passer les tractations est-ce que c'est faisable en France c'est-à-dire d'aller d'enjamber les Jeux Olympiques d'aller jusqu'à l'automne et d'avoir comme ça un gouvernement disons de gestion courante je vois avec quel étonnement n nos amis européens puisque je suis toute la semaine à Bruxelles à Strasbourg pour faire entendre la voix des Français depuis l'élection européenne comme je m'y étais engagé et nos amis européens regardent avec beaucoup de stupéfaction et d'inquiétude ce qui se passe en France aujourd'hui il est vrai que d'autres pays autour de nous ont une habitude plus grande des coalitions mais aujourd'hui ce qui pose le plus de problème dans l'équation parlementaire dont nous héritons c'est qu'aucune ligne politique n'a vraiment emporté l'adhésion d'une majorité de Français et c'est cela qui fait la fragilité de la situation dans laquelle nous nous trouvons ce qui veut dire pour moi évidemment dans l'immédiia qu'il va falloir trouver une une solution pour que la France ne perde pas 3 ans parce que nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'attendre mais il faut surtout et c'est le plus important que sur le long terme nous soyons capables de reconstruire enfin une proposition politique qui suscite une espérance parce que dans cette élection législative si on prend un peu de reculle une immense majorité de Français a d'abord voté contre voté pour faire barrage à quelque camp que ce soit mais c'est pas comme ça qu'on va reconstruire monsieur bami si on vous prend au mot est-ce que la la conséquence de tout ce que vous dites ne devrait pas être que dès que possible vous essayez vous aussi de faire partie d'un gouvernement c'est-à-dire de faire partie de la solution avec qui au centre au centre droit mais en tout cas de ne pas rester dans une opposition à toute forme de coalition dès que possible non nous nous regardons avec humilité le résultat de cette élection je le disais à l'instant aucune formation politique n'a emporté l'adhésion des Français et la nôtre pas plus que d'autres c'est pas ce constat qui va c'est pas ce constat qui va amener une solution notre devoir à nous c'est de nous reconstruire pour demain autour d'une ligne claire réunir une majorité de Français ce que je vois c'est que le rassemblement national n'est pas une force d'alternance que la gauche évidemment suscite aujourd'hui le rejet de 75 % des Français qui l'ont montré dans les urnes comme dans les sondages récemment donc voilà notre devoir il est là maintenant la clé c'est de pas bloquer le pays donc nous nous ne sommes pas dans l'opposition à tout prix pour le principe de s'opposer notre but encore une fois ça n'est pas de négocier aujourd'hui des postes des places des position n pas seulement ça monsieur le député ça fait 12 ans n'est-ce pas que vous vous êtes hors du pouvoir vous le LR vous étiez le grand parti historique de gouvernement indépendant des carrières personnelles est-ce qu'il y a pas une envie noble de gouvernement de participer au gouvernement du pays plutôt que de rester 3 ans de plus dans une opposition mais bien sûr je ne doute pas qu'un jour nous gagnerons j non pasend pas encore pour nous même mais pour le pays et et notre devoir c'est d'abord de reconstruire une proposition politique claire pour redonner un espoir aux Français et aujourd'hui pour le moment dans cette situation de blocage ce que nous disons c'est que nous sommes prêts à contribuer à la stabilité de nos institutions et surtout à une action efficace pour la France en déposant des propositions de texte sur la table parce que c'est ça est-ce que je peux vous poser une question un peu cynique pourquoi pourquoi n'existe-t-il pas davantage ce calcul qui a existé pendant des décennies être ministre 1 an 2 ans et puis trouver même un prétexte pour démissionner pour faire une campagne présidentielle tout le monde y pense évidemment mais en attendant quand même participer aux affaires et Darius rejoint est-ce que vous ne croyez pas que c'est précisément cet enchaînement de calcul cynique qui a fini par écœurer les Français c'est prendre ses responsabilés auss c'est prendre des responsabilités être ministre à n'importe quel prix arriver au pouvoir queles que soi les compromissions qu'il faut accepter pour cela moi c'est pas l'idée que je me fais de la politique je veux pas dire que il ne faille pas vouloir gagner nous voulons gagner et je le redis pour moi le grand enseignement de l'élection de dimanche c'est que aujourd'hui aucune force politique ne permet l'alternanceputé chos se dessine et se redessine regardons ce qui se passe avec Gérald armanin qui vient quand même de votre camp historiquement qui est en train de reprendre sa liberté et c'est presque un euphémisme de le dire ce message qu'il a envoyé au députés alors l'unité de notre groupe est très importante mais elle ne décrète pas elle se construit chaque jour et là il prend son aise les élections au sein du groupe ne se règlent pas ne règlent pas les problèmes majeurs qui sont les nôtres notre projet pour les Français l'examen critique de notre action et il va un peu plus loin en disant que il espère que la vie de groupe sera collective que chaque sensibilité sera respectée dans son expression on comprend bien qu'il est en train de prendre du large est-ce qu'un jour vous pouvez vous retrouver je sais pas si ça intéresse beaucoup les Français l'exégè étatam à l'intérieur du camp présidentiel où chacun en effet place ses pions pour l'après en essayant de survivre au naufrage parce que c'est ça que ça veut dire de voir faire l'examen critique de notre action moi ça fait 7 ans avec notre famille politique que nous alertons les Français sur le danger auquel le en même temps expose le pays tout entier mais justement même si on vous prend au mot ils sont en train de sortir du en même temps Rashida Dati Rashida Dati dans Le Parisien ça date il y a quelques dizaines de minutes je crois que c'est c'est rendu public elle vous lance une proposition une offre en quelque sorte elle appelle à ce que vous souteniez vous la droite républicaine une coalition qu'est-ce que vous répondez à rachidti elle était dans votre camp pas il y a 5 ans ou 10 ans il y a quelques mois mais cette coalition c'est le en même temps qui continue parce que de quoi est-ce qu'on parle exactement il y a 7 ans Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir en premier temps la fin d'éclivage il a dit il n'y a plus de droite et de gauche je serai en même temps les deux et ceux qui ne me suivront pas seront nécessairement des extrémistes la vérité c'est que ce projet là cette promesse est dangereuse pour la démocratie et je l'ai dit depuis 7 ans je le dis comme professeur de philosophie la vie démocratique c'est du clivage c'est du pluralisme parce que le pluralisme est la condition de la liberté et que la conversation civique elle s'organise forcément autour de grands pôles qu'on appelle généralement la droite et la gauche qui sont des sensibilités des tempéraments je vais au bout de mon raisonnement quand on promet le en même temps à la fin on détruit la possibilité de l'alternance on détruit l'alternative et c'est exactement ce qui se produit dans notre pays et c'est la clé du malaise démocratique et moi je crois qu'au moment où nous vivons la réalité de l'échec du en même temps on na pas le droit de le prolonger il faut retrouver de la clarté et le rôle de notre famille politique ça va être de se reconstruire autour d'une ligne claire pour pouvoir justement incarner une alternance possible attendant en attendant quels seraient les dossiers là on parle de fond effectivement sur lesquels en faisant des compromis la la majorité présidentielle ou ce qu'il en reste pourrait trouver un accord avec vous nous nous avons ont dit que nous sommes prêts à déposer dès maintenant sur le bureau de l'Assemblée nationale des textes sur les sujets les plus urgents pour le pays sur l'immigration ces texte que nous avons déjà proposé et que le Président de la République a fait censurer par le Conseil constitutionnel d'un trait de plume le problème il est intacte et maintenant il faut avancer sur la sécurité réforme de la justice fin de l'excuse de minorité sur la question du pouvoir d'achat des Français parce qu'il y a aujourd'hui une France qui travaille et qui travaille dur qui a travaillé toute sa vie et qui ne s'en sort pas qui n'arrive pas à joindre les est-ce que cex tout ce que vous venez dire est-ce que ça peut être la base d'un accord de gouvernement comme ça existe dans des coalitions en Europe nous nous souhaitons pas rentrer dans un gouvernement nous gardons notre indépendance mais nous sommes prêts à faire avancer la France nous ne demandons rien pour nous-mêmes rien pour un parti tout pour le pays nous sommes prêts à faire en sorte que la France avance sur ces questions ça veut dire pardon y compris permettre enfin ne pas se jeter sur la motion de censure ça veut dire laisser gouverner un gouvernement s'il va un peu dans ce sens exactement si respecte quelques lignes rouges essentielles notamment sur le budget pas de dérapage de la dette parce que la situation est d'une gravité existentielle pour le pays pas d'aggravation des impôts qui sont déjà une asphyie pour notre économie aujourd'hui en ce sens-là Monsieur le Maire vous donne un signal Monsieur le Maire vous donne un signal puisqu'il a parlé de 5 milliards supplémentaires à trouver à économiser là ces dernières heures en plus des 20 milliards donc c'est il va dans votre sens on regardera de près parce que Monsieur Monsieur le Maire c'est ces 1000 milliards d'euros de dett depuis qu'il est arrivé à Bery supplémentaire par rapport à celle que la France conna déjà on n'est pas encore une fois aujourd'hui en train de vouloir créer une coalition de faire une forme de contrat avec ce gouvernement qui a mis le pays dans le mur mais simplement vous le disiez à l'instant de laisser travailler un gouvernement qui serait prêt à avancer sur ces sujets essentiels famille Politi être la clé pour faire avancer le pays je crois qu'elle fera uvre utile est-ce que c'est une sorte de contrat au moins de non opposition certains diraient de nonagression je le redis on est prêt à faire en sorte de garantir la stabilité institutionnelle et l'efficacité de l'action parlementaire vous savez je crois que s'il y a une chose peut-être positive qui sort de cette dissolution c'est que maintenant la réalité de la vie du pays va se décider bien plus au Parlement et au Parlement c'est-à-dire à l'Assemblée nationale où nous avons grâce au courage exemplaire des députés des candidats de notre famille politique qui se sont engagés dans cette élection législative sous leurs couleurs sans baiser pavillons sans se rallier sans se renier mais aussi au Sénat où nous avons une majorité nous avons une responsabilité extrêmement importante pour pouvoir faire que la France avance et nous serons à la hauteur de notre responsabilité sans chercher encore une fois des postes ou des places mais pour faire en sorte que la France puisse avancer on entendra dans quelques instants dans cette émission Bernard casenov il parle pour la première fois depuis un certain temps en disant moi je suis prêt je suis toujours prêt dit-il si une majorité pouvait se créer lui il parle de programme de gouvernement effectivement de programme de compromis au fond centre centre gauche est-ce que ça fait partie de du type de gouvernement comme vous dites que vous pourriez sans soutenir au moins ne pas le faire tomber moi ma très grande désolation dans la campagne législative qu'on a connu c'est que le Parti socialiste a renouveler son alliance indécente avec la France insoumise avec l'extrême gauche avec les vers et au fond derrière ce nouveau front populaire ils ont fait campagne autour d'un programme qui est d'une démagogie absolue et bien sûr qui accepit une forme de renimement indécent au regarde des principes fondamentaux qui font la République ils ont gagné ensemble pas sûr qu'ils gouvernent ensemble de la même façonou d'avoir gagné ensemble et d'avoir gagné sur cette alliance à laquelle ils avaient dit pourtant vouloir renoncer dans la campagne européenne que porait raphaë glxman donc maintenant j'attends de voir mais nous ce que nous disons avec pour le coup la plus grande clarté contrairement au rassemblement national qui est très ambigu sur ce point c'est que nous ne tolérerons pas un gouvernement de ce nouveau front populaire parce que pardon de le dire là ce sera la censure à tous les coups bien sûr parce que ce serait d'abord un vol de la démocratie h la vérité c'est que le nouveau front populaire n'a pas gagné une majorité ceux qui disent vous ne vous mouillez pas en réalité tout ce que vous venez de vous dire alors la version RN écoutez Jean-Philippe tangu il a toujours le sens disons de l'offensive il vous traite de gros lâ vous pas personnellement mais collectivement collectivement vou écoutez vous lui répondrez ma question c'est pourquoi ils ne sont pas venus donc comprendre Mo j'ess comprendre je crois que c'est parce que ce sont des gros lâes non mais alors excusez-moi oui il y a un moment faut nommer les choses quand quand vous êtes respons politique des gros L vous êtes des responsables politiques quand vous êtes des responsables politiques dans une situation d'urgence migratoire d'urgence économique d'urgence budgétaire et que vous n'êtes pas capable de choisir entre Jordane Bardella qui propose un programme avec lequel vous avez 80 % d'accord et les communistes et Madame Rousseau oui je considère que C G exuse voilà gros lâche écoutez je je d'abord je commande même pas la vulgarité de l'expression mais sur le fond ce que dit Monsieur Tangi d'abord est absurde je le redis les candidats qui se sont engagés dans cette élection législ sous la bannière des républicains en défendant une droite indépendante ils ont eu un courage qui force l'admiration parce que pardon mais aller s'allier au rassemblement national ça aurait été le choix de la facilité quand vous regardiez les sondages c'était pas très compliqué de voir de quel côté souffle le vent il l' fait fois vous avez évité avant de franchir le Rubicon la phrase les deux mots de vous qui ont été tellement commentés quand on vous demandait n'est-ce pas entre s'il faut choisir entre et les filles et le RN ce que vous choisiriez vous avez dit bien sûr c'est bien ça hein bien sûr je voterai eren mais parce que vous avez vu je le redis dans quelle dérive aujourd'hui se trouve la France insoumise mais moi je défends d'abord le fait que la droite doit se reconstruire et ce qu' a montré l'élection de dimanche c'est que le rassemblement national est incapable de réunir une majorité et pourquoi pour une raison assez simple que Monsieur Tangui fait semblant d'ignorer dans ce qu'il dit c'est qu'en réalité en réalité le rassemblement national refuse de construire une alternative sérieuse pour le pays àar et quand il dit pardon quand il dit que sur la question budgétaire sur la question économique il y aurait une solution au problèm existentiel du pays dans le programme du rassemblement national moi je prétends le contraire j'ai entendu monsieur Tanguy pendant la campagne des européennes dans un débat pour lequel il représenter monsieur Bardella qui s'est souvent fait porter P monsieur Tangui nous expliquait qu'on allait résoudre la crise budgétaire du pays en imprimant des billets en faisant de la création monétaire massive ça ressemblait pardon mais ça ressemblje aux uns et aux autes ob est-ce que vous allez rester comme l'âne de Buridan c'est-à-dire vous n vous ne voulez aller ni d'un côté ni de l'autre et pendant ce temps vous êtes peu de chose c'est quoi votre résultat là combien voilà à quoi vous êtes réduit aujourd'hui vous voulez faire alliance ni avec les uns ni avec les autres pendant 3 ans en monieurbin notre résultat c'est celui qui permet à la France aujourd'hui au Parlement européen d'être représenté au sein de la première force politique en EUR du Parlement français ou vous parliez de notre résultat je le prenais pour la campagne notre résultat c'est celui qui fait que nous avons la majorité sénatoriale et que le groupe que nous avons aujourd'hui grâce au courage de ces députés à l'Assemblée nationale à la clé pour faire avancer le pays dans les années qui viendront et je parlais d'Europe ça n'est pas du tout anecdotique parce que en réalité si les Français pourrai avoir le sentiment que la droite disparaît ici c'est le contraire partout en Europe dans tous les pays voisins de la France aujourd'hui la formation politique la force politique qui réunit des majorités c'est la droite de gouvernement ailleurs ailleurs est tr pasateur pour vous enurence mais mais ça ça dit ça dit évidemment le travail que nous avons à faire mais ce travail nous allons le mener et ma conviction profonde c'est que c'est ce travaill qui permet de relever le pays demain monsieur le député merci beaucoup