14/06/2023 Audition de Adrien Taquet et Mme Christèle Gras le Guen
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 22 %Attaque 6 %Défensif 3 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Adrien TaquetFait
« Il suffit d'écouter les soignants et pour ce qui est de la santé mentale, on les a, les réponses manque de moyens plus hausse de la demande de soins égale des conditions de travail de plus en plus difficiles et donc de plus en plus de soignants à bout qui jettent l'éponge »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] mes chers collègues monsieur le ministre est qu'au président des assises madame la coprésidente je vais vous demander de vous mettre de mettre votre vidéo si vous m'entendez bonjour madame bonjour bonjour tout d'abord permettez notre présidente donc le comité interministériel consacré à l'enfance de novembre dernier décliné parmi ces objectifs celui d'agir pour le bien-être et la santé des enfants c'est à ce titre qui ont été lancés en novembre les assises de la santé de l'enfant par le ministre de la Santé afin de contribuer à une réflexion transversale et globale l'organisation de ces assises et plus que jamais nécessaire au vu de la situation de la pédiatrie en France en octobre dernier l'épidémie de bronchiolite a révélé la crise que traverse les urgences pédiatriques selon l'IGAS la pénurie des soins touche tous les acteurs pédiatres mais aussi infirmières puéricultrice auxiliaire de puériculture sage-femme dans huit départements de notre territoire ont des nombres moins d'un pédiatre pour 100.000 habitants la profession est de surcroît vieillissante avec 44% des pédiatres libéraux en exercice âgé de plus de 60 ans c'est pourquoi 85% des consultations pédiatriques de ville se font chez un médecin généraliste ces assises ont retenu 6 axes de travail qui mettent l'accent sur le parcours de soins et la santé globale de l'enfant au sens de l'organisation mondiale de la santé qui définit la santé comme un état de complet bien-être physique mental et social qui ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité tout d'abord je tiens à saluer votre approche qui associe l'ensemble des acteurs et a choisi de donner la parole aux enfants et à leurs parents quelles sont les priorités énoncées par les enfants ensuite je souhaiterais insister sur un de ces axes relevez le défi de la santé mentale des enfants la Cour des comptes vient de rendre un rapport qui dresse un état des lieux de la pédopsychiatrie alarmante tout d'abord entre 750 000 et 850 000 enfants bénéficient de soins en pédopsychiatrie la crise sanitaire a aggravé ce phénomène or le nombre de professionnels à diminué de 34% en 2010 et 2022 excusez-moi entre 2010 et 2022 d'où le constat établi par la Cour des comptes deux centres médicaux psychologiques et CMP saturés avec des délais d'attente jusqu'à un an une des pistes proposées par la Cour des comptes et l'expérimentation de Maison de l'Enfance et de l'Adolescence afin de proposer une offre en premier recours cette recommandation sera-t-elle retenue monsieur taquet et Madame par ailleurs comment améliorer le recrutement des pédopsychiatres et garantir une offre équilibrée sur tout le territoire enfin comment améliorer la prise en charge des enfants placés alors même qu'ils sont les plus vulnérables selon le pédopsychiatre Guillaume Bronsard la prévalence des troubles psychiques chez les enfants placés et supérieurs à 50%. les expérimentations Pégase et santé protégée ont-elles fait l'objet d'une évaluation sur un autre thème je ne peux m'empêcher de vous interroger sur la coordination de parcours de soins notamment sur la place de la PMI au sein de ce parcours et son importance pour les soins des personnes les plus précaires je vais vous laisser la parole monsieur taquet je vous la donne merci beaucoup merci beaucoup madame la présidente Madame la co-présidente cher Christelle Mesdames et Messieurs les parlementaires ravi d'être de retour ici parmi vous à l'Assemblée nationale pour vous pour faire part des de l'état d'avancement de ces assises de la pédiatrie qui ce que nous avons transformé en assise de la pédiatrie de la santé de l'enfant parce qu'il est bien de parler des professionnels il est bien de parler aussi des usagers des bénéficiaires pour lesquels nous élaborons des politiques publiques ou pour lesquelles les praticiens pratiquent chaque jour sur sur le terrain alors si vous en êtes d'accord madame la Présidente peut-être faire un petit propos liminaire pour rappeler un petit peu le cheminement qui nous qui nous conduit aujourd'hui et puis pour vous présenter les quelques premières grandes orientations même si ce ne sont que les grandes orientations et j'aurais l'occasion de revenir sur le statut un peu de propos que je vais partager avec vous aujourd'hui peut-être en liminaire formuler deux regrets si vous me le permettez d'une part que nous ne voyons que maintenant alors que ces assises ont été lancés en décembre dernier et que j'ai espéré que nous puissions nous parler plutôt afin d'associer véritablement la délégation et chacun de ces membres au à la concertation à cette grande consultation que nous menons depuis 5 mois vous l'avez peut-être faire chacun à titre individuel au sein de la plateforme que nous avions ouverte permettant aux organisations professionnelles aux associations mais aussi aux professionnels de santé à titre individuel ou au parlementaire de pouvoir contribuer à ces assises dans le cadre des six axes que vous avez développé sur lesquels je reviendrai c'est néanmoins aujourd'hui l'occasion pour vous de partager un peu le point d'arrivée désormais de ces assises enfin en tout cas en ce qui concerne le travail qui nous a été confiée à Christelle graalleguen à moi-même et au 18 pilotes que nous avons associé à ces travaux travaux que nous sommes en train de remettre au ministre de la Santé qui nous avait mandaté et ça sera ensuite de sa responsabilité de faire le choix des mesures qu'il retiendra deuxième regret que les contraintes d'agenda que je comprends bien pour les avoir subis également et t'empêcher davantage de parlementaires de la délégation d'avoir pu assister à cette audition portant sur la santé des enfants droit rappeler 3 à 4 fois dans la Convention internationale des droits de l'enfant et dont vous savez même dans un pays comme la France qu'il est encore à garantir pour tous les enfants et pour un certain nombre d'enfants avec des fragilités particulières vous avez parlé des enfants de l'aide sociale à l'enfance mais c'est le cas aussi des enfants en grande précarité des enfants des Outre-mer des enfants en situation de handicap des enfants victimes de violence ou encore des enfants victimes enfin qui qui connaissent des affections des maladies pathologies graves rares ou complexe et j'aurai l'occasion de dire venir car ce sont des des enfants auxquels nous avons attaché une attention particulière vous l'avez rappelé madame la Présidente ces assises sont nés d'un comité intermittel mais surtout d'une situation qui relève quasiment du marronnier chaque année notre pays connaît une crise des urgences pédiatriques l'hiver dernier cette crise était particulièrement aiguë puisqu'elle a concentré la conjonction de trois épidémies épidémie de grippe de bronchiolite et de covid qui fait que la situation était particulièrement difficile et c'est assez occasion là pour cette raison là en particulier que le ministre de la Santé a décidé effectivement d'une part d'allouer un certain nombre de moyens aux professionnels et au service avec deux mémoires au final une enveloppe supplémentaire à louer de 400 millions d'euros si je ne dis pas de bêtises vous vous confirmerez et puis par ailleurs car lui comme vous comme nous comme les soignants savons que tout n'est pas question d'argent mais qu'il y a bien des sujets bien plus systémiques structurels profonds le choix la décision de lancer ses assises de la pédiatrie et de la santé de l'enfant pour essayer d'appréhender l'ensemble de cette question de façon un peu plus long terme et durable et il a donc demandé à Christelle grale Guen qui est donc en visio avec nous qui est la responsable des des du service des urgences et du service de pédiatrie au CHU de Nantes ancienne jusqu'à la semaine dernière présidente de la Société française de pédiatrie et à moi-même de présider ces assises de la de la pédiatrie avec une approche vous l'avez évoqué madame la Présidente assez globale à plusieurs titres d'une part qu'est-ce qu'un enfant un enfant c'est de 0 à 18 ans ça a été le premier choix que nous avons fait deuxièmement qu'est-ce que la santé là sans grande surprise nous avons effectivement appréhendé la santé dans le sens global OMS du terme donc c'est la santé à la fois dans ses aspects somatiques psychiques physiques mais aussi environnemental social bref de façon holistique nous avons effectivement essayé autant que faire ce peu de partir des besoins de l'usager des besoins de l'enfant et non pas des compétences des uns et des autres des structures etc mais bien des besoins de l'enfant et puis avec cette volonté non pas de passer trop de temps sur le constat car le constat je pense que nous le partageons tous c'est à dire que d'une part nous sommes quand même content d'être dans un pays comme la France avec ses professionnels de santé ces structures et pour autant on s'interroge assez peu et assez rarement sur la question de la santé de l'enfant voilà on va pas se faire des grands débats philosophiques sur la place de l'enfant dans notre société enfin je pense que vous en avez ils sont nécessaires ils sont pas de philosophiques au sein de cette délégation mais dans la santé c'est un peu la même chose et ça fait il y a eu le rapport de Liga ce que vous avez évoqué madame la Présidente l'année dernière mais globalement depuis 15-20 ans on ne s'était pas véritablement interrogé sur la question de la santé des enfants dans notre pays et sur la façon dont cette santé était prise en charge et force est de constater qu'un certain nombre de nos dispositifs progressivement ce sont dégradés et se retrouvent aujourd'hui en très grande difficulté que ça soit en libéral question la désertification médicale qui fait l'objet je crois de débats en ce moment à l'Assemblée et qui vaut aussi pour la pédiatrie à l'hôpital avec des services et pas aux urgences qui sont aussi en grande difficulté la question de la pédopsychiatrie vous l'avez évoqué madame présidente et j'avais en tant que ministre souvent l'occasion de l'évoquer parce qu'à chaque déplacement que je faisais les élus les professionnels les traverses sociaux m'ont faisaient pas mais aussi d'autres institutions certaines qui vous sont particulièrement chers les PMI dont vous connaissez les situations très délicates dans certains territoires avec une hétérogénéité de situation de un territoire à l'autre mais également la santé scolaire 700 médecins scolaires dans notre pays aujourd'hui il ne reste plus que 700 médecins scolaires dans notre pays aujourd'hui il y a 700 000 naissances par an je vous le rappelle voilà donc la question des urgences pédiatriques n'étaient en réalité que la face immergée de l'iceberg une face bien réelle bien concrète et à laquelle il faut s'atteler mais qui n'était que la face immergée et donc nous avons décidé à cristal Graal Le Guen d'appréhender d'essayer d'appréhender en tout cas la question de la santé de l'enfance ou tous ces aspects là avec donc 6 axes que vous avez que vous n'avez pas rappelé mais que je vais rappeler rapidement on a la présidente premier axe c'était garantir à tous les enfants un parcours de santé de qualité et sans rupture de 0 à 18 ans le second axe concernait les enfants les plus fragiles ce que j'évoquais tout à l'heure enfin en situation de handicap enfant de l'aide sociale à l'enfance enfin en grande précarité enfant avec maladie chronique rare ou complexe etc troisième axe porté sur la santé mentale le quatrième axe sur la question sur les questions la question de la prévention en santé publique et puis les deux derniers axes importants portaient d'une part sur la question des carrières enfin des formations plutôt des professionnels de santé et des carrières et dernier axe celui de la recherche en pédiatrie dans une recherche d'une grande qualité mais dont certains verrous bien français empêchent de se déployer complètement et donc la question de la recherche et de la pratique des pratiques innovantes constituées également un axe de travail alors comment avons-nous procédé nous avons à la tête de ces six axes demandées à des professionnels de santé médicaux ou paramédicaux qui exercent dans des hôpitaux pouph mais aussi dans des dans des centres hospitaliers généraux qui exercent en PMI des infirmières des médecins libéraux des pédiatres des médecins généralistes aussi car premier recours parfois ça doit être le médecin généraliste même si on a un peu tous tendance à filer directement aux urgences donc une pluralité de profil pour animer ces six axes et pour concerter l'ensemble des professionnels des organisations professionnelles des syndicats des associations des associations d'usagers évidemment sur les six axes que je vous ai détaillé alors je vous donne pas l'identité de ces 18 pilotes sauf que vous me le demandiez évidemment ils sont de devant moi mais ils ont fourni un travail remarquable et je les remercie à cette occasion là puisque aujourd'hui nous avons mené près de trentaine de tables rondes sur les différents thèmes que je que j'ai évoqués et des sous thèmes des sous-objectifs mener près de 130 auditions et avec le soutien de l'inspection général des affaires sociales nous avions ouvert une plateforme électronique qui permettait donc les personnes d'organisation de contribuer dans un format très très précis contraint de mille mots mais c'est une habitude dans ces milieux là et nous avons eu plus de 2000 contributions écrites sur cette plateforme nous avons auditionner plus de 300 personnes au total par ailleurs et pour être totalement complet vous dire que vous l'avez évoqué brièvement en plus de tout ce travail de consultation et de concertation nous avons effectivement mené avec l'UNAF et l'école des parents une grande concertation auprès des parents français plus de 2000 parents français pour connaître un peu quel était leur perception de la santé de leur enfant et de la façon dont la santé de leur enfant était prise en charge dans notre pays et puis par ailleurs nous avons effectivement associé des enfants à ce travail non pas on les interrogeant sur l'ensemble des sujets que j'ai évoqués parce que c'était déjà assez vaste et lourd pour nous mais en leur demandant de travailler sur un thème en particulier donc je vais répondre à votre question même si elle est un peu biaisée parce que la réponse est contenue dans la question que nous leur avions formulé il nous leur les avons interrogé sur un sujet de prévention un sujet très quotidien un sujet qui concerne tous les âges un sujet qui est un sujet de préoccupation de santé publique aujourd'hui qui est celui de l'activité physique et de la santé vous connaissez les chiffres de l'obésité infantile assez dentarisation etc et donc nous avons mobilisé en se basant sur la méthodologie développée par le Défenseur des enfants depuis 2019 et son rapport annuel et qu'il développe chaque année depuis ce fondant sur cette méthodologie nous avons mobilisé cinq réseaux avec des profils d'enfants très différents la CNAP tout d'abord le gypso ces groupements publics en protection de l'enfance la nacelle ce sont les conseils de jeunes conseil municipaux des jeunes les Francas qui sont tout ce qui est enfin tous les centres de loisirs et le Conseil des enfants du hcfea le Haut Conseil à l'enfance famille et à l'âge voilà donc il y a plusieurs établissements groupe d'enfants qui ont travaillé là-dessus et qui vont nous qui sont en train de nous restituer leur travaux et qui vont être pleinement intégrés dans nos réflexions et dans nos préconisations il y a des enfants en situation de handicap notamment moi j'ai été assisté à une séance de travail dans la banlieue de Metz dans un des établissements de la canne CNAP auprès d'enfants avec une déficience déficience mentale et puis il y a des enfants aussi de des Outre-mer qui ont pris part de Guadeloupe si je ne dis pas de bêtises à cette à cette réflexion voilà un peu pour la pour la méthode alors Christelle si vous je vous me voulez est-ce que vous voulez prendre le relais ce que vous voulez que je continue et vous me m'interrompez ou vous me complétez comment souhaitez-vous faire pour passer présenter peut-être au parlementaire les grandes les grands axes de des préconisations qui ne sont que nos préconisations à ce stade merci Adrien pour votre proposition je pense que la qualité du son sera meilleur si vous faites la présentation et je serai là pour répondre aux questions très bien alors pour vous donner quelques éléments donc tout ce travail a été cette méthode ce processus a été effectué et au sein d'un comité d'orientation qui réunit président donc par cristal et moi-même qui réunit les 18 pilotes qui animaient les groupes mais également il est important de le préciser deux associations d'usagers France à sa santé et SOS prima qui ont été partis prenantes des travaux que nous avons mené nous avons essayé de consolider tout ce travail de concertation mené depuis 5 mois en essayant de rendre tous la cohérent et de lui donner du sens et de la pertinence et avec avant de rentrer dans le détail enfin sans rentrer trop dans le détail non plus avec un élément avec lequel nous avons eu affaire depuis le début mais de façon totalement consciente et assumée c'est que nous avons été en terrain mouvants depuis le début car en réalité sur les sujets que nous avons eu à traiter et vous avez vu qu'on a eu une appréhension très très large de cette question de la santé de l'enfant il y avait déjà beaucoup de travaux en cours ou qui ont été lancés entre temps qui venaient croiser un certain nombre de réflexions que nous menons dans le désordre [Musique] Conférence nationale du handicap c'est tenu il y a un mois stratégie cinquième stratégie nationale pour l'autisme au sein des TMD qui est en cours de préparation et qui sortira un moment ou un autre de la même façon pacte des solidarités je vous parlais d'enfants de précarité en santé tout à l'heure pacte des solidarités travaillent en ce moment par Jean-Christophe combe et un certain nombre de de ministres des rapports qui sont sortis le rapport ville sur les maternités rapports la ville sur l'obésité notamment l'obésité des enfants vous avez vous aviez les négociations conventionnelles entre le ministère et les professionnels de santé libéraux bon qui ont échoué qui ont donné lieu à règlement arbitral vous avez un certain nombre de négociations qui ont cours de discussions négociations qui ont cours entre le ministère et un syndrome de professions où la CNAM et un certain nombre de profession sur des revalorisations sur la refonte des formations quatrième année médecine ça fait l'objet d'annonce il y a deux jours les infirmières infirmières puéricultrices aussi avec lesquels nous discutions les sages-femmes avec laquelle nous discutions auparavant il y a des discussions qui continuent bref vous voyez bien qu'il y a des sujets qui s'entrecroisent alors qu'est-ce que nous avons essayé de faire avec cristal bah essayer de faire en sorte que tout ça s'articule le mieux possible et que tout ça garde une certaine cohérence et qui en tout cas qu'il n'y ait pas de choses orthogonale ou contradictoires qui puisse être qui puisse être menés et proposer alors de ces travaux est sorti un document qui est une aujourd'hui une stratégie décennale c'est comme ça que nous l'avons dénommé mais dont je me permets de le préciser une fois encore et c'est pour ça et ça sera aussi la limite des réponses que Christelle et moi pourront faire à vos questions à ce stade ce n'est que le document de proposition des des deux coprésidents des Assises de la santé de l'enfant et du son comité d'orientation ce ne sont pas des décisions prises par le ministre le gouvernement ce sont nos propositions à ce stade il y a huit grands chapitres dans cette feuille de route décennale dans notre feuille de route et avec un préalable à ces 8 chapitres le préalable c'est de créer un choc d'attractivité il nous faut des professionnels de la santé de l'enfant qui soit mieux reconnu qui soit mieux valorisé qui soit mieux formés vous avez rappelé quelques chiffres concernant les pédiatres madame la Présidente nous pensons que sans ce choc d'attractivité pour ces métiers de la santé de l'enfant tout ce que nous proposons par ailleurs sera difficile à mettre en place alors ce choc d'attractivité ça passe d'abord probablement c'est un principe général que je vous livre là une fois qu'on s'est dit ça tout reste à faire mais c'est revalorisé déjà toutes les prises en charge de l'enfant que ça soit à l'hôpital en ville quel que soit la discipline il faut ensuite augmenter le nombre de professionnels de santé formés à la santé de l'enfant il faut remettre de la pédiatrie dans les études de médecine générale d'infirmières etc il faut par ailleurs libérer du temps médical on manque de temps médical il faut libérer du temps médical et il faut libérer du temps médical notamment en mettant en continuant à déployer des choses que vous connaissez déjà de la pratique avancée du partage de compétences en favorisant les pratiques mixtes voilà ce qu'on a un effet aussi générationnel les jeunes générations aujourd'hui de médecins mais comme de travailleurs sociaux comme de professionnels de la petite enfance ou dans d'autres secteurs que je connais peut-être un peu moins les ces professionnels là ne veulent plus forcément travailler comme leur les plus anciens travaillaient dans un seul lieu avec des horaires très un ou ils veulent mélanger les pratiques pouvoir exercer dans plusieurs différents vous avez des gens qui ne veulent plus faire autant de garde qu'avant qui ne veulent plus avoir les mêmes amplitudes horaires qu'avant il y a aucun jugement de valeur dans les propos que je tiens c'est juste un constat dont nous devons tenir compte et notamment vous savez dans le mandat précédent nous avons Agnès Buzin a fait évoluer le numerus clausus et pas bougé depuis 20 ou 30 ans je ne sais plus on a la réalité c'est qu'aujourd'hui pour un médecin qui vous parle qui part à la retraite vous n'avez pas besoin d'un médecin sur le remplacer on a besoin de deux voire deux trois donc ce qui a probablement là-dessus et c'est des convictions très fortes de Christelle de bouger encore notamment le numerus apertus pour justement disposer davantage de professionnels donc ce choc d'attractivité besoin de temps médical supplémentaire par différents actionnants différents leviers est un préalable et puis ensuite il y a 8 grands têtes de chapitres je vous en donne les grandes lignes il y a le premier c'est améliorer la santé de l'enfant à chaque étape de sa vie et donc là ça va la question de des maternités ou en tout cas de la mortalité infantile donc vous avez peut-être vu même si les facteurs explicatifs ne sont pas encore totalement clair et complet et que ces chiffres là ne sont pas très bons en France ces dernières années donc il y a comme on assure la sécurité de la naissance comment on baisse la fait baisser la mortalité infantile comme on améliore la prise en charge des enfants prématurés j'ai évoqué tout à l'heure SOS prima on a un certain nombre de choses qui ont été faites le mandat sur le mandat précédent mais il y a encore à faire comme on améliore le dépistage néonatal ou encore comment on prévient mieux encore la mort subite du néo du nourrisson car il y a des morts qui sont bien plus évitables encore que d'autres même si chacune devrait l'être évidemment donc tout ce qui est autour de la naissance tout ce qui est autour ensuite et ça recouvre un peu ce que je viens d'évoquer sujet dont vous savez qu'il m'est cher qui est celui des 1000 premiers jours 1000 premiers jours grosse politique publique menée sous le mandat précédent pour la première fois en tant que tel dans notre pays bien plus tardivement que d'autres pays qui font ça depuis 20 ou 30 ans quelle est l'étape 2 des 1000 premiers jours de la politique publique des 1000 premiers jours dans notre pays avec un certain nombre de propositions qui sont en train d'être travaillé aussi par les équipes du ministère et par l'équipe projet qui avait déjà mené ce chantier ces dernières années et puis les 1000 premiers jours recoupent aussi un sujet qui nous est cher ce qui m'est très cher aussi qui est celui des PMI alors il y a eu le rapport de référence 2018 sur les PMI de député Michel Peron qui adressé le constat qui formule un centre de proposition que nous avons mis en place pour certaines délégations de compétences remboursement par la CNAM d'un certain nombre de d'actes qui n'étaient pas remboursés avant dans certains territoires fixés alors maintenant c'est dans la loi donc normalement c'est tous fixation de fixation d'objectifs de santé publique nationaux bon et pour autant ça ne suffit pas à sauver les PMI ce qui était le titre de votre de votre apport madame la Présidente et donc nous pensons outre revaloriser là aussi les professionnels qui exercent qui font un bouger peut-être un peu plus conséquent sur sur les PMI pour qu'elle joue justement un rôle plein et entier dans ce parcours de la de la santé de l'enfant que vous évoquiez troisième sujet il est intimement selon nous articuler avec celui de la PMI c'est la question de la santé scolaire santé scolaire ou quand vous lisez quand vous lirez la loi de enfin le code de l'éducation et c'est la loi alors je sais jamais c'est 2003 ou 2013 vous verrez que l'objectif de la santé scolaire dans ce pays n'est pas le bien-être des élèves mais la réussite des élèves voilà je pense que ça dit pas mal alors il y a un deuxième objectif qui est la réduction des inégalités en santé tout de même mais un époque où effectivement la santé mentale de nos enfants escalaient on peut peut-être effectivement s'interroger sur quel doit être la mission les objectifs de la santé scolaire comment s'articule les médecins les infirmières scolaires qui ne sont pas sous l'autorité hiérarchique des médecins et puis je parlais de santé mentale à l'instant les psychologues scolaires avec deux statuts en élémentaires et en secondaire les choses ont évolué récemment mais s'agissant du excusez-moi le terme il faut qu'on en trouve un autre parce qu'à chaque fois on l'utilise on s'exclusant du terme mais le stock des dans le secondaire des psychologues scolaires qui font davantage mais parce que c'est la loi qui le racine cette mission de l'orientation scolaire plutôt que le suivi le repérage ou le suivi du bien-être des élèves donc là aussi probablement des choses à faire et selon nous la nécessité de créer un nouveau service de santé des élèves qui soient au service du bien-être des élèves voilà et puis enfin il y a la question effectivement de l'enfant tout au long de sa vie donc là c'est la question des pédiatres et du temps médical disponible deuxième grande tête de chapitres deuxième grand chapitre de cette stratégie décennale c'est de refaire des urgences le lieu de l'urgence arrêtez d'aller aux urgences et c'est aussi un père de jeunes enfants qui vous dit ça qui donc l'a fait aussi d'avoir filé tout de suite aux urgences parce que on est investi particulièrement investi émotionnellement quand il s'agit de son enfant surtout quand c'est le premier mais il y a des moyens de prévenir le passage aux urgences de réguler le passage aux urgences et puis par ailleurs d'améliorer aussi les conditions de travail des personnes qui sont aux urgences et pour qui les conditions de travail sont aujourd'hui très dures nous avons été avec Christelle à Genève voir un petit peu comment ils avaient notamment en ayant recours à la technologie mais c'est la technologie technologique qu'on utilise chacun de nous dans nos usages les plus quotidiens que eux ils ont transféré dans un contexte de recours aux urgences et qui permet de rassurer les parents d'améliorer la relation entre les parents et les urgentistes qui sont là et puis de réguler le réguler les flux et donc il y a des de quoi s'inspirer nous semble-t-il en regardant un peu à l'étranger le troisième chapitre c'est en finir avec les pertes de chance des enfants aux besoins spécifiques on est dans les enfants ont besoin spécifique nous n'entendons pas uniquement les enfants en situation de handicap je vais y revenir mais oui bien sûr mais c'est d'abord les enfants qui souffrent de maladies chroniques ou complexes c'est aussi l'amélioration de l'accès aux soins pour les enfants en situation de précarité avec d'une part les besoins de mieux connaître la précarité en santé parce qu'on cette matière là comme en beaucoup d'autres ils manquent de donner objectives de développer beaucoup de dispositifs d'aller vers avec des médiateurs en santé avec le développement de passe ville ou de passe mobile des passe-mères enfants voilà en améliorant la santé des enfants en grande précarité alors avec avec peut-être l'extension de un dispositif qui marche très bien dont tout le monde nous parle qui est MT dent voilà qui bénéficie beaucoup aux enfants en zone prioritaire et qu'on doit probablement pouvoir élargir il y a des questions sur le prolongement des petits déjeuners gratuits à l'école plan de lutte et de prévention prendre prévention et de lutte contre la pauvreté 2018 des cantines à 1 euro dans les zones rurales voilà et puis un certain nombre de choses sur notamment l'obésité infantile ce sens stigmatisation il y a quand même un certain nombre de données qui montrent que ce sont aussi ses enfants là qui en sont les plus qui en souffrent le plus la question des enfants de l'Aide Sociale à l'enfant et pour répondre à votre question madame la Présidente enfin et vous le savez les enfants de la différence sont en moins bonnes santé que les autres enfants de leur âge dans leur entrée en parcours en protection de l'enfance qu'on peut comprendre de par leur parcours justement ce qui est moins compréhensible et même absolument inadmissible c'est que leur santé soit encore moins bonne quand ils en sortent et il y a donc effectivement deux expérimentations articles 51 que vous avez évoqué Pégase et santé protégé que connaît très bien Christelle Graal le Guan puisqu'elle est une des grandes instigatrice et opératrice n'est pas le bon mais enfin en tout cas c'est elle qui l'a pensé avec Nathalie VAM enfin avec les équipes du CHU de Nantes alors vous voulez en parler deux minutes Christelle ou pour dire justement où un élève l'évaluation l'impact du covid l'évaluation et puis l'idée qui est la nôtre tout à fait le principe de santé protégé était très simple c'était que faute d'avoir des parents qui soient vigilants et qui puisse prendre rendez-vous tantôt chez le dentiste un ORL ou chez le l'orthodontiste on puisse en effet proposer systématiquement un suivi médical annuel de ses enfants avec un médecin référent qui soit formé spécifiquement à cette à cette consultation et donc on a mobilisé sur le territoire de l'expérimentation plus de 300 médecins libéraux tantôt des pédiatres mais aussi les médecins généralistes et puis aussi tous les spécialistes que je viens d'évoquer des kinés des orthophonistes des psychomotriciens de manière à ce que on puisse une fois par an voir ses enfants de manière systématique établir leur état de santé et leurs besoins pour pouvoir les orienter au mieux en fonction de ce qui aurait été constaté et donc le pari qui était fait par cette expérimentation santé protégée c'est que on allait déjà pouvoir décrire l'état de santé de manière objective de ces enfants dont on connaît très très peu de choses et ensuite pouvoir l'améliorer grâce à ses recours systématisés aux soins qui bénéfique dont bénéficie tous les enfants d'habitude mais dont les enfants en protection sont souvent privés malheureusement c'est un peu la double peine et donc c'était une façon d'y mettre un terme donc cette expérimentation a été mise en place dans trois départements et puis ensuite étendu à un quatrième département qui est la Seine-Saint-Denis l'idée était de pouvoir s'assurer qu'elle était transposable à différentes situations et différentes organisations et elle a bien évidemment été largement impactée par toute cette période covid on n'a pas pu la développer aussi vite qu'on aurait voulu ce qui fait que elle a été un peu décalée dans le temps mais que pour autant les premières évaluations qu'on dispose sont extrêmement positives extrêmement favorables et donne envie bien évidemment de prolonger d'étendre de généraliser cette façon de faire qui est avant tout du bon sens qui était avant tout de pouvoir bénéficier du droit commun pour ses enfants puisque cette consultation annuelle systématique elle était déjà prévu mais que dans les fêtes elle n'était pas mise en œuvre et donc on espère beaucoup pouvoir généraliser cette mesure dans les prochains mois voilà donc c'est effectivement l'évaluation est en cours a été un peu retardé madame la Présidente mais notre proposition est effectivement de systématiser de généraliser cette expérimentation parce que sans grande surprise qu'on suit qu'on suit davantage des enfants en fait on évaluer leur situation de santé ils se portent mieux voilà c'est ça n'est pas on a besoin d'un grandes études pour sans convaincre voilà et sur les enfants protégés et dans santé protéger il y a une dimension aussi santé mentale que on veut bien réaffirmer et notamment Guillaume Ronsard que vous évoquez qui est un de nos 18 pilotes dans le cadre de ces assises et qui connaît bien l'aide sociale à l'enfance qui est désormais au CHU de Brest insiste là dessus il y a aussi dans le cadre du fond d'innovation pour la psychiatrie de je crois que c'est le Fondation pour la psychiatrie ou le fonds d'investissement psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent on avait financé sous le mandat précédent des des équipes mobiles en psychiatrie notamment qui se rendent dans les foyers de l'aide sociale à l'enfance voir chez les assistants familiaux quand il y a des situations justement très dégradées chez certains enfants et ça c'est des choses dont on pense qu'elle pourrait être déployée plus encore voilà dans ces populations fragiles il y a aussi les enfants victimes de violence alors il y a un certain nombre de alors il y a les violences éducatives ordinaires il y a la question du syndrome du bébé secoué aussi donc là aussi un centre de choses qui ont déjà été mis en oeuvre mais notamment avec les différentes associations que ça soit stop veo Gilles d'un côté ou avis avec au-delàfitte pour le syndrome du bébé secoué on propose encore un certain nombre de mesures nécessaires qui complètent ce qui a été mis en place et puis on continue on propose évidemment de continuer à développer les usape j'étais d'accueil d'enfants pédiatriques unité d'accueil lui a peut-être une idée d'accueil pédiatrie de l'enfant sont danger je vais y arriver qui sont pour nous et c'est tel que ça a été formalisé par une une circulaire du ministère de la Santé de 2021 si je ne dis pas de bêtises qui est un peu le point d'entrée du parcours de soins des enfants victimes de violence avec les centres de psychotroma en deuxième recours vous avez ensuite les enfants en situation de handicap très brièvement vous on sait pas attaché à la pathologie centrale qui est l'objet du handicap parce que il y a il y avait les travaux de la convention nationale du handicap parce qu'il y a la stratégie autisme parce que il y a une ministre du handicap qui travaille aussi sur sur ces sur ces sujets là on s'est attaché davantage à l'accès des enfants en situation handicap aux soins primaires en réalité quand un gamin avait autisme doit aller chez le dentiste pour la première fois et que vous avez en face un dentiste qui est pas formé généralement il se passerait enfin ça se passe très très mal et l'enfant fait demi-tour quand vous avez une jeune fille qui a une trisomie ou qui est polie handicapée et qui doit aller faire sa première consultation gynécologique et ben généralement et qui a quelqu'un qui n'est pas formé en face généralement ça se passe mal aussi donc CNH annonce du déploiement d'andigine écho qui est un dispositif en formation et de consultation de gynécologue formée voilà mais on s'est attelé justement sur ce qui représente 50% de renoncement de soins les enfants en situation de handicap renonce à 50% à leur soins primaire dentistes gynéco etc donc c'est des pertes de chance supplémentaires qui viennent s'additionner ou déjà aux nombreuses pertes de chances qu'on a dans ce pays quand on est en situation de handicap quatrième chapitre je vais accélérer madame la Présidente pour vous laisser la parole vous rendre la parole la question de la santé mentale bon là rappelez tout de même qu'il y a eu en septembre 2021 des Assises de la santé mentale ou un certain nombre de mesures concernées la pédopsychiatrie où il était déjà prévu des financements et c'était pas de l'argent virtuel c'est de l'argent qui avait été débloqué pour renforcer les CMP en psychologue clinicien notamment pour redonner des moyens supplémentaires aux maisons des adolescents etc bon quand on parle avec les professionnels et notamment ceux qui font partie du groupe de travail ils nous disent que sur le terrain il ne voit pas ne voit pas le changement alors ça ça doit vous interroger nous interroger parce qu'entre les décisions qui sont prises qui ont été prises il y a deux ans quand même désormais quasiment et les traductions concrètes sur le terrain pour l'instant il ne les voit pas donc il faut veiller aussi moi je veux bien qu'on réannonce là qu'on va remettre des centaines de millions pour les MDA les CMP etc mais en fait faut s'assurer que déjà l'argent qui a été débloqué produise ses effets pour autant la question de la santé mentale il y avait eu des choses en septembre 2021 on est tous d'accord pour se dire ce n'était pas suffisant indépendamment des questions de mise en oeuvre et c'est pour ça qu'on a décidé d'y consacrer un chapitre dans les travaux et dans les préconisations avec à la fois la nécessité il y a la question de Laval il y a la question daily il y a la question des pédopsychiatres pour s'occuper des lits et donc il faut mettre des moyens là-dessus il faut il faut prévoir dans chaque dans chaque territoire des plans d'urgence pour qu'il y ait des lits qui sont un peu sacralisés pour justement pouvoir répondre à des situations d'urgence mais il y a tout l'amant il y a tout le monde il y a la Maison des adolescents mais il y a globalement probablement énormément de situations si on pouvait les repérer plus tôt et mieux les accompagner éviter qu'elle se dégrade et qu'on en arrive aux urgences pédopsychiatriques donc là il y a moi je suis convaincu qu'il y a un besoin de sensibilisation et de monter en compétences de la population générale sur les sujets de sentimental que ça soit les parents que ça soit les profs que ça soit les enfants eux-mêmes donc c'est tout ce qui est notamment premier secours en santé mentale voilà qui sont des dispositifs intéressants qu'il faut développer il faut peut-être créer un bilan de santé mentale il y a des bilans de santé à l'école pourquoi pas un bilan de santé mentale et puis il faut renforcer le rôle des maisons des des adolescents et puis et puis vous le savez il y a aussi une hausse inquiétante des tentatives de suicide et notamment depuis le covid mais même avant et en particulier chez les jeunes filles [Musique] mais il y a la question de l'environnement voilà la question de la santé environnementale et essayer de mieux prendre en compte et de mieux limiter les impacts de l'environnement sur la séance TD des enfants notamment moi je pense qu'il y a un sujet autour des écoles qui sont quand même le lieu où ils passent la plupart de leur temps il y a des législatives qui sont pris dans les grandes villes pour un peu sacralisées les alentours des écoles et puis il y a des sujets à la campagne aussi sur les zones d'épandage notamment bon il y a toute la question des perturbateurs endocris endocriniens notamment au cours des 1000 premiers jours de la vie il y a l'obésité infantile je l'ai évoqué tout à l'heure et les questions de nutrition sur lesquelles nous formulons un certain nombre de recommandations qui viennent du rapport la ville il y a la question des écrans ce n'est pas un sujet nouveau mais où nous formulons un certain nombre de propositions voilà et moi très sincèrement je pense qu'il y a un moment il faut avoir une approche un peu plus radicale que que celle que nous avons aujourd'hui et puis nouvelle forme de tabagisme notamment les puffs le ministre de la santé c'est prononcé à ce sujet là et nous reprenons ces idées sur la question de la santé sexuelle tout n'est pas enfin il faut pas les faut pas baisser la garde même si sur le VIH notamment progresse ces dernières années sont plutôt encourageants mais sur la question de sens et sexuelle auprès des nouvelles générations il ne faut pas baisser la garde et puis il y a un nouveau sujet moi un beau sujet sur lequel nous avons formulé des propositions un peu plus concrètes qui est la question du sommeil donc nous proposons d'adopter le premier plan sommeil le sommeil c'est un sujet bon c'est un sujet en soi parce que il baisse chez nos enfants et nos adolescents et c'est un sujet qui était à la croisée de beaucoup d'autres sujets de santé publique les écrans je viens de l'évoquer la santé mentale question de l'apprentissage des connaissances etc voilà pour ce qu'il a prévention et puis trois derniers chapitres sur la réforme et je vais pas rentrer parce que c'est tout ça est un peu technique et quand je dis ça je me je ces techniques pour moi aussi mais Christelle vous vous répondra avec grand plaisir si vous avez des questions mais une refonte d'un certain nombre de de formation professionnelle d'une part de carrière si un certain nombre de proposition concernant les carrières professionnelles et des professionnels de santé en favorisant je l'évoquais tout à l'heure les exercices mixtes les passerelles les allers-retours entre les uns les autres proposition aussi j'ai oublié de l'évoquer tout à l'heure quand je parlais de la PMI de la santé scolaire mais de créer un statut commun de santé publique pour les médecins de PMI de et de santé scolaire et des centres municipaux de santé et puis un certain nombre de propositions enfin sur la recherche pour déverrouiller et les obstacles au plein déploiement de la recherche en pédiatrie et puis un certain nombre de mesures enfin ayant trait à la gouvernance pour essayer de faire en sorte que le pilotage de la santé de l'enfance soit un peu plus cohérente pour les différents acteurs et puis que ce plan par ailleurs qui doit s'étaler selon nous sur une dizaine d'années puissent être suivis évalué modifier si nécessite de l'être et puis et puis pleinement pleinement déployés voilà excusez-moi pour ce propos long mais je vous ai on tenait à vous partager là où nous en étions le propos long pas du tout c'est si on pouvait rester plus de temps en parler ça serait aussi tant mieux monsieur taquet chers Adrien je note ton mécontentement de ne pas avoir été entendu avant par la délégation au droit des enfants de l'enfant sache qu'on a essayé depuis le mois de mars à caler les rendez-vous tu lui as parlé tout à l'heure des agendas contraints des députés tu sais et tu sais de ce dont tu parles et puis vous avez vous aussi votre agenda depuis 5 mois aussi très content donc voilà désolé mais je tenais à le préciser tu sais très bien que tu es toujours et avec ta coprésidente serait les bienvenus parce que comme tu dis si bien ce plan ce plan il est préconisations qui seront reprises certaines j'espère beaucoup d'entre elles par par le ministre de la santé et de la prévention donc aura donc une portée une portée sur 10 ans et il faut bien il faut bien du temps pour s'occuper correctement de la prise en compte depuis le plus jeune âge et même en amont de nos enfants et je suis d'accord avec vous pour avec vous deux pour pour que l'enfant reste vraiment au centre au centre de toutes nos intentions et c'est pas par un autre biais que nous devons prendre toutes les problématiques c'est d'abord l'enfant donc maintenant si vous le voulez bien nous allons passer aux on va dire oui j'ai la commission éducation qui se réunit d'ici deux minutes alors je voulais savoir si exceptionnellement il était exceptionnellement qu'on puisse il me fait oui de la tête c'est gentil alors que je ne me trompe pas c'est Madame pasquiner écoutez donc j'allais céder la parole au groupe mais avant au groupe politique donc représente tout le monde sinon je sais que la parole parce qu'il n'y donc du groupe écologiste merci alors je prends pas la parole au nom du groupe 1 c'est juste revenir sur différents points que vous avez abordé et ce sont des points sur lesquels moi aussi je travaille vous savez j'étais enseignante voilà avant d'être député et on est vous avez été élu sur la même circonscription que moi au sujet de l'école et de la médecine scolaire effectivement je partage voilà votre avis sur la situation catastrophique surtout que l'école pourrait être le lieu où beaucoup de choses se décèlent pour pour les enfants des situations de maltraitance des situations de violence il m'est arrivé aussi de voir à l'école des carnets de santé d'enfants complètement vides parce que voilà une difficulté pour les parents d'accéder à un médecin pédiatre n'en parlant même pas mais effectivement je partage votre point de vue qui est celui de vraiment et là il y a l'urgence aussi de vraiment faire en sorte que il y a à nouveau à l'école une médecine scolaire solide parce que on le voit en fait la santé mentale et physique des enfants en dépend l'école c'est l'endroit où ils vont tous et il faut vraiment mettre l'accent sur sur cette question là vous le savez peut-être ou peut-être peut-être pas mais actuellement à l'Assemblée nationale il y a un forum citoyen transpartisan au sujet de l'utilisation des écrans pour les enfants donc voilà on est différent députés à avoir à faire intervenir le samedi des professionnels et à réunir des habitants de nos circonscriptions qui qui réfléchissent à cet enjeu de l'utilisation des écrans et peut-être que les les travaux de ce forum citoyen vous vous intéresseront ils arriveront à terme fin septembre et je travaille aussi sur les questions de l'alimentation et l'alimentation à l'école aussi via une mission d'information je vous ai entendu parler et voilà ma question de l'interdiction des peufs et c'est un sujet qui m'intéresse particulièrement puisque j'ai déposé une proposition de loi sur son interdiction et sur ce sujet aussi tout autant que vous je le pense je souhaite qu'on aille vite parce que c'est une question primordiale c'est un dispositif qui s'adresse tout particulièrement à des adolescents et il y a l'enjeu donc de de santé publique mais il y a aussi l'enjeu environnemental qui n'est pas moindre donc je voulais savoir quel était quels étaient les actions que vous alliez mener sur ce volet là puisqu'il y a une proposition de loi qui est qui est prête et qui est sur la table à l'Assemblée et qu'on espère pouvoir voir aboutir avec une semaine de l'Assemblée merci je vous laisse répondre comme ça elle aura la réponse monsieur taquet très bien alors merci beaucoup pour vos propos et votre question moi je vais pas trop revenir sur l'école la médecine scolaire etc parce que je crois qu'on partage le constat avec aussi la conscience que l'on demande beaucoup à l'école et aux enseignants depuis de nombreuses années depuis de nombreuses années on leur demande à peu près de régler tous les problèmes que la société n'arrive pas à régler pareil ailleurs que ce soit les sujets d'environnement des citoyenneté de santé etc donc mais je vous rejoins totalement sur le fait que ça doit être le lieu où on doit pouvoir repérer un certain nombre de situations problématiques pour pour les enfants et alors moi je parle de santé scolaire et non plus de médecine scolaire parce que je pense que la médecine scolaire en réalité n'existe plus vraiment mais qui c'est de la question de la santé scolaire qu'il faut essayer de reposer doit être totalement rebasée refonder revalorisé vous parlez de repérage des violences juste rappelé mais d'ailleurs il serait bon que les députés vous êtes vérifiés que tel est bien le cas mais depuis normalement la rentrée les bilans de santé qui sont menées à l'école être l'occasion de pouvoir repérer les violences sexuelles qui auraient pu subir les enfants en dehors de l'école que ça soit dans leur famille ou dans d'autres dans d'autres cadres c'est suite aux annonces du demande du Président de la République de janvier 2021 si mes souvenirs sont bons et un travail commun avait été fait avec le ministre de l'éducation nationale et une circulaire en ce sens a été normalement a été mise à l'attention des établissements merci pour votre l'information sur ce format transpartisan sur les écrans dont nous n'avions pas connaissance en tout cas pas moi Christelle peut peut-être mais nous n'avions pas connaissance dont les conclusions seront remises fin septembre ce qui me permet de revenir sur notre calendrier parce que j'ai oublié de le faire en conclusion vous dire que les travaux que nous avons menés nous sommes un peu arrivé à terme Christelle je crois parce que nous sommes en train de finaliser notre document que nous remettons au gouvernement et que le gouvernement a annoncé la tenue de ses assises et donc vous avez bien compris que ça sera normalement ça devrait être des annonces c'est la fin un processus en réalité d'ici courant d'ici à l'été courant les courants courants étaient enfin voilà dans les dans les semaines et moi qui viennent en tout cas c'est ce qui a été annoncé à ce stade et vous dire enfin que sur les puces je n'avais pas connaissance de cette proposition de loi alors ni cristal ni moi ne sommes ne sommes décisionnaires ni membres du gouvernement ni ministre donc je ne sais pas du tout moi j'ai nous préconisons l'interdiction des peufs nous avons entendu le ministre s'exprimer en ce sens-là sur France Inter de mémoire mais je n'ai nous n'avons pas du tout connaissance de du timing et des modalités de mise en oeuvre de cette de cette décision donc je peux pas vous répondre là dessus je sais pas si ça pue rassure une PPL qui est déposé en ce moment ou s'il y a un projet de loi par ailleurs voilà malheureusement je ne peux pas vous répondre mais en tout cas je crois que tout le monde converge en tout cas vers l'idée que c'est pour les raisons et de santé publique et d'environnement vous avez soulevé tout ça doit être effectivement c'est un sujet qui doit être traité voilà on est meilleur délai va prendre la parole pour vous répondre aussi allez-y madame en quelques merci beaucoup madame la Présidente en quelques mots vous dire combien nous sommes tous convaincu la communauté pédiatrique du rôle clé de l'école puisque la crise covid a été l'élément très spectaculaire qui a permis de montrer qu'effectivement la fermeture des écoles était en toute délétère pour les enfants tant sur le plan de leur santé somatique puisqu'effectivement les enseignants des pistes eux-mêmes certaines difficultés que ce soit des violences ou autre et aussi pour leur santé physique et social donc on est vraiment tout ce convaincu que l'école c'est un lieu de santé aussi majeure et de dépistage précoce de prévention et donc c'est quelque chose pour lequel nous sommes absolument convaincus qu'il faut pouvoir restaurer un système de santé scolaire qui soit efficace et puis l'autre point qui me semble important à préciser que ce soit concernant les écrans que ce soit concernant le à l'époque il est bien évidemment important de pouvoir remettre un cadre sur ce qui est délétère pour la santé de l'enfant et je pense que il faut aussi qu'on puisse communiquer plus largement auprès des adultes pour qu'ils puissent-ils donner l'exemple et que si on interdit à nos enfants de regarder leurs écrans pendant le déjeuner ou qu'on leur interdit il faut aussi plus largement puisque communiquer auprès des adultes qui les entourent de manière à pouvoir aussi avoir une exemplarité qui soit mise en avant sur des sujets de prévention qui nous tiennent à cœur merci beaucoup on oublie trop et notamment dans l'académie du jour moi je le répétais souvent et je pense qu'il va falloir dire notamment on est très jeunes enfants on oublie que les enfants se construisent quand même par mimétisme donc ça commence par là c'est peut-être pas suffisant mais ça commence [Musique] chez l'adulte par exemple pour un fumeur qui voit alors on le voit de moins en moins à l'écran mais un acteur dans un film donc mettre une cigarette à la bouche on a on a le geste voilà c'est c'est automatiquement les enfants c'est c'est vraiment primordial de un exemple merci donc maintenant nous allons passer donc aux orateurs de groupe nous allons commencer par Eric Pouillat du groupe Renaissance monsieur Pouillard vous merci madame la Présidente Monsieur Madame Monsieur la présidente et le président comme il est heureux que nous puissions nous rencontrer aujourd'hui pour parler effectivement de des travaux préparatoires aux Assises de la pédiatrie de la santé de l'enfant qui ont été lancés le 7 décembre dernier et je partage avec vous l'impatience que nous avions de pouvoir échanger sur le sujet l'objectif des assises vous l'avez rappelé qui se tiendront si j'ai bien compris d'ici peu et de permettre une réflexion transversale et globale sur la santé des enfants vous avez décliné les six axes de travail il y en a un particulièrement qui sur lequel je souhaiterais vous interroger c'est celui de précisément relever le défi de la santé mentale des enfants il s'agit effectivement d'un défi majeur renforcé de surcroît par la crise sanitaire la Cour des comptes dans un rapport sorti le 21 mars dernier estime à un million 600 000 le nombre d'enfants et d'adolescents souffrant d'un trouble psychique quand en parallèle entre 750 000 et 850 000 mineurs bénéficient de soins en pédopsychiatrie le nombre de pédopsychiatres à lui diminuer de 34 % entre 2017 et 2022 soit une baisse de plus de 1000 pédopsychiatres la Cour des comptes dénonce une offre de soins psychiques inadapté aux besoins de la jeunesse la saturation et le manque des lisibilité du parcours des soins ainsi qu'une gouvernance peu adaptée elle souligne néanmoins la volonté manifestée par le ministère de la Santé de renforcer l'accès à l'offre de soi psychique à phantogyvinyle depuis 2018 avec l'adoption de la feuille de route sur la santé mentale et en amont du parcours de soins le projet national des 1000 premiers jours pour prévenir les troubles psychiques des mers et des nourrissons donc vous étiez un des grands architectes je souligne effectivement que les assises de la santé mentale qui ont lieu en 2021 ont permis de lancer des pistes aussi mais voilà je de votre point de vue pourriez-vous nous préciser les les premiers retours ou les pistes un peu un peu solide que vous avez sur la question de la santé mentale des enfants et des adolescents nous indiquer comment selon vous faut-il poursuivre l'effort sur la santé mentale à l'école et en ville même si vous avez déjà av quelques pistes notamment la question de la sensibilisation des familles et la question des premiers secours je pense plutôt à l'école si peut-être et la question ou du bilan de santé ou la question par exemple la maison des ados je vous remercie merci donc on va prendre toute les interventions des orateurs de groupe ensuite vous répondrez chacun si vous si vous le désirez je pense que vous le ferez de toute façon pour le rassemblement national Madame Christine Christine Loire excusez-moi merci madame la Présidente Mesdames et Messieurs j'aurais aimé échanger avec vous concernant l'éducation sexuelle à l'école car j'ai pu voir au sein de l'organisation de ces assises de la pédiatrie de la santé de l'enfant qu'une place importante va être donnée aux excusez-moi on renforcement de la prévention dans le quotidien des enfants et des familles notamment à l'école j'ai été alerté par des collectifs de parents d'élèves qui s'inquiète justement de la tournure de l'éducation sexuelle au sein des établissements scolaires vous avez dû entendre parler du cas de Saint-Étienne dans le Loir je pense que nous sommes d'accord nous ne pouvons pas expliquer à un enfant de 5 ans ce qu'est la sodomie ou une fellation la santé de l'enfant passe par le respect de son corps et la santé mentale quand on sait qu'en 2020 39433 plaintes pour violence sexuelle sur mineur dont 12286 viols ont été déposés ne pensez-vous pas qu'un gros travail de fond doit être fait pour apporter une bonne prévention sur cette question merci merci Madame Loire pour le groupe LFI Madame Anne stambach merci merci madame la Présidente nous sommes dans une société qui ne prend pas soin de ses enfants cette phrase je l'ai entendu de la bouche d'un psychologue en tout début de mandat et depuis elle ne cesse de me hanter et pour cause le 8 juillet 2022 700 professionnels du soin aux enfants et adolescence à l'armée de la hausse des suicides et dénoncer je cite le délitement des structures de soins empêche aujourd'hui les soignants d'exercer leur fonction de dernière rempart contre le suicide le 22 octobre dernier plus de 7000 soignants pédiatrie alerté sur la saturation des services hospitaliers par manque de moyens et de personnel le 24 novembre c'était le collectif pédopsy 93 qui déplorait la hausse des urgences et des situations graves du fait de l'attente toujours plus longue pour un premier rendez-vous jusqu'à deux ans parfois en mars un rapport de la Cour des comptes estimé qu'environ 1,6 millions d'enfants et adolescents souffrent d'un trouble psychique et que seulement la moitié d'entre eux bénéficie de soins pédopsychiatrie en cause la baisse du nombre de lits d'hospitalisation et la saturation des CMP le gouvernement multiplie les assises après celle de la psychiatrie donc celle de la pédiatrie très bien objectif selon le ministre identifier des réponses de moyens et long terme mais honnêtement il suffit d'écouter les soignants et pour ce qui est de la santé mentale on les a les réponses manque de moyens plus hausse de la demande de soins égale des conditions de travail de plus en plus difficiles et donc de plus en plus de soignants à bout qui jettent l'éponge la boucle les bouclés chez moi par exemple en Haute-Garonne et malgré la mobilisation des soignants le seul service psychiatrique dédié aux jeunes adultes de toute la région Occitanie va fermer pendant l'été par manque de personnel et c'est partout le même diagnostic une inaction politique irresponsable après les assises de la psychiatrie on nous a promis 32 postes de chef de clinique en pédopsychiatrie en quatre ans donc 8 par an et 400 postes en CMP soit 4 par département qu'on attend toujours par ailleurs or c'est de nos enfants nous parlons là quoi de plus prioritaire la première réponse de moyens et long terme a donné c'est l'investissement massif alors on arrête avec les multiples appels à projets innovants qui pompent l'énergie des soignants la constitution de dossiers pour espérer récupérer quelques financements et on investit pour des moyens pérennes dans les CMP les CMPP dans la pédopsychiatrie et on revalorise les métiers du soin vous en parlez et c'est heureux ma question est simple peut-on espérer de ces assises une véritable ambition en la matière je vous remercie merci beaucoup madame Alexandra Martin du groupe les républicains merci madame la Présidente Monsieur le Président Madame la Présidente d'avoir perdu les témoins de saluer votre volonté de mettre en cohérence les les multiples étapes de la santé d'un enfant jusqu'à la fin de son adolescence ça me paraît effectivement être être la bonne démarche si je peux me permettre je voulais évoquer dans un premier temps la nécessité du dépistage précoce des troubles du neurodéveloppement l'année dernière les 97 plateformes de coordination et d'orientation ont vu le nombre d'enfants repérés multiplié par 6 passant de 6000 à plus de 41 000 ces dernières rapportent qu'il est crucial effectivement de repérer le plus tôt possible un écart dans la trajectoire développemental pardon d'éventuelles troubles sensoriels neurovisuel développement des fonctions motrices du langage pour éviter un sur handicap certains préconisent d'ailleurs de réaliser des tests si possible avant l'âge de 3 ans quand la plasticité cérébrale est encore forte en la matière une coordination entre les pédiatres et les parents et primordial pourtant si la stratégie nationale pour l'autisme prévoit de favoriser des interventions précoces tous les professionnels du secteur s'accordent à dire que les délais sont encore trop longs il faut en moyenne 6 mois pour que les plateformes traitent le signalement d'un médecin traitant à ce délat à ce délai déjà très long s'ajoute le délai de prise en charge qui est aussi entre 1 et 2 mois selon les territoires aussi envisagez-vous de recommander un renforcement des plateformes des TND manifestement sous dotés en ressources humaines et si vous me le permettez madame la Présidente juste qui est ainsi sur un sujet moi qui me préoccupe et je sais vous préoccupe aussi beaucoup vous en avez parlé les bébés secoués effectivement 500 bébés secoués par an c'est un phénomène qui n'est pas négligeable et et je sais que vous avez beaucoup traité de ce sujet lorsque vous étiez secrétaire d'État avec notamment la mise en place d'une d'une grande campagne de sensibilisation force et de constater que malheureusement les courbes ne s'affichent pas notamment malheureusement malgré tous les efforts qui ont été mis en place merci merci à vous il reste un quart d'heure est-ce que mes deux autres collègues qui sont présents en une question alors il faut faire très court tous les deux et donc c'est 15h 15h c'est la fin donc de l'audition de Monsieur taquet et de Madame gra leguin donc vous posez vos questions les plus courtes possible et ensuite monsieur taquet et Madame grazeghem répondront vous aurez tout le reste du temps pour vous merci monsieur madame la Présidente pour votre mission d'abord et la présentation que vous nous avez faite sans vouloir sombrer dans la sinistrose nombreux enfants sont en mal-être soit au sein des familles quel que soit la composition de la famille soit dans les écoles et ont été les victimes de la crise covid mais aussi du harcèlement de toutes sortes confrontés aussi aux écrans avec l'accès à la pornographie et présente donc des troupes psychologiques et en face on se retrouve avec une population de professionnelle vieillissant en nombre diminué peu de médecine scolaire des médecins traitants qui n'ont pas une inclinaison forte à prendre en charge les troubles psychologiques donc on est devant un chantier ouvert réel mais vertigineux ce qui explique votre travail mais avec la liste de ce que vous nous proposez moi ce qui m'importe c'est est-ce que vous avez aussi l'intention d'établir des priorités et de planifier des actions compte tenues des difficultés notamment de personnel devant lesquelles on est et qui sont effectivement sur un temps beaucoup plus long que les actions qu'on peut mettre en oeuvre merci merci chers collègues merci madame la Présidente je vais faire le plus court possible sur le co-président même la co-présidente je vais revenir simplement sur un rapport qui est le premier rapport de la délégation droit des enfants qui a été rendu en mars dont je suis un des cours à porteurs et que Monsieur Servat et Madame Lebon sur pardon sur les violences commises sur les enfants en outre-mer c'est un a parlé il y a une dimension ultramarine qui est certainement dans la réflexion menée par le comité probablement dans les assises je veux simplement revenir sur sur trois sujets très rapidement parce qu'on les a mis en exergue et notamment celui des addictions dont j'ai pas forcément entendu parler mais je n'étais pas là au début donc j'ai peut-être raté des choses pour simplement vous indiquer qu'il y a en la matière une dimension particulière à intégrer probablement pas seulement en outre-mer mais insiste là dessus le sujet de du syndrome d'alcoolisation fœtale aussi qui a été malheureusement pointé du doigt avec un enfant sur 100 à la Réunion qui n'est avec un syndrome du trouble de la de l'alcoolisation fœtale et puis sur les enfants qui sont placés à l'aide sociale à l'enfance j'ai attaqué en a parlé il y a des expérimentations qui ont lieu notamment à la Réunion qui essayent de combiner à la fois le soin le médico-social et la scolarité qui ont l'air de fonctionner et qui pourraient être s'agissant de la géographie des Outre-mer qui ne permettent pas d'avoir accès nécessairement à toutes les solutions qu'on peut avoir dans un territoire aussi grand que l'hexagone peut-être des pistes intéressantes voilà en gros sur l'outre-mer quelle est la dimension de cette réflexion dans dans le travail qui est mené merci merci donc monsieur taquet madame graalguen Adrien vous remercier parce que gros gros oublier gros erreur de ma part je n'ai pas évoqué les outre-mer alors que ça fait l'objet d'un chapitre spécifique dans les recommandations ça faisait partie de c'était une des populations fragiles que nous avions identifié dans les travaux parmi les autres enfants je les nommé dans les travaux mais j'ai complètement oublié de l'évoquer dans les dans les restitutions et effectivement il y a un chapitre qui s'appelle enfant des Outre-mer une république une santé nous avons d'une part organisé une table ronde sur la question des Outre-mer nous avons été auditionnés par la Délégation aux outre-mer et un certain nombre de parlementaires de la délégation nous ont fait remonter après avoir travaillé avec des professionnels de du territoire nous ont fait remonter des propositions que nous avons intégré nous avons lu votre rapport et intégrer un certain nombre de préconisations et notamment sur la question de du syndrome d'alcoolisation fœtale avec la réunion dont Karine Le Bon a eu l'occasion à plusieurs reprises de Me sur lequel il y a plusieurs reprises l'occasion de me sensibiliser et puis nous avons aussi mobilisé les ARS dans chacun de ces territoires aussi pour nous faire remonter des propositions on a créé sur mon impressionnant un poste ministère et solidarité de la santé dédiée aux outre-mer qui est occupé par mon ancien directeur de cabinet qui est anime sur toutes les questions sociales et de santé les territoires des Outre-mer qui travaille beaucoup au Comité intermiciel des Outre-mer qui est en cours par ailleurs de préparation autre sujet avec lequel on essaie de de s'articuler et donc on a un certain nombre de propositions qui nous ont été remontés à la fois sur les outre-mer et puis aussi sur chaque territoire puisque chaque territoire a aussi c'est particularité et ses problématiques qui lui sont propres suicide des Amérindiens en Guyane des sujets particuliers à la Réunion ou encore dans même parler de Mayotte et de la première maternité de France donc merci beaucoup désolé à tous et pourtant Christelle pourra témoigner que je pense qu'à chaque réunion à chaque occasion j'insiste sur la nécessité que les outre-mer ne soient pas la cinquième roue du carrosse et voilà vous savez dans les projets de loi là enfin que vous étiez ou souvent la dernière disposition à la dernière article qui dit ces dispositions s'appliquent aussi aux outre-mer mais là on en a fait quelque chose central parmi d'autres choses centrales mais on veut vraiment en faire un sujet central et j'espère et je l'ai dit à la délégation on va pas non plus résoudre tous les problèmes de la santé de l'enfant dans les outre-mer faut pas non plus moi j'ai été à Mayotte j'étais à la Réunion j'étais en Guyane j'ai vu je sais à quel point c'est compliqué mais que ça soit l'occasion quand même d'essayer de faire d'enclencher un certain nombre de dynamiques et de faire sur un syndrome de sujet un grand pas en avant mais en restant très modeste parce que la situation est compliquée mais pas de raison que ses enfants de la République n'est pas la même santé que les autres enfants de la République donc merci pour votre remarque et nous allons bien lu votre apport et bien intégré un certain nombre des préconisations qui sont notamment sur la question des violences intrafamilales et où je l'ai toujours dit aussi il y a que ça soit sur ces sujets là c'est le sujet de santé sexuelle enfin c'est des violences sexuelles il va falloir aussi un moment faire tomber un syndrome de tabou parce que le relativisme culturel etc il y a un moment en fait on parle de la santé de la sécurité d'enfant donc c'est pas politiquement correct de dire ça mais il y a un moment faut se dire les choses autrement la situation perdurera voilà pour ce sujet alors sur la question de la santé mentale parce que Eric le député pouya et puis et puis vous madame pardon la députée vous aviez vous avez évoqué ce sujet là et puis Christelle complétera donc ça fait l'objet d'un certain nombre de mesures à la fois prévention donc je redis développer un certain nombre d'outils pour outililler les parents les professionnels les enseignants pour repérer les situations je pense qu'un des bilans de santé notamment à l'entrée au collège pour être un bilan de santé mentale on pourrait lui adjoindre une dimension santé mentale voilà pour justement passer après ça soulève une fois qu'on a dit ça qui fait le bilan de santé qu'est-ce qu'on fait des enfants qui ont été repérés ou est-ce qu'on les ou est-ce qu'on les adresses etc bon il y a ça d'outils qui sont bien qui ont été développés notamment pendant le covid notamment ce que Robert Debré a pu faire avec avec clepsi qui peuvent être voilà où il y a des ça donne des outils pour repérer des situations de mal-être pas pour poser des diagnostics parce que c'est pas nos métiers mais pour repérer et puis ensuite adressé voilà donc essayez de repérer plus précocement plus systématiquement les situations de mal-être et puis essayer aussi de renforcer mes ondes adolescents alors c'est des moyens c'est des moyens humains c'est essayer de systématiser la présence d'un pédiatre dans les maisons des adolescents c'est créer des maisons des AD son mobile que dans certains territoires mais en fait c'est de la les Verts quoi voilà il faut il faut le faire pour couvrir notamment les zones les zones rurales et puis on parlait de santé scolaire aujourd'hui dans la santé scolaire les maisons des dans certains territoires c'est le cas mais il y a assez peu de relations entre les MDA et la santé scolaire c'est le cas dans certains territoires mais il faut peut-être essayer de l'institutionnaliser ça et de systématiser ça parce que voilà c'est des acteurs qui doivent pouvoir travailler ensemble voilà donc ça c'est ça c'est un peu Lamont et franchement je pense qu'on peut on peut vraiment agir là dessus et améliorer la situation et puis il y a la valve et ce que vous évoquez madame la députée mais il suffit pas de dire qu'il faut des professionnels et des postes et des moyens parce qu'en fait bah bah non parce qu'en fait un professionnel de santé Christelle maîtrise bien mieux ces sujets que moi que moi mais c'est pas juste parce qu'on dit qu'il faut plus de professionnels que hop comme ça on a plus de professionnels en fait faut les former ces gens là et vous preniez le très bon exemple des assistants chefs de clinique en pédopsychiatrie ce qui s'avère que c'est moi qui ai eu à gérer ça enfin en fait c'est Agnès Buzyn feuille de route de santé mentale 2018 création de 10 postes en chef d'assistant chef de clinique en pédopsychiatrie pour justement essayer de recréer une filière excusez-moi du terme en pédopsychiatrie première année 10 candidats deuxième année on a reconduit cinq candidats voilà donc en fait en fait on est je suis pas on prévoit les dispositifs on prévoit les moyens mais il y a juste en fait pour plein de raisons et auxquelles et les acides à santé mentale en 2021 et là je crois je l'espère on essaie de résoudre en termes et là je vous rejoins d'attractivité des métiers de revalorisation des métiers d'être activité aussi enfin jusqu'à encore maintenant parce que les travaux sont en cours depuis septembre 2021 la pédopsychiatrie je crois que enfin Christelle voulait qu'une option ou une faisait en deuxième semestre je crois de troisième année de d'études bon refaisons-en une vraie une vraie discipline à part entière et ça redonnera envie aux jeunes étudiants d'aller dans ces filières là voilà donc je crois qu'on essaye effectivement de de répondre ça mais je le dis je le disais souvent s'agissant de l'aide sociale enfance et je vous le redis maintenant et c'est un peu ça vous avez trouvé que c'est peut-être un peu de la provoc mais ça ne l'est pas totalement c'est en fait si tout ça n'était qu'une question d'argent en réalité ça serait simple voilà c'est un peu plus c'est un peu plus compliqué que que ça même si je vous rejoins et vous avez vu qu'on l'a mis en préalable choc d'attractivité et notamment besoin de revaloriser tous les métiers de la santé de l'enfant voilà et notamment les pédopsychiatres et d'ailleurs je l'ai pas détaillé mais la revalorisation des de la pédopsychiatrie enfin des actes de pédopsychiatrie on l'a mis aussi comme comme mesure et enfin et après je vais pardon crystal réaliser une précision Adrien sur ce sujet qu'on a évoqué rapidement qui est celui du nombre des soignants et bien évidemment en matière de santé mentale on va pouvoir s'appuyer sur les psychologues qui aujourd'hui sont nombreux et peuvent être déjà une première ligne extrêmement extrêmement efficace pour voir un certain nombre d'enfants et pouvoir régler des questions peu graves avant que elle ne devienne vraiment problématique et ensuite il faut qu'on se donne les moyens dans ce pays d'avoir le nombre de médecins d'une part mais surtout le temps médical disponible ce qui est très différent c'est ce qui a évoqué Adrien tout à l'heure c'est à dire que un médecin aujourd'hui n'exercera plus que 80 heures par semaine donc il faut pouvoir avoir la juste mesure du temps médical dont on besoin les enfants et leurs parents bien évidemment pour pouvoir et bien calibrer au mieux le nombre de pédopsychiatres qu'il nous faut former en leur donnant envie de venir se former et pas des perspectives de carrière où ils travailleront le jour la nuit et un épuisement qui leur fait peur donc ça fait partie de l'attractivité et dans l'attractivité il y a vraiment cette question du nombre de soignants qui est vraiment très importante à porter ensemble il me semble et merci Christelle effectivement j'ai complètement oublié de parler des psychologues et de mon forfait psy ou effectivement moi je m'étais à l'époque beaucoup battu pendant le covid pour que ça puisse être mise en place parce que effectivement vu le nombre de pédopsychiatres qui en a aujourd'hui dans notre pays et vu la situation en fait on y arrivera pas à court terme donc il faut que les psychologues prennent pas mais ça veut dire aussi qu'il faut que ça se fasse dans un cadre un peu cadré justement et c'est pour ça qu'il y a un certain nombre de cas de mon forfait psy qui est en train de faire l'objet de première évaluations et qui est un et qui est un succès qui doit être amplifié dont on propose d'ailleurs que ça soit amplifié dans le sens des propos que je viens de tenir Christelle mais faut que ça soit encadré parce que faut pas aussi non plus envoyer nos enfants chez n'importe qui et c'est pour ça que psychologue clinicien ou psychologue qui répondent à un certain nombre de de caractéristiques peuvent rentrer dans le dispositif et faire l'objet donc d'un remboursement très rapidement je termine sur les sur les sur les sur le repérage précoce des troubles neuro-développementaux bon faut quand même vous avez raison ça prend encore trop de temps et dans le repérage et dans la dressage il y a la question des seconds etc mais quand même enfin réjouis réjouissons-nous je sais mais pour avoir participé à l'élaboration de la quatrième stratégie je sais bien d'où nous partons les 30 années d'errance et de souffrance qui a eu sur l'autisme dans ce pays mais réjouissons-nous et il reste donc encore beaucoup à faire et il y a encore beaucoup de défiance et mais réjouissons-nous quand même un petit peu du pas qui a été franchi grâce au PCO et d'une moyenne de repérage dans ce pays qui était autour de 6-7-8 ans alors que c'est 18 24 mois dans les autres pays voilà et que là on revient dans des standards internationaux un peu plus normaux acceptable au regard de l'état de la science à laquelle nous sommes enfin soumises s'agissant de l'autisme donc il faut dans le cadre de la cinquième enfin je sais pas si elle s'appellera comme ça je l'appelle comme ça je sais pas ce sera la cinquième stratégie autisme au sein des TNT mais enfin en tout cas la poursuite ce qui va prendre la suite de la quatrième stratégie qui est en train de se de se mettre en place il y a la question du renforcement je crois des PC ou en tout cas essayer de faire en sorte de désengorger les PCO qui sont qui sont effectivement un peu saturés pour certains d'entre vous l'avez vous l'avez évoqué il y a l'idée d'un repérage possible un peu plus systématique au sein d'un bilan à 18 mois c'est une c'est pas une ce n'est pas une mesure une décision attention je prenais mes propos avec beaucoup de prudence je dis juste que ce sont des choses qui ont été qui sont évoquées voilà et puis et puis et puis il y a toute la question ensuite de la prise en charge une fois que c'est repérages ont eu lieu mais je crois qu'il y a un certain nombre d'annonces qui doivent être faites dans le cadre de la poursuite de la quatrième stratégie et voilà il est chose progressent sur le repérage précoce et il était temps et puis à la question des adultes aussi enfin c'est pas le sujet du jour mais qui reste encore qui reste encore entier puisqu'il y a beaucoup d'adultes qui n'ont pas été repérés à l'époque et qui aujourd'hui sont dans des établissements psychiatriques ou ne devrait pas être et il est temps de les en sortir et la Délégation interministérielle je peux vous y dire il travaille ardemment voilà et puis enfin sur la question de la santé sexuelle madame la député alors j'ai pas eu je n'ai pas je suis passé à côté de alors je vais regarder le ce que vous évoquez ce que je sais pour avoir beaucoup travaillé sur la question des violences sexuelles et sans vouloir faire peser la responsabilité sur leur frêles épaules d'enfants c'est la question de la prévention des violences sexuelles dans les pays qui sont plus avancés que nous pays nordiques notamment les premiers gardiens et protecteurs de leur intégrité physique ce sont les enfants ça veut pas dire une fois encore qu'on a fait peser cette responsabilité sur eux que les choses soient très claires pour autant ils sont les premiers gardiens de leur corps et il est important et on sait aujourd'hui on connaît les mots on connaît la grammaire on sait comment parler à un enfant jeune de ce qu'est son corps de ce qu'elle intimité de ce qui est le consentement on sait parler et en Suède en Finlande c'est des trois quatre ans que l'on fait prendre conscience à ses enfants de ces problématiques là et qui et on leur apprend à mettre des limites à dire non et appréhender des situations graves enfin qui peuvent les mettre en danger et c'est dans ce sens là qu'on a mené tout un travail qui a été laborieux je peux le dire maintenant parce que je suis un peu plus libre pour dire les choses désormais sous le monde après ses dents autour de la question des enseignements à la vie affective et sexuelle d'une part pour un savoir quelle part de nos enfants bénéficiaient de réactualiser un peu le contenu de ces enseignements là parce que les problématiques aujourd'hui sont nouvelles on a une conscientisation déjà de la part des adultes plus grandes de l'ampleur vous les avez cités des violences sexuelles faites sur les enfants et puis il y a des enfin je sais pas oui il y a des nouveaux risques enfin qui maintenant commence à avoir un peu d'années au sujet sur lequel je suis beau tu peux battu la question de l'exposition des mineurs à la pornographie la question de la prostitution des enfants prostitution infantile bon et donc là il y a eu un gros travail que je tiens à saluer de l'éducation nationale pour remettre à jour ce qu'ils appellent des vadés mais comme dans leur jargon qui sont espèces de guide très pratico-pratique à destination des enseignants pour mener une séance de sensibilisation des enfants alors tout ça est en fonction il y en a pour l'élémentaire pour le secondaire en fonction des thématiques avec des fiches très pratiques avec qu'est-ce qu'on comment recontactualise le truc enfin le truc franchement mais je découvrais ce type d'outil est très très bien fait et ça a été réactualisé avec toutes ces nouvelles problématiques harcèlement aussi en ligne cyberbowling chose voilà maintenant et donc et c'est absolument nécessaire et alors une fois et donc je connais pas l'exemple vous donner un garçon de 5 ans j'imagine que enfin je non évidemment mais en tout et je ne connais pas le contexte donc je veux pas mais en tout cas ce qui est clair c'est qu'il faut davantage sensibiliser nos enfants dès le plus jeune âge parce qu'on sait le faire aujourd'hui des professionnels on travaille sur le sujet dans d'autres pays on sait parler au plus jeune âge à ses enfants des menaces qui peuvent peser sur eux sans faire flipper tout le monde les enfants ni les parents mais c'est important parce que c'est comme ça aussi pas que mais aussi c'est nécessaire mais pas suffisant que l'on arrivera à faire baisser à lutter contre ce fléau indicible des violences sexuelles faites sur nos enfants dans ce dans ce pays voilà donc c'est en tout cas c'est dans ce sens là que ça a été travaillé et que ça continue à l'être aujourd'hui sans aucun et Christelle pardon si vous avez des choses à rajouter juste préciser préciser quelque chose que de deux secondes oui je suis pas contre la prévention bien au contraire on doit prévenir les enfants les protéger que voilà leur corps leur appartient se protéger d'autrui quoi voilà mais je pense que c'est c'est les mots c'est les mots ne sont pas appropriés on n'utilise pas le même langage avec un enfant de 5 ans qu'on va utiliser avec un enfant de 15 ans donc le problème il est là en fait aujourd'hui la prévention est faite mais les termes appropriés ne sont pas utilisés donc voilà je voulais je voulais avoir votre ressenti il faut pas il faut pas imaginer une seule seconde que on peut pas parler avec des enfants qui a des choses qu'on peut leur dire qu'on peut pas leur dire et là où je vous rejoins c'est que on peut tout leur dire avec les bons mots et pour ça il faut que un certain nombre de professionnels s'adapte sa juste pour pouvoir discuter avec eux mais les le silence c'est terrible et donc il faut améliorer la communication mais bien évidemment il faut il faut leur parler de tout mais mais une fois encore sans connaître le cas d'espèces que vous évoquez et même pasquinier est parti mais ce qui est clair aussi c'est que je pense que c'est un cas isolé il faut accompagner les fois encore on demande beaucoup de choses depuis de nombreuses années aux enseignants qui dépassent le cadre strict de ceux pour quoi ils ont peut-être été initialement formés donc il y a tout un travail d'accompagnement parce que sont des sujets compliqués de toute façon ce sont des sujets mais même en tant que enfin je sais pas des enfants moi j'ai les enfants je commence depuis quelques années alors par les sujets sur lesquels je suis particulièrement sensibilisé bon bah c'est des sujets compliqués ok voilà donc il faut l'évader mais comme sont très bien il faut encore ils sont très bien fait et puis il faut peut-être accompagner encore un peu davantage les enseignants pour éviter peut-être effectivement le MES usage de d'un certain nombre de mots quoi voilà je vais le lire je vais lire ah c'est pas les enseignants c'est des c'est quoi des associations qui intervenaient il y a plein d'associations qui interviennent aussi de façon très très bien je pense notamment à l'enfant-bleu qui est remarquable mais mais c'est mais une fois encore enfin je veux pas me faire du cas d'espèces une généralité parce que je ne le connais pas mais ça soulève un vrai sujet que sur ces questions là souvent les chefs d'établissement mais aussi les municipalités qui parfois sont confrontés à ces sujets là sont se trouvent un peu en difficulté ou sont en crainte parce qu'ils sont face à eux des acteurs qui ne connaissent pas forcément pour aborder des sujets sensibles et c'est normal et c'est légitime et c'est la raison pour laquelle nous avions dans le cadre je pense que c'était dans le cas du plan de lutte contre les violences 2020 2022 nous avions avec l'AMF établit un espèce de de à la fois de guide des bonnes pratiques et de répertoire des associations sans tomber dans l'usine à gaz mais pour un peu répertorié toutes les associations qui traitaient de ces sujets là pour que ça puisse être voilà un peu un repère et un référentiel pour les maires ou les responsables d'établissements qu'ils sachent un peu à qu'ils ont à faire en quelque sorte quand des actions de ce type doivent être mises en place parce que merci Monsieur taquet madame Graal merci d'avoir été auprès de nous et écoutez mes chers collègues merci d'être d'avoir été présent merci pour vos questions très pertinentes et moi je pense que Monsieur taquet et Madame gras Le Guen nous ont nous ont rapporté de l'eau à notre moulin on va attendre on va tendre on va attendre cet été les annonces et la prise en compte des Assises de la pédiatrie par le gouvernement et j'espère qu'on aura de très bonnes surprises voilà je vous remercie à tous merci Adrien encore une fois madame gras le gamme le gain excusez-moi merci beaucoup encore une fois
Adrien Taquet