Elsa Faucillon : "Avec la réforme des retraites, nous serons tous et toutes perdants"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse directe
Bonjour Elsa Faucillon.
- 0:21OuverteRéponse directe
Vous serez dans la rue, j'imagine, le 5 décembre ?
- 0:23OuverteRéponse directe
Pour vous c'est la bataille du quinquennat ?
- 0:55OuverteRéponse directe
Il n'y a rien à garder dans cette réforme ?
- 1:08OuverteRéponse directe
Toutes celles et tous ceux qui ressentent cette dureté sont appelés à venir ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Il y a des gens qui disent : je vais être obligé de travailler plus longtemps, ce n'est pas juste.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:37Elsa FaucillonFait
« On entend beaucoup de choses dans la communication gouvernementale qui voudraient nous faire croire à un plan de grande justice sociale. »
- 0:44Elsa FaucillonFait
« Un gouvernement qui a supprimé l'ISF, qui a mis en place une réduction des APL, qui en permanence réduit les droits. »
- 3:04Elsa FaucillonPromesse
« On revendique toujours la retraite à 60 ans. »
- 4:29Elsa FaucillonPromesse
« On remet la retraite à 60 ans. On taxe aussi les revenus du capital qui peuvent dégager effectivement des recettes. »
- 5:45Elsa FaucillonChiffre
« Il faut un peu plus de 4,5 millions de signatures pour un référendum d'initiative partagée. »
- 6:11Elsa FaucillonFait
« Le système de signature est extrêmement compliqué. »
- 6:44Elsa FaucillonChiffre
« Vous avez 700 maires à peu près aujourd'hui. »
Temps de parole
- Présentateur100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est 6h20, il y a d'abord eu la RATP et la SNCF, ensuite les poids lourds, l'Air France, les ambulanciers, les enseignants, les personnels des hôpitaux, les policiers, les pompiers, les agents de la poste et j'en passe. Les appels à la grève s'accumulent pour le 5 décembre, jeudi prochain, contre la réforme des retraites. Bonjour Elsa Faucillon. Bonjour. Vous êtes députée communiste des Hauts-de-Seine, vous serez dans la rue, j'imagine, le 5 décembre. Pour vous c'est la bataille du quinquennat ?
C'est une bataille extrêmement importante parce que la bataille contre ce projet de réforme, j'en dis juste quelques mots, parce qu'on entend beaucoup de choses dans la communication gouvernementale qui voudraient nous faire croire à un plan de grande justice sociale. Qui peut croire aujourd'hui de la part d'un gouvernement qui a supprimé l'ISF, qui a mis en place une réduction des APL, qui en permanence réduit les droits, qu'aujourd'hui elle va proposer de nouveaux droits pour les futurs retraités, pour les travailleurs de ce jour. Donc c'est... Il n'y a rien à garder dans cette réforme ?
Non, il n'y a rien à garder, il faut absolument la supprimer et c'est ce qu'on souhaite, on se mobilise en nombre pour ça. Vous avez cité un nombre de secteurs extrêmement importants qui se mobilisent. Toutes celles et tous ceux qui ressentent cette dureté, cette violence de la politique gouvernementale, sont je crois appelés à venir à cette belle mobilisation qui s'annonce à la fois massive, joyeuse, et contre un projet de réforme qui, sous couvert en tout cas d'un changement de paradigme, un système par points, tout simplement veut réduire des droits puisqu'il entend simplement garder finalement la même part du gâteau, le même gâteau avec un nombre de retraités plus important.
Donc nous sommes tous concernés par cette réforme, tous et toutes, et la réforme s'annonce pour nous tous et toutes perdants. Donc nous avons tous et toutes notre place dans la mobilisation du 5. Il y a des gens qui disent au contraire, moi je vais être obligé de travailler, je travaille plus longtemps que d'autres et ce n'est pas juste, il y en a qui ont des régimes spéciaux, finalement moi je suis pour cette retraite. Ils vont tous être concernés par le fait de travailler plus longtemps. Donc plutôt que de regarder comment aujourd'hui il y a des personnes qui partent plus tôt parce qu'il y a eu des conquêtes sociales importantes, regardons comment on défend nos droits.
Il y a un modèle, une sorte de modèle suédois qui est montré comme un modèle pour toutes et tous. Je les invite, celles et ceux qui ont des doutes, à regarder le nombre de retraités sous le seuil de pauvreté dans ce pays. Il y a des explosions de pauvreté dans les endroits où on réduit les droits à la retraite. Et donc nous avons un modèle qui d'ailleurs n'est pas parfait. Nous considérons qu'il faut encore l'améliorer parce que même s'il y a peu de retraités pauvres par rapport à d'autres pays, il y a une situation avec des réformes qui se sont enchaînées, je pense réformes baladures mais plein d'autres, qui ont affaibli les droits des travailleurs et donc des retraités.
Donc il faut faire une réforme mais pas celle-ci. Quelles sont les propositions du PC en la matière ? D'abord on revendique toujours la retraite à 60 ans parce que l'allongement et bien de la durée de travail provoquent aussi du chômage chez les jeunes mais aussi du chômage chez les seniors. Ça coûte cher c'est une retraite à 60 ans ? En fait ce qui coûte cher c'est quand on réduit des emplois. Même le COR, vous savez le conseil d'orientation des retraites, montre que finalement le déficit il est le résultat aussi des suppressions d'emplois, par exemple dans la fonction publique. En fait la retraite c'est aussi le reflet de la situation des gens qui sont en travail.
A le COR il y a quelques jours, il fallait sans doute repousser l'âge. Donc ce ne serait pas 62 mais 63. Il a donné aussi d'autres pistes, je ne vais pas ici défendre le conseil d'orientation de retraite mais des propositions. Nous considérons qu'il y a un temps dans la vie hors de l'emploi, qui est un temps de liberté, qui est d'ailleurs souvent utilisé par les retraités au service des autres. On voit à quel point ils sont présents dans les associations, dans la vie eux aussi parfois syndicale, politique, à œuvrer aussi pour les enfants. Et donc cette place-là, après une vie en emploi, elle est à mon avis au cœur d'un modèle de société qui vise à des temps hors emploi.
Et donc il y a des gens qui le disent, d'ailleurs ils viennent pour les retraites, c'est-à-dire pour des retraites dignes, mais ils viennent aussi contre un modèle de société qui met les individus en permanence sous tension et dans une violence sociale. Donc pour le Parti communiste, on remet la retraite à 60 ans. On taxe aussi les revenus du capital qui peuvent dégager effectivement des recettes. Mais nous voulons mettre fin aussi à CAP 2022, qui est le plan de suppression d'emploi de la fonction publique. Mais on garde tous les régimes spéciaux. Mais alors la question des régimes spéciaux, qui je le rappelle, concerne 3%.
Si on nous dit qu'on veut de la justice pour tous, et que la question c'est de supprimer les régimes spéciaux pour que toutes et tous aient une retraite digne à 60 ans. Mais banco, la question aujourd'hui c'est que le gouvernement, sa volonté c'est pas de supprimer les régimes spéciaux, c'est de faire perdre de la retraite à toutes et tous. C'est ça la question qui est posée. Donc évidemment il y a une communication gouvernementale, d'ailleurs qu'on sent fébrile dans la période. Ils vont réunir je crois 9 ministres pour voir comment ils affrontent ce moment de mobilisation. Une mobilisation massive, déterminée. En tout cas c'est ce qui se prépare.
Et j'ai rarement vu 9 ministres qui se mettent autour de la table, par exemple pour la situation urgence des hôpitaux, ou pour le plan banlieue, enfin ce genre de choses. Donc il y a de la fébrilité politique. Et je crois qu'elle est le signe que nous pouvons être forts. L'autre gros dossier qui mobilise le parti communiste, c'est la privatisation d'aéroports de Paris. Il faut un peu plus de 4,5 millions de signatures pour un référendum d'initiative partagée. On est à peine à un million, pas encore, pas tout à fait. Vous pensez que vous y arriverez ou c'est un combat déjà perdu ?
On peut dire déjà qu'on est du genre à mener les batailles jusqu'au bout et que c'est celles qu'on ne mène pas qu'on ne gagne pas. J'espère ne pas paraître trop défaitiste. Moi, en tout cas, je me bats très quotidiennement pour faire signer. Il faut dire qu'on ne nous a pas rendu la tâche facile. Déjà, 4,7 millions, c'est énorme. Le système de signature est extrêmement compliqué, mais on va atteindre le million avant la fin de l'année. Je crois que ça peut être aussi un signe de dynamisme. Et c'est aussi le signe envoyé à Emmanuel Macron qui avait dit vouloir abaisser la possibilité pour un référendum à 1 million.
Donc, nous, nous lui disons, quand nous avons atteint le million, faites ce référendum si vous êtes si tranquille avec la question de la privatisation. Elsa Fossillon, nous sommes à 4 mois à peu près des municipales. Quel est l'objectif du PC pour ces élections ? Ne pas disparaître ? D'abord... Vous avez 700 maires à peu près aujourd'hui. Évidemment que nous avons à la fois des maires qui dirigent des villes et qui, je crois, montrent au travers de politiques municipales très clairement ancrées à gauche, mais au service des populations.
Moi, je suis à Gennevilliers, dans une ville à direction communiste qui, sur la question de l'enfance, sur la question de la culture, mais aussi de l'écologie, de l'agriculture urbaine, montre très nettement, je crois, la puissance, en tout cas, d'une gestion municipale qui s'appuie à la fois sur la gestion et sur la lutte et qui travaille avec la population en permanence démocratiquement les choix. Donc, évidemment, on a envie que cela soit le plus large possible, mais je crois que ces municipales, c'est aussi l'occasion, pour la gauche, au sens large, de se rassembler, de travailler ensemble et de se remonter les manches.
Elsa Faucillon, députée PCF des Hauts-de-Seine, vous étiez l'invité du 5-7. Merci.