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interviewPublic Sénat· 9 avril 2024 2 min

Fiscalité : David Lisnard veut une "nouvelle organisation" pour les collectivités

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Est-ce que vous qui allez rencontrer Bruno Le Maire, vous êtes prêt à discuter l'imitation de dépenses des collectivités ou pour vous c'est une ligne rouge ?

0:06
David Lisnard

Moi je suis pour la performance de la France. Aujourd'hui la performance ne peut passer que par la libre administration communale et par la démocratie locale. C'est-à-dire que les gens sanctionnent ceux qui gèrent mal. Aujourd'hui tout le système qu'a mis en place Bercy et notamment ceux qui aujourd'hui nous font la leçon, a été un système qui nous a privé de responsabilité devant les contribuables.

0:27
Présentateur

– Notamment avec la suppression de la taxe d'habitation. Est-ce que ça veut dire qu'il faut recréer un impôt local ? Ou est-ce que vous demandez le retour de la taxe d'habitation ?

0:34
David Lisnard

– Je pense qu'à terme, si on veut réduire le poids de la fiscalité, c'est sûr que c'est un peu contre-intuitif, si on veut réduire le poids de la fiscalité, recréer de la performance, il faut regarder ce qui fonctionne ailleurs et il faut que les habitants se sentent concernés par la dépense. Or aujourd'hui l'impôt local ne repose que sur les propriétaires. – Donc il faut un nouvel impôt local ? – C'est d'un point de vue, il faut une nouvelle organisation de la fiscalité. – C'est-à-dire que ce soit un impôt résidentiel qui soit au niveau des mairies, du bloc communal, un impôt économique qui soit au niveau des intercommunalités, etc.

1:05
Présentateur

– Donc le retour de la taxe d'habitation ?

1:07
David Lisnard

– Non, pas forcément, parce que si les critères n'étaient pas les bons, c'est quelque chose qui doit être décidé par les habitants.

1:11
Présentateur

– Ou en tout cas quelque chose de similaire à la taxe d'habitation.

1:13
David Lisnard

– À l'époque, quand vous regardez bien, on appelait ça les quatre vieilles, les quatre impôts, c'était foncier bâti, foncier non bâti, taxe professionnelle, taxe d'habitation. À l'époque, il y avait moins de prélèvements obligatoires en France, on payait moins de fiscalité. Pourquoi ? Parce que la centralisation, ça ne fonctionne pas. Aujourd'hui, nous sommes le pays qui a le plus de prélèvements obligatoires. À part la Corée du Nord et Cuba, nous sommes le pays de l'OCDE qui a le plus de dépenses publiques. Et on a des fonctionnaires moins bien payés qu'ailleurs et nous, moins en moins de services de proximité.

Donc, ce n'est pas en reproduisant les mêmes causes qu'on aura des conséquences différentes. Et quand devant, ce n'était pas devant le Sénat, mais devant l'Assemblée nationale, quand le ministre de l'Économie avait dit, il n'y a pas les méchants, l'État, les gentils, les collectivités, vous souhaitiez cette formule, qui était super démagogique, une fois de plus, c'était quand même très infantilisant comme si on était des gamins. Et vous vous rendez compte, ces collectivités qui râlent parce qu'après l'État, mais sont contentes que l'État donne, mais ce n'est pas nous qui avons demandé à être mis sous perfusion du malade.

2:07
Locuteur

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