Condamnation de Nicolas Sarkozy: la réaction de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Quand vous avez appris que votre ancien ministre allait passer plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois peut-être en prison, comment vous avez réagi humainement ? Oh, j'étais secoué et touché et mon amitié pour lui, même si j'ai eu beaucoup de divergences avec lui, a été très sensible et à vif. Euh je mesure euh le choc que c'est pour lui, pour sa famille et c'est quand même quelque chose en politique, on est habitué à ce que ça soit très très dur mais là on a sur le plan personnel ce qui lui arrive est quelque chose de terrible.
Surtout que vu Vous lui az fait un message de soutien. Pardon ? Vous lui avez fait un message de soutien ?
Oui, enfin j'ai fait j'ai exprimé mon amitié. Est-ce que c'est injuste ? Ben écoutez, bon euh je peux pas dire ça parce que euh je suis républicain et je veux qu'on respecte la justice dans une démocratie.
J'ai fait un grand forum au début euh de cette rentrée en Poitou. Il y avait 1000 personnes sur justement les démocraties en danger. Et la conclusion c'était que l'essentiel de la démocratie c'est l'état de droit.
C'est ça notre valeur centrale. Et si on respecte pas la règle commune, il y a pas de vivre ensemble. Oui, mais au début, juste après l'énonc du pardon Jean-Pierre, Enfin, vous avez relié des messages très critiques sur les réseaux sociaux à l'encontre de la décision de justice et puis là, vous appelez à respect à dit, vous dites faut respecter la justice.
Moi, j'ai moi j'ai Attendez, j'ai je vais vous dire exactement ma pensée, mais j'ai pas j'ai pas appelé, je pense qu'il fa vous avez relayé des messages très critiques. Non, mais il y a il y a eu des messages très critiques. Moi je pense qu'il faut respecter la justice.
Je pense que la justice et les magistrats notamment, ils appliquent le droit. Donc moi, je propose tout de suite des changements de notre droit. Je pense qu'il faut faire assez vite un texte de loi pour que l'exécution immédiate ne concerne que les gens directement et immédiatement menaçant.
Il y a aucune menace Sarkozy pour le pays. Donc cette décision immédiate est quelque chose de très difficile à accepter de se dire il est euh présumé innocent, il va en prison et peut-être qu'il va être jugé en appel comme innocent, il aura été en prison et donc on aura cassé quelque chose de très important alors que le jugement des exécution provisoire s'applique à quotidiennement. Mais je pense qu'elle doit s'appliquer que pour les gens menaçants pour leur Mais pourz vous dire que c'est une justice à deux vitesses et que vous protégez l'école blanc ?
Non mais je je je protège des gens assez responsables. Le maire de Toulon le maire de Toulon qui est en il est il est condamné en première instance et on lui demande de démissionner immédiatement. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que le jugement, il est présumé innocent parce que c'est la première instance. Mais comme on lui demande de démissionner l'opinion publique, l'homme politique est un homme public, publiquement, il est sanctionné par sa démission. Je trouve que il était pas menaçant Hubert Falco, c'est quelqu'un de de très, je dirais sociable et et qui donc pour vous c'est aberrant, inquiétant et injuste.
Moi moi je moi je pense que c'est une mauvaise diction, c'est un mauvais droit. Donc je n'accta pas les magistrats mais je je dis que le politique le politique sa responsabilité c'est de changer la loi. Le politique c'est de faire la loi fait avant parce que le problème se pose depuis des années.
Mais écoutez pas dans ces proportionsl là c'est en effet un cas flagrant parce que non seulement les preuves ne sont pas évidentes parce qu'il y a beaucoup de sujets qui sont en discussion et que cette exécution immédiate pose un vrai problème sur nos deux niveaux de juridiction. Tout ceci fait que il a la question est aujourd'hui posée de manière très populaire partout. Tout le monde vous en parle.
On sort dans la rue, tout le monde vous en parle de ça. Donc là, on n' si puissant dans l'opinion publique récemment. Donc je pense qu'il faut se dire quand on est politique et quand on n'est pas satisfait d'un fonctionnement de la justice, c'est à la loi le magistrat il applique mais souvent la droite demande une justice plus forte, plus dure, moins laxiste et là quand il s'agit d'un responsable de droite qui a maille à partir avec la justice ou d'un coup on demande un peu plus de souplesse de non c'est une question de principe.
Il y a un principe de la présomption d'innocence. Il y a le principe de la double juridiction. Ce sont des principes qui cela sont mis en cause par ce type de décision.
Quand on a des des délinquants qui sont remis en liberté au bout de 24 heures, on voit bien et tous les gendarmes nous disent ça en permanence quand on quand on discute un peu sur le terrain avec eux. Ils disent le type je l'ai arrêté déjà trois fois mais trois fois il est reparti. Donc ça donc on se dit il faut bien être plus sévère.
Là c'est là le principe c'est que les gens qui sont menaçants, les gens qui sont récidivistes, les gens qui posent un problème à l'ordre du public qu'on applique ce type de décision je suis d'accord. Mais quand vous avez des gens qui ne sont pas dans une situation de là, il a assisté à tout son procès, bon, il il va pas fuir. Il est il dit même qu'il est prêt à donner son passeport et cetera.
Donc il y a il y a vraiment aucune menaceement. Il y a il y a pas de il y a pas de menace Sarkozy. Il y a il y a je pense ça veut dire que les juges ont voulu se payer Nicolas Sarkozy l'humilier.
Ça vous me ferait pas dire des choses que je ne veux pas dire. Je pense ce que je veux penser mais je suis dans voulez pas le dire parce que vous êtes pr non parce que parce que je suis un républicain et que la loi de la République doit s'appliquer et quand on n'est pas content c'est pas le magistrat qu'on attaque c'est on dépose des amendements au parlement et on change la loi quand Nicolas Sarkozi dit qu'il y a de la haine de la part des des magistrats bah je je pense que il y a dans tout cas c'est pas républicain de dire ça pour un ancien président de la République au total au total de si c'est au un ancien président de la République ne devrait pas dire ça. Écoutez, il dit ce qu'il veut.
Euh il a il est un ancien président de la Rép vous êtes exprimé en tant que premier ministre, en tant qu'ancien premier ministre, est-ce qu'un ancien président de la République devrait parler de haine des juges ? Mais s'il le ressent comme ça, je vais pas lui dire qu'il se taise. À partir du moment où il le ressent, il il a vécu des heures et des heures de procès.
Donc moi, je ne les ai pas vécu. Je peux pas apprécier ça. Donc s'il dit ça, c'est qu'il l'a ressenti et qui qu'il a mesuré ça dans son fort intérieur.
Donc il dit ce qu'il veut dire et donc je n'ai pas à juger ce qu'il dit. Ce que je crois vraiment c'est que aujourd'hui il y a un certain nombre de de de sujets qui sont développés partout ailleurs comme s'il y avait eu une menace SarkoZi. Il y a pas de menace SarkoZi donc il y avait pas aujourd'hui.
Celle qui est menacé c'est la présidente du tribunal qui a reçu des menaces de mort. C'est inacceptable. C'est inacceptable de menacer les magist je vous le dis.
Je vous le dis je fais avec vous de la pédagogie. C'est pas au magistrat qu'il faut s'en prendre, c'est au texte de loi. Mais est-ce que Nicolas Sarkozi en agissant si fort n'a pas provoqué aussi cette haine qui se dirige désormais contre les magistrats ?
Vous savez le sentiment d'injustice, c'est quelque chose de très fort et quand vous le ressentez quelquefois vous avez du mal à le maîtriser. C'est sans doute ce ce qui peut vous secouer le plus. C'est donc quand vous avez ce sentiment de haine, ce sentiment d'injustice, vous vous il est très difficile de le maîtriser.
Je comprends que après toutes les heures de procès qu'il a eu, après toutes les manœuvres, ses avocats écouté un certain nombre de choses qui qui ont été d'une certaine manière un peu pour lui extraordinairement pénétrante et douloureuse. Donc je pense que c'est c'est normal qu'il ait cette propre réaction. Tout le monde aurait sans doute ce type de réaction.
Mais aujourd'hui, quand on n'est pas content d'un dispositif, on essaie de le changer. Et donc c'est pas le magistrat qu'on a. Le magistrat, il applique la loi.
Quand on est politique, c'est-à-dire notamment qu'on est au parlement. Là, je pense, on a à changer et de dire que l'exécution immédiate est réservée aux individus menaçants. Il y a aussi un débat sur l'impartialité des juges.
Euh on a appris que cette présidente avait manifesté en 2011 lorsque Nicolas Sarkozi était aux affaires euh contre sa politique pénale puisqu'elle était syndicaliste. Est-ce que ça vous choque d'apprendre que des magistrats font finalement de la politique ou du syndicalisme ? Bah, je le sais depuis longtemps.
Euh c'est pas c'est pas nouveau et dans notre pays do syndiqué les magistrats ? C'est une question qui qui peut-être posée. Les militaires ne le sont pas autorisés.
C'est une question qui peut-être posée. Moi personnellement, ça ne me choque pas parce que je crois à l'éthique et je crois qu'on peut avoir des positions personnelles dans ma dans ma vie de responsable public comme président de région, comme député européen, comme parlementaire français, comme ministre, comme premier ministre, j'ai souvent eu des décisions à prendre qui n'étaient pas forcément toujours en phase avec mes convictions, mais au nom de l'éthique, je devais les prendre et je j'ai créé la distance entre ma conviction et l'éthique. Et donc je c'est l'éthique qui doit conduire le le la décision et je pense que l'éthique des magistrats là c'est le droit là qui doit conduire la décision.
Oui mais c'est c'est les c'est le fait de mettre ses convictions en retrait parce que quelquefois le droit c'est le cas là le droit donne des capacités. Est-ce que vous croyez qu'il les mette en retrait vis-à-vis de Nicolas Sarkozy ? Je pense que vous êtes quand même malicieux.
Vous voulez me faire dire des choses ? Je ne veux pas je ne veux pas comme républicain laisser penser que parce que vous parlez de vousmême en disant toujours inventé la politique pour lutter contre la violence. Notre société est terriblement violente.
La seule façon de lutter contre la violence c'est la règle commune. C'est le droit qui nous protège plus faible et protégé par le droit. Donc c'est c'est le droit qu'il faut défendre et c'est le droit qu'il faut améliorer et donc c'est au parlement qu'on doit faire et il faut faire confiance au magistrats pour qu'ils aient une éthique.
De temps en temps, on peut avoir le sentiment contraire mais ce n'est pas un homme politique aujourd'hui d'aller faire le procès le mur des le mur des cons a laissé des traces. syur d'ailleurs Nicolas Sarko était épinglé sur ce mur mais bien sûr c'est peut-être inacceptable ce type d'attitude. Il y a des choses qui sont inacceptables dans les comportements bien sûr mais je je pense qu' un homme responsable qui est responsable politique il doit se dire si je suis pas content de ce jugement c'est sur le droit que je dois travailler et c'est pas sur la liberté du magistrat.
Non mais je voulais juste vous entendre dire dans le cas inverse que les juges ne sont pas politisés. Alors à vos yeux, est-ce qu'on peut faire l'affirmation ? Je je pense je je pense que évidemment il y a des juges politisés.
Pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire politiser ? Qu'il a des conction politiques.
Ils sont comme tous les autres français. Ils sont politisés. La la question c'est que je crois que la magistrature c'est une éthique et cette éthique elle s'apprend dans les écoles.
C'est quelque chose qui est un exercice professionnel tout comme le médecin qui doit avoir une qui respecte un certain nombre de de règles éthiques et je pense que prendre de la distance avec la politique quand on est responsable ça s'appelle l'éthique. Moi ça m'est arrivé très souvent parce qu'il y a parlé. Franchement, les responsables de droite ne sont pas plus victimes aujourd'hui de décisions de justice dure pour vous que les responsables de gauche.
Mais droite ou gauche aujourd'hui, je parle d'un cas qui est Nicolas Sarkozy qui est président de la République. Mais oui, mais traitons ce cas-là, parlons de ce cas-là parce que les les autres cas sont tous très différents. Mais pour ce qui est de ce cas-là, il est évident que le cette décision de justice a créé un choc dans l'opinion.
Ça existe. On en parle partout. J'ai regardé les heures d'émission.
C'est la première fois qu'on va mettre un ancien président en prison. Mais oui, et parce que aussi il y a quand même un désaccord qui qui existe dans les débats sur ce sujet. Est-ce que vous irez le voir en prison ?
Ça je ne sais pas. Je verrai ça avec lui mais si ça lui fait plaisir potentiellement ou mais mais ça oui ça je pense que est tout à fait possible. J'ai ça n'enlève pas le respect que j'ai pour ce qu'il a fait.
J'ai eu des désaccords durs avec lui. J'ai des désaccords qui sont pas effacés mais j'ai des accords et j'ai un respect et d'abord pour ce que la fonction qu'il a exercé président de la République et pour et pour ses qualités personnelles. Je l'ai vu.
Est-ce que ça abîme la France ? Est-ce que ça abîme la France ou c'est juste une histoire d'un homme ? Je pense que ça ne fait pas de bien à la France mais faut pas exagérer non plus. euh de nombreux pays ont connu un certain nombre de secousses de cette nature.
Euh cette que que le que la vie française soit agitée, que euh le politique ne soit pas sacralisé comme il est dans d'autres pays, c'est un peu euh ce que sont cette démocratie assez vivantes et et de culture un peu révolutionnaire. Donc euh est-ce que le président Macron doit le gracier puisqu'il en a le pouvoir ? Je pense que le président Sarkozi a répondu lui-même à cette question que à partir du moment où le président exige qu'il reconnaisse les fait qu'il s'affirme coupable et qu'il veut défendre son innocence, le sujet n'est pas posé.
Donc parce que visiblement Nicolas Sarkozi n'est pas prêt à accepter l'inacceptable. Ce serait inacceptable de son pointu. Oui. de sonu parce que inacceptable c'est de de reconnaître sa coupabilité.
Une grâce serait-elle acceptable ? À partir du moment où la grâce a un préalable qu'il l'accepte, elle est pas acceptable parce que il veut pas accepter forcément. Il nous reste quelques minutes à un mot sur la situation politique du moment.
On a un premier ministre qui lui-même avoue être le plus faible de la 5e République. Sébastien Lecnu, vous êtes d'accord avec ça ? Bah un premier ministre sans majorité, c'est pas un ministre très fort.
Parce que qu'est-ce que c'est qu'un premier ministre ? C'est le chef d'une majorité. Et donc quand on n pas une majorité et là il y a pas de majorité à l'Élysée, il y a pas de majorité à Maton, il y a pas de majorité au Parlement.
Donc dans la 5e République l'articulation principale, le fait essentiel c'est le fait majoritaire qu'il nî où ce fait majoritaire, il n'est dans l'élection présidentielle au deuxème tour car il n'y a que deux personnes. Et donc celui qui est en tête, il a forcément une majorité. Et donc dans ce contexte-là, le premier ministre naturellement est dans une situation fragile.
Est-ce qu'il doit faire des concessions sur la justice fiscale réclamée par nombre de Français et par le Parti socialiste ? Au contraire, il doit tenir bon. Il ne faut pas davantage taxer.
Propose je propose qu'on prenne et plutôt l'exemple sur l'Allemagne, c'est pas au premier ministre d'avoir une proposition pour que les gens disent oui ou non. C'est de mettre ensemble dans une pièce les gens qui veulent essayer de sortir de cette infance. J'y arrive pas hein.
Et donc parce que là il les reçoit les uns après les autres. Il faut si ils sont ils sont d'accord. Je pense que c'est c'est pas en ayant une proposition de l'un une proposition de l'autre comme ça séparément qu'on en sortira.
Ça me dit pas ce que vous pensez sur la justice fiscale mais la taxe Zman, c'est votre truc. Bien sûr que non. Comment voulez-vous que ça soit mon truc ?
Je suis quelqu'un de raisonnable. Je suis en plus quelqu'un de juste et quelqu'un qui veut des emplois pour mon pays et qui veut de l'innovation et donc qui veut des gens créatifs et des gens qui investissent. Et donc je suis pas pour qu'on taxe les biens professionnels, je suis pour qu'on protège l'activité.
On a quand des des toutes les pays tout autour de nous travaillent souvent les Français dans les sondages sont très favorables. Ça dit quoi ça d'ailleurs ? Que les Français finalement voudraient qu'on taxe davantage les plus riches ?
Ça ça dit deux choses. La première c'est que le travail n'est pas tout à fait à la mode et que la deuxième c'est que les salaires sont pas assez élevés parce que c'est pour que les gens aent plus envie de travailler. Donc quand vous voyez on parlait de la restauration tout à l'heure quand je vois tous ces restaurateurs qui sont obligés de limiter leur nombre de tables en terrasse parce qu'ils ont pas assez de personnel et que on voit que les les gens aujourd'hui refusent un certain nombre de de travaux en général pas parce que l'emploi ne leur plaît pas forcément mais surtout parce que le salaire est trop bas.
H justement aujourd'hui, il y avait une réunion avec les alliés du bloc central du socle commun et Sébastien Lecornu a dit que son futur gouvernement ferait des proposition de baisse d'impôts en faveur du travail. Donc ça veut dire qu'on va alléger sûrement certaines cotisations ou certaines charges. Ça va dans le bon sens et et ça ça va vraiment dans le bon sens ce il faudra trouver des il faudra trouver des économies surtout là le le sujet numéro 1 de la fin c'est les économies donc de toute façon mais là personne n'ose vraiment en faire hein.
C'est quand même toujours flou. Oui. Et c'est pour c'est pour ça que je je pense vraiment que la méthode aujourd'hui c'est pas une méthode comme comme elle est aujourd'h elle est publique.
Il faudrait que les gens s'enferment pour que chacun puisse mais qui qui puisse négocier entre eux se dire il y a il y a une victoire socialiste sur tel sujet, il y a une victoire des LR sur tel autre, on arrive à à trouver un équilibre. C'est il faut prendre la méthode des Allemands. On veut faire des coalitions, on veut organiser les choses.
On voudrait que les socialistes et les LR puissent s'entendre. Et ben c'est possible ça c'est possible mais c'est c'est possible à condition qu' qu'on ait ce qu'on fait quelquefois pour les élections municipales. On on fait des listes municipales, on fait des listes municipales ouvertes donc mais mais on passe du temps à définir un programme.
On passe du temps à définir un projet. Les les Allemands, ils passent 2 mois à définir leur programme de coalition mais une fois qu'ils sont ils ont 300 pages et et ils appliquent le programme. Mais nous sommes les Français et vous ne pensez pas comme Édouard Philippe que la dissolution est inéluctable ?
Je pense comme Édouard Philippe en général. Justement, c'est pour ça que je vous demande donc et là et en particulier c'était en effet c'est il y a un moment où les choses vont devenir très difficiles et ce sera sans doute le le mais la dissolution ça a été inventé pour un jour de succès. C'est le jour où le président de la République n'a pas de majorité qu'il dit au français vous venez de me donner une victoire, donnez-moi le parlement pour que je puisse agir.
Confirmer ça. Là on a fait une dissolution un jour de défaite. J'ai été battu.
Confirmez-moi ma défaite. Ils ont confirmé la défaite. Donc on est on on est dans une situation où c'est la la je pense que la dissolution n'aurait pas forcément de de très bons résultats.
Mais je pense je pense qu' un moment je pense qu'à un moment euh naturellement c'est quelque chose qui s'imposera. Je ne suis pas euh favorable à demander la démission du président. la la tout la révocation tout tout cela me paraît paraît républicain le président a été élu pour une certaine durée il doit assumer cette durée si on commence à à faire démissionner les gens quand ils sont plac ça va être pour les mairres ça va être pour les députés dès qu'il y aura des désaccords on les mettra dehors.
Or la stabilité c'est quelque chose qui est très important notamment socialement c'est la stabilité qui pour les plus fragiles et la plus profitable. Merci Jean-Pierre Rafael merci d'avoir été une dernière chose. Vous avez été déçu par François Baou non je le connais depuis longtemps.
Merci Jean-Pierre Rara. Non mais c'est positif. Ah bon ?
Ah bon ? Des compliments comme ça on en redemande effectivement que vous êtes malveillant. Merci.
Merci Jean-Pierre Rafa.
Jean-Pierre Raffarin