VIDÉO - "Mon père me disait de trouver un vrai métier" : un animateur historique d'ICI Roussillon part à la retraite
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Dans un instant, 40 ans de radio, de micro et de souvenirs. Oui, la prochaine demi-heure, lui, appartient. C'est celle de Philippe Panglade, animateur vedette de votre radio pendant 40 ans.
Il
part à la retraite aujourd'hui. Alors Philippe est avec nous en studio. Bonjour Philippe. Bonjour, merci. Je croyais que j'étais invité à 8h45 pour une interview
de 5 minutes. Pas que, pas que, il y a quelques surprises. Et
là, j'apprends à l'instant que c'est une demi-heure. Bon, c'est gentil. Bonjour Simon Colvoch, comme font les politiques.
Philippe Panglade avec jour,
John Bourgeois.
C
'est ça votre nom ? Préparez-vous, oui, c'est ça. Préparez-vous bien, je vous le dis à Philippe. D'accord, ok. J'espère que vous avez plein d'anecdotes, plein de souvenirs à nous raconter. J'en
ai
quelques-uns. Voilà, j'espère qu'on va bien rigoler, bien fêter ce départ à la retraite d'ici 8h avec des invités surprises aussi d'ici quelques instants. Et je vous le dis, écoutez bien la météo du jour, Philippe Panglade, parce que ça va vous intéresser aussi dans quelques instants.
La
météo, Simon, avec cette tramontane qui est de retour aujourd'hui. Jusqu'à 75 km heure de rafale sur la plaine du Roussillon. Jusqu'à 80, côté littoral, côté fenouillette, même 60 km heure en conflant. Ce sera le cas toute la journée, tout le week-end. Alors, c'est le jour le plus fort de tramontane. Ce vendredi, elle va quand même un petit peu baisser samedi et dimanche. Mais elle sera là avec côté ciel du soleil, Simon. Et puis des températures qui augmentent, sauf qu
'on
ne
va
pas vraiment le ressentir avec cette tramontane. Oui, à l'abri du vent jusqu'à 21 aujourd'hui à Perpignan sur le littoral. 21 aussi au Boulou et à Serré. Jusqu'à 19 degrés attendus à Prade. 19 aussi du côté d'Opoul, de Sals et de Totavel. Et 12 degrés en Cerdagne, 10 en Cap-Cyr. La météo en Catalogne Sud, Philippe Anglade, Simon Colbocq, à Rosas par exemple. Vous le dites mieux que moi, Rosas, avec un bon accent catalan. Non, c'est Rosas, ce n
'est
pas
Rosas. Ce n'est pas Rosas. Rosas,
c'est en castillan, en catalan, qui est la langue officielle de la Catalogne. Et le nom des communes sont officiellement en catalan depuis 1976. Donc, depuis 1976, ça se réécrit Rosas. Vous avez vu, il a pris des notes.
Non,
non, non.
Il a préparé. Je dis simplement, on a eu
de grands débats sur Merida ou Yeida. Yeida, voilà, oui, oui, oui. On s
'est
beaucoup disputé pour ce genre de choses pendant très longtemps. Mais je vois que ça continue, c'est ce qui est navrant. Vous avez préparé un petit cours. Gardez-le, ce petit cours et toutes ses notes pour peut-être la prochaine météo sur Ici Roussillon.
Ici Roussillon, jeune bourgeois. Ici Matin.
Et
je le dis pour tous ceux qui nous rejoignent maintenant sur Ici Roussillon.
C
'est un jour particulier pour nous, pour lui aussi, pour cet animateur qui vous a accompagné pendant 40 ans à la radio, qui prend sa retraite aujourd'hui. Oui, on est triste car il quitte officiellement l'équipe d'ici Roussillon.
C
'est Philippe Anglade qui est là avec nous au studio. Philippe,
je
vous le dis, vous allez passer le sévère interrogatoire de Simon Callback dans quelques instants. Mais on voulait vous avoir avec nous. Donc un petit peu avant, vous allez comprendre pourquoi tout de suite. Oui, je sens. Pour des choses dont vous n'êtes cette fois pas du tout au courant. Si je vous dis comment c'était bien sur Ici Roussillon, ça vous dit quoi déjà
?
Une chronique. C'est ça, une chronique où en fait, c'est un
peu
notre séquence service après-vente des cadeaux sur Ici Roussillon, on reçoit nos auditeurs qui ont gagné des cadeaux.
Je me sens
mal tout ça. Il nous raconte comment c'était bien. Nous aujourd'hui, on s'est dit qu'on allait faire différemment. On allait poser cette question, comment c'était bien de travailler avec Philippe Anglade ? Aïe. Alors pour moi, c'était horrible.
On a trouvé quelqu'un quand même. On vous rassure, on a trouvé quelqu'un.
Moi, je n
'ai
pas beaucoup d'expérience avec vous quand même.
Un
hypocrite, vous avez trouvé ?
On
avait besoin de quelqu'un qui comptabilise des centaines d'heures de radio avec vous. J'aurais dû demander les questions comme tous les invités de 8h moins le cas.
J
'aurais dû demander les questions. J'aurais sous-droyé une ou deux personnes pour ça, pour dire que c'était bien. Nous rejoints, Philippe, un ancien de l'équipe, un ancien de vos collègues avec qui vous avez passé beaucoup de votre temps. Il est chanteur, animateur, créateur du petit Nikodaki aussi. Et à la radio, tous les gens le connaissent. Tous nos auditeurs vont être heureux de le retrouver. C'est Gérard Jaquet. Bonjour Gérard. Bonjour John. Bonjour Philippe. Bonjour
Gérard.
Gérard, malgré le fait qu'il soit journaliste, tu peux dire bonjour à Simon aussi.
Et
à Simon aussi.
Salut
Gérard. Et
à Jenny qui réalise l'émission. Ta voisine. Et également à Julio qui attend avec sa guitare. Bonne dia Gérard. Ça c'est Philippe Anglade. Il parle des autres, il ne
faut
pas qu
'on
parle de lui. On
va
parler de Philippe Anglade tout de suite avec Gérard Jaquet. Là tout de suite, Gérard, si je vous dis, meilleur souvenir de collègue de Philippe Anglade.
J
'ai du mal à en trouver un parce qu'en fait, nous parlons d'une vie passée ensemble.
30 ans.
Souvent
côte à côte dans les bureaux de la radio où nous étions voisins. Nous avons passé des journées entières au coude à coude.
Et
on était bien sûr beaucoup dans le registre de l'humour, parce
que c'est
une des grandes qualités de Philippe, son humour ravageur. Qu'il ne réservait pas qu'à la peine. On rivalisait de vannes et d'idées saugrenues tout au long de la journée.
On
lançait des vannes en tue-tête. On rivalisait. Donc c'est une
vie
de travail qui en est à peine une. C'est une vie de complicité. Et donc évidemment, nous sommes des amis grâce au métier qui nous a réunis.
Oui,
mais
ça ne répond pas à la principale question. Comment c'était de travailler avec Philippe Anglade finalement ? C'était bien ou... Il est pertinent le petit
?
On riait beaucoup surtout. On avait une mission, c'était de faire sourire le pays. En toute complicité, en toute proximité. On ne se forçait pas du tout. Les idées tombaient de partout. Et peut-être que le meilleur souvenir de radio que j'ai, c'est une émission qui s'appelait Tepacap.
Oui, on était en duo. On
était en duo. Oui, donc il faut se souvenir. En fait, le principe de l'émission, c'est que je lui lançais un défi tous les matins. Tepacap de faire ci, de faire ça, d'aller à tel endroit et de faire ça. Donc je l'ai mis dans des situations assez improbables. Il a toujours relevé les défis, bien sûr. Ah oui, j'ai
demandé.
Le plus beau, le plus beau,
c
'est le jour où il m'envoie à Tote-la-Velle,
allumer
un feu. C'est le feu à la... Comme les hommes préhistoriques. Comme les hommes préhistoriques. Et je l'allume au bout de 30 secondes. Et Jacques Pernault, qui était à l'époque le conservateur du musée Tote-la-Velle, qui m'a dit, mais personne ne
l
'a fait. Ah, je ne
sais
pas comment j'ai fait. Je n'en sais rien.
Je ne sais pas
si c
'est
arrivé, ouais. Et donc, on était un peu mal, quoi. Il y avait 40 minutes d'émission ou 45 minutes d'émission. Et donc, on a beaucoup parlé du musée de Tote-la-Velle. Et le feu, je l'ai allumé en 30 secondes, sans le faire exprès, quoi. On va vous inscrire dans les célèbres émissions de survie, alors. C'est ça. En fait, Gérard Jacqui parle de cette émission Tepacap. On va le dire, Gérard, quand même. On avait été nominé à la meilleure émission francophone. Voilà. Il faisait partie des 10 émissions francophones du monde. On avait fait partie de ce pool. Et on n'avait pas gagné le prix, là non plus, Gérard. Non plus. Ça non plus, on ne
l
'avait pas gagné.
Mais
par contre, quand tu parlais d'humour et de vannes, on en a fait des spectacles, quand même, de tout ça.
Oui,
ça aussi, c'est un grand souvenir. Je ne le citais pas en premier, parce que c'était un peu extra-radio. Avant, on avait monté un spectacle de chansonniers avec des jeux complices, n'y vois pas de jeu de mots, Norbert Narak, Jean-François Linder,
non
? Et Jordi ? Et Jordi Barre, au début. On avait écumé les villages du département avec ce spectacle où on riait plus, je crois, en coulisses encore que sur la scène.
Et la fameuse Vanessa. Gardez-en un petit peu de souvenirs, Philippe Anglade, parce qu'on va vous en poser des questions.
sur vos souvenirs. Je vous
remercie, Gérard Jacquet, d'être venu nous voir au studio ici, Roussillon, ce matin. Merci, Gérard.
Merci à vous. Bisous, Gérard. À ce soir. Oui, à tout à l'heure. Surtout, ne soit
pas au courant. Mais on refait ton pot de départ de 1900... Enfin, de 2017. En fait. Tu as passé la soirée à chanter. Tu ne le sais pas, mais voilà. C'est comme ça. Exactement.
Ce
soir, pour la fête de la retraite de Philippe Anglade. On va faire une passation sympa en plus, parce que Gérard Jacquet, chanteur, animateur, on a aussi notre chanteur, animateur, et qui est là,
c
'est Rulio Léon.
Pour
le blind test en catalan, Philippe Anglade, qui est forcément un petit peu particulier aujourd'hui, puisque vous êtes là, déjà, invité exceptionnel, cadeau exceptionnel, quatre places à gagner. Ça, on ne change pas. Vous jouez toujours au 0,4, 68, 35, 5000 avec Rulio, pour deviner déjà. Eh bien, le titre de la chanson et puis son interprète d'origine. Ben oui. Journée spéciale pour moi aussi, parce que je leur dois beaucoup, moi, à ces deux,
M.
Gérard Jacquet et Philippe Anglade. C'est clair. C'est clair. J'ai dit cadeau exceptionnel. Quatre places, quatre places pour Port Aventure à World, à Saint-Loup, près de Barcelone, Philippe Anglade. On y va peut-être avec les auditeurs.
Ils vont
vous inviter.
Il
faut donc deviner l'interprète et la chanson, les deux informations. Et je crois, je crois que la chanson va vous faire plaisir, Philippe Anglade.
Est
-ce qu
'on
l'écoute ? Eh bien, avec plaisir, oui. Allons-y, amant.
Ça
y est.
Sous
-titrage Société Radio-Canada
Très
bien. Ça, c'est haut. C'est bon matin.
C'est magnifique. C'est haut et
c'est tôt. Ah oui, c'est ça, c'est ça, exactement. Vraiment, vraiment magnifique. Il ne sourit pas beaucoup,
Philippe Anglade. Et là,
j'ai vu le sourire jusqu'en haut de ses yeux. Je vous le dis. L'art comme une entrecôte, le sourire. On accueille tout de suite Nathalie, qui a reconnu la chanson du Blind Test en catalan et son interprète. C'est une chanson qui fait plaisir, je vous le dis, à Philippe Anglade. Nathalie, bonjour. Bonjour. Nathalie, depuis Soleil, je vous présente Roulio Léon et Philippe Anglade aujourd'hui.
Bonjour à tous les deux.
Bonjour Nathalie. Salut
Philippe.
Bonjour Nathalie, ça va
? Ça
va très bien.
Un petit message comme ça pour notre ami Philippe Anglade qui prend sa retraite aujourd'hui,
Nathalie. Un petit message de joie, de bonheur, plein de vœux de joie et de bonheur. Un chemin rempli de belles choses, Philippe.
Merci.
Tu
le
mérites.
Merci
beaucoup
Nathalie. Nathalie, bon, on est là aussi pour jouer. Au-delà de parler de Philippe Anglade, il a déjà son quart d
'heure
qui est prévu dans quelques instants. Sale quart d
'heure
peut-être. Nathalie, quelle est la chanson ? Quelle est l'interprète
?
Alors, c'est Bob Marley pour Redemption Song.
Vérification.
C
'est gagné.
Je
suis trop contente.
Quatre
places pour
Port Aventura, Nathalie. Grâce à cette chanson que Philippe Anglade adore.
Ah
oui, j'adore, oui, bien sûr. Vous adorez surtout ? C'est la seule guitare sèche de Bob Marley et elle est magnifique. Le texte est magnifique. Et vous allez vous régaler à Port Aventura, Nathalie, parce qu'en ce moment, Port Aventura est en mode Halloween jusqu'au 15 novembre avec des nouveaux passages de là à terreur.
Tout
plein de personnages dans les nombreuses animations du parc d'attractions de Salou près de Barcelone. Rulieu, il faut parler de la traduction aujourd
'hui.
Oui, traduction spéciale, forcément. Vous avez dû en entendre un petit peu, vous qui parlez catalan, Philippe. Mais on a la traduction, non, n'est-ce pas, John ? On a la traduction, je vous dis. Texte spécial pour votre révérence aujourd'hui, Philippe Anglade.
Je
vous fais la traduction. Compère, oui, j'ai parlé dans les micros, sur les bandes, chaque matin et jusque tard, vous avez pu m'entendre. Et dans la gloire de mon héritage, j'ai laissé certains me suivre en préparant de nouvelle génération, triomphalement. Le refrain ? Jamais je ne me suis lassé de parler pour vous, et aujourd'hui, c'est le moment de parler, de parler de moi, de parler de moi.
J
'avais compris.
Mais quel
conteur, John Bourne ? Je l'ai interprété aussi, et magnifique version,
parce
que, je vous le dis, chanter si haut de Bon Matin, comme ça, il n
'y a
que Rulio. Je rappelle, une fois,
on
en parlait, il y avait, je ne sais pas si
c
'était avec Julien Totaro, qui est à ma droite, ou avec Christine,
on
disait, mais toutes les radios veulent mettre le blind test le matin, et ils ne trouveront pas de chanteur pour le faire.
Il n'y en a
que mon monde qui peut chanter à 8h45, et ça, nous, c'est banal, mais trop banal, parce qu'en fait, quel talent que d'être prêt à chanter le matin à cette heure-là, toujours. Il
n'y
a que moi qui ai connu la tête de Rulio quand je lui dis, ça te dirait de chanter tous les matins, 7h45. Ça avait été un choc.
La
réponse de Rulio Leone,
c
'est 7h45 du matin.
Oui, c
'est ça, les Catalans. J'en profite pour failloter devant vous, Philippe Anglade, très très belle idée de notre responsable des programmes, Julien
Totaro, que vous avez entendu juste avant. Vous
ferez carrière. Allez, on écoute l'original de Bob Marley, Redemption Song. Redemption Song, Bob Marley, extrait de la chanson originale du Blind Test en catalan du jour, spécial pour la retraite de Philippe Anglade. Et oui, c'est tout aujourd'hui, Philippe. On vous passe au crible de questions de Simon Colbock dans quelques secondes.
Département des Pyrénées-Orientales.
Les
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par personne, gratuit pour les moins de 8 ans. Réservation obligatoire pour l'enquête. Plus d'informations sur le département 66.fr.
Sirène
Natica, les moussaillons sont-ils prêts ?
Prêts pour Halloween à Oniria, Captain Jack. Et pour sa fabuleuse chasse au trésor avec les pirates. Séance maquillage, atelier et le terrible barbe noire.
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Du 17 octobre au 1er novembre à Oniria, l'aquarium de Canet en Roussillon. Programme complet sur oniria.fr.
Ici
Roussillon, ici
Roussillon. Le
réveil 100% local,
ici Matin.
Et
à 7h51, notre invité ce matin, c'est spécial puisqu'il s'agit donc d'un collègue, d'un ami, qui tire sa révérence, qui part à la retraite après plus de 40 ans de radio. Simon, notre invité c'est donc Philippe Anglais. Oui, une voix historique d'ici Roussillon, 40 ans à Perpignan, à Radio France Roussillon, France Bleu Roussillon et maintenant ici Roussillon. Mais ton histoire Philippe, c'est-à-dire la première fois que je lui ai tutoyé un invité, mais ton histoire Philippe avec la radio, ça ne commence pas dans le département, c'est dans l'Hérault que ça commence. Oui, moi je suis né dans l'Hérault, mais mon père travaillait beaucoup à Perpignan.
Donc on venait souvent, mes parents adoraient Perpignan. Et puis je me retrouve, je ne
vais
pas raconter pourquoi et comment, je me retrouve au lycée de Serré en seconde. Donc j'ai fait seconde, première terminale au lycée de Serré.
Pourquoi
vous êtes au lycée de Serré ? Parce que je me suis fait virer de partout. T'es content, il est content. Donc je me retrouve au lycée de Serré, je fais seconde, première terminale au lycée de Serré, puis après je
reste ici.
Et la radio ça commence comment ? La radio ça commence à Canet, à Radio Rave, Radio Canet. On a un copain là, j
'ai
un copain qui fait de la radio et qui nous amène à la radio. Et puis dans cette radio,
il
y a Josiane Correnti qui est venue nous rejoindre après. Il n'y
avait
pas une radio dans l'Hérault à Béziers ? Après il y
a eu une
radio dans l'Hérault à Béziers. Ça c'est la première radio professionnelle dans laquelle j'ai travaillé. C'était l'une des rares radios du sud de la France qui rémunérait les animateurs. Et qui s'appelait Radio Littoral. Et ensuite, cette radio appartenue à RMC,
qui
montait, à l'époque n'avait pas le droit d'émettre un FM, et montait un réseau de radios autour de la Méditerranée. Et une fois qu'ils ont eu le droit d'émettre un FM, ils ont fermé toutes les radios. Donc moi je me suis retrouvé à la rue, et je suis venu à Perpignan travailler à RMS, en attendant l'ouverture de la radio à Perpignan, sachant qu'on avait des contacts avec Artie Parera à l'époque, qui s'occupait de la radio, et du début de la radio. Voilà comment ça a commencé. Et dans les Rôs à la radio, vous ne vous y appeliez pas Philippe Anglade ? Non. Alors non, je m'appelais, je m'appelais, je m'appelais comment, Marot. Patrick Marot.
Oui, Patrick Marot, parce que, parce que j'étais, il y avait un Philippe déjà,
qui
s'appelait Philippe Bisset, qui est technicien à RTL, maintenant, qui a fait une carrière de 30 ans à RTL. Et Marot, parce que c'était le surnom qu'on avait avec mon frangin, parce que mon frère avait cassé 5 ou 6 voitures, et moi une. Et donc, on nous appelait les frères Marot,
qui étaient
les types qui faisaient des rallies.
Ils
faisaient notamment le Dakar, qui étaient un peu des casse-coups sur la
route. Voilà, c'est ça.
Et alors, vous aviez aussi pris un pseudo, Philippe, parce que papa, maman n'étaient pas très contents, au
début,
de pouvoir travailler en
radio.
Mon père n'a jamais été content. Mon père, j'étais à Radio France depuis 15 ans, il me disait, mais quand est-ce que tu vas faire mon vrai métier ? Ça ne m'intéressait pas. Après, bon, pour des raisons,
voilà.
Tu arrives donc dans les Pyrénées-Orientales, la location de Radio France. Je reviens après l'épisode à Canet, mais à Radio France, donc dans les Pyrénées-Orientales. Et là... Moi, j'ai commencé à Canet à Radio RAF, et après, je suis parti à Béziers, je travaille aussi en même temps à Toulouse, dans une radio, enfin bref, voilà. Et je reviens à Perpignan, voilà, pour... Et c'était il y a 40 ans ? Voilà, c
'était
il y a 40
ans.
Le moment le plus fort en 40 ans, s'il
y
en a un que tu
dois... Le
plus fort, il y en a quelques-uns. C'est-à-dire que j'ai fait tellement de choses, j'ai eu la chance de faire tellement de choses. J'ai présenté pendant des années les soirées et
l
'élection. Et les soirées et l'élection, par exemple, je me souviens, je crois que c'était en 93, élection municipale à Perpignan. Le Front National, avec le candidat de Noël, est au second tour. Et on est au Palmarium, qui était vide, donc, ce jour-là, avec un toit énorme. Il y avait de la réverbe, et on entend Jean-Paul Allure qui crie, qui dit, « J'entends le bruit des bottes
»,
et ça résonne. Il y a eu un climat, ce jour-là, à ce moment-là, dans ce Palmarium, et à la radio, c'était énorme. Et puis, bien sûr, il y a le plan de shot. Alors,
le plan de shot
2009,
c
'est-à-dire le titre 2009.
L'Ussap
est sacré.
C
'est-à
-dire
que j
'avais deux micros, j
'avais un micro-podium, et un micro-radio, et j'étais en direct à la radio et sur le podium,
ce
jour-là. Et donc, tout le département a suivi l'arrivée de ce plan de shot. Il y avait 35 000 personnes, le chiffre préfecture, il y avait 35 000 personnes, ce jour-là, sur la place de la victoire de Perpignan pour l'arrivée de ce plan de shot qui était prévu à 18h30 et qui est arrivé à 21h30 parce qu'il y avait une grève des pompiers à l'aéroport de Perpignan. Donc, les joueurs de l'Ussap attendaient le règlement du conflit avant de décoller de Paris, sinon ils n'avaient pas le droit d'atterrir à Perpignan puisque ça n'aurait pas pu se faire en toute sécurité. Vous deviez meubler, voilà. Voilà, et là, j'en passais trois heures. Et à un moment, j
'étais très bon. J'en fais
la foule. À un moment, j'ai été très très bon. On va faire plein de photos. On va faire les drapeaux.
On
va faire les hauts là. Et je leur dis, et puis il faut qu
'on
le fasse bien parce que sûrement que ça ne
va
pas arriver chaque année. Je me suis fait siffler. Et en plus, ils avaient raison parce que l'année suivante, on le rate de peu. Et moi,
je
peux vous dire sur l'art du meublage. Voilà, je prends l'exemple de Philippe Anglade tous les jours. Pour tout vous dire, je me suis installé à sa place pour prendre l'aura de talent de Philippe Anglade. Justement, Philippe
Anglade.
C'est vrai qu'avec Régis, il m'appelait le talent à la fin. Le talent est là. Moi qui suis jeune animateur, finalement, quel conseil vous donneriez comme ça, un jeune animateur comme moi qui débute pour faire 40 ans de carrière comme vous ? Alors, je vais te dire, pour faire 40 ans, j'espère que tu le feras. Mais quand même, là je dors des radios locales de services publics. C'est du passé. Après, ça va continuer. Peut-être différemment. Peut-être d'une autre manière. Mais en tout cas, tu as tous les talents pour ça. Ah non, mais je ne voulais pas prendre les compliments. Non, mais ce que tu fais actuellement, c'est magnifique. On se régale. Tu es toi-même, tu te régales et tu
te fais plaisir. Il faut être franc avec les prochaines réformes des retraites. Ce ne sera pas
40
ans
pour vous. C'est ça, oui. Et puis, il faut que tu travailles pour payer ma retraite. Non, mais franchement, John, tu as compris que c'est le plaisir qui donne du plaisir. Et donc, tu te fais plaisir à l'antenne et tu en donnes. Et en plus, tu es dans le cadre de ce qui t'est demandé. En fait, tu sais évoluer au milieu de ce cadre-là puisque c'est toute la magie de la radio. Les talents de la radio, c'est d'avoir un cadre et d'arriver à en sortir et re-rentrer et être bon.
Tu
avais demandé
quelque chose.
Sans radio, elle ressemble à quoi la vie de Philippe Anglade maintenant
?
À la chimiothérapie. On va changer de sujet. Ça te va ? Comme réponse ? La radio te manque forcément ? Non. Pas du tout ? Non, non. Quand tu
es
en chimiothérapie, tu ne penses qu'à la chimiothérapie. Il y
a
une nouvelle vie qui se
trouve. Voilà,
une nouvelle vie. Il y a quelqu'un ce matin qui voulait te faire un bisou.
Coucou, t'as t'es ché sur mon cœur.
Oh, elle aussi. Elle aussi, Adèle. Qui est cette jolie petite voix ? C'est Adèle, c'est ma petite fille. C'est la fille de mon fils Thomas. Trois ans. Qui est un ancien d'ici. Il a bossé à l'accueil, Thomas. La vie de Philippe Anglade a qui
alors
maintenant aussi ? Oui, aussi, en régal. En régal. Oui ? Voilà, oui, oui. Une seule petite fille.
Donc vraiment,
Adèle, elle est gâtée sur gâtée. Oui, oui, oui. Elle n
'a
pas besoin de moi pour être gâtée. Elle a ses parents qui la gâtent beaucoup, qui s'en occupent bien. Et puis, c'est un plaisir de la voir. Elle est en train de dormir en ce moment à la maison. Et hier soir, on s'est régalés ensemble. On a mangé beaucoup de bonbons d'Halloween. Parce que papy, quand même, il sait faire le job. Il a déjà acheté les bonbons d'Halloween.
Et
elle a adoré.
On
vous remercie, Philippe Anglade, d'avoir été avec nous.
Vous
restez là puisque vous allez finalement devoir présenter la météo de 8h. D'accord. Après le journal de
8h. On a même un
quiz de météo. On a même un quiz météo pour vous rester là pour conclure cette interview. Un petit extrait du premier jour du reste de ta vie puisque finalement, c'est ça, un petit peu ce qui va se passer pour vous avec Étienne Dao.
Le
premier jour du reste de ta vie, Étienne Dao, pour conclure cette interview exceptionnelle de notre Philippe Anglade qui part à la retraite. Dans un instant, les infos de 8h puis la météo de Philippe Anglade.