Sébastien Lecornu : "Le racisme n'est pas une opinion...il tombe sous le coup de la loi" -31/02/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quand allez-vous prendre conscience du défi lancé à la cohésion nationale et que comptez-vous faire pour protéger le maire de Saint-Denis ?
- 4:01RelanceRéponse partielle
Allez-vous agir concrètement contre les médias d'extrême droite violant les lois antiracistes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00députéFait
« une déferlante raciste d'une violence inouïe s'abat sur un certain nombre d'élus en particulier le maire de Saint-Dené »
- 2:01députéFait
« ces médias qui pratiquent le lynchage font le choix du séparatisme en dressant les Français les uns contre les autres »
- 4:01députéChiffre
« nous avons aggravé les sanctions pour les auteurs de violence à l'égard des élus »
- 6:01premier ministreFait
« le maire de Saint-Denis est un agent de l'État. Comme maire, il est agent de l'État et donc il mérite une protection particulière »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le premier ministre, depuis les élections municipales, une déferlante raciste d'une violence inouie s'abat sur un certain nombre d'élus en particulier le maire de Saint-Dené dans ma circonscription Bali Bagayoko dont je salue le calme et la dignité face à ces attaques. [applaudissements] Ainsi, lorsqu'il prononce ville des rois, l'inconscient de certains journalistes entend ville des noirs tandis que d'autres le compare à un singe, à un maldominant, à un chef de tribu. On soit croirait revenu en 1931 quand l'exposition coloniale présentait des EOS humains.
Depuis l'élection, ce sont des centaines d'heures d'antennes, des milliers de commentaires haineux d'un racisme décomplexé qui se déverse. Ils lui font un procès en illégitimité sur des bases racistes. Mais en dénigrant les élus qu'ils ont choisi, c'est toute la population de nos villes qui se sent insultée. [applaudissements] Ne soyons pas dupes, ces médias qui pratiquent le lynchage font le choix du séparatisme en dressant les Français les uns contre les autres.
Monsieur le Premier ministre, depuis 2 semaines que ça dure, votre gouvernement a été bien silencieux, trop silencieux. Mes questions seront simples. Quand allez-vous prendre conscience du défi qui est lancé à notre pays, à sa cohésion nationale, à son histoire, à ses lois et au respect de son peuple dans sa diversité.
Alors qu'il y a peu, nous avons aggravé les sanctions pour les auteurs de violence à l'égard des élus, que comptez-vous faire pour protéger le maire de Saint-Denis ? Quant allez-vous agir concrètement également contre les médias d'extrême droite qui violent impunément les lois antiracistes de notre pays ? [applaudissements] Monsieur le Premier ministre, en un mot, allez-vous tolérer longtemps que ces news et les médias de Bolloré soient ainsi une zone de non droit ?
Merci monsieur le président. PE la parole est à monsieur le premier ministre. [applaudissements] Merci madame la présidente de l'Assemblée nationale.
Mesdames et messieurs les députés, monsieur le président Stéphane Peu. Dans cette ambiance malsine, il faut bien le reconnaître et le souligner, je pense qu'il faut toujours revenir avec des principes simples, des principes clairs, les principes de la République et je le disais en d'autres circonstances il y a de cela quelques semaines et nous y sommes. Il faut toujours, et je sais que vous le faites, toujours refuser la violence dans le débat public, la violence physique, la violence verbale.
Le racisme n'est pas une opinion comme l'antisémitisme, comme l'homophobie. Et donc par définition, il tombe sur le coûpt de la loi. Mais avant de tomber sur le coût de la loi, il tombe aussi sur le coût d'une responsabilité politique collective qui nous revient de rappeler ici sans relâche, nous devons refuser toute forme de violence dans le débat politique et dans le débat public.
Et la manière dont s'est passé de manière globale et générale les élections municipales ne sont pas une réussite collective. Ensuite, il y a la responsabilité individuelle. Le maire de Saint-Denis est un agent de l'État.
Comme maire, il est agent de l'État et donc il mérite une protection particulière. Et ça nous le faisons pour les maires mais je souhaite que nous allions plus loin. Et dès lors qu'il aura porté plainte, monsieur le président Stéphane Peu, je demanderai au préfet de Saint-Sen de se constituer partie civile à ses côtés car une fois de plus le racisme n'est pas une opinion et donc c'est à la justice de dire le droit et non pas au gouvernement.
Cela va s'en dire. et cette l'autorité judiciaire, le parquet pu le siège d'établir les faits. Mais de cela aussi, le maire est un agent de l'État et donc lui aussi doit veiller au respect du droit dans la commune.
Et ça, c'est évidemment pas la réponse à votre ce n'est pas la réponse au président peu mais au député Cocrel tout à l'heure qui a tenté de faire croire qu'il y aurait une suspicion de racisme de la part du gouvernement de la République. Et non, ce n'est pas vrai. On ne peut pas dire cela.
C'est un mensonge et vous participez justement en disant cela à la banalisation du mal. Et cette banalisation du mal et du racisme doit être combattu avec la même force et sans relâche. Merci monsieur le Premier ministre. [applaudissements] Ah.
Sébastien Lecornu