Le Grand Jury de Sébastien Chenu
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Présenté par Thomas Després Bonjour à tous et bienvenue dans ce grand jury en direct du grand studio RTL et à la télévision sur Public Sénat, canal 13 de la TNT. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Monsieur. Vous êtes vice-président du Rassemblement National et député du Nord. François Bayrou doit-il craindre la censure du RN ? Depuis Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, Marine Le Pen, dont vous êtes proche à clairement menacer le Premier ministre, s'il persiste à augmenter la TVA, vous n'hésiterez pas, dit-elle, à essayer de faire tomber le gouvernement, comme vous avez fait chuter Michel Barnier. Mais alors où trouver les 40 milliards d'euros d'économie que recherche le gouvernement d'ici l'été ?
Bienvenue dans ce grand jury Sébastien Chenu. A mes côtés pour vous interroger aujourd'hui, Geoffrey Marin-Joris d'M6, Steve Jourdain de Public Sénat et Loris Boachaud du Figaro qui nous rejoindra en deuxième partie d'émission. Dans ce grand jury Sébastien Chenu, nous évoquerons également les relations entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Le RN est-il à la veille d'une guerre des chefs ? Ce sera notre moment 2027. On s'intéressera également à l'actualité parlementaire et vous répondrez à nos questions express. Le grand jury, l'actualité de la semaine. Mais d'abord Sébastien Chenu, l'actualité ce dimanche matin, c'est évidemment ce sacre du Paris Saint-Germain.
Hier soir, 5 à 0 face à l'Inter Milan. Une victoire fêtée partout en France, mais des rassemblements émaillés de violences. Au moins deux morts à Dax et Paris. Plusieurs blessés graves, dont un policier placé en coma artificiel. 559 interpellations. Qu'est-ce que vous retenez de cette soirée ? Les scènes de l'IS ou les débordements ?
Les deux malheureusement. Mais d'abord, évidemment, il faut féliciter l'équipe de France. C'est toujours extraordinaire quand un pays vibre derrière son équipe. C'était le cas hier soir. Et je crois qu'il ne faut pas mégoter là-dessus. Les Français étaient contents de vivre derrière le PSG une belle victoire. Doué a été, je crois, celui qui a le plus marqué le match. A mes yeux, je ne suis pas un spécialiste loin de là, mais j'ai trouvé que c'était assez remarquable. La Tech contre Paris Saint-Germain. Oui, voilà, avec ses deux buts. Donc franchement, sur ça, ça fait plaisir de voir un pays vibrer pour son équipe, pour son drapeau.
Et puis malheureusement, évidemment, la France est un peu en cela une exception. Parce que je vois qu'il ne se passe pas les mêmes choses à l'étranger. Eh bien, le PSG gagne et les Français perdent. C'est-à-dire qu'ici, les Français, les Parisiens, les commerçants, les habitants des grandes métropoles, parce que c'est souvent dans les grandes métropoles qu'il n'y a plus que des débordements, eh bien, prennent cher deux morts dans notre pays, deux morts un soir de victoire.
Jordan Bardella parle d'un fiasco ?
Évidemment. Enfin, c'est, je veux dire, quand on voit le bilan, quand on voit les voitures brûler, quand on voit le périphérique envahi, quand on voit les magasins Footlooker et Maisons du Monde sur les Champs-Elysées pillés, deux morts, des piétons et des personnes fauchées.
Mais il parle d'un fiasco, mais la responsabilité sur le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau.
Vous reprenez ces termes. Ça sert à quoi d'avoir Bruno Retailleau au ministre de l'Intérieur ? Qu'est-ce que ça a changé ? La situation est presque pire même que ce que nous avons connu il y a quelques semaines.
Il y avait pourtant un dispositif exceptionnel, 5400 policiers et gendarmes mobilisés. Est-ce que ça ne suffit pas ? Par ailleurs, ces scènes se sont déjà produites, des scènes de violence à côté de la liesse lors de matchs de foot.
Non, mais visiblement, ça ne suffit pas. Et d'ailleurs, Bruno Retailleau, et je parle sous le contrôle de Mathieu Vallée, député européen, qui m'accompagne dans votre studio aujourd'hui, qui est spécialiste des questions de sécurité, le disait. Il ne s'agit pas uniquement du nombre et de la mobilisation de policiers. Il s'agit aussi de la qualité et des spécialistes en matière de sécurité qu'on mobilise, des brigades de CRS qu'on mobilise. Il y avait d'autres brigades de CRS à mobiliser. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, égale ses prédécesseurs. Il n'y a pas de changement.
Je vous donne juste quelques chiffres. Final France 2018, deux morts, des heures, 292 gardes à vue. Final France 98, une voiture, fauche 80 personnes, un mort. Bruno Retailleau n'était pas au pouvoir.
Non, donc ça ne change rien. C'est bien ce que je vous dis. Bruno Retailleau, ministre de l'Intérieur, pas de changement.
C'est-à-dire que le ministre de l'Intérieur ne sert à rien dans ce gouvernement ? Il doit quitter le gouvernement, Bruno Retailleau ?
Bruno Retailleau n'a rien à faire dans un gouvernement dans lequel il n'a pas les leviers pour agir. Bruno Retailleau est simplement l'idiot utile de ce gouvernement. En fait, il leur permet de dire qu'il s'intéresse aux questions de sécurité alors qu'il ne traite pas les questions de sécurité. Et Bruno Retailleau, et c'est là où je lui en veux, parce que c'est un homme de conviction, je lui reconnais cela, entretient une illusion. Il entretient l'illusion de rétablir la sécurité auprès des Français. Il ment aux Français en cela. Il raconte n'importe quoi. Le bilan, vous l'avez dit, est le même que les années précédentes. Rien ne change avec Bruno Retailleau.
Pour autant, les mots qu'il utilise sont les mêmes que les vôtres. Il parle de barbares, il parle d'une minorité de voyous qui ne respectent rien.
Vous êtes en phase finalement sur la sémantique. A Bruno Retailleau, les mots M-O-T-S. Au français, les mots M-A-U-X. Et c'est bien là le problème. Si Bruno Retailleau se gargarise de mots, s'il considère que parler, c'est agir, alors effectivement, il n'est pas à sa place. Ou plutôt, il est vraiment à sa place dans un gouvernement macronisme. Finalement, sa place est vraiment avec les macronistes. Qu'est-ce que vous auriez fait différemment, très concrètement ? Vous parlez aussi beaucoup, il y a beaucoup de critiques. Qu'est-ce que vous auriez fait ? Deux choses.
Je viens de vous faire une remarque, une proposition, en tous les cas, qui émanait de Mathieu Vallée, mais qui était une mobilisation d'autres forces de l'ordre, mais sur la stratégie de la mobilisation. Moi, je pense qu'il faut faire confiance aux professionnels, mais en tous les cas, le ministre de l'Intérieur a visiblement sous-estimé la situation et l'impact sécuritaire de la situation hier soir. Et puis, on le sait, et rien ne change non plus au bout de huit ans de macronie, la situation dans les tribunaux, en réalité, la sévérité de la justice, n'est toujours pas au rendez-vous.
Le laxisme judiciaire est toujours une des réponses, une absence de réponses les plus marquantes à ses huit ans de macronisme. Les gens qui se permettent de commettre des méfaits le font parce qu'ils savent qu'ils ne risquent rien.
Pour aller au bout de votre réflexion sur Bruno Retailleau, ce matin, vous lui demandez de démissionner, de quitter le gouvernement ?
Mais il fait ce qu'il veut, Bruno Retailleau. On a bien compris que sa perspective, elle est tout à fait personnelle. C'est un politicien dont sa perspective, c'était d'abord de piquer la place de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains, mission accomplie, et maintenant, c'est de préparer une candidature à l'élection présidentielle. Tout ça sur le regard totalement décalé d'un président de la République dont les tweets, sincèrement, hier soir, le tweet du président de la République, même s'il reprend, j'ai cru comprendre, l'expression d'un footballeur qui disait... Champion, mon frère. Champion, mon frère. Enfin, je veux dire, un moment... Qu'est-ce qui vous dérange ?
Vous savez ce que disait François Mitterrand ? L'autorité est un mystère et le mystère est une distance. Avec Emmanuel Macron, il n'y a ni autorité, ni mystère, ni distance.
Ce soir, les joueurs du PSG seront reçus à l'Elysée à 19h par Emmanuel Macron. Oui, mais ça, c'est très bien.
C'est très bien ? Oui, c'est très bien de recevoir des champions. C'est très bien. Mais Emmanuel Macron se grandirait lorsqu'il habitera un peu mieux la fonction présidentielle.
Peut-être un mot juste sur le Qatar qui a racheté le Paris Saint-Germain en 2011. À l'époque, quand le Qatar achète le Paris Saint-Germain, il est valorisé 70 millions d'euros. Aujourd'hui, c'est plus de 4 milliards d'euros. Et on se souvient des mots de Marine Le Pen en 2012 qui regrettaient que le Qatar ait acheté le PSG. Elle est d'ordre ?
Non, mais elle a raison. Je préfère qu'on n'ait pas d'ingérence étrangère dans aucun champ national. Il y a une ingérence étrangère ? C'est une façon... Oui, quand un pays étranger s'insère dans ce qui est une économie, parce que le foot, c'est aussi une économie, oui, c'est une ingérence. Je préférais qu'effectivement, on n'ait pas besoin de ces financiers étrangers. Mais aujourd'hui, moi, je salue les performances des sportifs. On a des grands sportifs dans notre pays, mais on a des dirigeants politiques
qui, eux, sont nuls. Vous avez fait un petit lapsus en début d'émission. Vous avez dit l'équipe de France qui a remporté cette Ligue des champions. La France vibrait derrière cette équipe. Il y a un débat parmi les journalistes sportifs ces derniers jours qui revient sur le caractère français ou non de cette équipe du PSG. Est-ce que, pour vous, le PSG est une équipe française ?
Oui, mais bien sûr, oui. Le PSG, c'est l'équipe derrière laquelle tous les Français se reconnaissent. Hier soir, tous les Français soutenaient le PSG. C'est clair.
On va passer à une partie plus économique maintenant. Sébastien Chenu, cette semaine, François Bayrou s'est longuement exprimé à la télévision pour présenter sa stratégie avant le budget 2026. Pour rappel, l'État doit trouver 40 milliards d'euros pour respecter sa trajectoire. François Bayrou dit qu'il va demander un effort à tous les Français. Est-ce qu'il peut compter sur le soutien du Rassemblement national dans cet objectif ?
Vous savez, c'est la citation du dîner de cons. Ce qui m'inquiète, ce n'est pas la stratégie, c'est le stratège. Et François Bayrou est effectivement tout sauf un stratège, ou plutôt le stratège de ceux qui ont mis le pays dans cet état-là. C'est-à-dire de ceux qui, depuis 40 ans, mènent les mêmes politiques. Et avec les mêmes logiques, vous aurez la même absence de résultats. Donc, si l'idée, c'est d'aller taxer les Français, c'est visiblement l'idée qui est en cours. Quand il dit que tout le monde devra faire des efforts, c'est-à-dire que tout le monde va mettre la main à la poche, il ne faudra pas compter sur le Rassemblement national. a censuré François Bayrou.
Parmi les pistes, il y a notamment la TVA sociale, c'est-à-dire d'augmenter de quelques points la TVA, pour alléger en face les cotisations patronales, baisser le coût du travail. Est-ce que, selon vous, ça va dans le bon sens ? Très mauvaise idée. Alléger les cotisations pour les patrons
et donc, quelque part, préserver l'emploi en France ? Non, ça, c'est une façon de le présenter qui ne correspond pas à la réalité. La réalité, la TVA sociale, c'est une augmentation d'impôts. C'est-à-dire que tout le monde, quel que soit son revenu, va voir la TVA augmenter sur des produits de consommation et tout le monde va la payer. Sauf que, quand vous n'avez pas les mêmes revenus, ça n'a pas le même impact. Vous, quand vous prenez votre verre de blanc le matin vers 8h au comptoir, vous pouvez le payer peut-être un euro de plus. Quand vous êtes au SMIC, vous ne pouvez pas. Donc, vous le ressentez beaucoup plus fortement. Donc, on voit bien que c'est un impôt injuste.
Et puis, vous dites, mais ça va pouvoir... D'abord, ça va faire baisser la croissance parce qu'en réalité, les répercussions que vous évoquez, elles ne sont pas automatiques. Rien ne garantit que les entreprises vont répercuter.
C'est sûr que les patrons ont baissé les charges nationales pour favoriser, créer de l'emploi et présenter les emplois existants.
Je connais le discours du MEDEF qui vise toujours à dire qu'il y aura un geste ensuite qui sera fait pour la consommation. Ce geste, en général, on ne le voit pas arriver. Et d'ailleurs, des pays, je pense à l'Italie et à l'Espagne, se sont prémunis de cette TVA sociale. On choisit de ne pas aller dans ce sens-là parce qu'ils savent que la fin... Les pays ou l'Espagne
sont des pays qui ont des taux de TVA plus élevés déjà que la France. 21% en Espagne, 22% en Italie, quand le taux moyen de TVA en France, c'est 20%.
Oui, l'idée, ce n'est peut-être pas de continuer. L'idée, ce n'est peut-être pas d'augmenter et de taper encore le pouvoir d'achat des Français. Est-ce qu'à un moment, on peut considérer que l'immensité des erreurs commises en matière économique et fiscale par ceux qui nous gouvernent, par Emmanuel Macron en particulier, puisque je crois qu'il a, à lui seul, il a fait exposer la dette autant que tous ses prédécesseurs pendant 30 ans réunis. Donc, on est vraiment... Le Covid, entre-temps. Oui, d'accord, mais le Covid, il a bon dos. Il y a le Covid, il y a l'Ukraine.
Il y a toujours une bonne raison de dire aux Français serrez-vous la ceinture et de l'autre côté, à l'autre bout, il n'y a aucune raison que l'État, lui, se serre la ceinture. Il n'y a aucune raison de s'attaquer aux dépenses taboues de notre pays, dont je veux bien vous parler, évidemment, dans les minutes qui viennent. Et donc, si l'idée, c'est de dire aux Français réparer notre incompétence, à nous, les Mozart de la finance, les Macron, les Le Maire et autres, eh bien, nous, nous disons non.
40 milliards d'euros d'économies à trouver à la fin de l'année. Qu'est-ce que le Rassemblement national propose ? 40 milliards d'euros ? Ce n'est pas simple. On sait que le dernier budget a déjà été très difficile à faire adopter.
Non, ça, c'est clair. La situation que nous laissent ces gouvernants est excessivement inquiétante pour les Français. Et la dette, ça se paye. Voyez-vous, je le dis parce que j'entendais aussi l'extrême-gauche de Jean-Luc Mélenchon qui dit, mais ce n'est pas grave, la dette, on peut faire avec, etc. Non, une dette, ça se paye parce que le jour où vous ne pouvez plus payer... Donc, vos pistes. Oui, j'y viens. Le jour où vous ne pouvez plus payer votre dette, les marchés financiers ne vous prêtent plus. Donc, une dette, ça se paye et c'est le discours de responsabilité de Marine Le Pen. Nos pistes, elles sont de plusieurs ordres. D'abord, revoir effectivement les dépenses de l'État.
Quand je vois que l'IFRAP de Mme Vernier-Mollinier nous dit qu'il y a 80 milliards d'euros à aller chercher dans les agences d'État dont les discours, les organisations se superposent et suradministrent notre pays pour rien. 80 milliards. Le gouvernement déjà essaie d'en supprimer en ce moment. Non, monsieur. J'ai participé au débat à l'Assemblée nationale sur ces lois qui visaient à simplifier, à fusionner des agences. Je pense par exemple à l'ADEME, à l'Agence française de la biodiversité, au Conseil économique et social, tous ces organismes qui servent aussi à planquer les copains. Ça, vous les supprimez.
Vous regardez qui dirige tout ça, c'est les copains du système des députés battus, des candidats macronistes qui ont fait des scores minables. Tout ça, on les a recasé dans ces agences. Vous les supprimez On peut en fusionner certaines. On peut effectivement en supprimer certaines. On peut en fait sur les 80 milliards d'euros dont je vous parlais aller chercher probablement plusieurs dizaines de milliards d'euros. Ça, c'est la première chose. Ça, ça suffit. Deuxième chose, non, ça ne suffit pas. Deuxième chose, c'est évidemment le coût de l'immigration dans notre pays. Enfin, je veux dire, c'est le tabou.
Dans l'interview de François Béroux chez vos confrères il y a quelques jours, même, je crois, le mot immigration n'a pas été prononcé. Comme si l'idée d'accueillir dans notre pays 500 000 personnes chaque année ne coûtait rien du tout. Tous ces gens sont logés. Leurs enfants sont séparés. Mais c'est de l'argent aussi pour la cotisation sociale ? Non, monsieur, parce qu'il y a une majorité d'étrangers qui sont au chômage et parce que l'immigration que nous accueillons n'est pas une immigration de travail. C'est une immigration à vocation sociale.
C'est-à-dire que nous avons le système social le plus généreux du monde et que des gens au bout du monde considèrent qu'effectivement ils peuvent venir en profiter. Donc vous connaissez l'immigration et vous récoltez combien de milliards ? Nous, nous avions dans le programme de Marine Le Pen évalué à 5 milliards d'euros par an la possibilité d'économie sur l'immigration. Je pense qu'on peut probablement même encore aller au-delà mais en tous les cas voilà encore une piste. Et puis la troisième piste ce sont les propositions qu'on a faites en matière de fiscalité. Oui, nous pensons qu'il y a là encore taxes sur les rachats d'actions que nous avions estimé je crois à peu plus de 9 milliards.
Il y a aussi une capacité à revisiter la fiscalité dans notre pays avec effectivement la fin aussi je rebondis sur l'aide médicale d'État. C'est un milliard et demi. Sur la fiscalité
des impôts en plus ?
Un retour de l'ISF ? Non, non, non, pas du tout. Nous sommes contre ce type d'imposition. Nous sommes pour un impôt sur les fortunes immobilières donc ça veut dire que sur les fortunes fiscales pardon pas sur l'inverse des fortunes immobilières pardon, je connais ce lapsus. Nous, nous voulons valoriser les gens qui transmettent leur patrimoine parce que transmettre un patrimoine c'est une façon de s'ancrer dans son territoire. Ça correspond à la fois à notre philosophie mais aussi à nos traditions. mais nous voulons aller taper les fortunes financières l'inverse d'Emmanuel Macron.
Donc ce que vous dites à François Bayrou aujourd'hui c'est que s'il persiste à vouloir réintroduire cette TVA sociale il sera censuré comme Michel Barnier c'est ce qu'a dit Marine Le Pen cette semaine ? Oui. À quelle occasion ? Il y a par exemple cette semaine une motion de censure qui sera déposée par la France Insoumise pour protester notamment contre cette proposition de loi Duplon qui vise à réintroduire certains néonicotinoïdes la France Insoumise va déposer une motion de censure est-ce que le RN la votera ?
On va décider parce que la France Insoumise elle dépose des motions de censure de façon un peu pavlovienne c'est-à-dire sur tout, sur rien, etc. Et vous vous dites tous les ans que vous avez censuré le Premier ministre ?
Non mais nous nous sommes des gens sérieux nous avons déjà censuré Michel Barnier nous avons quelque part laissé sa chance à François Bérou pour ne pas bloquer le pays mais si François Bérou s'entête à faire du Barnier bis s'entête à faire du copier-coller de Michel Barnier et bien il subira le même sort Un mot également parce qu'on parle effectivement des économies affaires je parle de la fiscalité je parle de l'immigration je voudrais aussi redire combien on a oublié les propos de Gabriel Attal rappelez-vous qui voulait désmicardiser la France aujourd'hui qu'est-ce qu'on voit c'est que le nombre de travailleurs qui sont au SMIC il a augmenté j'ai regardé les chiffres il a augmenté de 12 à 17% là encore l'effort sur les salaires que nous abordons par une capacité à augmenter les salaires de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales et bien c'est je crois une proposition très concrète qui permettrait d'aller vers cette désmicardisation qui a été encore une fois un mensonge de la Macronie Je me souviens
vous seriez capable donc de voter une mention de censure comme vous l'avez fait en décembre dernier pour faire tomber le gouvernement Barnier on s'en souvient c'était une motion déposée par LFI sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale ça veut dire ça pourrait intervenir dès octobre lors de l'examen du budget 2026 et auquel cas est-ce que vous ne jouez pas la stratégie du chaos est-ce que ça ne vient pas percuter votre volonté
de respectabilité Non mais le chaos c'est maintenant monsieur le chaos c'est ce qu'on voit le chaos c'est ce qu'on a vu hier soir dans Paris le chaos fiscal c'est ce que les français s'apprêtent à subir avec François Béroux le chaos c'est ce que les politiques
t'appelaient encore au-delà Oui d'accord
mais enfin moi je crois que la véritable réponse ce serait une dissolution dès qu'elle serait possible c'est-à-dire redemander aux français de donner une majorité à ce pays au plus vite pour qu'il soit gouverné et qu'on entame les grandes réformes dont notre pays a besoin Vous êtes prêt ? Le parti est prêt ?
Oui on est prêt monsieur Il y a ses 577 candidats Oui on est prêt et au moins autant que les autres je vais vous dire parce que oui nous nos candidats sont choisis sont évalués sont sélectionnés formés pour pouvoir assumer leur responsabilité demain quand je vois les guignols qui ont été envoyés par la Macronie ou par la France Insoumise dont les français peuvent regarder tous les jours l'exemple de leur efficacité de leur dignité de leur capacité de travail on n'a pas de complexe à avoir je peux vous dire Et pas de brebis galeuses Non non et surtout certainement des candidats d'un bien meilleur niveau que ce qu'on voit aujourd'hui
à l'Assemblée nationale Quand on a interrogé des français à l'issue de la dernière dissolution et même de la censure de Michel Barnier les français n'ont pas forcément envie de ce bazar les français veulent de la stabilité ils voient aussi qu'un premier ministre qui reste en place et bien ça a parfois aussi des avantages d'un point de vue international aussi est-ce que vous ne craignez pas de fragiliser la place de la France à l'international en multipliant les coûts politiques les censures et donc en déstabilisant le pays ?
Non mais c'est la raison pour laquelle nous n'avons pas censuré aussi François Béroud la dernière fois c'est qu'on a considéré qu'il fallait donner un peu de stabilité une capacité à voir à court et moyen terme ce qu'il était capable de faire mais nous sommes en train de voir ce qu'il est capable de faire c'est-à-dire que non seulement François Béroud ne s'attaque pas aux problèmes des français et je pense que c'est un marqueur de François Béroud qui est celui de l'inaction François Béroud il veut durer il ne veut pas faire quoi que ce soit il veut durer le plus longtemps possible et en cela il n'ouvre pas les grands chantiers que notre pays est en droit d'attendre donc c'est l'inaction mais c'est aussi dès qu'il ouvre un dossier comme celui du budget une seule solution une seule logique c'est celle qu'on connaît depuis des années c'est d'aller taper les français au portefeuille et je pense que ça les français n'en peuvent plus on est le pays qui paye le plus d'impôts enfin qui récolte le plus d'impôts dans les poches des français et de l'autre côté j'ai eu l'occasion de le dire on prélève beaucoup on répartit mal on ouvre des guichets on prélève beaucoup on vient beaucoup chercher dans les poches des français et uniquement des français on répartit mal tous nos services publics sont exsangues la police, la justice les hôpitaux l'éducation nationale il n'y a pas un domaine dans lequel on peut dire ce service public fonctionne et on ouvre des guichets c'est à dire de temps en temps on distribue quelques chèques ou on fait en sorte de calmer une éventuelle colère sociale par ce type de comportement donc non il n'y a pas de politique économique qui tienne la route dans notre pays la contribution tenée à l'Union Européenne qui va encore augmenter cette année on pourrait peut-être à un moment dire stop on pourrait peut-être arrêter oui c'est ça mais ça augmente sans arrêt ça augmente sans arrêt c'est en perpétuelle augmentation en France on est aussi bénéficiaires oui mais non nous sommes contributeurs nets c'est à dire qu'on donne plus qu'on ne reçoit donc à un moment on peut dire on va donner un peu moins cette année on ne va tout simplement pas augmenter notre contribution parce que nous avons des priorités dans notre pays vous voyez des pistes d'économie il y en a mais effectivement ça ne correspond pas à la doxa libéralo-socialo-européiste-centriste ça ne correspond pas à cela nous on veut un changement radical de politique Steve Jourdain
autre sujet Sébastien Chenu l'interdiction des zones à faible émission cette interdiction a été votée par l'Assemblée Nationale cette semaine c'était l'un de vos combats votre parti a voté pour cette interdiction 40 000 morts 40 000 décès prématurés par an à cause de la pollution de l'air vous vous en fichez ?
non pas du tout mais ces chiffres ne sont pas prouvés il y a un débat autour de ces chiffres c'est les chiffres du gouvernement oui effectivement donc comme tout le reste je doute je doute comme tout ce que dit le gouvernement donc le constat est le suivant ces zones à forte émission étaient en fait des zones à forte exclusion qui venaient encore une fois taper la France populaire celle qui a besoin de sa voiture pour se transporter celle qui aurait été impactée celle qui n'a pas les moyens d'acheter forcément une voiture électrique nous y avons mis un coup d'arrêt je salue d'ailleurs Pierre Merin député Rassemblement National du Gard qui a mené le combat dans nos troupes un peu seul un peu seul parce que les LR qui disent oui oui nous aussi on trouve ça très bien qu'il n'y ait plus de zones à faible émission il y en avait six en séance
c'est un retour en arrière du point de vue de l'environnement non non non
c'est pas un retour en arrière il y a d'autres solutions il y a d'autres pistes à aller chercher mais l'idée encore une fois d'impacter les français qui vient encore une fois c'est une directive qui vient de l'Union Européenne c'est toujours la même chose c'est une sorte d'écologie punitive
c'est pas notre logique qu'on vous comprenne bien il y a aujourd'hui 42 agglomérations qui sont concernées par ces zones à faible émission qu'est-ce qu'on fait ? on fait stop ou encore ? on fait stop partout ou est-ce qu'on fait encore par exemple à Paris, Lyon et Grenoble qui sont très avancés dans ce dispositif on fait on recule en race campagne que préconisez-vous ? on arrête
ces zones à faible émission deux véhicules sur trois étaient concernés à Paris deux véhicules sur trois c'est-à-dire qu'économiquement vous allez avoir effectivement un impact très fort pour les entreprises donc on arrête immédiatement ces dingueries ces trucs de bobos ces trucs qui ne plaisent qu'à des gens
qui plaisent à certains habitants malgré tout oui, c'est ce que je dis
certains bobos trouvent ça très bien etc la France du réel celle qui travaille qui habite dans ces villes bien sûr mais le coût du renouvellement du parc automobile l'impact sur l'économie locale tout ça me semble être effectivement prioritaire la santé publique doit être prise en compte il y a de quoi faire je crois qu'il y a beaucoup de pistes qui ont été dans ces débats d'ailleurs à l'Assemblée Nationale évoquées mais l'idée de rajouter des contraintes dans la vie des Français matin, midi et soir dans leur vie sociale et dans leur vie économique je crois n'est pas la réponse
si le Conseil constitutionnel venait à censurer cette disposition du projet de loi simplification est-ce que le RN déposerait une proposition de loi spécifique pour interdire ces ZFE ? mais probablement nous avons toujours
été opposés à ce type de de comment dire de propositions que représente les ZFE mais je trouve hallucinant qu'on en vienne à se dire que les partisans des ZFE viennent à se dire que le Conseil constitutionnel puisse venir leur sauver la mise enfin nous sommes des élus du peuple nous représentons les Français majoritairement les Français sont hostiles aux ZFE que derrière effectivement on essaye d'utiliser politiquement l'état de droit pour venir contredire ce que dit la représentation nationale pose question
Sébastien Chonu vous connaissez le principe des questions courtes des réponses on l'espère aussi courtes si possible pour ou contre créer une nouvelle zone sans tabac à la plage dans les parcs ou près des écoles comme l'a annoncé le gouvernement cette semaine
on n'a pas assez d'interdit encore en France il faut encore en ajouter moi je trouve ça grotesque vous dites
d'en garder les Français
non mais c'est même pas ça c'est à dire que ah ça c'est sûr que pour lutter contre le trafic de drogue contre le voile dans l'espace public contre l'immigration ça on n'y arrive pas le gouvernement s'en occupe pas mais pour aller interdire mettre un PV à un type qui sur une plage à 30 mètres d'un bambin aura allumé une cigarette c'est probablement très mal non c'est très mal bien sûr il faut lutter contre le tabagisme bien sûr mais je crois qu'à un moment on n'est pas du tout dans les priorités de notre pays enfin je veux dire on ne s'attaque pas à ce qui pèse sur la sécurité sur l'économie de notre pays et on vient décréter un beau jour qu'on va mettre des PV aux français qui fument dans un square dans un parc sur une plage à 50 mètres de distance de leurs voisins mais je veux dire je trouve ça ridicule voilà ce que je veux dire c'est que la superposition des interdits ce côté hygiéniste d'une société je considère que ça ne résout aucun problème et que surtout ça masque le fait de ne pas s'attaquer au problème de fond c'est très bien de lutter contre le tabagisme il faut lutter contre le tabagisme on en connaît tous effectivement les effets mais à un moment soyons aussi sérieux
autre question sociétale pour ou contre installer des caméras de surveillance devant tous les collèges c'est une des propositions du rapport de Moutchou Moutchou vice-présidente horizon de l'assemblée nationale pour lutter contre les attaques notamment au couteau
qui sont multipliées ces derniers mois je suis favorable à ce qu'on développe la vidéoprotection la vidéoprotection quand on n'a rien à se reprocher elle n'est absolument pas attentatoire aux libertés publiques elle répond à un certain nombre d'ailleurs d'obligations on ne met pas des caméras n'importe où pour regarder les gens dans leur vie privée donc j'y suis favorable caméras obligatoires ça veut dire que ça aura un coût également oui bien sûr mais la sécurité c'est un coût dans le pays bien sûr mais d'ailleurs l'insécurité elle a un coût et probablement encore plus fort moi je dénonce d'ailleurs les villes de gauche j'en connais dans ma circonscription je pense à cette ville communiste du Douchy-les-Mines dans lesquelles les maires ne veulent pas par principe idéologique de vidéoprotection c'est-à-dire ne veulent pas protéger ne veulent pas utiliser la technologie pour protéger leurs habitants je dénonce tout ça
Sébastien Chenu 120 ans après sa réhabilitation faut-il élever le capitaine Alfred Dreyfus au rang de général de brigade c'est une proposition de Gabriel Attal qui sera débattu demain à l'Assemblée Nationale oui j'y suis favorable
nous y sommes favorables maintenant personne n'est dupe Gabriel Attal cherche évidemment à racheter son comportement tout à fait politicien politicard d'avoir appelé à voter pour les insoumis qui nourrissent l'antisémitisme dans notre pays et donc il fait cette proposition pour essayer de se parer de toutes les vertus j'y suis favorable sur le fond vous la voterez pour tirer un trait sur le passé antisémite aussi de votre parti nous n'avons pas aujourd'hui je crois à prouver quoi que ce soit je crois que d'ailleurs les français de confession juive le savent ils votent très fortement en faveur du Rassemblement National parce qu'ils savent que la menace aujourd'hui n'est plus celle d'une extrême droite qui a existé dans notre pays il y a bien longtemps il y avait un antisémitisme d'extrême droite qui existait la menace elle est nourrie par l'extrême gauche par la LFI chaque jour davantage par tous ceux qui amènent à voir ce qu'on a vu encore dans les jours ces jours derniers avant-hier je crois à Paris c'est à dire une synagogue qui a été abîmée des commerces qui l'ont été tout autant la menace de l'antisémitisme elle repose sur la France insoumise dans notre pays
l'affaire Dreyfus c'est l'affaire de l'extrême droite antisémite c'est ce que disent les députés Modem
dans le Figaro mais il y avait un antisémitisme d'extrême droite effectivement à l'époque c'est une réalité
Sébastien Chenu est-ce que vous voterez ce jeudi l'abrogation de la réforme des retraites à l'Assemblée Nationale c'est une proposition symbolique des députés communistes
mais nous nous avons toujours été favorables à abroger cette réforme des retraites le problème c'est que c'est la gauche nous l'avons proposé d'ailleurs ils ne l'ont pas voté vous voyez nous on va le voter parce qu'on est cohérent donc vous voterez nous on votera l'abrogation de la réforme des retraites parce qu'on considère qu'elle est injuste que augmenter d'ailleurs l'âge du départ à retraite c'est augmenter aussi les arrêts maladie mais c'est la gauche qui a empêché qu'on puisse voter sur la réforme des retraites qui avait fait un embouteillage législatif d'amendements qui avait empêché qu'on aille jusqu'au vote c'est la gauche qui en fait utilise toutes ces thématiques pour pendant les élections essayer de mobiliser des électeurs et lorsqu'ils ont la possibilité de faire bouger les choses et bien abandonnent leur programme donc nous on n'abandonne pas notre programme et on n'abandonne pas l'idée de effectivement abroger cette réforme des retraites
vous nous dites donc ce dimanche que vous voterez cette proposition de résolution d'abrogation de la réforme des retraites Sébastien Chenu on se retrouve dans un instant dans la deuxième partie du Grand Jury nous parlerons politique notamment et le match peut-être qui se joue entre Marine Le Pen et Jordan Bardella à tout de suite Suite du Grand Jury présenté par Thomas Despré Et toujours avec nous Sébastien Chenu vice-président du Rassemblement National et député du Nord nous évoquerons dans un instant l'autre match de cette semaine à distance cette fois-ci entre Marine Le Pen et Jordan Bardella à deux ans de l'élection présidentielle mais d'abord cette question la France doit-elle reconnaître l'état palestinien ?
Le Grand Jury tout est politique
Cette semaine Sébastien Chenu depuis Singapour Emmanuel Macron a estimé que la création d'un état palestinien sous condition n'était pas simplement un devoir moral mais une exigence politique vous avez toujours plaidé au Rassemblement National ces dernières années pour une solution à deux états j'imagine donc que vous soutenez cette proposition d'Emmanuel Macron ?
Si on veut mettre de la morale la morale c'est de soutenir Israël si Emmanuel Macron veut donner des leçons de morale alors c'est de soutenir un état ami Israël est un état ami qui a été agressé qui a subi l'un des pogromes les plus épouvantables de l'histoire et qui est menacé à ses frontières par le Hamas qui évidemment est relayé aujourd'hui à travers toute une série d'exactions vis-à-vis d'Israël Donc il en est fini de la ligne du Rassemblement National solution à deux états ?
Non, non c'est l'objectif il faudra deux états c'est l'objectif c'est je crois ce qui peut à terme permettre à chacun de pouvoir vivre en sécurité dans son pays mais aujourd'hui il y a la Palestine ou la représentation de l'état palestinien elle est aujourd'hui arc-bouté sur le Hamas elle est sous-tendue par le Hamas c'est-à-dire par une organisation terroriste Marine Le Pen
qui reconnaître un état palestinien aujourd'hui c'est reconnaître un état Hamas
Elle a raison elle a 100% raison c'est exactement cela c'est-à-dire qu'aujourd'hui ce serait donner la prime à des terroristes qui auraient dit écoutez nous on a tapé fortement Israël on veut les détruire et en échange la communauté internationale reconnaît un état palestinien mais c'est en fait reconnaître la barbarie c'est accepter l'inacceptable non je pense que notre devoir moral puisque Emmanuel Macron donne des leçons de morale c'est de soutenir Israël
Mais la reconnaissance précisément de cet état palestinien elle est conditionnée par Emmanuel Macron au désarmement du Hamas et à la sortie de la gouvernance du Hamas au sein de la Palestine donc est-ce que vous pensez que c'est envisageable est-ce qu'on peut s'en donner les moyens ou c'est une chimère ?
Non mais à terme je pense qu'on aura deux états il faut s'en donner les moyens il faut aller vers cela mais aujourd'hui ce sont des mots tout simplement parce que moi la seule chose que je veux bien accepter c'est qu'on puisse évidemment pour des raisons sanitaires humanitaires permettre aux populations civiles de Gaza d'être secourues évidemment mais pour le reste dès qu'on fait de la géopolitique je pense qu'il faut s'en tenir à une ligne d'extrême fermeté c'est-à-dire pas de reconnaissance de la Palestine tant que le Hamas tire les ficelles
Emmanuel Macron a aussi grandi la menace de sanctions européennes contre Israël je cite s'il n'y a pas une réponse qui est à la hauteur de la situation humanitaire dans la bande de Gaza est-ce que vous considérez que cette violence n'a pas assez duré ?
Non mais là aussi Emmanuel Macron c'est le monde à l'envers Israël est attaqué Israël subit des attentats Israël est massacré
Israël est encore dans une défense légitime
oui oui oui tant que le Hamas n'est pas à terre Israël est dans une défense légitime
malgré les alertes lancées par de nombreuses associations sur la situation humanitaire à Gaza
je vous ai dit sur l'humanitaire et le sanitaire que je considérais qu'il fallait agir je crois même que d'ailleurs en Israël il y a beaucoup de voix qui se font entendre pour cela il n'y a pas de volonté de voir les civils impacter je rappelle que les civils ils sont utilisés comme des boucliers humains par le Hamas donc par conséquent ne plions pas ne cédons pas soutenons Israël qui se défend pour survivre et imaginons si nos voisins si nous avions un voisin dont l'unique objet était de nous voir disparaître et qui nous avait massacré tel que Israël a été massacré comment on réagirait et on attendrait le soutien de la communauté internationale donc moi je pense qu'Emmanuel Macron qui nous a démontré l'étendue de ses compétences en matière de diplomatie puisqu'il nous a brouillé à peu près avec la moitié de la planète et bien devrait garder la tête froide se dire que nous avons des alliés nous avons des amis Israël en fait partie
Le Grand Jury ça se passe au Parlement Sébastien Chouenu cette semaine l'actualité du Parlement c'est bien sûr ce vote historique à l'Assemblée Nationale la proposition de loi créant une aide à mourir a été adoptée vous-même vous avez voté pour là où la plupart de vos collègues du RN ont voté contre pourquoi ? Qu'est-ce qui vous a convaincu dans les débats ?
Il y a une phrase qui m'avait convaincu d'une détenante de la politique des soins palliatifs qui disait il ne s'agit pas d'ajouter des jours à la vie mais d'ajouter de la vie aux jours qui restent probablement ce qui m'a le plus convaincu c'est-à-dire d'abord il y a un soutien populaire beaucoup de français réclament un cadre légal pour ce qui il faut bien le dire se fait parfois dans l'ombre des couloirs d'hôpitaux donc un cadre légal me semblait nécessaire la deuxième chose c'est qu'on a voté une loi sur les soins palliatifs quand je dis on c'est l'ensemble de la représentation nationale à l'unanimité c'est-à-dire qu'on a pris en considération que les soins palliatifs dans notre pays ne sont pas accessibles à tous les français il y a 20 départements qui n'ont pas de capacité de soins palliatifs donc nous avons souhaité unanimement donner un soutien financier également des perspectives financières qui resteront à traduire dans le projet de loi de finances de la sécurité sociale pour les soins palliatifs et je pense que c'était la nécessité avant de se pencher sur la loi sur la fin de vie il fallait d'abord s'assurer que nous allions développer les soins palliatifs dans notre pays et puis une fois qu'on a acté cela il restait effectivement cette loi difficile ce vote difficile mais ce qui m'a donné les garanties ce sont les critères cumulatifs vous savez il y a 5 critères cumulatifs il faut l'avoir exprimé il faut être totalement lucide il faut être dans le cas d'une maladie incurable sans perspective de voir la vie revenir enfin il y a 5 critères cumulatifs j'ai trouvé que c'était plutôt bien bordé encadré par un collège de médecins j'ai trouvé que c'était assez sérieux et on ne légifère pas sur de l'idéal on légifère sur du réel c'est Giscard qui disait ça le président Giscard d'Estaing et je me suis dit qu'effectivement mon rôle ma responsabilité de parlementaire c'était de légiférer sur du réel
cette proposition de loi a été donc votée à l'Assemblée elle doit maintenant être examinée par le Sénat a priori cet automne est-ce que vous souhaitez qu'elle soit rapidement mise à l'ordre du jour du vote au Sénat ?
oui alors deux choses d'abord nous au Rassemblement National c'est vrai que la majorité du groupe n'a pas voté la proposition de loi mais Marine Le Pen nous a donné c'est aussi je veux lui dire un hommage à lui rendre elle nous a donné la liberté de vote sur ces sujets de société et je trouve que c'est aussi à cela qu'on reconnaît la grandeur et la foi d'une femme politique et d'un parti politique mature
est-ce qu'il faut que ce texte maintenant soit programmé à l'ordre du jour du Sénat ?
oui avec je crois des modifications par exemple il y a quand même dans ce texte quelque chose qui me gêne c'est le délit d'entrave on va essayer d'expliquer ce qui se passe c'est-à-dire qu'on va pouvoir sanctionner des personnes qui vous auront incité à ne pas avoir recours au suicide d'assister des personnes plutôt des structures des associations etc et peut-être que c'est écrit comme ça c'est un délit qui existe
aujourd'hui pour l'IVG par exemple aujourd'hui on ne peut pas empêcher une femme
d'avoir recours à l'IVG c'est inscrit dans la loi oui mais vous savez que la liberté de conscience le dialogue la capacité à effectivement exprimer une position différente enfin moi j'y suis très favorable et l'idée qu'on vote un délit d'entrave qui vienne par des sanctions qui peuvent être pénales sanctionner tout cela me heurte donc moi j'aimerais le voir disparaître ça ne m'a pas empêché de voter la loi mais je pense qu'effectivement on pourrait se dispenser de ce délit d'entrave
on comprenne bien vous êtes pour une aide active à mourir mais vous êtes contre le fait que de sanctionner ceux qui viendraient s'opposer à ce que
de les sanctionner on peut s'opposer on peut venir donner un point de vue mais je pense que rajouter du pénal dans ce cadre là n'a pas de sens
est-ce qu'il faut avoir recours à un référendum en cas de blocage c'est le scénario qui a été présenté il y a quelques semaines par Emmanuel Macron qu'est-ce que vous en pensez ?
il n'y a pas de blocage il n'y a pas de blocage au parlement on a eu des débats sereins parfois vifs mais respectueux toujours respectueux dans tous les groupes politiques je crois qu'il n'y a il n'y a pas un seul groupe politique dans lequel il y a une unanimité de vote dans tous les groupes politiques il y a des gens qui ont voté pour ou contre donc le référendum
ne sera pas pertinent
non mais il l'aurait été avant demander à la société de trancher une question de société c'est intéressant moi je pense que les grandes questions de société elles se tranchent évidemment par la société pas forcément uniquement au parlement mais là le débat il a eu lieu il a avancé il n'y a pas eu de blocage ça montre encore une fois qu'Emmanuel Macron ne comprend rien au jeu parlementaire je veux dire il ne comprend pas les rapports de force dans la situation qu'il a lui-même créé mais il n'y a pas de raison aujourd'hui au milieu du guet d'empêcher
l'étude au Sénat donc qu'on vous comprenne bien selon vous ce texte sera adopté d'ici à 2027 et vous ne serez pas un facteur bloquant non
non à titre personnel je ne serai pas un facteur bloquant et vous essayerez de poser au sein de votre groupe pour que votre groupe ne le soit pas non plus un facteur bloquant non je suis respectueux très respectueux on a reçu nous la docteure Claire Fourcade qui était très opposée au texte et on a reçu la DMD qui était très en faveur de l'association pour le droit à mourir dans la dignité qui était très en soutien de ce texte moi je suis très respectueux des avis des autres des convictions des autres parce que j'ai envie qu'on soit respectueux des miennes et donc je ne cherche pas à convaincre je sais que Marine Le Pen était très opposée à ce texte je respecte infiniment son positionnement je respecte infiniment la philosophie qui est la mienne pour les raisons que j'ai expliquées des raisons d'ordre pratique des raisons d'encadrement légal moi j'ai souhaité en tous les cas voter
Justement vous évoquez Marine Le Pen cette semaine depuis la Nouvelle-Calédonie où elle était en déplacement elle a estimé que si le RN était convié aux négociations sur l'avenir de l'archipel autour d'Emmanuel Macron elle serait la plus légitime à y aller parce qu'elle ne croit pas je cite que Jordan Bardella connaisse très bien les problèmes de la Nouvelle-Calédonie comment ça va entre eux ?
Ça va très bien mais que Marine Le Pen soit la plus expérimentée et la meilleure connaisseuse du dossier calédonien n'est insultant pour personne Jordan Bardella dit qu'il connaît très bien les dossiers ultramarins et qu'il connaît très bien les dossiers de la Calédonie j'en doute absolument pas d'ailleurs mais Marine Le Pen connaît depuis très longtemps depuis toujours ce dossier là et elle le porte quelque part aussi bien politiquement qu'affectivement Marine Le Pen c'est un des rares leaders politiques qui va plusieurs fois dans sa carrière politique en Nouvelle-Calédonie qui a des propositions aujourd'hui moi je suis allé représenter Marine Le Pen il y a quelques années en Nouvelle-Calédonie lors d'un voyage elle a expliqué effectivement que tant qu'on ne traiterait pas la question économique à travers le nickel et bien on n'aurait pas fait avancer le dossier on ne serait qu'à la moitié du chemin Marine Le Pen connaît bien cela et le fait de dire qu'elle est la meilleure connaisseuse de cela n'est je crois insultant pour personne
de ces bisbilles récentes Sébastien Finu vous comprenez qu'il y a la question des rapports entre Marine Le Pen et Jordan Bardella dont on se demande à quoi il se prépare aujourd'hui à être Premier ministre de Marine Le Pen en cas d'élection si sa peine d'inéligibilité est levée ou à être lui-même candidat à la prochaine élection présidentielle
Oui c'est assez simple je crois mais je ne sais en fait jamais trop dans quelle langue il faut le répéter mais je suis prêt à faire des efforts et à en apprendre certaines mais Marine Le Pen sera notre candidate à l'élection présidentielle et Jordan Bardella sera son Premier ministre si les Français élisent Marine Le Pen et nous donnent une majorité à l'Assemblée nationale ce qui sous-entend donc que Marine Le Pen ne puisse pas être empêchée c'est je crois le scénario le plus probable et si tel n'était pas le cas le président du Rassemblement national Jordan Bardella mènerait la bataille des idées de nos idées si Marine Le Pen ne pouvait le faire ça me semble assez compréhensible
c'est pas très dur si on est très factuel Sébastien Chenu celui qui vient de sortir deux livres en quelques mois qui vient d'en sortir un qui va en sortir un autre dans quelques semaines qui a des une des journaux comme on a pu le voir cette semaine avec Jordan Bardella objectif 2027 c'est bien le président du Rassemblement national aujourd'hui c'est pas Marine Le Pen on voit bien qu'entre les deux a priori il y a au moins une guerre d'influence qui est en train de se mener
non mais ça c'est votre rêve mais je comprends vous savez c'est comme quand vous les uns et les autres vous nous sortez chaque semaine et si c'était lui avec des gens les plus improbables et si c'était lui le vainqueur 2027 Dominique de Villepin l'abbé Pierre ou que sais-je et si c'était lui non mais moi je vous dis et si c'était la victoire des idées du Rassemblement national et si c'était effectivement l'objectif 2027 la victoire des idées du Rassemblement national portée par Marine Le Pen et si elle ne pouvait pas le faire portée par Jordan Bardella mais il n'y a pas de mystère chez nous on agit en toute transparence vous savez nous on n'est pas comme les autres partis politiques dans les petites phrases et parfois c'est ces conflits larvés qui percent au grand jour entre Marine Le Pen et Jordan Bardella que Marine Le Pen dise qu'elle est la meilleure connaisseuse du dossier calédonien probablement tout parti politique confondu encore une fois n'est insultant pour personne c'est une réalité objective mais c'est pas une chance d'aller suffisamment à deal pour savoir que c'est un taquet a priori non non non c'est perçu comme tel parce que vous avez mauvais esprit et que nous n'avons pas ce mauvais esprit vous le savez bien parce qu'il faut faire du buzz mais voilà je pense que ce que nous proposons aux français est clair et tout le monde ne peut pas en dire autant c'est sûr que ce n'est pas Gabriel Attal Edouard Philippe Gérald Darmanin Elisabeth Borne enfin je ne sais plus il y en a un nouveau tous les jours qui proposent quelque chose de clair aux français nous le chemin qu'on propose aux français il est clair vous savez quand on vote pour nous on vote pour nos idées quand on vote pour nous on sait pourquoi on vote et bien quand on vote pour nous on sait même pour qui on vote
Marine Le Pen a été condamnée à une peine d'inéligibilité à effet immédiat en mars dans l'affaire des assistants parlementaires du Front National la Cour d'appel envisage une décision à l'été 2026 pour bien comprendre donc tant qu'il existera un petit espoir qu'elle puisse se présenter il n'y aura pas de plan B c'est un risque que le parti est prêt à prendre jusqu'au dernier moment à vos yeux nous nous contestons
la peine et ce que subit aujourd'hui Marine Le Pen nous considérons qu'on nous mène une guerre juridique qu'on nous mène une guerre judiciaire une guerre financière également et nous avons intégré depuis longtemps qu'il fallait évidemment tenir compte de ces paramètres il n'y a pas de risque que le plan B arrive trop tard
le cas échéant
nous utilisons tous les moyens du droit pour faire valoir l'innocence de Marine Le Pen mais surtout nous considérons que s'il y a un deuxième degré de juridiction c'est donc bien pour une raison c'est que le premier degré de juridiction a pu se tromper ou a pu avoir un raisonnement qui soit coloré politiquement puisque je vous rappelle que la peine d'exécution provisoire c'est à dire empêcher Marine Le Pen d'être candidate à une élection aujourd'hui est prévue par la loi mais elle n'était pas obligatoire et elle a été motivée par une magistrate qui dit il faut empêcher Marine Le Pen d'être candidate à la présidence
si Marine Le Pen est condamnée il y aura sans doute un pourvoi en cassation ça veut dire une décision définitive peut-être en janvier 2027 à quelques mois de l'élection présidentielle ce sera pas trop tard à ce moment là
je crois que Marine Le Pen a indiqué qu'elle ferait son choix selon la décision simplement de l'appel elle n'attendrait pas la cassation justement pour ne pas mettre sa famille politique dans une difficulté donc vous nous dites
que dès le mois de septembre 2026 le RN aura un candidat
évidemment et d'ailleurs on l'a déjà Marine Le Pen est déjà candidate et si tel n'était pas le cas Jordan Bardella prendra la suite donc les choses sont claires nous sommes prêts nous travaillons à cela je crois que les français à travers les sondages que je peux lire ont visiblement envie de voir le rassemblement national et Marine Le Pen à l'Elysée ils ont envie des solutions que nous proposons nous allons encore faire preuve d'ailleurs d'imagination notre programme va amener de nouvelles perspectives de nouvelles propositions la situation de 2027 n'est pas celle de 2022 elle est pire donc nous allons encore faire des propositions et je pense que les français savent très bien pour qui et pourquoi ils votent en votant pour nous
vous le montrez ce dimanche encore vous êtes un très proche de Marine Le Pen vous la soutenez comment est-ce que vous qualifiez l'attitude la préparation de Jordan Bardella est-ce qu'il pourrait être plus discret comment est-ce que vous la qualifiez cette préparation
je trouve ça parfait c'est-à-dire que Jordan Bardella oui est dans une situation qui n'est pas simple non plus pour lui mais je l'ai déjà dit ils ne sont pas interchangeables vous n'êtes pas les uns les autres interchangeables Marine Le Pen n'est pas n'a pas les mêmes qualités que Jordan Bardella il n'a pas les mêmes qualités qu'elle ils n'ont pas la même histoire etc et donc ce sera une campagne fondamentalement différente pas sur les idées mais vous savez que c'est la rencontre entre un homme une femme en l'occurrence et les français une présidentielle et donc ça veut dire qu'ils ont des qualités un parcours un profil à un âge différent ils ne sont pas interchangeables mais ils portent les mêmes idées
et vous ne pensez pas que dernière question rapidement sur ce volet que d'ici à 2027 Jordan Bardella 29 ans pourrait passer du statut de fils préféré à celui de Brutus si par exemple il est chaudé par des petites phrases qui se répètent
non je crois pas du tout je crois qu'il a l'intelligence le recul et la volonté de voir nos idées triompher c'est probablement ce qui nous anime le plus chez nous c'est qu'on veut voir nos idées arriver au pouvoir et donc on sait les pièges on sait les commentaires on sait je parlais du mauvais esprit on sait la façon dont on est regardé et on sait ce qu'attend nos adversaires nos adversaires se frotteraient les mains de voir une situation qui ne serait pas convenable dans notre famille politique ils n'auront pas à le faire parce que nous serons je crois exemplaires
avant 2027 Sébastien Chenouil il y a 2026 les élections municipales ce sera l'année prochaine vous avez aujourd'hui 125 députés mais votre implantation locale aujourd'hui est faible 840 sièges de conseillers municipaux dans 258 communes l'objectif quel est-il pour le Rassemblement National remporter 300 communes est-ce que c'est toujours
d'actualité c'est ce que disait un maximum de communes un maximum moi je ne mets pas de chiffres parce qu'on part de très peu de communes donc tout ce qui sera remporté par le Rassemblement National sera positif d'abord que nos sortants soient réélus d'abord Louis Alliot l'exemplaire maire de Perpignan dont je crois la gestion de sa commune fait pâlir d'envie beaucoup de nos adversaires et puis gagner des vides
à fait juste David Racheline mis en cause aucun problème
David Racheline a été très bien réélu et je crois que dans un sondage dernièrement une majorité d'habitants de sa commune se disaient très satisfaits de la gestion de sa commune donc ils auront l'occasion de l'exprimer évidemment à travers le vote vous serez candidat ?
je vais prendre l'été pour réfléchir ce ne sont pas des réflexions qu'on a à la légère j'incite Mathieu Vallée député européen Lillois à réfléchir aussi cet été à s'engager à Lille où là encore l'insécurité est la problématique probablement numéro 1 Lille classée parmi les villes les plus insécures de France donc nous avons encore des parlementaires des hommes et des femmes ou des candidats de qualité qui vont prendre des décisions au cours de l'été ce sera mon cas
dans quelle ville vous réfléchissez dans quelle ville
on parle de Valenciennes ?
moi je suis attaché à la ville de Denain dont je suis le député même s'il y a un sénateur je pense à Josué Auchard qui sera un excellent candidat pour cette élection municipale ça pourrait aussi être Valenciennes si je décidais d'aller au combat des municipales mais c'est vrai que tout ce secteur du nord a besoin de trouver des élus qui dynamisent les communes un peu comme Enin-Beaumont qui retrouvent de l'attractivité économique qui rétablissent la sécurité qui n'augmentent pas les impôts c'est notre fil rouge regardez ce qu'a fait Steve Briouat Enin-Beaumont regardez ce qu'a fait Fabien Gellemann à Ayange regardez ce qu'ont fait les maires du Rassemblement National et dites-vous lorsque vous êtes un habitant de Toulon et que vous avez Laure Lavalette de Carcassonne avec Christophe Barthès de Menton avec Alexandra Masson posez-vous la question est-ce que ces gens-là ne seraient pas des meilleurs maires que les équipes au bout du rouleau que vous avez
Est-ce que vous avez peur qu'un front républicain comme celui qu'on a vu lors des législatives du mois de juin 2024 ne bloque l'ascension du Rassemblement National dans ces villes
malgré les magouilles les alliances de circonstances des gens qui se disent être des opposants les uns aux autres mais qui trouvent toujours à s'entendre lorsqu'il s'agit de nous empêcher de gagner quand la droite a fait voter pour la gauche aux législatives quand Gabriel Attal a fait voter pour LFI quand Edouard Philippe a fait voter communiste ces gens n'ont donc aucune conviction ce qui les intéresse c'est la lutte des places ça pourrait jouer des tours d'ailleurs Edouard Philippe au Havre j'ai vu les très mauvais sondages le concernant il devrait s'occuper peut-être un peu plus de sa ville du Havre que d'imaginer s'imaginer un destin présidentiel il y aura une campagne active
du RN au Havre
il y aura des campagnes actives partout où nos idées doivent inverser le cours des choses il y a des villes qui sont très mal tenues je pense à Lens d'ailleurs dans le Pas-de-Calais j'espère que Bruno Clavet député du Pas-de-Calais se lancera dans la bataille des villes qui sont très mal tenues et qui méritent des maires rassemblements nationaux qui sera candidat pour le rassemblement national à Paris c'est Thierry Mariani qui aujourd'hui anime la fédération de Paris qui nous a dit sa disponibilité pour mener ce combat
on a évoqué l'envie de Marion Maréchal-Le Pen
je crois qu'elle a elle-même exprimé qu'elle n'était pas candidate Thierry Mariani il a l'épaisseur il a la solidité que requiert le combat municipal à Paris il y a une excellente fédération à Paris il a fait sa carrière politique dans le sud ce serait un parachuté à Paris oui enfin il vit à Paris depuis 25 ans il a été ministre des transports je pense que le parachutage n'est pas le mot qui convient mais il a redynamisé la fédération de Paris je les salue d'ailleurs dans une ville qui est difficile on a aujourd'hui des hommes et des femmes avec des profils très sérieux qui pourraient évidemment redonner des couleurs non seulement à nos idées mais quand même animer un peu plus le conseil de Paris et éviter des dispositifs tels que les ZFE par exemple
les élections municipales de 2026 l'élection présidentielle de 2027 sur votre chemin vers ces différentes échéances électorales est-ce que Bruno Retailleau n'est pas un candidat dangereux pour vous certains lui prêtent des ambitions notamment présidentielles depuis qu'il a ravi la tête du parti Les Républicains c'était il y a quelques jours il est d'ailleurs dans la dernière enquête IFOP pour le Figaro crédité de trois points par rapport à l'hypothèse de sa candidature pardon fait perdre trois points à Marine Le Pen ou à Jordan Bardella est-ce que c'est donc un candidat qui vous fait peur ? Et si c'était lui ? C'est ce que je vous disais
tout à l'heure à chaque fois qu'il y a quelqu'un qui entre dans le paysage politique la presse dit et si c'était lui ? Et si c'était lui le sauveur de la droite ? Ce Bruno Retailleau encadré de Michel Barnier et de Gérard Larcher comme on l'a vu lorsqu'il a gagné l'élection des Républicains et si c'était lui ? Qu'est-ce que vous répondez alors à cette question ? Et si c'était lui qui était en échec sur toutes les politiques d'immigration ? Et si c'était lui qui était en échec sur la sécurité le soir de la ligue de foot comme hier ? Et si c'était lui qui ne réussissait pas à obtenir un arbitrage favorable ? Et si c'était lui qui rentrait en Vendée ?
2007 qui avait un peu braconné ou siphonné votre réservoir de voix qui avait ciblé votre électorat est-ce que vous ne craignez pas là encore que l'histoire se répète ?
Ça ne marche pas deux fois en général vous savez je crois que j'ai déjà cité ici Cioran qui dit ne vous suicidez pas tout de suite il y a encore quelqu'un à décevoir c'est un peu la citation pour les Républicains les Républicains qui disent à leurs électeurs laissez-nous vous trahir une dernière fois Bruno Retailleau c'est ça ce qu'il dit en fait à ses électeurs laissez-nous encore une chance de vous la faire à l'envers regardez je parle bien regardez comme c'est agréable à entendre rassurez-vous il n'y aura pas de résultat rassurez-vous je renverrai les ascenseurs à la gauche rassurez-vous je suis prêt à voter pour Edouard Philippe en réalité Bruno Retailleau c'est je l'ai dit
l'idiot utile du système Est-ce qu'il faut enterrer la ligne ni droite ni gauche ligne historique du Rassemblement National pour mener une campagne plus à droite ça semble être la tentation d'une partie de vos dirigeants notamment Jordan Bardella qui est plutôt liée à une ligne libérale
conservatrice non notre message va au-delà de la droite au-delà de la gauche notre message il s'adresse à tous les français des français patriotes des français attachés à l'identité de notre pays sa souveraineté au moment où on célèbre les 20 ans du référendum nié sur l'Union Européenne il y en a à droite et à gauche moi je suis élu d'une circonscription qui a toujours élu des gens de gauche avant moi quand on écoute Jordan Bardella il dit qu'il s'adresse à la droite aux électeurs de droite mais il faut bien commencer par quelque chose aujourd'hui ce sont ceux qui probablement nous font le plus confiance j'allais dire naturellement parce que la société a évolué parce que les thématiques aujourd'hui qu'on relie instinctivement idéologiquement à la droite c'est à dire le retour de l'autorité la baisse des impôts ce sont des thématiques effectivement qui ont pris pied dans la société très fortement la société s'est décalée vers la droite on le voit bien et donc je pense qu'il faut avoir des messages très clairs mais notre message il va au-delà des vieux clivages de droite et de gauche on accueille chez nous des gens de droite et de gauche à l'inverse Emmanuel Macron qui lui a voulu mener la politique de la droite et de la gauche ou plutôt du pire de la droite et du pire de la gauche
vous êtes donc aussi défenseur du dépassement politique
comme Gabriel Attal comme Emmanuel Macron oui mais je viens de vous indiquer que notre différence c'était pas d'empiler les plus mauvais de la droite et de la gauche c'était de dépasser les clivages
merci beaucoup merci d'avoir été notre invité ce dimanche pour le grand jury il me reste 20 secondes pour dire à nos auditeurs à nos téléspectateurs que le grand jury est de retour la semaine prochaine sur RTL et à la télévision sur Public Sénat canal 8 de la TNT les chaînes parlementaires déménagent mais le rendez-vous reste le même rendez-vous la semaine prochaine dimanche à midi