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Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 18 décembre 2025 22 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprisesSécurité

UE-Mercosur : la France peut-elle bloquer l’accord de libre-échange ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 45 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Sébastien Lecornu et le gouvernement sont face à une crise agricole qu'il n'arrive peut-être plus à maîtriser politiquement ?

  • 6:00RelanceÉludée

    L'opposition de la France ne suffira pas à bloquer l'accord Mercosur. Les agriculteurs se satisferont-ils de ce vote contre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les agriculteurs sont soutenus par les Français de manière transpartisane ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella s'affiche aux côtés des agriculteurs. Est-ce une récupération politique ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Manuel Bompard menace d'une motion de censure sur le budget. Pourquoi maintenant ?

  • 18:00RelanceRéponse partielle

    Le 49.3 est-il inévitable pour faire passer le budget ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sébastien LecornuFait
    « Si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur. »
  • 2:30Sébastien LecornuChiffre
    « Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droits de douane sur plus de 90 % de ces exportations vers les pays de l'Amérique latine. »
  • 3:30Emmanuel MacronFait
    « Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur. »
  • 4:00Jordan BardellaFait
    « Non mais on est où là ? Je pense que beaucoup des gens qui nous dirigent ne veulent plus d'une agriculture telle que nous l'aimons. »
  • 4:30Jordan BardellaFait
    « C'est pourtant l'une des plus enviés du monde entier, l'une des plus qualitative, l'une des plus normées, l'une des plus propres au monde. »
  • 5:30Manuel BompardFait
    « C'est un budget qui se traduirait d'abord d'un point de vue économique sera un désastre pour la France. »
  • 6:00Manuel BompardChiffre
    « Les prévisions budgétaires, c'est une division de la croissance du pays par de l'année prochaine. »
  • 10:00Sébastien LecornuPromesse
    « Le gouvernement présentera au premier semestre 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La colère s'étend dans le monde agricole. C'est dans le contexte explosif de la mobilisation des agriculteurs face à l'épidémie de dermatose nodulaire qu'un autre sujet accentue la pression sur le gouvernement. Hier, devant les sénateurs, Sébastien Lecorn s'est voulu rassurant et a réaffirmé la position de la France concernant l'accord de libre échange du Mercossur.

Pour être très clair sur le Mercossur, vous connaissez les positions de fond largement été expliqué ici. Le Sénat s'est largement mobilisé à discuter, à voter. Et donc si la Commission européenne souhaite passer en force en cette fin de semaine et aller au vote, la France votera contre le traité du Mercosur.

Avec cet accord, l'Europe obtiendrait une exemption de droits de douane sur plus de 90 % de ces exportations vers les pays de l'Amérique latine. En échange, l'Union européenne s'engage à importer davantage de produits agricoles. Pour le gouvernement, conscient de l'hostilité des agriculteurs français, le compte n'y est pas.

Cela fait plusieurs semaines que le président affirme clairement que nous n'avons pas de visibilité suffisante sur les trois conditions demandées que vous connaissez hein, les mesures miroirs, la clause de sauvegarde et les contrôles. Euh cela reste vrai aujourd'hui. Dimanche, Emmanuel Macron a demandé un report du vote sur l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, une ligne minoritaire parmi les chefs d'État européens qui agacent.

Le chef de l'État est attendu aujourd'hui à Bruxelles pour un Conseil européen. Jordan Bardella quant à lui s'est déjà affiché hier au côté des agriculteurs mobilisés dans la capitale européenne pour affirmer sa ligne anti-accord de libre échange. Et non le mercred sûr non, ça c'est c'est trop hein, faut que ça s'arrête honnêtement.

Ça vient s'ajouter à d'autres accords de libre échange, à d'autres normes pour des bagnoles de la viande pour des bagnoles. Ouais, c'est ça. Ouais.

Non mais on est où là ? Je pense que beaucoup des gens qui nous dirigent ne veulent plus d'une agriculture telle que nous l'aimons. C'est pourtant l'une des plus enviés du monde entier, l'une des plus qualitative, l'une des plus normées, l'une des plus propres au monde.

Et après 25 ans de négociation, la Commission européenne espère toujours signer l'accord sur le Mercosur ce samedi au Brésil. Et on va en parler avec vous. Ellisabeth Martichou.

Bonjour. Merci d'être là. Ellisabeth et Frédéric Davi.

Bonjour Frédéric. Merci également d'être avec nous. directeur général opinion de l'ipop, on le voit euh Sébastien Lecornu qui appelle à l'apaisement euh notamment sur la question de la dermatose.

Il y a un autre sujet qui risque de mettre le feu au pout c'est maintenant que ça joue, c'est la question du mercour. Est-ce que Sébastien Lecnu et le gouvernement sont face à une crise agricole qu'il n'arrive peut-être plus à maîtriser politiquement ? C'est possible.

Euh c'est possible parce que c'est vrai qu'il y a une combinaison d'ingrédients euh explosifs euh avec euh deux parties euh politiques, les extrêmes, qui mettent de l'huile sur le feu. Donc il est possible en tout cas il est envisageable que le Rassemblement national et LFI parent sur une colère paysane qui déborne qui vous savez c'est c'est le dentifrice qui rentre plus dans le tube qui déborde et qui produisent dans le fond un désordre politique auquel ils aspirent depuis longtemps et ça pourrait venir de là en tout cas pourquoi pas dans dans leur esprit et donc effectivement le causure, on sait que c'est un sujet explosif. L'opposition de la France ne suffira pas.

Elle votera contre s'il y a un vote comme le voudrait la présidente de l'Union européenne. Mais est-ce que les agriculteurs se suffiraient de savoir que Paris a voté contre alors que le Mercur est adopté ? Peut-être pas.

Euh on y reviendra mais vous en az parlé tout à l'heure, il a des avantages hein à certains égards. Les marques au sûr c'est pas mais pas pas pour les agriculteurs éventuellement. Et puis bien sûr euh l'épidémie, là aussi on a beaucoup glosé euh sur le caractère très politique de cette cette euh crise qui bien sûr repose sur une angoisse des agriculteurs euh mais qui prend un caractère très politique et très irrationnel.

Et est-ce que c'est d'autant plus difficile à gérer faudrait que les agriculteurs euh sont extrêmement soutenus par les français et ceux de manière transpartisane. Tout à fait. Il y a un soutien massif hein, quelle que soit la thématique.

Vous avez raison de parler d'enchaînement des crises. On se souvient en janvier 2024, hein, c'est le c'est la première crise euh à laquelle s'était confronté le jeune premier ministre, le récent premier ministre Gabriel Atal. Il y a systématiquement un soutien des Français aux agriculteurs.

D'abord parce qu'il représente une sorte d'âge d'or et c'était intéressant ce qu'a dit Jordan Bardella en convoquant une agriculture éternelle française qui n'existe plus vraiment parce que elle-même elle a évolué. Mais ça parle beaucoup au français cette idée d'agriculteur et d'agriculture éternel d'âge d'or. Faut pas oublier que les agriculteurs ne sont pas isolés.

Ce n'est pas euh un comment dire une catégorie autarciique. Ils vivent dans les communes rurales. Les le plus souvent.

Les communes rurales c'est 25 % de la population française. Donc il y a déjà un soutien a priori. Et puis les agriculteurs, c'est un peu le canarie dans la mine, c'est-à-dire ceux qui plus que les Français sont confrontés aux normes, sont confrontés aux catastrophes, souffrent plus que jamais de cette terrible équation.

Je travaille mais je ne gagne rien. N'oubliez pas que le chômage a disparu, s'est évaporé de la hiérarchie des préoccupations des Français par rapport au pouvoir d'achat et l'injustice, c'est le travail qui paye mal. Ça sera un sujet très fort à l'élection présidentielle, on peut en être sûr.

Et les agriculteurs symbolisent ça. Donc il y a un soutien a priori extrêmement fort. Et puis cette affaire de Termatose est vue comme une sorte de plaité ou de fléo supplémentaire.

Les images de l'ariage ont beaucoup frappé les Français. Le soutien est extrêmement fort et comme tout gouvernement, le gouvernement le corps nu doit marcher sur des œufs. Et ce qui me frappe dans cette crise, c'est un peu pas épiphénoménal mais c'est une histoire dans l'histoire.

Par exemple, le fait que les vétérinaires soient menacés de mort euh parce que ils vont faire le job, ils vont vacciner. Euh je veux dire, ça dit quelque chose quand même de cette société euh française qui se radicalise à tous les échelons, à à l'occasion de toutes les crises. C'est scandaleux que les vétérinaires qui sont convoqués pour évidemment euh traiter cette épisotie euh cette crise agricole qui frappe l'élevage euh soit renvoyée comme d'autres à des à des victimes de cette colère totalement débordante et scandaleuse.

Je suis très frappé par ça. Oui, je partage complètement ce que dit Elizabeth. Les agriculteurs, c'est des Français comme les autres.

On vit dans une société de la défiance. Jamais il y a une défiance aussi forte à l'égard du haut. Le haut ce sont les élites, c'est le gouvernement, c'est ce sont les sachants, ce sont les scientifiques.

Cette éclipse du politique dont je parle assez souvent, elle est elle se retrouve dans une défiance a priori à l'égard de corps intermédiaire qui par le passé était infiniment respecté. Euh, on est au Sénat, le président du Sénat est un ancien vétérinaire, il le dit extrêmement souvent, c'est d'habitude euh un notable, c'est d'habitude des vétérinaires, il y a un crédit de confiance, même ça y est, ça nous ça nous rappelle il y a maintenant euh presque 6 ans, euh même 7 ans lorsque non 6 ans pardon, lorsque euh il y a eu le lancement de la campagne de vaccination au moment du Covid, la défiance a priori d'une partie certes minoritaire de la population mais extrêmement bruyante, brutale et même en colère et à l'égard de la science. Oui.

Et et de ceux qui exercent dans et ce qui va mettre de l'huile sur le feu probablement un peu plus, c'est la question du mercour qui se joue ces prochaines heures au niveau européen. On a vu he sur les images hier Jordan Bardella qui était à Strasbourg à la rencontre des agriculteurs. On va voir ce que dit sur ce sujet Jean-Philippe Tangui qui était notre invité il y a quelques minutes.

Donc est-ce que l'agriculture française va bien après 20 ans de libre échange ? Non. Est-ce que les filières exportatrices ont compensé les pertes sur les filières importatrices ?

Non. La filière des fruits et légumes, c'est la catastrophe. Le la donc on doit tirer un trait, on doit tirer un trait sur tout le marché de mer costure.

Mais vous avez pas besoin de de de comment dire de libre échange absolu pour faire du commerce. Nous ne sommes pas d'accord avec ce préalable et par ailleurs le le la faiblesse du marché français européen ne compensera jamais ses perspectives. Nous ne sommes pas d'accord avec ça.

Voilà. et euh euh nous ne sommes pas capables de de comment dire de contrôler comment euh les pays du Mercosur fabriquent leurs produits. Est-ce qu'il y a une tentative euh de récupération politique de la part du RNA qui politiquement profite cette crise ?

Mais très très clairement, ça apporte de l'eau au moulin à la vision du monde du euh Eren, une vision antimondialisation. Alors, ils sont sortis du retour au franc, ils sont sortis du protectionnisme absolu. Il y a le mot, ça a glissé vers le mot souveraineté qui est un mot beaucoup moins chargé euh politiquement.

Mais n'oublions pas que oui, c'est une des c'est une des un des leviers du soutien au Rassemblement national. C'est un vote d'alternative et c'est un vote quand même très antimondialisation qui fait mal à notre pays et qui nous empêche qui nous qui nous fait connaître le déclin. tout cette ce rappel à une logique d'âge d'or dont dont on parlait tout à l'heure avec Jordan Barda, il y avait une donnée d'enquêtifope très intéressante en 2017, ça remonte à loin mais quand on croisait le vote présidentiel en faveur d'Emmanuel Macron, Marine Le Pen, François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, les quatre étaient un niveau à peu près équivalent, on s'en souvient, qu'on croisait ces ces votes par l'adhésion à au libre échange, l'adhésion à la mondialisation auprès de ceux qui adhéraient Marine Le Pen était à moins de 10 auprès de ceux qui étaient dans cette logique de refus.

Marine Le Pen tangentait les 50 % au premier tour et Emma Macron était bien sûr dernier dans le dernier cas. On est toujours dans cette logique de défiance à l'égard de la mondialisation. C'est pas cette mode.

Le libre échange n'est plus à la mode et demain effectivement l'Union européenne a un rendez-vous. C'est c'est une d'ailleurs une semaine très importante à Bruxelles hein à divers à divers titres. Mais donc demain, signature ou pas de ce traité, on rappelle que le la France est dans le camp des minoritaires.

L'Italie lui apporte un renfort de dernière minute pour des raisons internes peut-être décisif qui pourrait reporter la signature en janvier. L'Allemagne sera absolument furieuse parce qu'avec son industrie évidemment elle elle a intérêt à cet accord avec les pays d'Amérique latine. Loula au Brésil commence à s'impatienter en disant "Écoutez maintenant ça suffit parce que c'est vrai qu'un un un report rendra la signature après plus compliquée.

Donc on en est là une Europe euh qui dans qui dont on voit des fractures sont pas toujours les mêmes. pas les mêmes que sur l'Ukraine, c'est pas les mêmes que sur les droits de l'homme, mais ce sont des fractures économiques importantes. L'Union européenne à 27 Dieu que c'est compliqué, mais là c'est l'Allemagne versus la France.

C'est quand même un match très important politiquement aussi pour l'équilibre interne. Autre sujet politiquement compliqué, la question du budget. Commission mixte par terre demain où les députés et les sénateurs vont tenter de trouver un accord et la France insoumise qui menace à nouveau d'une motion de censure.

On écoute Manuel Bompard ce matin. C'est un budget qui se traduirait d'abord d'un point de vue économique sera un désastre pour la France. Les prévisions budgétaires, c'est une division de la croissance du pays par de l'année prochaine.

Pourquoi posez pas une motion de censure si si c'est un si mauvais budget ? S'il y a une majorité alternative pour renverser le gouvernement. Vous inquiétez pas monsieur monsieur monsieur Gendre.

Moi, je dépose des motions de censure quand on arrive au bout de la discussion euh euh budgétaire, bah et là, il y a une commission mixe paritaire. Si cette commission mixe paritaire est conclusive et si ensuite le gouvernement a l'intention de passer en force son budget par exemple par 493, puisqu'il semble que ce serait quelque chose qui pourrait revenir, évidemment, il y aura une motion de censure et s'il faut la déposer le 23 décembre, on la déposera le 23 décembre. Nous n'avons pas de difficultés sur ce sujet.

Nous faisons ce que nous pensons juste pour notre pays. Voilà, Manuel Bpard ce matin sur TF1. Ellisabeth.

Alors sur cette question du 493, il y a il y a bon Manuel Bompard, il menace d'une motion de censure en cas 493, mais il y a des voix euh au sein du camp présidentiel, au sein des LR qui disent "Non mais il faut en passer par le 493." Oui. Alors, c'est pas parce qu'il a un 493 qui a une censure.

Évidemment, il est pas très à l'aise he finalement le le patron de le coordonateur de de LFI parce que il sait que sa motion de censure, elle aura pas le même effet tétanisant que les précédentes parce que voilà, on arrive à la fin décembre, on va entrer dans les camp la campagne des municipales qui voudra faire renverser le gouvernement avec un risque de dissolution ou pas. Le Parti socialiste, lui devrait s'abstenir sur le budget de l'État. Les écologistes vont voter contre, mais euh enfin voter contre, on pense que ce sera le cas.

Donc 1, on n pas pour aujourd'hui une majorité pour voter le budget. De est-ce que effectivement le premier ministre en passera par le 493 ? Tout le monde en rêve.

Tout le monde en rêve pour la même raison parce qu'il s'en laverait les mains dans ces cas-là, y compris ceux qui se sont battus pour supprimer le 493. il ne le demandera pas publiquement, il le demande à babruit, en tout cas une partie du du Parti socialiste. Donc on est toujours dans cette logique, Arian de On s'en lave les mains.

Nous on est dans notre posture électorale surtout avant les municipales. Si le premier ministre veut faire un 493, mais qu'il le fasse pour qu'on ait un budget, qu'on passe à autre chose. Mais Sébastien le Cornu, lui, est-ce qu'il le sortira au dernier moment ? au au tout dernier moment, ça n'est pas exclu mais pour l'instant il dit non.

Elisabeth a parfaitement résumé le sujet. Je vais être un peu direct. Qu'est-ce que les Français sont indifférents à ces combinaisons et ses techniques ?

Alors, il faut un budget à la France, c'est un levier fort dans l'opinion publique. Ce qui est très intéressant, c'est la question de la c'est-à-dire ils veulent de la stabilité, ils veulent des français. Oui, quand même, on est à la fin de l'année, on va rentrer dans les affaires des élections municipales, on a la stratégie de distinction plutôt bien jouée de la France assomise qui se part dans le dans le manteau de la pureté que le programme du NFP, refus du moindre compromis, refus du moindre vote et cetera à la différence des socioîtres ou des écologistes.

Mais ce qui est intéressant et Ellisabeth l'a bien dit, c'est la question de la cohérence. C'est très important pour les Français de ne pas voir un responsable politique être d'un jour dans Zig, lendemain d'Ag, c'est-à-dire perdre sa cohérence. Par rapport au 493, on se souvient tous d'un Manuel Vals euh assumant jusqu'à une très forte impopularité le 493 au moment de la loi travail.

Il quitte Matignon, il est candidat à la primaire socialiste. La première chose qu'il dit au micro de France Interne, je crois fin 2016, c'est "Si je suis élu, on abolira le 493". Rupture de cohérence.

Est-ce que le risque et je vais pas la réponse est aussi important pour Sébastien le cornu qui a posé un acte lourd qui a accrédité son image d'homme de dialogue, homme de compromis, premier ministre faible qui ne veut pas apparaître plus fort qu'il nait alors qu'il ne l'est pas en en renonçant au 493 et finalement sortant un peu comme le comme peut-être le 10 de à la belotte ou le petit au taros à la fin de l'année. En plus, c'était [rires] des des jeux de cartes. cet atout.

Est-ce que les Français vont lui en vouloir ? Est-ce que il va y avoir d'un côté ce que un risque de mais il s il s'est moqué de nous, il nous a trompé versus c'était un mal nécessaire pour avoir un budget. On est entre ces deux écueils et on a le sentiment chez Sébastien Lecnu qui a à la fois cette volonté de cohérence de dire j'ai dit pas de 49, il y a pas de 493 et il y a aussi cette volonté de dire mais c'est pas à moi d'assumer des responsabilités que les parlementaires refusent d'assumer parce qu'il a dit plusieurs fois au parlementaires, assumez vos responsabilités.

Oui, absolument. Et les partis lui disent assumez vos responsabilités, on est dans ce face- à face. Et donc vous voulez un budget maintenant il faut passer à autre chose.

Sébastien le Cornu. Sébastien Lecornu, je sais pas ce que euh Frédéric Deb, mais je trouve qu'il a il a pas une image encore très claire euh aux yeux des Français. Et donc, est-ce que le fait de se renier au dernier moment lui coûterait ou pas ?

Alors, personnellement, il préférait avoir gagné son paris. il est le seul peut-être à en tout cas sur la place publique à dire encore qu'il y a un chemin pour un compromis. On voit bien que bon la la commission mixte paritaire, on verra si elle est conclusive ou pas et bon il y a un peu moins d'optimisme quand même ambiant euh qu'il y a encore une dizaine de jours.

Si elle était conclusive, tout le monde pense que ce sera pas voté à l'Assemblée. Et donc lui dit "Mais si on va y arriver jusqu'au dernier moment. Quelle est son image dans le fond ?

J'ai moi j'ai le sentiment qu'il n'a pas complètement percé et que s'il devait sortir la carte au dernier moment en disant bon écoutez les Français on va passer à autre chose. Il y a il y a quand même encore quelques mois pour gouverner et faire passer des textes. Est-ce que ça lui coûterait vraiment là je m'adresse pardon [rires] par rapport à Manuel Vals qui avait une image extrêmement constituée là la rup de cohérence avait été terrible.

Je partage votre point de vue. Il a une image en construction plutôt bonne. Homme de dialogue, homme de compromis, homme des hommes d'écoute.

Une certaine ruse, moi je l'associerai. Euh et d'ailleurs ça a été dans un dans un verbimidop à Louis X ce roi rusé alors qui enfermait euh ses opposants dans des dans des fillettes dans des cages, mais qui était qui savait se déguiser pour aller écouter le pays. Enfin, c'est quelqu'un qui est plutôt connecté.

C'est du kali hein. Ça rigole [rires] pas. Il y a il a aussi un atout extrêmement fort.

Savez-vous lequel ? il est passé au ministère des armées. Et là, c'est quand une sorte de blancin pour les français parce que dans cet imaginaire dont on a parlé précédemment sur l'âge d'ur du pays, le déclin, il y a une institution qui échappe à ça, c'est l'armée, les forces armées, les forces de police.

Donc ça lui bénéficie et puis c'est vrai qu'il joue très fortement sur une double distinction, une distinction par rapport à François Baïou. pour beaucoup de Français, il pouvait pas être pire que Français. Et euh par rapport aussi à un président qui respecte quand même, qui s'imisse moins dans les affaires à l'intérieur et qui lui laisse un certain champ.

Donc il a une image en construction avec plutôt, je trouve des atouts assez intéressants. Il a une popularité minoritaire mais un socle assez important. Et Sébastien Lecron qui a souhaité un débat au Parlement hier sur la question de la lutte contre le narcotrafic. qu'il a promis de nouvelles mesures.

On va l'écouter. Dans ce combat, vous avez déjà agi avec l'adoption de la loi du 13 juin dernier. Cette loi, très largement votée par le Parlement est inédite dans notre histoire par les moyens nouveaux qu'elle octroie.

Si beaucoup de mesures sont d'application immédiate, je vous confirme qu'une vingtaine de textes réglementaires seront pris dès les prochaines semaines pour que cette loi s'applique en totalité et conformément au calendrier qui avait été fixé. Mais les réseaux criminels de narcotrafic ne cessent de se transformer. C'est une guerre de mouvement, vous disais-je.

C'est pourquoi le gouvernement présentera au premier semestre 2026 des mesures législatives pour adapter encore notre arsenal à cette menace avec notamment l'alignement des réductions de peine et du régime de la libération conditionnelle des narcotrafiquants sur celui des terroristes. Voilà cette question de la lutte contre le narcotrafic, on le voit depuis plusieurs mois sur le devant de la table qui gangraine le pays. Emmanuel Macron parle de guerre.

Ça, est-ce que ça va être aussi un enjeu pour les municipales Frédéric ? Clairement oui. C'est presque devenu un enjeu même obsessionnel pour les Français.

C'était intéressant de voir qu'il y a 6 ans quand on travaillait sur les déterminants du vote, on ne proposait pas on au français la question du trafic de drogue. Là, on le propose, c'est le 6e déterminant du vote. Et ce qui est intéressant Orien, les mots ont un sens.

Les Français se sont appropriés ce terme de narcotrafic qui a quelques années était bon pour une série Netflix à voir en famille. Les Français euh utilisent ce mot et on a publié la semaine dernière avec la Provence et Sud-Radio une enquête de climat électoral à Marseille. Mettons de côté le rapport de force électorale extrêmement serré.

Les trois principaux déterminants du vote, c'est un narcotrafic à Marseille. On voit ce qui s'est passé récemment avec le jeune qui est sassis. Deuxièmement, la sécurité, troisièmement, la propreté.

On sait très bien qu'une ville propre, c'est une ville où il y a pas de narcotrafic. C'est une ville où on se sent en sécurité. Ce thème et n'est pas qu'un thème de grande ville, de métropole dans toutes les communes, même y compris les communes générales, ça devient un vrai sujet qui je le je le répète qui n'était pas dans le champ politique et dans le champ de la controverse politique il y a encore 6 ans.

C'est très marquant cette prise de conscience. C'est 2025. Ouais, exactement. et et c'est pardon, c'est positif entre guillemets parce que c'est un des défis et une des crises majeur qui attend la France, les démocraties en général, c'est de faire face à cet afflux d'argent qui qui nous menace et dont on voit que aucune politique dans le monde d'ailleurs n'arrive vraiment à prendre le dessus.

Mais la prise de conscience, c'est déjà très important. Oui, on va terminer par l'histoire du jour. Allez, c'est l'émotion hier de Line Renault qui a inauguré hier à Lille un jardin qui porte son nom.

Martino Brcienne mère était présente, [musique] c'est elle qu'on doit l'idée de rebaptiser cet esparg de 6000 m² au nom de Line Renault. Elle raconte Martine Aobbri quand j'ai appelé Line Renault pour lui demander si elle voulait venir assister à l'inauguration. Elle m'a répondu "Ce sera mon plus beau cadeau de Noël." Il faut dire que Line Renault on le rappelle, elle est viscéralement [musique] quand même attachée à son or et voilà c'est Armantière.

Exactement. Et c'est donc ce matin la une de la Voie du Nord. Frédéric, j'oublie pas votre livre l'écharpes et les tempêtes, c'est à lire à 3 mois des municipales.

Merci beaucoup Frédéric, merci Elisabeth. Je souhaite de très bonnes. Mais oui, très bonne fête et joyeux Noël.

Très bonne fête effectiv à tous ceux qui nous regardent. Mo je vous retrouve le 12 janvier et demain vous serez accompagné d'Alexandre Pousseur. Très bonne fête à tous.

Ah. [musique]