Duralex : "Je veux qu'on aille vers un projet solide", assure Sébastien Martin
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Bonjour. Votre invité ce matin Sébastien Martin, ministre délégué à l'industrie. Bonjour Sébastien Martin. Bonjour. On va parler tout d'abord de la situation très difficile de la vererie Durale Alex. Encore une fois et j'ai envie de dire he puisque c'est la troisème fois en 6 ans qu'elle est placée en redressement judiciaire. Il y a 2 ans, elle avait été reprise par les salariés mais affronte aujourd'hui des problèmes de trésorerie. Très clairement monsieur le ministre, est-ce que Duralex pourra être sauvé une troisième fois ? La question Duralex, elle est pas simple parce que en plus il y a un attachement. Regardez les verrs qui sont devant nous, c'est des verrs c'est des verrs dur Alex. Ce que je peux vous dire en tout cas c'est que on fait tout y compris
avec les collectivités locales, avec les salariés pour trouver les meilleures solutions. Visiblement, il y avait des questions dans la gestion actuelle qui sont en train d'être clarifié en parallèle le l'analyse qui est en cours le dira. Voilà, l'analyse qui est en cours le dira. S'il y a eu cette réaction de la part du conseil d'administration de vouloir changer de direction, c'est sans doute qu'il y avait des problèmes. Mais moi, je jette pas l'eau probre sur qui que ce soit tant qu'on a pas le résultat de l'analyse. Visiblement, il y a des difficultés. On va voir comment on peut arriver à les surmonter et il faut essayer de les surmonter. Mais c'est quoi la solution maintenant ? Est-ce qu'on peut garder ce modèle de scope ? Est-ce qu'il faut trouver un repreneur ?
Vous savez la question, c'est pas un statut qui qui sauve une entreprise. Ce qui sauve une entreprise, c'est d'avoir des clients, c'est de produire en temps et en heure et c'est d'être compétitif. C'est ça qui sauve une entreprise. Donc c'est les sujets, c'est les sujets sur lesquels on va travailler avec les équipes en local et en tout cas mes services suivent le dossier de très très près. Est-ce que l'État est prêt à mettre à nouveau la main à On ver ? On verra, on verra. Moi, je suis pas là pour faire à l'avance d'échecs et d'échecs en blanc. On verra. Il faut qu'il y ait un business plan, il faut que ça soit solide. Ça s'appelle gérer une entreprise. C'est bien beau de faire de l'idéologie parfois. Je vois que certains aujourd'hui ont un peu la gueule de bois. Moi, je veux pas avoir
la gueule de bois. Je veux qu'on aille vers un projet solide. Mais est-ce que vous dites on sauvera dualex quoi qu'il en coûte ou est-ce queil faut aussi s'attendre à ce que le risque de liquidation judiciaire est ça veut rien dire sauver duralex quoi qu'il en coûte c'est pas parce que vous avez certains disent l'état a peut-être pas mis ou pas que l'état pas assez d'argent ça ne veut rien dire ça ne veut rien dire si vous avez pas de client vous sauvez pas une entreprise si vous avez pas un business plan solide vous sauvez pas une entreprise. C'est ça qui là l'entreprise dit on était pourtant en croissance de 7 % c'est quand même ça qui est surprenant. Ouais, c'est sans doute ça qui est surprenant, mais visiblement il y a aussi des commandes qui étaient passées et qui sont pas
livrées en temps et en heure. Donc vous retrouvez le paradoxe aujourd'hui, c'est que cette entreprise a des stocks très importants parce qu'elle avait eu des commandes et que apparemment certaines livraisons sont pas arrivées en temps et en heure. Donc il faut qu'on regarde ça de très près. Peut-être qu'il faut un peu mieux professionnaliser entre guillemets la gestion de Durale Alex pour l'avenir et tout faire pour la sauver. Vous avez des pistes de repreneurs aujourd'hui ? Non, aujourd'hui c'est beaucoup trop tôt pour parler de piste de repreneurs. Aujourd'hui, on est dans l'état des lieux de la situation et on va travailler sérieusement sur ce dossier. Alors, il y a un autre dossier très différent mais qui inquiète aussi, c'est celui de Michelin. Jusqu'à 1500 postes
vont être supprimés dans les années qui viennent. Les syndicats disent "On comprend pas, l'entreprise est rentable." Et l'entreprise à l'inverse dit "Le coût du travail est trop fort en France." Vous êtes du côté de qui dans cette affaire ? Moi, je suis du côté de l'activité sur le territoire national et en même temps, Michelin est un grand groupe international. Alors, tout le monde a raison dans cette affaire parce que les syndicats vont dire "Oui, mais si vous regardez l'activité à l'international, Michelin à certains endroits fait des bénéfices." Puisque quand vous regardez l'activité au niveau national, Michelin ne fait pas de bénéfices et donc a engagé des restructurations. Ce que je vois aussi, c'est que Michelin il y a il y a très très peu de temps, au mois de mai
dernier, sur son site à Clairmontferrand a inauguré un bâtiment qui permet d'accueillir des activités et notamment des activités plutôt tertiaires, pas les activités industrielles mais des activités tertières. On a un problème aujourd'hui, c'est que au niveau européen, on a encore des volumes trop importants qui arrivent d'Asie à des prix complètement cassé avec une qualité moindre mais parfois le consommateur ça le constat, tout le monde est d'accord mais donc ou mais d'accord, il y a eu un certain nombre d'enquêtes qui ont été diligenté auprès de la Commission européenne. Moi depuis que je suis arrivé au gouvernement en octobre dernier, on a on a demandé plus de 16 enquêtes antidumping, antisubvention, anticoncurrence déloyal de la Chine. Ça prend du temps et ça prend trop de
temps. La France fait partie des pays qui disent à l'Union européenne, on a créé un grand marché très bien, mais il faut savoir mieux le protéger et notamment avoir des mesures de réponse plus rapides. D'accord. Mais en attendant, est-ce que vous comprenez, vous soutenez cette décision de 1500 supprimé ? les je moi ce que je comprends, on peut aussi demander à nos industriels de faire des efforts. On demande, croyez-vous, croyez-le bien, on demande aussi à nos industriel de faire des efforts. On est en France, on peut pas d'un côté dire en France c'est un des pays les plus réglementés, les plus rigides parfois et de l'autre dire que les industriels ne feraient pas d'efforts. C'est pas vrai. Et eux, ils disent faut baisser le coût du travail. Ils ont raison. Depuis euh
depuis euh l'arrivée d'Emmanuel Macron, les impôts de production ont quand même, je tiens à le rappeler, euh les impôts de production direct 10 milliards, l'impôt sur les société 10 milliards par an baissé. Donc tr C'est toujours c'est toujours pas suffisant mais moi je sors de TF France et à Tes France, les investisseurs étrangers nous disent aussi peut-être que le coût du travail est un peu plus cher en France mais vous avez une qualité des salariés qui est bien meilleure qu'ailleurs. Sébastien Martin, l'OCDE hier a revu à la baisse sa prévision de croissance pour la France 0,7 % en 2026. Elle alerte même sur le risque de récession si jamais la guerre continue. Clairement, si la guerre continue en Iran, est-ce qu'il faut s'attendre à des suppressions d'emploi massives dans les
mois qui viennent ? Remarque que vous avez pas beaucoup commenté le fait que l'INC il y a il y a 2 jours a indiqué que elle s'était bien trompée sur ses prévisions de croissance et sur le résultat réel de croissance en 2023 2024. Non, je dis pas ça. Je dis que la croissance, je dis non, je dis que si je dis que si ça continue comme ça, vous allez faire le les les bienfaits de l'industrie pharmaceutique parce que là, les sujets que vous prenez les uns derrière les autres, on va prendre tous des antidépresseurs. On a aussi largement parlé des investissements de cette semaine de la croissance, vous voulez pas de croissance. Moi je veux de la croissance. Moi je veux de la croissance. Et pour avoir de la croissance, il faut rappeler que notre pays est un pays attractif aussi aux
investissements étrangers pour la 7e année consécutive. Il y a 3 mois, vous disiez vous-même pour l'instant ça tient. parlant d'énergie dans l'industrie et vous disiez si ça devait durer des mois et des mois les conséquences se verraient sur notre secteur industriel. Ça fait 3 mois. Est-ce qu'on y est aujourd'hui ? Est-ce que vous craignez aujourd'hui que les industries à cause du prix du gaz notamment pour je dis que pour l'instant ça tient toujours que face à la situation telle qu'elle est ça tient toujours. Mais un des fondamentaux de l'économie c'est d'avoir de la visibilité. Or nous n'avons en ce moment aucune visibilité. La seule visibilité qui est apportée, c'est les tweets de monsieur Trump qui euh le matin disent une chose, le soir en disent une autre
et le surlendemain en disent encore une autre. Dans ce contexte-là, mais comment voulez-vous que euh l'économie au sens large du terme puisse aller très bien ? C'est impossible. C'est impossible. Il faut qu'on redonne de la visibilité un cap. On soutient au maximum nos secteurs industriel. Vous avez vu que sur la chimie, on a fait des choses parce que ça c'est l'industrie des industries, mais il y a une absence de visibilité dû à la situation internationale à laquelle on doit faire face. En un mot, Stellantiste a annoncé investir 1 milliard d'euros en France. Vous étiez ça c'est la bonne nouvelle de du matin. Oui, mais alors le diable est parfois dans les détails. Vous étiez hier avec le patron de Stellantis justement sur le site de Mulous. Est-ce qu'il vous a
donné des précisions sur les emplois qui pourraient être créés ou au moins sauvés parce qu'on a pas de précision là-dessus ? Écoutez, l'annonce de Stellantis et le plan global de Stellantis, c'est un taux de remplissage des usines en France qui va s'accroître. On était aujourd'hui dans nos usines autour de 60 %. Avec le plan qui est annoncé par Stellantis, avec le milliard d'investissement qui a annoncé hier par Stellentis, ça va permettre de consolider les emplois et peut-être de recruter plus de personnes. Mais personne ne sait comment sera le marché dans un an. Le marché de l'automobile en France et en Europe depuis 2020, il est assez déprimé. Il va y avoir des nouveaux modèles qui vont sortir chez Stellantis. C'est ça aussi qui va relancer un petit peu la demande
et sans doute permettre de produire plus et donc d'embaucher dans les usines. Merci beaucoup Sébastien.
Sébastien Martin