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interviewINA (sur YouTube)· 2 juillet 2012 9 min

Bayrou/ministère + Jean Yves Mérindol/Strasbourg

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

alors François Baou bonsoir merci d'être avec nous un mot d'abord sur ce reportage les les résultats là dans cette faculté ne paraissent pas tout à fait tout à fait concluant ah si au contraire je trouve qu'ils sont très intéressants il m'a semblé que les étudiants étaient vraiment satisfaits un d'être aidé et deux de ne pas perdre leur année entière s'ils avaient un échec c'est-à-dire s'ils n'étaient pas tout à fait au niveau et l'effort qui est fait dans cette faculté que vous avez montré pour leur permettre de se orienté s'ils se sont trompés de voix vous savez ça arrive très souvent qu'au bout de 3 mois un étudiant se rendre compte qu'il s'est trompé il me semble au contraire que ça allait dans ce sens-là ça ne supprime pas l'échec l'idée selon laquelle on aurait une université avec zéro échec me paraî une idée complètement irréaliste et d'ailleurs pas souhaitable parce que les diplômes n'auraient plus aucun sens ce qu'il faut c'est que l'échec soit ne soit pas injuste et il me semble connaître mieux les étudiants de cette manière en tout cas euh cette idée de euh de semestre nouveau c'est vers les étudiants qu'elle est dirigé au lieu d'avoir euh une année euh dans laquelle l'échec condamne tout l'effort de l'année on a au contraire une année qui peut euh permettre de rattraper euh au bout du premer semestre alors Jacques Chirac ce matin au Conseil des ministres vous a apporté son soutien sur le fond et sur la forme j'imagine que ça vous a fait plaisir oui c'est très c'est très imp on ne peut pas être ministre de l'éducation nationale si on n'est pas soutenu par le premier prier ministre et le président de la République c'est tellement un effort national et c'est un effort difficile ça pas été toujours le cas visiblement ENF des moment en tout cas on a l'impression que Monsieur Chirac s'impatienté de volonteur non ça c'est le ça c'est les journalistes qui disent ça Jacques Chirac le président de la République c'est très bien que le monde de l'éducation nationale qui comporte plus d'un million d'enseignants et 14 millions d'élèves ou d'étudiants ce Mondel a besoin de croire à la réforme lui propose pour la suivre euh le monde de l'éducation nationale a besoin de prendre sa part de la réforme de l'apporter et naturellement cela prend un peu plus de temps de convaincre que de contraindre mais c'est le seul moyen de réussir al sur le temps justement l'une des critiques qui revient le plus souvent c'est c'est justement de on vous reproche les syndicats les les enseignants vous reprocheraient de prendre un petit peu trop votre temps et alors qu'ils attendaient une voi de programme et bien il voit arriver un projet des concertations supplémentaires alors qu'il pensait que côté concertation on avait fait le tour à peu prè ben je trouve que vous venez de de mettre le point sur quelque chose qui est très important et qui me semble-t-il doit être noté euh ça fait 30 ans qu'on propose des réformes à l'éducation nationale ou à l'université et 30 ans qu'elles échouent manifestation retrait de la réforme les Français connaissent ça très bien c'est un film qu'ils ont vu 10 fois cette fois-ci personne ne met en cause les principe de la réforme personne ne dit c'est pas dans ce sens-là qu'il faut aller de de la droite à la gauche si j'ose dire l'immense majorité des universitaires et des organisations étudiantes disent c'est intéressant peut-être faudrait-il aller plus vite et surtout peut-être faudrait-il plus de moyens plus d'argent alors lorsqu'on en est là lors monsieur beou justement nous avons avec nous monsieur jean-iv Merindol qui est professeur de mathématiques à l'université du Pasteur de Strasbourg et qui donc attz je vais répondre à Monsieur j'aurais voulu finir ma phrase si vous permettez allez-y sur les moyens alors voilà je dis que lorsque les interrogations ou les réserves ne portent que sur le rythme ou sur les moyens on a fait un très grand pas vers l'accord général de tous les acteurs pour la réforme de l'université et pour moi c'est très important alors venons-en si vous voulez bien à Monsieur Merindol qui est donc à Strasbourg monsieur Merindol bonsoir bonsoir est-ce qu'on peut avoir en quelques mots déjà votre appréciation sur cette sur cette réforme au-delà des questions de de moyens euh que vient de rappeler lui-même le ministre et qui pose problème il y a aussi des questions sur la façon de pouvoir mettre en œuvre un certain nombre de mesures annoncées dans le reportage que vous venez de présenter vous parlez de semestre en présentant Marne la Vallée il se trouve que depuis par exemple 4 ans l'organisation du dug en semestre est obligatoire ça fait partie de ce qui est demandé dans les textes réglementaires donc je comprends mal ce qui est nouveau par rapport à ce qui existe et je m'interroge sur ce qu'attend le ministre de cette organis alors interrogez-le monsieur berindol c'est une question très très simple est-ce que ça se fait vous comprenez l'idée selon laquelle euh euh des des propositions ont été avancées si elles ne sont jamais réalisées les étudiants trouvent qu'on se moque d'eux les étudiants ont raison de dire que les amphis sont bondés ils sont bondés pourquoi parce qu'on concentre euh les cours et les horaires sur une euh euh sur très peu de mois il y a euh 6 mois peut-être à peine pendant lesquels les cours sont effectifs dans certaines universités ou dans certaines facultés et bien je crois qu'il est temps euh d'arrêter euh de comment dirais-je d'évoquer des principes et de ne pas réaliser l'organisation en semestre dans mon esprit elle elle est destinée à devenir générale pour l'université française pour euh les premiers cycles et pour les second cycle c'est-à-dire pour les étudiants débutants comme comme pour ceux qui sont des étudiants qu' irmer s'il vous plaît donc monsieur monsieur ber monsieur meradol alors qu'est-ce qui qu'est-ce qui vous vous heurte éventuellement le plus ou dans dans cette réforme premièrement l'organisation en semestre existe moi j'enseigne depuis 4 ans dans ce contexte là avec ces méthodes là deuxièmement je ne me reconnais pas dans la façon de présenter les choses en disant que l'année universitaire fonctionne sur 6 mois je rentre à l'université en commençant par faire passer des examens en septembre autour du 1er septembre et en ce moment je suis encore dans une université où il y a à la fois des examens des contrôle des mémoires d'étudiants qui sont à rendre et tout ça jusqu'au début JUET au-udelà de cela Monsieur merandol qu'est-ce qu'il n'y a pas dans cette réforme et que vous auriez voulu voir alors un deuxième exemple que je vais prendre c'est quelque chose qui est important dans la réforme qui est la voie technologique depuis 4 ans aussi il y a une idée pour lancer cette voie technologique qui a été de créer un deg de technologie donc il ressemble un peu à ce que propose actuellement le ministre d'après tout le monde ce dug fonctionne bien sur le plan du contenu sur plan des poursuites d'études la difficulté ou le problème c'est que 4 ans après il y a plus que ou il y a encore seulement 700 800 étudiants qui sont inscrits dans toute la France en deg technologie donc monsieur Baayou vous qui avez réfléchi à ce problème à votre avis quelle est la difficulté est-ce que c'est que on n pas mis assez de moyens dans le dog de technologie existant est-ce que on n pas réussi à remonter un espèce de mépris en France pour la technologie et surtout comment allez-vous éviter dans ce domaine qui a un des points forts de votre réforme ce même type d'écueil monsieur beou ça sera votre réponse et votre conclusion mê je crois que vous avez raison peut-être faut-il expliquer en un mot à ceux qui nous écoutent de quoi il s'agit on a pour l'instant à l'université des filières abstraites des filières intellectuelles très nombreuses et on a aucune filière concrète ou presque enfin trop peu de filière concrète on a réussi les BTS et les IUT et c'est très bien et en effet l'idée pour répondre à Monsieur Merindol c'est que pour que désormais des étudiants an plus nombreux choisissent la filière qui leur convient ceux qui échouent dans des filières trop abstraites et qui réussiront dans une filière concrète il faut présenter l'architecture générale qui aille jusqu'au bout des études il n'y a pas de raison que ces études technologiques là s'arrête uniquement à bac+ 2 il faut donner aux étudiants le sentiment que s'ils le souhaitent par ces filières là ils pourront arriver au même niveau que les autres que ceux qui sont dans les filières générales et je crois qu'il y a là un vrai change en profondeur qui indiquera aux lycéens et aux étudiants qu'ils peuvent pour réussir faire le choix de ces filières que ce ne sont pas des filières des filières de l'échec je crois qu'il y a là quelque chose de très important même pour le changement de la société française pour donner plus de considération à ceux qui sont doués pour le doués pour le qui ont des aptitudes pour le concret pour le pour le réel pour la production pour l'industrie par exemple bien François berou et jean-y merendol merci beaucoup d'avoir participé donc à ce à ce débat ce soir avec nous l'affaire

Bayrou/ministère + Jean Yves Mérindol/Strasbourg — François Bayrou · Pourquijevote