BFM Bourse - Mercredi 8 juillet
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BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, avec Guillaume Sommerer. C'est le cœur des marchés qui s'ouvre à vous en direct, 2h30 Durand. On vous accompagne pour cette séance difficile, moins 1,8%, le CAC avec le rebond des cours du pétrole, la reprise du conflit. En Iran, on verra combien de temps ça dure, et on va voir Wall Street. À Wall Street aussi, comment les choses se passent. Pour l'ouverture des marchés américains, c'est en direct, et notre Dream Team est là. Alors aujourd'hui, Frédéric Rosy est avec nous pour Mirabeau. Bonjour Frédéric, pas vite de vous retrouver. Bonjour Richard. Et Antoine, Antoine Larigauderie bien sûr en fil rouge. Rebonjour Antoine.
Rebonjour Guillaume. Un super tout pour investir encore ce matin, d'ores et déjà disponible en podcast et replay. On avait plein de choses de grande qualité. On avait les vues et les orientations stratégiques de JP Morgan pour le reste de l'année. C'est bon à savoir et c'est bon à noter avec tout plein de choses. Il y a une rotation sectorielle qui est en train de s'opérer et de prendre forme. Ça fait quand même des mois qu'on l'attend. Et puis tiens, qu'est-ce que l'IA est en train de changer au métier de CGP, au métier de gestionnaire de fortune ou de patrimoine ? On voyait ça avec Marion Chapelle-Masso de De Carillon. C'était très instructif. Beaucoup de psychologie là-dessous.
Et pendant ce temps, au milieu de cette psychologie, ces grands enjeux, le pétrole. Cool, mais cool à un prix qui s'envole. Frédéric, on est à 78 dollars le Brent aujourd'hui. C'est quand même l'événement du jour qui fait chuter les marchés. Le retour de la thématique pétrolière et surtout de ce conflit, puisque les États-Unis ont donc bombardé 80 sites quand même, dont ces Américains, 80 sites en Iran. L'Iran qui estime que les intérêts américains dans la région sont désormais à nouveau des cibles légitimes. Bref, ça repart. Le pétrole qui remonte. Comment vous regardez ce conflit, ce retour, cette reprise et surtout la réaction des marchés aujourd'hui ? C'est le jour de la marmotte ?
Ça revient ? J'ai l'impression que c'est une histoire vraiment sans fin avec Donald Trump et le conflit en Iran. Alors certes, il y a une remontée, on monte de 5% sur le pétrole, mais on regarde quand même de la tension qui est revenue quand même assez fortement. Je trouve que 5%, c'est entre guillemets plutôt modéré comme hausse. Alors c'est provocateur quand il y a une hausse de 5%, mais lorsque vous avez le président des États-Unis qui dit en haut que c'est « over » sur le cessez-de-feu, on aurait pu penser légitimement revenir sur des niveaux beaucoup plus hauts et s'installer durablement au-dessus des 80 dollars. Ce n'est pas le cas encore.
Donc ça montre quand même qu'on a quelque part une sorte de recul par rapport à ce qui est dit, ce qui est affiché, ce qui est fait et la réalité des tractations qui doivent continuer entre l'Iran et les États-Unis. Chevron, ExxonMobil, bien sûr, à surveiller à l'ouverture du marché américain. Antoine, comment les indices US réagissent-ils cet après-midi ? De manière négative, on suit un petit peu le mouvement. Moins 0,34% pour le Nasdaq, 25 729 points. Moins 0,99 pour le Dow Jones, à 52 381 points. La volatilité reste mesurée, mais enfin, on sent qu'elle monte à 17,30 pour l'indice VIX. Le CAC 40 moins 1,79 à 8 285.
A noter qu'on était en baisse de plus de 2% au cours de matinée, mais que la tech est en train de surperformer le marché. Le Renex Tech Leaders ne perd que 0,31%. Alors oui, il y a le Brent qui monte à 78 dollars. Attention, il y a les taux qui commencent à piquer aussi à nouveau. 3,77 pour le 10 ans français, 3,06 à nouveau pour le 10 ans allemand. Et puis du côté du 10 ans américain, on se dirige tout doucement vers 4,6% à 4,57. Vous citiez le 10 ans allemand, c'est vrai, il est encore en hausse. C'est sa huitième journée consécutive de hausse, le 10 ans allemand à 3,06 en ce moment.
Parce que c'est vrai, Frédéric, avec la remontée des cours du pétrole, la thématique embarque aussi le segment obligataire. C'est-à-dire que c'est un peu double peine pour les marchés. Et est-ce que vous estimez que la thématique d'inflation, dont on se disait finalement elle est provisoire avec la chute des cours, cette thématique finalement pourrait aussi durer au deuxième semestre et justifier de mauvaises surprises monétaires, par exemple ? C'est vrai que, bon, on verra avec l'OFEMC et les minutes de la Fed, mais globalement, il y avait une sorte de temporisation sur la hausse des taux.
Alors, où on en est exactement aujourd'hui, entre les discours de Weller, de Kevin Walsh et les anticipations de marché ? Le marché anticipe, au moment où on se parle, environ une hausse de taux d'intérêt d'ici la fin de l'année. Par contre, ce qui est assez étonnant, j'ai rarement vu autant de disparités dans les anticipations de hausse de taux.
Alors, peut-être que ça va générer de la volatilité, mais c'est assez étonnant, parce qu'on a quand même des établissements bancaires américains, des grands noms, qui, pour certains, par exemple, c'était Bank of America qui voyait carrément trois hausses de taux, on avait City qui voyait plutôt une baisse des taux, et Morgan Stanley qui était inchangé. Donc, on voit à quel point la perception de l'inflation, et notamment due à la tension sur le baril, peut influencer le marché obligataire, vous l'avez dit, et les anticipations d'évolution des taux d'intérêt.
Donc, ça, ça va générer quand même énormément de volatilité sur le marché, et vous l'avez signalé, sur notamment les taux, les taux longs, qui ont tendance à se tendre. Donc, j'ai l'impression aujourd'hui que le marché ne sait plus tellement quoi penser sur la structure même de hausse de taux à tendre, la guidance, le forward guidance, qui a été mis de côté temporairement par la Réserve fédérale, qui nous met quelque part dans un inconfort sur les prochains mois et sur les prochaines publications de la FED. Alors, le FMI, pendant ce temps, publie ses nouvelles prévisions économiques. Vous avez pu y jeter un oeil, Frédéric ?
Oui, globalement, ce qu'il en retourne de tout ça, c'est quand même qu'on a une sorte de résilience de l'économie. Ça, c'est quand même relativement important, parce que les ajustements se font à la marge. Alors, bien sûr, globalement, sur la croissance mondiale, on est en dessous de la croissance mondiale qu'on a observée ces dernières décennies, notamment. Mais globalement, les États-Unis, ça reste solide. En Europe, ça tient le coup. Donc, voilà, il n'y a pas de crainte majeure sur l'économie. Alors, on a vu, par exemple, les perspectives, notamment en France, revues à la baisse. Mais globalement, ça tient dans un contexte géopolitique extrêmement tendu.
Et cette inflation, par contre, qui restera relativement forte et au-dessus de la tendance de ces dernières années. L'inflation restera une thématique, manifestement. Du côté de la tech, alors le Nasdaq, aujourd'hui, est en baisse de 0,4%. Il limite un peu les dégâts le Nasdaq. Ce qui nous frappe, c'est que le Nasdaq semble de moins en moins dépendre des 7 magnifiques. On n'arrêtait pas de dire les marchés mondiaux, même, dépendait des seuls 7 magnifiques. Et puis, hier, par exemple, et même aujourd'hui, on voit un Nasdaq évoluer un petit peu dans un autre sens ou un sens divergent des 7 magnifiques. C'est Anthony Bondin de Zone Bourse qui a ce mot aujourd'hui sur le site Zone Bourse.
Il nous dit, si on nous avait dit en début d'année qu'il faudrait acheter des méga cap pour se décorréler du marché, on ne l'aurait pas cru. Mais c'est un peu ça. Il faut acheter maintenant des 7 magnifiques pour se décorréler du Nasdaq, Frédéric ? Oui, c'est vrai. C'est vrai. Regardez, il y a le secteur technologique, grosso modo. Si on analyse les performances depuis le début de l'année sur le S&P, le secteur des semi-conducteurs mémoire, c'est plus 100% sur le S&P. Donc, vous voyez, ça fait 10 fois la performance de l'indice. Mais par contre, vous avez le secteur logiciel qui est toujours à l'agonie. Vous avez Microsoft qui a moins 20 depuis le début de l'année.
Vous avez, bon an, mal an, les Amazon qui étaient légèrement positifs. Vous avez Meta qui était un peu dans le dur. NVIDIA, finalement, n'a pas suivi la tendance de ces derniers mois. Donc oui, effectivement, les donneurs d'ordre, finalement, n'ont pas tenu la cadence des vendeurs de pioche, c'est-à-dire les semi-conducteurs et de mémoire. Donc, on a une tendance qui est quand même… Je ne sais pas si vous vous souvenez, il y a 6 mois, j'étais venu sur le plateau et je disais que le marché a perdu la mémoire. J'anticipais de très, très fortes hausses sur le prix, notamment de l'HBM et de la DRAM.
La mémoire nécessaire aux semi-conducteurs, là, on parle quand même sur l'année de hausses de quasiment 100, 130 %. Et l'impact pour les hyperscalers, les grands acteurs de la tech, c'est des remontées de prix significatives. Apple a annoncé des hausses de tarifs de 100, 200, puisqu'il y a des modèles à 500 dollars de hausse pour répercuter la hausse de ces mémoires qui risquent d'être tendues pendant encore au moins deux ans. Donc, c'est un impact. Mais le marché est en train de se dire, finalement, les hyperscalers, ces grandes sociétés technologiques, Amazon croissant sur AWS qui va avoisiner les 40 %, on a la même tendance sur Azure dans le cloud pour Microsoft.
Finalement, c'est des sociétés qui ont énormément d'argent et qui sont peut-être en train de passer des hausses de tarifs. Donc, sur des niveaux de valorisation plutôt faibles, c'est peut-être le moment effectivement de se protéger et de revenir à ce que j'appelle des utilities technologiques, c'est-à-dire des sociétés qui ont une capacité à générer ce qu'on appelle du cash flow, des revenus à forte visibilité dans les années à venir. Donc oui, le marché est en train de vendre ces vendeurs de pioches et se remet sur de la visibilité.
Et justement, vous avez cité rapidement Apple, on a vu ces derniers jours effectivement cette tentation d'Apple de faire appel à des mémoires non plus coréennes ou américaines, non, des mémoires chinoises désormais. Oui, alors ça, on le voyait venir quand même. C'est un acteur notamment qui s'appelle CXMT, qui est sur la liste grise aux États-Unis parce que lié plus ou moins avec les autorités chinoises, et on le sait à quel point c'est tendu sur ce sujet, notamment avec Donald Trump. C'est un marché, la mémoire, juste se rappeler, c'est un marché hyper concentré. Il y a trois acteurs, c'est assez oligopolistique.
On connaît Skynyx, on connaît Samsung et Micron, donc c'est quasiment 90% du marché. Et donc cet acteur chinois aujourd'hui est en train de développer des capacités de production de plus en plus importantes. Et Apple, bien sûr, tentait pour répondre à cette demande et contrecarrer cette hausse tarifaire des vendeurs de mémoire, va tester et teste aujourd'hui les mémoires de CXMT pour adresser le marché chinois. Adresser le marché chinois, pas le marché américain parce qu'on est toujours sur des réglementations très coercitives aux États-Unis.
Donc a priori, on aurait trouvé une solution pour finalement continuer à produire et à vendre en Chine, mais à goindre coût grâce à ces mémoires chinoises. Wall Street a ouvert il y a maintenant dix minutes. Le Dow Jones recule de 0,8%, le S&P moins 0,4%, rien de méchant. C'est en Europe que la hausse des cours du pétrole pèse le plus. L'Eurostock 50 perd 1,4%. Ce n'est pas non plus une Qatar, mais c'est une séance de nette baisse. Le CAC lui abandonne 1,8%. Hier, SpaceX faisait ses premiers pas sur le Nasdaq 100. Ça ne s'est pas très bien passé. Le titre a reculé. On pensait que l'intégration ferait mécaniquement monter le titre. Ça n'a pas été le cas. Aujourd'hui, c'est un peu mieux.
Plus 2% SpaceX, Frédéric. Non, mais une conséquence qu'on avait peut-être zappée, c'est que SpaceX, en gros, c'est la règle au Nasdaq. Vous avez un multiple du flottant qui cap à peu près à trois fois le flottant. Au regard du poids du Nasdaq, ça fait à peu près 1% du Nasdaq. Mais finalement, lorsque vous intégrez un indice, vous êtes dépendant de l'évolution de cet indice. Et quand vous avez une pression vendeuse de l'indice, vous êtes vendu de même titre que n'importe quel titre. Et donc, cette pression vendeuse, quand on a eu notamment la tension sur les semi-conteurs, quelque part, SpaceX subit ce mouvement. Alors, il y a une chose très intéressante. On libère les chevaux.
Tous les analystes se mettent à couvrir le titre. Il y a une étude très importante qui a été publiée ce matin encore par Goldman Sachs. Et là, je ne sais pas si on part dans une folie, mais en gros, il y a un consensus 100% acheteur aujourd'hui sur SpaceX avec des objectifs de cours qui vont entre 200 et 300 dollars. Tous les acteurs, donc je parle vraiment des grands acteurs qui suivent la valeur Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley et autres, sont tous à l'achat, avec en pointant les forces et rarement des faiblesses de SpaceX. Donc, les forces, c'est sa capacité à lancer finalement des satellites et le coût du poids, le rapport coût, pardon.
Il est quasiment 10 fois inférieur à la norme. Donc, on est à 100 dollars, aux entours de 100 dollars par kilo envoyé, alors qu'un lanceur classique, c'est 1000 dollars. Donc, ça devient effectivement une concurrence quasiment déloyale par rapport aux lanceurs traditionnels. On met en avant aussi tout le déploiement des 40 000 satellites de SpaceX et le marché adressable aujourd'hui, tel qu'en tout cas le voient la plupart des analystes, on parle dans milliers de milliards de dollars.
Donc, une fois qu'on a fait la moulinette, la somme des parties sur la partie intelligence artificielle, des satellites entre autres, lanceurs, on se retrouve à des valorisations qui sont quasiment deux fois en moyenne, deux fois au-dessus du cours actuel. Attention tout de même, vous savez qu'il y a le lock-up, beaucoup de lock-up qui vont sauter. Donc, ça veut dire qu'il y a beaucoup d'actionnaires, et dont on fait partie, Mirago, vont pouvoir, à un moment donné, venir sur le marché et vendre des titres. Et là, on est sur deux tranches qui avoisineraient les 30%. Donc, ça fait du volume qui serait plutôt vendeur.
Donc, attention aux titres quand même jusqu'à cette période de prochaine publication, dans ces cours en août, dans lesquels on pourrait avoir des flux vendeurs naturels, quelque part sur des actionnaires historiques sur le titre. – SpaceX, donc, qui aujourd'hui tente un petit rebond, elle est quand même plus 1,7% après sa chute d'hier pour son premier jour au Nasdaq 100. Ce soir, 20h, les minutes de la Fed, les toutes premières, toutes premiers comptes rendus de la dernière réunion de politique monétaire de l'ère Walsh. Qu'est-ce qu'il faudra suivre dans ces minutes ? – Je pense que ça va être assez…
Alors, Kevin Walsh, moi, je le suis depuis très très longtemps, et quand on lisait un peu ce qu'il avait pu produire par le passé, je pense que ça va être quelqu'un qui va être… ça va être une rédaction qui va être assez succincte et qui va rappeler, peut-être, puisque vous savez cette histoire de forward guidance, mis un peu de côté pour ne pas contraindre quelque part les anticipations de la Fed et les mettre dans une forme d'étau. On va avoir, à mon avis, quelque chose d'assez simple sur le rappel de la situation, le rappel des risques inflationnistes, avec un message qui laissera effectivement la porte ouverte à une hausse future d'autos d'intérêt.
Donc, je pense que ça va être quelque chose d'assez concis par rapport à ce qu'on a pu lire sur les périodes précédentes, avec un rappel quand même de ces datas et des tensions qu'on pourrait avoir quand même sur l'économie américaine et notamment une bonne inflation. Merci Frédéric Rosier avec nous, depuis les bureaux de Mirabeau, Wall Street en petite baisse, le CAC en baisse plus prononcée, moins 1,7% avec l'ربont des cours du pétrole et aussi les tensions sur le marché obligataire. Antoine, vous nous disiez, le disant français est à 3,8% aujourd'hui. Il y a une reprise des hostilités en Iran, alors on verra si c'est provisoire ou si ça s'est amené à s'ancrer davantage.
Je vois ça voir à se durcir. Plusieurs dizaines de cibles visées par les Américains, figurez-vous, la nuit dernière. Les Iraniens qui ont aussi partiellement riposté. Donald Trump qui estime que le sel-sel-feu est terminé. Bon ben voilà. On n'est pas à 80 dollars quand même, on est sous les 80 sur le Brent à 78. Il nous rejoint, David Kruk. Bonjour David. Bonjour Guillaume. La financière de l'échiquier est bienvenue, il est 15h45. Vous allez face à ces marchés rendre votre verdict et le prononcer dans un instant. Ce verdict que vous allez rendre, ce moment qu'on va vivre ensemble, est-ce que vous l'assumez ? Je l'assume. On vous écoute. Cet été, garder une exposition totale. Ah, c'est joli.
Pas d'écran total, surtout pas. En bourse, il faut garder une exposition totale. Protection solaire, oui. Protection de marché, non. Oui. Donc effectivement, c'est intéressant toujours. En début d'été, on se pose des questions sur la tendance des marchés et le début juillet est un petit peu complexe. On a un grand changement entre cet élargissement qu'il y a dans le momentum. Vous avez évidemment démontré de nombreuses fois qu'il y avait des titres qui avaient énormément progressé. Sur les derniers mois, tout le monde était focalisé sur les semi-conducteurs, sur la mémoire, sur la Corée, qui ont fait des progressions absolument fantastiques.
Et depuis le MOU qui a été signé entre l'Iran et les États-Unis, on a un changement de titres et de secteurs et de zones géographiques qui est assez important. Et c'est ce qu'on appelle le facteur momentum. Et depuis le début juillet, ce facteur s'est complètement retourné et a mis un peu de stress dans les marchés. Mais ce stress-là, pour moi, c'est une chance unique, encore une fois, de voir les marchés aller plus haut. Pourquoi, Guillaume ? Parce que là, on est en train d'avoir une rotation des marchés. Mais on n'a pas une évaporation. C'est-à-dire l'argent ne quitte pas les marchés. Il change juste de secteur, il change de valeur, il change de zone géographique. Rien de grave.
On gomme un peu l'hystérie. Vous vous rappelez que la Corée avait pris 90%. La volatilité en Corée est à 85%. Antoine, le COSPI, ce matin, l'indice de Séoul, a encore reculé. Le COSPI qui, maintenant, est en bear market. En bear market, oui, on perd 20% depuis les derniers plus hauts. On est à combien en hausse cette année ? Oui, mais c'est ça. Pour voir d'où on vient. C'est qu'effectivement, l'indice des semi-conducteurs, l'indice des moires, a fait des progressions fantastiques. Et c'était bien. Et je trouve que c'est sain. C'est ça que j'essaie de dire, de montrer qu'on rebaisse sur des indices qui ont pris 100% avec des volatilités à 85%.
Donc ça, c'est une forme de rééquilibrage extrêmement sème. On gomme cette hystérie. Et ça, c'est positif. Après, il faut savoir que début juillet, systématiquement, les traders, alors ça paraît un peu bateau comme réflexion, mais les traders débouquent leurs positions, Guillaume. C'est-à-dire qu'il y a systématiquement,
les positions gagnantes sont vendues. On part plus sereinement en vacances. Donc toutes les positions qui ont été très gagnantes sont ressorties des marchés. Et on le voit traditionnellement, nous qui sommes au cœur des marchés, on voit ces traders sortir leurs positions. Et c'est exactement ce qui se passe.
D'ailleurs, le facteur momentum, dont je viens d'expliquer, systématiquement au mois de juillet, il a tendance à baisser. Le juillet, c'est un mois fantastique pour les marchés. On monte systématiquement. Je crois que le pire mois de juillet, c'est plus 1-1. Je l'ai dit, dernières années. C'est extraordinaire. Mais le facteur momentum, par contre, est en baisse. C'est-à-dire qu'il y a une saisonnalité connue pour cette sortie dans les marchés. Et puis, c'est vrai que les marchés ont déjà gagné 10%. C'est à peu près la performance annuelle qu'on a systématiquement sur le marché américain. Donc, on peut se poser la question de la suite des événements.
Et puis, pour finir, on cherche des faiblesses systématiquement. On a un petit peu de temps de latence avant les résultats du second trimestre. Donc, pendant ce temps-là, effectivement, on cherche à créer de façon éphémère des deeps, ce qui nous permet, nous, traders, de revenir dans le marché. Donc, la forme, elle n'est pas si mauvaise, en tout cas. Alors, très bien. Sur le momentum, etc. Momentum, plutôt. Momentum, oui. Les publications vont arriver, quand même, là, dans quelques jours. Il y a des attentes extrêmement élevées sur ces publications. Ce sera un déclencheur de quoi, d'après vous ? Quand même, de petites respirations à la baisse ou de poursuites à la hausse ?
Ça, c'est une vraie bonne question. Je pense qu'il y aura déjà l'inertie du premier trimestre. Rappelez-vous, Guillaume, on a anticipé plus de 12% sur la croissance des bénéfices par action au premier trimestre. On est sorti de ce trimestre à plus de 28%. Donc, vraiment, il y a eu un effet résultat exceptionnel. Et il y aura de l'inertie sur le deuxième trimestre. Donc, on aura des résultats qui seront probablement au-delà de 20%. Maintenant, c'est vrai que la barre est haute, puisqu'on anticipe 20% de progression aux États-Unis des résultats du S&P. La seule chose que je veux dire qui est intéressante, c'est l'effet Samsung. C'est ça qui peut faire un petit peu peur.
Parce que Samsung a sorti des résultats, le résultat opérationnel, fois 19, mais on a perdu 8%. Donc, c'est un peu comme, d'ailleurs, l'effet Nvidia, qui, sur les 11 dernières publications, a baissé de 10. Donc, la conclusion, c'est, est-ce qu'on aura ce qu'on appelle des price actions, c'est-à-dire la performance des titres après résultats, qui sera vraiment bonne ? Ou est-ce que, comme Samsung, les attentes sont très élevées, le marché est très positionné, et on a un risque de baisse ? Est-ce que la géopolitique pourrait un peu casser ce que vous êtes en train de nous dire ?
On a un retour aujourd'hui du risque, le pétrole remonte fort, les taux obligataires, du coup, sont embarqués à la hausse. Est-ce que ça, il faut en avoir peur ? Non, pas pour l'instant, en tout cas. Il faudra en avoir peur après les mid-terms. Je pense que d'ici les mid-terms, Trump fera du stop-and-go. Il va retenir son fusil. Je pense que son idée, quand même, c'est d'essayer de perdre le moins gravement possible ces élections. Par contre, après les mid-terms, je pense qu'effectivement, la situation sera beaucoup plus délicate. Donc, acheter des valeurs pétrolières en octobre sera probablement un call intéressant.
Bon, David, on parle beaucoup, là, ces derniers jours, ces dernières semaines, d'une rotation sectorielle, sans doute, rotation géographique aussi, vers l'Europe. Est-ce que l'Europe peut en profiter ? Est-ce que c'est le moment de l'Europe ? On se pose à peu près la même question à chaque fois que c'est le milieu de l'année. Mais est-ce que là, pour le coup, il y a des signes qui montrent que les flux sont en train de revenir un petit peu vers nous ? Alors, sportivement, c'est l'année de l'Europe puisqu'on a six équipes en quart de finale de la Coupe du Monde. Donc, au moins, sportivement, on y est. Bon, OK, ce n'est pas la question. Excusez-moi. C'est qui, les deux autres ?
C'est l'Argentine. Oui, bien sûr. Et nos auditeurs sauront sans doute. La Suisse, me dit Chris en régime, notre truciste. Non, la Suisse. Si, c'est la Suisse, elle a battu la Colombie hier soir. Oui, mais il y a un deuxième pays hors Europe qui est... Ah, oui, d'accord. Ah oui, d'accord, pour vous, la Suisse. Mais oui, bien sûr. C'est européen. Pardon ? Alors, attendez, Chris me parle dans l'oreille. C'est le Maroc. Voilà, bien sûr, France-Maroc. Bien sûr, voilà, merci. Comment on n'y a pas pensé ? C'est demain, en plus, le match. Bon, allez-y, c'est pas grave. La renaissance de l'Europe, c'est la question en bourse.
En bourse, tous les ratios de révision à mois sont passés en territoire positif en Europe. C'est-à-dire qu'on révise maintenant à la hausse, que ce soit les résultats, les ventes, les dividendes, les CAPEX, les share buy-back. Donc, on a une croissance attendue sur le premier semestre de 11%. Donc, très clairement, l'Europe is back et le M&A aussi est en très forte augmentation. Ça, c'est quand même très significatif et important. Il y a près de 390 milliards de dollars depuis le début de l'année d'opérations sur les entreprises européennes. Et ça aussi, c'est une très bonne nouvelle.
Donc, c'est pas l'Europe contre les États-Unis, mais c'est l'Europe avec les États-Unis, sur un portefeuille plus diversifié, avec un retour. En tout cas, on peut gommer la sous-pondération sur l'Europe, ça me paraît clair. Les marchés actions sont quand même une source d'enrichissement pour pas mal de particuliers, surtout aux États-Unis, bien sûr, puisqu'ils sont très exposés à Wall Street. Mais ici aussi, en Europe, on le voit quand même. Est-ce que l'effet patrimoine, l'effet richesse lié au marché peut devenir, on a un mois d'un an maintenant de la présidentielle en France, par exemple, mais aussi aux États-Unis, les militaires, tout ça, un vrai enjeu politique ?
De plus en plus, la bourse au cœur des enjeux politiques. Guillaume, je suis totalement d'accord avec ça. Un investisseur, c'est un consommateur, mais c'est aussi un électeur. Donc, il faut soigner la bourse, parce qu'aujourd'hui, c'est le endroit où vous pouvez augmenter votre patrimoine. Et en plus, dans cette nouvelle génération qui adore ce genre de thème, c'est ce qu'il y a de plus liquide. Vous récupérez votre argent à deux jours ou à cinq jours maximum.
Essayez de vendre un appartement aujourd'hui et dans combien de temps vous allez avoir votre argent. Donc, de façon générationnelle, oui, et d'un pan de vue électeur, évidemment, donc socialement et économiquement,
pour un gouvernement, c'est maintenant central. Donc, il ne faut pas que les marchés baissent, c'est aussi un enjeu politique. Et votre message, c'est qu'il faut rester cet été exposé au marché. Absolument, restons exposés. Exactement, pas d'écran solaire en bourse, en dehors, oui. Non, aucun écran solaire. La financière de l'échiquier à nos côtés, bon retour David, bon été, je pense qu'on ne se voit pas avant la rentrée, puis on vous retrouvera à la rentrée avec grand plaisir. Le CAC, merci à vous, perd 1,7% en ce moment. Une vie de valeur en plus, si vous cherchez à compléter vos portefeuilles, nos experts tout à l'heure nous parleront du titre Tony's, oui.
Vous découvrirez cette valeur, ce sera à partir de 16h10 dans Valeurs Ajoutées, et une idée en plus à suivre et à retrouver ensuite en podcast. BFM Bourse, Culture Bourse. Pour apprendre à penser en véritable investisseur, c'est Culture Bourse. Julie Conner, ton et ses experts, vous accompagnent. Bonjour Julie. Bonjour Guillaume, bonjour à tous. Et oui, si vous vous interrogez, eh bien vous le savez, vous pouvez nous écrire l'adresse bfmbourse.atbfmbusiness.fr et ce QR code qui va apparaître sur vos écrans. Et cette question sur les acteurs de la dépendance en bourse, Julie.
On a Philippe qui nous a écrit, il s'interroge sur le duel Clarienne-Emeïs, de titre aux trajectoires bien distinctes, avec d'un côté Emeïs et sa reprise, plus 22% sur un an, puis de l'autre Clarienne qui souffre davantage, le titre étant repli de moins 23% sur un an, deux dynamiques opposées et une question. Le secteur est-il redevenu investissable en bourse ? On pose la question aujourd'hui à Thibaut François pour FASTA Capital. Bonjour Thibaut. Bonjour Julie. Merci d'être avec nous. Thibaut, comment vous regardez ces deux dossiers ? D'abord, d'un point de vue sectoriel, ce que se pose comme question Philippe, c'est est-ce qu'on peut investir aujourd'hui sur le secteur ?
Et c'est vrai que le secteur est plutôt, à notre avis, particulièrement attractif, parce que déjà, il n'y a pas de problématique de devise, il n'y a pas de problématique liée à la géopolitique sur l'ensemble du secteur. C'est un secteur qui est franco-français, que ce soit sur Clarion ou sur Emelis, donc c'est un investissement français. Alors certes, il y a un risque français, mais il existe sur toutes les entreprises françaises aujourd'hui. Mais en tout cas, le secteur est bien orienté. On a des taux d'occupation qui ont plutôt tendance à remonter ces derniers trimestres.
C'est vrai que la crise sanitaire, notamment qu'a connue Orpea, c'est l'ancien nom d'Emelis, a mis, on va dire, le secteur au tapis. Et c'est vrai que d'un point de vue boursier, c'est vrai que l'écart de performance sur les deux titres est assez important. Et donc, c'est vrai qu'on pourrait penser qu'il n'y a pas beaucoup de corrélation entre les deux titres. Mais je pense sincèrement que d'un point de vue historique, Emelis et Clarion ont rencontré des difficultés, des difficultés financières, des difficultés sanitaires. Ils ont changé de nom aussi. Avant, c'était Corian et c'était Orpea. Donc tout ça, maintenant, c'est derrière eux d'un point de vue, on va dire, image.
Et je pense que le secteur aujourd'hui est reparti sur un trend de croissance qui est plutôt intéressant, avec des marges qui s'améliorent. Et surtout sur une thématique qui est extrêmement importante, c'est le vieillissement de la population. Le vieillissement de la population, on en parle depuis longtemps. Mais aujourd'hui, on est vraiment dans un cas particulier. Il y a de plus en plus de personnes âgées en France, mais aussi en Europe. Et donc, la croissance va être extrêmement importante dans les prochaines années. Et je pense que Clarion et Emelis sont extrêmement bien placés pour pouvoir bénéficier de cette croissance future du marché français.
Si on veut répondre à la question de notre auditeur, quel titre, vous, vous choisiriez ? Est-ce que vous pensez que le secteur, il y a des opportunités quand même ? Oui, il y a des opportunités. C'est vrai que le secteur, en règle générale, est plutôt à surpondérer dans les portefeuilles. Donc je pense qu'il faut en avoir un peu plus que les indices, si on fait un petit peu de benchmark. Donc un peu plus que les indices. Et c'est vrai qu'on a une préférence aujourd'hui sur Emelis. Emelis, c'est l'ancien Orpea. On pense que d'un point de vue opérationnel, déjà, on est parvenu à un certain rythme de croisière d'un point de vue croissance et d'un point de vue marge.
On a un taux d'occupation qui pourrait monter encore en plus dans les prochains trimestres. Donc ça, c'est une première indication opérationnelle. La deuxième indication, c'est que l'Orpea, donc Emelis maintenant, encore un parc immobilier extrêmement important qui pourrait valoriser au fur et à mesure du redressement de l'immobilier en France. Et je pense que certaines sessions d'actifs immobilières sont encore à prévoir, ce qui pourrait permettre encore de désentêter le groupe et d'être vraiment un pur player sur la partie EHPAD. Et donc, je pense qu'aujourd'hui, on a une préférence sur Emelis et on a un objectif de cours qui est autour de 18 euros sur le dossier.
Thibaut François, enfin, il est disponible. Vous seriez dispo pour nous accompagner encore dans un instant, Thibaut, pour se balader dans la séance ? Vous savez que c'est toujours un plaisir, Guillaume. C'est un plaisir partagé qu'on va prolonger. Alors, à tout de suite, Thibaut. Julie, au-delà des réponses aux questions des auditeurs, c'est vrai, dans Culture Bourse, la promesse, c'est aussi d'apporter, de livrer la très haute pédagogie financière chaque jour. Et alors que la France s'apprête à disputer, demain, c'est quart de finale. On a voulu savoir si le CAC pouvait être un fervent supporter des Bleus. La performance de nos joueurs peut-elle avoir un impact réel sur les marchés ?
Mbappé a-t-il le pouvoir de faire bouger les cours ? Notre arbitre de jour, c'est Saïd Belbachir pour Offinvesta. Bonjour, Saïd.
Bonjour.
Merci d'être à nos côtés. Saïd, quels sont les secteurs qui bénéficient mécaniquement de cet événement ? Alors, on va faire un peu de technique. Vous allez voir, il y a deux économies dans le monde du football et en particulier pour des événements comme une Coupe du Monde. Il y a l'économie ouverte et l'économie fermée. En fait, ce n'est pas si technique que ça. On va se mettre en situation, quand on est installé devant un match de football, en général, ce qu'on fait, c'est qu'on mange. Donc, tous les fabricants, je suis désolé, ce n'est pas très manger-bouger.fr, c'est pas très diététique, fabricants de pizzas, de snacks, les livraisons également dans la restauration.
On boit aussi, donc pas forcément de l'eau minérale. Moi, en tout cas, j'essaie de faire ça, mais c'est souvent des boissons sucrées, c'est de la bière. Voilà, donc toutes ces marques-là, en tout cas tous ces fabricants-là, tous ces secteurs-là bénéficient de ce qu'on appelle l'effet Coupe du Monde. Alors, ce n'est pas tout, puisque quand on est installé devant la télé pour regarder son match, pour pouvoir y accéder, il y a un diffuseur.
Et là aussi, avant une Coupe du Monde et surtout pendant une Coupe du Monde, vous avez une explosion au niveau de l'audience, mais aussi des investissements qui sont liés à tous ces diffuseurs qui représentent une part non négligeable de ce que rapporte une Coupe du Monde. Cette année, cette Coupe du Monde, c'est quand même 11 milliards de revenus. 11 milliards de revenus, c'est un record et c'est très simple, c'est un tiers de droits télé, un tiers de billetterie et le dernier tiers, à votre avis, qu'est-ce que c'est ? Alors là, je ne sais pas. Eh bien, ça va être la surprise tout à l'heure, vous allez être étonnés.
Donc ces marques-là, en fait, elles sont dans l'univers de l'économie ouverte parce qu'elles vont toutes bénéficier sans distinction de cet effet Coupe du Monde. On peut aussi aller en local, par exemple, dans les pays, donc le Mexique, les États-Unis et le Canada. Vous avez les villes qui sont concernées, puisque dans ces villes, vous avez les taxis, évidemment, qui vont beaucoup fonctionner. Vous avez l'hôtellerie, les compagnies aériennes. Tous ces secteurs-là bénéficient de l'effet Coupe du Monde parce qu'en moyenne, dans un stade de foot, pendant cette Coupe du Monde, vous avez 60 000 personnes dans un stade.
60 000 personnes dans un stade et souvent beaucoup plus aux abords dans les fanzones. Alors la deuxième économie, c'est l'économie fermée. C'est toutes les marques qui ne peuvent pas en bénéficier comme ça très facilement. Je vous donne un exemple. Souvent, devant un match, on peut boire, on peut manger, mais on ne se rase pas. Donc pourtant, vous avez des marques de rasoir qui sont associées à la Coupe du Monde. Et en fait, elles s'associent à travers le fameux sponsoring. Et c'est ça, le troisième élément dont je vous parlais tout à l'heure. C'est ça, la surprise. Le sponsoring représente une part énorme dans les revenus de cette Coupe du Monde.
Et ça a un impact énorme aussi sur le cours en bourse de ces boîtes qui sont liées au sponsoring. Ça peut être aussi des cartes bleues. Je ne vais pas donner de marques, mais vous avez... Oui, on les a. C'est à quoi je fais allusion. Et tout plein de marques qui sont connexes et auxquelles on ne va pas penser forcément. Alors il y en a une, évidemment, que je n'ai pas donnée, mais qui est la plus évidente. Et c'est probablement le secteur qui va bénéficier le plus d'une Coupe du Monde. C'est l'équipementier sportif. Là, je peux vous donner quelques exemples comme Nike, Adidas ou Puma.
Quand on est installé devant un match de foot, en plus de manger et de boire sans se raser, on met parfois un maillot de foot. Et là, quand vous avez une Coupe du Monde, vous avez les ventes de maillots et d'équipements sportifs, même les chaussures de foot ou les ballons, qui explosent à la hausse. Et en parlant de maillots, à l'intérieur des maillots, il y a souvent des stars, des stars du football. Est-ce que, par exemple, Mbappé peut réellement transformer la valeur marchande et la notoriété d'un club en bourse ? J'ai un exemple très précis que l'on connaît très bien, nous les Français. Benjamin Pavard. Je ne vous refais pas la chanson, il a carrément une chanson pour lui.
Mais en 2018, Pavard était inconnu. Après sa Coupe du Monde, sa valeur marchande a monté de près de 40%. Et c'est ce qui est responsable, cette belle Coupe du Monde qu'il a faite et surtout le superbe but qu'il a mis est grandement responsable de son transfert au Bayern de Munich. Donc effectivement, une Coupe du Monde peut avoir un impact énorme sur le joueur, mais également sur le club qu'il va en bénéficier puisqu'il va vendre aussi beaucoup de maillots et il va aussi bénéficier des droits marketing qui sont liés à ce joueur qui est passé du statut d'inconnu au statut de star. Merci beaucoup Saïd Belbachir.
Je rappelle que vous êtes directeur commercial des réseaux retail chez Of Invest Time. Merci Saïd de nous avoir accompagné et à Julie Connerton que l'Uturbour chaque après-midi au Vivendi perd 12% aujourd'hui. La Cour d'appel de Paris estime que Bolloré ne contrôle pas Vivendi. L'espoir d'une OPA s'effondre donc. On y consacre aussi un article sur bfmbourse.com. Nous on se retrouve dans une poignée de secondes pour suivre le pétrole Forto sur le Brent 78 dollars avec la reprise des hostilités entre Américains et Iraniens. A tout de suite. BFM Business Vos placements Nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer.
Votre avenir financier prend le pouvoir c'est jusqu'à 18h bienvenue à tous il est là en fil rouge Antoine Larigauderie rebonjour Antoine rebonjour Guillaume pas une séance facile aujourd'hui sur les marchés votre mot du jour Antoine bah bah in tiens vous savez les fameux courants un petit peu au large de la plage qui vous entraînent par le fond sans que vous vous en rendiez compte ou en tout cas très loin c'est un peu ce qui est en train de se passer du côté du CAC 40 on croit un été plutôt calme sur les marchés bah non pas du tout c'est tumultueux il faut vraiment être attentif le CAC 40 qui perd 1,7% on était à 8200 on passe sous les 8300 points avec vraiment des reculs on était en repli de plus de 2% ce matin moins 0,37% pour le Nasdaq moins 1% pour le Dow Jones l'Eurostock 50 lui perd 1,3% alors deux sujets de crispation notamment la volatilité autour des semi-conducteurs encore une fois la bourse de Séoul ça a été très compliqué ce matin et puis la reprise des violences on va dire entre Etats-Unis et Iran alors peut-être ponctuelle peut-être polissée mais en tout cas ça a fait bien bien repartir le Brent à la hausse du côté des 77,80$ 73,68$ pour le brut léger américain et puis parallèlement ça continue de piquer autour des taux d'intérêt 10 ans 4,58$ pour le 10 ans américain 3,07$ pour le 10 ans allemand 3,78$ pour le 10 ans français c'est ça exactement il y a des tensions obligataires à nouveau avec la remontée aussi des cours du pétrole la reprise des hostilités entre américains et iraniens détail à suivre sur les derniers événements justement au Moyen-Orient dans un instant et puis on parlera aussi allez pour prendre un peu d'air du secteur bancaire est-ce qu'on va vers une nette accélération haussière lui il croit David Benhamoui nous expliquera dans 20 minutes à quel point le secteur bancaire est au bord d'une rupture de modèle sans doute équivalente à ce qui a permis aux banques américaines de grandir en taille sous Bill Clinton on va peut-être vers une forme de boom du secteur comparable à ce que les banques américaines ont connu et vécu dans les années 90 et nous expliquera pourquoi ce sera intéressant à partir de 16h20 tout à l'heure BFM bourre sur toutes ses batailles de marché et BFM Business sur l'ensemble des enjeux du moment d'abord le FMI qui abaisse une nouvelle fois qui abaisse sa prévision de croissance mondiale ce sera 3% soit 0,1 point de moins prévu en avril estimation faite avant la reprise des hostilités la nuit dernière au Moyen-Orient Donald Trump qui affirme donc que les Etats-Unis vont frapper fort l'Iran la nuit prochaine une déclaration à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara le président américain après avoir sévèrement critiqué ses partenaires hier parle maintenant d'une très bonne rencontre à ce sommet de l'OTAN il y avait dit-il beaucoup d'amour dans la pièce beaucoup d'unité parmi les dernières annonces sur place Donald Trump dit que les Etats-Unis vont autoriser l'Ukraine à fabriquer des missiles patriotes et puis dans le secteur bancaire et on en parlait à l'instant les perspectives de ce secteur et bien l'italien Unicredit annonce détenir 47,6% de commerce banque après la prolongation de son OPA mais la direction de commerce banque reste hostile à l'opération le gouvernement allemand qui en est actionnaire aussi commerce banque révèle d'ailleurs que le faible taux d'acceptation de l'OPA parmi les actionnaires indépendants démontre le manque d'attractivité de l'offre oui oui on en parlera aussi c'est BFM Bourse avec vous pour encore quasiment deux heures BFM Bourse vos placements nos conseils sur BFM Business et donc notre corps à corps quotidien avec les marchés financiers alors dans quelques minutes Donald Trump va tenir une conférence de presse à l'occasion du sommet de l'OTAN Donald Trump qui juge les Iraniens menteurs et qui tout à l'heure expliquait que même s'il y avait un accord avec les Iraniens il n'est désormais pas sûr que cet accord pourrait tenir très longtemps voilà l'ambiance et le pétrole qui remonte Antoine aujourd'hui c'est le fait du jour nette hausse du baril de Brent 77 dollars 82 effectivement pour le Brent de Mer du Nord et ça fait les affaires de Total qui gagne 1,6% à 68,86 euros à noter que concernant cette cette forte correction des marchés la tech y échappe le Renext Tech Leaders n'est qu'en légère baisse moins 0,18% alors que le CAC perd 1,7% ST Microelectronics d'ailleurs signe la plus forte hausse de l'indice vedette de la bourse de Paris plus 1,48 à 59,16 euros et la troisième hausse du moment c'est le grand qui gagne 0,7% à 142,80 euros évidemment très lié au dossier tech et intelligence artificielle via les data centers évidemment et si l'Orlo Sotica vit encore une séance très difficile le passage devient délicat vraiment pour le titre qui perd 4,4% en ce moment à 168,05 euros du côté des titres à la hausse on a pas mal de valeurs de la santé très résistantes en cas de turbulence de marché c'est le cas de DBV Technology qui gagne 4,5% à 3 euros et puis sinon ce n'est que des titres pétroliers ou parapétroliers Morale et Prom plus 6,1% 8,09 euros Valourec plus 3,88 euros à 21,17 euros GTT plus 3,5 euros à 193,60 euros oui parallèlement on a aussi depuis hier une grosse flambée des prix du gaz et donc ça ça fait aussi les affaires de tout le secteur parapétrolier à signaler mais on va en reparler très très largement de Vivendi qui perd 11,4% à 1,95 euros et puis pétrole plus cher ça ne fait pas les affaires du secteur aérien Air France KLM moins 5,7 à 12,96 euros et ADP moins 4,4 à 110,80 Thibault François toujours avec nous pour Fastea Thibault une valeur profite évidemment de ce contexte qu'on vit aujourd'hui on va la regarder dans les yeux Total Energy voilà pour ceux qui nous suivent à la radio vous ratez cette courbe mais on va vous la décrire de Total Energy qui tout à l'heure à 11h était sur top du jour vous le voyez à 70,09 euros depuis la hausse c'est un peu restreinte mais on gagne toujours 1,7% là 68,93 euros bon est-ce qu'il faut tirer des conclusions quand on est investisseur ou on se dit que le pétrole va aussi vite repartir à la baisse là Donald Trump explique que même si accord il finissait par y avoir avec l'Iran il ne pense pas que cet accord pourrait tenir très longtemps il menace même Donald Trump il y a quelques instants de remettre en place un blocus sur les biens iraniens dans le détroit d'Hormuz Thibault oui alors pour l'instant ce qui se passe sur Total effectivement c'est que le marché bon le marché paye ce matin Total parce qu'effectivement le pétrole est bien remonté forcément on a beaucoup plus de volatilité on a le VIX qui est repassé au-dessus de 17 donc tout ça ça amène à de l'attention de l'attention sur les prix forcément en fait Total bien sûr est corrélé au prix du pétrole si le prix du pétrole monte les marges de raffinage notamment de Total vont exploser notamment à la hausse donc c'est vrai que depuis on s'attend déjà à un gros premier semestre de Total elle avait déjà bénéficié de cet effet prix sur le premier semestre mais en fait Total il faut la suivre aussi avec les fondamentaux de Total Total alors c'est un effet domaine on va dire le prix du pétrole aujourd'hui même si le prix du pétrole était un petit peu plus bas Total est aujourd'hui un des meilleurs acteurs mondiaux sur les marges de raffinage ils ont une capacité à produire pas cher qui est extrêmement intéressante la valorisation est particulièrement faible donc déjà sans cette hausse du prix du pétrole je pense que Total avoir un portefeuille c'est plutôt une bonne chose et c'est vrai qu'on a cette petite cerise sur le gâteau avec l'effet domaine qu'on a encore aujourd'hui mais qu'on a déjà eu largement sur le premier semestre les prix sont à la hausse et donc c'est vrai qu'avec une demande qui reste stable ça sera tout bénéfique pour les producteurs de pétrole et notamment pour Total donc Total positif on va dire d'un point de vue fondamental et en plus on est dans un momentum extrêmement favorable depuis le début de l'année sur le dossier donc on a toutes les planètes qui sont alignées pour que Total puisse continuer à progresser en bourse dans les prochaines semaines Autre type du secteur qui gagne pas mal de terrain même 3% de hausse encore mieux que Total Energy plus 3 c'est Valourec qui annonce en plus un programme de rachat d'actions de 110 millions d'euros ça plaît aux investisseurs bien sûr oui oui en fait là c'est pareil il y a un double effet encore sur Valourec c'est 110 millions d'euros de rachat d'actions donc ça c'est super et en plus un dividende exceptionnel qui va être versé aux actionnaires donc c'est 650 millions de types d'euros qui vont être versés aux actionnaires dans les prochaines semaines dans les prochains mois donc c'est bien sûr une bonne nouvelle pour les actionnaires minoritaires pour rappel Valourec a largement fini sa restructuration financière ils ont réussi à négocier dans de bonnes conditions maintenant il y a quelques années l'étalement de leur endettement avec une augmentation de capital aussi ils ont retrouvé d'un point de vue opérationnel une marge de manœuvre assez importante les cash flows sont positifs depuis quelques trimestres sur le dossier Valourec donc tout va bien sur le dossier avec en plus cet effet domaine comme sur Total avec des prix du pétrole qui sont plutôt à la hausse et donc des investissements qui sont plutôt importants sur l'ensemble du secteur Valourec à plus 3% donc aujourd'hui L'Oréal venons-en à L'Oréal qui obtient de Kering la licence exclusive des produits Gucci un accord de licence exclusif de 50 ans ça ne profite pas du tout à L'Oréal le titre recule même d'1,9% Kering aussi perd 3% Thibault Oui alors le secteur en règle générale le secteur du luxe même si on n'est pas tous d'accord savoir s'il faut mettre L'Oréal dans la partie luxe mais effectivement l'ensemble du secteur est quand même sous pression les tensions géopolitiques n'aident pas le business du luxe en règle générale en plus c'est sur des zones qui sont particulièrement actives et riches donc c'est vrai que tout le Moyen-Orient est touché donc forcément ça complique on va dire le tourisme et cette zone qui est particulièrement dynamique et représentative d'un point de vue marge pour l'ensemble du secteur donc bien sûr c'est une bonne nouvelle pour L'Oréal un contrat de 50 ans sur la marque Gucci c'est un super contrat c'était plus ou moins déjà dans les tuyaux mais là ça va arriver avec un an d'avance 400 millions d'euros d'indemnités à Cotis ce qui n'est pas grand chose on va dire d'un point de vue global et surtout avec les revenus qui sont attendus pour L'Oréal c'est une très bonne nouvelle pour L'Oréal c'est pas une mauvaise nouvelle pour Kering qui va bénéficier aussi de ce partenariat et de cette licence mais c'est vrai que d'un point de vue aujourd'hui c'est gommé on va dire par la partie tension en Iran et je pense que ça pourra repartir dans les prochaines semaines Ce titre L'Oréal vous l'aimez fondamentalement vous estimez qu'il a quoi résister aussi aux réflexes de plus en plus patriotes des chinois de venir aller utiliser des marques locales plutôt que des marques occidentales c'est pas un sujet suffisant enfin en tout cas le phénomène pas suffisant pour déstabiliser les perspectives de L'Oréal J'ai du mal à croire que les marques les grandes marques de luxe et les grandes marques en général vont disparaître au profit de quelques marques locales même si elles sont bien marketées je pense qu'il y a une place à prendre en règle générale alors L'Oréal aujourd'hui le momentum et encore une fois avec les tensions en Iran et les tensions géopolitiques en règle générale le secteur est vraiment sous pression donc le momentum n'est pas très favorable mais par contre d'un point de vue fondamental je pense que les valeurs de luxe vont sortir gagnants on va dire de cette crise géopolitique et puis Vivendi il faut quand même qu'on en dise un mot de Vivendi qui perd 11,4% aujourd'hui la cour d'appel de Paris estime que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlent pas Vivendi ce qui éloigne du coup l'espoir d'une OPA moins 11 Vivendi aujourd'hui vous êtes surpris par cette décision judiciaire ?
pas surpris parce qu'effectivement si on regarde des textes il faut avoir plus de 30% pour lancer une OPA sur le dossier donc aujourd'hui le groupe Bolloré détient 29,9% de Vivendi donc techniquement et si on regarde vraiment les textes et on les respecte franchement c'est pas une grosse surprise maintenant on sait bien que le groupe Bolloré est toujours un petit peu à la limite qu'il y a un contrôle qui est plus ou moins flagrant sur l'ensemble des dossiers qu'il contrôle avec notamment les différentes holdings et les cascades de holdings qu'ils ont au-dessus donc aujourd'hui c'est une déception pour les minoritaires parce que ça veut dire quoi ?
ça veut dire que le groupe Bolloré va pouvoir continuer à gérer entre guillemets les 29,9% de Vivendi on va dire comme ils l'entendent sans lancer d'OPA donc ça veut dire qu'il n'y a pas de prime d'OPA ça veut dire que les minoritaires vont prendre un petit peu plus de temps pour pouvoir éventuellement sortir du dossier donc c'est vrai qu'à court terme c'est une déception maintenant à moyen long terme je pense que c'est pas une décision vraiment qui est surprenante pour le marché merci beaucoup Thibaut François on vous retrouvera à la clôture des marchés tout à l'heure à 17h35 Vivendi perd 11,5% le CAC moins 1,8% et une idée en plus pour vos portefeuilles c'est Xavier Viniveau qui va nous la proposer nous la livrer Thier Polo bonjour Xavier
bonjour Guillaume
ravi de vous retrouver vous avez 2 minutes 30 Xavier pour nous parler d'un titre que vous aimez bien alors on va vous laisser le présenter Tonis c'est ça que fait ce groupe et puis ensuite on va challenger votre idée pourquoi Tonis ?
alors Tonis c'est une société allemande elle est cotée à Francfort elle capitalise 1,6 milliard elle fait 630 millions d'euros de chiffre d'affaires l'année dernière alors elle a inventé une sorte de boîte à histoire pour les enfants de 1 à 10 ans c'est un Tonybox on pose dessus des petites figurines les Tonis et ça déclenche une histoire alors il n'y a pas d'écran c'est justement ça l'idée forte c'est une alternative à la tablette pour les tout-petits à un moment où c'est vrai beaucoup de parents et même de pays se posent des questions et s'inquiètent du temps d'écran chez les enfants le modèle économique il est intéressant c'est un peu rasoir lame ou imprimante cartouche c'est le vrai moteur c'est les figurines qui font 70% des ventes avec de meilleures marges il faut savoir qu'une fois la boîte achetée les familles achètent en moyenne une vingtaine de figurines en à peu près 4 ans donc c'est un modèle qui offre une vraie belle visibilité Tonis a déjà vendu près de 12 millions de boîtes à un rythme de croissance assez exponentiel et près de 160 millions de figurines entre 2020 et 2021 et 25 pardon la croissance moyenne annuelle était de 36% ils ont des licences Disney, Warner, Universal et d'ailleurs un des prochains catalyseurs ça sera le lancement cet été de la licence Pokémon qui est la plus grosse licence mondiale dans le jeu alors la société a tenu il y a quelques semaines sa première journée investisseur et le message était qu'on n'en est qu'au début la direction vise plus de 1,4 milliard d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2030 donc plus qu'un doublement avec une marge d'EBITDA qui pourrait passer de moins de 9 à plus de 16% le moteur principal c'est les Etats-Unis alors c'est leur premier marché mais ils sont encore pénétrés qu'à 12% des foyers contre près de 60% d'Allemagne donc le potentiel américain reste absolument immense
sauf que le cash généré était négatif l'an dernier le titre a doublé déjà doublé en un an on n'arrive pas un peu tard sur une valeur déjà chère avec Tonis ?
Alors le cash c'est effectivement un point de vigilance il était négatif et ça s'explique effectivement par un stock constitué volontairement pour lancer la nouvelle génération de boîtes la direction vise un retour à cash flow positif dès cette année et pour la valorisation oui les investisseurs ont commencé à identifier l'histoire mais le parcours déjà sympathique ne reflète pas complètement tout le développement avec la hausse de la rentabilité
Xavier Milvaux donc ce type Tonis T-O-N-I-E-S pour ceux qui seraient intéressés Xavier Milvaux et ses équipes chez Tiepolo merci beaucoup de nous avoir accompagnés tout à l'heure c'était dans USA Today on évoquait aussi la tech américaine et alors désormais pour se décorréler du Nasdaq mieux vaut acheter des 7 magnifiques figurez-vous on en parlait avec Frédéric Crozier c'est paradoxal mais c'est peut-être ce qui est le plus décorrélant du Nasdaq désormais c'est paradoxal parce que les semi-conducteurs ont pris beaucoup de poids dans ce Nasdaq et désormais si vous voulez faire diverger vos performances tech de celles des semi-conducteurs les 7 magnifiques vous y êtes donc les 7 magnifiques pour décorréler vos pertes du Nasdaq c'est un point de vue un peu poussé c'est vrai mais intéressant sur les nouvelles tendances du marché USA Today en podcast BFM Bourse l'écho du monde le fait du jour poursuit son rebond on est à plus de 78 dollars pour le baril de Brent Léa Dauphas nous rejoint pour TAC Economics bonjour Léa bonjour Guillaume l'invite de vous retrouver rebond du pétrole après la reprise des bombardements américains sur certains sites iraniens Donald Trump qui dit que pour lui c'est le feu et terminé en gros c'est l'inflation qui revient là avec la hausse du pétrole au coeur des débats Léa
alors l'inflation revient au coeur des débats pas nécessairement dans les chiffrages pour l'instant le point haut il est derrière le fait qu'on soit à 80-90 dollars le baril c'est en réalité plutôt sain quand on regarde les fondamentaux d'offres et demandes de pétrole c'est plutôt le pricing de marché un peu trop bas qui interrogeait 80-90 dollars ça ne fera pas ressurgir une nouvelle séquence de hausse des prix de l'énergie encore une fois il faut que ça reste dans ces ranges moi il y a plutôt deux choses que je regarde sauf la question de l'inflation c'est un la réaction que les banques centrales vont avoir face à ça c'est à dire qu'on sentait bien que sur les dernières semaines la capacité des banques centrales à engendrer d'autres hausses commençait à être questionnée donc est-ce qu'elle voit ça comme plutôt quelque chose de transitoire on passe au travers ou non et puis surtout je pense que le point majeur c'est la dynamique sur les taux longs ce qu'on a observé depuis le passage du mémorandum c'est qu'en gros la prime d'inflation dans les taux longs avait fortement baissé et c'était plutôt la prime taux réelle qui entretenait cet effet sur les taux longs et là la séquence c'est de dire est-ce que désormais on reprend à ces niveaux de taux longs qui sont d'ores et déjà plus élevés une prime d'inflation avec tous les risques Léa
on attend ce soir les minutes de la réserve fédérale américaine alors un petit peu spécial parce que c'est les premières minutes qui seront publiées depuis l'accession à la présidence de la Fed du nouveau patron Kevin Warsh qu'est-ce qu'on peut en attendre il a dit qu'il allait simplifier la communication de la Fed sera quoi en communiqué de trois lignes un tweet c'est à la mode ou quelque chose de cet ordre là qu'est-ce qu'on peut attendre de ces minutes de la Fed
Alors je n'en ai absolument aucune idée et c'est peut-être pour ça que c'est justement celles qui vont être qui vont être le plus scrutées est-ce qu'on va avoir le même format que le compte-rendu de politique monétaire de la dernière fois à voir vraiment je ne sais pas moi ce qui m'intéresse c'est c'est toute deux choses c'est la question de la dissension au sein des membres et du board pourquoi on a eu vraiment ces relèvements sur un certain nombre de boards qui ont été au quiche et je pense que le point qui est aussi important à avoir c'est la dynamique qu'ils ont à la fois sur l'inflation et la croissance américaine l'inflation c'est ce que je disais je pense que le choc intégré du conflit en Iran il n'est pas tant le problème aujourd'hui sur l'inflation américaine le problème c'est est-ce qu'on a une inflation qui va sur un plancher plus haut est-ce qu'on a un risque d'inflation au-delà du conflit ça ça m'intéresse beaucoup de le regarder et puis la question de dynamique de croissance on l'a bien vu on a une résilience extrêmement forte de la croissance américaine c'est effectivement amené par l'investissement en IA mais aussi tout le côté consommation et leur lecture des derniers mois de la consommation et du marché du travail sera extrêmement importante à l'avance
et pendant ce temps le FMI alors c'était avant le retour des tensions là-bas au Moyen-Orient et la remontée du pétrole aujourd'hui le FMI a légèrement abaissé à nouveau à 3% sa prévision de croissance mondiale pour cette année une légère baisse de 0,1 point qu'est-ce que vous retenez de particulier des nouvelles prévisions du Fonds monétaire
c'est un peu les mêmes prévisions que tout le monde et je recommande aussi le dernier communiqué le dernier rapport de la BRI parce que je trouve que c'est un message extrêmement important c'est-à-dire que on a au fur et à mesure des chocs et on le voit bien les papiers du FMI sortent juste avant un conflit et l'update sort juste après et on voit bien à chaque fois des révisions très fortes à la hausse au début du conflit et ensuite et ils pointent tous la capacité de résilience des économies surtout de l'économie américaine plus des autres économies emportées par l'investissement l'investissement IA et face à ça on se rend bien compte que les fragilités sont de plus en plus fortes c'est-à-dire que les économies résistent au chocs sont de plus en plus résilientes mais fonctionnent sur des bases qui deviennent elles de plus en plus fragiles et donc même si dans l'ensemble les projections au global sont très bonnes en réalité on voit des facteurs de fragilité se mettre en place de plus en plus profondément sur cet environnement global
Merci Léa Dauphaz pour TAC Economics avec nous cet après-midi Bon après-midi Léa le CAC 40 recule d'1,8% c'est toujours l'Europe qui souffre le plus de la remontée des cours du pétrole parce que ça s'accompagne du remontée des taux obligataires Antoine vous nous le disiez le 10 ans allemand est à plus de 3% cet après-midi c'est sa 8ème séance de hausse d'affilée au 10 ans allemand le 10 ans français aussi sous tension à plus 3,8% avec en plus l'adoption d'un budget cet automne qui sera sans doute compliqué en tout cas un budget sans doute pas très efficace pour réduire les dépenses publiques parce qu'on sera à quelques mois de la présidentielle on sera en pleine campagne donc voilà pas mal d'interrogations des marchés sur le 10 ans français en tout cas sur la dette française le 10 ans qui monte encore à 3,8% on en parlera dans le club à partir de 17h les banques en bourse mais pas qu'en bourse dans leur ADN même sont en pleine métamorphose il en est convaincu David Benhamou nous rejoint Action Alternative Investment bonjour David bonsoir alors les bénéfices des banques françaises ont bondi l'an dernier sur un an de 10% malgré une surtaxe exceptionnelle ici en France mais c'est pas de ça que vous venez de nous parler aujourd'hui non non parce que ça fait l'an dernier les années précédentes ça fait 20 et quelques trimestres qu'on parle des bons résultats du secteur du fait qu'elle délivre des résultats au-dessus des attentes etc etc mais tout ça s'est accompagné d'une très très belle performance boursière mais ce qu'il y a de beaucoup plus intéressant c'est ce qui s'est déroulé sur la partie crédit puisque en fait on a assisté au fur et à mesure des trimestres de bons résultats du secteur à une amélioration très très forte des notations de crédit des banques on a une avalanche en fait d'upgrades par rapport au downgrade les ratios 2025 c'est plus de 4 fois et ça ça s'est traduit par par exemple dans nos fonds de dettes subordonnées qui étaient avant sub investment grade aujourd'hui en fait les émetteurs sont à moins et le portefeuille en fait il est triple B triple B plus donc ce qui s'est passé c'est quand même assez spectaculaire et ça ça a des conséquences pour le secteur qui sont importantes en termes de coûts de financement puisque évidemment les notations s'améliorant le coût global du capital du secteur s'est abaissé donc tout ça c'est un cercle vertueux ça facilite la consolidation et voilà les rachats l'efficacité opérationnelle donc tout ça tout ça est lié avalanche de rehaussement de notation de crédit sur le secteur financier c'est vraiment ce qui vous frappe et ce qui pour vous pourrait marquer une véritable puissante impulsion pour plus de consolidation c'est vraiment ça que vous venez de nous annoncer aujourd'hui c'est au delà de leur bonne santé etc on va vers une consolidation historique peut-être de ce secteur bancaire désormais oui
on voit en Europe
ça a commencé puisqu'on a maintenant des opérations tous les trimestres on a des nouvelles opérations qui sont annoncées rarement des opérations en fait qui sont cross-border puisqu'on voit encore des contraintes des barrières nationales mais on voit quand même qu'il y a une tendance qui s'est lancée en France on a vu deux banques mutualistes françaises faire des opérations à l'étranger BPCE avec Novo Banco et puis Alliance Crédit Mutuel avec Oldenburg et chez Landesbank en Allemagne voilà donc on voit c'est en train de se dérouler alors évidemment il y a des barrières on a tout ça l'impression on a l'impression que c'est lent on parle de la consolidation du secteur mais on a l'impression que ça n'avance pas c'est à dire que ça fait quand même des années des années qu'on en parle alors on sait qu'il y a une forme de crispation politique peut-être chez nous en France qui empêche des fusions transfrontalières enfin tout du moins dans un sens peut-être pas dans l'autre on a vu BNP avec BNL en Italie il y a quelques années ça s'est très très bien passé on imagine mal une banque italienne racheter une banque française donc ça se passe toujours dans des sens avantageux malgré tout on a l'impression que ces crispations politiques ça ne fait pas que le sujet il y a aussi des crispations vraiment économiques et sur le business qui ont l'air d'empêcher le mouvement oui puis il y a des barrières qui sont techniques c'est à dire des règles de calcul de capital de liquidité qui imposent encore en quelque sorte une préférence une préférence locale mais ce qu'il y a de fascinant c'est que quand on regarde aujourd'hui quand on regarde les Etats-Unis il y a des grandes banques Bank of America Citigroup JP Morgan on a tous ces géants qu'on trouve absolument tous fascinants et en fait ce dont ce qu'on a oublié c'est que tout ça s'est déroulé il n'y a pas si longtemps que ça cette consolidation aux Etats-Unis en fait dans les années 90 entre 94 et 99 il y a eu deux changements de texte qui ont permis cette accélération alors ce qui est incroyable c'est qu'on a et vous allez nous en parler parce que c'est peut-être ce qui va arriver en Europe aussi ce qui s'est passé sous l'air Clinton pour le secteur bancaire américain ce qui lui a permis de prendre une nouvelle dimension sous Bill Clinton arrive peut-être ici en Europe qu'est-ce qui s'était passé à l'époque c'est ça ça nous donne en fait un éclairage intéressant sur l'Europe ce dont il faut se souvenir c'est que jusqu'en 94 aux Etats-Unis vous ne pouviez pas ouvrir une succursale dans un autre état que là où vous étiez c'est dingue imaginez on est un petit peu en avance en Europe puisqu'on peut ouvrir des succursales dans d'autres états donc il y avait un texte qui datait des années 20 qui s'appelle le McFader Act qui vous empêchait d'ouvrir des succursales donc il y a une première réforme en 94 le Rig the Seal Act qui a permis aux banques de commencer à ouvrir des succursales dans d'autres états puis surtout de faire des acquisitions ce texte là ça a donné naissance à Citigroup c'est dingue donc et ensuite en 99 un autre texte qui a aboli cette fois-ci vous vous souvenez du Glass-Steagall Act qui empêchait globalement de rassembler une banque retail une banque de détail avec une banque d'investissement mais tout ça ça a été aboli en 1999 et ça a donné naissance à Bank of America donc c'est arrivé là-bas et vous vous dites ça va arriver ici mais en fait quand on regarde en fait on a les mêmes problèmes alors moins je dirais moins importants puisque nous on peut déjà ouvrir des succursales de banques européennes dans d'autres états mais on a des contraintes en termes de capital par exemple un régulateur va vous imposer de mettre plus de capital enfin de garder une côté de capital en fait important au plan local alors que vous pourriez la tenir dans votre maison mère tout simplement en considérant pareil pour la liquidité il y a tout un tas de petits détails on laisse aux états des préférences nationales qui empêchent tout ça mais voilà il y a depuis maintenant 24 mois une volonté alors d'abord qu'il y a une volonté étonnamment politique puisque les trésors en fait ont poussé finalement pour remettre la compétitivité au coeur des réformes bancaires et puis les régulateurs qui poussent de leur vœu donc on est petit à petit on est dans les années 90 pour le secteur bancaire quelque part le rapport Draghi évoquait tout ça ce que vous nous disiez sur justement ce type de réformes à mettre en oeuvre parce qu'on sent que les instances européennes souhaitent mettre en oeuvre le rapport Draghi il n'a pas été voté mais voilà absolument c'est ça qui a réveillé un petit peu les foules entre guillemets et qui a fait prendre conscience à tout le monde qu'il faut qu'on avance parce qu'on est en retard donc ce que vous nous dites est dans ce rapport Draghi vous sentez que là les astres s'alignent pour que ces réformes se mettent en place ou il y aura encore trop d'obstacles trop de lenteur cette fois ça va se faire c'est ça que vous voulez dire ?
ça va se faire petit à petit parce qu'elles ont commencé il y a des résistances nationales ce qu'on appelle l'EDIS qui est l'union des dépôts qui est quelque chose de clés progresse à petite touche à un petit pas et quelle banque vous voyez comme fleuron de ce mouvement à venir de transformation de nouvelles dimensions aussi comme les banques américaines ont pris une nouvelle dimension dans les années 90 les grandes banques qui ont déjà opéré des consolidations entre guillemets transnationales BNP par exemple qui est déjà sur plusieurs implantations en fait européennes et qui donc a déjà des process et je dirais un plan de marche ou un plan de bataille clairement ce sont des banques en fait qui peuvent lancer plus que les autres Unicredit alors on voit Unicredit avec Commerzbank mais Unicredit a déjà à peu près une quarantaine de pourcents de son activité en Allemagne avec Hupo Ferenzbank qu'elle avait acquise il y a longtemps donc la double culture ou la triple culture entre guillemets parce que ce sont des banques qui ont aussi des implantations dans d'autres pays donc toutes celles qui ont déjà cette expérience là ont les process les systèmes pour intégrer pour consolider Merci beaucoup donc David Bellamou peut-être le le big bank du secteur bancaire européen parce que c'est vrai que les banques européennes ont perdu beaucoup en taille comparé aux banques américaines ces dernières années Absolument ce sera une très bonne nouvelle pour l'actionnaire aussi enfin ça continuera entre guillemets Oui parce qu'en plus elle délivre des dividendes c'est un secteur qui est prêt c'est vrai à beaucoup d'arguments David Bellamou Axiom Alternative Investments avec nous Merci beaucoup David Dans un instant on se rebranche à la séance du jour le CAC perd 2% en ce moment de pétrole en hausse on vient flirter avec les 80 dollars la 79 pour le Brent on s'en parle avec Julien Marion qui va nous rejoindre dans le conseil de famille à tout de suite BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommeret C'est la famille de BFM Bourse le seul endroit au même où vous choisissez vraiment souverainement rien que vous tout seul votre famille et c'est nous chaque jour sur BFM Business jusqu'à 17h c'est une famille de 30 minutes à peine bonjour re bonjour Bonjour Guillaume
Bonjour Antoine et ravi de vous retrouver ne serait-ce que pour une demi-heure mais oui c'est une demi-heure
qui compte BFM Bourse.com beaucoup d'articles encore aujourd'hui on parlera de l'Oréal dans un instant et Antoine aussi est avec nous en fil rouge salut Antoine on est en baisse c'est compliqué avec la géopolitique le retour du conflit en Iran en tout cas Donald Trump dit qu'à ses yeux il n'y a plus de cesser le feu voilà le baril de Brent remonte à 79 dollars cet après-midi
Julien ça fait longtemps qu'on n'avait pas une séance aussi marquée quand même on était sur des petites séances sans trop de volatilité sur la place parisienne là clairement on prend Bouillon alors la question c'est est-ce qu'il s'agit d'un intermoment qui n'a pas vocation à durer trop longtemps Trump a tendance à agiter le chiffon dans un sens comme dans un autre très fortement la fin du cesser le feu si le marché n'y croyait absolument pas pas totalement le baril n'est pas à 79 dollars de Brent
il serait beaucoup plus haut
là il pondère la prime de risque qui revient je pense qu'il le fait avec une parcimonie qui me semble assez justifiée comment en fait analyser cela je veux dire les derniers mois nous ont amené à penser qu'en fait on ne pouvait strictement rien prévoir
oui oui donc on est toujours là et Donald Trump menace aussi de réinstaller un blocus sur les navires iraniens voilà ce qu'il a expliqué il y a quelques instants alors c'est vrai que le CAC perd 2% l'Europe aussi Antoine perd 1,6% l'Eurostock 50 oui il y a aussi le fait on en parlait avec Laurent Grassin de Boursobank ce matin dans Tout pour investir il y a surtout le fait que ça faisait des semaines qu'on ne parlait plus de guerre c'est vrai la guerre elle est toujours là les problèmes ne sont pas réglés on était sur un Memorandum of Understanding qui devait donner des négociations pour l'instant ça traîne en longueur etc le coup des oui bon on va frapper 80 cibles un soir mais ce n'est pas une rupture du cessez-le-feu ou alors si mais c'est eux ils nous l'avaient déjà fait le coup avant la signature électronique avec les Iraniens de leur accord cadre mais pour autant voilà le marché se rappelle juste que oui la guerre elle n'est pas du tout finie que les problèmes ne sont pas du tout réglés et là en ce moment ce qui est en train de se passer sur les taux est un petit peu plus inquiétant parce qu'on est en train de reprendre en compte une certaine prime spéculative et inflationniste liée au coût de l'énergie mais pas que donc du coup voilà c'est sans doute une piqûre de rappel mais qui est un petit peu douloureuse à court terme c'est vrai c'est l'autre fait du jour les taux qui montent partout le 10 ans américain est sur un plus haut alors d'un mois c'est pas grave 4,59 et le 10 ans allemand enchaîne une huitième séance d'affilée de hausse de tension on est à plus de 3% sur le 10 ans allemand et le 10 ans français lui est à 3,8 qu'est-ce que ça vous fait ?
non non excusez-moi il n'y a rien de drôle c'est juste que vous voyez le 10 ans allemand est à 3% j'ai l'impression que c'était hier qu'il était négatif enfin les taux négatifs c'était à court terme mais il était quasiment à 0 pendant des années et là on est à 3% c'est le mieux normal
ça change quoi oui tout à fait et puis le 10 ans français il se tend aussi parce qu'on a une présidentielle qui approche qui s'annonce bien tendue quand même et il sera compliqué cet automne d'adopter un budget très efficace très offensif d'adopter un budget optimal pour réduire les dépenses en face de campagne électorale Romain Dobry nous rejoint pour Bourse Direct bonjour Romain on est ravis de vous retrouver bonjour Guillaume dans ce contexte qu'on décrit là avec le retour donc pas que des tensions au Moyen-Orient mais carrément des bombardements les américains expliquent avoir bombardé la nuit dernière 80 sites iraniens l'Iran aussi qui se dit légitime à cibler des cibles américaines dans la région Donald Trump qui prévient d'ailleurs que la nuit prochaine sera une nuit difficile pour l'Iran donc sans doute de nouvelles frappes comment vous voyez dans ce marché là les forces en présence aujourd'hui ?
bien c'est ce qu'on décrit ensemble depuis quelques séances maintenant une hausse en Europe qui s'est mal construite avec un déficit d'intérêt donc c'est vrai qu'on a formé de nouveaux plus hauts sur l'indice Eurostox régulièrement mais on l'évoquait ensemble à chaque jour pas de soutien acheteur dans le mouvement des risques de retracement et puis une grosse complaisance du côté des ratios put-call il faut rappeler aussi qu'on est dans une semaine qui est assez creuse en termes de publications et d'annonces que ce soit macro ou microéconomiques et on attend la saison des publications donc les niveaux étaient propices à des retracements et évidemment la géopolitique vient enfoncer le clou de ce mouvement pour l'instant ça reste assez canalisé on a une petite pression baissière qu'on a enregistrée hier et avant-hier sur les indices européens ou américains mais pas de quoi détecter des mouvements forts à la baisse on est calé entre des niveaux techniques et surtout au-delà de supports qui pour l'instant sont préservés sur la plupart des grands indices
Quels sont les prochains supports du coup à suivre sur ces grands indices en Europe ou aux Etats-Unis ?
Alors si on regarde l'indice Eurostox c'est la zone qu'on avait fixée ensemble c'est 6202 le niveau d'alerte on l'a testé ce matin 6182, 6202 on l'a testé ce matin mais on le réintègre assez rapidement le plafond de verre et la grosse résistance il est situé entre 6395 et 6450 donc une zone de congestion latérale le message du jour n'est pas excellent on ouvre avec un gap baissier dans un mouvement de baisse assez marqué mais pour l'instant on n'accélère pas sous les niveaux importants sur l'indice CAC 40 on est entre deux gaps les gaps qu'on a bien identifié celui baissier du 2 mars dernier sous 8 562 qu'on a comblé mais qu'on n'a pas réussi à préserver et puis celui qu'on avait laissé ouvert le 12 juin dernier qu'on a comblé pour l'instant au-delà du 8259 points donc on est dans un marché sans tendance sur la plupart des indices et on voit toujours ces mouvements de contre-pied qui se mettent en place si on veut un niveau technique important à surveiller sur le Nasdaq 100 on l'a évoqué en début de semaine ensemble aussi c'est 28 957 points c'est le niveau qu'on a testé hier soir et au-delà duquel on ouvre pour l'instant sous ce niveau-là on pourrait avoir des mouvements de baisse un peu plus marqués pour l'instant on voit que c'est plus un mouvement de consolidation et à mon avis surtout une situation d'attente en amont des publications un dernier élément intéressant c'est que sur Micron qui était quand même la star récemment on avait formé une structure de retournement baissière la cible baissière a été atteinte donc on a peut-être un point d'entrée en tout cas pas de signal d'achat pour l'instant mais un mouvement de consolidation qui était légitime et dont certaines cibles ont été atteintes
Romain il y a un truc qui doit vous faire plaisir c'est que ça se réveille drôlement bien du côté de la tech chinoise on attendait le signal qu'est-ce que vous avez vu d'intéressant sur les grosses capi tech chinoises là en ce moment
alors effectivement on le surveillait depuis longtemps et manifestement là ça se met en place de façon plus harmonieuse on voit Alibaba qui prend une dizaine de pourcents on voit Baidu près de 6% moi j'aime bien un titre comme JD.com aussi dans le même secteur il y a quelque chose qui s'était construit depuis quelques séances et l'accélération qui se met en place malgré le contexte donc c'est intéressant de noter qu'il y a une surperformance de ce côté-là et peut-être un arbitrage à faire on peut aussi le traiter sous forme d'ETF ça permet de diversifier et de moins sélectionner et de moins faire du stock picking sur des indices qui ne sont pas évidents à traiter il y a l'ETF ASI dont le code est ASI qui est donc éligible uniquement au compte titre donc qui va permettre de pondérer pas mal sur ces valeurs il cote environ 100 pour l'instant et on anticipe un mouvement de l'ordre d'une vingtaine de pourcents sur cet ETF et l'intérêt c'est qu'on peut aussi le travailler sur un compte PEA avec le même ETF quasiment la même pondération son code est PASI et celui-ci permet aussi d'avoir une exposition sur ce marché chinois qui a l'air de se reprendre et c'est éligible au PEA
Romain Dobry Bourse Direct avec nous merci beaucoup Romain les bombardements reprennent en Iran pour vous c'est la question du jour sur X et LinkedIn faites tous partie de la famille pour vous est-ce que cette reprise des bombardements marque un tournant une piqûre de rappel ou est-ce une simple péripétie et du point de vue des marchés aussi la baisse du CAC de 2% une simple péripétie c'est notre question sur X et LinkedIn surtout apportez-nous aussi vos arguments en commentaire on va rebondir dessus dans un instant Julien pour vous reprise des bombardements tournant simple péripétie ou piqûre de rappel ? à ce stade
je resterai quand même sur une piqûre de rappel je pense qu'il faut encore une fois le marché en fait pondère le risque il le pondère je pense avec justesse encore une fois si c'était vraiment un tournant le baril de Brent il se justifie pas à 79$ il faut être au moins à 100 je veux dire le détrois d'Ormouz fermé de façon permanente on pense qu'on va largement tuer 130$ le baril donc vous voyez qu'en fait le marché fait encore preuve de sang-froid il est évidemment impossible de prédire la suite n'importe quel journaliste qui s'y risquait ou analyse je pense les analystes sont payées pour ça donc ils sont obligés c'est leur rôle donc on peut pas leur vouloir de se tromper mais tout le monde se plante on s'est tous plantés là-dessus personne n'avait vu la guerre venir à la base donc pour moi
il s'agit de rappel peut-être que nous allons faire des actions qui pourraient faire encore monter les cours du pétrole voilà ce qu'il vient de dire Donald Trump
ça c'est dingue par contre parce qu'on a toujours eu le rationnel de dire les mid-terms approchent les élections de mid-terms donc les prix à la pompe seront impopulaires donc ça va être un facteur limitant pour lui il met d'avis que ces arguments qui se tiennent totalement ça s'applique à quelqu'un qui a une logique rationnelle est-ce que Donald Trump a une logique rationnelle ? j'ai posé la question
il a en tout cas sa logique Antoine oui il faut voir les prix du pétrole il faut voir aussi le disant américain généralement quand ça monte du côté des 4,6% il y a tout de suite des déclarations très encourageantes sur les discussions avec les mais oui à voir effectivement mais bon tout ça n'a aucun sens mais je suis tout à fait d'accord avec Julien piqûre de rappel encore une fois ça faisait des semaines qu'on prononçait plus le mot guerre et qu'on avait l'impression que le détroit d'Ormouz était grand ouvert vaguement ça discutait dans un coin mais voilà bah non la guerre c'est pas fini la guerre c'est des missiles c'est des morts c'est des sites attaqués et c'est des répliques donc voilà on va regarder ça avec un petit peu de stress mais oui piqûre de rappel allez on va regarder vos votes à tous qui avaient choisi de participer à cette question sur notre site et surtout PhilX et LinkedIn vous êtes d'accord avec Antoine et Julien à 50% vous estimez que c'est une simple piqûre de rappel ce qui est en train d'arriver aujourd'hui alors ça profite à TotalEnergie plus forte hausse du CAC plus 2% et puis Valourec dans le même secteur annonce plus de 100 millions d'euros de rachats d'actions Valourec gagne 3,8% au milieu de ces considérations une annonce d'entreprise importante Julien Kering a résilié avec un an d'avance son accord de licence sur Gucci avec Cotis ce qui permettra donc à L'Oréal d'exploiter en avance cette marque Gucci Julien expliquez-nous cet accord entre L'Oréal et Kering
pour rappel Kering en fait ils ont vendu leur division beauté à L'Oréal donc en fait c'est prendre des marques qui appartiennent à Kering donc comme Yves Saint Laurent oui Yves Saint Laurent ils détiennent déjà Yves Saint Laurent enfin qu'importe des marques comme Balenciaga de Kering et d'en faire des parfums des cosmétiques ça existe déjà mais ils vont les reprendre à leur compte ce que cet accord prévoyait aussi cet accord de vente c'est qu'une fois que Cotis n'aurait plus la licence sur Gucci et bien L'Oréal s'occuperait aussi de Gucci qu'est-ce qu'ont décidé de faire les entreprises Kering s'est dit bon on va on va mettre fin à cet accord de licence un an en avance donc en juin 2017 prochain ce qui fait que L'Oréal pourra développer Gucci avec un an d'avance en juin 2017 plutôt qu'en juin 2028
les analystes semblent optimistes du coup sur cette capacité de L'Oréal à développer la marque même si aujourd'hui L'Oréal recule 2% mais vous vous suivez vous lisez les analystes et vous les trouvez effectivement plutôt confiants
c'est une mauvaise journée de toute façon je veux dire la baisse il ne faut pas y voir le moindre rapport avec l'annonce qui a été faite aujourd'hui évidemment que c'est le banlieue d'Orient qui pèse sur tout le monde y compris sur L'Oréal qui est une entreprise qui appartient à la consommation discrétionnaire donc ça forcément vous souffrez pour revenir à l'annonce les analystes y croient oui en fait si vous les analystes ils estiment qu'à l'heure actuelle Gucci beauté donc les parfums les cosmétiques dérivés de Gucci ça représente à peu près 520 millions d'euros de chiffre d'affaires sachant que Coty explique qu'ils avaient réussi à multiplier les revenus de 60% depuis 2019 mais eux ils pensent que L'Oréal fera encore mieux juste pour donner un chiffre Barclays pense qu'à terme Gucci sous L'Oréal c'est 5 milliards d'euros de vente dans la division beauté pourquoi ?
et bien parce que L'Oréal en fait a une force de frappe incroyable dans la distribution le marketing la capacité d'innovation tout ça fait qu'en fait L'Oréal a une telle envergure si vous voulez que prendre une marque qui est porteuse un Gucci c'est quand même une grande marque de la mode c'est peut-être une marque plus importante que Yves Saint Laurent et pourtant dans la parfumerie ça se vend beaucoup moins
oui donc optimisme même si aujourd'hui ce titre L'Oréal c'était pas la bonne séance pour annoncer ce genre de choses malheureusement L'Oréal est en baisse d'un peu plus de 2%
mais c'est une mais enfin les analystes vous disent que c'est une bonne nouvelle il ne faut pas la sous-estimer juste pour vous donner un dernier chiffre un seul City vous dit que exploiter Gucci pour L'Oréal beauté c'est 0,5 point de croissance structurelle pour L'Oréal en plus et un demi point de croissance c'est très important
Julien Marion l'article est disponible c'est sur notre site bfmbourse.com il est 16h47 chaque jour un expert de marché nous rejoint pour déconstruire les idées reçues aujourd'hui c'est Charles Monod qui est avec nous advisor de Monocle Asset Management pour combattre les idées un peu trop faciles en bourse c'est notre résistant aux idées faciles bonjour Charles bonjour Guillaume on va parler d'un titre d'un producteur de frites surgelées c'est ça Charles on va parler de Lame Weston on est aux Etats-Unis qui est à moins 60% en 3 ans en bourse à Wall Street Lame Weston vous pensez vous que le marché a tort et que cette chute c'est du bullshit vous foudroyez cette idée que les frites surgelées en tout cas celle-là Lame Weston n'aurait plus d'avenir boursier vous continuez d'acheter cette valeur vous l'aimez je continue pas je commence d'accord en l'occurrence on s'était pris une tarte dessus il y a 2 ans donc on a appris vous savez quand vous vous faites un peu secouer méchamment sur une action vous ressortez de l'arène et vous regardez loin mais maintenant ce qui est bien c'est que comme c'est une très belle boîte quand même enfin fondamentalement le business devrait être bien parce que c'est le premier fournisseur de frites quelque part à McDo et c'est 75% des ventes aux US donc normalement ça devrait être un business qui devrait pas faire justement les moins 60 en 3 ans et avoir une volatilité de 50% comme on l'a aujourd'hui et en fait ils ont eu un truc qu'on connait bien dans le pétrole qu'on appelle le boom and bust c'est à dire que quand le pétrole monte tout le monde met de la production et au bout d'un mois il y a plein de productions et il y a la demande rebaisse et là tout se casse la gueule on connaissait moins dans la patate mais ils ont fait un peu pareil donc ils sont amenés post le Covid il y a eu plein de demandes au moment du Covid donc ils ont augmenté à fond les idées de production et tout à coup tout le monde a fait ça tous les acteurs du secteur ont fait ça et tout à coup il y a eu moins de demandes et là il y avait plein de productions donc ils se sont pris une tôle sur les prix mais ça a été donc ça a abîmé les marges mais ça a été comment dire amplifié ça je cherchais le mot mais j'avais le terme anglais merci Julien ça a été amplifié par en fait des erreurs d'exécution assez extraordinaires dont un truc fantastique ils ont installé un nouveau système donc un ERP un gros système de SAP pour augmenter les ressources de la boîte ils l'ont tellement mal implémenté qu'en fait ils ont eu des impacts gigantesques et qui ont coûté plusieurs centaines de millions de dollars sur leur coût en termes de gestion des stocks de gestion des demandes de gestion des clients à un point où ils sont fait ils sont en procès actuellement avec deux fonds de pension américains pour l'implémentation pour le coup ça a coûté d'implémenter ils ont fini par acheter ils ont mal implémenté ce logiciel au point d'avoir acheté des patates dont ils n'avaient même pas besoin ils se trompaient sur les stocks enfin voilà un truc formidable et concrètement qu'est-ce qui change là maintenant alors ce qui est pas mal c'est quand vous avez une très belle boîte comme ça gérée par des banquignoles en fait surtout aux Etats-Unis en Europe c'est un peu moins le cas ça finit par attirer des gens autour qui rentrent au capital des activistes et qui bougent donc souvent on en a un alors on en a trois dont deux financiers et un industriel on a Jana Capital qui sont rentrés il y a à peu près un an qui ont beaucoup secoué le board qui ont ramené au board l'ancien patron de Nestlé US et l'ancien patron de Budweiser donc des gens qui sont des bons pros du secteur ça a pas suffi donc il y a Continental Green qui eux est un acteur industriel dans les Céral qui est venu alors eux sont moins activistes mais c'est une de leurs premières positions pour que les choses avancent et puis il y en a un que j'aime bien qui s'appelle Jeff Smith qui est le patron de Starboard qui lui est rentré il y a trois mois pour en mettre une petite couche supplémentaire donc ça commence à bouger d'abord le CEO qui a fait toute l'implémentation enfin tout le plantage lui il n'est plus là il est parti et maintenant vous commencez à avoir des mesures d'implémentation qui rentrent en compte vous commencez à avoir des coûts qui baissent vous commencez à avoir ce problème de surcapacité qui était donc conjoncturel et pas structurel qui se calme donc ça devient en fait un très beau dossier je pense
Julien vous avez bien les entreprises en fait comme c'est un peu value en fait dans lesquelles il y a des investisseurs activistes qui rentrent à Starboard si je ne dis pas de bêtises ils avaient mis la pression sur Starbucks aussi ou je ne me trompe pas ?
alors ils ont mis la pression sur Starbucks et puis alors récemment ils ont mis la pression sur TripAdvisor où en l'occurrence moi j'étais rentré avant donc là je suis très content parce que c'est un peu le même genre de dossier j'aimais bien TripAdvisor j'aimais bien l'action et bien la valo j'aimais pas le management et en fait le jour au Starboard donc j'attendais et le jour où Starboard est rentré on est rentré vers 10 dollars et là ils ont fait un truc marrant Starboard ça va valoir 1 milliard je pense quand ils sont rentrés il y a un an et là ils viennent de vendre juste la fourchette 600 millions de dollars à American Express donc c'est ça que font les activistes en fait c'est qu'à un moment ils arrivent ils disent bon ok on arrête de déconner ça on prend on sort ça on remet des caires ça on bouge donc quelque part quand vous avez de la valeur parce que si vous avez que de la valeur que le prix et pas les gens aux manettes vous pouvez rentrer dedans puis il se passera rien
justement eux ils semblent vouloir quand même bien resserrer la vis parce qu'ils vous disent la marge d'EBITDA elle est à 15 on veut la faire monter à 25
elle était à 24 en 2019 donc ils veulent la remettre au niveau avant qu'ils aient un le problème conjoncturel sur trop de demandes etc et deux qu'ils se mettent à déconner complètement c'est vrai que je lisais la dernière lettre de Starboard ils disent qu'en termes de les coûts opérationnels ce qu'on appelle les SG&A donc tous les coûts pour gérer la boîte dedans ont énormément augmenté depuis 3-4 ans alors que les chiffres d'affaires sont à peu près les mêmes donc c'est bien le genre d'exemple on se dit ok il y a un moment c'est pas normal qu'il vous faille il vous fasse deux fois plus d'argent pour gérer le même genre de business qu'il y a 3-4 ans et vous voyez un rebond venir donc sur cette valeur c'est quoi les étapes d'ici alors sans prendre les 25 les 25% parce qu'on sait toujours bien être un peu conservateur si ça remonte à 20 parce qu'il y a deux effets qui se coulent un si les marges remontent les BIDDA remontent et deux le multiple qui est tout en bas aujourd'hui remontera aussi donc vous avez un kicker sur les marges et un kicker sur les BIDDA si vous faites le total vous arrivez à une valeur d'entreprise enfin je vous la fais courte en stock on doit être conservativement à 80 dollars c'est à dire 70% à peu près au dessus du cours d'aujourd'hui bon cela dit on sait comment ça se passe aussi ce genre de raid et ce genre d'opération ça y est je savais qu'il allait dire un truc critique mais non mais il y a des aspects techniques il y a des ventes à découvert il y a des appels de marge il y a des effets de levier il y a un certain nombre de facteurs techniques qui peuvent se déclencher alors vous avez complètement raison de souligner le point surtout sur les stocks US où il y a le levier il y a les shorts il y a les marchés d'options qui sont très importants sur celle-là en l'occurrence c'est relativement calme donc il y a moins de chances de se faire secouer et je pense que donc normalement il y a moins ces risques là
voilà c'est pas le cas du tout sur toutes les stocks US mais sur celle-là oui mais justement enfin excusez-moi pour moi le fait qu'il y ait beaucoup de shorts au capital normalement c'est plutôt une bonne chose parce que si Starboard réussit à faire normalement vous avez un short squeeze et là vous pouvez avoir des gains assez impressionnants
alors je suis complètement d'accord mais il faut bien aimer le truc rock'n'roll et contraire c'est-à-dire que dans l'autre sens si ça sort un peu pas bien les shorts ils vont augmenter à fond la pression le problème des marchés d'aujourd'hui c'est qu'il y a de moins en moins de gens qui font le prix activement parce qu'une énorme partie des flux sont passifs donc en fait et pour bien comprendre la construction des prix en fait vous avez des acheteurs ou des vendeurs à tel niveau et puis tout à coup si ça enfonce un niveau en fait il n'y a plus personne c'est-à-dire trouver l'acheteur ou le vendeur supplémentaire il est beaucoup plus loin donc malgré tout en termes de taille dans vos positions et dans vos portefeuilles il faut se dire ok quand c'est un marché comme ça il y a beaucoup de shorts ma position elle est plus risquée le risque il peut aussi être à la hausse ça peut être plus agressif mais quelque part j'ai un ressort plus comprimé et donc j'ai plus d'impact possible sur le prix c'est pour ça que parfois on voit des boîtes qui publient avec pas un écart gigantique ou pas un résultat qui déçoit énormément etc et tout à coup l'action fait moins 25 c'est plus pour des mécanismes et on en reviendra plus tard sur les marchés dans leur ensemble aujourd'hui c'est plus pour des mécanismes de flux et de positionnement que de fondamentaux de la boîte elle-même oui donc cette valeur spécialiste, fabricant de producteurs de frites surgelées notamment celle qu'utilise mais aussi qu'utilise McDonald's mais aussi des gaufres ils font plein de choses et bien ce titre vous y croyez on va rappeler son nom Lem Weston voilà c'est ça il y a 4 acteurs aux Etats-Unis sur la patate surgelée à 4 acteurs ils contrôlent 95% du marché oui ils sont 4 quand même c'est pas rien il doit y en avoir qu'un de côté je pense ah d'accord bon alors on va regarder ce que vous en pensez aussi et Lem Weston est le premier vous mettre à contribution vous tous qui nous suivez et qui nous regardez parce que cette famille BFM Bourse se poursuit avec Charles si vous voulez bien rester quelques instants Charles toujours avec plaisir allez Facteur X d'ailleurs aussi on regarde ce que publient nos éditeurs et nos spectateurs sur les réseaux sociaux on vous le challenge et là Julien c'est ce poste The Co-Bacy Letter qu'on a choisi la rédaction de BFM Bourse de mettre en avant aujourd'hui The Co-Bacy Letter qui insiste sur les intérêts de la dette aux Etats-Unis on est en train d'enchaîner les années où les intérêts de la dette le coût des intérêts de la dette augmente au point de surpasser celui des dépenses dans la défense ça fait 3 années de suite qu'on paye plus pour rembourser les intérêts de la dette aux Etats-Unis
que pour la défense c'est vous qui avez trouvé ce poste Guillaume en l'occurrence on parlait de piqûre de rappel avant c'en est une autre c'est quelque chose qui est un peu passé à l'as si vous voulez l'allourdissement de la dette sous Trump et qui pourtant est quand même conséquent je veux dire on l'a oublié mais le OBB le One Big Beautiful Bill donc la grande loi budgétaire Trumpienne de 2025 c'était un allourdissement conséquent de la dette en fait Donald Trump il continue en fait de faire ce qu'ont fait ses prédécesseurs pour le coup c'est pas lui qui a marqué une rupture nette là-dessus c'est-à-dire emprunter comme si les Etats-Unis avaient crédit illimité en accélérant quand même en accélérant oui tout à fait non mais tout à fait mais comme on l'a souvent dit les Etats-Unis de par le fait qu'ils ont le dollar ont effectivement ils ont beaucoup plus de marge de manœuvre que les autres pays sauf que les droits de loi l'année dernière l'ont montré les bonds vigilants ils existent même pour les Etats-Unis et là on n'est pas encore sur ces problématiques mais lorsque la question peut-être des mid-terms lorsque la question d'autres sujets politiques plus internes aux Etats-Unis reviendront sur la scène il n'est pas impossible que ces bonds vigilants ils se disent tiens là on a flingué la tech parce qu'ils sont arrivés sur la tech il n'y a pas très longtemps avec Oracle notamment l'année dernière la tech on s'est bien amusé on risque de revenir sur la dette d'Etat y compris la dette américaine
Charles là-dessus c'est 3 ans de suite que le service de la dette aux Etats-Unis coûte plus cher que les dépenses pour la défense c'est un record cette série-là en 46 ans oui je suis d'accord on a tous vu ces niveaux monter pendant des années le problème c'est que si vous lisez aujourd'hui la presse financière plus personne ne parle de fondamentaux macro nulle part j'ai vu passer un truc aujourd'hui où quelqu'un disait qu'en fait un journaliste de Bloomberg disait en fait le marché action est devenu tellement important dans la fortune des américains qu'à la prochaine baisse du marché la Fed va intervenir et acheter directement des equity c'est-à-dire directement des actions pour soutenir le marché c'est-à-dire qu'on est dans un système où finalement les gens finissent par accepter que ça ne baisse jamais enfin c'est-à-dire que l'impression d'argent et de l'injection de liquidité soit un truc qui n'est devenu plus du tout exceptionnel en cas de crise mais un truc légitime perpétuel
mais en fait vous semblez dire Charles que le market américain est devenu too big to fail c'est ça
c'est exactement ce que disait l'article voilà on se reparle dans un instant aussi on va rentrer dans la dernière demi-heure de cette séance avec Charles qui va rester ainsi que Raphaël tuant pour Tico qui va nous rejoindre merci à Julien Marion à la semaine prochaine à la semaine prochaine Julien avec plaisir cet article aussi sur Vivendi aujourd'hui moins 11% la cour d'appel de Paris estime que Bolloré ne contrôle pas Vivendi et donc l'espoir d'une OPA s'effondre ce titre qu'il perd en ce moment 11,5% Vivendi l'article bfmbourse.com est disponible on se retrouve donc avec Antoine aussi dans un instant dernière ligne droite de cette séance malheureusement on n'arrive pas à limiter les dégâts avec la hausse du pétrole le CAC 40 recule de plus de 2% à l'instant 8 260 points
à tout de suite
BFM Business vos placements nos conseils BFM Bourse avec Guillaume Sommerer notre avenir financier prend toujours c'est jusqu'à 18h bienvenue à tous on est ravis de vous retrouver et en fil rouge il est là Antoine Larigauderie rebonjour Antoine rebonjour Guillaume votre mot du jour c'est le fond là on touche le fond pour la journée en tout cas on est sur le plus bas de la séance moins de 2,16 on est à 8 254 points ouais on lâche un petit peu prise à noter la tech qui surperforme très largement qui ne perd que 0,55% voilà l'Eurostock 50 baisse de 1,7% moins d'une 66 pour la bourse de Madrid ça commence à faire lourd mais effectivement entre la très forte volatilité sur les semi-conducteurs ce matin en Asie et notamment à Séoul avec la reprise des hostilités entre Etats-Unis et Iran on a à la fois un pétrole qui grinde très fort et du côté des 80 dollars maintenant pour le Bren de Mer du Nord à 79,55 et puis mais ça on le note depuis un petit moment tension très nette sur les taux d'intérêt 10 ans 4,59% pour les 10 ans américains vous savez la fameuse code d'alerte où généralement Axios sort un truc en disant ah ça se calme avec les Iraniens vous allez voir on va signer un accord ouais mais on en est plus très loin 4,59% on va voir si la mécanique marche 3,08% pour la dette 10 ans allemande et 3,80% maintenant pour la dette française on en reparle bien sûr en détail avec tous nos experts le Bund allemand qui signe une huitième séance de tension de hausse d'affilée quand même et puis le secteur bancaire tiens ça c'est notre petite bouffée d'air frais dans cette séance difficile le secteur bancaire est au bord d'une transfiguration en tout cas voilà changée véritablement de statut ici en Europe dans les années 90 les banques américaines ont changé de dimension grâce à deux lois sous l'air Bill Clinton et bien c'est autour des banques européennes dans les prochaines toutes prochaines années les astres s'alignent pour un changement dimension de nos banques à nous cette fois-ci c'est David Benhamou qui nous a parlé d'Axiom Investment Solutions il était avec nous à 16h20 et ses arguments sont disponibles d'ores et déjà en podcast terrible parce que d'après lui ça va justement porter le potentiel boursier aussi de ce secteur bancaire qui fait déjà ses preuves sur les publications depuis maintenant très longtemps et sur la capacité à distribuer les dividendes aux actionnaires mais là il y a une nouvelle dimension qui devrait arriver d'après lui podcast donc pour retrouver son argumentaire BFM Bourse sur toutes ses batailles de marché et BFM Business à l'affût d'ensemble des actualités d'abord sachez que le FMI abaisse une nouvelle fois sa prévision de croissance mondiale il attend une croissance de 3% cette année soit 0 à 1 point de moins que prévu en avril estimation faite avant la reprise des hostilités la nuit dernière au Moyen-Orient et à ce sujet Donald Trump affirme que les Etats-Unis vont frapper fort l'Iran la nuit prochaine déclaration à l'issue du sommet de l'OTAN à Ankara le président américain après avoir sévèrement critiqué ses partenaires hier parle maintenant d'une très bonne rencontre donc avec les autres membres de l'OTAN il y avait dit Donald Trump beaucoup d'amour dans la pièce beaucoup d'unité parmi les dernières annonces sur place il dit que les Etats-Unis vont autoriser l'Ukraine à fabriquer des missiles patriotes et puis dans le secteur bancaire l'Italien Unicredit annonce détenir 47,6% de commerce banque après la prolongation de son OPA mais la direction de la banque allemande reste hostile à l'opération tout comme le gouvernement allemand en plus de détails donc dans le 18-19 tout à l'heure d'ici là c'est BFM Bourse on est à vos côtés on joue dans votre camp bienvenue à tous BFM Bourse le club de la bourse avec qui viennent de nous rejoindre Raphaël Thuin pour TQO bonsoir Raphaël bienvenue et Charles Monod Monoclème rebonsoir Charles en fil rouge avec nous voilà le retour de la guerre en Iran alors elle s'était jamais complètement arrêtée on sentait bien que le cessez-le-feu était fragile mais là Donald Trump dit qu'à ses yeux il n'y a plus de cessez-le-feu il y a eu des bombardements américains la nuit dernière là Donald Trump dit qu'il y aura de gros soucis pour l'Iran la nuit prochaine l'Iran juge les cibles américaines à nouveau légitimes dans la région et Donald Trump menace de réimposer un blocus sur les navires iraniens voilà où on en est le pétrole monte 79 on est quasi à 80 dollars 79 dollars 72 le baril de Brent il gagne 8% rien qu'aujourd'hui retour à la case départ d'après vous Raphaël
bonne question effectivement c'est un peu la question qui se pose aux investisseurs aujourd'hui choix numéro 1 est-ce qu'on rentre dans une nouvelle phase d'escalade à nouveau une nouvelle phase de cette guerre un peu larvée qu'on a depuis quelques mois ou est-ce que choix numéro 2 on est plutôt dans cette rhétorique trumpienne habituelle et si c'est le cas effectivement probablement qu'il faut ignorer un petit peu le bruit et repartir du principe que on est quand même malgré tout dans un scénario long terme de désescalade et que les belligérants n'ont pas nécessairement beaucoup d'appétit à repartir vers une nouvelle phase d'escalade importante on peut penser on l'espère en tout cas que le deuxième scénario est le plus probable qu'aujourd'hui de toute façon le président trump n'a pas beaucoup d'options pour escalader excepté aller mettre des troupes au sol ce qu'il n'a pas l'air de vouloir faire le côté iranien non plus en plus il y a des midterms qui approchent quand même il n'a pas intérêt les midterms approchent les iraniens probablement ont aussi intérêt à un moment à ce que tout ça se termine et à retrouver un petit peu de voilure financière à travers la fin de l'embargo de ce point de vue là donc il y a quand même des raisons pour ne pas paniquer tout de suite mais c'est vrai que c'est une mauvaise nouvelle et c'est vrai que le mouvement de marché aujourd'hui est justifié
oui c'est à dire qu'on est toujours au même point quand il y a la guerre on se dit ça va se calmer très vite et puis quand il y a à cesser le feu on sait bien que ça va rester très fragile et qu'on pourrait avoir une reprise ne serait-ce que momentanée des hostilités on est toujours là dedans
ouais et on peut d'ailleurs dire que finalement le marché a été très résilient très sceptique vis-à-vis ce bruit de la guerre il a eu cette capacité en particulier sur les prix de l'énergie a très rapidement reflué il y avait une forme d'incompatibilité entre le bruit l'information qui nous parvenait et clairement les tensions qui subsistaient d'une part et le baril qui était revenu quasiment à 70 dollars donc ça ça en dit long sur le fait qu'effectivement aujourd'hui les investisseurs ne considèrent plus ça comme pour l'instant en tout cas un événement de marché majeur ça en dit long aussi peut-être sur le marché de l'énergie en lui-même à savoir que là où on avait des craintes que le pétrole pouvait s'envoler à des niveaux très élevés du type on a parlé de 150 dollars 200 dollars le baril à un moment on s'est vite rendu compte que finalement il y avait une forme de résilience sur ce marché qu'il était plutôt bien approvisionné ce marché et que même dans un scénario de désescalade s'il est toujours d'actualité il pourrait l'être encore mieux qu'il ne l'avait été l'OPEC l'OPEP manifestement met la main à la poche et ouvre les robinets l'Iran qui reviendrait sur le marché de l'énergie aussi le Venezuela peut-être un jour aussi bref tout ça a contribué à cette idée que finalement il ne fallait pas vendre trop vite et qu'il ne fallait pas trop s'inquiéter on verra ce que la suite nous réserve
on voit quels indices réagissent le plus cette hausse spectaculaire du pétrole en Europe le CAC 40 recule perd 2% toute l'Europe est dans le rouge Wall Street recule moins parce qu'on sait l'économie américaine moins exposée des trois indices américains c'est le Dow Jones qui recule le plus parce qu'il faut plus de pétrole pour alimenter des valeurs présentes dans le Dow Jones moins 1 et demi le Dow Jones alors que le Nasdaq ne perd que 0,6% la tech résiste aujourd'hui ce qui n'est pas forcément très surprenant Charles comment vous regardez ce rebond des cours du pétrole et le retour du conflit alors on ne sait pas exactement à quel degré mais enfin le retour des armes entre les américains et les iraniens moi je ne suis pas du tout expert de Iran-US donc je lis plein de trucs comme tout le monde mais je ne tire pas de ça des décisions pour voir ce qui se passe dans les positions des fonds c'est sûr que en tout cas en fait on voit qu'on a un positionnement enfin là pour le coup on a des chiffres factuels sur un positionnement de marché extrêmement agressif de la part de tout le monde c'est-à-dire on est en train de taper des records en positionnement des particuliers sur les marchés du niveau de levier dans les marchés du niveau de produits à levier dans les marchés du niveau de volume sur les options sur tout ça on a des records c'est-à-dire on a des mouvements qui sont enfin on a des chiffres de volume qui sont extrêmement forts sur tout le début 2026 et qui sont devenus encore beaucoup plus forts en mai-juin donc vous avez toute une partie de gens qui est la même chose sur la gestion passive qui a levé je crois que c'est un trillion d'eux aux Etats-Unis depuis le début d'année qui est encore un chiffre 50% plus haut que celui de l'année dernière donc vous avez tout un parce que dans ces marchés il y a les fondamentaux donc on peut parler Iran, Etats-Unis pétrole etc et il y a aussi le positionnement et les flux les fondamentaux c'est compliqué d'avoir une vue claire moi je n'ai pas assez de compétences sur ces sujets par contre le positionnement et les flux on sait historiquement que quand tout le monde est positionné de manière très agressive il suffit qu'il manque qu'il n'y ait pas grand chose qu'il y ait une petite étincelle un truc qui ne se passe pas bien pour que tout à coup tout le monde prenne peur tout le monde revient et bouge le mouvement d'hier était intéressant parce que les indices baissaient beaucoup aux Etats-Unis mais en réalité vous aviez 10 valeurs qui baissaient qui sont devenues le marché parce que le taux de concentration maximum du marché c'était la bulle de 2025% maintenant on est passé on a explosé les 25 on a 38 donc vous avez 10 valeurs qui font le marché hier ces 10 valeurs baissaient tout le reste montait donc vous avez plus un mouvement de flux différent et aujourd'hui tout le monde revient et rachète donc ce mouvement va continuer tout le temps jusqu'au jour il ne va plus continuer c'est plutôt ça qui m'inquiète moi après sur ce qui se passe derrière dedans je ne peux rien rajouter de pertinent vraiment quoi Trump effectivement c'est la 50 fois qu'il dit des choses et son contraire mais c'est son style de gestion donc il peut bouger d'un côté ou de l'autre le seul truc que j'ai lu de beaucoup de spécialistes et je travaille avec un ou deux que j'aime bien c'est que c'est sûr que la position de l'Iran est plus forte aujourd'hui qu'au début du conflit et qu'eux ils ne vont rien parce que je suis d'accord que les Etats-Unis ils ont intérêt à ce que ça s'arrange les Iraniens pas tant que ça en fait eux ils sont contents ils sont bien ils tiennent les manettes et eux ils vont continuer à mettre un peu de pression pour dire qu'ils ne vont jamais revenir au statut coût oui enfin ils ont besoin quand même qu'il n'y ait pas le retour du blocus complet américain sur leurs navires malgré tout c'est important pour financer l'économie iranienne que les navires continuent de passer la Donald Trump menace ce soir de réimposer un blocus total sur les navires iraniens objectivement vous pensez qui a la main la plus forte entre lui et les Iraniens sur ça c'est des Iraniens aujourd'hui c'est pas lui lui il est coincé pour des raisons politiques comme le disait Raphaël il ne pourra pas mettre de troupes au sol donc il n'a pas vraiment de stratégie simple sur ce qu'il veut les Iraniens ils savent ce qu'ils veulent ils ne veulent pas lâcher les manettes quel que soit le prix à payer eux ils ne vont pas bouger je pense mais encore une fois je ne suis pas un expert du tout sur ce sujet le CAC 40 recule de 2,2% aujourd'hui alors qui progresse Total Energy grâce au cours du pétrole en hausse 2,3% on a Valourec aussi qui annonce des rachats d'actions en plus qui gagne ce titre Valourec 4% le secteur de la défense forcément du coup enfin oui on a eu des doutes pendant quelques mois en se disant est-ce que voilà c'était 2025 la défense et puis maintenant c'est fini non on se dit peut-être qu'après la pause du premier semestre le secteur de la défense mais au-delà de ce seul conflit iranien a peut-être reconstitué des forces pour repartir de l'avant pour la suite de l'année Raphaël
alors ça c'est une vraie thématique pour le second semestre vous avez raison de le mentionner on a eu effectivement ce conflit iranien au premier semestre on aurait pu s'attendre que la défense potentiellement puisse surperformer dans ce contexte on entend parler de plans d'investissement autour de la défense des pays du Golfe aujourd'hui donc finalement ça aurait dû être toutes choses égales par ailleurs un facteur favorable pour la défense grosse déception la défense elle a sous-performé certaines valeurs ont beaucoup baissé on pense à Rheinmetall qui a une baisse de près de 25% depuis le début de l'année et donc c'est à la grande interrogation du deuxième semestre est-ce une poche d'opportunité on a vu les valorisations baisser doit-on remettre de la défense aujourd'hui ou est-ce que finalement il y a une forme de value trap après 230% de performance sur les trois dernières années la consolidation n'est pas terminée donc ça ça va être une vraie thématique pour le reste de l'année nous on est plutôt constructif sur la défense même très constructif on conçoit effectivement certaines inquiétudes autour du groupe il y a l'aspect consolidation dont on a parlé et Charles parlait de positionnement clairement sur la défense il était très étendu il s'est un petit peu normalisé il y a un questionnement vis-à-vis aussi de l'évolution des besoins d'équipement de la guerre 2.0 l'impact de l'IA des nouvelles technologies des drones avec un questionnement autour de la capacité des industriels européens à s'adapter tout ça est légitime mais globalement quand on lève le capot et qu'on écoute ce que nous racontent ces entreprises les fondamentaux sont excellents les carnets d'ordre sont pleins à craquer les taux de marge augmentent les carnets d'ordre augmentent beaucoup plus que la mise en cadence de la chaîne de production et dans ces conditions à un moment où les valorisations sont moins exigeantes où le positionnement s'est allégé on a plutôt envie d'en remettre et plutôt envie d'être porteur de cette thématique
la défense qui en plus est en train de vivre un mouvement de consolidation on voit par exemple Thales reprendre le contrôle d'Excel aux Etats-Unis on a le même jour d'annonce c'est Antoine Lockheed Martin c'est ça qui rachète un acteur de la marine effectivement Exel c'est dans les grandes sous-marins on a le même genre de mouvement là-bas aux Etats-Unis ultramaritimes qui a été racheté pour 3 milliards et demi de dollars en fait on a l'impression que c'est un petit peu comme la Big Pharma avec les biotech qui a des grands groupes de défense intégrés qui cherchent de l'expertise qu'ils n'ont peut-être pas forcément dans des groupes super pointus qui développent des technologies super pointues et qui n'ont peut-être pas forcément la taille critique donc ça a profité à Exel Technologies ça profite à d'autres groupes du côté des Etats-Unis Charles là-dessus secteur de la défense aux Etats-Unis parce que vous suivez surtout Wall Street quand même est-ce qu'il vous plaît ou pas ?
Ouais ouais il y a quelques trucs qu'on a regardés mais le type à suivre sur ce secteur qui est assez alors c'est pas coté mais il est quand même assez intéressant c'est Palmer Lucchi le type qui vient du domaine du jeu qui a monté Enduril qui est une des plus grosses boîtes non cotées sur la défense et qui amène une façon de réfléchir enfin qui amène une logique plutôt à la Musk dans une industrie qui était jusque-là un truc de gens plutôt avec un profil plutôt gouvernementaux où on suit les process et qui Enduril va faire pour la défense ce que SpaceX a fait vis-à-vis de l'espace donc ça c'est assez intéressant c'est pas coté encore mais le jour où c'est coté ça a Palmer Lucchi puis vous verrez la tête qu'il a il vous plaira beaucoup il a une barbiche avec Idoard je sais pas 35 ans une barbiche avec un bouc et des chemises à voyenne tout le temps c'est un type assez amusant entre Wall Street et l'Europe voilà entre les deux rives de l'Atlantique vous choisissez laquelle pour le deuxième semestre voilà on va au-delà de la situation géopolitique qui effectivement inquiète les marchés ce soir deuxième semestre qui sera européen ou toujours américain ?
On aime bien l'Europe aujourd'hui dans les conditions actuelles ça a été un des marqueurs du premier semestre elle a pas mal sous-performé l'Europe en tout cas dans la première partie du conflit en particulier et là la question se pose là où finalement il y avait une forme de consensus autour de la surperformance de l'Europe cette année les planètes étaient un petit peu alignées avec beaucoup de croissances bénéficiaires du stimulus fiscal en Allemagne une inflation qui était revenue à des niveaux corrects la déception du premier semestre et de cette sous-performance amène un questionnement est-ce que finalement ces fondamentaux ces raisons pour évoquer en début d'année sont-elles toujours valables aujourd'hui ?
De notre point de vue elles le sont dans un scénario de désescalade au Moyen-Orient en particulier mais c'est vrai que dans ce scénario-là on continue de voir beaucoup de croissances bénéficiaires en Europe on commence aussi à comprendre que finalement le stimulus allemand n'a pas encore complètement effet dans l'économie on sait qu'il est en retard de déploiement en particulier sur la défense sur l'infra mais pas que et que dans ces conditions au second semestre on pourrait commencer à voir à sentir les effets de ce stimulus et puis c'est vrai qu'il y a les arguments valorisation les valorisations elles sont quand même beaucoup moins exigeantes qu'aux Etats-Unis donc dans un contexte où on peut peut-être diversifier son portefeuille mettre plus de cycles plus d'industriels moins de tech à des niveaux de valo moindres finalement la photo Europe à l'instant T elle est plutôt attractive le grand point d'intention ici ça va être ce qui va se passer sur l'Iran si on est reparti dans la Z19 d'escalade à même cause probablement même effet
mais aux Etats-Unis qui bat des records cette semaine c'est pas le Nasdaq c'est le Dow Jones c'est le Russell 2000 aussi c'est-à-dire que si on veut diversifier se décorréler alors c'est difficile maintenant de se décorréler de la tech parce qu'elle est de plus en plus présente partout quand même mais voilà diversifier il y a de quoi faire aussi aux Etats-Unis en l'occurrence Charles nous parlera peut-être dans un instant de grandes valeurs américaines qu'il aime bien parce que lui il n'aime pas la tech en tout cas les grands de la tech il ne les aime pas alors il nous expliquera comment il diversifie tout en restant à Wall Street mais est-ce que vous-même comment Antoine ?
Il préfère les frites les oeufs j'ai une boîte d'oeufs je me souviens de la boîte d'oeufs d'ailleurs il faudra qu'on apporte ah bah oui on va le faire dans un instant les oeufs vous diversifiez comment à part en Europe et puis tout à l'heure on parlera de secteur en Europe mais à part en Europe est-ce que c'est possible par Wall Street est-ce que par les émergents aussi ?
Ouais donc au-delà de la considération géographique c'est une considération sectorielle je l'ai dit dans un marché où finalement l'inflation et les taux d'intérêt pourraient refluer avec la baisse de l'énergie où il y a du stimulus et de la croissance bénéficiaire à les mettre du cycle dans le portefeuille c'est plutôt attractif donc ça peut être à travers des industriels y compris aux Etats-Unis celles qui peuvent être aussi potentiellement impactées par l'IA dans le bon sens du terme ça peut être à travers des secteurs qui sont moins affectés par cette thématique plus affectés par le potentiel baisse de taux d'intérêt baisse des prix de l'énergie donc c'est vrai que l'Europe en a plus en proportion donc elle est plus diversifiée de ce point de vue-là mais on trouve aussi des idées aux Etats-Unis et puis dernière idée aussi autour des défensives qui ont beaucoup sous-performé un secteur comme la santé par exemple qui a entamé une forme de rebond à des niveaux de valo qui sont au plancher ça aussi ça met de la diversification dans le portefeuille
et qui lui pourrait bénéficier de l'IA en plus ce secteur-là pour le coup on entend beaucoup parler Charles comment est-ce que vous diversifiez-vous plutôt que les locomotives enfin non les Ferrari de la tech les fusées tech comment vous faites ?
Non mais c'est un truc génial dans les marchés d'aujourd'hui par contre quand vous êtes stock picker c'est un niveau de dispersion qu'on n'a jamais vu vous êtes au plus haut degré historique en termes de dispersion donc pour le coup dès que vous ne regardez pas les trucs parce que le flux dont on parlait sur le positionnement tout à l'heure ce levier ce flux il est dans les mêmes stocks pour tout le monde ce qui n'a pas toujours été le cas ce n'était pas le cas en 2021 là tout le monde achète les mêmes stocks dedans les 10-15 stocks qui font la pluie le beau temps ça veut dire que vous n'avez plus personne ailleurs et donc vous tombez sur des valos qui sont enfin qu'on n'a jamais vu sur je ne sais pas Accenture ça doit être traité à 10 de PE par exemple donc alors on dit ok ça va être ça va être impacté par l'IA mais 10 de PE c'est très très peu cher je parlais avec un vieux gérant européen qui a un des meilleurs tracks en Europe qui me disait qui était un peu moins orienté sur les marchés là parce qu'il s'était un peu écarté des marchés qui me dit je reviens je reviens je m'en occupe parce que là c'est des marchés extraordinaires on peut faire beaucoup de choses donc il y a vraiment beaucoup d'opportunités parce que quand tout l'argent est d'un côté vous en avez moins de l'autre et donc ça devient des opportunités très bien alors il faut bien calibrer la taille de ces positions parce que ça peut rester volatile et bouger mais par contre il y a des opportunités qu'on n'a pas vues pour le coup depuis des années d'accord Accenture pour vous il y a un risque existentiel quand même sur ce type de boîte mais vous êtes prêt à prendre ce risque vous assumez qu'il y a un risque ou vous dites non le risque c'est des marchés qui font baisser le titre et c'est de vendre je pense que je pense que il y a un prix pour tout et que le prix que vous avez Accenture ne va pas disparaître demain c'est pas non plus ok il y a des boîtes de soft qui vont disparaître il y avait l'exemple je ne sais pas si je voulais citer c'est la boîte qui faisait les Veralia la boîte qui faisait tous les systèmes de péage de péage et de paiement d'amende pour un vice donc la boîte qui a un seul produit qui vend à trois clients et qui leur prend une marge exponentielle ceux-là à un moment ils se font dézinguer mais Accenture c'est quand même un gros machin dedans donc ceux-là c'est plus compliqué à attaquer d'autres idées pour essayer de diversifier les portefeuilles ou voir les décorrélés de la tech alors je ne sais pas il y a ceux qui veulent effectivement au contraire choisir des valeurs qui bénéficieront le plus de l'IA il y a le secteur de la santé dont on en parlait et puis ceux qui disent oui oui c'est bien de chercher les secteurs pas tech qui vont bénéficier de l'IA mais on n'est jamais sur l'avenir donc mieux vaut décorréler de cette intelligence artificielle et des thématiques associées le problème c'est que la tech est aujourd'hui un peu partout donc je regarde moins dedans après j'essaie de et c'est vrai que c'est un univers compliqué pour donner un exemple qui m'a beaucoup marqué est-ce que vous connaissez Snowflake oui bien sûr donc qui a été monté par les français on n'a pas 50 000 français qui ont fait des boîtes de cette taille Snowflake ça valait 170 dollars avant la publication des résultats fin mai et le patron de Snowflake c'est un hollandais un gars assez dans le dur qui s'appelle Slootman que j'aime bien c'est pas un mec marrant il dit moi je suis en Californie tout le monde s'embrasse tout le monde sait bien moi dès que je parle à un mec 5 minutes il se sent pas très bien donc vous voyez un peu le style et donc lui il vendait des actions il vendait des actions qu'il détenait à 170 dollars 15-20 millions il vendait régulièrement et quand l'action a pris plus 40% le lendemain des résultats fin mai lui il est arrivé et il a vendu par ticket de 50 millions voilà tous les jours enfin tous les 3-4 jours il a vendu 50 il a vendu pour 2-300 millions en 15 jours la semaine dernière vous avez le fondateur français d'Ageville qui a vendu lui-même pour 50 millions vous vous dites tiens c'est marrant parce que ça c'est quand même parce que le marché vous dit Snowflake c'est un bénéficiaire de l'IA donc la valo c'est 20 fois les ventes 20 fois les ventes c'est quand même total n'importe quoi on est d'accord mais le marché vous dit ça c'est bien on la valorise à ce prix-là et des gens qui ont géré cette boîte qui ont monté cette boîte pendant des années tous les gens tous les jours ils arrivent et disent tiens le marché moi je te donne mes actions j'en veux plus donc c'est pas simple il n'y a pas de vue simple dedans mais en même temps vous avez dans l'autre sens des boîtes où vous vous dites tiens là pour le coup le marché a tellement poussé ces boîtes dans l'autre sens et les gens sont tellement partis que c'est des opportunités qu'on aura du mal à retrouver Adobe ça me paraît intéressant aussi à ces prix-là je vous demande comment se décorréler ou se diversifier de la tech et vous ne me proposez que des valeurs tech depuis tout à l'heure vous pensez que vous nous emmèneriez dans les oeufs le portefeuille qu'on a dans le fond hier je crois qu'on avait on a 25 lignes on avait 24 vertes 24 positives dans un truc où la nouvelle c'était les marchés ont peur de l'Iran et baisse donc vous avez des gros mouvements de flux derrière les indices quand vous dites le Russell a fait ça ou le S&P a fait ça mais en réalité c'est quelques valeurs qui tirent haut et il y a une telle dispersion ça on ne la voit pas dans ces chiffres ce qui est incroyable c'est que par exemple sur la séance d'hier le Nasdaq a perdu 2% alors que les 7 magnifiques progressaient parce que ce sont les semi-conducteurs qui reculaient hier et les semi-conducteurs ont pris beaucoup de poids dans le Nasdaq donc maintenant si vous voulez vous décorréler du Nasdaq vous achetez les 7 magnifiques avant il y a quelques mois c'est Anthony Bondin de Zone Bourse qui l'écrit ainsi il y a quelques mois on n'aurait jamais pensé pouvoir dire un jour les 7 magnifiques permettent de se décorréler du marché là c'est ce qui s'est passé hier elles ont fait bande à part en progressant alors que le reste du marché reculait Raphaël
c'est la grosse rotation qui est en cours depuis quelques semaines au-delà de l'infrastructure IA au-delà des vendeurs de pelles vers donc effectivement autre chose donc première autre chose c'est ce qu'on vient de dire le cycle, les industriels on peut penser aux bancaires aussi tout ça c'est effectivement des secteurs qui bénéficient de cet environnement macro on va dire plus favorable puis deuxième rotation c'est au-delà de l'infrastructure IA dans celles qui financent l'infrastructure IA ces fameuses hyperscalers si on regarde par exemple les écarts de performance on était arrivé à des points assez extrêmes l'indice SOX américain des semi-conducteurs aux Etats-Unis est à plus de 80% de performance sur l'année les hyperscalers c'est 3-4% sur l'année donc là effectivement on est sur des écarts et cette rotation elle a lieu on verra si les nouvelles du jour peuvent l'handicaper et ça fait partie aujourd'hui des nouveaux équilibres de marché
Wall Street donc en baisse aujourd'hui mais moindre que les marchés européens on est à 10 minutes de la clôture ici en Europe on accélère dans cette séance vers la clôture et on perd de plus en plus de terrain malheureusement le CAC perd 2,3% désormais 8 240 points avec un baril haut presque à 81 79,95$ à ça dans l'instant 79,95$ pour le baril de Brent Donald Trump qui s'est donc exprimé il y a quelques minutes en annonçant que l'Iran vivrait une nuit difficile avec donc sans doute de nouveaux tirs américains sur l'Iran des bombardements il y en a déjà eu la nuit dernière il dit que les Etats-Unis même si un accord finissait par être conclu avec l'Iran n'aurait plus confiance dans la durée la durabilité de cet accord voilà ça c'est assez incroyable qu'il dit cela il annonce également que les Etats-Unis pourraient à nouveau instaurer un docus total sur les navires iraniens donc baril de Brent qui revient vers les 80 on y est quasiment Total Energy en Profit seule hausse du CAC plus 2,3% Stellantis en revanche et Lanterne Rouge moins 6 on a Kering aussi en baisse et même L'Oréal qui a pourtant décroché avec un an d'avance la licence exclusive sur les produits Gucci pour 50 ans d'ailleurs ça devait arriver un an plus tard finalement L'Oréal obtient cette licence exclusive avec un an d'avance c'est une bonne nouvelle pour L'Oréal mais le titre recule quand même emporté par la baisse du marché à moins de 2,3% on en parle avec Raphaël Thuin et Charles Monod ce soir les minutes de la Fed ah ce sera les premières de l'ère Kevin Walsh ça changera quelque chose que ce soit les premières de l'ère Kevin Walsh ou pas enfin oui ils souhaitent communiquer le moins possible du coup est-ce que même les minutes pourraient en être affectées Raphaël ?
On est à l'affût de la moindre information venant de cette Fed parce qu'effectivement la communication a été très clairement diminuée très spectaculairement diminuée d'ailleurs Kevin Walsh l'assume très bien Kevin Walsh veut laisser les marchés analyser la donnée eux-mêmes ne souhaite pas que les marchés soient guidés de manière excessive par la Fed et dans ces conditions c'est assez frappant de voir le peu de communication qui est faite je ne sais pas si vous avez écouté Sintra il a passé une heure à ne pas répondre aux questions en disant que des comités étaient en place pour étudier les différents sujets et que de toute façon c'était au marché de se faire un avis donc finalement on est balancé entre l'idée que oui il y aura assez peu d'informations à venir de la part de la Fed d'une part mais d'autre part essayer en soulevant le capot de comprendre un petit peu cette fonction de réaction de la Fed et dans quelle mesure l'arrivée de Kevin Walsh change un peu la dynamique au sein de la Fed
Vous suivez ça les annonces monétaires quand il n'y en a pas quand il y en a je veux dire quand il y a des décisions à la hausse soit la baisse sur les taux j'imagine mais quand il y a des statu quo ou des rapports comme ça des comptes rendus les minutes ce soir c'est important pour vous en tant que gérant Charles ?
Non parce que enfin c'est pas que c'est pas important mais c'est que c'est compliqué de prendre des positions en fonction de donc ça parce que c'est très compliqué d'avoir en fait en tant que gérant ou en tant que sur les marchés vous cherchez à avoir un avantage par rapport aux autres pour avoir un avantage en lecture les minutes de la Fed c'est compliqué en plus on a quand même aujourd'hui une Fed avec quelqu'un nommé par Trump qui est quand même un président qui a un style particulier donc c'est encore plus compliqué de savoir vraiment ce qu'il va ce qu'il peut faire ou ne pas faire au-dedans enfin on sait que tout est possible Vous suivrez plutôt les publications alors la semaine prochaine les banques américaines vont commencer à publier en Europe aussi on aura les toutes premières publications sur le CAC 40 qu'est-ce que vous en attendez de cette saison de publication ?
Nike a déjà publié et ce qui nous a frappé c'est que vous savez l'administration Trump a dû rembourser les droits de douane après la décision de la Cour suprême aux entreprises il y a des premiers remboursements qui sont arrivés ils ont mis ça dans leurs résultats ce qui a fait gonfler les bénéfices grâce au remboursement des droits de douane qui n'auraient pas dû être imposés on va beaucoup voir ça dans cette saison Charles ?
Je ne sais pas moi je pense qu'il serait temps qu'Eliot Hill le nouveau boss de Nike se barre en fait parce qu'il est venu essayer de redresser les choses il n'a redressé rien du tout les ventes en Chine sont catastrophiques et c'est une tellement triste histoire Nike était une super boîte montée par un passionné de course dès le début qui était Finlande qui a toujours été là-dedans et c'est sidérant de voir qu'on faisait une personne qui tout à coup arrive et qui s'en fout un peu en fait qui était le patron de Nahue là qui est arrivé pendant le Covid et qui a dit on va passer tout digital et on s'occupe c'est-à-dire qu'il perd le côté que disait le patron d'Intel il faut être paranoïaque pour survivre et en fait dès qu'il perd ça de vue et que ça devient un peu genre on fait du business et on vend des baskets et on s'en fout tout à coup la boîte perd son image perd sa marque et après c'est tellement compliqué de rattraper et de revenir c'est triste de voir cette boîte-là à ce niveau-là oui et vous n'êtes pas prêt à la racheter là parce que pour le coup c'est pas cher mais pour le coup on en avait fait un trade on est ressorti un peu au même niveau quelques mois après parce qu'on n'était pas convaincus par ce qu'ils disaient et le chiffre ça devait être vers les 70 dollars ça vaut 40 et quelques aujourd'hui et c'est très compliqué de les voir revenir d'accord la Chine était un énorme vecteur qui s'est effondré d'ailleurs tous les gens qui sont actionnaires d'Apple devraient quand même se poser la question sur l'impact si jamais il arrivait à Apple ce qui arrive à Nike en Chine en fait si un jour les Chinois sortent un téléphone qui trouve nettement mieux que l'iPhone et que tout à coup ils se mettent tous à acheter ça plutôt que l'Apple ça va faire un gros impact dans les comptes d'Apple pour l'instant Apple compte faire appel aux acteurs chinois des puces mémoires on savait qu'il y a les acteurs coréens bien sûr très connus Skyning, Samsung mais Apple compte faire appel aussi aux mémoires chinoises donc pour le coup ils comptent bien continuer de tirer profit de la Chine avec peut-être une façon de limiter la hausse des coûts des iPhones etc.
parce qu'il y a une telle hausse des coûts des coûts des tels goulots d'étranglement sur les cartes mémoires face à l'incroyable demande de l'IA que les prix s'envolent mais les produits chinois sont sans doute moins chers et donc là Apple est en train de s'orienter vers les produits chinois qu'est-ce que vous attendez vous Raphaël de cette saison de publication ?
ça sera intéressant à écouter on s'attend à une très belle saison ça a été le cas ces derniers trimestres on est très optimiste sur l'année 2026 on parle d'une croissance à deux chiffres peut-être même supérieure à 20% par exemple aux Etats-Unis en termes de croissance bénéficiaire à deux chiffres en Europe donc on ne s'attend pas à ce qu'il y ait une forte inflexion a priori une forme de continuation au premier trimestre les entreprises avaient été très prudentes dans leur perspective on était en plus plein guerre de l'Iran avec l'Iran et donc il y avait une volonté d'être assez prudent sur les perspectives une incertitude sur l'énergie on peut imaginer on peut espérer que là cette fois-ci les perspectives soient plus positives soient un petit peu plus transparentes aussi on est un peu plus en mesure de se projeter qu'on allait être au premier trimestre donc sur le contenu de la saison de résultats il n'y a pas trop d'inquiétude la vraie problématique c'est la réponse du marché comment le marché va réagir dans quelle mesure le marché a déjà anticipé cette saison de résultats entre la dernière et celle d'aujourd'hui le S&P est plus haut de 1000 points quand même et face à ça aussi on commence à voir effectivement des réactions de marché qui ne sont pas toujours en ligne avec les fondamentaux et c'est vrai que les nouvelles venant du marché de la mémoire hier en Corée par exemple ont été assez remarquables il y a des annonces de résultats qui ont été excellentes et on a vu les cours baisser assez significativement donc une forme de dichotomie entre ce qui a été affiché et la réaction de marché donc c'est peut-être ça le risque davantage qu'une photo fondamentale qui soit peu satisfaisante c'est le risque qu'un marché qui est finalement un petit peu trop anticipé c'est résolu
à suivre aussi cet été les taux japonais qui sont toujours très très élevés et le Yen sur un plus bas de 40 ans face au dollar ça peut être un facteur également important pour la suite Charles donc cette société qui fabrique des oeufs c'est ça ? Vous investissez aussi dans les oeufs à travers Wall Street ? Vital Farm ouais c'est un dossier marrant ça il a 10 millions de poules il a 10 millions de poules en sous-traitant c'est volatile il faut y aller mollo on s'est fait secouer un peu mais c'est un dossier que j'aime bien Pourquoi ? Pourquoi les oeufs ? Vous voyez une dynamique favorable ?
Bah ouais c'est pas mal d'abord l'oeuf on a tous besoin d'oeuf on n'a pas des petits oeufs au plat le matin Guillaume Non mais aux Etats-Unis c'est important Maintenant c'est bon C'est important pour le secteur ça C'est vrai qu'une journée américaine démarre toujours par un bon oeuf souvent il y a de l'oeuf dans l'assiette au petit déj Messieurs on est à 3 minutes de la clôture ici en Europe on va la vivre avec Antoine bien sûr dans un instant on entre d'abord dans la data room Chaque chiffre que vous allez nous livrer l'un et l'autre vaut l'infini Charles et Raphaël êtes-vous prêts ? Vos datas sont-elles prêtes ?
Ready Allez on va démarrer avec Charles votre chiffre plus 65% Oui plus 65% c'est la croissance du volume fait par les particuliers aux Etats-Unis sur les 6 premiers mois de l'année et en plus quand on regarde ce graphique enfin quand on regarde ça mois par mois en fait c'était donc très fort tous les mois jusqu'à avril et mai et juin sont genre 50% au-dessus donc ça il faut quand même en tenir compte c'est à mis à part les fondamentaux les taux les taux l'inflation ce que dit Trump ou pas l'Iran etc vous avez plein de gens qui mettent énormément d'argent sur les marchés aujourd'hui donc quand tout le monde est acheteur si à un moment tout le monde décide de devenir vendeur il n'y aura plus grand monde pour venir en face ça c'est quand même des signaux et on a ça sur l'ensemble de tous les paramètres de flux et de positionnement des marchés US sur les marchés d'options sur les produits à levier sur tout ça vous avez des courbes qui sont toutes paraboliques les volumes traités par les particuliers américains en mai-juin ont augmenté de 65% non 65% sur le premier semestre donc mai-juin ça doit être genre 90% ah oui d'accord c'est spectaculaire mai-juin c'est juste là c'est pas des vieilles stats Raphaël votre chiffre votre data ce soir 82% de quoi s'agit-il ?
82% c'est sur l'année la proportion de la performance du S&P et des indices américains qui a été générée par l'infrastructure IA les vendeurs de pelles les semi-conducteurs et le matériel technologique on en a un petit peu parlé ensemble effectivement cette concentration de la performance tirée par l'IA et par cette infrastructure IA ça a été le facteur numéro 1 de marché au premier semestre et la question qui va se poser au second c'est qu'en est-il de la suite va-t-on continuer à avoir cette forme de rotation est-ce qu'avoir un marché qui est tiré par un seul risque un seul facteur de risque est-il quelque chose d'imaginable sur la durée probablement pas nous on est plutôt porteur de cette idée que le leadership de performance il puisse se diversifier on a parlé d'Europe on a parlé de cyclique l'Europe de ce point de vue là a une statistique intéressante aussi la technologie et ces mêmes vendeurs de pelles sont effectivement les premiers contributeurs de la performance au premier semestre mais là aux Etats-Unis c'est 82% de la performance en Europe c'est seulement 37% donc la diversification pour le second
merci à tous les deux Volatar trouvé aussi en podcast et replay Raphaël Thuin pour TQO et Charles Monod pour Monocle Asset Management étaient nos invités ce soir bonne soirée à tous les deux bon retour bon été puisqu'on se revoira sans doute pas avant votre départ en vacances on vous les souhaite très bonnes vos vacances à bientôt merci Guillaume bon retour le CAC 40 perd 2,2% dans un instant la clôture avec Antoine à tout de suite sur BFM Business BFM Bourse la clôture de la Bourse de Paris cette clôture en baisse le CAC 40 recule de 2,2% ce soir donc une baisse plus importante que la moyenne des marchés européens d'ailleurs l'Eurostock 50 lui perd un peu moins de terrain moins 1,8% pour l'Eurostock 50 les plus fortes baisses ce soir Société Générale perd 5,8% en clôture on a une forte remontée des taux obligataires quand même il faut le dire le répéter avec la hausse des cours du pétrole les taux obligataires aussi remontent le 10 ans français à 3,8% ce soir le 10 ans allemand lui signe une 8ème séance de hausse d'affilée 10 ans allemand à 3,09% on a aussi parmi les valeurs à surveiller à la hausse cette fois grâce au pétrole pour le coup Total Energy plus forte hausse plus 2,3% et puis Valourec Valourec qui annonce en plus un rachat d'action à hauteur de 110 millions d'euros et bien ce titre Valourec récupère en ce moment 3,2% Romain Dobry est avec nous depuis les bureaux de Bourse Direct rebonsoir Romain quel signal on voit cette clôture du CAC 40 qui signe une baisse assez nette alors c'est pas la plus forte baisse en Europe Madrid a perdu 3% par exemple le DAX a perdu comme le CAC moins 2,2% mais enfin voilà on est parmi les plus fortes baisses quel signal ça envoie ?
Alors Romain on a perdu le son on va essayer Romain de rétablir le son parce que c'est vrai que si vous parlez mais qu'on peut pas vous entendre ce sera compliqué pour nos auditeurs pour noter les spectateurs à la limite ça peut être marrant on vous voit parler on vous entend pas un peu mode ventriloque mais maintenant que le son est rétabli je sens que ça va mieux le faire Romain donc quel signal envoie cette clôture
C'est mieux avec le son pas un bon message évidemment on ouvre surtout les grands indices avec des gâts baissiers on a testé pendant la séance des niveaux d'alerte qu'on enfonce on baisse en plus avec des volumes importants près de 5 milliards sur l'indice CAC 40 on déplorait cette construction peu étayée sur la plupart des grands indices européens dans le rebond récent notamment sur l'indice Eurostox vous voyez cette divergence et cette grosse complaisance donc on clôture autour au proche de niveau d'alerte il faut rapidement réintégrer ce niveau de 8259 points sur l'indice CAC 40 6202 sur l'indice Eurostox et pour invalider des mouvements de baisse complémentaires qui pourraient être de l'ordre de 4% à 5% sur l'indice Eurostox quand même on voit des dégagements sur pas mal de titres qui commençaient à reconstruire en dehors effectivement des valeurs pétrolières il n'y a pas eu de très bons signaux si on veut voir des messages plus positifs du côté de la tech américaine et notamment des valeurs comme Micron on a atteint des cibles baissières dans un mouvement de consolidation donc on est évidemment lié pour l'instant à ce contexte géopolitique et puis on attend beaucoup la saison des publications à venir donc on s'attendait à des dégagements à un peu de volatilité cette semaine qui est plutôt creuse en amont des publications il va falloir réagir relativement vite
vous nous accompagnez Romain jusqu'à 18h on va refaire la séance avec nos experts qui viennent tout juste de s'installer ils vont vous proposer leurs valeurs pépites aussi pour la suite c'est parti BFM Bourse on refait la séance Antoine oui juste un petit truc 4,6% pour le 10 ans américain ça y est on y est donc on attend une déclaration de Trump sur ouais non mais en fait ça va super bien avec l'Iran on l'espère parce que c'est généralement la cote d'alerte également du côté du pétrole vu qu'on est proche des 80 dollars pour le Brent 3,8 pour la dette française parce qu'on est dans le sillage 3,09 pour le 10 ans allemand donc ça va être clairement le mouvement à suivre ces prochaines semaines Cécile Aboulian est avec nous l'Invest Securities bonsoir Cécile bonsoir Guillaume et en fil rouge depuis 16h tout à l'heure Thibaut François pour Face à Capital rebonsoir Thibaut rebonsoir Guillaume et merci pour votre disponibilité également ce soir donc Total Energy profite bien sûr du rebond des cours du pétrole on est quasiment à 80 dollars 79,80 dollars Total Energy gagne 2,3% alors évidemment c'est un mouvement d'un jour mais quelle vision fondamentale vous avez sur le potentiel de Total Energy Cécile ?
Oui c'est vrai qu'il ne faut pas regarder forcément la valeur à court terme même si à court terme effectivement la volatilité sur les prix du pétrole la hausse des prix du pétrole va jouer favorablement sur les résultats de Total Energy on l'a vu sur le premier trimestre on le verra fin juillet certainement sur le deuxième trimestre Total Energy bénéficie d'une hausse de ses prix et a réussi à également compenser une baisse de ses volumes sur la partie Moyen-Orient en augmentant sa production au Brésil donc l'un dans l'autre elle a réussi largement à profiter de ce conflit au Moyen-Orient effectivement si l'embrassement renaît à court terme c'est une bonne nouvelle pour Total Energy et à plus long terme c'est un groupe énergétique qui a réussi à se diversifier donc on est aussi favorable sur la valeur d'autant plus qu'elle est revenue sur des niveaux après avoir retracé justement sur ses plus hauts au cœur du conflit avant la signature du cessez-le-feu elle est revenue sur des niveaux de valorisation qui sont proches de ses moyennes long terme elle est autour de 7 fois elle se paye environ 7,2 fois son PE ce qui est à peu près sa moyenne sur 10 ans
Total Energy donc oui vous êtes plutôt favorable et Thibaut aussi Thibaut il y a unanimité là sur Total Energy ce soir au-delà de la séance du jour parce qu'évidemment un point ne fait pas une tendance durable mais on a une hausse du pétrole Total en profite très bien au-delà de la séance du jour vous êtes aussi positif que Cécile oui tout à fait je suis en phase avec Cécile les fondamentaux sont bons sur Total donc malgré la hausse même s'il y a une belle hausse du cours du brut c'est pas ça qui va changer radicalement les choses sur le dossier il y a un effet domaine certes qui est important on l'a vu sur le T1 le T2 risque d'être très très bon sur Total et c'est vrai que si les courses sont encore assez dynamiques sur la deuxième partie de l'année on risque d'avoir encore des résultats extrêmement bien orientés sur le dossier Total il faut rappeler que le cash flow généré par Total est assez impressionnant et ils ont tendance à être on va dire à en donner largement aux actionnaires donc que ce soit en rachat d'action ou en dividende donc c'est vrai que ça fait partie des acteurs qu'on aime bien sur le secteur de la production de pétrole Romain d'un point de vue graphique au niveau actuel après la hausse ce soir comment vous voyez la suite à court terme ?
Il s'est passé aujourd'hui il faut dire que Total avait déclenché un signal baissier le 15 juin on est allé chercher la cible baissière le 2 juillet et depuis on rebondit au-delà d'un support clé c'est 67-18 donc il faut absolument préserver ce niveau mais tant qu'on est au-delà on peut envisager un rebond et une poursuite en direction des plus hauts récents au moins attention sous 77-18 on pourrait accélérer un peu c'est 62-78 le support suivant
Autre valeur dans le secteur qui a bien profité aujourd'hui aussi de l'annonce de rachat d'action c'est Val Ourey qui annonce donc un programme de rachat d'action de 110 millions d'euros Cécile 3% de hausse Val Ourey ce soir encore mieux que Total Energy
Oui et puis cette annonce elle va au-delà d'un retour aux actionnaires en termes de dividendes ou de rachat d'action ça vient aussi corréler des exercices de BSA qui avaient été émis en 2021 et qui impliquent une dilution forte auprès des actionnaires donc ce rachat d'action c'est aussi le signal auprès des actionnaires que déjà le pari a été transformé en 2021 effectivement il y a eu des compensations de créances avec des attributions de BSA qui ont toutes été exercées des actions qui pouvaient être rachetées à un prix de 10,10 euros donc elles ont toutes été exercées donc le parcours de Val Ourey a permis d'atteindre ce prix-là et a permis donc aux porteurs de ces BSA de pouvoir exercer de l'autre côté la société empêche ses porteurs de nouveaux titres à 10,10 euros de les vendre sur le marché avec une belle plus-value en se positionnant en tant qu'acheteur donc ça va au-delà du rachat simple dont on a l'habitude qui est celui d'acheter et d'annuler les titres là ça se fait dans un contexte un petit peu plus complexe où il y avait déjà beaucoup de dilutions donc les signaux sont positifs pour Val Ourey
Romain Valourec graphiquement quel profil vous lui trouvez ?
Même constat pour Total on avait une petite structure de retournement de consolidation dans un mouvement haussier on est allé chercher la cible on réagit sur ce gros support à 19,76 il faut absolument le préserver pour l'instant c'est un début de réaction on n'a pas encore de structure de retournement à la hausse mais du mieux sur un gros niveau de support donc effectivement retour en direction des sommets c'est le scénario à privilégier tant qu'on est au-delà de 19,76
Une valeur en forte baisse on parlera de Total de L'Oréal ça finit par Al aussi L'Oréal dans un instant qui s'offre la licence exclusive des produits Gucci avec un an d'avance c'est quand même une bonne nouvelle pour L'Oréal mais d'abord Vivendi Thibault elle est pour vous celle-là forte baisse moins 11,5% Vivendi la cour d'appel de Paris estime que Vincent Bolloré et Bolloré SE ne contrôlent pas Vivendi donc les spéculations sur une éventuelle OPA s'effondrent aujourd'hui moins 11,5% quel regard vous portez ? On imagine qu'il est plutôt défavorable désormais ?
Bah écoutez oui à court terme effectivement il ne va pas se passer grand chose sur le dossier Vivendi donc on va revenir entre guillemets aux fondamentaux sur le dossier il y a eu beaucoup de spéculations ces dernières semaines pour effectivement avoir une OPA sur le dossier bon techniquement le groupe Bolloré a moins de 30% du capital de Vivendi donc si on respecte les textes effectivement la cour d'appel va dans le sens du groupe Bolloré nous on n'a pas d'incidence ou en tout cas on n'a pas franchi les 30% du capital donc pas d'obligation danser l'OPA ça semble assez logique dans le fond donc c'est vrai qu'à court terme il ne va pas se passer grand chose sur le dossier Vivendi en tout cas avant les prochains publications On parle d'OPA donc moins de primes moins de spéculations sur l'OPA autour du 20 donc le titre recule fortement il y a beaucoup d'OPA sur le marché par contre beaucoup de mid-cap qui se font racheter notamment Cécile cette semaine Voyageurs du Monde dont on a appris le retrait de la cote à venir après l'OPA il y a Pierre et Vacances il y a Eden Raid j'en oublie il y a EasyJet aussi qui est sur le point on a accepté une offre de Castle Lake il y en a beaucoup des groupes cotés comme ça qui font l'objet d'OPA et qui vont sans doute quitter la cote est-ce qu'à la fin il restera que les valeurs les moins attractives sur le marché parisien en tout cas dans l'univers des mid-cap celles qui n'auront pas réussi à séduire d'éventuels acquéreurs est-ce que vous craignez ça ?
En fait il faut se remettre un petit peu dans le contexte c'est-à-dire qu'en 2019 la réglementation change et on peut sortir les sociétés de cote à partir du moment où on détient 90% du capital et pas 95% donc on a vu une accélération des sorties de cote à ce moment-là on a vu aussi la baisse des valorisations sur les small-limit caps et on a vu un afflux de financement auprès des fonds ce qui fait ce qui est intéressant de regarder dans ces opérations-là c'est qui initie ? Est-ce que ce sont les fondateurs historiques les actionnaires historiques ? Est-ce que ce sont des fonds financiers externes ? Est-ce que ce sont des industriels externes ?
Et dans les exemples que vous citez assez récents ce qui est intéressant par rapport à 2025 où c'était plutôt équilibré entre les actionnaires historiques et les industriels et les fonds externes là en tout cas dans les exemples que vous nous citez il y a des fonds et des fonds qui considèrent que la cote est attractive aujourd'hui pourquoi ?
Parce que les valorisations ne sont pas très élevées et parce que les fondamentaux sont très bons mais il y a d'autres dossiers comme vous l'avez cité Voyageurs du Monde ou Poulaillon sont des dossiers qui ont été initiés la sortie est initiée par les actionnaires historiques par la famille et à des parce qu'à un sujet de liquidité parce qu'on n'a pas forcément besoin de la bourse aujourd'hui donc on préfère écrire une nouvelle histoire en dehors de la bourse et de se défaire des lourdeurs éventuelles
Et quelles seront les prochaines proies potentielles les prochaines cibles dans cet univers des small et mid-cap à la bourse de Paris d'après vous ? Est-ce que vous avez un nom en tête comme ça ?
On peut parler de side trade on dit que c'est un profil qui peut être intéressant qui ressemble à celui d'Esquer alors c'est une société qui se paye sur des multiples élevés mais Esquer a été sorti sur 70 fois son résultat net il faut regarder la taille du flottant est-ce que c'est compliqué ou pas d'aller chercher les 90% et l'intérêt et l'appel au marché donc voilà ça pourrait être un candidat
side trade Romain vous la sentez comment graphiquement side trade c'est une valeur que vous suivez ?
Oui on la suit effectivement c'est du mieux après un plongeon jusqu'au mois de février dernier on reconstruit régulièrement pour l'instant c'est on va dire canalisé entre deux bornes qui sont situées entre 151 et 183 ça reste du mieux mais il n'y a pas de structure de retournement explosive à la hausse détectée en tout cas graphiquement
Thibaut aussi va nous livrer une idée si cette multiplication des OPA sur les small et mid-cap se continuait quelles seraient les prochaines cibles d'après vous Thibaut est-ce que vous avez un nom comme ça qui vous vient à l'esprit sur le marché parisien ?
Oui on a les laboratoires de Boiron dans la partie homéopathie c'est un dossier sur lequel il y a un fonds de prévêt écoutique qui est rentré avec la famille Boiron ils ont essayé de sortir de bourse mais on va dire la prime n'était pas suffisamment importante à l'époque pour que l'OPR réussisse donc aujourd'hui il y a 15% de flottants surtout le laboratoire est en train de redettre de ses cendres donc ça marche très bien l'international les nouveaux produits qu'ils ont lancés on retrouve de la croissance et on retrouve surtout du cash flow et ça c'est extrêmement important et donc je pense que le cash flow va être suffisant pour que on va dire que le groupe en règle générale donc le fonds et la famille Boiron puissent sortir la société de bourse par exemple sous format FBO vu qu'il y a de cash et de cash flow donc je ne serais pas surpris de voir Boiron quitter la bourse dans les prochaines semaines Romain vous êtes notre détour sur chacune des valeurs graphiquement Boiron comment vous la voyez ?
Du mieux aussi on est toujours dans un très grand range c'est 20-29 mais à l'intérieur de ce range on s'est installé depuis quelques semaines maintenant depuis quelques mois maintenant depuis novembre 2025 au-delà de la médiane à 25-30 donc on accumule proche de la borne haute à 29,30 si on arrive à déborder ce niveau on devrait dupliquer la zone en question et aller chercher des cibles aux alentours de 38-40 qui sont des sommets qui datent de octobre 2023 donc c'est une accumulation en partie haute pour l'instant
et on va parler de l'Oréal dans un instant Antoine le CAC ce soir donc on rappelle la clôture a perdu plus de 2% on le rappelle 2,18% quasiment au plus bas de la séance 8252 points les volumes d'échange assez étoffés on n'était pas loin des 5 milliards d'euros dossier plus forte baisse Stellantis qui sombre loin sous les 5,469 euros en baisse de 5,8% Société Générale aussi qui a pesé lourd en perdant 5,8% 71,30 euros Total Energy plus forte hausse plus 2,32% 69,35 euros dans le siège des cours du Brut ça y est on a passé les 80 dollars sur le Brent et oui effectivement à l'instant on est à 80 dollars 13 sur le baril de Brent voilà on l'a vu venir ce baril de Brent à la hausse on y est pareil que les 4,6% sur le 10 ans américain Exactement 4,6 aussi voilà deux seuils franchis cet après-midi donc avec la reprise des hostilités en Iran on verra combien de temps cette reprise des hostilités dure ce soir des bonnes nouvelles pour L'Oréal L'Oréal obtient avec un an d'avance la licence exclusive des produits Gucci un accord de licence quand même exclusif de 50 ans on aurait pu penser que L'Oréal en profiterait et bien non il a été emporté comme le reste du marché par la baisse le titre L'Oréal perd quand même ce soir 1,9% c'est une super bonne nouvelle ou c'est un peu anecdotique pour L'Oréal d'après vous Cécile ?
Alors pour la stratégie de L'Oréal c'est une très bonne nouvelle et pour le positionnement des produits de Kering c'est une très bonne nouvelle aussi sur la masse effectivement de chiffres d'affaires de L'Oréal peut-être que c'est anecdotique mais d'un point de vue stratégique c'est intéressant de cette façon-là effectivement L'Oréal confirme son positionnement sa volonté d'adresser le luxe de façon plus affirmée et Kering prend le leader de l'innovation sur la cosmétique et la beauté ce qui lui permettra certainement d'être au-delà du luxe de proposer des produits innovants et qui vont peut-être donc séduire davantage encore les clients de ce segment-là en particulier
D'accord L'Oréal moins 2% Kering perd aussi 5% quand même ce soir mais c'est vrai qu'il y a la reprise des hostilités au Moyen-Orient donc on sait que le luxe a toujours été depuis le début de ce conflit en Iran assez fragile et exposé Thibaut même question L'Oréal donc cette licence exclusive de 50 ans qu'on savait qu'il devait avoir mais là ils l'obtiennent avec un an d'avance est-ce que ça change vraiment grand-chose ?
C'est une bonne news pour L'Oréal même pour Kering c'est pas une mauvaise news donc là Koti sort avec un an d'avance ils vont toucher une indemnité de 400 millions d'euros on va dire pour L'Oréal c'est une bonne nouvelle mais qui n'a rien à voir avec ce qui se passe au Moyen-Orient le problème c'est que l'impact Moyen-Orient est beaucoup plus important pour un Kering ou un L'Oréal aujourd'hui en tout cas à très court terme même si d'un point de vue stratégique et d'un point de vue fond c'est-à-dire d'un point de vue commercial et d'un point de vue opérationnel c'est effectivement une bonne nouvelle d'avoir 50 ans cette licence cette licence Gucci ça sera bon pour L'Oréal mais aussi pour Kering dans les prochaines années Kering à moins 5 comment vous l'expliquez ce soir Thibault c'est juste la baisse du luxe avec la reprise des hostilités au Moyen-Orient ou vous voyez d'autres éléments ?
Oui, en fait le dossier Kering il est un petit peu particulier alors le secteur a été mal donné aujourd'hui Kering encore davantage parce que Kering doit beaucoup prouver au marché elle avait beaucoup rebondi avec le changement de management qui était justifié d'ailleurs mais c'est vrai que le marché a un petit peu anticipé la reprise de Gucci et donc c'est vrai que maintenant on va regarder un petit peu les prochains publications on espère un petit peu mieux sur Kering pour reprendre le chemin de Laos mais tant qu'on n'a pas de reprise effective de la croissance organique ça sera compliqué de payer le plus cher sur Kering je pense que d'un point de vue coût effectivement je pense qu'ils ont vraiment fait le boulot en interne donc c'est vrai que les BPA devraient être un petit peu mieux orientés mais encore une fois c'est la croissance organique qui va être un petit peu le trigger sur le dossier Kering pour les prochaines publications Oui, Romain, L'Oréal, Kering à choisir tiens, on est dans le semi-luxe avec L'Oréal et dans le luxe avec Kering il faut choisir laquelle graphiquement ?
L'Oréal, clairement il y a quelques jours je voudrais pencher plus pour Kering mais là, le comportement récent est plutôt un comportement d'invalidation d'une réactivation haussière sur Kering alors que L'Oréal qui évolue sans tendance depuis un an ça fait depuis août 2025 qu'on est calé entre 342 et 398 mais sur L'Oréal même si on a des petits replis on accumule aussi en partie haute au-delà de ce support à 374 et on est plutôt proche d'une réactivation haussière même si elle n'est pas encore avérée donc il faudra dépasser 398 et dans ce cas-là on pourrait de la même façon toujours dupliquer le range par le haut et aller chercher une cible qui est située à 453 donc en termes de force relative de comportement les opérateurs préfèrent L'Oréal manifestement pour l'instant
Merci à nos trois experts Romain Dobry Bourse Direct Cécile Aboulian All Invest Securities Merci Cécile d'être passée nous voir ce soir et Thibaut François depuis Fastia Capital un grand merci à Antoine bien sûr aussi que vous retrouverez dans un instant pour le débrief de cette séance aux côtés de Stéphanie Collot le 18-19 à suivre le cas que ce soir a perdu 2,2% à Wall Street on est en baisse aussi assez marqué quand même le S&P 500 perd 1% le Nasdaq moins 1% aussi la baisse s'accélère un tout petit peu sur les marchés américains Bonne soirée à tous BFM Bourse vos placements nos conseils sur BFM Business