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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 15 avril 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeNumériqueTravail & emploi

Aleksandar Nikolic : "Menons une guerre contre le narcotrafic !" (CNEWS)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:34OuverteÉludée

    Quelle est la suite ? Est-ce qu'on va devoir aussi attendre le décès d'un nouvel agent pénitentiaire ?

  • 10:11OuverteRéponse directe

    Avez-vous des informations sur ce qui s'est passé dans le sud ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « On peut craindre qu'il s'agit de groupes liés au narcotrafic quand même, parce que pour avoir une telle puissance de frappe, c'est l'inquiétude qu'on peut avoir. »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « Vous savez, c'est beaucoup lié à la cocaïne. La cocaïne, ça vient de trois pays. La Bolivie, le Pérou et la Colombie. »
  • 1:30Invité politiqueFait
    « Quand je vois récemment qu'on signe un accord sur le Mercosur avec la Bolivie notamment et qui va accélérer les importations, »
  • 16:38Invité politiqueChiffre
    « M. Darmanin avait promis qu'il y aurait 100% d'OQTF respecté et que ça serait efficace dès l'année suivante. »
  • 16:40Invité politiqueChiffre
    « Il y a eu 6% d'OQTF respecté l'année suivante quand il était ministre de l'Intérieur. »
  • 16:44Invité politiquePromesse
    « Il a dit qu'il allait vraiment mener une grande guerre contre le trafic de cannabis dans les quartiers. »

Temps de parole

  • Invité26 %
  • Invité 219 %
  • Aleksandar Nikolic15 %
  • Invité 313 %
  • Présentateur12 %
  • Invité 48 %
  • Invité 57 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Alexandre Nicolique, c'est assez sérieux ce qui s'est passé cette nuit, parce que j'étais en train de faire le point sur les prisons qui ont été attaquées. Il y a donc Toulon dans le Var, Aix-en-Provence, Marseille, Valence, Nîmes, Luyne, Villepinte et Nanterre.

0:15
Aleksandar Nikolic

Oui, mais on ne sait pas vraiment qu'il y a ce groupe qui a l'air de revendiquer. On peut craindre qu'il s'agit de groupes liés au narcotrafic quand même, parce que pour avoir une telle puissance de frappe, c'est l'inquiétude qu'on peut avoir. Et ça nous rappelle ce que certains juges avaient pu dire récemment en disant qu'on est en train de perdre la guerre, notamment avec des risques de corruption, par exemple, des risques de violence, avec une réponse que l'on n'a pas encore aujourd'hui. Et ça touche déjà d'autres pays européens.

Je pense évidemment aux Pays-Bas et à la Belgique, où il y a eu des journalistes qui ont été tués, des témoins qui ont été tués, où l'État n'arrive plus à faire face. C'est ce qui fait dire aujourd'hui que c'est quasi un narco-État, parce qu'il y a une influence même politique. Donc face à ça, il va falloir qu'on s'arme, évidemment. Encore une fois, il faut rester prudent. Mais s'il s'agit au regard de ce qu'on peut avoir comme impression au regard de la puissance de frappe, il va falloir qu'on ait une réponse à la fois contre le blanchiment d'argent, une réponse sur des condamnations évidemment très fermes. Et puis il va falloir qu'on s'en prenne aux pays d'origine.

Vous savez, c'est beaucoup lié à la cocaïne. La cocaïne, ça vient de trois pays. La Bolivie, le Pérou et la Colombie. Il n'est pas possible aujourd'hui qu'on ne mette pas plus la pression sur la production locale sur ces trois pays. Quand je vois récemment qu'on signe un accord sur le Mercosur avec la Bolivie notamment et qui va accélérer les importations, on peut évidemment être inquiet sur également l'importation de cocaïne qui peut être liée à ça.

1:39
Invité

Mais ce qui est très étonnant, en fait, c'est le nombre de prisons qui ont été ciblées. Et c'est ça, puissance de frappe. Alors nos confrères du Parisien, eux, évoquent une autre hypothèse. Ils parlent de groupe d'ultra-gauche. Et donc en fait, pour l'instant, il y a ces deux hypothèses. C'est soit narcotrafic, soit ultra-gauche. Parce que le Parisien dit que certains sites anarchistes avaient diffusé des appels à s'en prendre aux prisons, vus comme un symbole d'oppression de l'État. Donc on est un peu sur les deux hypothèses alors qu'il est. Et on n'en choisit pas une. On attend les enquêteurs. Non, bien sûr, tout à fait. Non, mais vous avez raison, Karim.

En fait, quand on s'attaque à l'institution judiciaire, on s'attaque à des fonctionnaires, on sème la terreur. Et quand on sème la terreur, c'est quoi ? C'est le terrorisme. Ce sont des actes, il faut les qualifier d'actes terroristes parce qu'ils voulaient tuer des gens avec des kalachnikovs. Donc il faut le dire. Je n'ai pas les éléments d'information pour dire que c'est l'extrême-gauche ou que ce sont des trafiquants de drogue. De toute façon, c'est très grave. Que ce soit l'extrême-gauche ou des narcotrafiquants, c'est quelque chose de très grave. C'est la République qui est attaquée. C'est l'institution de la République qui est attaquée. Il faut reposter.

On s'en fout du projet économique qui vient du Pérou ou du Chili. Aujourd'hui, des voyous en France s'attaquent à la République. Ils veulent semer la terreur. Et l'État doit répondre d'une manière forte que ces personnes devraient être arrêtées. Et si c'est des anarchistes ou des gauchistes, je n'ai aucune idée. Il doit être, non seulement si c'est des organisations, il doit être dissoute. Deuxième point, il doit être arrêté. Et le troisième point, il faut nommer les choses. Les trafiquants de drogue, les islamistes, l'ultra-gauche déclarent la guerre à la République. Et la République doit assumer qu'on est en guerre. Il faut répondre.

À l'instant, un tweet de Gérald Darmanin qui réagit et qui... Je vous lis ce tweet. Des établissements pénitentiaires font l'objet de tentatives d'intimidation allant de l'incendie de véhicules à des tirs d'armes automatiques. Je me rends sur place à Toulon pour soutenir les agents concernés. La République est confrontée au narcotrafic et prend des mesures qui vont déranger profondément les réseaux criminels. Donc c'est a priori le narcotrafic qui semble l'hypothèse citée par Gérald Darmanin. La République est défiée et saura être ferme et courageuse. Il est dans ce que vous avez dit, Karim Maloum. On est avec Céia Barotte, également journaliste police-justice de CNews.

Céia, il semble assez certain, en tout cas, quels que soient les gens qui sont à l'origine de ces faits-là, c'est une réaction aux récentes décisions et aux récents propos de Gérald Darmanin.

4:05
Présentateur

Oui, Jean-Marc, il y a une source proche de l'enquête, nous l'a confirmé. On voit Gérald Darmanin qui, dans un délai très court, a pris de nombreuses dispositions, a mis en place de nombreuses actions pour lutter contre le crime organisé. Et puis, il y a ces ripostes, ces représailles qui concernent plusieurs établissements, plusieurs centres pénitentiaires. Alors, on nous parle même d'une gradation de la violence, puisque cela commençait avec les incendies, ensuite s'étire à Toulon. Mais quelle est la suite ? Est-ce qu'on va devoir aussi attendre le décès d'un nouvel agent pénitentiaire ? Que va-t-il se passer ?

On a vu quand même que l'école nationale de l'administration pénitentiaire a été touchée. C'est un vrai symbole. Il n'existe en France qu'une seule école pour former ses agents et elle a été touchée. On assiste à une riposte et à des représailles concernant la politique et les actions qui sont menées par le ministère de la Justice. C'est vrai que là, on a un ministre qui agit, qui passe à l'action avec un calendrier qui est donné des précisions avec cette échéance du 31 juillet concernant l'ouverture de la prison de haute sécurité avant d'un le vieil. Et encore là, il y a des actes qui sont à déplorer. Mais il y a tous ceux qui ont pu être évités.

On nous parle aussi de repérage de certaines caméras qui avaient été placées devant la prison de Vendin-le-Vieil ou encore de Condé-sur-Sarthe. Alors, est-ce que ça va être que le début ? Il s'agit de modes d'intimidation ou de mise sous pression. En tout cas, Gérald Darmanin va se rendre sur place. Il va nous donner des précisions, notamment sur l'origine de ces actes. Est-ce qu'il y a eu peut-être déjà des interpellations ? On espère qu'il y aura de la lumière sur ces faits, ces événements qui vont une nouvelle fois toucher le milieu de l'administration pénitentiaire. On avait des agents qui étaient très motivés pour s'engager dans la lutte contre la criminalité.

On espère que cela ne veut pas les dissuader de s'engager dans cette lutte qui ne fait que commencer.

6:04
Invité

Merci beaucoup, Sébien. On vous retrouvera également un peu plus tard. Vous continuez à recueillir des informations et des détails puisque cette information nous est parvenue il y a un petit quart d'heure environ. Vous voyez également le tweet de Gérald Darmanin dont je vous parlais. Gérald Darmanin qui se rend sur place, qui part à Toulon immédiatement pour aller soutenir les agents parce que là-bas, ce sont quand même des tirs d'armes automatiques qui ont été réalisés. Alexandre Touzé, vous êtes en plus responsable de la sécurité pour le département de l'Essonne.

C'est glaçant quand même de voir qu'il y a une organisation qui est capable d'intervenir dans plusieurs points en France quasiment au même moment de façon synchronisée pour dire à l'État, puisque c'est un peu le message qui est envoyé, pour dire à l'État, attention, on a du pouvoir, on a des armes et on peut agir. Moi, je voudrais déjà avoir une pensée pour les gardiens de prison parce que comme les policiers, c'est ceux qui sont en face et ceux qui prennent pour des salaires qui ne sont pas très élevés, on va dire les choses. Ça ne me surprend pas. Je pense qu'aujourd'hui, le narcotrafic, si c'est le narcotrafic, on ne sait pas.

Il y a tellement de millions et de milliards autour de ce sujet-là. Je pense qu'on est au début. On aura des choses bien plus violentes. On voit, il y a déjà eu des enlèvements, des menaces dans les ports, déjà au Havre. Je pense, effectivement, en Belgique, aux Pays-Bas, des menaces d'enlèvement de la famille royale, du ministre de la Justice. Donc, on est au début et je pense que c'est un tel business qu'on est vraiment au début de la violence, si c'est ça. Si c'est l'extrême gauche, je pense qu'on paye aussi un certain... un laissé-aller, je pense, à Sainte-Soline, où on a laissé faire, je pense, où on a donné raison aux casseurs, quelque part.

Et on regarde sur les 20 dernières années, on a tendance, dans notre pays, à donner non pas raison au suffrage universel, au référendum, mais à donner raison à ceux qui cassent le plus. Voilà. Mais vraiment, selon le narcotrafic, je pense que si c'est ça, on n'est vraiment qu'au début. On va avoir les problèmes de corruption, des menaces sur les enfants, des fonctionnaires, ce qui était déjà le cas sur les dockeurs au Havre.

Je pense, a priori, vous voyez, on hésitait un peu au début de l'émission, parce qu'il y avait plusieurs pistes, là, à partir du moment où le ministre s'exprime en ciblant directement le narcotrafic, je pense qu'il a des éléments et qu'il ne s'amuse pas à énoncer le narcotrafic comme ça. Donc je pense que c'est la piste, aujourd'hui, en tout cas, qui est largement privilégiée par les enquêteurs. Kevin Bossuet, moi, je reste... Alors, vous me dites tous, c'est normal... Enfin, pas c'est normal, mais en tout cas, on pouvait s'y attendre. On pouvait s'y attendre, pardon. On pouvait s'y attendre. Moi, je reste glacé, quand même. Je reste glacé par voir qu'il y a autant...

Encore une fois, moi, c'est le nombre qui m'impressionne. C'est le nombre d'établissements, Kevin. Je suis d'accord avec vous, c'est extrêmement grave. C'est une attaque coordonnée contre l'État français. C'est les fondements même de notre République qui sont, évidemment, attaqués. Et moi, je me mets à la place des Français. On est dans un pays où, finalement, l'insécurité s'est répandue partout, même dans nos prisons. Enfin, vous vous rendez compte ? Des attaques à la Kalachnikov, où on s'en prend notamment aux agents pénitentiaires, et vous avez tout à fait raison de leur rendre hommage.

Moi, j'ai une pensée pour ces deux agents pénitentiaires qui sont morts à la suite de la cavale de Mohamed Hamra. Et en plus, ça pose la question, en effet, de la surpopulation carcérale. Parce que comment voulez-vous que les Français acceptent que le construisent des prisons près de chez eux, quand ces prisons sont ainsi attaquées ? On l'a vu récemment, notamment à Marseille, avec l'extension des Baumettes, où les habitants sont terrorisés à l'idée qu'on puisse construire ces prisons. En tout cas, c'est extrêmement grave ce qui se passe aujourd'hui dans notre pays. C'est-à-dire qu'on a même des trafiquants de grope qui font des conférences de presse.

On l'a vu notamment à Marseille pour contrer l'État. On a un narco-État qui est en train de s'installer face à un État républicain qui n'a pas pris la mesure et la hauteur de ce qu'il fallait faire pour lutter contre cela, même si on a un formidable ministre de la Justice qui construit des prisons de haute sécurité. Et il faut saluer M. Darmanin pour cette initiative. – Effectivement, on est en direct avec Edicide, délégué syndicat SGP, police FO de la zone Marseille. Bonjour Edicide, merci beaucoup d'être en direct avec nous. Est-ce que vous avez, vous, des informations sur ce qui s'est passé dans le sud, puisque vous couvrez la zone sud ?

Nous, on a su que les prisons de Toulon, Aix-en-Provence et Marseille, a priori, avaient fait l'objet d'attaques. – Alors là, il est bien sûr beaucoup trop tôt pour parler effectivement de l'enquête, parce qu'il y a des éléments effectivement que nous devons confirmer et vérifier. Ce qui est certain, c'est que c'est une attaque d'ampleur. Malheureusement, nous ne sommes pas étonnés effectivement de ce type d'attaque, parce que je vous rappellerai qu'il y a quelques mois de ça, à la prison des Beaumet, on a eu effectivement des signes avant-coureurs. On a eu une directrice de prison qui a dû être exfiltrée.

Vous vous rendez compte quand même le signal très fort qui a été envoyé de victoire quelque part de narcotrafiquants et un agent pénitentiaire qui a dû être exfiltrée, parce qu'ils avaient osé effectivement faire respecter le droit à l'intérieur même des prisons. Je m'inquiète parce qu'aujourd'hui, on a Beaumet-3. Beaumet-3, c'est 750 détenus qui vont être encore rajoutés à la surpopulation carcérale qu'il y a aujourd'hui à la prison de Beaumet à Marseille, qui vont rajouter effectivement de la prison sur place. Je me demande effectivement où on va aller, comment on va faire.

Donc aujourd'hui, il y a un véritable enjeu national face à ces tentatives de prise de pouvoir des narcotrafiquants en France qui sont en voie, on peut le dire, de cartélisation pour pouvoir réussir à faire des opérations de telle ampleur. Dans votre zone, Eddy, il y a le centre pénitentiaire de Toulon et c'est là visiblement où les choses les plus graves se sont déroulées puisqu'on parle de tirs d'armes automatiques.

Oui, on a eu des tirs d'armes automatiques, mais comme on a eu effectivement des gardiens de prison qui ont été quelque part menacés, comme on a eu des dégradations aux abords de certains résidents, comme on a eu un grand nombre d'incidents, il va falloir qu'on prenne le temps de regarder cette façon exhaustive, que nous prenions le temps effectivement de pouvoir trouver des traces et indices. Ça, c'est mes collègues de la police scientifique qui vont s'y atelier.

Que nous fassions effectivement des enquêtes sur des personnes sur qui on avait potentiellement de doute, voir si les services de renseignement et les services d'investigation que la PJ sur les personnes qui filogent depuis des mois et des mois n'avaient pas potentiellement effectivement des ramifications dans cette affaire-là. Ce qui est certain, c'est qu'on a fait un prochain cap, mais nous cessons de le dire depuis quelques années. Il faut un plan Marshall contre la lutte contre le narcotrafic en France. Sinon, nous ne ferons que du rapistolage. À un moment donné, il faut se donner les moyens. Comme disait Churchill, il y a la volonté, il y a un chemin.

Donc si on a la volonté financière en l'occurrence, pécuniaire et humaine, nous arriverons à éjubiler pour tout cela. Mais il va falloir se donner des véritables moyens. Il va falloir arrêter de faire croire aux Français que la sécurité, c'est un pan de leur vie sur lequel on peut faire des économies. C'est impossible. Le seul problème, et d'ici, c'est qu'on a le sentiment quand même que ces narcotrafiquants prennent de plus en plus confiance en eux. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, se dire on va attaquer des prisons, on va faire une action coordonnée, c'est-à-dire qu'ils ont confiance en eux. Est-ce qu'on est assez dur contre eux ? Est-ce qu'on tape assez ?

Parce que c'est vrai qu'on nous parle sans arrêt d'opérations XL, puis XXL, qui sont faites contre le narcotrafic. Mais dans le même temps, on a l'impression que les narcotrafiquants se renforcent aussi. Oui, effectivement, il faut une réponse en amont et en aval. Les opérations de place nette et les opérations d'interpellation et de mise en garde à vue des individus sont une réponse. Mais la réponse à la plus pérenne, c'est la réponse pénale. Aujourd'hui, il y a une loi qui est en train d'arriver, qui a été votée il y a quelque temps à l'Assemblée nationale.

Pour la lutte contre un narcotrafiquant, il va falloir travailler sur un entrepente qui n'a pas encore été développé aujourd'hui, malheureusement, qui est ce qu'on appelle les saisies attributions, c'est-à-dire confisquer les biens de façon beaucoup plus fluide et beaucoup plus facile, contre les narcotrafiquants. C'est impossible et inaudible, effectivement, de laisser des biens en quantité à ces narcotrafiquants parce qu'aujourd'hui, la loi ne permet pas, effectivement, de saisir ces biens.

Il va falloir s'inspirer de ce qui se passe de l'autre côté des Alpes, en l'occurrence en Italie, où l'État italien, par des opérations, même propre par des opérations nationales, ont réussi à jubiler l'emprise de la Clangueta, qui est une mafia dont les ramifications sont uniquement familiales, sur laquelle il n'y avait peu de repentis. Donc il y a des exemples, il y en a, avec des pays qu'on a mis l'histoire que nous, il va falloir qu'on se donne les moyens structurels de répondre à cela.

Et pour cela, il va falloir qu'on travaille sur aussi, aussi, je le rappelle, taper au portefeuille de l'arco-trafiquant, car ça évitera, à toutes les petites mains du réseau, à vouloir, effectivement, monter dans le réseau, à éviter de susciter des vocations, car quand ils voient, effectivement, pour 3, 4, 5 ans de prison, la paf et le gain financier qu'ils ont pu engendrer, effectivement, ça suscite, quoi qu'on en dise, des vocations. – Merci beaucoup, Edicide. Merci d'avoir réagi à chaud, Edicide, et les dégayés syndicats GP Police, FOZO de Marseille, Karim et puis Alexandre. – En fait, quand on essaye de s'aimer à la terreur, on a un triple objectif à atteindre.

Le premier, c'est d'intimider les policiers, eux-mêmes déjà, qui les arrêtent. Deux, intimider aussi les juges qui les condamnent et intimider aussi les agents qui les surveillent dans les prisons. C'est ce que j'appelle, moi, la terreur. On arrive à un stade où, aujourd'hui, les délinquants ont pris le pouvoir dans ce pays depuis une trentaine d'années déjà. Ce n'est pas quelque chose de nouveau. Ça ne tombe pas du ciel. Le laxisme de l'État, qui date depuis plusieurs années, fait qu'aujourd'hui, ils sont très puissants. Mais je veux donner un point de vue à part. Je pense, dans tous ces quartiers, il y a des jonctions d'intérêts entre des groupes qui détestent la République.

Ce n'est pas que les trafiquants de drogue. J'ouvre une parenthèse. On retrouve aussi dans ces trafics, j'en ai enquêté, on trouve aussi des islamistes. On trouve aussi des gens, des trafiquants même d'esclaves, donc des trafics d'organes. On trouve beaucoup. En fait, en France, je pense qu'on n'a pas une analyse bien détaillée de voir ces jonctions d'intérêts entre les trafiquants de drogue, oui, les petites frappes, les petits voyous dans les quartiers, l'esclavisme aussi qui est utilisé, parce qu'ils tirent de l'argent de ces trafiquants, parce qu'ils ramassent des millions aussi. Parce qu'il faut les montrer des droits. – L'argent qui est utile ensuite. – Il faut les montrer des droits.

– Je voudrais vous donner cette information également qui nous parvient à l'instant. C'est Bruno Rotaillot qui annonce un renforcement de la sécurité des prisons. Bruno Rotaillot qui vient de tweeter, qui dit cette nuit, plusieurs attaques inacceptables ont eu lieu. J'ai donné cette nuit instruction au préfet, aux côtés des services de police et de gendarmerie, de renforcer sans délai la protection des agents et des établissements. Bruno Rotaillot qui soutient bien évidemment les agents et qui indique que la réponse de l'État devrait être implacable. Ceux qui s'en prennent aux prisons et aux agents ont vocation à être enfermés dans ces prisons et surveillés par ces agents. Alexandre ?

16:20
Aleksandar Nikolic

– Non, je voulais compléter ce qui avait été dit justement sur l'occupation des places de prison. Mais si on expulse déjà les 25% de délinquants étrangers qui aujourd'hui occupent nos prisons, ça libérerait déjà des places de prison. Et vous avez cité M. Darmanin, M. Bossuet, en exemple. Je vais juste quand même rappeler qu'en 2021, M. Darmanin avait promis qu'il y aurait 100% d'OQTF respecté et que ça serait efficace dès l'année suivante. Il y a eu 6% d'OQTF respecté l'année suivante quand il était ministre de l'Intérieur. Il a dit qu'il allait vraiment mener une grande guerre contre le trafic de cannabis dans les quartiers. On n'a jamais eu un trafic de cannabis aussi important.

Je suis désolé, les bilans, ça compte quand même. Et effectivement, pour essayer de limiter cette délinquance qui prospère, vous l'avez dit, parce qu'il y a aussi le trafic d'êtres humains, le trafic sur la prostitution, notamment dans les quartiers, a considérablement augmenté. Les trafics, ils sont multiples. Il va falloir qu'il y ait des condamnations dès, évidemment, le premier acte.

Il va falloir qu'on supprime les allocations familiales pour les familles de délinquants pour pas qu'à 12, 13 ans, 14 ans, on rentre dans la délinquance parce qu'il s'agit aujourd'hui d'une normalisation dans certains endroits de la rentrée dans la délinquance parce que ça paie et qu'il n'y a pas de sanctions appropriées derrière. C'est tout un système qu'il faut revoir en termes de condamnation juridique. C'est tout un système qu'il faut revoir en termes de condamnation juridique.